La folie de la Mort

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• Civils: 14

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cobel
[Janvier/Février en temps réel]

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Thimothée
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Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 La folie de la Mort

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Ylivi
MessageSujet: La folie de la Mort   Dim 13 Jan - 16:41

« Atelstan De Valorina, tue le. Son âme n’a que trop tardé à quitter ce monde. »

Et ce que Kron exige, je me dois de l’accomplir, cela va sans dire. Le manoir familial, éloigné de la capitale de quelques kilomètres, me fait face, entouré de hautes grilles noires. Il m’a fallu quelques jours pour découvrir la localisation du manoir et en apprendre un peu sur cette famille noble. Rien de particulier en soi, mais je préfère me renseigner sur mes cibles, ne serait-ce que pour éviter de me retrouver face à un puissant mage ou un bretteur reconnue. Ce qui n’est pas le cas ici, un simple noble, ni bon ni mauvais à première vue. Mais c’est un noble, donc son sort m’est totalement indifférent.

Les grilles sont supposées m’empêcher d’entrer, mais des murs auraient été plus efficaces. Je me contente de lancer une de mes dagues enchantées avant de me téléporter dessus, arrivant dans le parc entourant le manoir. Je reste discrète mais la sécurité est toute relative donc entrer ne devrait pas être un problème. Je ramasse la dague et observe les alentours. Pour une fois je n’agis pas de nuit, mais al grisaille et les averses sont tout aussi efficaces que l’obscurité pour m’assurer une certaine couverture. Et puis je suis sûre que mon hôte n’ira pas faire de sortie intempestive au moins.

J’observe le manoir quelques instants. Une grande porte, de larges fenêtres, deux étages  et une allure lugubre dans la grisaille ambiante. Je n’ai jamais compris l’intérêt des riches pour les grandes bâtisses. La plupart du temps la moitié des pièces sont vides ou servent à décorer, ça n’a aucun intérêt à mes yeux. Mes yeux en revanche, sont bien plus intéressés par le toit du bâtiment où je peux discerner une lucarne restée ouverte. Probablement une servante qui l’a négligemment laissée ouverte. Kron bénisse les simples d’esprits.

Atteindre le toit n’est cependant pas si aisé que cela, je n’ai jamais été douée pour l’escalade, encore moins sur un bâtiment. Je me repose sans doute un peu trop sur mes balises, je devrais y remédier. Pour l’heure, je fais discrètement le tour du bâtiment, avisant des arbres sur le côté ouest. Y grimper n’est pas difficile grâce à mon arme dont je me sers comme grappin et de là, le toit n’est plus si éloigné. Je lance une dague et entends le métal ricocher contre l’ardoise, preuve qu’elle a atteint le toit. Je m’y téléporte donc, glissant un peu suite à mon arrivée sur le toit en pente et glissant à cause de la pluie. Reprenant mes appuis, je récupère ma dague qui commençait dangereusement à se rapprocher du bord, avant d’entrer par la lucarne ouverte.

Je n’avais cependant pas prévu de trouver la servante et un noble, visiblement un des fils, en plein échange de bons procédés. L’homme me tournait le dos et la servante avait la tête dans un oreiller, probablement pour étouffer ses cris. Je penche la tête sur le côté, étudiant un peu la scène, pas gênée pour un dias. Les mouvements de l’homme ont quelque chose de fascinant et de sauvage. Et vu comment réagit la servante, ça a l’air d’être particulièrement agréable. Heureusement pour moi, et surtout pour eux, la porte se trouve à l’opposé de la pièce et je n’aurai pas à les déranger. Je sors donc discrètement, remerciant les riches d’huiler les gonds de leurs portes aussi méticuleusement.

Après cette découverte plus que fascinante, je descends un petit escalier qui mène au deuxième étage, quittant les combles où je sais que ma cible ne se trouvera pas. Aucun noble ne dort sous le toit, c’est évident, ils se trouvent trop bien pour ça. Commence donc le jeu dangereux qui consiste en la visite discrète et méthodique du manoir. A force je suis devenue très doué à ce petit jeu, mais un imprévu est toujours à craindre. Et justement cet imprévu arrive lorsqu’une porte s’ouvre brusquement et qu’un homme aux cheveux gris sort, accompagné d’une femme du même âge et d’un autre homme aux cheveux sombres. Les trois se figent en me voyant tandis que je m’approche lentement.

- Bien, lequel d’entre vous est Atelstan De Valorina ?

Aucun ne répond mais un léger coup d’œil de la femme vers le plus âgé me suffit. Voilà qui va me faciliter la vie. Je souris malgré qu’ils ne puissent pas le voir avec mon masque. Ma Griffe de Sang rejoint ma main et je fléchis les genoux.

- Kron te réclame, ne rend pas les choses plus compliquées.

Sitôt ces paroles prononcées, la femme hurle et fuit, suivit des deux autres. Evidemment. Je m’élance à leur poursuite et les rattrape sans difficulté, ils ne doivent guère être des athlètes confirmés. Le plus jeune se retourne et sors une épée en hurlant à son père de fuir. Noble intention mais totalement inutile. Toujours en courant, je lance une dague que l’homme esquive, me permettant de le dépasser en me téléportant dessus. Je reprends ma course, rattrapant les deux autres. Je les vois s’échiner sur une porte et, comprenant ce qu’ils veulent faire, accélère encore plus. Ils entrent dans la pièce et je parviens in extrémis à lancer ma chaine pour bloquer la fermeture avant de rentrer à mon tour, refermant la porte derrière moi.

Les deux nobles sont essoufflés et terrifiés. Ma cible essaie de marchander sa vie contre de l’argent.

- Belle tentative, mais je ne suis pas payé pour vous tuer. Ce que Kron exige, je l’accomplis, rien de plus.

La femme se cache derrière l’homme qui brandit un chandelier pour se défendre. J’étouffe un rire sarcastique devant l’attitude de ces personnes. Je m’approche et désarme l’homme d’un coup de chaîne, lui brisant le poignet par la même occasion. La femme recule alors en criant tandis que je plaque l’homme à terre, face contre le sol, pliant un genou sur son dos et relevant sa tête en apposant ma faucille sur sa gorge. Je m’attends à ce qu’il supplie, mais il me surprend.

- Pitié, ne tuez pas ma femme et mes enfants.

Un noble qui ne supplie pas que pour sa vie ? Etonnant !

- Kron n’a exigé qu’une seule âme, la vôtre. Rien de plus.

Je ne sais pas pourquoi je me suis sentie obligée de le rassurer sur ce point. Je n’ai rien de personnel contre lui, donc je suis plus conciliante, sans doute. Mais la pitié n’est pas dans mes habitudes, donc s’ils tentent quelque chose, Kron aura une famille à accueillir au lieu d’une seule âme.

Alors que j’allais trancher sa gorge en l’honneur de Kron, la porte s’ouvre à la volée et une femme entre alors. Je me fige face à l’apparition qui me regarde de ses yeux verts étranges. Elle est plus grande que moi, a la peau marquée de profondes entailles et semble… décrépite malgré des habits plus que coûteux, du moins à l’origine. Je n’ai guère de doute sur le fait qu’elle soit comme moi, une Gorgoroth, mais cela ne me rend que plus méfiante et je lâche ma cible pour avoir ma liberté de mouvement. Visiblement l’apparition n’a pas laissé indifférents les nobles qui ont l’air terrifié, bien plus que par moi quelques minutes plus tôt. Gardant le pied appuyé sur le dos de ma cible, je me contente d’observer l’arrivante, arme en main, pas certaine de ses intentions.


Dernière édition par Ylivi le Dim 13 Jan - 23:54, édité 2 fois
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Samaléone
MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Dim 13 Jan - 21:51

Samaléone regarda son frère déjà à terre. Un pied le maintenait au sol. Son regard remonta lentement le long de cette jambe et elle aperçut une fille avec un masque de renard. L’odeur particulière quelle dégagée lui confirma aussitôt l’impression qu’elle avait eue en rentrant dans la pièce. Une gorgoroth. Pour une fois elle ne sentait ni la mer et les embruns, mais une douce odeur sucrée, amusant.

Samaléone : « Alors déjà ça ne m’étonne pas qu’une famille aussi pourrie que la mienne s’attire les foudres de quelqu’un, mais lui… »

Elle baissa les yeux sur l’homme au sol qui tremblait de tous ses membres. Elle parcourut ensuite la pièce du regard et marcha quelques pas en regardant ce décor familier. Tout ici lui rappelait sa vie d’avant, ses débuts de crise de folie, le départ à l’asile. Elle retourna ensuite proche de son frère et lui décocha un coup de pied en plein visage

Samaléone : « Eh oui Atelstan, grande sœur est rentrée merveilleuse n’est-ce pas ! Regarde ce que j’ai trouvé dans l’entrée » elle déplia une peinture. « Magnifique, je vois que tu as fait refaire le portrait de la famille, je vois surtout que tu as pris un malin plaisir à remettre cette magnifique tâche qui couvre mon visage. Ah ça ! Oui Salaméone est folle, c’est une honte pour la famille il faut la cacher. ET MAINTENANT QUE JE SUIS LA TU VA FAIRE COMMENT POUR ME CACHER ! ».

Elle semblait hors de contrôle, et son corps sous l’effet de la colère convulsé légèrement. Elle lâcha la peinture et s’agenouilla près de son frère et prit sa tête dans ses mains et commença à lui hurler dessus.

Samaléone : « VOUS M’AVEZ FAIT ABBATRE COMME UNE CHIENNE CAR VOUS AVIEZ HONTE DE MOI, et bien devine quoi…mon frère » dit-elle avec rage « Je suis passé sur la tombe de nos parents et j’ai déterré leurs magnifiques cadavres, surtout celui de père. Son visage bouffé par les asticots est incroyable. Ils t’attendent dans l’autre pièce.»

Le frère gémissait et pleurer comme un enfant en plein cauchemar.

Atelstan : « Je ne savais pas, comment aurais-je pu savoir que père avez arrêter d’envoyer des fonds. Mais oui j’étais content de la nouvelle, tu étais mon aînée j’ai pu librement récupérer ce que père avait amassé comme richesse. Mais tu devrais être morte au fond d’un fleuve. Pourquoi es-tu devenue une gorgoroth ? Pourquoi reviens-tu nous hanté démone »

Samaléone le regardait avec des yeux brûlants de haine. Elle savait que son frère était une pourriture depuis le début, mais cette révélation lui creva une nouvelle fois ce qui lui restait de cœur. Elle s’écarta pour laisser la vision libre à la pièce derrière elle. 4 chaises se faisant face deux à deux. Sur deux d’entre elles des cadavres fraîchement déterrés. Les deux autres attendaient Samaléone est son frère.

Samaléone : « En tendant le bras dans la direction des chaises « On va avoir une petite conversation, tu va voir ça va être amusant » elle ferma ensuite les yeux et se concentra quelques instants.
À la suite de cela l’un des cadavres tourna la tête, sa mâchoire squelettique tomba au sol dans un bruit mat pathétique. L’intention de Samaléone se tourna ensuite vers la gorgoroth masquée.

Atelstan cria de terreur.

Samaléone : « Toi, je ne sais pas qui tu n’es ni pourquoi tu veux lui trancher sa misérable gorge, mais est-ce que tu peux attendre un peu ? On doit avoir une discussion des plus amicales avec mon frère. Si tu dois le tuer de tes mains je te le laisserais avec encore un souffle de vie. Je peux aussi t’indiquer le coffre-fort et la combinaison. Et je serais aussi curieuse d’entendre ton histoire…chère consœur »
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Ylivi
MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Lun 14 Jan - 0:23

Une folle furieuse. C’est ce que j’ai pensé de la nouvelle arrivante au moment où elle a commencé à hurler. De ce que j’ai compris, elle est la sœur morte de ma cible et leur père est responsable de son état. Pas étonnant qu’elle soit aussi énervée. Et visiblement son frère était terrorisé par sa présence et ses sautes d’humeur. Lorsqu’elle approche de son frère, je recule légèrement, par précaution. Mais elle ne m’accorde pas une once d’attention et continue de parler en décochant un coup de pied à l’homme au sol. Puis elle déroule une peinture et continue de hurler. Je perçois son nom « Samaléone », juste avant que son frère ne fonde en larme et se confesse entre deux sanglots. Ce type était ravi de la mort de sa sœur. Quelle ordure !

Je crois lire un fugace éclair de souffrance dans les yeux de Samaléone, mais elle se reprend très vite et, désignant une pièce en face, montrant à son frère les cadavres déterrés de leurs parents, les deux assis sur une chaise face à deux autres chaises vides. Elle voulait apparemment avoir une petite conversation avec son frère et celui-ci hurla de terreur lorsque, après avoir fermé les yeux, ce que j’imagine être la magie de Samaléone a fait tourner la tête de l’un des cadavres. Puis elle se tourna vers moi. Elle veut vraiment lui parler, et à moi aussi, lorsque tout ceci serait terminé, m’appelant « consœur ». Je hausse un sourcil étonné. Comment a-t-elle pu savoir d’un simple coup d’œil alors que mon corps entier est caché et que même sans mon masque on me prend pour une vivante. Intrigant...  Sa demande m’oblige à faire patienter Kron et je n’aime pas ça, mais soit, elle mérite le droit de se venger à sa façon après tout. Je hausse donc les épaules tout en rangeant mon arme, consciente qu’elle est venue pour lui et non pas pour le défendre, donc nos objectifs convergent, en quelque  sorte.

- Ma seule volonté est de l’achever, je me fiche de ce que vous lui dites ou faites du moment qu’il reste en vie. Quant à l’argent, je m’en contrefiche, prenez le donc si vous le voulez. Par contre j’assiste à la conversation, c’est non-négociable. Je saurai vous arrêter si vous allez trop loin.

Je jette un œil méprisant à l’homme allongé au sol et secoué de tremblements avant de tourner le regard vers Samaléone.

- Mais je vous laisserai lui faire ce que vous voulez en dehors de le tuer. Et après nous pourrons discuter si vous le souhaitez, bien que je doute que cela soit très passionnant pour vous.

Ignorant superbement la femme qui reste prostrée dans un coin de la pièce, je suis donc la (jeune ?) femme dans l’autre pièce où elle tire son frère avant de l’installer de force sur l’une des chaises. Je m’adosse au mur en face, croisant négligemment les bras, attendant le début d’une conversation qui risque d’être très intéressante. Kron avait-il prévu ce dénouement et souhaitait-il que je rencontre cette personne en particulier ? Possible, après tout je ne peux espérer comprendre ce qu’un dieu a en tête. Mais si c’est le cas, alors il me faut découvrir qui elle est pour avoir une chance de comprendre ce que Kron attend de moi.
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Samaléone
MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Lun 14 Jan - 16:26










Samaléone attacha on frère et lui lia les pieds et les poings à la chaise. Ils se trouvaient dans une sorte de salle à manger.

Samaléone : « Une tasse de thé peut être avant de commencer Atelstan ? »

Elle fouilla dans un placard et lança à la tête de son frère une tasse en porcelaine. Celle-ci se brisa sur sa tête en lui infligeant une longue coupure sur la joue.

Samaléone : « Oups il n’y en a plus. »

Elle farfouilla ensuite dans la pièce voisine et reviens avec une bouteille d’eau et un paquet de sel.
Elle se calma d’un coup et prit une lente inspiration.

Samaléone : « Vois-tu…mon frère. Après m’avoir battu à mort. Mon corps a été jeté dans un fleuve. J’ai dérivé puis j’ai fini dans la mer et les abysses. Dans les profondeurs les plus noires de l’océan. »
Elle versa le paquet de sel sur le crâne du cadavre de son père, lentement. Les grains s’infiltraient dans la carcasse, rebondissaient autour de la chaise.
« Là, dans le froid de la mort quelqu’un ou quelque chose à décidé que mon heure n’était pas venue » elle jeta le sachet vide et vida doucement la bouteille d’eau sur le mort.  « Et je suis revenu changé en gorgoroth sur une plage. Combien de temps avais-je passé dans l’eau ? Combien de temps en ai-je passé ensuite sur mon bateau ? Des années…durant. J’ai donc acquis quelques., faculté… »

Elle sortit sa dague-stylet d’un revers de sa poche.

Samaléone : « Ce qui vient…

Elle s’approcha du cadavre

Samaléone : …de l’océan…

Elle arma son bras

Samaléone :  …et que je tue…

Elle frappa à l’emplacement du cœur

Samaléone : …reviens sous mes ordres »

Un silence glacial se fit entendre, après le bruit écœurant qu’avait fait la lame dans le corps. Atelstan ne comprenait pas ce qui se passait et plissa les yeux en direction de son défunt père. Le corps s’agita, se mit à trembler et la gueule béante du cadavre hurla comme s’il revenait des enfers.
C’en était trop pour Atelstan, il hurla de terreur et une odeur d’urine emplit la pièce.

Samaléone : « Bonsoir, père »

Cadavre : « QUE MA TU FAIS ?! tu devais être morte. Ta folie t’empêche-t-elle aussi de mourir ?»

Samaléone : « C’EST MOI QUI POSE LES QUESTIONS » elle frappa le squelette au visage.

Celui-ci contre toute attente gémit de douleur. Il redressa son crâne et regarda de ses orbites vides les deux personnes assises en face et à côté de lui.

Cadavre : « Non, Marianne…tu n’as donc aucune limite ?! Je vois que l’apparence de gorgoroth te va à merveille » . Dit-il en essayant de la blesser.

Samaléone : « Pourquoi avoir stoppé l’envoie des fonds à l’Asile ? »

Cadavre : « Tu étais la honte de la famille, rien ne pouvait te soigner. J’ai abandonné les recherches après 5 ans de dur labeur. Je devais m’occuper des autres et de la famille. Tu n’en faisais plus partie. Ce qui t’est arrivé est entièrement ta faute tu as tué un des gardes. Ils avaient donc mon accord pour réagir en conséquence. »

Le frère ricana doucement. Aux bords de la folie.

Atelstan : « Et bien alors ma sœur, on pensé que son père adoré n’était pas au courant ? Qu’il avait pleuré ta disparition accidentelle ? »

Samaléone tourna lentement la tête dans sa direction.
D’un même geste elle arracha une des côtes saillantes du cadavre de son père et la planta dans la cuisse gauche de son frère.
Le père et le fils crièrent de douleur à l’unisson.

Cadavre : « Tu n’es pas ma fille ET TU NE LA JAMAIS ÉTAIS »

Samaléone se leva brusquement, sortit son étrange arme à feu et la colla dans le crâne de son père…et appuya. Une détonation sourde se fit entendre. 2 coups sur 3. Le crâne explosa en plusieurs morceaux et le corps redevint inanimé. Elle ramassa un débris d’os et le rangea dans sa poche. Se tournant vers son frère elle le libéra et la balança au pied de l’étrange assassin.

Samaléone : « Fais-toi plaisir »

Elle prit ensuite le cadavre de sa mère et lui caressa doucement les cheveux. Elle le déposa lentement à terre. Et avec des allumettes elle mit le feu à plusieurs endroits de la pièce. Elle regarda pensivement les flammes faire leurs chemins.

Le feu commençait à dévorer la pièce et à se propager aux autres quand elle se retourna vers l’autre gogoroth.

Samaléone : « Tu aimes la mer ? »
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Ylivi
MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Lun 14 Jan - 19:22

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la conversation est intéressante. D’un certain point de vue. Je ne sais pas ce que je préfère. Le moment où elle rend vie à son père pour lui hurler dessus ou celui où elle lui brise une côté pour poignarder son frère avec… très créatif il faut l’avouer. Elle a donc un pouvoir de contrôle sur les créatures qu’elle tue en mer. En voilà une surprise. Comme convenu elle libère son frère et me l’envoie, juste après avoir fait sauter le crâne de son père avec une arme qui a fait un bruit monstrueux. Je n’avais jamais rien vu de tel et je préfère ne pas en être victime, je ne pense pas survivre à un truc pareil.

Mon regard se pose alors sur ma cible qui, l’entrejambe humide à cause de la peur, se tient la jambe en sanglotant. Répugnant. Je m’accroupis face à lui et il se fige. Pauvre homme, mon masque et mes yeux seront la dernière chose qu’il verra. Enfin, c’est toujours mieux que de mourir à cause de l’incendie que Samaléone s’applique à allumer dans la pièce. D’un mouvement vif, je tire une dague et tranche la gorge de ma cible en prononçant mentalement une prière à Kron. Il ne souffre pas très longtemps avant de s’effondrer et lorsque je me relève, Samaléone me regarde en me posant une question à laquelle je ne m’attendais pas.

- Tu aimes la mer ?

Je reste quelques secondes à la regarder pour déceler si elle sérieuse ou non. Visiblement elle l’est, mais l’incendie derrière commence à se propager. Et le feu est bien une des choses dont je suis sûr que je mourrai définitivement cette fois.

- Si ça vous va on voit ça une fois qu’on a quitté cet endroit, d’accord ?

Je range ma dague après l’avoir essuyé négligemment sur le corps de ma victime et m’étire avant de sortir de la pièce. Samaléone et moi quittons donc le manoir tranquillement, ignorant les cris et les gens qui courent pour échapper à l’incendie. Vu la vitesse de ce dernier, personne n’en mourra je pense. Le fait d'apercevoir la servante et le fils, que j’avais aperçu en train de batifoler, sortir du manoir me confirme dans mon hypothèse.

Samaléone et moi quittons donc le manoir tranquillement, passant par la porte d’entrée pour une fois. Je fais un léger détour pour récupérer mon sac une fois le portail du manoir franchi, puis em tourne enfin vers elle. J’enlève mon masque pour qu’elle voit enfin mon visage et commence enfin à répondre à sa question.

- Alors pour vous répondre, je n’ai jamais quitté la ville. J’y suis née, j’y suis morte, j’y ai ressuscité et je m’y venge. Je ne me suis que rarement éloignée, et pas plus de quelques jours de marche. Donc…. Je n’ai jamais vu la mer, j’ai vaguement entendu ce que c’était, rien de plus.

Tout en marchant, je lui pose à mon tour quelques questions. Après tout c’est la première Gorgoroth que je rencontre et elle ne semble pas agressive envers moi donc autant essayé de créer une relation amicale. Ou au moins éviter de s’étriper joyeusement vu nos caractères respectifs.

- Qu’est-ce qui vous a amené si loin de la mer d’ailleurs ? Si vous avez attendu autant de temps ce n’est sans doute pas simplement pour tuer votre frère.  Vous connaissez d’autres personnes comme nous ? Vous êtes la première que je rencontre. Et comment vous avez su au juste ? Je fais de mon mieux pour ne pas paraître… morte et cela fonctionne, donc je suis curieuse.
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