La folie de la Mort

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• Prêtresses: 2
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• Nérozias: 5
• Gélovigiens: 4
• Ascans: 2
• Marins de N.: 7
• Civils: 18

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cicium
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 La folie de la Mort

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Ylivi
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Ylivi
MessageSujet: La folie de la Mort   Dim 13 Jan - 16:41

« Atelstan De Valorina, tue le. Son âme n’a que trop tardé à quitter ce monde. »

Et ce que Kron exige, je me dois de l’accomplir, cela va sans dire. Le manoir familial, éloigné de la capitale de quelques kilomètres, me fait face, entouré de hautes grilles noires. Il m’a fallu quelques jours pour découvrir la localisation du manoir et en apprendre un peu sur cette famille noble. Rien de particulier en soi, mais je préfère me renseigner sur mes cibles, ne serait-ce que pour éviter de me retrouver face à un puissant mage ou un bretteur reconnue. Ce qui n’est pas le cas ici, un simple noble, ni bon ni mauvais à première vue. Mais c’est un noble, donc son sort m’est totalement indifférent.

Les grilles sont supposées m’empêcher d’entrer, mais des murs auraient été plus efficaces. Je me contente de lancer une de mes dagues enchantées avant de me téléporter dessus, arrivant dans le parc entourant le manoir. Je reste discrète mais la sécurité est toute relative donc entrer ne devrait pas être un problème. Je ramasse la dague et observe les alentours. Pour une fois je n’agis pas de nuit, mais al grisaille et les averses sont tout aussi efficaces que l’obscurité pour m’assurer une certaine couverture. Et puis je suis sûre que mon hôte n’ira pas faire de sortie intempestive au moins.

J’observe le manoir quelques instants. Une grande porte, de larges fenêtres, deux étages  et une allure lugubre dans la grisaille ambiante. Je n’ai jamais compris l’intérêt des riches pour les grandes bâtisses. La plupart du temps la moitié des pièces sont vides ou servent à décorer, ça n’a aucun intérêt à mes yeux. Mes yeux en revanche, sont bien plus intéressés par le toit du bâtiment où je peux discerner une lucarne restée ouverte. Probablement une servante qui l’a négligemment laissée ouverte. Kron bénisse les simples d’esprits.

Atteindre le toit n’est cependant pas si aisé que cela, je n’ai jamais été douée pour l’escalade, encore moins sur un bâtiment. Je me repose sans doute un peu trop sur mes balises, je devrais y remédier. Pour l’heure, je fais discrètement le tour du bâtiment, avisant des arbres sur le côté ouest. Y grimper n’est pas difficile grâce à mon arme dont je me sers comme grappin et de là, le toit n’est plus si éloigné. Je lance une dague et entends le métal ricocher contre l’ardoise, preuve qu’elle a atteint le toit. Je m’y téléporte donc, glissant un peu suite à mon arrivée sur le toit en pente et glissant à cause de la pluie. Reprenant mes appuis, je récupère ma dague qui commençait dangereusement à se rapprocher du bord, avant d’entrer par la lucarne ouverte.

Je n’avais cependant pas prévu de trouver la servante et un noble, visiblement un des fils, en plein échange de bons procédés. L’homme me tournait le dos et la servante avait la tête dans un oreiller, probablement pour étouffer ses cris. Je penche la tête sur le côté, étudiant un peu la scène, pas gênée pour un dias. Les mouvements de l’homme ont quelque chose de fascinant et de sauvage. Et vu comment réagit la servante, ça a l’air d’être particulièrement agréable. Heureusement pour moi, et surtout pour eux, la porte se trouve à l’opposé de la pièce et je n’aurai pas à les déranger. Je sors donc discrètement, remerciant les riches d’huiler les gonds de leurs portes aussi méticuleusement.

Après cette découverte plus que fascinante, je descends un petit escalier qui mène au deuxième étage, quittant les combles où je sais que ma cible ne se trouvera pas. Aucun noble ne dort sous le toit, c’est évident, ils se trouvent trop bien pour ça. Commence donc le jeu dangereux qui consiste en la visite discrète et méthodique du manoir. A force je suis devenue très doué à ce petit jeu, mais un imprévu est toujours à craindre. Et justement cet imprévu arrive lorsqu’une porte s’ouvre brusquement et qu’un homme aux cheveux gris sort, accompagné d’une femme du même âge et d’un autre homme aux cheveux sombres. Les trois se figent en me voyant tandis que je m’approche lentement.

- Bien, lequel d’entre vous est Atelstan De Valorina ?

Aucun ne répond mais un léger coup d’œil de la femme vers le plus âgé me suffit. Voilà qui va me faciliter la vie. Je souris malgré qu’ils ne puissent pas le voir avec mon masque. Ma Griffe de Sang rejoint ma main et je fléchis les genoux.

- Kron te réclame, ne rend pas les choses plus compliquées.

Sitôt ces paroles prononcées, la femme hurle et fuit, suivit des deux autres. Evidemment. Je m’élance à leur poursuite et les rattrape sans difficulté, ils ne doivent guère être des athlètes confirmés. Le plus jeune se retourne et sors une épée en hurlant à son père de fuir. Noble intention mais totalement inutile. Toujours en courant, je lance une dague que l’homme esquive, me permettant de le dépasser en me téléportant dessus. Je reprends ma course, rattrapant les deux autres. Je les vois s’échiner sur une porte et, comprenant ce qu’ils veulent faire, accélère encore plus. Ils entrent dans la pièce et je parviens in extrémis à lancer ma chaine pour bloquer la fermeture avant de rentrer à mon tour, refermant la porte derrière moi.

Les deux nobles sont essoufflés et terrifiés. Ma cible essaie de marchander sa vie contre de l’argent.

- Belle tentative, mais je ne suis pas payé pour vous tuer. Ce que Kron exige, je l’accomplis, rien de plus.

La femme se cache derrière l’homme qui brandit un chandelier pour se défendre. J’étouffe un rire sarcastique devant l’attitude de ces personnes. Je m’approche et désarme l’homme d’un coup de chaîne, lui brisant le poignet par la même occasion. La femme recule alors en criant tandis que je plaque l’homme à terre, face contre le sol, pliant un genou sur son dos et relevant sa tête en apposant ma faucille sur sa gorge. Je m’attends à ce qu’il supplie, mais il me surprend.

- Pitié, ne tuez pas ma femme et mes enfants.

Un noble qui ne supplie pas que pour sa vie ? Etonnant !

- Kron n’a exigé qu’une seule âme, la vôtre. Rien de plus.

Je ne sais pas pourquoi je me suis sentie obligée de le rassurer sur ce point. Je n’ai rien de personnel contre lui, donc je suis plus conciliante, sans doute. Mais la pitié n’est pas dans mes habitudes, donc s’ils tentent quelque chose, Kron aura une famille à accueillir au lieu d’une seule âme.

Alors que j’allais trancher sa gorge en l’honneur de Kron, la porte s’ouvre à la volée et une femme entre alors. Je me fige face à l’apparition qui me regarde de ses yeux verts étranges. Elle est plus grande que moi, a la peau marquée de profondes entailles et semble… décrépite malgré des habits plus que coûteux, du moins à l’origine. Je n’ai guère de doute sur le fait qu’elle soit comme moi, une Gorgoroth, mais cela ne me rend que plus méfiante et je lâche ma cible pour avoir ma liberté de mouvement. Visiblement l’apparition n’a pas laissé indifférents les nobles qui ont l’air terrifié, bien plus que par moi quelques minutes plus tôt. Gardant le pied appuyé sur le dos de ma cible, je me contente d’observer l’arrivante, arme en main, pas certaine de ses intentions.


Dernière édition par Ylivi le Lun 25 Fév - 23:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Dim 13 Jan - 21:51

Samaléone regarda son frère déjà à terre. Un pied le maintenait au sol. Son regard remonta lentement le long de cette jambe et elle aperçut une fille avec un masque de renard. L’odeur particulière quelle dégagée lui confirma aussitôt l’impression qu’elle avait eue en rentrant dans la pièce. Une gorgoroth. Pour une fois elle ne sentait ni la mer et les embruns, mais une douce odeur sucrée, amusant.

Samaléone : « Alors déjà ça ne m’étonne pas qu’une famille aussi pourrie que la mienne s’attire les foudres de quelqu’un, mais lui… »

Elle baissa les yeux sur l’homme au sol qui tremblait de tous ses membres. Elle parcourut ensuite la pièce du regard et marcha quelques pas en regardant ce décor familier. Tout ici lui rappelait sa vie d’avant, ses débuts de crise de folie, le départ à l’asile. Elle retourna ensuite proche de son frère et lui décocha un coup de pied en plein visage

Samaléone : « Eh oui Atelstan, grande sœur est rentrée merveilleuse n’est-ce pas ! Regarde ce que j’ai trouvé dans l’entrée » elle déplia une peinture. « Magnifique, je vois que tu as fait refaire le portrait de la famille, je vois surtout que tu as pris un malin plaisir à remettre cette magnifique tâche qui couvre mon visage. Ah ça ! Oui Salaméone est folle, c’est une honte pour la famille il faut la cacher. ET MAINTENANT QUE JE SUIS LA TU VA FAIRE COMMENT POUR ME CACHER ! ».

Elle semblait hors de contrôle, et son corps sous l’effet de la colère convulsé légèrement. Elle lâcha la peinture et s’agenouilla près de son frère et prit sa tête dans ses mains et commença à lui hurler dessus.

Samaléone : « VOUS M’AVEZ FAIT ABBATRE COMME UNE CHIENNE CAR VOUS AVIEZ HONTE DE MOI, et bien devine quoi…mon frère » dit-elle avec rage « Je suis passé sur la tombe de nos parents et j’ai déterré leurs magnifiques cadavres, surtout celui de père. Son visage bouffé par les asticots est incroyable. Ils t’attendent dans l’autre pièce.»

Le frère gémissait et pleurer comme un enfant en plein cauchemar.

Atelstan : « Je ne savais pas, comment aurais-je pu savoir que père avez arrêter d’envoyer des fonds. Mais oui j’étais content de la nouvelle, tu étais mon aînée j’ai pu librement récupérer ce que père avait amassé comme richesse. Mais tu devrais être morte au fond d’un fleuve. Pourquoi es-tu devenue une gorgoroth ? Pourquoi reviens-tu nous hanté démone »

Samaléone le regardait avec des yeux brûlants de haine. Elle savait que son frère était une pourriture depuis le début, mais cette révélation lui creva une nouvelle fois ce qui lui restait de cœur. Elle s’écarta pour laisser la vision libre à la pièce derrière elle. 4 chaises se faisant face deux à deux. Sur deux d’entre elles des cadavres fraîchement déterrés. Les deux autres attendaient Samaléone est son frère.

Samaléone : « En tendant le bras dans la direction des chaises « On va avoir une petite conversation, tu va voir ça va être amusant » elle ferma ensuite les yeux et se concentra quelques instants.
À la suite de cela l’un des cadavres tourna la tête, sa mâchoire squelettique tomba au sol dans un bruit mat pathétique. L’intention de Samaléone se tourna ensuite vers la gorgoroth masquée.

Atelstan cria de terreur.

Samaléone : « Toi, je ne sais pas qui tu n’es ni pourquoi tu veux lui trancher sa misérable gorge, mais est-ce que tu peux attendre un peu ? On doit avoir une discussion des plus amicales avec mon frère. Si tu dois le tuer de tes mains je te le laisserais avec encore un souffle de vie. Je peux aussi t’indiquer le coffre-fort et la combinaison. Et je serais aussi curieuse d’entendre ton histoire…chère consœur »
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Lun 14 Jan - 0:23

Une folle furieuse. C’est ce que j’ai pensé de la nouvelle arrivante au moment où elle a commencé à hurler. De ce que j’ai compris, elle est la sœur morte de ma cible et leur père est responsable de son état. Pas étonnant qu’elle soit aussi énervée. Et visiblement son frère était terrorisé par sa présence et ses sautes d’humeur. Lorsqu’elle approche de son frère, je recule légèrement, par précaution. Mais elle ne m’accorde pas une once d’attention et continue de parler en décochant un coup de pied à l’homme au sol. Puis elle déroule une peinture et continue de hurler. Je perçois son nom « Samaléone », juste avant que son frère ne fonde en larme et se confesse entre deux sanglots. Ce type était ravi de la mort de sa sœur. Quelle ordure !

Je crois lire un fugace éclair de souffrance dans les yeux de Samaléone, mais elle se reprend très vite et, désignant une pièce en face, montrant à son frère les cadavres déterrés de leurs parents, les deux assis sur une chaise face à deux autres chaises vides. Elle voulait apparemment avoir une petite conversation avec son frère et celui-ci hurla de terreur lorsque, après avoir fermé les yeux, ce que j’imagine être la magie de Samaléone a fait tourner la tête de l’un des cadavres. Puis elle se tourna vers moi. Elle veut vraiment lui parler, et à moi aussi, lorsque tout ceci serait terminé, m’appelant « consœur ». Je hausse un sourcil étonné. Comment a-t-elle pu savoir d’un simple coup d’œil alors que mon corps entier est caché et que même sans mon masque on me prend pour une vivante. Intrigant...  Sa demande m’oblige à faire patienter Kron et je n’aime pas ça, mais soit, elle mérite le droit de se venger à sa façon après tout. Je hausse donc les épaules tout en rangeant mon arme, consciente qu’elle est venue pour lui et non pas pour le défendre, donc nos objectifs convergent, en quelque  sorte.

- Ma seule volonté est de l’achever, je me fiche de ce que vous lui dites ou faites du moment qu’il reste en vie. Quant à l’argent, je m’en contrefiche, prenez le donc si vous le voulez. Par contre j’assiste à la conversation, c’est non-négociable. Je saurai vous arrêter si vous allez trop loin.

Je jette un œil méprisant à l’homme allongé au sol et secoué de tremblements avant de tourner le regard vers Samaléone.

- Mais je vous laisserai lui faire ce que vous voulez en dehors de le tuer. Et après nous pourrons discuter si vous le souhaitez, bien que je doute que cela soit très passionnant pour vous.

Ignorant superbement la femme qui reste prostrée dans un coin de la pièce, je suis donc la (jeune ?) femme dans l’autre pièce où elle tire son frère avant de l’installer de force sur l’une des chaises. Je m’adosse au mur en face, croisant négligemment les bras, attendant le début d’une conversation qui risque d’être très intéressante. Kron avait-il prévu ce dénouement et souhaitait-il que je rencontre cette personne en particulier ? Possible, après tout je ne peux espérer comprendre ce qu’un dieu a en tête. Mais si c’est le cas, alors il me faut découvrir qui elle est pour avoir une chance de comprendre ce que Kron attend de moi.
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Lun 14 Jan - 16:26










Samaléone attacha on frère et lui lia les pieds et les poings à la chaise. Ils se trouvaient dans une sorte de salle à manger.

Samaléone : « Une tasse de thé peut être avant de commencer Atelstan ? »

Elle fouilla dans un placard et lança à la tête de son frère une tasse en porcelaine. Celle-ci se brisa sur sa tête en lui infligeant une longue coupure sur la joue.

Samaléone : « Oups il n’y en a plus. »

Elle farfouilla ensuite dans la pièce voisine et reviens avec une bouteille d’eau et un paquet de sel.
Elle se calma d’un coup et prit une lente inspiration.

Samaléone : « Vois-tu…mon frère. Après m’avoir battu à mort. Mon corps a été jeté dans un fleuve. J’ai dérivé puis j’ai fini dans la mer et les abysses. Dans les profondeurs les plus noires de l’océan. »
Elle versa le paquet de sel sur le crâne du cadavre de son père, lentement. Les grains s’infiltraient dans la carcasse, rebondissaient autour de la chaise.
« Là, dans le froid de la mort quelqu’un ou quelque chose à décidé que mon heure n’était pas venue » elle jeta le sachet vide et vida doucement la bouteille d’eau sur le mort.  « Et je suis revenu changé en gorgoroth sur une plage. Combien de temps avais-je passé dans l’eau ? Combien de temps en ai-je passé ensuite sur mon bateau ? Des années…durant. J’ai donc acquis quelques., faculté… »

Elle sortit sa dague-stylet d’un revers de sa poche.

Samaléone : « Ce qui vient…

Elle s’approcha du cadavre

Samaléone : …de l’océan…

Elle arma son bras

Samaléone :  …et que je tue…

Elle frappa à l’emplacement du cœur

Samaléone : …reviens sous mes ordres »

Un silence glacial se fit entendre, après le bruit écœurant qu’avait fait la lame dans le corps. Atelstan ne comprenait pas ce qui se passait et plissa les yeux en direction de son défunt père. Le corps s’agita, se mit à trembler et la gueule béante du cadavre hurla comme s’il revenait des enfers.
C’en était trop pour Atelstan, il hurla de terreur et une odeur d’urine emplit la pièce.

Samaléone : « Bonsoir, père »

Cadavre : « QUE MA TU FAIS ?! tu devais être morte. Ta folie t’empêche-t-elle aussi de mourir ?»

Samaléone : « C’EST MOI QUI POSE LES QUESTIONS » elle frappa le squelette au visage.

Celui-ci contre toute attente gémit de douleur. Il redressa son crâne et regarda de ses orbites vides les deux personnes assises en face et à côté de lui.

Cadavre : « Non, Marianne…tu n’as donc aucune limite ?! Je vois que l’apparence de gorgoroth te va à merveille » . Dit-il en essayant de la blesser.

Samaléone : « Pourquoi avoir stoppé l’envoie des fonds à l’Asile ? »

Cadavre : « Tu étais la honte de la famille, rien ne pouvait te soigner. J’ai abandonné les recherches après 5 ans de dur labeur. Je devais m’occuper des autres et de la famille. Tu n’en faisais plus partie. Ce qui t’est arrivé est entièrement ta faute tu as tué un des gardes. Ils avaient donc mon accord pour réagir en conséquence. »

Le frère ricana doucement. Aux bords de la folie.

Atelstan : « Et bien alors ma sœur, on pensé que son père adoré n’était pas au courant ? Qu’il avait pleuré ta disparition accidentelle ? »

Samaléone tourna lentement la tête dans sa direction.
D’un même geste elle arracha une des côtes saillantes du cadavre de son père et la planta dans la cuisse gauche de son frère.
Le père et le fils crièrent de douleur à l’unisson.

Cadavre : « Tu n’es pas ma fille ET TU NE LA JAMAIS ÉTAIS »

Samaléone se leva brusquement, sortit son étrange arme à feu et la colla dans le crâne de son père…et appuya. Une détonation sourde se fit entendre. 2 coups sur 3. Le crâne explosa en plusieurs morceaux et le corps redevint inanimé. Elle ramassa un débris d’os et le rangea dans sa poche. Se tournant vers son frère elle le libéra et la balança au pied de l’étrange assassin.

Samaléone : « Fais-toi plaisir »

Elle prit ensuite le cadavre de sa mère et lui caressa doucement les cheveux. Elle le déposa lentement à terre. Et avec des allumettes elle mit le feu à plusieurs endroits de la pièce. Elle regarda pensivement les flammes faire leurs chemins.

Le feu commençait à dévorer la pièce et à se propager aux autres quand elle se retourna vers l’autre gogoroth.

Samaléone : « Tu aimes la mer ? »
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Lun 14 Jan - 19:22

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la conversation est intéressante. D’un certain point de vue. Je ne sais pas ce que je préfère. Le moment où elle rend vie à son père pour lui hurler dessus ou celui où elle lui brise une côté pour poignarder son frère avec… très créatif il faut l’avouer. Elle a donc un pouvoir de contrôle sur les créatures qu’elle tue en mer. En voilà une surprise. Comme convenu elle libère son frère et me l’envoie, juste après avoir fait sauter le crâne de son père avec une arme qui a fait un bruit monstrueux. Je n’avais jamais rien vu de tel et je préfère ne pas en être victime, je ne pense pas survivre à un truc pareil.

Mon regard se pose alors sur ma cible qui, l’entrejambe humide à cause de la peur, se tient la jambe en sanglotant. Répugnant. Je m’accroupis face à lui et il se fige. Pauvre homme, mon masque et mes yeux seront la dernière chose qu’il verra. Enfin, c’est toujours mieux que de mourir à cause de l’incendie que Samaléone s’applique à allumer dans la pièce. D’un mouvement vif, je tire une dague et tranche la gorge de ma cible en prononçant mentalement une prière à Kron. Il ne souffre pas très longtemps avant de s’effondrer et lorsque je me relève, Samaléone me regarde en me posant une question à laquelle je ne m’attendais pas.

- Tu aimes la mer ?

Je reste quelques secondes à la regarder pour déceler si elle sérieuse ou non. Visiblement elle l’est, mais l’incendie derrière commence à se propager. Et le feu est bien une des choses dont je suis sûr que je mourrai définitivement cette fois.

- Si ça vous va on voit ça une fois qu’on a quitté cet endroit, d’accord ?

Je range ma dague après l’avoir essuyé négligemment sur le corps de ma victime et m’étire avant de sortir de la pièce. Samaléone et moi quittons donc le manoir tranquillement, ignorant les cris et les gens qui courent pour échapper à l’incendie. Vu la vitesse de ce dernier, personne n’en mourra je pense. Le fait d'apercevoir la servante et le fils, que j’avais aperçu en train de batifoler, sortir du manoir me confirme dans mon hypothèse.

Samaléone et moi quittons donc le manoir tranquillement, passant par la porte d’entrée pour une fois. Je fais un léger détour pour récupérer mon sac une fois le portail du manoir franchi, puis em tourne enfin vers elle. J’enlève mon masque pour qu’elle voit enfin mon visage et commence enfin à répondre à sa question.

- Alors pour vous répondre, je n’ai jamais quitté la ville. J’y suis née, j’y suis morte, j’y ai ressuscité et je m’y venge. Je ne me suis que rarement éloignée, et pas plus de quelques jours de marche. Donc…. Je n’ai jamais vu la mer, j’ai vaguement entendu ce que c’était, rien de plus.

Tout en marchant, je lui pose à mon tour quelques questions. Après tout c’est la première Gorgoroth que je rencontre et elle ne semble pas agressive envers moi donc autant essayé de créer une relation amicale. Ou au moins éviter de s’étriper joyeusement vu nos caractères respectifs.

- Qu’est-ce qui vous a amené si loin de la mer d’ailleurs ? Si vous avez attendu autant de temps ce n’est sans doute pas simplement pour tuer votre frère.  Vous connaissez d’autres personnes comme nous ? Vous êtes la première que je rencontre. Et comment vous avez su au juste ? Je fais de mon mieux pour ne pas paraître… morte et cela fonctionne, donc je suis curieuse.
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Mer 23 Jan - 16:39

Samaléone : « Jamais ! Incroyable il faut que je vous emmène un jour. Vous verrez c’est magnifique et puis en étant mort on peut faire plus qu’explorer l’océan par dessus, mais aussi par-dessous ».

Elle se mit à rire.

Samaléone : « Ah bah en voilà une bonne question. Je devais régler quelques affaires dans le coin. Et comme ma famille vivait ici j’ai profité pour faire un petit détour, pour une visite amicale. Je n’avais pas vraiment prévu de venir ici maintenant. Mais il fallait bien que le fasse un jour. Donc me voilà ici ce soir. Pour vos autres questions, je suis le capitaine de « Vaisseau scarifié » et j’ai un équipage complet constitué de gorgoroth. Pas aussi charmante que vous, mais très attachant quand même. Je vous ai repéré à l’odeur. Autant d’années à naviguer avec les morts ça vous marque le nez. Puis votre poitrine ne se soulève pas, preuve que ou vous êtes morte ou championne d’apnée. »

La maison brulée toujours derrière elles.

Samaléone : « Si vous voulez on peut aller faire un tour et discuter de tout ça plus calmement ailleurs ? Avais-vous une cape ou quelque chose ? Je crains que la mienne ait servi à allumer ce joli feu. Je serais pour aller prendre un bon verre de n’importe quel alcool. Ces événements m’ont laissé las »
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Sam 26 Jan - 2:00

Je souris face à la proposition de Samaléone

- Si l’occasion se présente pourquoi pas, j’ai tout le temps de voyager maintenant.

La suite me laisse à la fois perplexe et amusée. A l’odeur ? J’ai tellement les sens altérés que ça ne me serait jamais venu à l’idée. J’imagine que chaque Gorgoroth à ses propres particularités. Et elle visiblement ne perd pas ses souvenirs au fur et à mesure…. Troublant. Je hausse les épaules face au compliment et réponds avec un petit sourire en coin.

- Je ne suis pas charmante, j’estime juste ne pas avoir d’intérêt à vous tuer. Plus sérieusement, je vous prête ça, c’est une couverture, désolé je n’ai pas de cape, mais c’est mieux que rien. Et si vous voulez aller en ville, je connais une taverne, c’est là que je mets au point mes… activités. On y sera tranquille. Enfin sauf si des types viennent nous ennuyer, ce qui va probablement arriver, morte ou pas, il me considère quand même quand une femme suffisamment jolie pour me mettre dans leur lit.

Je fais donc signe à mon homologue morte de me suivre et nous partons en ville en discutant joyeusement. Elle me raconte son histoire, je lui raconte la mienne et ce que je fais de mes journées, à savoir tuer mes bourreaux, ce qui a l’air de beaucoup l’amuser. Nous arrivons à la taverne en début de soirée, heure à laquelle les poivrots sont rares mais où les hardiesses sont persistantes. Je sens déjà quelques regards, ce qui a le don de m’énerver. Je commande à boire après avoir demandé à Samaléone ce qu’elle voulait et nous prenons une table.

Une joyeuse musique se fait entendre et le brouhaha est encore léger comparé à certains soirs, ce qui n’est pas pour me déplaire. Je verse du miel dans ma boisson sous le regarde de la pirate, souriant.

- Je mets du miel partout, ne soyez pas surprise, c’est le seul aliment qui ait un goût appréciable pour mes papilles. Alors, racontez-moi un peu la vie de pirate, ou aventurière des mers, j’avoue être curieuse.

Je sirote donc ma boisson, appréciant le goût sucré sur ma langue tout autant que les bulles qui pétillent. Qui aurait cru que j’en viendrais à boire une bière dans une taverne mal famée avec une pirate après avoir tuer son frère ? Certainement pas la moi d’avant en tout cas. Ni même moi jusqu'à hier soir au final. Une bien étrange journée.
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Mar 29 Jan - 17:41




Samaléone ne se fit pas prier et après avoir commandé une bouteille de vin qu’elle attaqua directement au goulot elle se mit à narrer les aventures auquel elle avait fait face lors de ses pérégrinations. Ssamaléone bien cachée sous sa couverture était étrangement heureuse de pouvoir discuter plus ou moins normalement sur terre dans une auberge. Les aventures en mers sont longues et la mort comme seul compagnon n’est pas souvent drôle.

Elle en est à sa 5e bouteille quand son discours se fait encore plus vif et riche en détail. Il lui faudrait encore quelques bouteilles pour commencer à ressentir les effets de l'alcool, un des avantages à être morte. D’autres clients ce sont rassemblait autour de Samaléone et Ylive. Là la capitaine continue de narrer ses péripéties. À grand renfort de gestes et d’éclat de rire. La gorgoroth est déchainée. Elle se retrouve debout sur la table sa dague dégainée et mime un de ses combats contre un crabe géant.
La foule est captivée par ses exploits quand tout à coup la couverture glisse des épaules de Samaléone dévoilant sa vraie nature.

Un grand silence se fait et les rires s’éteignent brusquement.

Samaléone regarde de travers la foule et sourit.

Samaléone : « Oups »

Foule d’ivrognes : « La Dévoreuse ! »

Capitaine de la garde éméché : « 1000 dias à qui l’attrape ! »

Samaléone : « Ben voyons… »  Elle dégaina Colère dans un éclaire et tira au plafond.

Samaléone : « Comme ça on est équitable, bande de larves » puis elle sauta de la table et la renversa.

C’était le signal de départ des animations de soirée de ce genre d’établissement. Le groupe de musicien au fond de la salle commence à jouer un air plus entrainant pour donner du courage aux fiers combattants imbibés d’alcool.

Une chaise vola d’un coin de la taverne et atteignit Samaléone dans le dos. Elle se retourna et répliqua avec deux bouteilles de vin vides. La foule assez éméchée décida aussi d’en profiter pour régler différents comptes. Tout le monde se frappait à l’exception du groupe de musique et du tenancier. Ylivi qui était encore assise à table (table qui avait entre-temps volé à l’autre coin de la pièce) n’en revenait pas à quel point Samaléone était un aimant à problème.

Cette dernière était au milieu du bar dans la foule et affiché un grand sourire. Son corps que bien pourrit conserver une souplesse et une force étonnante. L’ivrogne à qui elle avait pété le nez en était témoin. Elle avait ramassé un pied de chaise et était apparemment décidée à reforger le casque du capitaine de garde qui avait lancé l’assaut. Sa sculpture faite elle battit en retraite jusqu’à l’escalier qui menait à l’étage. Elle se baissa à temps pour esquiver une bouteille de vin qui éclata au-dessus d’elle et laissa une tâche rouge sur le mur.

Samaléone : « HEY c’était un 12 ans d’âge ! »

Elle monta 4 à 4 les escaliers et s’élança dans le vide. Elle s’agrippa au lustre de la taverne et finit les deux pieds joints sur le tireur à la bouteille de vin. Elle se fraya ensuite un chemin vers Ylivi en prenant la pause elle lui tendit une main et dit :

Samaléone : « Si mademoiselle veut bien m’ac…»

Elle se fit plaquer par un client de la taverne. Ils roulèrent sur le sol, mais Samaléone fut debout avant lui et elle l’agrippa par la chemise et la ceinture et le balance dehors par la fenêtre. Elle retourna vers Ylivi

Samaléone : « Si mademoiselle veut bien m’accorder cette danse ? »

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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Mer 30 Jan - 18:36

Attablée, j’écoute avec un léger sourire les aventures de Samaléone, une bouteille d’hydromel à la main. Elle a l’air ravie de pouvoir parler de ses exploits et aventures avec quelqu’un et son entrain attire les regards puis les gens s’approchent et semblent apprécier ce qu’elle raconte. Alors qu’elle mimait un combat contre je ne sais quelle créature exotique en montant sur la table, sa couverture glisse de ses épaules et la foule se fige, médusée. L’air légèrement embêtée de Samaléone me fait pouffer de rire tant les visages des gens montre le choc qu’ils ont subi. Puis tout part en vrille. Un type l’appelle « La Dévoreuse », le chef des gardes lance une prime et une bagarre générale se lance. Samaléone renverse la table et j’ai tout juste le temps de prendre ma bouteille en main avant qu’elle ne rejoigne le sol.

Un sourire amusé étire mes lèvres lorsque les musiciens décident de jouer un air pour motiver les poivrots dans leur activité et j’observe Samaléone évoluer parmi la cohue, la voyant écraser le casque d’un pauvre garde avec un pied de chaise. Un type à gros nez vient m’emmerder en me sautant dessus mais il reçoit mon pied sur le nez et s’effondre au sol, faisant un parfait repose pied tandis que, toujours assise, je sirote ma boisson. J’entends la voix de Samaléone dominer le tumulte plusieurs fois avant de la voir débarquer près de moi. Elle ouvre la bouche et se fait plaquer magistralement au sol. Mais le pauvre inconscient se fait joliment éjecter par la fenêtre dans un magnifique vol plané et Samaléone, après s’être éclaircie la gorge, tend de nouveau une main avant de parler.

-  Si mademoiselle veut bien m’accorder cette danse ?

J’examine ma bouteille presque vide, la termine d’une traite et me lève en assommant un type qui approchait en vociférant, lui éclatant la bouteille sur la tête, sans même lui accorder un regard.

- Avec plaisir gente dame.

J’empoigne ma chaise et la lève au-dessus de ma tête avant de l’écraser sur le dos d’un pauvre hère qui essayait de récupérer une bourse au sol. La chaise vole en éclat et je récupère la bourse en lançant un clin d’œil à Samaléone. Un tabouret passe entre la pirate et moi et je lui souris.

- Je m’occupe de ce coin là et toi de l’autre ? On se retrouve au milieu.

Je m’élance, prenant appui sur le dos d’un homme pour passer au-dessus d’un groupe avant d’atterrir sur le bar après une pirouette aérienne. Avec un sourire malsain, je saisis un tonnelet derrière le bar et l’envoie sur la tronche de l’impudent qui a lancé le tabouret et donne la bourse au tavernier.

- Je vous achète … un peu de tout !

Il me regarde d’un air bizarre mais je bondis sur un des soiffards et, l’attrapant par la tête, la lui écrase contre une table, brisant celle-là en deux.

- Oh…  pas super solide.

Quelques bouteilles volent dans ma direction, heurtant un garde qui s’effondre lamentablement, lancées par un groupe de cinq hommes qui me foncent dessus en une synchronisation… douteuse. J’empoigne le type que je viens d’assommer et imite Samaléone en le leur envoyant dessus, en fauchant quatre et assommant le cinquième avec les restes de la table. Finalement ce n’est pas si mal ! Un large sourire s’épanouit sur mes lèvres tandis que j’observe la cohue qui, malgré de nombreux assommés, ne faiblit pas. L’un des musiciens à même sortit un deuxième instrument pour pouvoir se battre avec un poivrot qui lui avait cherché des noises.

Repérant Samaléone, je me rue vers elle, donnant un coup de genoux par ci, un croche- patte par là. Je ramasse un tabouret auquel il manque deux pieds et me rapproche de la pirate avec un sourire, tabouret sur l’épaule. Je grimpe sur un énorme type qui veut visiblement s’occuper de la Dévoreuse, lui sautant sur les épaules avant de lui écraser le tabouret sur le front. Il chancèle et s’effondre sur le ventre. Cela attire l’attention de Samaléone qui se retourne vers moi. Je lui souris en lui faisant un signe, assise sur le dos du colosse assommé avant de hurler par-dessus le bruit provoqué par tout ce bordel.

- Il y a des tonnelets derrière le bar ! Ça te tente ?
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Dim 10 Fév - 18:08



Samaléone : « Ah bah lance en un pour voir »

Ceci fait Samaléone s’applique et vise la tête d’un des pugilistes. Le tonnelet s’écrase sur son crâne avec un bruit mate et la bière qui étais dedans coule à flot autour de lui.

Samaléone : « Essaye de faire mieux »

Ylivi s’essaye à son tour et lance en cloche un tonnelet de vin. L’objet effectue une superbe parabole dans les aires avant d’assommer deux ivrognes dans une gerbe de liquide aviné.

Une coalition se forment contre les deux gorgoroths qui ce sont abriter derrière le couloir. Au moment de l’ultime assaut du bastion improvisé Samaléone attrape Ylivi par le bras et l’emmène par une trappe dans la cave de la taverne. Ils sont suivis par plusieurs assoiffé et Samaléone les défies avec un gourdin qui n’est rien d’autre qu’un gros jambon qui était suspendu dans la pièce.

Samaléone : « CHERCHE UNE SORTIE, je m’occupe de ces messieurs, en arrière ! capitaine pieds de porc et moi on vous défie »

Ayant trouvé une sortie Ylivi fait signe à Samaléone. Cette dernière achève le dernier combattant d’un coup de capitaine pieds de porc et le lâche à regret. Elle récupère deux bouteilles de vin au passage et s’enfuit à la suite d’Ylivi. La bouteille à la bouche elle lance l’autre à la gorgoroth.

Samaléone :
« Réflexe !  Bon on va où maintenant ? »

A ce moment là les portes de la taverne Samaléone : « s’ouvrent et l’intentions des personnes qui en sortent et de continuer les festivités.

Samaléone : « Ils ne savent pas s’arrêter, c’est dingue. Vite suit moi »

Elle entraine Ylivi à sa suite et ils se dirigent dans les profondeurs de la ville. Bifurquant d’un coup dans une ruelle Samaléone se met à courir. Elle avait aucune idée d’où ils allaient mais c’était le dernier de ses soucis. Repérant une charrette qui montai au petit trot elle dérape sur les
pavés et l’indique du doigt à Ylivi.

Samaléone : « Vite ! on va aller plus vite grâce à cela. »

Une fois discrètement installé à l’arrière elles prennent le temps de finir leurs bouteilles respectives. Et attendent que les choses se tasse en ville. La charrette monte et arrive en face du palais royale

Samaléone : « On continue la soirée ? »

N’attendant même pas la réponse elle se dirige vers l’enceinte de l’établissement. Soudain Samaléone se fige avant de franchir les murailles. Elle renifle plusieurs fois. Dans le silence le plus complet car ses poumons sont hors d’usage depuis des lustres.

Samaléone : « Hey mais ça sent la poudre à canon »

Comme un limier elle se dirige instinctivement dans la pénombre de la nuit qui est tombé depuis plusieurs heures. Elles arrivent enfin devant un long bâtiment ressemblant à une grange. Plusieurs barils sont entreposés le long du mur sous des bâches pour les protéger des intempéries courantes dans la région. Le bâtiment est sans nulle doute la réserve de poudre noire.

Samaléone : « J’ai une idée… » souffle t’elle avec un sourire. Tu aimes les feux d’artifice ?
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Mer 13 Fév - 13:52

Visiblement l’idée de lancer des tonnelets enchante Samaléone qui commence donc à en jeter un sur un type qui se le prend en pleine figure dans un bruit écœurant. Elle me met au défi de faire mieux et, avec un regard hautain, je prends un tonnelet et le lance, créant une superbe parabole qui va assommer deux ivrognes plus loin. Je la regarde avec un sourire narquois.

- On dirait bien que j’ai gagné, j’en ai eu deux.

Alors que je commence à me moquer de Samaléone qui se renfrogne, une dizaine de gars nous assiègent derrière le comptoir. Visiblement nous sommes bien trop douées pour ces idiots qui ne parviennent pas à nous vaincre. Alors que je m’apprête à leur sauter dessus histoire d’ajouter un liquide rouge carmin à celui, bordeaux, qui commence à recouvrir le plancher, la pirate m’entraîne dans la cave pour que l’on puisse s’enfuir. Samaléone s’empare d’un jambon et commence à assommer les quelques récalcitrant qui tentent de nous empêcher de quitter les lieux, me hurlant de trouver une sortie. J’avise une trappe cadenassée. J’explose le cadenas sans difficulté étant donné son état déplorable et hurle à Samaléone de se bouger les fesses pour qu’on sorte d’ici.

Elle opine, achève un adversaire avec le jambon qu’elle surnomme « capitaine pied de porc » et me lance une bouteille de vin que j’attrape au vol. Je regarde la bouteille, sûre de ne pas la boire étant donné le goût déplorable de ce genre de truc. Le tunnel mène à un petit escalier et nous fait rejoindre la rue par un autre accès. Sauf que les types semblent déterminés à nous poursuivre et Samaléone m’entraine avec elle, nous installant à l’arrière d’une charrette après avoir discrètement grimpé à l’intérieur de celle-ci. Son ton enjoué me fait sourire et, remettant mon masque, j’acquiesce.

- Allez, on continue !

La charrette remonte lentement la pente et arrive bientôt au Palais Royal que je fixe d’un œil dubitatif. Pas sûre que ce soit une bonne idée d’aller là. J’ai beau avoir rencontré le Roi, y mettre le chaos serait une idée stupide. Mais Samaléone a visiblement d’autres projets et, après avoir reniflé tel un petit chien cherchant une odeur familière, elle affiche un visage ravi en parlant de poudre à canon. Je la suis tandis qu’elle semble remonter la piste et avise un grand bâtiment protégeant de grand tonneau recouverts de bâches.

Le sourire qu’elle affiche en se tournant vers moi me fait rouler des yeux. Elle ne va quand même pas… ah bah si. Un feu d’artifice, évidemment. Bon sang elle est complètement cinglée… Je lui pose une main sur l’épaule.

- D’accord mais JE me charge de ramener les tonneaux, tu es trop… visible. Attends-moi là et pas un bruit, on fera un feu d’artifice une fois loin des regards, pas la peine de se mettre toute la ville à dos, j’habite ici moi, j’aimerais ne pas avoir la garde aux fesses ensuite.

Je lui fait signe de se planquer et fonce vers le bâtiment sans faire de bruit, allant de zone d’ombre en zone d’ombre, avisant et évitant les gardes peu attentifs. J’en étouffe un pour faire bonne figure et m’approche des tonneaux. Il y en a une bonne quinzaine ici, protégé par une bâche fixée au sol. Je tranche la bâche et plante une dague enchantée dans le sol. Je ramène ainsi un premier tonneau, fait un clin d’œil à la pirate et me téléporte près des tonneaux avant de reprendre la dague et de lui en ramener un deuxième. Je lui propose une idée avec un large sourire et une voix caricaturale.

- Il y a une petite maison abandonnée depuis un moment qui ne demande qu’à être rénovée, mais personne ne veut s’en occuper pour el plus malheur des pauvres riverains. Je propose que Samaléone et Ylivi, expertes en démolition de faces et de façades s’en chargent, qu’en dis-tu ? Et dans notre grande bonté, nous ne demanderons pas de paiement pour notre travail pourtant épuisant, ce serait un crime envers la postérité.

Tout en nous rendant vers notre cible en portant chacun à tonneau, je ne peux m’empêcher d’être curieuse.

- Comment tu fais ? Pour sentir je veux dire. J’ai presque plus aucun odorat ni aucun goût depuis que je suis morte. Soit il faut que l’odeur soit très forte ou qu’elle soit liée à quelque chose de particulier pour que je la perçoive. Mais toi tu renifles de la poudre noire entreposée dans des tonneaux, c’est assez impressionnant.
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Dim 17 Fév - 17:16

Démolition





Lorsque Ylivi disparait puis réapparait comme par magie Samaléone ne peut s’empêcher d’être surprise. Elle possède donc des sorts de téléportations. Ça doit être rudement pratique. Perdue dans ses pensées Samaléone s’imagine téléporter le Vaisseau Scarifier de la même façon. Enfin équiper de leurs tonneaux elles se dirige vers le bâtiment à exploser. Ylivi pose une question assez intéressante.

Samaléone : « Je n’en sais pas plus que toi, la mort affecte les gens de bien des manières. On est tous morts, mais mon équipage et moi sommes chacun unique à notre façon. Certain vont avoir le goût d’autre non ou encore le toucher. Pour ce qui est de mon odorat, je ne sais pas. L’air marin sans doute. Ça dégage les poumons ! »

Elles arrivèrent en face de la bâtisse. Samaléone se planta devant la porte et la défonça d’un coup de pied. La porte à demi pourrîtes céda facilement. Une fois à l’intérieur elles prirent les tonneaux et se mirent à verser leurs contenus un peu partout. La maison était petite. Une pièce principale de 15 mètres carrés et un étage de la même taille. Probablement un ancien entrepôt ou un bureau à l’abandon. Samaléone s’amuse à tracer des cercles avec la poudre de plus en plus petits. Jusqu’au milieu de la pièce puis elle effectue la même opération dans les escaliers et à l’étage du dessus. Elle relie le tout avec une ligne de poudre. Elle dispose ensuite comme si elle avait fait ça toute sa vie des morceaux de bois ou de meubles et autres matériaux facilement inflammables à proximité des longues trainées noires.

Lorsque les deux gorgoroths terminent de répartir la poudre, il reste la moitié de la poudre dans chacun des tonneaux. Elles les placent dans la cheminée. Samaléone condamne cette dernière et récupère tout un tas d’objets pour en recouvrir les deux tonneaux.

Samaléone : « Ça fait comme de la grenaille après c’est rigolo. Bon maintenant… »

Elle sort Colère et tire sur le début de la traînée de poudre.

Samaléone : « LA DERNIÈRE DEHORS EST RE-MORTE AHHAHAH ! »
Elle se précipite sur la porte dans un éclat de rire.



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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Jeu 21 Fév - 3:06

A quel point Kron intervient-il dans la mort et dans la non-vie des Gorgoroths ? Est-ce lui qui a choisi que je ne sente rien, que je perde mes souvenirs ? Mais pourquoi dans ce cas Samaléone n’est-elle en rien affecté par les mêmes symptômes ? Sa réponse me tire une moue dubitative. Si nous sommes tous uniques, simplement liés par la mort, est-ce que le fait d’avoir été ressuscité à un sens au final ? Je soupire en entraînant la pirate vers la maison. Je n’aurais pas dû poser cette question, ça ne fait qu’en créer d’autres dont les réponses me sont inconnues et ne m’aident pas.

Le bruit de bois brisé lorsque Samaléone défonce la porte d’un coup de pied me tire de mes pensées et je l’aide à verser la poudre, sans comprendre son exaltation. Elle y met un soin tout particulier, comme un artiste créant son œuvre funeste. Au moins on peut dire qu’elle apprécie sa vie actuelle, elle ne se prend pas la tête, agissant comme elle l’entend sans se poser de question. Ou peut-être le faisait-elle au début, elle m’a dit que cela faisait longtemps qu’elle était morte. Finirais-je ainsi un jour moi aussi ? A moitié cinglée et désirant el chaos avant tout ? Cela ne m’enchante guère et je compte bien ne pas en arriver là de toute façon.

Je la laisse finir les préparatifs, la regardant entasser des matériaux le longs des trainées de poudre. Elle parle de « grenaille », quoique cela puisse vouloir dire. Je la vois sortir son étrange pistolet et tirer sans sommation sur la poudre qui s’embrase. Je la regarde d’un air incrédule tandis que le feu se propage, suivant la trainée. Un large sourire s’étale sur son visage et a voilà qui court vers l’extérieur en hurlant de rire. Je la laisse me dépasser sans bouger, sort une dague et la lui lance dessus, la touchant à l’épaule avant de me téléporter, l’écrasant au sol en ricanant.

- Il faut être plus malin que ça !

Je me relève et, l’empoignant par le col, je la jette dehors avant de courir pour m’éloigner de la maison. Avisant un muret non loin, je saute par-dessus pour m’y abriter et Samaléone m’y rejoint avec un grand sourire. Elle s’apprête à dire quelque chose lorsqu’une impressionnante détonation nous vrille les tympans. La maison vole en éclat, projetant des centaines de débris à la ronde qui retombent en une pluie éparse mais dangereuse.

- Tout compte fait c’était un peu la pire idée…

Un morceau de mur s’écrase à ma droite, défonçant en partie de le muret qui nous sert d’abri. Lorsque les derniers débris retombent, je regarde le résultat. La maison est complètement détruite, par un mur ne tient debout et toute la zone est jonché de gravat. J’ai un petit rire.

- Oh je n’aimerais pas être celui qui va devoir nettoyer tout ce bordel. Par contre, faut qu’on bouge, on est trop facilement repérable. Je connais un coin sympa, suis-moi.

Pas vraiment un coin, mais plutôt un pigeonnier. J’y vais souvent, il y a une vue assez dégagée de la ville et j’apprécie regarder le soleil se lever de là. L’entrée est barré mais ce n’est pas un problème pour moi et nous pénétrons à l’intérieur avant de grimper au sommet, puis sur le toit ou je m’allonge face à l’est.

- Cela t’arrive de regretter ? De regretter d’être revenue ?
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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Lun 25 Fév - 12:09






Elles étaient toutes les deux dans le pigeonnier. Elles avaient bien rigolé à la suite de la destruction du bâtiment. Elles contemplaient, les jambes dans le vident, la lumière du jour se lever sur la ville. Personne ne parla. Elles profitèrent de ce moment de calme après toutes ces aventures. Ylivi rompit alors le silence et posa une question à Samaléone.

Celle-ci ramena ses jambes et les enserra de ses bras comme une petite fille. Et posa sa tête sur ses genoux. Un long moment passa avant qu’elle ne réponde.

Samaléone : « Je ne sais pas… Je suis morte, car j’étais malade et je le suis toujours. J’étais destinée à devenir une artiste ou à reprendre l’affaire de mes parents puis d’épouser un gentilhomme et mener une vie normale. Avoir des enfants, les voire grandirent et avoir des enfants à leurs tours. Puis je serais morte durant une douce nuit d’hiver entouré de ceux que j’aime. Mais le destin à changer ma vie. La mer était la seule chose qui pouvait m’apaiser quand j’étais à l’asile. Je passais toutes mes promenades en bords de mer à la contemplait. Quand je suis morte, je ne sais pas pourquoi, mais je me suis retrouvé au milieu de l’océan dans les abysses. Là quelqu’un ou quelque chose à décidé que je devais vivre encore. J’ai décidé de dédier ma vie à la mer et ça je ne le regrette pas. Il y a tant de choses à voir et à faire. Des animaux fantastiques, des lieux incroyables. La tranquillité des océans est la seule chose qui m’apaise. Je passe des heures au fond de l’eau à explorer, noter, documenter. Mais un jour quand j’aurais tous vu tout fait et sortit un livre avec tous mon savoir je mettrais fin à mes jours. Je retournerais à l’océan. Je n’aspire à rien d’autre. »

Comme une conclusion à ses mots une mouette passa à côté d’elles et s’envola en direction de la mer en ricanant.

Samaléone : « Tu es gentille Ylivi je ne pensais pas que je pourrais autant m’amuser sur terre après tout ce temps en mer. Mais il est temps pour moi de retourner sur la mer. Sinon je crains que la ville ne survive pas longtemps à nos bêtises. »

Elle fit apparaitre une note et la tendis à Ylivi.

Samaléone : « Retiens cette adresse. C’est l’embarcadère que construit Thimothée depuis ma venue. Si tu as besoin de moi, va là-bas et cherche un gorgoroth dans la taverne à côté du quai. Il t’indiquera où je suis. »

Elle se releva et lui fit un sourire. Et lui tendit la main pour l’aider à se relever.



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MessageSujet: Re: La folie de la Mort   Lun 25 Fév - 23:28

Marrant comme la vie, ou plutôt la non-vie, peut se révéler ironique ou au contraire proposer des nouveautés bienvenues. Jamais je n’aurai cru m’attacher à Samaléone, mais ce qu’elle me raconte me rappelle ma propre condition actuelle. Je n’ai pas d’aspiration aussi sereine qu’elle, mais je comprends ce qu’elle essaie de faire. Nous avons toutes deux un objectifs et l’envie de continuer au-delà de sa réalisation. Qui voudrait passer l’éternité ainsi ? Seuls les vivants pourraient souhiater être éternels, car effrayé par l’inconnu de la mort. Mais nous, les morts, nous n’en avons pas peur et je serai la première à l’accueillir à bras ouvert, à rejoindre les bras décharnés de Kron lorsque j’aurai enfin tranché la gorges du dernier parjure.

- Je suis comme toi en quelque sorte. Même si ma mémoire s’efface, j’ai toujours ce besoin de vengeance quand toi tu as cette envie d’écrire et de connaître des choses sur l’océan. Le moment de ma mort est le seul souvenir qui reste parfaitement clair et lisible. Ironique pas vrai ? Alors je traque mes assassins et lorsque ce sera fait, je mettrais fin à mes jours également. Qui voudrait vivre ainsi, sans passé et probablement sans avenir, avec pour seul souvenir celui de sa mort ?

J’observe la mouette qui s’éloigne et affiche un léger sourire lorsque Samaléone dit qu’elle doit repartir sous peine de raser la capitale. Je prends la note qu’elle me tend, la lit et la range soigneusement avant de prendre la main qu’elle me tend pour me relever

- Je viendrais. Peut-être pour en finir, si les abysses sont si paisibles que tu le dis. Et puis j’ai envie de voir la mer au moins une fois, à t’entendre c’est magnifique, cela me changera des murs de la cité.

En redescendant, je me rends compte que cela me plaît, cette idée de disparaître dans un lieu où personne ne viendra me trouver, où je pourrais être en paix. Amusant comment cela n’a rien de triste à mes yeux. Au final, je suis déjà morte, donc c’est comme si je ne faisais que retarder l’inévitable en marchant ainsi au côté des vivants. Je connais au moins un homme qui serait triste à m’entendre penser cela, mais je m’en contrefiche, les vivants ne peuvent pas comprendre, seuls les morts le peuvent. J’accompagne Samaléone à la sortie de la ville, évitant les gardes et les regards, regardant le chaos provoqué par l’explosion avec amusement, rigolant derrière nos capes en imaginant la tête des types chargés de nettoyer notre merdier. Une fois sorties, je lui fait mes adieux.

- Bon et bien ce fut amusant, ça me change de la routine habituelle. Et cela me rassure de voir que j’ai une sœur Gorgoroth qui est dans la même situation que moi, j’avais l’impression de faire le mauvais choix, mais cela me réconforte.

Je lui offre un large sourire sincère.

- Rentre bien ma sœur, et évite de faire exploser l’embarcadère, je suis sûr que ce bon Roi serait très triste, le pauvre homme.

Nous ricanons toutes les deux à cette idée puis la pirate s’éloigne après un signe de la main que je lui rends avant de moi-même retourner en ville. Nouvelle journée, nouvelle possibilité. Et justement, des informations intéressantes doivent requérir mon attention. Avec un peu de chance, dans quelques jours, je supprimerais un nom de plus sur cette liste.
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