Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]

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• Ladrinis: 5
• Eclaris: 4
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 4
• Nérozias: 5
• Gélovigiens: 4
• Ascans: 2
• Marins de N.: 7
• Civils: 18

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cicium
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 Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]

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Othello Lehoia
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Othello Lehoia
MessageSujet: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Jeu 10 Jan - 13:33

Une poignée de lumière transperça les rideaux de toiles de jute, qui les découpa en longs rayons dorés et gorgés de poussières. Othello ouvrit son regard sur ce ballet ocre et scintillant, et cette vision lui dit probablement plus d’effet que le moindre spectacle fabuleux. Après des jours de tourmente, un levé de soleil avait des airs de rédemption. Dégageant les draps, s’étirant doucement pour ne pas réveiller le corps à côté du sien, elle apprécia un instant le silence et la lumière naissante venant chatouiller ses pupilles encore inadaptées. Les bruits qui remontaient de la rue trahissaient une certaine activité, quelques heurts et des quelques appels des premiers marchands qui montaient leurs étals. Quand la vapeur du réveil se fut dispersée, elle finit de se relever sur son coude dans un silence respectueux.

Le marin était rentré tard de ses travaux au port, et elle n’osait lui imposer quelconque perturbation. Les derniers jours avaient été longs, et compliqués pour toute la ville, et il lui semblait revivre à Mavro Limani le même désastre qui avait secouée Hesperia une année auparavant.
L’orage avait dû durer une semaine, peut-être un peu plus. Egoïstement, la sirène avait arrêté de compter. Les premières éclaircis n’étaient pas venues tout de suite, seulement la fin de l’averse tapie d’un épais manteau sombre. Personne n’avait réellement réalisé, le bruit de la pluie et de la grêle restait comme un bourdon dans tous les esprits. Mais quand enfin on avait levé la tête au ciel, cela avait été une douche froide, et rédemptrice. Othello qui s’était cloîtrée au chevet de leur invitée était restée de longues minutes devant les fenêtres, à ne pas savoir si elle assistait à une illusion ou bien à la réalité. Mais les heures étaient passé, et aucune nouvelle goutte de pluie n’était venue troubler le calme revenu. C’est le soir venu que les étoiles avaient illuminé le ciel, laissant dans un unanime chorale de soulagement tous les habitants de Phelgra respirer.

Depuis, la ville vivait aux ralentis, et le couple, pris dans ces rouages rouillés et encombrés, avait dû faire avec et s’insérer tant bien que mal dans cette organisation pour passer le temps, autant que pour le faire avancer plus vite. Ou plutôt, espérer qu’en faisant ainsi, ils tenteraient peut-être le destin de les faire partir, puisqu’avec la montée des eaux et les flots tempêtueux, ils avaient retrouvé le port dans un triste état. Coques éventrées, navires incarcérés, voiles déchirées : une partie des dégâts que l’orage avait causé, empêchant la plupart des départs prévus et retardant pour un temps indéterminé le transport de marchandises. Et c’était quand celles-ci n’avaient pas subi de dégâts, car les nombreux colis et autres barriques avaient eux aussi subit leurs lots de calamité. Capitaines comme badauds, tous étaient égaux devant les dieux et durent rapidement essuyer leurs larmes pour chiffrer les pertes.

Mais il fallait saluer la réactivité et l’entrain des gens du port. Ils ne s’étaient pas laissé abattre très longtemps, et dés le lendemain de la fin de l’averse, tous étaient déjà au travail pour permettre aux dias de couler de nouveau. Après tout, l’économie était précoce, et reposait sur un maigre équilibre, largement dépendant du départ des bateaux. Et Fenris comme Othello l’étaient tout autant. Après tout, ni El Bahari, ni Argyrei n’étaient à leur porté sans l’aide de la mer.
Suivant les dernières paroles avisées du marin le jour où ils avaient recueilli la rescapée, la sirène avait également su retomber sur ses pattes, d’abord en s’occupant de leur invitée qui avait rapidement pu retrouver le chemin qui l’emmenait à sa famille, et ensuite en s’occupant de quelques soins dans les rares dispensaires de la ville. A sa grande surprise et avec quelques changements dans son apparence, passer inaperçu pour une yorka aquatique n’était pas si compliqué. Elle avait troqué ses robes pour des pantalons de cuir ou de lin, et ses traditionnels corsages pour des chemises amples ou des corsets, rassemblant sa crinière en une épaisse queue de cheval. Ainsi et dans ses cuissardes de cuir, elle passerait presque pour une locale, à part son air froid et discret qui décourageait la plupart des audacieux de venir l’aborder et qui changeait du sourire bonhomme qu’elle voyait sur la plupart des visages.

Elle avait la sensation d’être en mission, en pleine immersion dans le monde maritime, celui des pirates et des corsaires qu’elle avait regardé de loin pendant de nombreuses années. En retour, elle voyait Fenris revenir le soir, et à eux deux ils gagnaient de quoi financer leur escapade sans grande difficulté. Alors que la situation se tassait et qu’ils voyaient enfin la possibilité d’un jour de libre et d’un départ prochain, elle comptait bien en profiter pour trouver un peu de repos. Au point du jour, elle énuméra la liste des quelques fournitures qu’elle devait récupérer avant de partir, et prit quelques secondes pour se souvenir du nom du capitaine qu’ils devaient joindre.
C’est quand elle voulu se redresser qu’elle comprit qu’il y avait un problème. Alors qu’elle bougea son coude, elle eut la sensation distincte de ne plus savoir quel membre elle bougeait, que sa droite et sa gauche n’avait plus de sens et que sa vue la troublait. En pensant se relever, elle s’était trompée de côté et avait tendu son bras gauche, retombant lourdement sur le côté et, sans parvenir à mobiliser le bon bras pour se retenir, tomba par terre dans un bruit étouffé.

Un mal ? Une nausée ? Elle releva les yeux au plafond mais ne pouvait plus vraiment dire ce qu’elle regardait. S’embrumant violemment, son esprit semblait tanguer, comme si elle était sur l’avant d’un bateau en mer alors qu’elle était allongée sur le sol. Sa tête tournait… Et dans tout ce brouillard, elle n’arrivait plus à dire si elle regardait en haut, ou en bas, ou même si elle n’était pas seulement debout. Cette confusion provoqua chez elle une amère sensation d’ivresse, et d’estomac en looping, l’agressant de légers Haut-le-cœur allant crescendo. Tant bien que mal, elle attrapa sa tête, et son désire de retourner sur ses jambes se traduit par une maladroite roulade sur le côté, comme une larve ou un cloporte coincé sur sa carapace. Le haut, le bas… Plus n’avait réellement de sens. Encore un coup du sort ? Un hasard ? Ou alors le froid de Mavro avait finalement eut raison de sa santé ? Eliminant cette hypothèse, elle tenta brièvement de se soigner, mais son pouvoir s’avéra inefficace.


« - Fen ? » Tenta-t-elle au bout de plusieurs minutes à se dandiner sur le sol, bataillant dans ses cheveux comme dans les mailles d’un filet. Ses tentatives de discrétion avaient beau être efficace, elle s’en voulait de ne pouvoir retrouver l’équilibre et de devoir appeler à l’aide. Mais elle n’arriverait à rien seule. Défaite, elle priait pour qu’il ne souffre pas de la même désorientation. Sinon ils seraient deux à ramper sur le sol.  
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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Mer 16 Jan - 16:33

Chapitre 14-2: Demain dès l'aube

Act I: Aligned curses

Les répercussions de la tempête se firent sentir pendant des jours, bien que les intenses soleils du sud aient à nouveau repris leur règne partagé dans les cieux de Phelgra. Les volumes d'eau et la grêle avaient fini par disparaître dans les premières vingt-quatre heures, se dispersant aux quatre vents comme si le déluge n'avait été qu'une hallucination collective. Pourtant il suffisait de faire un tour dehors, dans les rues bondées ou sur les quais fourmillants pour se rendre compte que l'événement défiant toute logique avait réellement eu lieu.
Les bateaux qui avaient survécu aux caprices du climat se balançaient encore au gré du vent, les coques blessées et les mats parfois courbés ou brisés par les éléments. À les regarder danser légèrement sur les flots désormais placides, on pourrait facilement croire que Mavro Limani s'était à nouveau engagée dans une conquête futile et débordante d'ambition,... mais clairement les caraques marchandes et autres cogues de transport étaient plus touchés que les bâtiments  militaires. En effet les navires corsaires ou mercenaires, bien mieux équipés pour les longues traversées et bénéficiant d'une conception avancée technologiquement, n'avaient réellement souffert qu'en cas d'extrême négligence de la part de leurs capitaines.

Quoi qu'il en soit les natifs s'étaient remis au travail dès que les conditions le permirent, et si les paies supplémentaires ne pouvaient pas faire de mal à leurs économies, Fenris ne se sentait pas particulièrement jouasse. Les contretemps étaient une constante dans les longs voyages, cependant son instinct et sa méfiance l'avaient rendu de plus en plus amer. De sa longue existence il ne s'était jamais considéré comme quelqu'un de chanceux, mais ces dernières années Dame Fortune semblait lui en vouloir tout particulièrement. La rencontre de non pas un, mais plusieurs colosses maudits. Une mission suicide menée dans les premières lignes d'une bataille navale. Des travaux d'intérêt général pour Eridania. La liste se rallongeait incessamment, animant un sentiment de profonde révolte qui couvait dans sa poitrine.

Sans doute que s'être fait rabrouer toute la journée par un patron pointilleux et franchement emmerdeur n'avait rien fait pour arranger son humeur. Sans parler des regards suspicieux des autres employés temporaires. Et la paie si basse qu'il avait bien cru à une mauvaise blague, aussi. Depuis des jours il fuyait les rues en espérant pouvoir mettre bientôt les voiles, la peur au ventre qu'il arrive quelque chose à Othello en son absence. Dans la crainte de tomber sur d'anciennes connaissances mal-intentionnées qui pourraient saboter ses plans en un simple tour de main.
L'un dans l'autre son humeur était si inexplicablement aigre que Fenris avait mangé en écoutant la sirène lui conter sa journée, muré dans la retenue, avant de finalement gagner leur lit et faire semblant de dormir. Il était sûr d'avoir dressé les murs de son empathie au maximum, et pourtant une rage bouillonnait au fond de son ventre tel un dîner trop longtemps laissé sur le feu. La hantise de reperdre le contrôle à nouveau le plongea dans ses pensées pendant de longues heures, et son corps épuisé par les travaux physiques ne put gagner le sommeil.

Ce fut un bruit sourd et légèrement étouffé qui le tira brutalement de sa torpeur méditative, le faisant se redresser d'un bond, comme foudroyé. Se pouvait-il que ce soit un cambrioleur ? Enfilant un pantalon dans la frénésie du moment, Fenris sautilla pour aller plus vite et se précipita en direction de la voix qui avait appelé à l'aide. Le cœur au bord des lèvres il se précipita dans les escaliers qu'il descendit quatre à quatre en manquant de tomber, jusqu'à ce que son œil unique repère Othello au sol. Ses bras enlacèrent la jeune femme, ses cils battant pour chasser la fatigue tandis que ses doigts écartèrent le rideau de cheveux qui masquait le joli visage de la prêtresse. Il souffla une fois qu'il réalisa qu'elle n'avait pas perdu connaissance, bien que sa pâleur ne lui dise rien qui vaille.


« Qu'est-ce qui ne va pas, comment vous sentez-vous ? » L'aidant à se redresser lentement au cas où elle aurait fait un malaise, il mit de côté la tourmente de sentiments qui rageait sous son front soucieux. « Je vais vous soulever, ça va aller. »

Du moins il l'espérait de tout cœur, car si au milieu de tout le reste la santé d'Othello était compromise, Fenris aurait toutes les peines du monde à garder la raison.
Passant une main dans son dos et l'autre sous ses genoux, le Lhurgoyf la souleva sans peine. Décidé à ne pas la laisser se déplacer seule dans cet état d'extrême confusion qu'il pouvait aisément sentir, il se dirigea vers la chambre et la déposa gentiment sur le lit encore chaud.


« Il y a-t-il quoi que ce soit que je puisse faire ? Un thé, une soupe, une de vos décoctions ? »




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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Mar 22 Jan - 19:57


Vous venez tout juste de vous réveiller d'une bonne nuit de sommeil et de vous adapter à la véritable teinte du climat quand soudain un mal vous saisit.

Une haine dévorante semble ravager les pensées du marin, comme si elle n'attendait plus que de se nourrir de sa compagne. C'est un quelque chose qui vous rappelle amèrement votre jeunesse tandis que vous vous battiez, à l'époque, contre votre instinct naturel. Vous avez l'impression que chaques secondes de plus vous donne un peu plus goût au meurtre.

Et puis, tandis que votre compagnon semble en proie à un combat intérieur, rien ne peut perturber votre sensation de vide. Comme si vous étiez nulle part et partout à la fois. Votre monde se limite alors à vos pensées.

C'est donc à ce moment précis qu'un cambrioleur juge pertinemment de pénétrer dans votre humble demeure. Un mal pour un bien, certes, car à présent, le lhurgoyf a quelque chose à se mettre sous la dent.
Enfin, quoi que vous décidiez de faire, le monde d'Othello s’ouvrira à ce moment-là, l'espace de quelques minutes pour admirer ou faire quelque chose face à cette monstrueuse scène.

Qu'allez-vous faire ? Comment allez-vous protéger votre compagnon... ou vous-même ? Arriveriez-vous à dompter la bête en vous pour découvrir ce qui se cache derrière toute cette histoire ?

♦♦♦♦

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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Dim 27 Jan - 0:17

Chapitre 14-2: Demain dès l'aube

Act II: Rince and Repeat


Othello semblait hélas trop nauséeuse ou fatiguée pour lui répondre de façon intelligible, aussi Fenris tira les couvertures sur ses épaules et la laissa se reposer. Après une légère caresse sur ses cheveux et un baiser sur sa tempe il quitta la pièce sur la pointe des pieds, une chemise propre sous le bras. Laissant malgré tout la porte ouverte au cas où elle l’appellerait de nouveau, le marin descendit les marches vers la cuisine, tout en enfilant négligemment les manches. Sans prendre la peine de boutonner son vêtement, l'ascan mit de côté sa mauvaise humeur et se concentra sur les soins à la prêtresse.

Une fois l'eau sur le feu, il se mit à fouiller dans les placards à la recherche d'herbes et d'épices pouvant faire un bon thé.  Agacé par un bocal plus récalcitrant à l'ouverture, Fen était en train de se battre pour avoir accès aux bâtons de cannelle lorsque un cliquetis puis un claquement attirèrent son attention. Le faible bruit sembla néanmoins faire écho au milieu du silence religieux qui régnait dans la modeste maison. Dressant la tête tel un prédateur soudainement à l'affût, Fen réalisa bien assez vite que dans son état, sa compagne n'aurait pas pu le rejoindre en bas sans qu'il l'ait remarqué. Une seule conclusion était donc possible, bien que cela ne lui plaise guère : quelqu'un cherchait à s'introduire dans la maison.

Son instinct prit le dessus et sans se poser de questions, le nomade posa discrètement le bocal sur la table, car son corps ne demandait pas mieux que de trouver un exutoire à la frustration contenue. Lorsqu'il s'approcha à pas feutrés de la petite pièce habituellement réservée à la paperasse, armé d'un couteau de cuisine, il n'avait clairement aucune intention de se montrer patient envers l'invité surprise. Une brève seconde après avoir vérifié qu'il ne reconnaissait pas l'homme trapu qui fouillait prestement les tiroirs du vieux meuble, le Lhurgoyf lui sauta dessus sans préambule.
Jouant de l'effet de surprise il saisit l'intrus par les cheveux et abattit sauvagement sa tête contre le bureau, le redressant aussitôt pour mieux bloquer sa nuque de son avant-bras. Une forte odeur de tabac et d'alcool bon marché envahit ses narines, lui arrachant une grimace de dégoût. Espérant l'immobiliser au plus vite, Fenris pria que l'énergumène n'ait pas la mauvaise idée de le mettre encore plus en rogne. Car si résistance il devait y avoir... la tentation de lui briser le cou ou lui couper la gorge pourrait s'avérer trop forte.


« T'as vraiment pas choisi la bonne adresse, mon pote. »




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Othello Lehoia
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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Mer 30 Jan - 20:42

La porte s’ouvrit dans un grincement sinistre : elle pu l’entendre sans mal, et pourtant elle comprit rapidement qu’il lui était impossible de bien comprendre d’où provenait le son. A terre, Othello ne pu que deviner qu’on venait, et ni sons ni pensées stables ne pouvaient l’aider à se situer dans cet espace, à la fois partout et nulle part à la fois. Comme un aveugle, elle ne parvenait pas à fixer son regard, que ce soit sur le plafond ou sur la silhouette masculine qui s’approchait dans la lumière matinale. Piégée : elle était piégée par sa peau, par ses cheveux, par cette chambre, par le monde entier et n’avait de refuge que son esprit.

Fenris fut comme à son habitude : prévenant et présent, et elle ne pu cacher son soulagement qu’il n’ait visiblement rien de similaire. Si elle luttait pour lui répondre, ne pas parvenir à fixer son regard sur lui et à le regarder fixement devenait franchement grotesque, et elle ne tarda pas à s’attraper le visage pour tenter de maintenir les apparences, en vain. Seul son ton soucieux rougissait comme un phare dans la nuit, et elle n’eut de peine à déceler l’once inquiète qui la ternissait. Et bien qu’elle voulu apaiser la situation, il lui apparut rapidement qu’elle ne pouvait guère cacher son propre trouble. Ou quoique ce soit qui la cloue dans cet état confus.


« Merci… » Murmura-t-elle sonnée alors qu’elle était soulevée dans les airs, sans même se rendre compte qu’elle quittait le sol. Ni qu’elle bougeait, tout simplement. Son voyage se fit simplement d’un bout à l’autre de la maison, et pourtant elle n’eut pas l’impression de bouger. Ou plutôt, que tout tournait, et qu’elle allait à la fois au bout du monde, et à la fois nulle part. Une telle inutilité en était rageant, et elle eut bientôt du mal à contenir ses nerfs, qui pourtant était habituellement bien solide. Quand le marin la déposa sur le lit, elle sentit bien le poids sous son dos et la sensation chaude, mais elle ne savait que penser. Tout tournait, et elle loupa le coche pour répondre au marin bienveillant qui s’était empressé de lui proposer son soutient : elle tendit sa main vers lui – ou ce qui semblait être sa silhouette – mais il était déjà reparti.

Jamais elle n’eut autant la sensation de perte d’équilibre qu’allonger sur ce lit. Tout tournait dans une cohue infâme, ce qui n’était pas pour aider son mal de tête et sa sensation lourde de mal de mer. Les Dieux s’étaient-ils ligués contre elle, Kesha désirait-elle la renier de la pire des façons ? Quelque chose sonnait bien faux, et elle se demanda si cette mascarade ne venait pas d’un de ses contacts avec les malades. Après tout, elle n’en menait pas large en matière de maladie exotiques, et un moindre contact aurait pu lui apporter le mal. Quoiqu’elle n’eût aucune trace de fièvre, à part la nausée qui creusait petit à petit son ventre comme une tombe. Des bruits retentirent un peu depuis le couloirs, quoiqu’elle soit incapable de le situer clairement : maudite journée qui n’en finissaient plus de faire pleuvoir sur eux toutes les calamités du monde. Elle ferma ses doigts profondément sur la marque de Kron sans oser le blasphème : elle n’était même pas sur d’avoir fermé la bonne main.

Peut-être que cette montée de colère eut un effet rédempteur sur sa situation : bientôt la sensation de tourbillon sembla diminuer. Le lit, le matelas droit, le plan sur lequel elle était allongée devint tangible pour elle, et lui imposa une sensation de réel qu’elle n’avait plus connu depuis de longues minutes. Elle ne su pas combien de temps cette longue remontée à la surface prit, mais bientôt elle pu ouvrir les yeux sur la porte sans qu’elle ne tourne, sans que le sol tangue, et en sachant bien où elle était, où elle regardait. N’en restait qu’une douloureuse migraine, qu’elle mit de côté pour se redresser sur ses coudes. De bruits suspects eurent rapidement fait d’attirer ce qu’il restait de son attention, et elle décida finalement de se lever, en convoquant ses quelques forces.

Les secondes qui la séparaient du rez-de-chaussée semblèrent interminables alors qu’elle titubait péniblement à chaque marche. Et elle tenta tant bien que mal de hâter le pas, les bruits de bris de verre s’étaient rapidement mués en véritables heurts, et elle comprit rapidement que le Loup n’était pas seul. Serrant ses lèvres et mettant de côté son habit de nuit et son état diminué, elle fouilla dans sa mémoire pour trouver le dernier emplacement de la lance… Dans une salle au rez-de-chaussée qui servait de bureau. Elle n’aurait qu’à mettre la main dessus pour palier à tous soucis, priant pour recouvrer toutes ses forces jusque-là.
Alors qu’elle manqua presque sa dernière marche, elle entendit de violents sons provenant de la fameuse pièce, et son sang ne fit qu’un tour. S’approchant de la porte ouverte, elle découvrit l’immense profil masculin, armé, tenant à bout d’avant-bras, l’os bloquant sa gorge et le crâne visiblement heurté un homme trapu et puant l’alcool à plein nez. Othello, enveloppée de ses cheveux blancs et de son déshabillé de soi, ne comprenait absolument pas ce qu’il se passait sous ses yeux.


« Fenris ? » Elle tomba à moitié contre le cadre de la porte, et chercha du regard le tissu sombre qui cachait la lance. Il lui semblait avoir manqué plusieurs chapitres de l’histoire, mais leur sécurité était visiblement compromise. Connaissant le tempérament serein du Lurghoyf, elle n’imaginait pas qu’il ait pu de lui-même faire preuve de violence, et pourtant il y avait quelque chose dans sa façon de se tenir et de réduire à l’impuissance cet ivrogne visiblement peu habile qui était terrifiant. « Qui est-ce ? Que se passe-t-il ? »

Elle ignorait de combien de temps elle disposait pour ce répit de bon augure, ni même si elle ne les mettait pas en danger en apparaissant ainsi. Les questions étaient nombreuses à se soulever dans son esprit, mais elle comptait bien profiter de sa lucidité retrouver pour comprendre ce qu’il se passait, et comprendre ce qu’avait fait le soulard pour pousser ainsi le marin vers des retranchements qu’elle ne lui connaissait pas, déjà prête à attraper ses lames si nécessaire.
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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Dim 3 Fév - 15:51


Voilà qu'une effusion de sang se répand dans votre joli petit bureau ; une bagarre a éclaté.

Le cambrioleur est un très grand homme qui arbore une chevelure de jais grasse lui arrivant aux épaules. Son long nez crochu et ses lèvres pincées font de lui l'ivrogne par excellence. Mais il garde une carrure assez imposante malgré tout. Vous pouvez ainsi remarquer - notamment à cause d'une certaine résistance face au coup que l'un de vous vient tout juste de lui asséner - que ce dernier semble être déjà mort depuis bien longtemps : c'est sans nul doute un gorgoroth. Son teint est blafard et son visage couvert de monstrueuses cicatrices.
Alors, l'homme, aveugle d'une folie qui semble parcourir son regard, profite de la venue de la yorka pour s'échapper. Il pousse de toutes ses maigres forces le lhurgoyf, si bien que ce dernier se retrouve fesses à terre. Mais tandis que son corps commence à trembler de toute son âme, vous pouvez discerner, sur sa longue robe, l'insigne des éclaris, ces Hommes de science. Aussitôt, il se brouille dans ses explications.

« Je me tiendrais bien si j'étais vous ! » Bientôt, l'homme va se cacher derrière la yorka. « Je… je… je sais des choses sur vous. » Il remue sa tête de droite à gauche, faisant briller ses cheveux. « Non, non, non… Sur ceci. »

Le cambrioleur fait alors de grands gestes avec ses bras pour désigner le mal qui vous attaque.
De votre côté, votre mal ne semble pas se dissiper bien que vous parvenez bien mieux à vous contrôler.
La yorka n'a peut-être pas cette chance car voilà que le monde lui rejoue des tours. Les choses restent bien différentes d'il y a quelques instants malgré tout, car vous parvenez à rester debout. Seulement, ce lourd mal-être vous rend bien moins calme et réfléchie qu'à votre habitude.
Enfin, voyons le bon côté des choses… au moins, à présent, vous faîtes la paire.  

L'homme, certainement légèrement plus serein, se rapproche lentement du bureau central et prend place sur le siège moelleux de la pièce.  

« Mais je ne suis pas une prête de Téneis ; mes renseignements vous coûteront une coquette somme. »    

Son sourire s'élargit, faisant apparaître ses dents jaunâtres, et illumina son visage fade. Il est difficile de discerner le vrai du faux tandis que son odeur semble attaquer votre odorat.

Qu'allez-vous faire face à l'audace de cet intrus ? Parviendriez-vous à garder votre calme afin d'en savoir plus sur ces étranges événements ? Comment se fait-il que cet ivrogne possède l'insigne des éclaris ?

♦♦♦♦

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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Lun 4 Fév - 13:10

Tout alla vite, si vite qu’elle eut du mal à discerner l’enchaînement d’actions depuis sa tour d’observation, fermement campée sur le contour de la porte. A sa très grande surprise, l’intrus, malgré son odeur et sa carrure maigre et affaiblie, cachait en lui une force surprenante qui envoya Fenris au sol malgré sa taille et sa silhouette entraînée. Son premier réflexe était de s’inquiéter de sa santé et d’aller vers lui, mais elle se doutait bien que ça resterait sans conséquence, et l’individu inconnu bougeait étonnement vite. Il fallait qu’elle le garde dans son champ de vision, ne voulant pas profiter de l’effet de surprise pour qu’ils se laissent avoir. Avec difficulté, elle pivota, s’écarta du cadre pour s’avancer à taton dans la pièce quand son état la rattrapa rapidement, lui imposant de nouveau de violents vertiges.

L’individu profita certainement de ce trouble pour trouver son abri derrière elle, la poussant à faire un très maladroit volte face et de reculer de quelques pas. Ceux-là étaient mal assurés, et elle manqua à plusieurs fois la chute bien qu’elle parvint à garder l’équilibre. Il ressemblait à tout du fou et du vagabond, mais sa grande robe flasque lui indiqua tant bien que mal un détail qu’elle parvint à déchiffrer : l’insigne des eclaris. Ce n’était pas pour la rassurer : un vol était vite arriver, et étant donné l’odeur d’alcool, cela pouvait très bien être un voleur ivre qui eut profité de la cohue pour détrousser un des érudits et s’en faire un alibi si il était attrapé à cambrioler.

En forte à faux entre le marin qui se relevait et l’intru, la sirène faisait de son mieux pour réfléchir vite et bien. Fenris semblait en pleine possession de tous ses sens, et n’avait pas l’air diminué, ce qui était un très bon point. De plus, le couteau qu’il tenait dans la main pouvait s’avérer déjà dissuasif. Cela n’eut pourtant pas d’effet sur leur cambrioleur, qui commença à vociférer des paroles sans guère de sens à grand renfort de gestes chaotiques qu’elle ne parvenait à suivre. Mais qui était ce fou, bon sang ? Il prétendait avoir des informations sur eux, et un frisson parcourut alors son dos. Bien qu’elle prenait le grand soin de se cacher, elle ne désirait pas que son escapade loin de ses responsabilités s’ébruitent, et cette menace ivre lui fit l’effet d’un coup de poing. Mais il se ravisa vite, et sembla parler de leur état avec ses gestes chaotiques. Fenris souffrait-il aussi ?
Elle avait grandement conscience que son mal n’avait rien de naturel, et si il se plaçait sur une pile déjà bien grande d’évènements surnaturels qui parcouraient le globe depuis peu, Othello n’avait pas besoin de leçon dispensée par le premier soulard un peu intelligent.

Avec une sérénité insolente, il s’installa sur leur fauteuil, comme un roi, ce qui commença à écailler le sang-froid habituel de la sirène, qui perdait clairement patience. Sa tête se remettait à tourner, tout comme le reste de la pièce, et elle parvenait difficilement à trouver un point de repère sur lequel fixer son regard. Il résultait de ce mélange de malaise et de grotesque un énervement palpable, et la situation commençait à l’énerver promptement. Elle agrippa sa tête d’une main, cherchant le marin du regard. Sans avoir à l’entendre, elle imaginait qu’il penserait la même chose qu’elle, bien qu’il ait difficilement la même retenue. Cet individu n’avait rien à faire là, savant ou non, ou plutôt vulgaire ivrogne. Si il ne partait pas de lui-même, alors elle le flanquerait dehors. Mais le plus dur serait d’avoir la prestance nécessaire pour.

Titubant vers l’arrière de la pièce, elle se surprise d’abord à rester debout sur ses deux pieds. Le monde tanguait comme un navire à la déroute, mais cette fois-ci elle parvenait tout de même à garder le contrôle. D’un geste plus ou moins habile, elle tendit la main vers le tissu sombre et récupéra d’une main le lance de Kron qu’elle saisit dans les deux mains, parvenant à trouver une bonne posture malgré sa confusion.

« Je ne donnerai pas un centime à un fou comme vous. Maintenant partez. » Dit-elle en guise de sommation. Elle se savait suffisamment patiente pour lui laisser le choix de quitter les lieux de lui-même, et ignorait si le lupin aurait la même compassion. Quoiqu’il en soit, elle n’hésiterait pas à le sortir d’elle-même si l’occasion se présentait : elle n’était plus dans son état normal, et le pauvre saoul ne recevrait pas d’autres invitations à quitter les lieux sur le champ.
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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Jeu 14 Fév - 0:35

Chapitre 14-2: Demain dès l'aube

Act III: Stiff and slow


Tout se passa si vite que Fenris fut le premier pris au dépourvu. Si l'intrus avait un plus petit gabarit que lui, il n'en demeura pas moins qu'une force inexpliquée et franchement absurde résidait dans son corps voûté. Plus surprenant encore, l'homme n'émit qu'une faible résistance et subit les coups en bronchant à peine malgré la violence, bien qu'au final son opportunisme le tire miraculeusement d'affaire.
Oh c'était sans doute le coup de chance du siècle, mais hélas ce n'était pas l'idée la plus brillante qui ait traversé sa caboche de sac-à-vin. Se rattrapant sur le meuble le plus proche afin d'éviter la chute, le marin poussa l'homme de l'autre côté de la pièce et se précipita afin de s'interposer entre lui et la titubante sirène, à qui il ne pouvait malheureusement pas apporter des réponses satisfaisantes.


« Aucune idée. Un illuminé qui n'a visiblement pas saisi le message. »

Son instinct de survie lui intimait de se défendre par tous les moyens nécessaires, même s'il fallait trancher la gorge à cet ivrogne, ici et maintenant, sans poser de questions. La bête affamée de brutalité logée dans sa poitrine semblait onduler sous sa peau, comme pour réclamer d'être enfin relâchée après des mois de modération. Raffermissant la poigne sur son couteau, Fen observait le prétendu Eclari comme un chat prêt à bondir sur une souris. Non, décidément il n'y aurait pas pu y avoir pire moment pour lui chercher des noises.

« Franchement quoi que tu penses savoir, le macchabée... Je m'en tamponne. Si tu penses que tes mots ont le moindre poids, et qu'en plus du reste tu peux te permettre de nous menacer sous mon toit... »

Son œil unique se referma sur la peau bleuie et lésée par endroits du visage qui lui faisait face, tandis qu'il se rapprochait lentement, pas par pas. Cela dit dans le coin de son champ visuel Othello sembla chanceler une fois de plus, toujours aux prises avec cet étrange malaise, infiniment plus inquiétant que ce pégu sorti de nulle part. Fenris lui prêta un bras afin de la soutenir, retenant de justesse le fiel que lui évoquait le culot de l'étranger.
Toutefois la prêtresse sembla partager son manque de patience et empoigna la lance de Kron, ce qui lui causa à la fois un élan d'inconfort et un frisson de répulsion à la proximité de l'artefact. Bien qu'il s'abstienne de la dissuader, le lhurgoyf s'assura que la jeune femme puisse s'équilibrer seule avant de prendre les choses en mains, appuyant l'ordre qui avait déjà été donné.

Se craquant les doigts d'un sourire défiant, il empoigna l'indésirable par le col de ses robes et le souleva, le traînant de force jusqu'à la porte qu'il ouvrit en grand. Faisant preuve d'autant de maîtrise de lui que possible Fen rangea l'idée du bruit satisfaisant que ferait cette nuque brisée entre ses mains. Au lieu de ça il se contenta de se défouler un peu en le bousculant. Qu'il fasse donc plus intime connaissance avec les caniveaux de Mavro d'où il n'aurait jamais dû sortir... ça lui ferait du bien. Sa paume se referma comme un étau sur la mâchoire de son interlocuteur, qu'il regarda bien en face.


« Garde ta sagesse et va prêcher ailleurs, le mal-mort. Si jamais je revois ta tronche un jour, je te montrerai à quel point trois cents ans m'ont appris comment achever un gorgoroth de manière créative. » Il le jeta finalement dehors, le balançant aussi loin que possible. « Allez, dégage. »



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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Lun 18 Fév - 16:11


Voilà que vous jetez l’intrus comme un malpropre sans chercher à comprendre la raison de sa visite.
En vous débarrassant de lui, vous pouvez dire adieu à des réponses aux questions que vous vous posez. Mais il semblerait que vous n'en ayez finalement pas besoin… En effet, vous sentez que la nature se calme. Pour l'un, le torrent de haine qui vous attaquez s'éteint peu à peu. Pour l'autre, la réalité reprend petit à petit ses droits. La paix et le calme gagne à présent vos cœurs tandis que vous retrouvez votre esprit.

« Apprenez que votre véritable nature vous détruira, lhurgorf. » Ses yeux fous cherchèrent ceux de la femme. « Et vous, que votre amant ne pourra jamais réellement aimer. »

Bientôt, il prend ses jambes à son cou et fuit la maisonnette, laissant derrière lui l'insigne des éclaris. Maintenant que vous vous rapprochez de plus près de cette dernière, vous pouvez voir l'arnaque que vous avez évité de justesse. Ce que vous pensez être une insigne n'était en réalité qu'une illusion créée de toute pièce par la magie du gorgoroth ; il ne reste plus qu'une vieille épingle rongée par la rouille. Quelle chance !

D'où provenait ce mal ? Pourquoi et comment tout est revenu à la normal ? Quelle est la raison et la cause de ces derniers événements ? Mais que se passe-t-il au juste ?


♦♦♦♦

Règle :
- Vous devez poster votre message à la suite de celui-ci.
- Votre message fera office de conclusion à ce chapitre de l'histoire: le messager n'interviendra plus à votre aventure... Jusqu'à la prochaine fois.
- Vous êtes libre de développer comme vous le souhaitez, et autant que vous le souhaitez pour vous remettre de vos émotions.
- Bon jeu !




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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Dim 24 Fév - 4:44

Chapitre 14-2: Demain dès l'aube

Act IV: Empty words, dead heart


« Dis-moi quelque chose que je ne sais pas encore. » Répondit-il en levant les yeux au ciel, blasé par les menaces vides du malotru.

Franchement pas besoin de faire une mauvaise rencontre avec un ivrogne pour connaître les dangers inhérents à son héritage. Il lui suffisait de parcourir sa mémoire pour clairement distinguer les inconvénients de sa nature tout comme les possibles conséquences... Et même pas besoin de remonter très loin pour ce faire. D'un autre côté, Fenris était trop conscient  du venin craché par l'inconnu pour s'en formaliser outre nature ou le prendre au sérieux.
Il fallait dire qu'entrer par effraction chez autrui sans armes, pour mieux faire des exigences et répandre des prétendues prophéties n'était pas particulièrement efficace comme approche quand on cherchait à soigner sa crédibilité. Néanmoins la remarque provocatrice sur son supposé manque de sentiments mit le feu aux poudres de sa colère, et Fen fut très tenté de le poursuivre pour le planter et terminer ce qui avait été commencé.


« Hors de ma vue ! Fous le camp avant que je ne change d'avis ! » Aboya-t-il du haut de ses deux mètres, ne refermant la porte qu'une fois que l'énergumène prit la fuite.

Une fois cela fait, il soupira comme pour exhaler l'ensemble de la tension violente qui fourmillait encore dans ses membres fatigués. Étrangement il se sentait davantage maître de lui-même, quoi que cela puisse bien signifier. Mais combien de temps cela durerait-il et plus important encore, qu'est-ce qui pouvait bien causer cela ? Cet homme pouvait-il avoir un lien avec ces étranges changements, ou même avoir provoqué ces changements, ou bien n'était-ce qu'une simple coïncidence ?

Inquiet il revint vers Othello, dont le teint avait heureusement repris quelques couleurs. Son expression lui donnait encore des airs fragiles et il ne sut pas quel crédit prêter à cette convalescence, mais c'était toujours cela de pris. S'approchant doucement il la soutint de son mieux, l'encourageant silencieusement à mettre la lance de Kron de côté. Plus que jamais l'objet semblait irradier d'un froid désagréable, et le marin mit un point d'honneur à éviter de le toucher.
Par ailleurs l'ambiance chaotique de Mavro ainsi que leur visite surprise était en train de le rendre de plus en plus paranoïaque, et certain qu'il lui faudrait prendre de nouvelles dispositions pour qu'une telle mésaventure ne se reproduise plus. Revenant vers le bureau désaffecté il referma la fenêtre et coinça le loquet d'un coup bien placé, juste pour être sûr. Il ne voulait pas effrayer la prêtresse plus qu'elle ne l'était déjà, cela dit leur sécurité était sa priorité.


« Je vais demander à un ami de monter la garde durant la journée chaque fois que je devrai m'absenter. J'installerai également quelques mécanismes de ma conception de sorte à sonner l'alarme si une telle chose se reproduit la nuit. »

Roulant les manches de sa chemise ouverte, Fen expira de lassitude. C'était vraiment n'importe quoi, cet homme n'avait ni l'odeur ni la démarche d'un habitant type, aussi déterminer d'où il venait et ce qu'il faisait là allait être compliqué. Ce qui ne l'empêcherait pas de faire marcher son réseau d'informateurs pour le découvrir, après tout il ne semblait en avoir ni après des objets de valeur, ni après leurs vies. Au pire il ne s'agissait effectivement que d'un idiot perdu dans une folie sectaire, assommé par un trop plein de rhum... Mais il avait été témoin de trop de faits divers surréalistes ces dernières années pour pouvoir écarter les autres possibilités.

« Quand même je ne peux m'empêcher d'y songer... Je n'ai pas senti de dessein particulier de la part de cet homme, ni haine ni cupidité. Et puis votre faiblesse... c'est arrivé en sa présence et désormais vous semblez aller mieux. Se peut-il qu'il y ait un lien ? »

Marchant vers la cuisine il rangea le couteau qu'il tenait toujours entre les mains, comme si rien ne s'était passé. Tournant le dos à la religieuse pendant quelques secondes, il se remit de ses émotions, perdu dans ses pensées. Le léger bruit de l'eau qui bout finit par le tirer de sa torpeur et il décida de jouer cartes sur table autant que possible. Il devait bien ça à Othello, qu'elle sache au moins dans quoi elle trempait.

« Je... J'ai aussi senti un certain changement même si ce n'était pas physique. Mes émotions étaient vives et puissantes, un feu qui menace de tout dévorer. Mais seule la colère semblait crier dans ma tête, comme si pourvue d'une vie et volontés propres. »

La gravité de son ton tranchait avec sa bonhomie habituelle, et même ses épaules s'affaissèrent sous le poids de ses pêchés. Les souvenirs des pavés sanglants d'Hespéria et d'une succession de chaînes et de crocs le firent frémir de la tête aux pieds. Les images étaient trop nettes pour son propre bien.

« Ce n'est pas tout à fait la même sensation qu'à Hespéria, mais... c'est toujours trop similaire à mon goût. Les rixes en ville et les voyages ne me font pas trembler, mais... » Il sourit amèrement et s'occupa de lancer des herbes et quelques épices dans l'eau, le tout d'une main incertaine et lente. « J'ai peur, Othello. Peur que cela recommence. »




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Dernière édition par Fenris Skirnir le Mar 5 Mar - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube [avec Fenris Skirnir]   Mar 5 Mar - 15:18


Le bruit des chevilles frottant le parquet attirait péniblement son attention, et elle eut du mal à suivre du regard le marin qui empoigna généreusement le malotru pour le jeter à la rue. Elle approuva grandement son initiative, quoique restant plongée dans un silence méfiant. Dés qu’ils ne furent plus à portée de regard, elle prit conscience que le mal qui semblait s’en prendre à elle s’estompait petit à petit, et que, mise à part la soif meurtrière qui s’insinuait sous ses ongles comme des lézards irradiant de l’arme sombre, elle retrouvait peu à peu ses capacités.

Une fois ses esprits en place, elle parvint à écarter les cheveux de son visage et s’aperçu brusquement que son équilibre était à peu près revenu. Néanmoins, encore un peu chose, elle avança péniblement jusqu’à la porte, attrapant au passage une chemise qui séchait là, encore humide des pluies d’il y a peu, pour se couvrir un minimum devant l’écœurant personnage, et trouva le pauvre dans la rue, Fenris le toisant du haut de ses deux mètres. Ses pseudo-paroles prophétiques résonnèrent avec une force surprenante dans la ruelle déserte, et avant que le géant n’ait eut le temps de l’étriper, il avait pris la fuite. Bon débarras, se dit-elle, et elle le suivi du bout des yeux qui scintillaient d’une colère sourde, écœurée qu’un ivrogne de bas étage se permette de remettre en question quelque chose de précieux qui ne le regardait aucunement.

Heureusement il lui ferma la porte au nez, ramenant la maison dans un calme de façade qui cachait le bouillonnement intérieur qui devait les hanter tous les deux. Othello pu enfin découvrir son compagnon qui restait particulièrement grave, et qui s’approcha doucement d’elle qui devinait à peine les raisons de sa prudence. Quand elle le réalisa, son premier réflexe fut de lâcher pleinement l’arme qui tomba au sol dans un concert métallique, et qui finit par reposer inerte après plusieurs rebonds. Elle n’avait encore relâché l’arme depuis plusieurs minutes. Les effets nocifs de la lance avaient commencé à faire son œuvre, comme des étincelles fourmillantes coulant sous sa peau et l’appelant au sang jusqu’à ce qu’elle passe à l’acte et ne puisse plus s’arrêter. Son cœur battait déjà plus vite, et si elle ne l’avait pas lâché, elle aurait fini par succomber à son désir de transpercer leur cambrioleur et de le saigner sur place.


« - Vous avez raison. » Murmura-t-elle encore sonnée. Elle s’imaginait aussi rester sur place pour veiller elle-même au logis, et pourtant quelque chose lui disait que Fenris repousserait instantanément l’idée.

Les évènements s’enchaînaient de nouveau dans son esprit, et bien qu’elle se force à comprendre, elle peinait à imaginer l’improbable exactitude de ce qu’il venait de leur arriver. Fenris semblait agir avec pragmatisme, mais elle ne pouvait s’empêcher de questionner même la probabilité qu’un cambrioleur surgisse de nulle part alors qu’un al inconnu ne lui fasse subir une altération de son propre contrôle. Depuis leur arrivée dans la ville, nombreux étaient les évènements qui lui faisait de poser des questions sur leur chance, et elle commençait à suspecter les contrecoups de sa malédiction ou un sérieux coup du sort. Plongée dans son introspection, elle enfila sans parler la chemise, ne réagissant pas au tissu humide sur sa peau encore frissonnante.

Sa voix attira son attention, et comme un phare dans la nuit, elle le suivit un peu perdue jusqu’à la cuisine. Ses paroles pesaient lourds dans sa tête, tout comme la migraine naissante qu’elle mit sur le coup de la fatigue. La faiblesse, l’homme… Il ne pouvait pas y avoir de liens, non ? Ses paroles la troublaient plus qu’elle ne voulait bien l’admettre, et elle cherchait tous les raisonnements bien qu’extrêmes qui pouvaient lui apporter un minimum de sens. Il ne semblait effectivement pas belliqueux, et pourtant il ne transpirait pas la philanthropie. Et sa piètre tentative de leur soutirer quelques dias, sûrement pour financer sa prochaine bouteille, ne lui indiquait pas non plus qu’il faisait ça par bienveillance. Et si lui-même souffrait d’un quelconque trouble ? Qu’il subissait un coup du sort, ou d’autre chose peut-être ?
Songeuse, elle attrapa son menton entre ses doigts, et vit quelque chose scintiller au sol qui attira son attention. L’insigne de l’eclaris ? Il avait du le faire tomber. Othello l’attrapa et… C’était un clou. Une épingle, une vieille broche. C’était dure de le dire, tant il était dévoré par la rouille et l’oxydation.

Les révélations de Fenris vinrent frapper dans son crâne comme sur une enclume, comme une flêchette tirer dans une cible. Elle releva les yeux vers le marin, consciente alors qu’il faisait de son mieux pour abriter son propre malaise pour apaiser le sien. C’était douloureux. Terrible, et elle se mordit discrètement la lèvre en toute nervosité. Elle ne l’avait encore jamais vu ainsi, lui qui faisait sans cesse de son mieux pour abriter ses émotions, ses sentiments, et le mal qui le rongeait perpétuellement sans qu’elle n’e ait jamais eut conscience. Elle était omnubilée par ses problèmes de malédiction et elle avait l’amère sensation de découvrir ses chaînes pour la première fois. Coupable et rongée, elle glissa vers lui discrètement, et passa ses fins bras blancs autour de sa taille, appuyant son visage contre son dos.


« - Je suis avec vous, Fenris. » Murmura-t-elle, sereine. « Et tant que je le serai, j’empêcherai cela. Nous empêcherons cela. Nous ferons taire la colère. » A ces mots, elle déposa à côté de lui la veille broche rouillée. « L’insigne de notre Eclari… Rien de plus qu’un ivrogne qui avait besoin de se mettre à l’abri. »

Elle resta ainsi de longues secondes, s’enterrant dans un silence reposant. Et quand elle laissa enfin le marin, c’était pour reprendre ses interrogations, essayant tant bien que mal de chasser le pessimisme par un mouvement de la main.

« - Si vous souffriez de votre côté, et moi du mien, qui ne nous dit pas que cet homme ne souffrait pas aussi ? Après tout… Cela va sonner très improbable mais après tout, nous sortons à peine d’une semaine d’orage incessant. Alors se pourrait-il que nous ayons tous été affectés, comme pendant la tempête ? Que votre mal et le mien soit liés ? » Elle ne voulait pas prendre de décision hasardeuse ou pointer des coupables du doigt sans avoir assez de preuve. Mais si le mal était global, cela fournirait au moins une explication sur la nature étrange des événements… C’était encore loin d’expliquer la nature du mal ou son aboutissement, mais ce serait au moins un début. Encore troublée, Othello attrapa la bouilloire. « Je vais nous faire ce thé. »
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