Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus

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 Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus

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:: Reine d'Elusia ::

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Hinaya Osiris
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Hinaya Osiris
MessageSujet: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Jeu 3 Jan - 14:59

Entre passé et présentC'est une folie
De haïr
Toutes les roses
Parce qu'une épine
Vous a piqué
( Your name → Sparkle )
Lors des nuits les plus troubles, les aveugles ne sont plus ce que l'on croit.

Ce jour-là, une épaisse brume avait envahit Eridania et les nuages gris avaient caché Talum, Ignias et Maara, déversant par la même occasion une pluie torrentielle sur le pays. Et, parmi la météo capricieuse, se cachait une femme sous une lourde cape noire. Une soif de savoir l'avait poussé à partir loin des tumultes de chez elle. Consciente du danger qu'elle désirait pourtant si ardemment, il y avait quelque chose en elle qui la poussait à l'acquérir, car il y a bien longtemps qu'elle n'avait plus peur de la mort. Et, aussi stupide était-ce, elle ne savait pas ce qui pouvait être pire que cela.
De toute façon, elle savait pertinemment qu'elle aurait tout le restant de son existence pour regretter l'ignorance, aussi amer soit-il.

Ainsi, c'est pour un simple sachet de bonbon, que la reine d'Elusia était sortie de sa cité.
Elle avait longtemps étudié les vieux ouvrages que lui offrait la cité de l'eau et avait, grâce à eux, découvert trois artefacts d'une valeur inestimable. Entre ses mains, ils serait de puissantes armes. Entre ses mains, ces artefacts ne pourraient être bénéfiques qu'au Yorka, or, ils étaient bien trop puissants pour n'être utile qu'à un seul peuple, une seule race.
Car, la dame n'était pas connue pour sa bienveillance ni pour sa compassion ; elle avait toujours été prête à tout pour protéger et libérer son peuple, faisant ainsi d'elle un être redoutable et surtout, foncièrement mauvais.
Et alors, contrairement à un simple habitant d'Istheria, la dame était une reine et possédait ainsi le pouvoir d'un souverain. Mais à la différence de ces confrères et consœurs rois, elle avait été élu. De plus, le problème résidait dans sa croyance ; Hinaya ne croyait plus en rien, si ce n'est son peuple. Par ailleurs, elle éprouvait une aversion sans frontières pour tout ce qui ne partageait pas ses idées... ou simplement sa race.
La vie lui avait ôté bien des choses, mais ce qui en résulta fut pire que le monstre qu'elle essayait tant d'éviter. Ironique, en un sens.

C'est donc ainsi que ses pas la menèrent en Eridania, à la recherche de plus amples informations sur l'un de ces artefacts : les bonbons gueldebwa. Les livres qu'offrait Elusia étaient profondément précieux et rares, sans l'ombre d'un doute, mais ils semblaient tant réticents à dévoiler l'emplacement de ces objets ainsi que certains détails cruciales sur eux.
Alors, après avoir réussi à extirper certains secrets de ces ouvrages, elle savait à présent que sa documentation continuerait dans ce pays.

Ses pas étaient pressés, si bien que ses griffes martelaient le sol comme des lames se rencontrant. Elle tenait fermement entre ses mains plusieurs livres qu'elle venait tout juste de voler à un vieil home légèrement sénile. Un sourire mauvais et assez malsain s'était étiré, donnant à son visage une beauté glaciale.
Soudain, bien trop obnubilée par son butin, elle ne vit pas arriver un homme et lui rentra violemment dedans, les faisant tout deux tomber au sol. Les livres ainsi que la vieille cape volèrent en plein dans le visage de l'étranger, réveillant par la même occasion la flamme de la reine. C'était ce charbon ardent qui représentait la haine et la colère de la dame ; il s'enflamma et sa voix trancha le bruit de la pluie. Elle avait alors empoigné son arme blanche et l'avait dégainé, sans même prendre le temps d'allumer son ouïe surnaturel afin d'examiner calmement la scène, comme à son habitude.

« Bon sang, ne pouvez-vous pas regarder où vous allez ?! Ou peut-être était-ce à moi de m'écarter ?! »

Voilà bientôt trois jours et nuits qu'elle n'avait pu dormir plus d'une heure et celle-ci était profondément lasse et fatiguée. En effet, on ne peut effacer aussi facilement un passé aussi sanglant que le sien et il est évident que de nombreux chasseurs de prime sont souvent à ses trousses lorsqu'elle s'aventure un peu trop loin d'Elusia. Pour une raison qui lui échappait, ces temps-ci, ils se trouvaient bien plus nombreux qu'habituellement, ce qui lui laissait peu de temps pour respirer, elle qui avait pourtant tant de facilité à les éviter en temps normal. Peut-être était-ce simplement Eridania... Qui sait.
Ainsi, des poches s'étaient nichées sous ses yeux, rendant évident son manque de sommeil et son irritabilité. Des traces de combat étaient par ailleurs visibles sur tout son corps ainsi que ses vêtements de soie, qui eux, étaient déchirées à certains endroits et couvert d'une saleté changeant leur couleur blanche en un gris fade.

La dame se releva, non sans peine, tenant d'une main fermement son arme et de l'autre sa tête qui tournait dangereusement. Ses sens étaient comme sourds et chaque bruit lui paraissait un peu plus lointain à mesure que son torse se relevait et se rabaissait avec force. Ainsi vulnérable, elle était certainement plus féroce qu'à son habitude.
Ses ailes se déployèrent alors comme le ferait un mâle pour montrer sa puissance et avança, menaçante, vers l'homme.

« Ne touchez pas ses livres. »
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Jeu 3 Jan - 19:36

Je hais la pluie, certains sont juste gêné par elle, mais moi je la déteste, les deux femmes que j'ai jamais aimé étant morte toutes les deux accompagné par ce temps exécrable. Cette eau qui descend du ciel sans fin, emportant tout sur son passage me rend triste et nostalgique du temps ou j'étais encore marié.

Ma sortie par ce temps était clairement non désiré, et si j'avais pu l'éviter, je l'aurais fais. Mais le Comte de Dalma, un des nobles de la cour étair tombé gravement malade et il m'avait demandé à son chevet. Ma venue est donc indispensable, et me voilà , sous la pluie battante, trempé, et maintenant par terre, ayant heurté, d'après sa voix, une passante. Tout en me levant, je met à récupérer les différents objets étant tombé lors de notre contact. De toute évidence, c'était une mauvaise idée, car l'inconnue avait sortit une épée et s'avancais vers moi. Ses habits autrefois luxueux était déchiré et sale, son visage était celle d'une femme fatigué, et à la lumière d'un éclair, je la vis déployer de grandes ailes. Ce me transporta immédiatement de nombreuses années en arrière, Angel, mon premier amour étais également une lhurgoyf ailé. Je fus brusquement ramené à la réalité, lorsque le chef de la compagnie du Dernier Rempart, un véritable colosse haut de mètres, entièrement chauve et imberbe, la pluie coulant librement sur son visage s'interpose entre mon attaquante et moi, me faisant tomber à nouveau.
Je maudis à nouveau la pluie en prenant contact pour la deuxième fois avec le pavé glacial. Perceval, tout en m'observant du coin de l'oeil pour savoir si je suis blessé, a dégainé ses deux cimetières habituellement dans son dos et fais face.
Ne souhaitant pas créer d'incident, j'ordonne immédiatement à Perceval de s'écarter. Ce dernier ne bouge pas d'un pas, sa mission étant de me protéger à tous prix. Je dois donc me relever seul et avec difficulté, puis je m'incline devant la Yorka, et je lui dis d'une voix calme:

Je suis désolé gente dame de vous avoir heurté et touché à vos précieux livres. Je vous présente mes excuses les plus sincères. Toutefois resté au milieu de la rue, en plein orage, n'est pas l'endroit le plus indiqué pour discuter. Le temps ne semble pas vouloir se calmer et il y a une auberge proche d'ici où je pourrais faire sécher mes vêtements.
Si vous voulez bien abaisser votre arme, mon ami Perceval qui est très proteteur envers moi, fera de même. Nous pourrons nous remettre de cette rencontre. Je vous remet vos livres, qui j'espère n'ont pas été trop abimé dans la chute, ainsi que votre cape.

Je ne peux décemment par arrivé chez le Comte de Dalma, dans ces conditions, et l'auberge où je suis déjà allé, incognito est à la fois propre, agréable, et surtout dispose d'un grand feu. Mes vêtements sécherons vite et je pourrais à nouveau reprendre ma route. Toutefois, la présence d'une grande yorkas ailé est surprenante, sa stature et sa façon de parler, me font penser à certains commandants de l'armé régulière, que j'ai cotoyé pendant mes années de caserne, habitué à commander. J'en étais à mes reflexions, quand j'aperçu une silouhette tombée à un mètre à côté de moi, un couteau entre les homoplates. Une seconde personne émerge de la brume, une femme grande, mince, brune, avec ses cheveux attaché en queue de cheval, ses yeux noisette me fixant, une rangé de dague attaché à sa ceinture. Il me faut moins d'une seconde pour reconnaitre Laurence, une autre membre de la compagnie, chargé de ma protection. La soldat me signale alors que sa victime était un assassin et le retournant du pied, je vis la dague qui a quelques secondes près, aurai fini par me trancher la gorge.

Ignorant ce spectacle, malheuresement trop familier, je me retourne une dernière fois vers la non-terran:

- Je suis désolé de vous avoir impliqué là-dedans, et je ne sais pas comment ce tueur a pût me retrouver mais il est temps maintenant, de partir vers cette auberge. Venez-vous avec moi ?


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Jeu 10 Jan - 23:18

Entre passé et présentC'est une folie
De haïr
Toutes les roses
Parce qu'une épine
Vous a piqué
( Your name → Sparkle )
Le silence est d'or.
Et les paroles la source des maux du monde.


De ses yeux continuellement clos, la dame serrait toujours fermement son arme blanche afin de calmer son esprit. Sa respiration se fit plus lente, son corps plus sûr de lui, et sa colère plus douce. Ses sens semblaient reprendre de leur grandeur. Et tandis qu'elle écoutait d'un calme froid ce qui se passait autour d'elle, elle fut surprise d'être tombée sur un homme suffisamment influent pour jouer au roi. Tel un vampire, elle se préparait à sucer son savoir et ainsi acquérir plus de puissance. À ses yeux, le monde était un échiquier géant, et chacun des Hommes des pièces de son jeu. Ses masques l'aidaient à manipuler ses pions, et même si cet étranger ne le savait pas, il ne serrait qu'un vulgaire objet pour elle.
Voilà maintenant des jours et des jours qu'elle n'avait pas avalé un véritable repas, ayant dépensé les dernières pièces de monnaie qu'elle avait sur elle. Alors, elle savait qu'elle aurait tout le loisir de jouer aux croqueuses de diamant afin de parvenir à ses fins : manger. Maintenant qu'elle avait récolté suffisamment d'informations sur ce qu'elle cherchait, elle n'aurait plus qu'à rebrousser chemin et retourner chez elle. Mais, elle savait qu'elle aurait besoin de reprendre des forces et alors elle choisit la facilité, bien consciente qu'une autre attaque des chasseurs de primes lui serait certainement fatale.

Son visage avait l'air fou tellement sa fatigue la rongeait, mais ses sens n'étaient plus éteints et étaient complètement éveillés. Elle entendit une lame glisser dans son fourreau avant même que l'un des molosses de l'étranger ne le comprennent, des pas pressés et une respiration folle s'avancer vers l'homme, mais elle ne broncha pas et n'esquissa pas un seul geste, bien qu'un sourire mauvais s'étirait sur son visage.
Enfin, les autres s'en étaient de toute façon chargés…
Il y avait certains vices en elle bien plus sombre que le commun des mortels, et ainsi la mort lui était, à ses yeux, chaleureuse. Mais son sourire ne signifiait pas ce côté d'elle-même, bien qu'il y ait des brides de satisfaction sur son visage. En réalité, elle souriait car elle savait qu'elle ne s'était pas trompée, qu'elle avait trouvé un homme puissant, et qu'elle devrait enfiler le visage d'une autre, jouer au jeu des masques.

Sans un mot, la dame rangea son arme blanche derrière son dos et ne prit pas la peine de répondre à l'étranger. Elle lui fit néanmoins signe de la suivre, d'un geste léger de la tête, et les griffes de ses pieds nus recommencèrent à claquer sur la pierre du sol jusqu'à arriver dans la fameuse auberge. Une certaine odeur de frais vint alors chatouiller les narines de la souveraine qui avait regagné son habituel visage neutre.
Elle se dépêcha de commander un repas chaud à une servante qui passait devant elle et s'en alla, aussi rapidement, vers une table. Mais elle ne parla toujours pas, faisant mine d'attendre son plat, bien qu'en réalité, elle examinait ces étrangers.

El alors quand vint son plat, elle s'exprima de cette habituelle voix d'un calme et d'une douceur glaçante, bien différente de celle de tout à l'heure.

« Nous vivons dans des temps bien sombres. Il serait regrettable de mourir si prématurément… alors essayez de vous débrouiller un peu seul. » Elle montra du doigt ses molosses avec une exactitude qu'une aveugle ne pourrait deviner. « Par ailleurs, vos amis devraient apprendre la politesse et analyser les situations, en autre… au risque de le regretter amèrement. »

Évidemment, la dame faisait référence à son statut privilégié, car bien que ces protecteurs fussent des lames vivantes, elle n'en doutait pas, ils n'étaient certainement pas suffisamment subtils pour assurer la protection de leur employeur.
Au moins, elle savait, avec presque certitude, que cet homme ne pouvait pas être un roi. Car quand bien même il en était un, avec des idiots pareils, il ne resterait pas longtemps en vie. Les guerres étaient si facilement déclenchables, après tout. Et le monde semblait n'attendre que cela, car il cachait en son sein les identités des gens. Hinaya en était bel et bien la preuve vivante du danger que représentait ce fait.

Sans plus de cérémonies, la dame entama réellement son plat avec la férocité d'un ogre.
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Sam 12 Jan - 0:33

La Yorka ne prends pas même pas la peine de me répondre, mais comme elle a glissé son arme dans son fourreau, j’en déduis qu’elle est d’accord de quitter cette rue digne d'un déluge. Avant de partir, je remercie Laurence d’un signe de tête pour m’avoir protégé et, en langage des signes spécialisés dans l’armée, que j’avais appris lors de mes trop nombreuses années de garnison, je lui indique qu’elle doit fouiller le corps et avertir le reste de la compagnie de nous rejoindre discrètement à l’auberge avec des vêtements secs.
Je suis donc la jeune femme, sous la pluie, qui tombe toujours. La non-terran possède des griffes qui frappent de manière brusque les pavés, et parfois même crissent contre la pierre, ce qui me fais des frissons dans le dos. Heureusement l’auberge n’est pas loin et c’est avec reconnaissance que je suis accueillis, à l'intérieur, par un bon feu. Perceval, comme à habitude, examine la pièce pour détecter d’éventuels dangers, mais mon invité ne l’attend pas et prends place à une table. Le mobilier qu'elle a choisie est dans une position idéale pour surveiller la porte tant en étant près de la cuisine en cas de retraite rapide. Je vois Perceval acquiescer en silence, lui-même n’aurais pas trouvé un meilleur angle de surveillance de la zone.
Je m’assieds donc à la même place que la créature ailé et je commande pour moi et Perceval, la même chose. J’enlève ensuite consciencieusement mon manteau trempé, pour le poser près de la cheminé, afin qu’il sèche un minimum. Ensuite, ce sont mes chausses qui suivent la même voie, et je me retrouve donc en chaussette, pantalon et tunique devant la non-terran qui me regarde d’un air que je pourrais qualifier de hautin. Une fois ceci fais, je m’assieds et en attendant les plats, j’en profite pour détailler mon invité de manière plus approfondis, maintenant que je suis au sec ! C’est bien une femme Yorka, elle est blonde, possède de grandes ailes et un collier autour du cou. Elle ne semble pas avoir mangé à sa faim tous les jours, mais son corps restent quand même magnifique. Petite étrangeté, depuis notre rencontre, j’ai remarqué que ces yeux étaient clos, je ne sais pas si c’est suite à un accident ou à de naissance, même si elle semble parfaitement pourvoir se mouvoir dans son environnement.
Lors qu’enfin j’allais pouvoir me détendre, les plats étant arrivés, l’inconnu annonce :
« Nous vivons dans des temps bien sombres. Il serait regrettable de mourir si prématurément… alors essayez de vous débrouiller un peu seul. Par ailleurs, vos amis devraient apprendre la politesse et analyser les situations, en autre… au risque de le regretter amèrement.
Je souris en attendant ces mots, même si Perceval n’apprécie guère l’allusion à son manque de professionnalisme. J’en profite pour prendre la parole à mon tour :
Pour Eridania, les temps sombres sont maintenant terminé, et j’espère que les épreuves ne toucheront plus les Isthériens dans leur ensemble. Pour la personne qui a essayé de me tuer, je ne sais pas pourquoi elle m’en veut, ni comment elle m’a retrouvé. J’ai d’ailleurs demandé à la jeune fille qui m’a sauvé la vie, son nom est Laurence d’ailleurs, de voir ce qu’elle apprendre sur cet assassin. Elle ne devrait pas tarder d’ailleurs.
A peine ai-je fini ma phrase que cette dernière rentre dans l’auberge, un paquet sous le bras, amenant un peu de froid de l’extérieur. Elle va droit à notre table et sans un mot, comme à son habitude, me tend un document. Je l’ouvre et hausse les sourcils d’étonnements, puis je le temps à la jeune femme. On peut voir sur le parchemin un portrait assez ressemblant de la Yorka, ainsi qu’un belle prime en dias. Je lui pose alors la question :
On dirait bien que je n’étais pas la cible de cet attentat après tout. Il a dût penser que j’étais un concurrent, mais ici vous êtes en sécurité, les chausseurs de prime de sont pas les bienvenues à Hesperia. Puis-je vous demander qui vous êtes ?


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Dim 13 Jan - 20:22

Entre passé et présentC'est une folie
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« Vous semblez bien confiant à propos du destin de ce pays… Mais, il serait stupide de croire une seule seconde que Eridania échappera aux griffes de l'obscurité qui gagne Istheria. » Un léger dégoût dissimulé traversa son visage. « Plus vous croirez en votre suprématie, plus la chute sera douloureuse. » Elle but un verre de vin. « Enfin, ce ne sont pas mes histoires… »

Cet homme ne lui inspirait que pitié et dégoût. Dans le ton de sa voix, elle ne voyait que mépris et arrogance. Elle avait l'impression de faire face à l'enfant d'un seigneur, elle avait l'impression qu'il n'avait rien vécue. Et pourtant, il prétendait tout savoir. Quand bien même était-ce vrai, il ne devait pas se reposer sur ses connaissances pour faire de son monde une réalité. Car dans ce cas, il vivait dans une illusion.
Face à elle, il n'y avait qu'un homme qui devait apprendre et contrairement à elle, il n'avait pas suffisamment de recul pour comprendre ce fait. Ainsi, elle se contenta de l'avertir. Mais comme elle s'en doutait, il ne pouvait imaginer une seule seconde que les épreuves qu'il venait de traverser n'était que le commencement du début. Il considérait tellement sa race comme étant supérieur, il se considérait lui-même comme étant supérieur, qu'il ne voyait pas la vérité tandis qu'elle était pourtant juste devant son nez.

Son visage resta donc impassible, car après tout, ce n'étaient pas ses affaires.

La dame écouta alors chaque bruit lorsque l'homme lui parla d'une certaine Laurence. Une femme très peu bavarde certes, mais qui faisait un bruit d'éléphant sans l'ombre d'un doute… Elle semblait tenir dans sa main un bout de papier car quand elle le tendit à son maître, le froissement du document lui mit la puce à l'oreille. Cette femme semblait à présent la regarder d'une manière étrange, une manière qui trahissait sa pensée. Et alors, ce fut l'homme qui confirma ses doutes.
Alors ils avaient continué à imprimer ses avis de recherche… Ceci expliquait pourquoi les chasseurs de primes étaient si nombreux dans ce pays. Car la dame avait choisi d'effacer ses passés, principalement celui-ci. Mais, ce n'était pas seulement dans son esprit ; c'était aussi du monde. Et quoi de mieux que l'argent pour arriver à ses fins. Elle était pourtant certaine qu'elle n'aurait plus de problèmes après cela ; il faut croire que quelqu'un avait décidé de la trahir… Grave erreur.

« Ils ne sont pas les bienvenues, que vous dîtes ? Pourtant c'est précisément ici que j'en ai vu le plus. Ironique, n'est-ce pas ? » Elle rabattit ses cheveux en arrière. « Et ne soyez pas aussi aptes à les rejeter, mon bon monsieur. Vous ne pouvez même pas imaginer ce dont les gens peuvent être capables. »

Un sourire s'étira sur ses lèvres, l'espace d'une seconde, tandis qu'elle faisait référence à une personne qu'elle connaissait très bien. Une personne certainement morte à l'heure où elle parlait, d'ailleurs. Aussi cruel était-il, elle l'avait aimé comme un père. Le mentor de la deuxième vie. Sa force dépassait tout ce dont elle était autrefois, et pourtant, elle était si puissante. Ce pouvoir qu'il possédait, elle se souvient de l'avoir tant convoité. Encore aujourd'hui d'ailleurs. Il n'avait peut-être pas des idéaux révolutionnaires comme elle en avait en ce jour, mais il avait une façon de penser tout à fait remarquable. C'était l'un des plus grands tacticiens que le monde est connu, sans aucun doute. Mais il faut croire que le pouvoir, en particulier les plus mauvais, est celui qui attire le plus les convoitises. Elle était la première à rêver de son pouvoir autant physique que mentale.
C'est pourquoi avec cet objet, elle serait capable d'effacer ces rêves et d'acquérir ce dont elle désirait depuis tant d'années.

Ses longs doigts glissèrent alors sur ses paupières marquées d'une cicatrice grossière.
Elle avait vu, elle avait vécu, et elle avait été vaincue.
Elle était à présent lasse de ces chasseurs de primes qui ne saisissaient pas toute la souffrance qu'elle avait dû endurer. Elle était lasse de chacun d'entre eux qui obéissaient aveuglement à l'odeur de l'argent. Elle était lasse du monde entier qui ne méritait certainement pas de la garder en son sein.
On ne la considérait pas ; en réalité, on ne l'avait jamais fait de toute sa vie. Elle n'avait été qu'un vulgaire objet et maintenant elle n'était qu'une vulgaire prime de dias. Ainsi, lorsque la situation lui laissait le choix, elle avait toujours préféré s'occuper personnellement de ces personnages. Et Dieu seul sait à quel point elle était la meilleure tortionnaire que le monde ait connu.

« J'ai déjà payé ma dette. »

Et l'homme n'avait pas besoin d'en savoir plus sur elle.
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Dim 13 Jan - 22:30

Moi qui pensais avoir fini ma dépression depuis des années, je sens que si je reste un peu plus avec cette femme, je vais sombrer à nouveau. En tout cas, je l’inviterai pas à une surprise party du baron Fouquère, c'est sûr qu'elle ferais tomber l'ambiance comme le soufflet raté par son cuisinier, à l'époque, cela avait fais scandale, et le noble n'étais pas sortit de chez lui pendant deux mois entier ! Je n'ose à peine sourire à ce souvenir, car je sais que mon invité n'apprécierai pas.

Je n'ai d'ailleurs pas compris ces paroles sur le destin du pays, mais je ne m'en fais pas. Le destin n'existe pas, et on m'a déjà tout pris, il ne me reste donc rien à perdre. Mais ces paroles m'ont intrigué je lui pose donc la question:

De quel obscurité parlez-vous ? Avez-vous entendu parler de l'arrivé d'un nouveau colosse ? Si oui, c'est en effet la crainte de tous les habitants de cette ville, et je vous serais reconnaissant de m'en parler.

Puis elle me parla des chasseurs de primes qui la suivait et, elle mit le point sur un élément sensible, ils sont bien présent dans la capitale, et je ne suis pas encore arrivé à les déloger. Mais heureusement, il n'est pas trop tard pour bien faire. La Yorka, m'a indiqué qu'elle avait déjà payé sa dette, et sans doute influencé par sa ressemblance avec mon premier amour, Angel, je la crois. Je décide donc de lui venir en aide:

Vous avez raison sur le fais que des mercenaires sont présent dans Hesperia, et que pendant votre séjour dans la capitale du monde, vous avez été en danger, chose qui ne doit pas être ! Je vais donc vous aidez lors de votre visite, puis à quitter Hesperia voir Eridania si c'est votre choix.

Mes vêtements avaient enfin fini de sécher, mais mon manteau est fichu. Heureusement le paquet apporté par Laurence en contient un et en le mettant, ainsi que le reste de mes affaires, je me sens à nouveau prêt à affronter la météo. Je continu donc à parler à la jeune femme.

Vous ne m'avez pas dit qui vous étiez, Noble Dame, ni votre nom. Vos vêtements et votre allure font penser que vous avez un certain train de vie, mais le reste de votre équipement a connu des jours meilleurs. J'ai une amie, Deirdre Luberym, qui possède Le Prestige, un hôtel de luxe dans Hesperia. C'est un bâtiment sécurisé et situé en plein centre-ville, vous pourrez vous en servir comme base s'il vous reste encore des choses à réaliser en ville. De plus, vous voyez les quatre personnes, assises à cette table et rentré en même temps que Laurence ?

Je lui montre un groupe composé d'une Yorkas, de deux Terran et d'un Lhurgoyfs, assis en fond de la pièce. Ces membres ne se différencient en aucune manière des clients habituels, si ce n'est leurs dos droit et surtout une certaine lueur dans leurs regards, ce sont les yeux des personnes qui partagent un but plus grand qu'eux mêmes.

Ce seront vos gardes du corps pendant tout votre séjour ici. Lorsque vous aurez fini vos affaires dans la capitale, prévenez un des anges gardiens mis à votre disposition, et je vous raccompagnerai moi-même dans la direction de votre choix. Vous devez vous demandez pourquoi je suis aussi attentionné envers une étrangère ? Les raisons sont très simples, la première, vous avez été mis en mis en danger dans Hesperia, et cela c'est une chose qui ne doit pas exister, pour personne. La seconde est que les Ladrinis, dont les chasseurs de prime font le plus souvent parties, sont bannis d'Eridania, et je souhaite vivement leur rappeler qu'il est mauvais pour eux, de ne pas respecter un décret royal, et la dernière, sans doute la plus personnelle; mon premier amour, Angel étais une lhurgoyf ailé, originaire de Tyrhénium, la Cité-Etat, qui vous ressemblais beaucoup, mais je n'ai pas réussis à la protéger. En vous aidant, j'espère pouvoir en quelque sorte, lui rendre hommage, dans tous les cas, c'est ce qu'elle aurais voulu. Que pensez-vous de ma proposition ?


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Dim 20 Jan - 22:19

Entre passé et présentC'est une folie
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Inutilité.
Indifférence.
Inintéressant.

La dame ignora chacune des questions qu’elle jugeait stupide compte tenu de sa réticence à les dévoiler. Et à présent, une pointe d’amusement se faisait ressentir. Son visage restait malgré tout impassible tandis qu’elle croisait ses bras pour écouter la tirade pleine d’entrain de cet homme. Aussi idiot était-il, sa persévérance n’était qu’a loué tant elle laissait transparaître sa part enfantine. Il n’y avait rien de plus étrange que de croiser un homme avec autant de pouvoir et si peu de savoir. La dame restait d’autant plus sur ses gardes car elle savait pertinemment que c’étaient les personnes dans son genre qui était les plus dangereuses.
Ainsi, elle ne dévoila ni son nom ni le fond de sa pensée, car exactement comme les histoires de ce pays ne la concernait pas, l’inverse était vrai. Au début, elle n’aimait pas son culot ni sa façon de voir le monde ou encore d’essayer de nouer je-ne-sais-quel lien avec elle. Mais à présent qu’il avait mentionné un certain nom, la dame fut étonné de savoir quel genre de personne composait son entourage.

« Deirdre ? Rien que cela... »

Il faut dire, il avait finalement réussi à piquer sa curiosité dans toute cette fantaisie. Car Deirdre était un personnage que la dame appréciait foncièrement pour ses pensées qui se rapprochaient des parties les plus sombres d’elle-même. Ainsi, elle jugeait que cet homme valait peut-être la peine d’être écoutée s’il avait réussi à trouver le potentiel de cette femme toute en couleurs et toute en mort.
Ses traits et son corps semblaient même s’être détendus tandis qu’elle décroisait docilement ses bras et qu’elle recommençait à manger telle une ogresse.
Par ailleurs, elle semblait même étonnée qu’il ne la questionne pas sur la raison de sa venue en Eridania ou simplement sur son avis de recherche. La prime était très généreuse pourtant...
Il y avait quelque chose en lui qui avait le don de laisser s’échapper les pires parties d’elle-même, mais il y avait aussi d’autres choses qui lui donnait envie de lui transmettre son savoir comme le ferait un mentor. Elle ne comprenait pas sa façon de penser, ne l’estimait pas, même, mais ce personnage atypique était quelque peu intéressant, en fin de compte.

Seulement...
Soudain, l’homme commit l’erreur la plus grande et grossière qu’il aurait pu faire.
La comparer à une Lhurgoyf... mais où avait-il la tête ?
Pire encore, elle semblait comprendre qu’il avait choisi de la couver seulement parce qu’elle ressemblait à son amante. Le simple fait de vouloir la protéger était pour elle un synonyme de faiblesse à la fois physique et mentale, mais si en plus il rajoutait le fait qu’elle avait ne serait-ce qu’un détail pouvant être confondu avec une autre race...
Cet homme était stupide certes, mais qui aurait cru qu’il pouvait aussi être suicidaire ?

Son poing s’abattit alors sur la table, envoyant valser le verre de vin qu’elle avait commandé. Son aura colérique et haineuse s’échappa enfin et écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage.

« Ne vous avisez plus jamais de comparer une Yorka à une vulgaire Lhurgoyf ! »

Sa voix avait éclaté dans le brouhaha de l’auberge, si bien que quelques clients se retournèrent pour regarder la scène. Mais bientôt, l’aura de la dame dissuada les plus téméraires qui tournèrent finalement leur tête vers leur plat. Ou bien était-ce seulement la présence d’une certaine figure royale... Qui sait ?
Elle s’était levée d’un bond avant que l’homme ait pu terminer sa phrase et avait balayé l’air avec l’une de ses mains. Ses sourcils étaient si fermement froncés qu’une énorme ride transperçait son visage d’une beauté si bestiale. Si son regard avait été ouvert au monde, on aurait pu y voir celui d’un aigle royal en colère.

Une haine sans nom s’échappa alors d’elle, bien pire que ce que quiconque ne pouvait imaginer. Il n’y avait pas un pire affront à ses yeux que celui-ci.
Elle attrapa alors sa lourde cape noire encore trempée et l’enfila rageusement, glissant ses livres dans un sac en bandoulière caché sous la cape. Alors, elle poussa la table sur le côté afin qu’elle puisse s’avancer à grande enjambée vers l’homme.
Elle leva alors un bras, utilisant sa magie de l’air pour repousser de quelques petits mètres les larbins les plus proches de l’homme. Puis, elle attrapa le col de celui-ci et murmura des mots, essayant de rendre le tout encore plus glaçant.

« La seule raison pour laquelle je ne vous explose pas le crâne contre la table, mon cher, vous le devez à vos larbins. Mais croyez-moi, ils ne seront pas toujours là pour vous protéger. »

Aussi vite, la dame lâcha l’homme en le poussant avec mépris en arrière tandis que les gardes du corps de celui-ci fondait sur elle.
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Lun 21 Jan - 11:12

Je suis en colère. Cela fait bien longtemps que je n’avais pas ressenti cette sensation, celle qui vous prend aux tripes et vous fais serrer les poings. Ce qu’il y a de bien avec la dépression c’est que vous ne vous n’êtes jamais en colère, car comme dit le poète, je navigue sur la mer de mon indifférence. Mais à ce moment précis, je me considère comme ayant débarqué sur l’île de ma fureur !

Le repas se déroulais pourtant de manière plus ou moins normale, la jeune femme avait retrouvé de l’appétit et semblais écouter ce que je lui racontais, une lueur dans son regard était même apparu quand je lui avais parlé de Deirdre Luberym, j’en donc avais conclu qu’elles devaient se connaître. Même si j’avais l’impression de faire un monologue, je continuais à parler, espérant qu'elle me réponde, jusqu’à ce que, brusquement elle se lève et commence à me crier dessus. Prudent, j’active mon pouvoir de bouclier, et je m’en félicite quand la Yorka se lève, m’attrape par le col, me menace puis me relâche, le tout en quelques secondes.

Je reprends contact avec le sol un peu brutalement, car j’ai de nouveau les fesses sur le sol en pierre, qui en plus est glacé, de l’auberge, heureusement, qu’il fait sec ici ! Je vois comme au ralentit, Perceval dégainé les deux sabres qu’il a derrière le dos, et Laurence tiré sa dague. Mes quatre autres gardes du corps dégainent à leur tour, prêt à prêter main forte à leurs compagnons. Les clients, du moins ceux doté d’un bon instinct de conservation, sortent en courant de l’auberge, l’aubergiste lui commence à crier, mais il est très vite interrompu par le reste de la compagnie du Dernier Cercle, en uniforme qui entre à son tour. Ces dizaines d’hommes et de femmes de toute race, et lourdement armé qui entre l’épée à la main, incitent tout le monde, aubergiste compris, à partir le plus rapidement possible de l’établissement.

Nous nous retrouvons donc en petit comité, moi, la Yorka et quarante de mes soldats. Comme précisé, je suis en colère, et je me relève de fort méchante humeur. C’est donc d’une voix forte, où l'on peut entendre mon exaspération, que je lui adresse la parole :

Dame au nom inconnu, je ne sais pas d’où vous venez, mais ici, en Eridania, le respect entre les peuples est une valeur sacrée. Il n’existe pas de race supérieure aux autres, que ce soit des Yorkas, Terran ou Lhurgoyf, ils sont tous identiques au nom de la Loi ! Je me suis engagé à vous aider et c’est ce que vais faire, je n’ai qu’une seule parole, mais dès que vous aurez terminé ce que vous avez à faire, je vous engage à partir. De plus, si pendant votre séjour, vous insulter ou frapper un être conscient, quel que soit sa race, par simple haine, vous serez jugé et condamné.
Je suis le roi Thimothée Mannus, garant de l’ordre dans ce royaume, et c’est bien une menace que je vous fais, respecter les habitants de ce pays et ils vous respecteront en retour, c'est comme cela que les choses fonctionne ici. Maintenant, rester ou parter, je m’en moque, je vais finir mon repas. Les quatre gardes du corps que je vous avais déjà désigné vous suivront si vous le souhaitez pour assurer votre sécurité, comme je m’y étais engagé et une chambre sera réservé pour vous au Prestige dès ce soir.

Le fait d’exprimer mon ressentit m’a un petit peu calmé, même si la tension dans la salle reste palpable. Je redresse ma chaise, et me rassoit à la table pour finir mon repas. Perceval a toujours ses sabres dégainés et fixe l’être ailé. Il a également placé entre elle et moi, un rideau de cinq hommes parmi les plus résistants et les autres membres de la compagnie, armes dégainés, sont répartis dans la pièce, tout autour de nous, attentif au moindre mouvement. Un passage vers la sortie a quand même été laissé pour que la non-terran puisse passer.

Pendant de longues minutes, le silence n’est plus rompu que par les bruits de ma cuillère touchant le fond de mon assiette.


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Lun 28 Jan - 22:08

Entre passé et présentC'est une folie
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« Votre arrogance et votre stupidité ne pouvaient être dues qu’à un sang royal, j'aurais dû m'en rendre compte plus tôt. »

Dans une colère froide, la dame reprit sa position habituelle, si sereine ; de son dos droit et de ses mains jointes entre elle, elle n'esquissait que de l'indifférence pure tandis que les paroles vulgaires et violentes de l'homme fusé.

N'étant guère apeurée par les menaces du roi, elle ne daigna pas une seule seconde répondre à ses provocations en parlant par exemple de son statut. Cela le refroidirait certainement, elle n'en doutait pas.
En réalité, au-delà de la menace potentielle que représentait l'homme – et qu'elle estimait bien sûr, elle n'était pas totalement folle – pour elle-même et pour son peuple, son silence n'avait rien d'une provocation de sa part, mais bel et bien dû à sa façon de concevoir le monde. Elle, plus que n'importe qui, ne se reposait sur personne ou quoique ce soit. Ainsi, il aurait été étrange qu'elle ose se cachait derrière un titre tandis qu'elle ne cessait de « faire la morale » à Thimothée sur la faiblesse mentale et physique.
Et c'était aussi cela qui l'agaçait profondément ; il se sentait surpuissant, entouré de ses vassaux, car il imaginait que sa force résidant uniquement dans son titre. Grave erreur.

« Si vous croyez une seule seconde que m’assommer d’artifices aussi vulgaires que cela me feront flancher, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. »

Et alors, bien qu'elle aurait très bien pu choisir d'ignorer superbement l'effort qu'avait déployé le roi d'Eridania pour l'effrayer, elle ne put s'empêcher de « remettre les pendules à l'heure ». Certes, une armée était prête à se dresser pour lui, – bien qu'elle ne comprenait pas pourquoi – mais cela ne lui faisait hérisser aucun poil. Il y avait longtemps que la mort ne lui faisait plus peur, raison première qui l'avait poussé à prendre la tête d'Elusia. Car, lorsque notre plus grand cauchemar s'est réalisé, le reste nous paraît infiniment plus illusoire en comparaison.
Alors non, on ne pouvait pas menacer la dame.
Bouillante de haine telle qu'elle était, elle gagnerait toujours dans une guerre de vengeance car les pires horreurs ne sont que des comptines à ses yeux ; elle ferait pâlir les pires tortionnaires tant son imagination dépassait les limites du royaume du Mal.

Mais enfin, il restait toujours son peuple : l'un de ses seuls points faibles. Ce n'était que des hypothèses qui la poussait à croire que nul ne serait capable de commettre un génocide après toute la souffrance qu'ils avaient pu endurer… N'est-ce pas ?

« Je me fiche royalement de savoir que vous êtes le grand roi du trou du cul du monde. Si vous saviez un minimum ce qu’était l’équité ou même l'égalité d'ailleurs, comme vous semblez si bien le louer, vous n’utiliserez pas votre pouvoir pour montrer votre suprématie. La paix n’existe plus alors jaugez bien vos mots avant de les prononcer ou vous risquerez de les regretter amèrement. »

Mieux que quiconque et en tant que bonne élusienne, la dame savait parfaitement de quoi elle parlait. De toutes les contrées d'Istheria, la cité de l'eau était ce qui se rapprochait le plus de cet idéal. Mais très peu de personne serait capable de comprendre et d'accepter leur façon de vivre et leur conception du monde. Très peu de personne serait capable d'abandonner leur richesse au profit de leur voisin.
Ce roi-ci en était la plus belle preuve. Elle ne doutait pas que sa gentillesse dût être aussi grande que les montagnes enneigées de Cimmeria. Mais quelques fois, cela ne suffisait pas ; quelques fois, il fallait savoir se mouiller, il fallait du concret.

Elle enfila ensuite sa capuche, cachant ainsi son visage et ne laissant que sa lèvre inférieure à la vue de tous.
Elle était déjà rassasiée de part sa condition antérieure d'esclave qui lui avait conféré une grande résistance que ce soit physique que mentale ; quelques morceaux de pain lui suffisaient. Ainsi, elle n'avait plus rien à faire ici.

Sans qu'il ne le sache, ses paroles se gravèrent dans la mémoire de la dame. En bien ou en mal, qui serait le dire ?

« Et n’essayez pas de jouer aux érudits lorsque votre savoir se limite au néant. »

Et dans une onomatopée légèrement trop théâtrale, la dame s'éloigna à grandes enjambées vers la sortie de l'auberge. À l'instant même où elle posa un pied dehors, elle s'envola dans le ciel en direction de sa chère cité.

*    *
 *

Quelques semaines passèrent depuis l'altercation des deux monarques. Tout était redevenu à la normale à Elusia, quand bien même elle fut légèrement sermonnée par les plus anciens élusiens face à l'intrépidité qu'elle avait montré face au roi d'Eridania. Mais aucune nouvelle de celui-ci ne se profila à l'horizon.

Ce jour-là, elle était, comme à son habitude, en train de livrer le gibier de la semaine. Seulement, elle ne se doutait pas une seule seconde de la rencontre qu'elle ferait. Encore.
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Mer 30 Jan - 17:06

Après plusieurs jours passé à Taumaril, j’ai croisé de nombreux Yorkas, qui récupérais divers objet dans cette grandes cités en ruine. Certains pourraient les appeler des pilleurs, mais il est nécessaire parfois de créer en prenant des matériaux anciens pour les transformer. J’ai essayé à ne nombreuses reprises de parler avec eux mais ils étaent trop méfiant et je n'ai rien pût apprendre. Heuresement, les commerçant iténérants ont pût me renseigner et ils m’ont indiqué qu’une nouvelle reine dirigeais Elusia, la cité de l’eau. J’étais intrigué par la nouvelle et par leur mode de gouvernement où tout les citoyens ont la même importance et où personne ne possède plus de pouvoirs que les autres. La seule exception semble être leur reine, car ce sont les habitants qui l'ont élit, même je n'ai pas réussis à comprendre sa fonction, ou l'étendu de ces pouvoirs.

Pour moi, qui souhaite nouer des alliances, c'est une chance à ne pas rater, le commerce de nourriture de type carné et de métaux précieux est primordiale pour le bien-être des habitants d'Eridania et nous sommes prêt à les échanger contre des sphènes et des matériaux de construction. J'ai donc pris la route, direction la cité des élusiens, en passant par le pic d'Oris, afin d'éviter le marais des morts, et ses nombreux dangers.

La troupe qui m'accompagne, le régiment du dernier cercle est le corps d'élite de l'armée d'Hesperia, qui ne regroupe que les meilleurs hommes et femmes du pays. Leur commandant est Perceval Gallick et commande ainsi la garde personnelle du Roi, qui n'est constitué que d'une cinquantaine de soldats, de tout sexe, race et origine prêts à donner leur vie pour leur souverain. Leurs armures argentées portent le sigle de l'aigle et le haut de leurs cape est couronné d'un tapis de plumes noires. Les meilleurs magiciens et manieurs d'épée à deux mains sont regroupés dans ce régiment. Elle peut se diviser en cinq pelotons de dix hommes chacun, capable d'agir indépendamment sur le champ de bataille. Chaque groupe est commandé par un capitaine et à pour nom : Vaillance, Courage, Justice, Honneur et Fierté. Je suis donc en sécurité dans ces terres sauvages et c'est avec confiance que j'avance dans ce pays étranger.

Au bout de plusieurs jours, j'arrive en vue d'une clairière, non loin, je pense, de mon objectif. Comme il est midi, je décide de faire notre pause déjeuner à cet emplacement, et je descends donc de cheval, avant que Perceval n'allume un feu pour cuire notre repas habituel fais de porcs séché et de haricots, heureusement épicés avec des plantes du pays d'Argyrei, c'est donc une bonne odeur qui s'échappe de nos chaudrons. Nous sommes tous en cercle en train de manger, quand je vois arriver ce que je prends pour un habitant de ce beau pays. Je lui fais signe pour qu'il s'approche mais je remarque très vite ses ailes, puis sa posture et un souvenir fais surface, c'était avant que je parte de la capitale, j'ai voulu aider une yorka ailé qui ressemblais beaucoup à Angel, mon premier amour. La rencontre ne s'était pas très passé, elle avait refusé mon aide, agressé, insulté puis partit sans se retourner. C'est vraiment une malchance extraordinaire retrouver cette non-terran ici. D'ailleurs Perceval l'a immédiatement reconnu et il essaye de me mettre en sécurité, en me tirant en arrière, mais je refuse sa protection et je m'avance vers elle, toutefois je reste à bonne distance, j’active également mon pouvoir de bouclier au cas où, avant de m'incliner en guise de salut et de lui adresser la parole :

Bien le bonjour madame qui souhaite garder son identité secrète. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, mais moi, je me souviens de vous. J'allais vous demander le chemin de la capitale des Yorkas et de me mener à votre reine, mais je sais très bien que ce sera inutile car je n'ai pas envie de me faire vilipender une nouvelle fois. Vous aviez accepté de partager un repas avec moi quand vous étiez en Eridania, mais comme cela s'était fini par une agression, je vais éviter de vous le reproposez. Toutefois, je peux vous apporter une assiette de notre repas, et vous pourrez la prendre et manger à votre aise. Je vous pose donc une seule et unique question et ce serais très bien d'éviter de me répondre par une injure, voulez-vous une assiette de ragoût ?

Je ne peux m'empêcher de sourire en prononçant cette dernière phrase, je suis convaincu de me faire quand même insulter, mais mon éducation m'oblige à faire ma proposition et puis je me vois mal manger devant une personne sans l'inviter.


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Lun 4 Fév - 22:02

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Perdue dans son monde irréel où le son n'existe pas, la dame fut étonnée de reconnaître la voix de cet homme. Son audace, elle, n'avait – à son plus grand dam – pas disparu. Et ce fut donc dans un long soupir qu'elle accueillit l'homme lorsqu'elle remarqua l'armée qui le suivait ; il n'avait finalement pas compris ce qu'elle entendait par « se débrouiller seul ».

Il est vrai que la présence de ses larbins avait le don de l'irriter, mais le culot qu'il avait eu de pénétrer sur ses terres avec eux l'était encore plus ; il était vraiment plus stupide que ce qu'elle n'avait pu imaginer. Car, si elle n'avait pas eu la grande chance – ou plutôt le grand malheur – de le rencontrer quelques semaines auparavant, elle aurait certainement pu penser que tout ceci était une menace de guerre… Heureusement pour lui et pour tout le monde, la dame avait retrouvé son calme légendaire. Enfin… pour un temps, car si l'homme ne jaugeait pas ses mots, il se pourrait qu'elle laisse sa deuxième vie prendre les commandes de son esprit. Et alors, il aurait mieux fallu pour lui qu'il reste au lit, ce matin-là.
Par ailleurs, elle savait qu'il était là pour une très bonne raison ; son armée démontrait parfaitement à quel point il avait peur de se faire tuer, à quel point il avait peur de la mort, alors il ne se serait jamais aventuré loin de chez lui s'il n'était pas venu pour une bonne raison. Restait seulement à savoir si c'était en tant que diplomate… ou non.

« Oh… bon sang. »

Les circonstances étaient bien différentes d'il y a quelques semaines. On sentait nettement que la dame était en pleine forme, si bien qu'un calme doux entourait son aura. Son visage était serein et ses vêtements ainsi que ses cheveux plus éclatants que jamais ; elle brillait de toute sa beauté sauvage. Elle avait enfilé une longue robe de soie dorée et un de ses colliers favoris sertis des plus belles pierres précieuses élusiennes ; le buste de sa robe était alors coupé en croix, laissant respirer son ventre, son cou et ses bras à la élusienne.
Ainsi, porter un aussi gros gibier tranchait avec la délicatesse de ses vêtements. Et encore ! Si ces hommes savaient qu'il se cachait, à quelques pas, une énorme charrette remplies de la chasse de la journée pour la semaine à venir, ils seraient certainement étonnés. Mais c'était tout là la force de ce personnage qu'était Hinaya ; elle était le beau sexe incarnée et pouvait ainsi se jouer de ses adversaires avec une telle facilité que s'en était réellement déconcertant.

En autre, l'Homme aime paraître plus miséreux qu'il ne l'est vraiment. C'était un peu la phrase favorite de la dame qui représentait parfaitement son jeu des masques.

« Vous êtes une véritable sangsue, j'espère que vous en êtes conscient tout de même. » Elle jeta le gibier qu'elle tenait sur ses épaules et se claqua les mains, à plusieurs reprises, entre elles pour enlever les saletés sur ses mains. « Mais votre persévérance est louable. Une petite pause ne me ferait certainement pas de mal, je suppose. »

De sa démarche flottante, la dame s'approcha de l'homme avec sa prestance habituelle. Plus que jamais, on pouvait ressentir à quel point son aura royale était écrasante en comparaison au roi de pacotille qui lui faisait face. De la façon la plus humble qui soit, elle prit alors entre ses mains le bol que lui tendait un des larbins de Thimothée. Même celui-ci semblait étonné par la réaction inattendue de la dame. Mais, ce qu'ils ne savaient pas, c'était qu'elle jouait volontairement à ce jeu des mots afin d'en apprendre plus sur la raison de sa venue. C'était cela Hinaya ; un personnage qui se jouait du monde entier et qui, quand l'heure était venue, sortait ses griffes d'une façon si inattendue que tout le monde s'en retrouvait dépourvu. Ainsi, peut-être qu'elle paraissait tout à fait calme en surface, mais ce n'était qu'un silence froid qui amènera bientôt un orage terrible. Le connaître ne voulait pas dire qu'elle lui ferait un traitement de faveur. Il n'était peut-être pas à Élusia à proprement parlé, mais ceci était tout de même ses terres et aucune personne n'avait le droit d'y pénétrer avec une armée. Que ce soit pour sa protection ou pour quoi que ce soit d'autres.

« Eh bien, eh bien… que fait le roi d'Eridania aussi loin de son nid ? »
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Mar 5 Fév - 13:39

Maintenant que la femme ailée se rapproche, je vois avec grand intérêt qu’elle a bien évolué depuis notre dernière rencontre. Elle est passé de brindille rachitique, sec et noueuse comme une branche de chêne après une sécheresse de dix ans à une superbe plante. Sa poitrine est mise en valeur par sa robe qui laisse à l’air libre une grande partie de son corps et ses plumes bleu rehausse encore sa beauté. Un collier de pierre précieuse complète sa tenue, elle est à la fois sexy, fière et ressemble de plus en plus à Angel.

Je la regarde en souriant, aimant contempler ses formes. Elle dépose son fardeau, sa force semble avoir grandis depuis notre première rencontre, et bien que je baisse un peu la puissance de mon pouvoir de bouclier pour ne pas trop me fatiguer, je ne l’arrête pas tout à fait, me méfiant des sautes d’humeur de la créature que j’ai en face de moi.

Evidemment, elle commence d’abord par m’insulter, me traitant de sangsue, noble animal très utile pour éviter les saignées mais qui dans sa bouche doit être la pire des grossièreté. Je ne préfère pas relever, n’étant pas ici pour me battre et encore moins avec une femme. Elle me surprend pourtant en acceptant l’assiette, bien sûr, sans un merci. Elle me pose même une question sur la raison de ma venue ici, comme si j’allais donner des informations à une vagabonde, certes très jolie, mais une vagabonde quand même.

Je commence par m’assoir, l’invitant de faire de même sur un rondin de bois. Comme d’habitude je garde mes distances, Perceval est entre nous deux et nos hommes font une garde vigilante, aussi bien de ce qui se passe dans le camp que dans la jungle.

Je lui réponds donc avec un sourire, je sais que ça risque de l’énerver mais je ne peux pas m’en empêcher, mes souvenirs de mon premier amour reprend le dessus et elle est tellement belle :

Vous n’avez pas pu vous empêcher de m’insulter à nouveau, mais je vous pardonne car depuis notre précédent repas ensemble, vous avez beaucoup changé physiquement, et en bien, vous êtes tout simplement magnifique ! Mais trêve de bavardage, je suis venu rencontrer votre Reine, même si je ne suis pas sûr des pouvoirs qu’elle possède, dans tous cas, je suis venu voir la personne qui représente les Elusiens.

Je m’arrête pour manger un morceau, appréciant le piment qui donne tout son goût au ragoût, avant de reprendre, prenant bien soin de ne pas parler la bouche pleine, comme mes précepteurs me l’ont appris :

Je suis désolé de ne pas vous en dire plus, mais il s’agit d’une affaire diplomatique et votre Reine ne serais pas contente si j’en parle avec un de ces sujets, avant de lui être présenté. Je précise que je dis le mot sujet par simple habitude, d’après les rumeurs que j’ai entendu, votre système de gouvernance fonctionne de manière… originale ?

Je fini ma phrase difficilement, car je manque d’information sur ce sujet pour m’en faire une idée précise, j’essaye donc d’en savoir un peu plus, en arrivant le plus vite possible à mon objectif, je continu donc à lui parler :

Je n’ose pas vous posez de question, car je crains encore un nouveau camouflet de votre part, si une fois votre assiette terminée, vous pourriez juste nous montrer la direction de la cité, vous serez bien urbaine.

Je souris une dernière fois, espérant que notre rencontre finisse mieux que la dernière fois, ce qui sera en soit, une petite victoire.


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Sam 9 Fév - 15:27

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« Un compliment est un rayon de soleil verbal »

Un rire sec s'échappa des lèvres de la dame tandis qu'elle s'étonnait des artifices dont l'homme savait faire preuve. Bien qu'on ne pouvait voir aucun changement de comportement en elle, elle restait tout de même flattée par ses mots. Même s'il est vrai qu'elle n'aimait pas particulièrement l'idée de beauté… C'était après tout un mensonge qui plaisait aux yeux.
Alors, c'est vrai, être aveugle avait de nombreux inconvénients, c'était une réalité. Mais, cela lui permettait aussi d'apprécier les gens à leur juste valeur. Aussi bien qu'elle ne voyait plus la beauté du monde, elle ne voyait plus sa saleté. C'était à la fois une malédiction et une bénédiction. Pour elle qui ne nageait que dans une illusion de la réalité, c'était une certaine libération au fond. Ses yeux avaient été sa plus grande arme et son plus grand tourment. Il y avait des choses qu'elle pouvait admirer autrefois, des choses que seuls les aigles avaient la chance de voir. C'était une cruauté de la part des dieux de lui ôter sa vision. Mais il y a toujours du bon dans le mal. La dame ne serait certainement pas ici si son passé n'était pas aussi sombre. Un bien pour un mal, elle le sait.

« N'avancez pas des choses dont vous n'êtes pas certain, mon cher ami… »Elle prit place à ses côtés, un certain amusement teinté sur le visage. « La Reine d'Élusia n'est pas plus importante que n'importe quels élusiens. La seule différence réside uniquement en ce que son peuple lui a offert. Ils ont choisi qu'elle décide à leur place, car ils ont vu en elle un guide. Rien de plus. » Elle avala une cuillère de soupe. « Voyez-vous, son statut est bien différent du vôtre. Au contraire de vous, c'est elle qui sert son peuple. Pas l'inverse. » Elle étira alors un sourire malicieux. « Mais, je suppose que vous ne vous êtes pas déplacés pour en savoir plus sur le gouvernement élusien, n'est-ce pas ? »

Un vieil homme à l'allure de géant apparut alors soudainement par-delà les forêts. Ses cheveux gris étaient tirés en arrière et il avait l'air foncièrement en colère lorsqu'il s'écria si fort que la dame en sursauta de surprise. Un comble pour quelqu'un possédant des capacités en terme d'audition telle qu'elle. Elle ne se doutait pas un seul instant qu'elle devrait faire face à l'un des Anciens. Ils se chargeaient de la remettre dans le droit chemin, en autre, lorsqu'elle s'égarait. Grâce à eux, elle arrivait quelque peu à contrôler ses sautes d'humeur, bien qu'ils n'étaient pas tout le temps avec elle. Par ailleurs, leur conseil était d'une importance capitale à ses yeux car il lui permettait de comprendre le passé pour mieux façonner le futur. L'âge ne faisait pas l'expérience, il est vrai, mais savait laisser des cicatrices que rien d'autre ne pourrait créer. Ainsi, plus que n'importe qui, la dame préférait écouter plutôt que d'agir car elle estimait bien plus leur vie que la sienne.

La voix de l'homme s'élevait, sifflante, dans la langue animale que seuls les yorkas pouvaient comprendre.

« Hinaya ! Qui sont ces gens ? »

« – Je vous présente le roi d'Eridania, Orwin. » Elle rit avec force. « Voyez qu'il n'a pas oublié de ramener ses amis avec lui. C'était exactement de ceci dont je vous parlais quand je vous disais qu'il m'avait provoqué. Comprenez-vous mon point de vue, à présent ? »

« – Dans ce cas, montrez-lui que vous êtes la Reine, il fera beaucoup moins le malin après cela, je peux vous l'assurer. »

« – À vos ordres, mon ami. » Elle s'amusait beaucoup de la situation et alors elle décida enfin de lui parler dans la langue commune. « J'ose humblement vous prévenir ; ce sont mes terres et vous les avait violées. » Elle déposa alors son bol à côté d'elle et posa ses avants-bras sur ses quadriceps. « Vous êtes peut-être un roi chez vous, mais ici vous n'êtes personne. Alors, si vous voulez rester en Élusia, vos amis devront partir car je n'autorise aucune armée à fouler les terres de mes ancêtres. » Son sourire s'élargit. « Ensuite, je vous guiderai à Élusia. Pas avant. »


Généreuse comme elle était, la dame laissait entendre d'une façon bien discrète que l'homme pourrait amener quelques-uns de ses amis. Des yorkas, plus exactement. Et en petit communauté, je vous prie.
Le vieil homme l'avait parfaitement compris, si bien qu'il partit en lâchant quelques injures en langue animale et en jetant ses bras pour illustrer ses dires. Les Anciens, comme les autres élusiens, étaient attachés à leur reine, mais ils étaient lasses de ses jeux. Bien plus que les plus jeunes, ils étaient assoiffés d'une rage qu'elle leur avait inculqué. Même si celle-ci était plus forte que les autres, elle était mieux contrôlée. Les Anciens étaient de grands tacticiens et cette rage leur avait donc permis d'utiliser cette capacité à son maximum à la grande joie de leur reine.
Seulement, ils ne cautionnaient donc pas les masques de la dame. Ils craignaient qu'elle ne traîne trop longtemps en choisissant cette tactique. Mais pour elle, c'était la seule manière de rester au sommet car dans l'ombre, on en apprend toujours plus que sur un trône.
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Sam 9 Fév - 23:24

Le repas se passais bien, enfin disons que j'avais pas eu d'injure comme réponses à mes questions, et je mangeai tranquillement de mon côté. Elle a même réagis à mon compliment, même si je ne sais pas comment je dois l'interprété. La conversation reste courtoise, me détendant un peu, et je suis d'autant plus surpris quand nous nous faisons crier dessus par un vieux Yorka avant qu'il échanger quelques phrase dans une langue que je ne comprenais pas avec mon invité, mais que j’identifie immédiatement, l'ayant souvent entendu.

Heureusement des Yorkas font également partie de la compagnie du Dernier Cercle, et j'ai ainsi la traduction en simultané. Je suis bien sûr surpris de la révélation, mais cela explique beaucoup de chose, notamment son maintien royal et sa manie de s'énerver dès que l'on parle de son peuple. Mais elle pense vraiment que je vais me plier à ces conditions ?

Je décide donc de rester assis et de finir tranquillement mon assiette, en faisant passer le tout par un vin de Cimmeria, ma boisson préféré, avant d'adresser la parole à la femme oiseau:

Je suis désolé de vous décevoir, mais d'une part je n'ai pas envahie votre province avec une armée, mais seulement avec les hommes que vous voyez. L'armée d'Eridania est composé de soixante-mille soldats, vous ne voyez ici que ma garde personnel, n'ayant pas d'aile comme vous pour éviter les problèmes au ras du sol, je dois les affronter et il vaut mieux le faire en groupe.

Je pose mon assiette, avant de continuer:

Si vous ne voulez pas que des étrangers arrivent chez vous, vous allez devoir mettre en place ce qui chez nous, s'appel des postes frontières. Je finirai par vous dire que je suis le roi d'Eridania, quelque soit l'endroit où je suis.

Je prends une pomme comme dessert, et je lance à la jeune femme le même fruit:

C'est vrais que vous n'aimez pas les autres races, vous me l'aviez déjà démontré à Hesperia, même si je ne comprend pas pourquoi. Dans tous les cas, je suis très bien ici, votre ville est surement plaisante, je n'en doute pas, mais je veux y être invité en tant que votre égal, avec ma suite.

En attendant, je vais vous exposer le but de ma visite sur vos terres, je viens pour faire un traité commercial entre votre royaume et le mien, des matériaux de constructions, des sphènes et des tissus précieux en échange de nourriture de type carné et de métaux précieux. Nous pouvons fonctionné sur un système de troc, si vous n'êtes pas à l'aise avec les dias. Les caravanes emprunteront le route que je viens de faire.


Je n'en dis guère plus car connaissant maintenant mon interlocutrice, j'ai peur d'espoir de réussir la mission que je m'étais assigné. Pourquoi de toutes les yorkas existant dans Istheria, il a fallu que ce soit cette personne.

Mais je me reprends vite, il est important pour mon peuple d'acquérir ces denrées, je décide donc de faire un petit compliment, qui est en plus ce que je pense, le premier ayant été bien reçu:

Hinaya est très jolie comme prénom, cela vous va à ravir.




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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Ven 15 Fév - 1:45

Entre passé et présentC'est une folie
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Amusant que de voir deux souverains jouer aux coqs. Il était évident qu'eux aussi se jouait de la situation en jetant des menaces ci et là. Mais, il fallait se rendre à l'évidence, l'un d'entre eux devrait faire cesser cette mascarade.

« Donc, vous êtes en train de me dire que vous n'avez pas envahie Élusia avec une armée mais plutôt avec ces Hommes-là sans l'ombre d'un regret… » La dame croqua dans sa pomme et mâcha lentement avant de reparler. « Ensuite, vous prétendez que mon peuple est comparable à des sauvages en me proposant un troc plutôt que de la monnaie. » Elle croqua à nouveau dans sa pomme mais mâcha cette fois-ci plus rapidement. « Puis, vous vous moquez sereinement de moi, dans ma propre maison. » Elle s'affala alors sur le tronc d'arbre, y posant son pied-droit et son avant-bras gauche. « Eh bien, eh bien… Vous êtes fait pour les affaires à ce que je vois. »

Après tout, qui avait dit qu'il n'y avait pas de postes de frontières à Élusia. Pour tout dire, ce fut la première chose que la dame instaura lorsqu'elle arriva sur le trône. Personne ne connaissait ce fait car peu de monde savait jouait comme elle.
Les gens ne s'arrêtaient qu'à la première impression sans essayer de voir au-delà de celle-ci. Ainsi, ils se battaient certainement pour montrer leur force aux frontières. Or, ce que la plupart des gens ignorait, c'était que la subtilité était bien plus importante qu'ils ne le pensaient.
Les élusiens avaient un avantage de poids que personne d'autres ne possédaient ; son peuple était uniquement constitué de yorkas. Ainsi, ces derniers se contentaient de rester sous leur forme animale et de guetter le moindre mouvement. Les meilleurs espions qui soient. Il était impossible de les repérer tout simplement parce que l'on ne pouvait pas accuser un animal ; on ne pouvait pas les différencier de ces derniers.
Des plus féroces prédateurs ou herbivores aux plus faibles, l'armée était certes encore jeune mais elle n'était pas inexistante comme beaucoup le croyait.

Bien sûr, l'homme ne le serait certainement jamais.
Pourtant, la dame l'avait très bien mise en garde sur le fait de ne pas s'appuyer sur son savoir…

« C'est justement parce que vous n'êtes personne ici que je ne vous jette pas dehors. » Elle sourit gentiment à l'homme. « Suivez-moi. Et vous pourrez prendre avec vous deux hommes maximum, si ça peut vous faire plaisir. » Elle se releva alors, et coinça la pomme entre ses dents pour nettoyer ses vêtements avant de l'enlever pour parler. « Je crois avoir été suffisamment clémente avec vous, mon cher. Montrez un minimum de respect pour la culture des autres peuples. »


La vérité était là ; bien que la dame détestait le fait que l'homme profanait ainsi ses terres, son peuple passait avant tout. En effet, la culture de la guerre était encore nouvelle pour les élusiens et elle ne voulait pas les brusquer en emmenant ainsi une armée – qui plus est inconnue – dans la cité. Sa propre armée ne se pavanait pas là-bas alors qui serait-elle pour oser y ramener des étrangers ? Ce n'était plus une guerre entre deux têtes fortes ; la dame avait décidé d'enfiler sa couronne et de se montrer digne du titre que son peuple lui avait donné.

Elle avait suffisamment essuyé des insultes sur sa race pour sentir les préjugés planer. L'homme avait été – volontairement ou non – humiliant lorsqu'il parla du but de sa visite. Mais, elle décida de ravaler sa fierté et fermer les yeux face à cet affront.
Pour le bien de tous.
Elle avait déjà des idées derrière la tête ; elle savait parfaitement ce qu'elle lui demanderait en échange. Ainsi, elle choisit de lui montrer qu'elle savait faire preuve de bonté en lui répondant de manière courtoise bien que l'envie lui brûler de lui cracher à la figure.

La dame déploya alors ses ailes et donna un coup sec dans l'air pour s'envoler dans les cieux, envoyant valser quelques gens autour d'elle à cause de la force du vent. Certains tombèrent, d'autres trébuchèrent, mais rien de bien grave. Pour faire voler un oiseau aussi grand, il fallait énormément de force ainsi ce n'était pas bien étonnant.
À quelques mètres du sol, la dame chanta alors dans sa langue animale pour que les yorkas au service de Thimothée puisse l'entendre.

« Vous n'êtes peut-être pas nés à Elusia, mais vous avez certainement entendu parlé du mode de vie de nous autres élusiens par le biais de lointains cousins. Ou simplement de rumeurs, qui sait. » Son ton chantant de sa langue était d'une mélodie si douce qu'elle calmait souvent les foules. « Si je ne suis pas capable de lui faire comprendre ce fait, je vous demande humblement de bien vouloir lui faire entendre raison car ceci ne me concerne nullement. »
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Ven 15 Fév - 17:54

Comme d'habitude, la Yorka ailé se moque de moi, ce que j'ai prévu, toutefois, elle ne réagit pas à mon petit compliment, et je ne sais pas interpréter cette absence de réaction. Dans tous les cas elle veux que les choses avancent et il faut moi aussi que je mette du miens, même si appeler armée une compagnie de cinquante hommes est vraiment une vision que j'ai du mal à comprendre.

Toutefois, pour la première fois depuis notre entretien, je me sent vraiment invité, et je décide donc de la suivre. Le choix du premier des deux gardes qui m'accompagne me paru évident, et je pris avec moi Paul qui est un archer émérite et un yorka lézard. Pour la seconde personne, Pierre dont la spécialité est le maniement de la lance et un yorka loup se propose immédiatement, arguant du fais qu'il a toujours voulu voir de ses propres yeux cette cité mythique.

La jeune femme se souleva de terre à la force de ces ailes, exactement comme Angel, mon premier amour le faisait et c'est toujours pour moi, un spectacle fascinant, je pense que j'aurai donné dix année de ma vie pour pouvoir volé libre comme elle. Elle prononça quelques mots dans sa langue, vite traduit par Pierre.

Je m'apprêtais donc à la suivre quand Perceval se dressa devant moi, m'indiquant clairement qu'il ne me laissera pas partir avec si peu d'hommes. Je lui fis comprendre qu'étant de la race des Zelos, il ne pouvait m'accompagner, mais que j'avais confiance dans l'entrainement de ces hommes pour être en sécurité. Accompagnant mes paroles, par une tape virile sur l'épaule, je le laissai sur place et pris la route indiqué par la non-terran.

Il fallu avancer vite pour ne pas se faire distancer, et ce n'est qu'après de nombreuses heures de marche dans la jungle à un rythme effréné, que nous arrivons enfin en vue de la cité d'Elusia. Je suis d'ailleurs un peu déçu, je ne savais pas exactement à quoi m'attendre, mais certainement pas à une ville abandonné. Une partie de la cité a bien été reconstruite mais la majorité est clairement envahie de végétation et inhabité.

Plus j'approche des lieux, plus je vois de Yorka, d'ailleurs je ne vois que des représentants de cette race. Ces derniers me dévisagent avec hostilités, beaucoup d'hostilité même, m'indiquant clairement que je ne suis pas le bienvenu. Je regrette d'ailleurs d'avoir laissé mes gardes aussi loin, heureusement il existe de nombreuses cachettes où me téléporter mais je devrais laisser mes deux gardes derrières et c'est hors de question.

Toute cette haine à mon encontre est vraiment stupéfiante, n'ayant rien fais pour mériter cela. Toutefois, rien que pour les tenues, ça valais le coup de venir, elles permettent de voir beaucoup de chose et même si aucune représentante du sexe féminin ne dépasse en beauté Hinaya, beaucoup sont prêt de l'égaler, notamment une yorka panthère, mais qui a mon grand dam, disparais beaucoup trop vite dans une maison avant que je puisse l'étudier à loisir.

Nous arrivons ainsi à un jardin de pierre, où il fais un peu plus frais. Je m'écroule sur un banc, terrassé par l'humidité, avant de partager avec Pierre une partie de l'eau contenu dans ma gourde, ce dernier souffrant encore plus que moi à cause de sa fourrure. Le seul à être bien est Paul, ce dernier semblant apprécié ce climat, raisn pour laquelle je l'ai pris avec moi.

Je reste ainsi quelques secondes me reposant, avant de m'adresser à la reine d'Elusia:

Sans vouloir paraitre présomptueux, avez-vous de l'eau ? Pierre supporte mal la chaleur et nous avons déjà fini toutes nos gourdes. Je vous en remercie par avance.

J'ai pas mal réfléchis pendant le voyage entre ici et la clairière et mes paroles étaient sans doute présomptueuses, toutefois je ne sait clairement pas comment éviter les impaires, ne connaissant rien de votre peuple. Je vous propose donc de mener les négociations, puisque vous connaissez le but de la visite, et je répondrais par des oui et des non.


C'est pour moi la meilleure solution, et content de mon idée, je fini, avec un grand sourire sur une dernière phrase:

Ainsi j'éviterai de fâcher une femme aussi splendide que vous.


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Lun 18 Fév - 23:23

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« Vous vous trouvez dans la cité de l'eau… » Son sourire s'élargit. « Ce n'est pas moi qui vous en offrirai, la nature se charge déjà du reste. » Elle se tourna alors vers le yorka d'essence animale de loup. « Il est triste de voir encore des yorkas qui en ignorent autant sur leur propre nature. » Amusée, elle rit. « Mais, je veux bien vous éclairer ; il suffit simplement de vous transformer pour apaiser votre douleur. Ni plus, ni moins. »

C'est alors que dans les recoins de la cité, des bruits légers de pas se firent entendre. Évidemment, le roi ou ses compagnons ne pouvaient pas encore prétendre le savoir car ceci faisait appel à la magie de la dame. Mais alors que le son se rapprochait, elle commença doucement à sourire d'une manière bien plus réelle qu'elle ne lui avait jamais montré.
En effet, quelques minutes après cela, Yepa apparut. C'était un fier spécimen élusien, une beauté parmi les yorkas. Elle représentait aussi bien la cité que son peuple, certainement mieux que leur reine. C'était un personnage d'une douceur sans nom, d'une bonté sans frontières. Elle était alors vêtue d'une combinaison verte en col plongeant, laissant apparaître son torse d'une manière bien élégante. Sa présence illustrait parfaitement sa pensée et elle fut heureuse de pouvoir montrer au roi la vérité sur son peuple.
Elle marchait, main dans la main, avec une enfant – qui répondait au nom de Carna – aux yeux pétillants : une renarde sans l'ombre d'un doute.

Ignorant totalement le roi, ignorant sa richesse et l'étendu de son pouvoir, ignorant même son regard, la petite se précipita vers Hinaya après avoir préalablement lâché la main de Yepa. La dame s'accroupit machinalement afin de l'attraper dans ses bras. On pouvait nettement voir un changement dans son visage ; elle était alors plus belle que jamais et montrait tout l'amour qu'elle portait pour son peuple.
Bientôt, elle s'assied sur le rebord d'une fontaine des jardins de pierre, posant sur ses genoux la petite qui jouait maintenant avec la chevelure blonde de sa reine.

« Cette méfiance ne vous concerne pas, mon cher. » Elle sourit à l'enfant. « Le temps n'a pas cicatrisé leur peine. Il redoute encore les étrangers seulement par peur de l'inconnu. » Elle regarda amoureusement Carna. « Si le monde s'intéressait un peu plus à leur culture, il comprendrait à quel point ils sont dénués de toute haine. »

Yepa salua alors poliment les invités de sa reine tandis qu'elle les détaillait avec curiosité. Machinalement, elle se plaça alors debout près de sa reine tandis qu'elle lui tendait une lettre. Elle avait été écrite dans la langue animale et en relief afin que la dame puisse le lire. Et tandis qu'elle faisait glisser ses doigts sur le papier jaunâtre, Yepa continuait de fixer les étrangers mais cette fois dans l'optique de les surveiller. Il serait fâcheux qu'ils tentent de lire – par simple curiosité, qui sait – les missives de leur reine.
En effet, celle-ci était d'une importance capitale pour la dame, car elle pouvait quitter la cité pour aller chercher un certain artefact : un élusien d'essence animal de caméléon avait fini le travail qu'elle lui avait humblement demandé.

« Voyez-vous, je me questionne sur la raison de votre obstination à signer cette alliance, n'ayant montré aucun signe de gentillesse à votre égard. Pourquoi Élusia vous intéresse-t-elle tant ? » Sans lui laisser le temps de lui répondre, elle continua. « Je ne peux prétendre accepter une telle offre sans avoir la certitude que vous êtes un homme de confiance et les plus belles paroles ne pourront changer ce fait. Ce sont des actes que j'attends. » Elle leva un sourcil. « Et justement, j'aimerais que vous m'accompagniez quelque part. Bien sûr, il serait très malencontreux que vous osiez me proposer une garde personnelle car c'est vous et vous seul que je veux à ma suite. De ce fait, j'oserais croire que vous me faites confiance. Car si vous n'êtes pas capable d'accepter une si simple proposition, je me vois dans le regret de refuser votre offre. »
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Mar 19 Fév - 17:58

Où est-ce que je suis tombé ? Je n'y crois pas, je cours pendant des heures derrière une femme oiseau, certes très jolie, je n'en disconviens pas, mais je dois faire un effort que je pourrais qualifier, sans me tromper, de surhumains, en compagnie de deux soldats de ma garde rapproché sous une chaleur de plomb.

Nous arrivons enfin à destination, je demande de l'eau et on me réponds tranquillement que mon garde n'a qu'à se transformer en animal pour ne plus craindre la soif. De toute évidence la Yorka n'a jamais entendu parler du rôle d'un soldat en mission. Il ne peut pas rester être désarmer et enlever son armure alors que son rôle est de me protéger ! Pierre reste donc en forme humanoïde, maudissant sans doute sa curiosité qui l'a mise dans cette situation inconfortable.

Hinaya souris encore plus largement et j'ai vraiment l'impression qu'elle se fiche de nous, j'imagine que voir des gens suer et mourir de soif à ses pieds doit l'amuser, mais toutes mes pensées furent balayé d'un coup, lorsque je vis arriver un des plus belles femmes qui mai été donner de croiser durant toute mon existence, avec une combinaison couleur des feuilles et un décolleté plongeant, je remarquais quelques secondes après son arrivé qu'une enfant la suivait puis cette dernière couru dans les bras de la Reine.

Je n'ai pas saisi tous les détails de cette scène, car mon attention étais toute entière porté vers la femme qui venait d'arriver, et il fallu que la femme oiseau parle pour que j'arrête de contempler la créature.

Je me concentre à nouveau mais avec beaucoup de difficulté sur notre hôte, qui prononce quelques phrases avec la petite fille sur ses genoux. J'ai un peu de mal à comprendre ces paroles et comme elle regarde partout sauf dans ma direction, je ne sais même pas si ces paroles me sont destinés. L'autre femme nous salua et je pût constater que mêmes ces mouvements sont d'une grâce folle, digne d'un ange, avant de lui donner une lettre.

Après l'avoir lu, la reine d'Elusia me pose une question, avant de m'indiquer qu'il est inutile d'y répondre, quelle veut des actes, mais bien sûr sans préciser lesquelles et elle finit en faisant une nouvelle demande, il faut que je la suis, et seul, comme de bien entendu.

Je décide de me calmer l'esprit et le corps, avant de répondre, heureusement, puisque nous sommes dans la cité de l'eau comme l'a si bien notre hôte, un puits doit être à proximité, je cherche un peu et j'en trouve un, ignorant totalement si le puits est sacré, et m'en fichant complètement d'ailleurs, je remplis nos trois gourdes et j'en passe immédiatement aux deux vétérans.

Pierre me remercie d'un signe de tête, trop épuisé pour parler, tandis que Paul me regarde d'un œil interrogateur, sans doute est-il curieux de ma réponse à la Yorka ailé. Je réfléchis de mon côté, et décide puisque j'ai déjà traverser la moitié du continent que renoncer à faire quelques mètres en plus, même seul, serais une bêtise et en plus, j'aurais des regrets si je pars maintenant.

Je donne donc mes consignes à mes gardes, Pierre reste ici, de toute façon, vu son état, il n'est pas en état d'aller où que ce soit. Paul veille sur ce dernier, et dès que la température redescend et que le yorka loup va mieux, ils rejoignent le camp de base et explique la situation à leur commandant. Je sais que Perceval saura quoi faire. J'active ensuite mon bouclier à puissance minimale, étant par nature prudent.

Une fois mes ordres donné, je bois une longue gorgé d'eau fraiche avant de me tourner vers la reine de ce pays et je lui dit:

Oui


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Lun 25 Fév - 20:15

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Tandis que le roi et ses compagnons se dispersaient pour s'abreuver, la dame en profita pour prendre à part son bras droit. Elle déposa un léger baiser sur le front de l'enfant avant de la reposer au sol. Puis, elle se releva pour s'éloigner de plusieurs mètres du petit groupe en compagnie de Yepa. Cette dernière était la personne en qui elle avait le plus confiance, bien que sa conception de ce mot était bien complexe. La raison était simple : Yepa aimait autant son peuple qu'elle. Ainsi, elle savait pertinemment qu'elle emporterait ses secrets dans la tombe.

« Je n'en ai pas pour très longtemps, je te le promets. » Elle attrapa sa main. « En attendant, je laisse, comme d'habitude, Élusia entre tes mains. » Elle chuchota un peu plus. « Par ailleurs, si tu aurais l'amabilité d'envoyer une missive à l'homme que suivait Waorda, je t'en serais reconnaissante. » La dame faisait référence au yorka d'essence animale de caméléon. « Et je te promets que je n'oublierai pas la promesse que je t'ai faite ; tu auras ta mission. »

Le visage joyeux de Yepa avait totalement disparu pour laisser place à un sérieux étonnant. À présent, on pouvait parfaitement sentir cette aura de guerrière émaner d'elle ; et par ailleurs, elle surplombait sa reine de cinq centimètres environ.
Les yeux de la commandante vinrent chercher ceux de la dame afin qu'elle puisse se rassurer face à la lourde tâche qu'elle lui demandait rarement. Mais… Comme à chaque fois, elle fut confrontée à des paupières closes. Un soupir presque lasse s'échappa alors de ses lèvres tandis qu'elle se forçait à sourire, bien que consciente que sa reine ne pourrait pas le voir.

De l'autre côté, déçue d'avoir été abandonnée, Carna jetait un coup d’œil au roi et lui souriait de toutes ses dents de lait. L'enfant était habituée à la présence d'étranger notamment parce qu'elle accompagnait souvent la commandante lors de ses sorties hors des terres élusiennes. Pourtant, on sentait encore comme une certaine réticence à s'approcher d'eux. Elle craignait encore l'inconnu et préférait rester éloigner d'eux, bien qu'elle les observait d'un œil attentif.

Après avoir prévenu Yepa, celle-ci se transforma en son animal totem et s'éloigna rapidement, laissant derrière ses élégants vêtements. La dame, quant à elle, les ramassa machinalement sans prendre le temps de la regarder s'éloigner et rebroussa chemin afin de venir à nouveau à la rencontre du roi tandis que celui-ci revenait tout juste du puits où il s'était abreuvé.
Perplexe, elle fut étonnée que ce dernier accepte sa requête. Pourtant, son visage ne trahissait volontairement pas sa surprise ; seul un sourire satisfait décorait son visage indifférent. Elle ignorait si cet homme avait choisi de respecter ses choix ou s'il cherchait à la tromper. Le silence s'installa un moment tandis que la dame faisait claquer ses griffes sur le sol, réfléchissant calmement. Elle ne ressentait pas de la haine à proprement parlé envers cet homme, seulement une certaine méfiance que lui hurlait son instinct. Mais, cela ne changerait rien à ses idéaux : elle ne faisait confiance à personne tant que le contraire n'était pas prouvé...

Et quand enfin elle ouvrit la bouche, son ton avait changé ; il était devenu plus agréable comme si sa colère s'était rangée.

« Que savez-vous sur les bonbons gueldebwa ? »

Peut-être de simples histoires de bonnes femmes… Qui sait.
Pourtant, la dame lui laissa le temps de répondre, comme si elle était soudainement curieuse de le connaître un peu plus. On sentait que l'atmosphère était différente, qu'elle choisissait de faire un effort comme lui-même l'avait fait. Un sourire étrange se dessinait sur son visage, mais il restait difficile de dire ce qu'il signifiait. Volontairement ou non, une certaine aura de mystère l'enveloppa et avait remplacé cette haine évidente.

« Seriez-vous prêt à me suivre jusqu'en Taulmaril ? Car c'est ici que je vais me rendre pour trouver cet artefact. »
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Lun 25 Fév - 22:02

La bonne nouvelle c'est que je me suis pas pris une dizaine de lances dans le ventre quand j'ai pris l'eau du puits, donc il devait pas être sacré. La mauvaise nouvelle c'est que la magnifique créature se transforme instantanément en paon et que je ne vois rien du processus qui ne dure pas, les vêtements tombent au sol et pouf, un paon en sort, c'est nul ! J'avais tellement d'espérance dans ma tête, ma journée est gâchée.

Je vois alors la petite me sourire, je pense honnêtement qu'elle se moque de moi et de ma déception. Elle reste à distance comme si elle craignait que je lui mette une claque et elle continu à me narguer à distance. Au moins, elle ne me jette pas des pierres, c'est déjà çà. La reine d'Elusia ramasse tranquillement les vêtements de son amie, je pense qu'elle joue aussi sur ma frustration en faisant cela.

Elle souris, mais je ne sens aucune chaleur dans son geste. Elle ne dit rien pendant un moment, se contentant de me faire mal aux tympans en claquant ses griffes contre le sol en pierre. Puis elle me pose une question saugrenue, me parlant de bonbon, personnellement je ne suis pas trop sucrerie, étant plutôt salé. Dans tous les cas, je vais continuer à répondre par oui ou par non, cette technique fonctionnant puisque je me suis pas fait insulter une seule fois depuis que je l'utilise, ma réponse est donc :

Oui

Je remarque une fois que j'ai répondu, que la voix d'Hinaya c'est adoucis depuis notre première rencontre, il faut dire aussi que je l'ai suivi partout où elle me l'a demandé, d'ailleurs elle m'indique ou je dois l'accompagner maintenant, à Taulmaril ! A 480 kilomètres d'ici, bien évidement, ce ne pouvait pas être dans cette cité, ni dans la ville voisine. J'espère juste trouver un cheval pour ne pas faire toute la route à pieds, je peux me téléporter bien sûr, mais seulement cinq fois par jour, donc, ce sera utile pour les montagnes, mais le reste devra être parcouru par des moyens normaux. Mais j'ai déjà fais plus de distances pour réussir ma mission diplomatique, donc je n'ai plus qu'à continuer, il y a d'ailleurs un proverbe en Cimmeria qui correspond parfaitement à la situation, "quand le vin est tiré, il faut le boire", donc je lui réponds, avec un sourire sans joie :

Oui.

Je pars donc faire un trek seul avec une femme oiseau. Il faudra que je prévoie les provisions suffisantes ainsi que l'eau voir même une monture si je peux afin de rendre le voyage plus simple pour moi, ce sera déjà un plus. J'informe mes deux soldats, de me rejoindre avec le reste de la compagnie du Dernier Cercle au duché de Niveria.

Puis je me retourne vers Dame Osiris, attendant qu'elle m'en dise plus sur l'artefact et notre voyage.



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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Dim 3 Mar - 19:22

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« Je vous avoue être surprise… À moins que vous ne vous rendez pas compte de ce que je vous demande… » Elle se releva d'un bond. « J'ose croire que je me suis peut-être trompée sur vous. » Elle croisa ses mains devant elle. « Vous semblez tant vouloir vous allier avec Élusia que c'en est presque flatteur, bien que je ne comprends toujours pas la raison. Par ailleurs, je vous remercie du respect dont vous faites preuve, il est rare que je n'entende pas quelques railleries sur la cité ou sur mon peuple. Nous vivons d'une manière bien différente de la vôtre mais ceci n'en reste pas moins noble. »

Il y avait quelque rare fois où la dame était profondément sincère dans ses paroles. Cette fois-ci, ses propos se voulaient plus respectueux et plus calmes afin d'exprimer toute l'attirance qu'elle ressentait envers sa requête. Seulement, ces moments étaient si rares qu'il fût souvent difficile de se rendre compte qu'elle ne mentait pas, qu'elle pouvait être honnête. Mais, elle ne se rendait jamais compte à quel point ses différents masques empêchaient les gens de reconnaître sa véritable personne. Elle n'était pas fait que d'artifices, pourtant elle se complaisait dans ses mensonges. C'était une protection qu'elle pensait infaillible, mais il y avait encore quelques êtres qui pouvaient deviner ce qui se cachait derrière ses masques.

Elle prit alors une longue respiration et leva une main afin d'indiquer le chemin qu'elle allait prendre au roi.

« Je vous demanderais de bien vouloir m'attendre ; il me faut me changer, voyez-vous. » Elle tourna sa tête vers la petite fille. « En attendant, Carna vous tiendra compagnie. Elle meurt d'envie de vous parler, j'en suis certaine. »


La dame se savait vulnérable quant à sa force. Elle savait parfaitement qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle-même, qu'elle n'était plus aussi puissante qu'autrefois. En ces jours, on pouvait dire que sa puissance ne résidait plus en sa force brute. Bien sûr, elle n'était pas un petit agneau sans défense ; elle gardait les capacités de son essence animale ; elle était toujours en quelque sorte un aigle.
Ainsi, en raison de cette réalité, elle ne pouvait plus se donner le luxe de ne pas porter d'armure. Il est vrai qu'autrefois, elle était tellement en osmose avec son essence animal qu'elle se permettait d'ignorer les règles fondamentales d'un combat. Mais sa deuxième vie lui avait ôté bon nombre de choses, notamment son habilité au combat. Ainsi, elle devait se contenter du peu qu'elle possédait et elle ne respectait donc plus ses valeurs : elle jouait sur un terrain bien plus subtil.

Quand la dame réapparut, elle était accompagnée d'un étalon au pelage d'un noir de jais où, sur sa selle, un sac de provision y était attaché. Elle avait spécialement choisi celui-ci, sachant qu'il était l'un des plus rapides qu'elle avait à sa disposition, bien qu'il ne lui appartenait pas à proprement parlé. Les élusiens étaient attachés à leur partie animale et ceci les empêchait de monter à cheval, respectant bien trop les animaux pour cela. Par ailleurs, il préférait largement avantager leur essence animale plutôt que de se servir d'une monture, ce qui au fond, était logique.
Elle avait alors enfilé une combinaison d'un blanc immaculé semblable à celle de Yepa, bien que sa couleur différée. Le corps était un objet de culte à part entière à Élusia, ainsi les habitants n'étaient guère gênés par la nudité. C'était, à leurs yeux, une sculpture qu'il fallait savoir apprécier à sa juste valeur et l'entretenir comme n'importe quelle œuvre d'Art. Pourtant, il était amusant de se dire que la dame préférait les vêtements amples plutôt que ceux près du corps, étant embarrassée. Des sottises, sans l'ombre d'un doute, car après tout, elle n'était pas connue pour sa pudeur…
Ainsi, il est vrai qu'elle n'aimait pas particulièrement les vêtements aussi près du corps que ceux-là, mais ils étaient les seuls qui lui permettaient d'enfiler une armure sans risquer de la déranger en combat.

« Je vous remercie de m'avoir attendu, nous pouvons prendre la route vers Taulmaril. Si vous êtes prêt, bien sûr. »


La dame monta la première sur l'étalon et tendit une main à l'homme. Il est vrai qu'elle aurait très bien pu s'envoler en ignorant totalement le roi, mais elle souhaitait faire un effort comme lui-même l'avait fait quelque temps plus tôt. S'ils allaient signer une alliance, il était évident qu'ils étaient amenés à se voir souvent. Ainsi, la dame estimait qu'ils devaient au moins s'entendre de manière un peu plus cordiale. Bien sûr, elle ne s'attendait pas à ce qu'ils deviennent les meilleurs amis du monde, mais elle voulait au moins qu'ils ne s'envoient pas des piques à chacune de leur rencontre. C'était la moindre des choses.
Par ailleurs, si elle essayait d'en apprendre plus sur sa personne, elle pourrait être étonnée de ce qu'elle découvrirait… Qui sait.

C'est donc dans cette optique qu'ils prennent la route vers Taulmaril.

* *
*

« Ce que vous pouvez entendre, mon cher, vient d'un Ovividict. On l'appelle le "chanteur de destin" ou la "gorge prophétesse". »


Voilà quelques heures que les deux souverains étaient partis de la cité. Les soleils avaient disparu pour laisser place à la nuit noire de Cebrenia. Tandis que le silence semblait s'être installé depuis belles lurettes, on entendit un mystérieux chant mélodieux s'élever d'un petit lac.
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Dim 3 Mar - 22:21

La Yorka semble surpris par mon accord, je me demande ce qu'elle attendais, que je dise non et que je reparte dans l'autre sens ? De toute façon c'est sur le trajet du retour, alors un détour de quelques kilomètres ne change pas grand chose à l'affaire, même si faire ce trajet juste pour des sucreries, me semble original, pour être polis. Elle semble même s'excuser avant d'avouer ignorer la raison de ma volonté d'alliance avec son royaume, je pense qu'elle n'a rien écouter de ce que je lui proposai comme traité, mais fidèle à mon rôle, je ne dis rien, ce qui me vaut des remerciements, comme quoi j'ai du respect pour son peuple, je suis donc content de moi, comme quoi le mutisme mène à tout.

Elle indique qu'elle part se changer, je ne comprend pas la raison, étant pour moi, déjà dans une tenue parfaite qui ne cache qu'une partie de son anatomie. J'espère qu'elle ne va pas enfiler une armure de plaque complète, ce serait avec le départ de le femme paon, aller de déception en déception. Elle me laisse donc en compagnie de la petite fille dont je connais maintenant le nom, Carna, celle qui depuis tout à l'heure, semble hésiter entre me lapider ou partir en courant.

En plus, je ne suis pas à l'aise avec les enfants, ayant grandis, dès l'âge de huit ans qu'avec des adultes. J'essaye de lui sourire, mais l'enfant se cache encore plus en voyant ma grimace. Mince, je n'ai aucun cadeau à faire à un enfant, et soudain, j'ai une idée, me concentrant, je crée, grâce à mon pouvoir, une petite flamme, brulant en l'air à centimètre de ma main. Comme un prestidigitateur, je la fais passer entre mes mains. Concentré, je vois la jeune Yorka, fasciné, se rapproché de moi, je continu alors mon numéro et envoie de plus en plus haut cette flamme, puis j'en crée plusieurs avant de jongler avec elles. La petite maintenant bat des deux mains pour manifester sa joie et après quelques minutes de ce spectacle, j'arrête afin de ne pas épuiser mon énergie. Je souris à Carna, et me présente:

Bonjour jeune fille, je suis enchanté de te rencontrer, mes amis m’appellent Tim.

L'enfant n'a pas le temps de répondre car la reine reviens déjà avec une combinaison moulante blanche, plutôt pas mal dans le genre près du corps, et je comprend pourquoi quand je vis derrière elle, un bel animal, un véritable étalon noir comme la nuit, sa tenue actuelle étant bien plus adapté à faire de l'équitation. Je regarde derrière elle, attendant la deuxième monture, mais je ne vois rien, je me dis alors que je me suis trompé et que la monture est pour moi, puisque la jeune femme peut voler, mais je suis vite détrompé quand elle monte sur le cheval et me tends la main, sans doute pour que je monte derrière elle.

Merveilleux, une monture pour deux, avec un petit sac de provision, pour faire 480 kilomètres en pleine jungle, bien sûr sans tente, ni sac de couchage, pour quoi faire ? Et je ne parle même pas de mon oreiller spécial en plume d'oie, sans quoi, je ne peux pas passer une bonne nuit. Je sens que la dépression ne vas pas tarder à revenir à ce rythme. J'essaye de cacher ma mauvaise humeur, et monte grâce à son aide sur l'étalon, au moins la selle est adapté.

Nous partons donc sans échanger un mot, jusqu'à ce que la nuit tombe et que nous nous arrêtions près d'un petit lac. Je descends avec difficulté du cheval, sans aide pour préserver ce qu'il me reste de ma fierté. J'ai mal partout, j'ai perdu dix litres d'eau et je pues affreusement. J'entends alors mon accompagnatrice disserter sur la faune locale, et m'appeler même "mon cher" !

Je me retourne alors vers elle, et je dois faire appel à toute mon éducation, pour rester polie, surtout que je n'ai pas le choix, pour me faire comprendre, je dois faire des phrase de plus d'un mot. C'est en donc en souriant avec difficulté que je lui dis:

Dame Osiris, j'ai vraiment besoin de prendre un bain dans cette pièce d'eau, pouvez-vous vous retourner le temps que je me nettoie ? Une fois ceci fais, vous pourrez m'expliquer comment nous allons retrouver ces bonbons. Je vous remercie par avance.


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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Lun 4 Mar - 20:45

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Un rire franc vint s’échapper des lèvres de la dame, bien qu’elle essayait tant bien que mal de le retenir.
Alors au fond, elle ne se trompait pas ; il ne savait vraiment rien des élusiens. L’entière population était constituée uniquement de yorkas. Ainsi, afin de ne faire qu’un avec son animal intérieur, les élusiens étaient forcés de s’habituer à la nudité. Par ailleurs, leur style de vie restait dénué de pudeur. Pire encore, la dame était aveugle !
C’était donc bien pour cette raison qu’elle trouvait ses propos hilarants. Elle avait même presque l’impression qu’il se fichait d’elle. Mais enfin, elle pouvait affirmer qu’elle le connaissait suffisamment pour reconnaître qu’il n’avait que faire des autres cultures. Non pas que cela la gênait, elle trouvait simplement cela dommage… Et prévisible.

Mais ceci revenait à cette même question : pourquoi. Même en y réfléchissant sérieusement, elle ne parvenait pas à comprendre ce qui lui plaisait autant à Élusia. Bien que la dame se doutait que son pays ne fût pas pauvre, il avait été discret des décennies entières. Elle cherchait à savoir ce qu'il voulait vraiment. Car pour elle, ce n'était clairement pas un élan de pacifisme qui atteignait le cœur d'Istheria. Cela n'avait jamais été le cas, les peuples se supportaient, c'était seulement cela. Mais dans ce cas, elle se demandait si c'était réellement la meilleure de procédé alors qu'il ne semblait ne rien y connaître sur le monde. Il ne connaissait aucune culture mise à part la sienne. Ainsi, s'il souhaitait réellement s'allier avec tous les peuples du monde, il n'y arriverait jamais s'il continuait dans cette lancée.

Ainsi, tandis qu’elle descendait gracieusement de l’étalon noir, elle secoua la tête en continuant de rire. Bientôt, elle vint détacher son arc de la selle du cheval.
La dame se contentait de ce que la nature lui offrait et ne ramenait que très peu de vivres avec elle lorsqu’elle voyageait. Par ailleurs, elle pouvait passer des jours entiers sans se nourrir et le supporter parfaitement, bien qu’elle essayait tout de même d’éviter ceci pour le bien de son métabolisme.
Cette fois-ci, elle n’avait apporté avec elle que de simples gourdes vides, ses armes et son armure si spéciale. Pour tout dire, elle souhaitait s’amuser des réactions de ce monarque, car elle aurait très bien pu faire un effort en emportant plus de vivres. Pour l’instant, elle n’était pas déçue de son choix…

« Je vais aller chercher de quoi nous nourrir et faire du feu. » Elle coinça le carquois derrière son dos et empoigna son arc en continuant toujours de rire. « Prenez votre temps. »

Dans ses contrées, il était très simple de trouver des bêtes faibles et tendres. Par ailleurs, la dame avait l’avantage du terrain étant donné que ce dernier restait dégagé et largement ouvert. Pour ainsi dire, il n’y avait pas d’arbres - où du moins très peu - pour que les animaux puissent se cacher de ses griffes. De même, elle avait beaucoup de chance car l’Ovividict dont elle parlait un plus tôt chantait suffisamment fort pour qu’elle puisse le repérer sans trop forcer sur son pouvoir. Bien qu’elle regrettait de devoir tuer d’aussi sublimes créatures, il fallait reconnaître que sa viande était tendre, délicieuse. Elle ne considérait pas cela comme une insulte à ses valeurs, elle pensait seulement qu'il fallait savoir comment tuer pour pouvoir montrer un peu de respect à la créature qui avait donné sa vie pour la nourrir : c'était tout un art, c'était bien différent d'un meurtre.

Ainsi, tandis qu’elle survolait le petit lac, elle banda bientôt son arc, attendant que l’Ovividict sorte de l’eau. Rien qu’une seconde...

* *
*

Un sifflotement s’échappait harmonieusement des lèvres de la dame tandis qu’elle était appuyée sur l’étalon couché sur le sol. Devant elle, un feu crépitait calmement dans la nuit sous l’Ovividict qui brûlait doucement. Bientôt, elle entendit quelqu'un sortir de l’eau - sûrement le monarque. Elle pourrait enfin se doucher à son tour.
Un sourire était ancré dans ses lèvres tandis qu'elle repensait à sa scène. Elle utilisait son talent pour l'artisanat afin de créer une de ses œuvres. Si le destin n'en avait pas décidé autrement, elle aurait été une cordonnière. Connue sans l'ombre d'un doute. Après tout, elle avait trop d'ambitions pour terminer comme ses parents.
En ce jour, elle utilisait son talent uniquement pour décorer les pieds de son peuple. Triste, dirait-on.
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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Lun 4 Mar - 22:57

Apparemment, j'ai dit quelque chose de drôle car la Yorka éclate de rire et détache son arc de la selle, avant de m'indiquer qu'elle partait chasser et me laisser seul. Je ne m'en formalise pas, je sais bien que je serais plus une gêne qu'autre chose si je décidais de l'accompagner.

De plus je ne peux retenir un soupir de soulagement en voyant la jeune femme partir, je ne suis vraiment pas à l'aise en sa présence, c'est d'ailleurs la première fois que j'ai ce sentiment en compagnie d'une femme, et même d'une très belle femme ! Je ne sais pas exactement d'où ça vient, est-ce notre première rencontre qui m'a donné cette mauvaise impression ou son attitude qui me déconcerte totalement ? Je ne saurais dire, j'ai sans doute besoin de plus de temps pour m'y habituer.

Dans tous les cas, je suis libre de me baigne et j'entre doucement dans l'eau, ne pouvant m'empêcher de frissonner car l'eau est glacée, comment il peut faire quarante degré à l'ombre avec une eau à zéro degré ? Je pense avec regret à mon immense baignoire carré, dans mes appartements du palais, remplis d'eau chaude, grâce à une source et les seaux montés via un système de poulie. Je me frictionne vigoureusement, essayant ainsi de me réchauffer et surtout d'enlever cette tenace odeur de transpiration, le tout en un minimum de temps, pour ne pas me transformer complètement en glaçon.

Je sors donc de l'étang pour contempler une scène charmante, voir ainsi la jeune femme allongé près de son cheval, un feu qui crépite et une bonne odeur de gibier qui s'en échappe me fais gonfler le cœur de gratitude. Je m'habille donc rapidement, et m'approchant du campement, je lui dit:

Je vous remercie, pour avoir tout fais. Je sais que je peux vous aidez, et j'espère qu'à la prochaine halte, vous me laisserez faire quelque chose. Bon, c'est vrais que je ne sais pas chasser, que ma cuisine est très basique et que je ne connais rien à la survie, mais j’apprends vite, toute mon éducation, d'ailleurs n'a servis qu'à çà, m'adapter à tout.

Je m'arrête quelques secondes, c'est la première fois depuis le début de notre voyage, que je parle autant, et je ne sais pas comment Hinaya va réagir, va-t-elle se moquer de moi ? M'insulter ? Me faire un câlin ? Bon, les deux premières hypothèses sont beaucoup plus vraisemblable que la dernière, mais on peut toujours rêvé. Je décide donc de poser une question, afin d'éviter tout futur impaire, car je n'ai aucune envie que nous nous disputions et qu'elle m'abandonne en pleine forêt !

Dame Hinaya, que pouvez-vous me dire sur les Elusiens ?

J'espère obtenir une réponse franche à cette question, après tout, si je suis venu par moi-même et n'ai pas envoyer un ambassadeur, c'est parce que je veux connaître les autres cultures d'Istheria. Je ne pense pas qu'Eridania possède la meilleure culture et nous avons beaucoup à apprendre des autres peuples, c'est une des raisons de mes nombreux voyages, découvrir ce qui fonctionne dans chaque pays et l'adapter à mon royaume.



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MessageSujet: Re: Entre passé et présent ♦ Ft. Thimothée Mannus   Mer 6 Mar - 22:23

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« Manger, vous en aurez besoin pour reprendre des forces. » La dame se releva. « Ce sera certainement la dernière douche que nous pourrions savourer, veuillez donc m’excuser. »

La dame jeta négligemment la chaussure à peine entamée sur le côté et s’en alla sans regarder derrière elle. Lorsqu’elle arriva au bord de l’eau, elle enleva sa combinaison dans un geste qui se voulait rapide.
Elle n’avait jamais été attaché par les petits plaisirs de la vie, si on oubliait sa fascination pour le feu. Il est vrai qu'elle était une dame droite dotée d'une froideur sans nom ; ce n'était donc pas étonnant. Ainsi, elle ne resta pas bien longtemps dans le lac, se contentant de laver rapidement sa chevelure et son corps. Par ailleurs, elle devinait que le roi était certainement gêné par son manque de pudeur et il est vrai qu’elle n’aimait guère devoir expliquer son mode de vie à des ignorants. Dans ce cas-là, ce sentiment-là était, sans l'ombre d'un doute, dû à sa fatigue. Elle n'était pas très encline à discutailler, en cet instant.
Pour autant, l’homme semblait montrer une étrange volonté d’apprendre qu’elle pensait inexistante chez lui. Elle avait l’impression qu’il était soudainement attiré par les élusiens, ce qui flattait sans nul doute son ego et lui donnait la subite envie de se montrer plus ouverte.

Bien sûr, elle restait malgré tout hostile dans ses propos bien que son visage et son corps se détendaient bien plus. Mais elle croyait que partager un peu de son savoir permettrait de mettre en confiance l’homme, car elle ignorait encore si elle pouvait le voir autrement que d’une façon laide et difforme. Le cœur du roi était, à ses yeux, corrompu par le pouvoir et elle redoutait que ce mal s’étende jusqu’à son peuple. Ainsi, elle préféra camper sur ses positions bien qu’elle commençait à être de plus en plus perplexe face à la vision qu’elle avait de cet homme.

La dame sortit bientôt de l’eau et se revêtit calmement. Tandis qu’elle faisait quelque pas pour regagner le campement, elle boutonnait sa combinaison sur les côtés. Elle vint alors s’asseoir tout près du feu et reprit sa place, adossée sur l’étalon noir.

« Vous êtes un bien étrange monarque... » Elle rabattit ses cheveux mouillés en arrière. « Mais je veux bien vous apprendre à vivre dans la nature. Le tout n’est pas de survivre, mais bien de comprendre ses codes et ses règles comme dans n’importe quelle société. »

La dame se pencha alors pour repérer un bout de viande de l’Ovidict. Et tandis qu’elle mâchait calmement, elle réfléchissait à ce qu’elle pourrait bien dire au roi sans nuire à son peuple. Au fond, elle savait qu’elle ne pouvait pas lui révéler l’entière vérité car elle redoutait qu’il se serve de ses informations pour nuire à son peuple. Les élusiens étaient marqués par le passé tortueux de la cité, mais cela, il n’avait pas besoin de le savoir. Elle ne mentionnerait que ce qu'il voulait entendre : l'atypique. Il devait s’imaginer un idéal et non l’envers du décor. Car, la machination semblait si proche, à présent, qu'elle n'avait aucune envie d'écouter son instinct. Celui-là même qui lui disait de creuser un peu pour essayer d'y trouver quelque chose d'un peu plus plaisant chez lui.

« Les élusiens sont très attachés à la nature et ne font qu’un avec elle. Aucune autre race ne peut comprendre ou ressentir cet attachement et il est triste de se dire que certains yorkas - qui ne sont pas élusiens - sont aussi ignorants qu’eux. » Elle reprit un morceau de viande. « Mais enfin, on raconte que tout s'apprend. »

Elle se pencha alors en avant et le fixa de ses yeux clos à travers le feu brûlant qui faisait briller sa peau dorée. Un sourire étrangement franc s’étirait sur ses lèvres tandis qu’elle écoutait amoureusement le bruit du feu crépiter.
Elle aussi était curieuse, pour tout dire. Elle voulait voir à travers les yeux d'un homme de son genre. Elle voulait savoir ce qu'il pouvait bien penser de son peuple. Elle voulait savoir à quel point il pouvait être arrogant. Car elle avait comme l'intime conviction qu'il était tout sauf le type de personnage qu'elle supportait. Plus elle restait en sa compagnie, plus elle avait l'impression qu'il s'adaptait à elle. Ainsi, elle ne souhaitait pas qu'il perfectionne son mensonge et enfile un masque qui pourrait lui plaire. Elle préférait croire que la première impression était toujours la bonne. Car elle n'avait rien vu qui lui avait plu, ce jour-là. Elle se demandait donc naturellement ce qui avait bien pu changer. À ses yeux, Eridania abritait un peuple – à l'instar de leur roi – foncièrement hautain, hypocrite et mauvais. Elle n'imaginait pas qu'ils pouvaient être autrement. Et pour elle, leur roi n'avait rien d'un diplomate ; il n'aurait jamais débarqué sur ses terres avec un troupeau pareil si cela n'était pas le cas.
Était-il si dur de comprendre que les élusiens n'étaient pas encore prêts pour cela ?

« Et vous, que pouvez-vous m’apprendre sur l’envers du décor ? Que cache bien Eridania derrière tous ses discours de cosmopolitisme ? Qui êtes-vous et qui est votre peuple ? »
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