Une rencontre teintée de rouge

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An 1305 de l'ère obscure

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 Une rencontre teintée de rouge

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Ylivi
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Ylivi
MessageSujet: Une rencontre teintée de rouge   Mar 12 Fév - 23:18

Boris Nikolaï Prevengik, voilà un nom qui peut sonner fort important, et c’est le cas, mais aujourd’hui, ce porc va mourir et d’une manière bien particulière. Cela faisait un moment que je n’avais pas mis la main sur un de mes assassins et l’information m’était parvenue par un de mes contacts chez les Ladrinis. J’avais quitté le palais avec une excitation mêlée d’impatience, assurant à Thimothée que je serai prudente. Il m'a fallut plus d’une semaine pour parvenir aux terres du noble et déjà les vieilles habitudes ont repris le dessus. Fini la voix calme et posée du Palais, bonjour la voix sèche et cassante qui effraie si facilement les petites gens. A moins que ce ne soit mon attirail, mon masque ou mon armure intégralement noire. Si facilement impressionnable…

Liem trottinant à mes pieds, je m’engage sur le chemin pierreux qui mène d’un petit village de fermier à la demeure cossue du petit noble et de sa famille. Une grande bâtisse au sommet d’une colline. Je remarque rapidement que rien ne bloque la vue, pas d’arbre, pas la moindre plante, juste de l’herbe à perte de vue, comme si comte, puisque c’en était un, avait mis un point d’honneur à faire arracher la moindre petit plante qui dépassait de la pelouse. Autant dire que la discrétion allait être difficile au vu du terrain. Liem jappe doucement à mes côtés et je lui dis de rester sagement à plusieurs dizaines de la demeure et de m’attendre sagement. Le petit renard se poste donc à côté du chemin et s’assoit à côté de mon sac que je pose au sol, comme un chien qui attendrait son maître. Je ne veux pas l’exposer au danger, il est trop petit pour être d’une aide quelconque et je préfère le savoir loin des lames des gardes du comte.
Car deux gardes sont postés devant l’entrée et me regarde approcher d’un air dubitatif. Il ont un équipement de bonne qualité si j’en juge par ce que j’ai l’habitude de voir au palais, mais malheureusement pour eux, pas d’armure intégrale, seul moyen de me ralentir, tout au plus un surcot et une cotte de maille qui brille faiblement au soleil. Leurs âmes sont du blanc laiteux des Terran et d’une taille habituelle, rien de surprenant donc, ils ne feront pas le poids si les choses dégénèrent. Quand les choses vont dégénérer plutôt. En vérité j’aurai pu attendre la nuit, mais j’ai entendu des rumeurs assez horribles sur ce comte et ses hommes sont apparemment des ordures tout autant que lui. Alors je vais en profiter pour faire un peu de ménage dans tout ça. Je sens que je vais bien m’amuser. Les hallebardes des gardes se croisent pour verrouiller l’accès à la porte lorsque j’arrive devant eux, dans un geste grotesque qi me fait lever les yeux au ciel, même s’ils ne peuvent pas le voir.

Pas de salutations, pas de questions, juste un « Dégage vermine ». Fort bien… Je bondis aussitôt sur le premier garde qui se retrouve avec la gorge déversant un flot écarlate avant même qu’il n’ait pu réagir. J’étends ma magie qui prend aussitôt le contrôle du liquide vermeil qui s’engouffre dans la gorge de son voisin, l’étouffant lorsque je le solidifie pour lui bloquer les voies respiratoires. Je regarde donc les deux hommes s’effondrer presque en même temps avec une certaine satisfaction, l’un se vidant de son sang qui va ensuite étouffer le second, c’est presque poétique. Je range mon arme et fouille rapidement les hommes, récupérant deux petite bourses bien remplies que je pose à côté, j’irai les récupérer en partant.

Je pousse la porte d’entrée et pénètre dans la demeure qui semble encore plus riche de l’intérieur que de l‘extérieur. Je laisse la porte ouverte pour pouvoir parir rapidement en cas de problème et avance en fouillant chaque pièce du regard. Le rez-de-chaussée sert visiblement de quartiers des serviteurs qui, terrorisés, obéissent tous à mes ordres en vidant les lieux sans crier ou faire d’histoire. Leur loyauté va d’abord à leur vie plutôt qu’à celle d’un noble qui les traite probablement comme de la vermine, cela m’arrange. Il y a bien un garde qui traîne dans toutes ces pièces mais le pauvre était en pleine séance de nettoyage corporel et son air abasourdi lorsque je suis apparue alors qu’il sifflotait en se lavant les orteils m’a suffisamment amusé pour que je lui laisse le temps de s’habiller et le laisse s’enfuir, de la mousse encore plein les cheveux.

Après une dizaine de minutes de ce manège, répétant tout ça au premier étage, je finis enfin par tomber sur le noble et sa famille qui déjeunent tranquillement tandis que j’ouvre la porte à la volée. Ma cible, un homme bien bâti avec des cheveux grisonnants, deux hommes plus jeunes, deux femmes et trois enfants. Les deux hommes dégainent chacun une lame tandis que le reste de la famille se serrent contre le mur du fond. Et oui, toujours prévoir une deuxième sortie, là je suis devant la seule porte disponible, donc ils sont obligés d’attendre que je me décide à les laisser passer ou à tous les tuer. Mais je ne suis là que pour une personne en particulier.

- Les femmes et les enfants, dehors ! Pas de gestes brusques ou vos têtes rouleront sur la plancher avant que vous n’ayez le temps de dire « renard ». Je ne veux que Boris Nikolaï Prevengik, rien ne vous oblige à le défendre.

Les derniers mots sont surtout pour les deux hommes qui ont dégainés leurs armes et qui hésitent. Le noble lui, semble étrangement calme. Il se lève et s’approche, gardant tout de même quelques mètres de distance.
- Assassine, je suis sûr que nous pouvons trouver un arrangement. Quiconque vous paie ne le fait pas suffisamment j’en suis sûr. Je suis prêt à doubler votre prime si vous quittez cette demeure dans la minute.
Il ne peut pas voir mon large sourire narquois à cause de mon masque, mais ma réponse ne laisse guère de doute.

- L’argent ne vous sauvera pas. Je laisse juste la possibilité à ceux qui le souhaitent de vivre un peu plus longtemps. Hâtez-vous !

Les femmes et les enfants sortent de la pièce et les trois hommes restants me font face avec leurs épées. Bien, Trois contre un, enfin un combat intéressant. Le premier à tomber est le fils aîné du noble qui me charge stupidement en hurlant. Alors d’accord cela surprend au début, mais lever son épée de cette manière laisse la poitrine exposée et une dague s’y enfonce, le coupant net dans son élan. Fou de colère, ou fou tout court, les deux autres se jettent sur moi d’une manière similaire. Ma lourde chaîne reliée à ma faucille s’enroule autour de l’arme du cadet et le désarme tandis qu’une autre dague ne s’enfonce dans la jambe de ma cible qui s’effondre en gémissant. Non, au final, même en trois contre un, ils sont pitoyables. Prenant l’épée du cadet en main, je la jette dans un coin de la pièce.

- Dernière chance, vous voyez bien que vous n’en avez aucune contre moi. Fichez le camp !

Il obtempère enfin et je me retoruve seule avec ma cible qui gémit au sol, la cuisse perforée par ma dague. Je m’approche de lui et le traine par sa jambe blessée jusqu’à la table ou je l’y allonge de force, clouant ses mains sur le bois verni. Ses hurlements me vrillent les tympans mais j’en suis plutôt satisfaite. Cela faisait longtemps que je n’avais pas tuer un de ces salopards. Thimothée serait déçu s’il me voyait agir de la sorte, mais il n’a jamais compris cette partie de moi, et j’espère qu’il ne la comprendra jamais, seuls les morts comme moi peuvent comprendre. Lorsque les cris du noble se calment, je me penche sur lui.

- Bien, j’imagine que vous voulez savoir pourquoi ? Est-ce que le nom de Ylivi Balderi vous dit quelque chose ? Oh, visiblement oui. Parfait, alors je n’ai pas besoin de vous expliquer ce qu’est ceci ?

Je sors une petite fiole d’un liquide jaunâtre et je vois le visage du noble se décomposer. Apparemment il a reconnu le poison, parfait.

- Voyez-vous, il m’est difficile de me souvenir avec certitude de ce qu’il s’est passé ce soir-là, mais je sais en revanche que quelqu’un a versé le poison avant de me donner le verre qui me fit atrocement agoniser, et cette personne, c’était vous. Je vous rends donc la pareille ce soir.

Je soulève mon masque juste assez pour qu’il voit mon visage et le large sourire qui l’éclaire. Le noble blêmit de nouveau et je ricane en voyant ses yeux rouler dans leurs orbites. Je remets mon masque et vais pour verser le flacon dans sa bouche lorsque j’entends distinctement des pas en provenance du couloir. Je tends l’oreille et discerne deux jeux de sons différents, l’un lourd et métallique, l’autre plus léger et étouffé. Des gardes ? Je replace mon poison dans ma sacoche, prends mon arme et me retourne juste au moment où deux invités inattendus franchissent le pas de la porte et pénètrent dans la salle à manger. Un homme en armure au cheveux blonds coupé courts  accompagné d’une jeune fille aux cheveux et à la peau blanche et aux yeux d’une couleur fascinante. Je les étudie en silence, sondant leurs âmes grâce à la grâce accordé par Kron. Deux âmes plus puissantes que d’ordinaire, bien que cela ne soit pas  très impressionnant comparé à d’autres que j’ai pu croiser. Non le plus impressionnant c’est sans conteste la couleur verte et la forme changeante de l’âme de la jeune fille. Une Lhurgoyf donc, étonnant. Il est rare d’en croiser dans ses régions, encore plus accompagnés de Terran, ces derniers sont assez frileux à leur contact habituellement. Enfin sauf Thimothée, mais lui est un cas à part lorsqu’il s’agit d’une dame, c’en est presque affligeant parfois. Ma faucille rejoint rapidement ma main et je me plante à quelques mètres d’eux, les genoux légèrement fléchis, prête au combat s’ils font le moindre mouvement suspect.

- Si vous venez pour sauver cette ordure, je vous conseille de bien y réfléchir, parce que vous allez mourir ici. Je vous conseille donc de repartir de là d’où vous venez et de me laisser tuer ce salopard.
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Mary Kil'ci
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Mary Kil'ci
MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Mer 13 Fév - 2:58

Boris Nikolaï Prevengik. Une personne détestable d'après les espoirs que nous ont contés nos employeurs. D'ordinaire mon maître n'accepte pas ce genre de mission qui est tout simplement de l'assassinat. Mais il semblerait que les victimes des exactions de cet homme aient touchés Walter.

Nous avions donc voyagé jusqu'à ses terres. Durant le voyage le chevalier errant avaient examiné divers angles d'approches et il s'était finalement décidé pour une approche frontale. Il allait s'annoncer comme un chevalier en quête d'un toit pour la nuit afin de pénétrer dans sa demeure. Il voulait ensuite si possible l'empoisonner, sinon il m'avait chargé de trouver un moyen de tuer l'homme dans la nuit car je savais être bien plus discrète.

nous étions finalement arrivés comme prévu. Je n'ai jamais été très versé dans l'architecture mais à la taille de la bâtisse au sommet de la colline je devine facilement qu'il s'agit probablement de notre destination.
En nous approchant je me rend compte en même temps que Walter que la porte principale est ouverte et que le perron est inondé du sang de deux gardes de factions.

Nous descendons de cheval à quelques mètres de deux cadavres en armure. Avec un haussement d'épaule Walter enjambe une flaque de sang et pénètre dans la demeure en dégainant son arme. Je le suis prudemment. Je repère en passant deux bourses déposés sur le côté. Je les récupère prestement et les attaches à ma ceinture. Il n'y a pas de petit profit dans ma profession surtout avec un maître qui garde la majorité des primes pour son usage personnel. Je reste une voleuse dans l'âme après tout.

Il n'est pas difficile de retrouver notre homme puisqu'on l'entend hurler à s'en décrocher les poumons.

Nous arrivons finalement jusqu'à ce qui semble être la salle à manger du noble. Encore une fois le sang tâche le sol. L'homme que nous cherchons est cloué à une table, littéralement.

Il semblerait que son bourreau soit une femme d'environ ma taille dans une armure noire avec un masque de renard sur le visage. Son sexe est difficile à déterminer car son accoutrement est plutôt masculin. Néanmoins à en juger par sa grâce dans ses déplacements, sa petite taille et sa taille fine il s'agit sans doute bien d'une femme.

Cela m'est confirmé lorsqu'elle s'approche de nous son arme à la main et se positionne en posture de combat à quelques mètres de nous avant de nous parler :

- Si vous venez pour sauver cette ordure, je vous conseille de bien y réfléchir, parce que vous allez mourir ici. Je vous conseille donc de repartir de là d’où vous venez et de me laisser tuer ce salopard.

J'ai instantanément bondi de 3 mètres en arrière, lance en main.
Mon instinct me hurle que la personne en face de moi est dangereuse. Mes yeux se sont immédiatement mis à luire de leur lueur mordorée si particulière. Si je me laisse aller je sais que je n'aurais aucun mal à me transformer mais pour l'instant je dois rester lucide. Je n'utilise ma forme monstrueuse que dans les situations désespérés.
Après tout elle a réussi à pénétrer seule et visiblement sans dommage dans la demeure en éliminant de façon sanglante et efficace toute opposition. De plus vu la posture dans laquelle se trouve notre cible sa cruauté est évidente.
Je me concentre et je manipule mon essence divine afin de lancer simultanément mes pouvoirs en direction de Walter. Celui-ci ne se rend bien évidemment compte de rien. Il est néanmoins maintenant protégé contre les attaques directes mais également contre la plupart des formes de magies. De plus ses capacités physiques sont fortement augmenté bien que je n'ai jamais réussir à le quantifier avec exactitude. Je pense qu'il doit avoir la force de 3 hommes. Pas étonnant qu'il passe son temps à se vanter de ses prouesses au combat.
Le bémol étant que je ne suis capable de tenir ces trois pouvoirs actif simultanément qu'un laps de temps assez court. J'évite donc la majorité du temps de les utiliser tous à la fois. Mais ici même moi suis capable d'évaluer la dangerosité de la personne en face de nous.
Je me suis entraîné seule et jusqu'ici mon record avoisine les 20 minutes. De plus maintenir les trois à la fois m'oblige à me limiter à une posture d'esquive pour ne pas briser ma concentration.
Je murmure à mon maître la première idée qui me vient à l'esprit même s'il est probable qu'il y ai déjà pensé :

-Juste un doigt ça suffira...

Nous ne sommes pas là pour batailler avec une inconnue aussi sanguinaire soit-elle. Il semble qu'elle soit venu pour la même chose que nous. Pas besoin d'être d'accord avec ses méthodes pour ne pas en reconnaître l'efficacité et négocier une preuve de la mort du noble à ramener à nos employeurs.


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Walter Veldar
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Walter Veldar
MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Mer 13 Fév - 17:19

Meurtres, pillages, viols, tortures, extorsions... La liste des méfaits de Boris Nikolaï Prevengik était si longue qu'il était difficile de la rendre exhaustive. Cet homme était craint et haï de tous. En particulier les petites gens, sans défense à opposer à un noble riche et pourvu d'une garde lui obéissant au doigt et à l’œil. Ce genre de comportement n'avait, malheureusement, rien d'exceptionnel pour des nobles. Mais à un tel niveau d'ignominie, cela devenait du ressort de n'importe qui de s'occuper de ce cas.

Malgré cela, Walter avait été surpris que tout un groupe de gens, appartenant à des familles victimes des exactions du seigneur Boris, vienne le voir en désespoir de cause. Il recherchait manifestement de l'aide, de quiconque. Ils avaient tous tenus à raconter les tragédies qui les avaient frappés. Cela avait émut le chevalier. Il ne pouvait décemment rester sans rien quand ces gens vivaient un calvaire sous la coupe et la menace constante de ce misérable tyran. Toutes les valeurs de la chevalerie le poussait à accepter de s'occuper de cet homme.
Les gens s'étaient cotisés pour lui offrir un salaire. La somme récolté paraissait dérisoire mais était symbolique pour lui. Il accepta de bon cœur de neutraliser ce seigneur.

Alors qu'il réfléchissait tout haut à la manière dont il pouvait s'y prendre pour approcher le seigneur Boris, il lançait des idées en l'air. Il pourrait tenter d'entrer à la faveur de la nuit pour s'occuper de lui discrètement... Pas très chevaleresque... Mais affronter tous les gardes de la demeure n'apporterait que des complications et risquerait de l'empêcher d'accomplir sa mission.
Il pourrait l'empoisonner après avoir reçu l'hospitalité du seigneur... Encore moins chevaleresque... De plus, cela violerait les lois de l'hospitalité.

Il hésitait encore, alors que lui et son écuyère était sur le chemin de la demeure du noble. Devait-il le tuer ou le faire captif pour le mener à la justice du Roi ? Ce serait le mieux, mais le plus compliqué à faire. L'abattre comme un vulgaire assassin ? Indigne d'un chevalier... Le tuer au cours d'un combat équitable, cela serait réalisable. Mais ce genre de situation, avec ce genre de personne, était rarement possible.

Il avait quand même décider d'arriver frontalement à la demeure du comte, de demander audience et.... Et, il n'avait encore rien fixé quant à ce qu'il ferait de ce rat.

- Dépêchons, gamine, je ne voudrais pas qu'on arrive à destination pour découvrir que notre cible n'est plus là !

Ils se hâtèrent et arrivèrent finalement devant l'entrée d'une demeure affichant ostensiblement son opulence. Pas de doute, c'était bien là. Poussant son destrier au trot pour approcher du poste de garde à l'entrée, il découvrit une scène macabre. Les deux soldats chargés de surveiller l'entrée du château gisaient morts dans une flaque de sang.

- Pied à terre ! ordonna-t-il à son écuyère.

Ils descendirent de leurs montures et la jeune Mary s'occupa des les attacher à un poteau à côté de l'entrée. Walter avait dégainer son épée qu'il tenait dans la main droite, dans la gauche, il tenait sa dague. Ne savant pas ce qu'il trouverait plus avant dans la demeure, il préférait être paré à toute éventualité.
Il avança dans la demeure, assuré que son écuyère le suivrait, prête au combat. A peine avaient-ils fait quelques pas à l'intérieur, que des cris retentirent à l'étage. Ni une, ni deux, ils précipitèrent pour voir ce qu'il se passait.

Tout en montant les escaliers, ils croisèrent un homme visiblement blessé qui ne s'arrêta pas pour eux. Il était visiblement terrorisé.
Plus loin, le chevalier et l'écuyère entrèrent dans ce qui était une salle à manger pour le seigneur et sa famille. Du sang maculait le sol et les murs et un homme se tortillait, blessé. Au-dessus de lui se trouvait quelqu'un. Ce n'était pas humain, Walter le sentit au fond de ses tripes.

La chose portait un masque représentant une espèce de renard. Elle se retourna vers eux dans une posture de combat et les menaça de mort. Elle estimait que Walter et Mary arrivaient en renfort du seigneur Boris. Walter se permit un sourire.
Derrière lui, son écuyère s'était mis en position de combat et sans même la regarder, il sentit l'énergie surnaturelle qui annonçait le réveil de son monstre. La situation avait dégénéré beaucoup plus rapidement que prévu, mais cela simplifiait la situation. Il n'avait eu à tuer aucun des gardes. Mais la personne qui voulait écourter la vie du seigneur tyrannique lui posait problème.

D'instinct, Walter s'était placé en position de combat, avec son épée et sa dague. Il était fier de ses capacités à l'épée et au combat en général et possédait une vivacité qui lui permettait de surclasser nombre de combattant. Cependant, il sentait que Masque de Renard était d'une autre trempe et qu'il faudrait être extrêmement prudent.

Mary murmura quelque chose qu'il ne comprit pas distinctement. En regardant ce qui était sans aucun doute un assassin envoyé pour en finir avec l'ordure de Boris, il comprit qu'il ne voulait pas être ce genre de personne. Mercenaire ou pas, il était un chevalier et pas un vulgaire bourreau.

- Loin de moi l'idée de défendre cet homme, lança Walter. Mais il serait bien plus judicieux de me le livrer pour que je le livre à la justice du Roi. Il y a assez de preuves et de témoins des crimes qu'il a commis pour le faire condamner. Il servira d'exemple à tous ceux qui pourrait être tenté d'abuser de leurs autorité !

Il s'arrêta là, pour ne pas se déconcentrer en qu'à d'attaque surprise de Masque de Renard. Il aurait voulu ajouter que cela permettrait à toutes les victimes de se voir reconnaitre la justice officiellement et d'obtenir réparation.
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Ylivi
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Ylivi
MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Jeu 14 Fév - 14:38

J’étais sur mes gardes, ces deux-là ne semblaient pas ordinaires, particulièrement la jeune fille qui avait bondit en arrière et me regardait étrangement, ses yeux luisant. Elle était armée d’une lance et l’homme, que je supposais être un chevalier, était armé d’une épée longue et d’une dague. Rien d’inquiétant en soit. Lorsque l’homme ouvre la bouche, il m’apporte une bonne nouvelle. Ils sont là pour le noble, fort bien. La suite me plaît beaucoup moins et je hoche la tête en signe de dénégation.

- Non, cet homme va mourir ici et de ma main, ce n’est pas négociable. Il s’est déjà tiré de plusieurs procès pour meurtres et viols en soudoyant pas mal de monde, il n’est pas question que cela se reproduise.

Je me redresse légèrement, cessant d’arborer une posture agressive pour ne pas envenimer une situation que je juge déjà bien complexe. Je n’ai aucun intérêt à tuer ces deux-là et, même si je pense pouvoir m’en défaire, je n’ai pas envie de perdre du temps qui pourrait permettre à des renforts d’arriver par la suite. L’autre se met à hurler pour sa vie, demandant grâce et cela me fait lâcher un soupir de mépris, me mettant en rogne. Je l’invective sans quitter les deux autres des yeux.

- La ferme ! As-tu épargné tes victimes si elles suppliaient ? As-tu refusé de verser ce poison dans le verre de l’innocente jeune femme qui n’avait rien demandé ? Non, alors par Kron, ferme-la ou je te tranche la langue.

Il se tait, se contentant de gémir de douleur, les mains toujours clouées sur la table. J’envisage même de le laisser là pour qu’il se vide de son sang, mais il ne souffrira pas assez hélas. Je m’adresse ensuite aux nouveaux arrivants.

- Je n’ai rien contre vous, donc laissez-moi faire ce pourquoi je suis venue voulez-vous ? Et si vous parlez de la justice de Thim… du Roi, je le représente en quelque sorte, alors pas d’inquiétude.

Techniquement parlant je suis dans le vrai puisque j’ai toute sa confiance et un rang de chevalier mais bon, il n’apprécierait pas la petite séance de torture gratuite que je viens de faire subir au noble, pas plus qu’il n’approuverait l’utilisation de poison, surtout celui-là étant donné mon passif avec cette horreur. Et l’autre qui se remet à hurler, mais vers moi cette fois.

- Pitié, je ne savais pas ce qu’il y avait dans la fiole, je ne pensais pas qu’ils voulaient vous tuer. Je vous le jure. C’est Villebois qui a tout manigancé, c’est lui le responsable !

Je ne réponds même pas tellement le mensonge est pitoyable. Je sais pertinemment ce qu’a fait Villebois et je l’ai déjà tué pour cela. Etonnant comme ils ne sont pas au courant de sa mort. Il commence sérieusement à me gonfler à gueuler comme ça, encore plus lorsqu’il commence à m’insulter. Excédée, je décide d’en finir vite. Je me téléporte sur une des dagues plantées sur ses mains et lui assène un coup de poing qui lui brise le nez.

- Tu commences à me les briser menues Prevengik. Tu veux vivre ? Pourquoi vivrais-tu ? Est-ce que tu m’as laissé le choix hein ? La réponse est non, alors pourquoi je ferais un effort pour te laisser en vie ?

- Je peux… je peux dire qui sont les autres et où les trouver.

Oh, voilà une raison intéressante en effet, venant d’un lâche et d’un traître cela n’est guère étonnant… II m’en manque encore trois dont je n’ai pas réussi à mettre la main dessus ni obtenir d’informations fiables. Je ne réfléchis donc pas longtemps et reviens sur ma décision. De toute façon je m’assurerais qu’il meurt après lui avoir soutiré toutes les informations que je veux, Thimothée ayant eu la merveilleuse idée de me demander mon avis sur le sujet. Je retire les dagues qui le clouaient à la table, le faisant couiner, avant de le pousser du pied, le regardant s’effondrer au sol avec un regard chargé de mépris. Je me tourne ensuite vers les deux autres.

- Bien, il semblerait qu’il bénéficie d’un léger répit. Je vous le laisse, mais je vais vous accompagner, je ne tiens pas à ce qu’il se fasse la malle et j’ai hâte de voir sa tête lorsqu’il entendra sa condamnation.

Surtout quand il verra qui sera le bourreau et la place que j’occupe alors que lui et ses camarades ont tout fait pour m’empêcher de devenir une noble. Traînant le blessé par le col, je le lance aux pieds du chevalier.

- Cadeau ! J’imagine que vous êtes là à la demande des habitants de la région puisque vous n’êtes pas des gardes royaux ni des soldats. Je vous conseille de ne pas redescendre au village avec lui, sinon il va y avoir une pluie de pierres pour toute justice.

Rangeant mes armes, je désigne la porte d’un mouvement du menton.

- Passez devant, je vous suis.
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Sam 16 Fév - 16:31

J'observe la jeune femme changer d'attitude après les paroles de Walter. Elle semble satisfaite de ce qu'elle a entendu.
Restant sur mes gardes je relâche néanmoins ma magie.

Néanmoins la femme face à nous semble décider à éliminer le noble criminel sur place.
Personnellement cela ne me dérange pas outre mesure. Il n'est pas obligatoire qu'il ai un procès, une preuve de sa mort suffirait à contenter nos commanditaires. Cela étant dit je sais que ce genre de chose va à l'encontre des valeurs de Walter. Il n'a jamais réussi à me convaincre pour ce genre de beaux idéaux. J'ai appris avant de la connaitre que le pouvoir va de pair avec la loi du plus fort et que les personnes faisant preuves de bonnes intentions sont les premiers à en payer le prix.  

Il s'ensuit une discussion entre le renard et sa proie.
Une phrase me semble bizarre. L'assassin a semblait commencé à appeler le Roi par son prénom. Du moins je le suppose ne connaissant pas le Roi. Mais je sais que Thim peut être un prénom ou un diminutif et cet écart de langage n'a sans doute pas échappé à mon maître non plus.

Finalement la discussion se poursuit et si j'ai bien compris la petite histoire la femme face à nous doit être une Gorgoroth. Je n'en ai jamais rencontré jusqu'ici et les deux seules choses que j'ai retenu sur eux sont qu'il s'agit de mort-vivant et qu'ils sont très difficiles à tuer.

Finalement elle accepte de nous laisser repartir avec le noble à condition qu'elle nous accompagne.

Je ne sais pas trop quelle va être le choix de Walter quand au devenir de cet homme. Mais il semblerait que la justice se terminera au mieux par une exécution publique de la main de notre nouvelle 'camarade'.

Je la vois ranger ses armes et mon instinct me souffle que pour l'instant elle n'a aucun envie de nous affronter. Son objectif personnel semble plus ou moins remplit et le noble aurait des informations à lui transmettre. Elle n'a donc aucun intérêt à ce que la situation dégénère, et nous non plus.
Au vu de ses 'compétences' je pense que nous aurions eu du mal à faire longtemps armes égales en combat avec cette personne. Mon instinct me trompe rarement quand à l'issue d'un combat. Même si nous lui avions donné du fil à retordre je crains que l'issue n'aurait pas été en notre faveur. C'est à la fois frustrant et dérangeant. Je suis pourtant bien au courant qu'il existe des personnes bien plus redoutables que nous.
C'est donc un sentiment inconfortable que de se sentir menacé. Il ne reste plus qu'à essayer de se faire une amie de cette assassin. Après tout cela fonctionné très bien lors de mon enfance dans la rue. Si vous ne voulez pas affronter quelqu'un vous avez deux choix : Le fuir ou nouer des liens.  

Je range donc ma lance et m'approche à nouveau de Walter, et donc de la mort-vivante.
Ses méthodes bien que brutales me rebutent sans doute moins que Walter et je n'ai pas réellement d'apriori négatif sur elle. Je suis juste inquiète de ce qu'il pourrait se passer si elle changeait d'avis et se décidait à nous affronter.
Après tout elle ne fait que se venger des ses meurtriers de ce que j'ai compris. J'aurais sans doute fait la même chose à sa place.

Je me décide à tendre la main dans sa direction en tentant de trouver son regard au travers de son masque.

-Moi c'est Mary.


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Walter Veldar
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Sam 16 Fév - 18:21

Masque de Renard rejeta en bloc l'idée de livrer l'homme à la justice qu'avait avancé Walter, arguant que des procès avaient déjà été tentés contre cet homme, sans succès. Le chevalier était persuadé que vu sa situation, le massacre de sa maisonnée et le fait qu'il soit la cible d'assassins très puissants, ses alliés y réfléchiraient à deux fois avant de faire jouer le système et leurs positions pour aider leur ami.
Malgré ce désaccord sur le destin du seigneur Boris, l'assassine se redressa et sa posture se fit bien plus neutre qu'agressive, ce qui était un bon point pour tout le monde. Walter avait confiance en ses capacités au combat, mais il appréhendait de devoir se battre contre une personne qui avait massacré ou mis en déroute toute une garde.

Boris Nikolaï Prevengik n'était plus que l'ombre du seigneur arrogant qu'il avait dû être avant aujourd'hui. Il gémissait et implorait la pitié de sa tortionnaire. Walter fit une moue méprisante. Cet homme, toute ordure qu'il soit, était un seigneur et aurait dû avoir plus de dignité, même dans la défaite et l'approche plus que probable de sa fin.

Le chevalier resta silencieux, laissant Masque de Renard s'entretenir avec sa cible. De ce qu'il compris, il y avait un lourd passif entre eux et cette dernière avait une longue liste d'autres cibles liés au comte Boris.
Il resta néanmoins perplexe lorsqu'elle déclara être plus ou moins la représentante du Roi. Roi qu'elle failli appeler par son prénom, dénotant une certaine familiarité avec sa personne. Il ne fit pas de remarque, afin d'éviter d'envenimer une situation déjà tendue.
Cela finit par un acte de lâcheté et de couardise. Le seigneur Boris offrit de livrer ses complices à sa tortionnaire en échange de sa vie. Ce fut suffisant pour détourner Masque de Renard de son macabre travail. Elle changea d'avis soudainement. Elle accepta de livrer Boris à Walter et son écuyère mais à la condition qu'elle les accompagne pour s'assurer qu'il ne s'échappe pas.
Elle conseilla au chevalier de ne pas passer par le village pour éviter le lynchage pur et simple du seigneur. Walter convint que c'était sans doute préférable d'éviter ce genre d'événement, surtout s'il avait des informations importantes à livrer avant de mourir. Sur ce conseil, elle rangea ses armes, en guise d'apaisement mais il n'était pas dupe. Masque de Renard les tuerait si cela pouvait servir ces intérêts.

- A votre guise, lâcha-t-il.

Walter Veldar rengaina sa dague pour se libérer une main, mais garda son épée prête, au cas où. Il saisit le noble déchu et tout ensanglanté par le col pour le tirer et l'amener hors de sa demeure. Il vérifia qu'il n'avait aucune lame dissimulée dans l'un de ses vêtements, pour éviter les mauvaises surprises...

A sa grande surprise, sa jeune écuyère s'avança vers Masque de Renard et se présenta avec une certaine candeur à elle en lui tendant la main. C'était courageux... Ou stupide. Néanmoins, c'était un test intéressant vis-à-vis de l'assassine.

- Walter Veldar, chevalier, se contenta de dire le chevalier en guise de présentations.

Une fois les présentations faites, il s'empara de tissus présent dans la pièce et les découpa de manière à faire une ficelle de fortune. Il s'en servit pour nouer les mains du seigneur Boris. Il fit un nœud bien solide qui serait difficile à défaire pour aurait les mains prises dans ce nœud.
Ils sortirent alors de la salle à manger dévastée.

- Mary, passe devant. Vérifie qu'aucune surprise ne nous atte...

Il n'eut pas fini sa phrase qu'un homme - celui qu'ils avaient croisé en montant les escaliers un peu plus tôt - se jette sur eux. Blessé à la cuisse, il se déplace lourdement et semble avoir perdu tout sens commun. Dans un même mouvement, Walter rejeta Boris Prevengik par terre et positionna son épée dans un mouvement fluide. L'homme s'empala dessus sans comprendre. Il était fou de douleur quand il s'était jeté sur eux.

Walter dégagea sa lame, rougi par le sang de l'imbécile, et reprit Boris par le col pour le trainer, tout en faisant signe à son écuyère d'avancer devant pour éviter ce genre d'embuscade. Cette fois-ci l'homme avait attaqué stupidement et il avait pu conclure ça rapidement.

- Allez, on avance.



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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Lun 18 Fév - 1:02

Le chevalier est conciliant, il range sa dague et empoigne le noble blessé sans discuter, vérifiant qu’il n’a pas d’arme caché, ce qui me fait lever les yeux au ciel. Comme si je n’avais pas vérifié avant, mais soit, au moins il est consciencieux, c’est une qualité pour un combattant. Je m’apprête à leur emboîter le pas mais celle qui l’accompagne s’approche et tend la main vers moi en se présentant. Je vois une légère surprise se dessiner sur le visage du chevalier et la même se verrait sur mon visage si je ne portais pas mon masque. Je regarde sa main tendue une fraction de seconde et entend le chevalier se présenter à son tour, donc je hausse les épaules, enlève mon gant couvert d’hémoglobine et serre la main de la jeune femme qui doit avoir mon âge, à peu de chose près.

- Ylivi. Je n’ai pas de titre ou de nom autre à donner. Ça n’a guère d’importance de toute façon.

En fait j’ai bien les deux, mais je n’en use pas, ce serait contre-productif vu mon activité. Je me contente généralement de mon surnom, mais ce ne sont pas des victimes, ni des Ladrinis, donc je me fiche qu’il connaisse mon prénom. J’attends patiemment que le chevalier, Walter donc, ficelle le noble et le fasse avancer, demandant à la jeune femme, Mary, de nous précéder, me faisant hausser un sourcil. J’aurais fait l’inverse, c’est lui le gars en armure après tout. Mais ce n’est pas mon problème, qu’ils se débrouillent entre eux. Je vais pour les dépasser lorsque le fils du noble, que j’avais épargné, se jette sur Walter et s’empale stupidement sur son épée. Je le vois s’effondrer et agoniser tandis que le chevalier reprend le noble par le col aprèsl l’avait jeté au sol pour se défendre. Je m’approche du jeune homme blessé. Il va mourir, c’est une certitude, je vois son âme faiblir, alors j’abrège ses souffrances d’un coup de dague, éteignant l’étincelle de vie qui résistait encore en vain, pour qu’il cesse de souffrir ainsi. Je passe ma main sur son visage pour fermer ses yeux devenus vitreux et murmure une petite prière à Kron.

- Puisses-tu reposer en paix dans la demeure de l’Eternel… Tu aurais dû fuir lorsque je t’en ai donné l’occasion, espèce d’ inconscient.

Cela peut paraître surprenant, mais je n’aime pas tuer ceux qui peuvent être sauvés et ce jeune homme n’était pas coupable des crimes de son père. Je me relève en soupirant, rejoignant les deux autres qui se dirigent vers la sortie. En passant devant les gardes, je remarque que les deux bourses que j’avais laissées là ont disparu. Je regarde Walter et Mary et remarque que cette dernière a suivi mon regard. Elle a probablement pris les bourses, mais ne m’en formalise pas, je n’ai pas besoin de cet argent. Je siffle et Leim me rejoint en traînant mon sac comme il peut, me faisant rire légèrement. Je rejoins le bébé renard, récupère mon sac et le prend dans bras afin qu’il puisse se jucher sur mon épaule comme il a l’habitude de le faire. Les deux autres sont apparemment venus à cheval. Rien d’étonnant en soit. Par contre l’un des deux est une vieille carne rabougrie, je me demande comment elle peut encore porter quoi que ce soit sur son dos.

J’attends qu’ils se mettent selle en observant un phénomène que je n’apprécie pas beaucoup. Je vois nettement un petit nuage de poussière s’élever depuis la route en contrebas. Il y a encore plusieurs kilomètres entre nous, mais j’ai la nette impression qu’il se dirige à toute vitesse par ici. Je retire mon masque pour y voir plus distinctement. Je suis quasiment certaine que c’est de cela qu’il s’agit. Quelque chose court droit dans notre direction, et vu la quantité de poussière et la vitesse, je penche pour plusieurs cavaliers. Je me hâte de retourner vers les deux autres.

- On a de la compagnie, je penche pour une demi-douzaine de cavaliers au minimum, ils sont encore loin mais ils arrivent vite.

Je jette un œil au noble qui qui a soudainement eu un visage plein d’espoir. Espoir que je me charge de réduire aussitôt à néant.


- Si ces types sont là pour le secourir, je le tues sur le champ, pas question qu'il s'échappe. A vous de voir si vous voulez attendre qu’ils arrivent ou non, mais je conseille plutôt une retraite rapide. Prenez ce salopard sur votre canasson et foncez, je vous suis.


Oui je les suis, en courant, cela sera bien suffisant. Je ne vais pas aussi vite qu’un cheval au galop, n’exagérons rien, mais je suis assez rapide pour ne pas me laisser distancer trop vite et il suffit que nous nous éloignions d’un petit kilomètre pour être tranquille. Et s’ils nous rattrapent… et bien ce ne sera pas la première fois que je tue des gardes après tout.
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Jeu 21 Fév - 15:40

La femme au masque de renard enlève son gant tâché de sang avant de tendre la main vers moi avec une seconde d'hésitation.

- Ylivi. Je n’ai pas de titre ou de nom autre à donner. Ça n’a guère d’importance de toute façon.

Je hausse imperceptiblement les épaules. Je n'ai que faire des titres ou des grands noms. Ce n'est pas à ça que l'on juge de la valeur d'une personne d'après moi.
Or cette Ylivi est visiblement une assassin redoutable. Et malgré ses méthodes aux effusions d'hémoglobines importantes elle semble capable de faire la part des choses. Après tout elle ne nous à pas sauté dessus. Et c'est sans doute pour le mieux. Il s'agit clairement d'une personne que je préfère avoir dans mon camp que dans celui d'en face.

Alors que Walter s'apprête à me demander de passer en éclaireur un jeune homme vient s'empaler lamentablement sur son épée. Un peu de son sang vient éclabousser mon visage.

J'entends à peine l'assassin lui donner les derniers sacrements. L'effusion de sang du à Ylivi, la torture du noble, le sentiment de danger suite à la rencontre avec la femme au visage de renard, maintenant le sang qui éclabousse mon visage. Tout ça alors que je n'ai pas encore totalement réussi à contrôler ce qui était entrain de monter en moi. Ce monstre qui s'y débat en permanence. Je n'ai pas encore réussi à l'apprivoiser et à l'assimiler.
Bien que cela soit sans doute passé à la trappe dans la considération de Walter et Ylivi au vu de la situation mes yeux sont toujours habité de cette lueur si caractéristique précédent une transformation involontaire.

Nous rejoignons finalement les chevaux alors que je tente tant bien que mal de me calmer. Je fais ce que m'a appris mon mentor. Je prend donc de grandes inspiration et j'essaye de penser à un moment agréable.

J'enfourche mon cheval et j'ai l'impression que le monstre que j'abrite se calme lorsque Ylivi mentionne l'arrivée de cavalier.
Il s'ensuit alors un départ en trombe du cheval de Walter suivi de l'assassin, à pied, mais je suis dans un tel état que je ne m'en étonne même pas.
En effet la montée soudaine d'adrénaline et le sentiment de danger viennent de reprendre le dessus sur moi. Les deux autres s'éloignent rapidement sans faire attention à moi dont la vieille carne ne tient absolument pas le rythme.

Sentant que la transformation est inévitable, j'arrête mon cheval et dans un dernier instant de lucidité je lui donne une tape sur la croupe pour ne pas l'abattre une fois transformée.

Soudain mon esprit semble voler en éclat. La peur, la soif de sang et la colère se mêlent et mon corps de transforme.

Mary transformée:
 

C'est la vision troublée par la rage et des envies de meurtres que j'aperçois une demi-douzaine de cavalier s'approcher de moi. Ils n'ont pas hésité en voyant un monstre au milieu de la route. Un seul est en armure complète. Sans doute le chef. Les autres sont en armure de maille. Probablement des gardes.
Mais je suis à ce moment là bien loin de ces considérations.
Avec une vitesse surhumaine malgré mon mètre quatre vingt dix je m'élance droit sur les cavaliers. D'un coup de griffes d'une bonne trentaine de centimètre j'égorge le cheval du chevalier tout en évitant sa charge.
Le cheval s'effondre envoyant son maître au sol dans mon dos. Quand à moi je me suis déjà projeté dans les airs et d'un coup de pieds garnis des mêmes griffes j'ai lacéré les côtes d'un premier homme. Celui-ci estdésarçonné sur le coup. Il s'effondre en hurlant, désarçonné sur le coup. Deux des hommes ont mis pieds à terre et sont entrain d'aider l'homme en armure de plate à se relever. Les deux cavaliers restants sont passé à côté de moi durant leur charge et doivent faire maintenant demi-tour. Je décide de me jeter sur les proies qui sont à pied.

Je fonce sur eux pour une attaque frontale. Au dernier moment je me jette à pleine vitesse les pieds en avant sur l'homme en plate et ma queue vient faucher les jambes de l'homme à sa droite dans le même mouvement.

Le chevalier encaisse le choc bien mieux que prévu et recule d'à peine deux mètres. Sous le choc le genoux de l'homme que j'ai violemment frapper avec ma queue a flanché et celui-ci aura du mal à se relever dans l'immédiat.

Je me suis réceptionner après un saut en arrière en prenant appuis sur le torse du chevalier.
L'homme qui était à gauche déclenche un coup d'épée dans ma direction. Heureusement mon agilité surnaturel me permet d'éviter de juste le coup qui vient racler contre les protections osseuses de mes avants-bras. J’enchaîne cette parade d'un coup à la gorge. Les griffes pénètrent facilement dans la chair exposée et l'homme s'effondre en gargouillant.

Mon instinct me souffle alors à ce moment là qu'une menace me guette. J'ai tout juste le temps d'apercevoir du coin de l’œil la masse d'arme du chevalier. J'évite de justesse d'avoir le crâne purement et simplement fracassé. L'impact est néanmoins suffisant pour m'envoyer valser au sol. J'essaye de me relever mais mes jambes se dérobent. L'homme en armure ne m'a pas tué mais il ne m'a pas raté non plus. Je sens les brumes de l'inconscience s'installer dans mon esprit. Alors que je sombre je sens que mon corps reprend sa forme d'origine. J'ai une dernière pensée totalement stupide qui perce au travers de la soif de sang et de la confusion :

-hé merde j'ai pas d'habits.


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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Jeu 21 Fév - 16:50

L'arrivée d'un groupe de cavaliers est plutôt gênante mais prévisible si l'on prend en compte que la demeure d'un noble riche et puissant de la région a été attaquée. Il y a peu de chances qu'il s'agisse d'une troupe de barde venu chanter les exploits du chevalier errant, de son écuyère et de l'assassin sanglant.

Le petit groupe se mit alors à partir dans la direction opposée à celle des cavaliers. Grendel, le destrier de Walter, partit à un trot soutenu avec une belle allure, portant son maitre et le prisonnier. Ce dernier était ligoté et placé en travers de la croupe du cheval, comme un vulgaire ballot de bois.
La dénommée Ylivi le suivait à pieds et avançait à une bonne allure, réussissant à ne pas se faire distancer. Cette performance impressionna Walter.

Après un moment à avancer, le chevalier se rendit compte qu'il n'entendait plus les bruits de sabots du vieux Galor, la monture de son écuyère. Pendant un très court instant, il fut prit de panique en réalisant que Mary n'avait pas pu suivre la cadence, mais il se reprit bien vite, tandis qu'il tira sur les rênes de sa monture pour la stopper et faire demi-tour.
Au même instant, une vibration de pouvoir se propagea jusqu'à eux. Walter reconnut immédiatement la sensation qui accompagnait les transformations de son écuyère.

- Ils l'ont rattrapée !

Il fit partir au galop Grendel en poussant un grand cri à l'attention de l'équidé. Walter se précipita en arrière pour retrouver sa pupille. Il craignait le pire et si ses craintes étaient avérées, il serait le seul à pouvoir calmer le monstre qui serait apparu.
Il fit ralentir son destrier en approchant du lieu de l'escarmouche. Il souhaitait savoir à quoi il s'attaquait avant de se jeter dans la bataille et eut le temps de voir Mary redevenir elle-même à la suite d'un coup violent à la tête porté par un chevalier en armure.
Plusieurs combattants étaient au sol, blessés ou vivant, ainsi que deux autres cavaliers. En plus de l'homme en armure.
Plus proche de lui, Walter remarqua un cheval mort, se vidant de son sang encore chaud. Il n'eut pas besoin de l'examiner pour comprendre ce qui l'avait tué.
La menace la plus pressante était le chevalier en armure, sans doute le plus habile au combat et le chef de ce groupe. Il ne portait pas d'écusson, ni d'emblème. Il mit son casque et dégaina son épée bâtarde. Walter comptait se servir de l'avantage d'être à cheval pour venir à bout rapidement de son adversaire. Une lance aurait mieux convenu mais il n'en n'avait pas sous la main...

Il se méfiait des deux autres cavaliers mais il était sûr que Ylivi l'avait suivi et s'occuperait de leur cas, ou les retarderait à tout le moins. Après tout, il avait encore le seigneur Boris avec lui.

Mary était au sol. Conséquence de sa transformation, ses vêtements avaient tous été déchirés ou été détruit. Elle donc nue, ce qui attirait l'oeil de ses ennemis. Il chargea le chevalier.
Les bruits de sabots de Grendel attirèrent l'attention des agresseurs de Mary qui tournèrent le regard vers lui. L'homme en armure s'approchait de la jeune lhurgoyfs dans l'intention de lui faire du mal, manifestement. A mesure que sa charge progressait, il préparait le coup d'épée qu'il porterait à son adversaire. Il sentait que les autres soldats bougeaient mais son champ de vision se réduit à la tête de son destrier, la lame de son épée et le chevalier à pied.
Sa respiration s'accéléra. Sa main gauche tenait les rênes. Sa droite préparait à abattre la lame au niveau de la nuque. L'air sifflait aux oreilles du chevalier errant.

Son adversaire releva le visage au dernier moment et eut le bon réflexe. Ce dernier positionna sa masse d'arme de manière à parer le coup. Il n'y réussit que partiellement. Le coup ne fut que dévier et lui fit lâcher son arme tandis qu'il encaissait l'attaque sur son son épaulière gauche.

Walter jura et fit continuer sa monture sur quelques mètres avant de pouvoir lui faire demi-tour. Le chevalier ennemi avait son arme au sol et souffrait manifestement de l'épaule.

- Cette fois, tu es fait ! cria-t-il en se relançant à la charge.

Étant plus proche que pour la première charge, il fut sur son adversaire bien plus vite et celui-ci n'avait plus que son armure pour se défendre. Sonné par sa chute de cheval, avant l'arrivée de Walter, puis par le coup d'épée puissant encaissé, il n'arriva pas à esquiver. La lame du chevalier errant s'abattit à la jointure du casque et des épaulières. Le cuir présent à cet endroit n'arriva pas à stopper l'arme.
Le chevalier ennemi s'effondra au sol, saignant abondamment de sa blessure.

Cet adversaire étant hors d'état de nuire, Walter chercha les autres cavaliers du regard, pour se préparer à tout.



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Ylivi
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Dim 24 Fév - 16:34

Je suivais Walter qui partait au galop, Leim glapissant de mécontentement à force d’être secoué, mais nous n’avions pas le temps, il fallait… Le cri de Walter m’arrête et je le revoir partir en direction de la demeure, disant que Mary a été rattrapée. Ah merde, comme si nous avions besoin de ça ! je fais volte-face, lançant une dague au-dessus de Walter pour me téléporter et atterrir in extremis sur l’arrière de son cheval, écrasant au passage ce cher Boris. Le cheval ne bronche même pas et ne ralentis pas. Arrivant de nouveau au manoir, j’aperçois deux cavaliers, plusieurs blessés au sol, un type en armure et Mary… nue ? D’accord, ces types sont des ordures ! Je saute du cheval, jetant mon sac au sol dans le même mouvement et déposant rapidement mon familier au sol avant de courir vers Mary. Walter a l’air d’avoir pris en main la situation du côté de la boite de fer, reste donc les deux cavaliers qui semblent faire demi-tour. Au moins ce sera rapide.

Je  me cale sur leur trajectoire, sortant mon et courant vers eux. Arrivée à leur hauteur, ma chaine s’enroule autour du cou d’un premier tandis que je saute pour désarçonner le deuxième d’un coup de pied, l’envoyant au tapis. J’achève le premier rapidement pour récupérer ma chaîne, mais le deuxième se relève et sort ses armes. Masse et bouclier… ennuyeux.
L’homme semble hésiter avant de hurler et de me charger. Evidemment…  je me contente d’esquiver souplement ses attaques maladroites, cherchant un défaut dans son armure. Un coup asséné trop violemment me permet de lui attraper le cou et j’étends ma magie, sentant son sang circuler dans ses veines. Veine qui se mettent à se boucher puis à exploser lorsque je bloque le sang en plusieurs endroit. Le liquide vitale coule à flot de la bouche, des oreilles te des yeux de l’homme qui s’effondre, mort.

De son côté, Walter a apparemment fini avec son adversaire et était en train de jauger la situation. Je récupère mon sac et recouvre Mary d’une couverture le temps qu’elle se réveille. J’inspecte à mon tour le carnage, remarquant qu’un homme est encore ne vie, et qu’il n’était que sonné. Je lui enlève ses armes et le réveille d’une baffe bien sentie. Il peine à se reprendre mais fini par comprendre, me lançant un regard plein de haine.

- Vauriens, vous aller payer !

- Economise ta salive, tu es le seul survivant, alors calme toi. D’où vous venez ?

Pour toute réponse, il me crache au visage, ce qui a le don de m’énerver. Comment ose-t-il salir mon masque ce fils de catin dégénéré. Mon poing part et son nez explose en une myriade de gouttelettes rouges, accompagnées d’un cri de douleur. Je le traîne vers Walter.

- Si vous arrivez à en savoir plus, faites-vous plaisir, je risque de tuer cet imbécile s’il continue son petit jeu de provocation.

Je me penche sur Mary. Elle a une vilaine plaie à la tête mais ne saigne pas beaucoup et Walter semble gérer la situation. Je le laisse donc s’occuper de sa pupille après avoir attaché l’autre mercenaire arrogant et patiente jusqu’au réveil de la jeune fille. J’en profite pour rassembler les chevaux sans propriétaire et en désigner un à Walter.

- Il serait bien de lui donner un vrai destrier plutôt que l’espèce de bestiole rachitique qui lui sert de monture vous ne croyez pas ? M’enfin, vous faites bien ce que vous voulez.

Je siffle Leim qui était parti gambader et attend patiemment, caressant la petite boule de poil. Je jette un œil à la jeune fille toujours allongée et offre un sourire entendu à Walter.

- Je dois avoir des vêtements de rechange dans mon sac, on doit faire la même taille, si besoin. Il vaudrait mieux ne pas la laisser se balader nue, elle risque d’attirer les regards.
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Mary Kil'ci
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Mary Kil'ci
MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Mar 26 Fév - 17:14

Mes yeux s'ouvrent avec difficultés. J'ai un mal de crâne pas possible et ma vision est floue pendant de longues secondes.

Je me rappelle vaguement de ce qui s'est passé, et je suis étonnée d'être visiblement toujours en vie.

Mon corps semble fonctionnait correctement alors que je teste un à un ses différentes parties.
Je me rend compte que je suis nue sous une couverture.
Mon regard se porte au dessus de moi et je vois que Walter et Ylivi sont entrain de m'observer.
Je m'assois avec précaution, la couverture cachant ma poitrine. Je vois qu'Ylivi me tend un paquet de vêtements noirs.
Evidemment les miens ont étés réduits en charpie quand je me suis transformée.

Je récupère donc ma nouvelle tenue en remerciant Ylivi avec chaleur.

Je me redresse alors sans aucune pudeur pour me changer. Je n'ai aucun problème particulier avec la nudité. D'autant plus qu'il n'y a sur place que Walter, qui s'occupe de moi depuis toujours, et une autre femme. Je ne compte même pas l'homme attaché dans un coin, visiblement celui à qui j'ai pété le genoux, qui sera mort dans peu de temps à mon avis.

J'enfile donc rapidement ma tenue alors que Walter détourne le regard comme à son habitude depuis une dizaine d'année lorsque je dois me changer.
Je me retrouve toute de noir vêtue. Les vêtements sont moulants et permettent une totale liberté de mouvement comme on pouvait s'y attendre de la part d'une assassin.
Le tissu épouse les formes de mon corps fin et taillé par l'exercice quotidien. Je fais quelques mouvements avec pour m'habituer. Je sens le regard du prisonnier peser sur moi. Il a les yeux écarquillés depuis qu'il m'a vue me changer. Je ne comprend pas bien pourquoi mais on dirait qu'il est ... heureux ? Pourtant il va bientôt mourir. Je hausse mentalement les épaules 'Ah les hommes'

Après quelques secondes à me déplacer dans ma nouvelle tenue je prend finalement la parole :

-Merci Ylivi. Et je vais bien Walter j'ai juste un peu mal à la tête.

Je fais ensuite un signe de tête vers le prisonnier pour signifier aux deux autres qu'ils peuvent reprendre là où mon réveil les as interrompus.

J'en profite pour m'asseoir non loin de là et palper ma blessure au crâne. Visiblement ce n'est pas profond, et le saignement est essentiellement dû à la coupure de mon cuir chevelu et s'est déjà arrêté de lui même. En bref j'ai pris un sacré coup mais mon crâne est heureusement intact.


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Walter Veldar
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Walter Veldar
MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Mar 26 Fév - 18:07

Il n'y avait plus grand chose de menaçant autour de Walter et de son destrier. Sortant de sa concentration dû au combat, Walter put se repasser les événements mentalement. Il n'avait même pas fait attention quand Ylivi s'était matérialisée derrière lui, sur la croupe de son cheval, écrasant le seigneur Boris au passage.
Elle avait sans doute quitter cette position pour en finir avec les autres hommes qui se trouvaient à cheval.

Cette dernière se tenait actuellement au centre du carnage, inspectant les hommes et cherchant un éventuel survivant. Elle ramena un homme toujours vivants. Ce dernier se débattait et se montrait franchement hostile envers elle. Rien de plus logique après un tel affrontement. Une attitude montrait à la fois une forme de courage et une forme de stupidité.
Masque de Renard interrompit ses investigations pour recouvrir Mary d'une couverture après avoir remis le prisonnier à Walter.
Sa jeune écuyère était nue, après sa transformation. Le processus détruisait les habits qu'elle portait. Ce qui se révélait problématique à chaque fois, puisqu'il fallait à chaque fois retrouver de nouveaux vêtements.

Le chevalier errant vérifia que le seigneur Boris était toujours vivant et bien attaché sur le croupe de Grendel. Il était bien secoué mais toujours capable de parler et de passer devant la Justice du Roi. Ensuite, Walter se tourna vers le prisonnier. Ce dernier était visiblement gravement blessé. Walter sourit. Il n'avait pas beaucoup de questions à lui poser et il se doutait déjà des réponses qu'il recevrait.

- Qui vous a envoyé ? Qui est le chevalier qui se vide de son sang, là-bas ? Note qu'il est inconscient et qu'il est en train de mourir lentement.

Le prisonnier lui lança un regard noir mais ne consentit pas à lâcher un seul mot. Walter poussa un soupir. Il avait prévu cette réaction.

- Tu n'as rien à gagner à te taire et rien à perdre à parler. Je suis d'un naturel arrangeant, mais l'espèce de folle furieuse à qui tu as sali le masque de renard s'amusera à en finir avec toi. Et salement, tu peux me croire. Regarde ce qu'elle a fait de tes compagnons...

Il désigna négligemment les cadavres d'un geste du bras puis posa son regard sur le prisonnier. Ce dernier n'hésita pas si longtemps.

- On est des hommes du seigneur Boris... De sa garnison... On était en patrouille sur son domaine quand on a croisé des serviteurs qui nous ont dit que vous les aviez attaqués... Notre sergent... Il voulait secourir le seigneur...
- Et bien voilà ! C'était difficile, mon gars ? Non, bien sûr que non... Tu n'es donc qu'un bon petit soldat qui obéit aux ordres. Bien sûr, tu n'as jamais protesté quand ton seigneur a commis ou ordonné des exactions sur des paysans, sur des femmes et même des enfants. J'en suis persuadé.

Le visage de soldat se décomposa et pâlit visiblement. La culpabilité se lisait sur son visage. Walter était face à un dilemme. Son prisonnier était de toute évidence coupable, mais il obéissait aux ordres. La situation était toujours ambigüe, quand un seigneur ordonnait, ses sujets obéissaient ou pouvaient être punis durement. Certains n'avaient pas du tout d'alternative que le service loyal envers un noble, aussi pourri soit-il.
Le chevalier errant soupira à nouveau. Il laissa le prisonnier, qui n'était pas en état de s'enfuir pour aller aux nouvelles de Mary. Elle revenait à elle, doucement. Ylivi avait récupéré les chevaux des cavaliers qu'elle avait tué et conseilla, sur un ton de reproche, à Walter de donner un meilleur cheval à son écuyère.
Mary accepta les vêtements de l'assassine et les enfila dans une intimité toute relative. Walter détourna le regard mais le prisonnier n'en n'avait raté aucune miette. Il était décidément bien peu avisé de se comporter ainsi. Walter contint sa colère et répondit à Ylivi.

- Peut-être est-ce une bonne idée, effet... Mais j'ai quelques scrupules à octroyer un cheval volé à mon écuyère. Il pourrait être bien plus utile aux villageois victimes de Boris... Nous verrons bien.

Il n'avait pas pris de décision. Généralement, il ne s'amusait pas à piller ses adversaires vaincus, mais la situation l'exigeait peut-être. Le vieux cheval de Mary se trouvait non-loin, broutant à l'écart des cadavres. Cette vieille carne n'était plus de première jeunesse mais il en avait dans le ciboulot.
Mary assura à ses deux compagnons que sa blessure était superficielle, ce qui rassura Walter.

- Le prisonnier m'a dit qu'ils étaient des hommes de Boris qui revenait de patrouille. Il ne l'a pas avoué, mais il a sans doute trempé dans les exactions de son maitre, par obéissance au moins...

Il laissa à l'assassine le temps d'intégrer cette information pendant un instant.

- Je suis d'avis de le laisser sur place avec sa blessure. Les villageois auront tôt fait de le trouver et de le châtier s'ils ont querelle avec cet homme. Nous avons un bien plus gros poisson dans notre filet. Laissons leur les chevaux, attachés ici. Cela leur sera un vrai gain de fortune.

Il souhaitait dégager d'ici rapidement. D'autres hommes pouvaient arriver, sans parler des villageois proche d'ici et de tous les rapaces à l'affût d'un butin facile.



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Ylivi
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Ven 1 Mar - 1:25

Walter interroge le prisonnier, utilisant une persuasion bien rôdée pour obtenir ce qu’il veut. En vérité je me fiche pas mal de qui est cet homme, je voulais juste savoir si d’autres allaient rappliquer, mais soit, au moins nous savons qu’ils étaient de chez Boris, cela me rassérène. Tuer des soldats de royaume m’aurait un peu plus dérangé, après coup.

Lorsque Mary se réveille, je lui tends des vêtements, les mêmes que j’utilise par-dessous mon armure. Rien de très beau, ils sont noirs et avant tout faits pour être pratiques, mais la jeune fille me remercie chaleureusement et se change devant tout le monde, sans manifester la moindre pudeur. Walter détourne le regarde, j’examine le corps athlétique et bien proportionné de la jeune femme, probablement dû à un entrainement rigoureux puis mes pupilles se fixent sur le soldat qui ne rate pas une miette du spectacle. Je croise son regard et il blêmit, portant son attention ailleurs. Incroyable à quel point c’est un idiot. Elle me remercie une seconde fois, je me contente d’un hochement de tête, elle en fait trop, ce ne sont que des habits.

Le fait qu’elle ait simplement mal à la tête me tire un sourire. Elle a frôlé la mort mais agis normalement, elle a dû en voir de belle malgré son jeune âge… on se ressemble un peu sur ce point. Je me lève, écoutant Walter qui ne semble guère d’accord avec mon idée de proposer un cheval à son écuyère, me faisant hausser les épaules. Je ne comprends pas ce qui le retient, ce genre d’état d’âme mal placé aurait pu tuer celle qui l’accompagne, mais ce n’est pas à moi de lui dire quoi faire, qu’il se débrouille. Il veut donc laissé les chevaux aux paysans du coin et je hausse un sourcil, regardant les bestiaux. Des chevaux taillés pour la vitesse et le combat, inutile pour les travaux des champs et pas facile à manger probablement. Quant à en tirer une somme quelconque, encore faudrait-il qu’il y ait un acheteur dans le coin, ce qui me parait improbable. Mais soit, je m’en fiche après tout.
Leim sur mon épaule, j’attends patiemment que les deux cavaliers aient enfourché leurs montures et leur fait signe d’avancer, ignorant les éventuelles protestations de Walter.

- J’ai deux mots à dire à ce type, je vous rejoins.

Je les regarde s’éloigner, attendant qu’il ne puisse pas apercevoir ce que je compte faire. Je m’accroupis devant le prisonnier, lui pose un doigt sur le front et étends ma magie, prenant le contrôle de son sang. Il commence à gémir de douleur lorsque son sang s’épaissit, bouchant ses veines et comprimant son cœur, avant de reprendre sa consistance première.

- Si je veux, je peux te faire souffrir indéfiniment et mourir dans d’atroces souffrances ensuite, alors voilà ce que je veux que tu fasses. Tu vas abandonner tes armes, tu vas dire qu’une assassine était là, je te laisse le soin de la description du masque, il est assez évident. On est d’accord ? J’étais seule.

Il hoche la tête et je lui tapote gentiment le haut du crâne avant de me relever, reprenant mon sac et rattrapant en courant les deux autres. Si ces deux-là se retrouvent mêlés à cette histoire, je doute qu’ils s’en sortent vivant, ce noble a de nombreux amis puissant qui vont traquer les responsables et je préfère ne pas avoir leurs morts sur la conscience, j’ai déjà bien assez avec celles de certains. Le sentiment est récent et s’est amplifié au contact de Thimothée. Pas qu’il y soit pour quelque chose, j’ai simplement fini par me remettre en question à force de le côtoyer. Je devenais cinglée à rester uniquement dans ma spirale de vengeance. Au moins maintenant j’ai autre chose en tête grâce à lui.

Une fois aux côtés des cavaliers, je me cale sur leur rythme et sort une carte et une boussole de mon sac, vérifiant la direction  tout en courant. Je pourrais tout faire en courant maintenant, c’est assez amusant. L’un des avantages de ne pas fatiguer malgré l’utilisation intensive du corps. Je range tout ça après être satisfaite de notre direction, puis tapote la joue du noble ballotté par le cheval de Walter. Il me regarde avec colère et je lui touche le front, lançant ma magie, coagulant son sang afin qu’il ne se vide pas et ne meurt avant d’arriver aux geôles. Comme quoi je peux aussi être arrangeante. Je lui murmure quelques mots.

- Profite bien de ta liberté, mais au moindre faux pas, tu regretteras que je ne t’ai pas tué sur-le-champ la dernière fois, crois-moi.

Le voir blêmir me satisfait et je me tourne vers la jeune Mary.

- Comment se fait-il que tu suives un chevalier ? C’est … plutôt inhabituel pour une jeune fille... sans vouloir t'offenser, je trouve ça intéressant. Je suis simplement curieuse.
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Ven 1 Mar - 17:41

Je laissais Walter et Ylivi s'occuper du prisonnier et m'occupait pendant ce temps de préparer Galor et le cheval du chevalier pour un départ rapide.
Connaissant bien mon mentor je me doutais qu'il laisserait les chevaux à disposition des villageois. Si ce n'était sans doute pas des chevaux de traits ils pourraient toujours leur être utile pour leur milice ou tout simplement pour porter leurs émissaires dans les villages avoisinants. En clair ils leur trouveraient une utilité.

Finalement notre petit groupe se remit en route. Je ne savais pas vraiment ce qu'avait en tête Walter concernant notre prisonnier et j'étais donc dans l'expectative concernant notre future destination.

Ylivi courait à côté de mon vieux cheval. Elle se mit alors à me questionner sur ma présence aux côtés de Walter.

Je me fendit d'un sourire à son intention, la question devait venir à l'esprit de la quasi totalité des gens croisant notre route. La réponse était somme toute assez simple.

-Il m'a adopté quand j'avais 8 ans. Où disons plutôt qu'il ne m'a pas chassé quand je me suis collé à ses basques. Depuis ce jour il m'a éduqué, je sais lire et écrire, et à me défendre. Et puis il est chevalier, il avait besoin d'un écuyer. Et je crois que pour lui cela importe peu que je sois une femme même si c'est inhabituel.

Walter ne devait nous entendre qu'à demi-mots avec le bruit de notre cavalcade et étant donné qu'il nous précédait. Je me décidais à poser une question qui m'intéressait :

-Et toi comment es-tu devenu assassin ? Tu as l'air d'avoir à peu près mon âge, c'est aussi plutôt peu courant pour une jeune fille...

J'étais sincèrement curieuse. Je ne me voyais pas embrasser ce corps de métier bien que son existence me semble naturelle et ne heurte pas vraiment ma sensibilité. J'avais une tendance à préférer le vol au meurtre. Néanmoins je ne volais que très rarement. C'était un reste de mon enfance que Walter s'efforçait de chasser. Je volais donc parfois discrètement et sans qu'il en ai connaissance des petites choses pour améliorer le quotidien. L'exemple le plus récent étant d'avoir ramasser les bourses des deux gardes, ce que Walter n'aurait jamais envisagé de faire. Je ne voyais pas de problème pour ma part à récupérer les choses utiles sur un homme mort. Il n'en aurait plus l'utilité de toute façon. Ce n'était pas une pensée très chevaleresque mais cela me semblait tout simplement pragmatique et logique.




Dernière édition par Mary Kil'ci le Mar 5 Mar - 15:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Ven 1 Mar - 18:17

Ylivi haussa les épaules face aux décisions du chevalier. Il laissa passer ce désaccord. Elle aura tout aussi bien pu prendre un cheval pour elle. Entre temps, Mary s'était relevé et avait fait revenir le vieux Galor. Elle avait également prit par les rênes le plus fringant Grendel pour les ramener vers Walter et l'assassine.
Le chevalier errant et son écuyère se remirent en selle, prêt à reprendre la route. Alors qu'ils s'apprêtaient à repartir, Masque de Renard leur dit de partir devant car elle souhaitait régler un dernier détail avec le prisonnier. Walter la regarda un instant puis décida de ne pas s'en mêler. Si elle voulait tuer ce soldat, qu'elle le fasse. Tout son unité venait de se faire massacrer, ça ne changerait rien. Il n'avait pas les moyens de l'en empêcher, ni la volonté.

Il tira sur les rênes de son destrier et éperonna sa monture pour reprendre leur avancée. Plus il s'éloignerait de la demeure du seigneur Boris, et du massacre qui y avait lui à l'intérieur et à proximité, mieux il se sentirait. Ce genre d'affaires qui semblait simple au départ, pouvait rapidement se terminer en bain de sang et querelles incessantes. Il préférait éviter qu'on ne l'associe trop à cette affaire.

Grendel se lança à un trot régulier mais plutôt tranquille. Mary n'aurait pas de mal à suivre avec Galor. Il jetait régulièrement des coups d'oeils en arrière pour vérifier que cette dernière allait bien. Le fait de s'être transformé n'était pas anodin. Cela lui coûtait beaucoup d'énergie et la déstabilisait pendant un certain temps. Cette transformation avait été particulièrement violente tant par son déclenchement que par sa conclusion.
Le seigneur Boris, toujours blessé, écumait littéralement de rage. Son humiliation était totale ! D'abord sa demeure était attaqué et sa garde massacrée, ensuite lui et ses fils étaient vaincus et capturés - enfin, ses fils tués plutôt - et, pour finir, une patrouille de ses hommes se faisait massacrer en tentant de le secourir. Il gigota sur la croupe de Grendel. Walter se retourna et se contenta d'une tape légère sur la nuque pour lui signifiait de ne pas faire le malin.

Après plusieurs minutes d'avance au trot, le duo fut rattrapée par l'assassine Ylivi. Cette dernière reprit son avance à pied capable de suivre les chevaux. Elle passa sa main sur le noble prisonnier et le saignement de sa blessure s'arrêta. Elle en profita pour murmurer quelque chose à l'oreille de son ennemi qui le fit pâlir.

Elle se plaça ensuite à la hauteur de Mary qui chevauchait derrière Walter. Avec le bruit des sabots et le léger vent qui sifflait aux oreilles du chevalier. Il ne put rien capter de leur conversation. Toujours est-il qu'elle semblait plutôt cordiale. Cela ne fit pas particulièrement plaisir à Walter qui aurait préférer que sa pupille essaie de se lier avec d'autres genre de personne qu'une assassine.
Il s'inquiétait pour son écuyère. Elle ne maitrisait toujours pas sa capacité à se transformer inhérente à son ascendance lhurgoyfs. Elle était presque une adulte désormais. Il lui faudrait apprendre à le faire et Walter ne pourrait pas l'aider.

Ils avançèrent encore un moment avant que le chevalier ne ralentisse pour faire souffler un peu les chevaux.

- Un casernement du régiment Lupin de l'armée Eridanienne se trouve non loin, déclara-t-il. On pourra sans doute livrer notre colis aux officiers royaux et leur expliquer la situation.

Il fit une pause pour réfléchir.

- Pour la suite, cela ne me concernera plus et cet homme sera entre les mains du Roi. Je suis sûr qu'il recevra le châtiment qu'il mérite.

Ils repartirent dans la direction des casernement royaux de la région. Il espérait pouvoir trouver quelqu'un pouvant lui donner un certificat assurant que le seigneur Boris avait bien été remis à la Justice royale. Ainsi, il pourrait prouver qu'il avait bien accompli la tâche que les villageois ayant subi la tyrannie nobiliaire du seigneur Boris Nikolaï Prevengik lui avaient confiés. Et être payé, comme convenu. Même pour un salaire assez faible, les paysans n'étant pas fortunés.



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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Lun 4 Mar - 15:22

Je lâche une esquisse de sourire en écoutant les explications de Mary. Ceci expliquait cela. Probablement une orpheline également, mais au moins elle avait trouvé quelqu’un pour veiller sur elle. Même si, de mon point de vue, Walter risquait e la faire tuer à force, mais après 10 ans, ils devaient avoir une sacré confiance l’un envers l’autre. La question qu’elle posa en retour me plongea dans une certaine réflexion avant que Walter ne nous interrompe en profitant d’une halte pour faire souffler les chevaux. Quand je dis que je vais plus vite à pied…

Je hausse un sourcil mais n’ajoute rien. Il n’a aucune idée du châtiment qui attendait cet homme en vérité et mieux vaut qu’il ne le sache pas, il essaierait probablement de m’en dissuader. Je jette un œil mauvais au noble toujours attaché et laisse Leim se dégourdir les jambes, le regardant gambader avant de me tourner vers Mary. Peu importe que Walter m’entende ou pas, je n’ai pas de raison de cacher mes raisons. Je désigne le noble d’un mouvement de menton.

- Lui et onze autres types du même genre m’ont assassiné à une fête supposée célébrer ma future union. Je suis revenue et j’ai décidé de me venger d’eux, tout simplement. Et quand j’en aurais fini… j’aviserais. Peut-être que j’en finirais pour de bon, peut-être pas, j’ai l’éternité pour décider. Avoir éternellement dix-huit ans n’est pas aussi appréciable que l’on pourrait le croire…

Leim se frotte à mes jambes et je le prends dans mes bras. Il était une des rares choses qui me faisait douter de mettre fin à mes jours au final. Lui et Thimothée. Je me tourne vers Walter.

- Vous n’êtes probablement pas d’accord avec mes méthodes, je peux le voir. Mais mettez-vous quelques secondes à ma place et vous relativiserez sans doute. Kron m’a offert une vengeance, je l’assouvis, quitte à être cruelle, peu m’importe, montrez de la pitié pour ces ordures m’est impossible.

Je n’étais pas une mauvaise personne de mon vivant. Les quelques rares souvenirs qu’il me reste et la vision de mes parents m’ont suffi pour m’en convaincre. Les ordures qui m’ont tué ont créé un monstre, et ce monstre leur ôte la vie, quoi de plus naturel ?

Nous reprenons la route et je garde le silence, croisant le regard du noble qui semble à la fois terrifié et perdu. A-t-il entendu ce que j’ai dit ? Probable, mais je m’en fiche, il mourra sous peu, de ma main, après avoir livré les autres. Et s’il ne parle pas… et bien il criera longtemps avant de mourir, ce ne sera pas le premier de mes assassins à mourir dans d’atroces souffrances. Le sourire que je lui lance le fait blêmir mais je n’ajoute rien, me contentant de suivre tranquillement les deux autres
Lorsque le soleil commence à décliner, je leur propose de s’arrêter pour la nuit.

- Si nous pensons au même endroit, nous l’attendrons en pleine nuit, il serait judicieux d’attendre, nous balader en ville avec un noble attaché n’est pas la meilleur façon de passer inaperçu, nous risquerions des ennuis. Je veillerais la nuit, ne vous en faites pas.

Je sors un peu de viande pour Leim qui mange avec appétit et propose à Mary de chasser dans un bosquet proche, laissant à Walter le soin de dresser leur camp.

- Ce sera sans doute meilleur que des rations de voyage et ta transformation doit donner faim.
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Mary Kil'ci
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Mar 5 Mar - 16:24

Les chevaux ayant besoin de souffler Walter déclare une pause.

Ylivi qui était pensive suite à ma question en profite pour finalement me répondre. C'est une histoire bien triste et brutale qu'elle me conte là.

Lorsqu'elle s'explique sur ses méthodes à Walter je ne peux la contredire, j'aurais probablement fait la même chose à sa place. Walter malgré tous ses efforts n'a jamais réussi à changer certaines de mes valeurs qui divergent donc des siennes.

Nous avons ensuite repris la route. Walter et Ylivi semblaient tomber d'accord sur l'endroit où déposer le noble captif. Pour ma part je me contenter de suivre le mouvement.

Alors que l'on dresse le camp Ylivi me propose d'aller chasser dans un bosquet proche. J'attache donc ma lance en travers de mon dos, je m'en sépare rarement. J'attrape mon arc court et mon carquois que j'attache à la taille. Puis je fais signe à Ylivi de passer devant.
Alors que nous sommes hors de vue de Walter je me permet de questionner Ylivi :

-Tu as l'habitude de chasser ? Je me débrouille pas trop mal, pas le choix quand le métier paie mal certains jours.

Nous nous enfonçons dans le bosquet et j'écoute la réponse d'Ylivi avant d’enchaîner.

-Tu sais, moi je te comprend. J'espère juste que trouvera un but à ta vie ensuite. Tu as l'air redoutable tu peux sans doute réaliser des exploits si tu en as envie !

Je devais probablement avoir des étoiles dans les yeux en disant ça. Après tout j'avais toujours eu envie de prouver au monde mon existence. C'était une forme de revanche puéril sur le destin cruel de mon enfance qui faisait de moi une moins que rien. La seule personne pour laquelle je comptai un minimum était Walter.
J'avais envie de me mesurer à des adversaires de valeurs, que l'on chante mes exploits. Ou bien de voler des objets précieux et renommée ! Devenir la reine des voleuses ! C'était des plans sur la comète et des rêves de gamines je le savais bien. Pourtant une part de moi y aspirait toujours.
J'avais beau avoir grandi par moment j'avais l'impression d'être encore une enfant. J'avais besoin de m'amuser, de me défouler, de passer mes nerfs sur quelque chose parfois. J'avais tout simplement une furieuse envie de vivre.

Cela me donna une idée probablement stupide. Nous étions entrain de traverser une petite clairière, formant un cercle naturel.
Je me plantais soudain en face d'Ylivi et je lançais d'un ton presque enfantin mais avec un visage se voulant très sérieux :

-Et si on s'affrontai !?



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Walter Veldar
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Mar 5 Mar - 17:19

Répondant aux questions de son écuyère, l'assassine expliqua ses motivations à chasser le seigneur Boris. Une histoire tragique et sanglante d'assassinat entre nobles qui avait débouché sur une quête de vengeance impitoyable après le retour d'Ylivi parmi les vivants.
Walter avait toujours été troublé par les gorgoroths. Ces êtres revenus d'entre-les-morts sous l'action supposée de Kron, le Dieu de la Mort. Il réprima un frisson en y repensant, ne savant pas trop comment réagir face à ce type de personne.

Ylivi, avec son renardeau, se tourna vers le chevalier et le regarda bien droit dans les yeux pour lui exprimer le fond de ses pensées quant aux méthodes qu'elle employait. Elle cherchait, en quelque sorte, à se justifier en arguant que beaucoup ferait de même à sa place. Peut-être... Peut-être pas...
La vengeance était un sentiment et une envie très normale chez la plupart des gens. Mais Walter avait déjà pu constater que cela ne suffisait jamais vraiment. Le soulagement était toujours éphémère. Il considérait qu'une vraie justice, offrant châtiment, réparation et reconnaissance était bien plus efficace. C'était là une vision un peu utopique compte tenu du monde dans lequel ils vivaient, mais Walter était guidé par un idéal d'honneur et de chevalerie, malgré sa vie qui ressemblait plus à celle d'un mercenaire. Il était un chevalier et faisait en sorte de se comporter comme tel.

Walter ne répondit pas, se contentant de hocher la tête pour signifier qu'il avait bien entendu ce qu'on lui disait. Il n'était pas d'accord avec cette façon de faire. Mais après tout, ce n'était pas à lui de faire la leçon à cette femme. Chacun menait son chemin du mieux qu'il pouvait. Il était bien plus concerné par la curiosité de Mary à l'égard de Masque-de-Renard. Sa jeune écuyère avait toujours gardée une certaine distance vis-à-vis des valeurs de justice et d'honneur qui guidait Walter. Il le savait et avait plus ou moins renoncer à les lui inculquer.

Après la pause, ils reprirent la route en direction des casernements du régiment lupin de l'armée royal qui était posté dans la région. Ils chevauchèrent en silence jusqu'à ce que le soleil se couche. Ce fut Ylivi qui proposa de faire une halte pour la nuit. Elle suggéra d'éviter de se balader en ville avec un noble influent ligoté à la vue de tous. C'était évident. Néanmoins, si la réputation du seigneur Boris était aussi mauvaise que cela parmi la populace, l'humiliation terminerait de parachever sa disgrâce et le couperait un peu plus de ses alliés. Malgré cette possibilité, Walter et Mary avait besoin de se reposer.
Ils s'arrêtèrent donc pour préparer le camp.

Tandis que les chevaux broutaient autour de l'endroit choisis par le petit groupe. L'assassine partit avec Mary chasser afin de ramener de la viande à faire cuire sur le feu. Ylivi ne laissa pas à Walter l'occasion de répondre et la jeune écuyère l'a suivi sans demander son reste. Cela contraria Walter. Il n'aimait pas que sa protégée soit dans une telle admiration face à cette assassine. Et il n'aimait pas trop qu'elle cesse de l'écouter aussi facilement.
En plus, si on l'avait laissé parler, il aurait pu expliquer que faire un feu serait donner une occasion à des poursuivants de les repérer plus facilement. Bref, l'attitude de l'assassine commençait à l'agacer. Sans doute le fait d'être déjà morte devait jouer sur son attitude.

C'est donc en ronchonnant que Walter entreprit de s'occuper des chevaux. Grendel se montra doux comme un agneau avec lui, alors que quand Mary s'en occupait il était vicieux et donnait des coups. Galor se laissa faire avec joie. D'habitude, c'était Mary qui s'occupait des chevaux, comme tout bon écuyer, mais elle semblait avoir d'autres préoccupations en ce moment...
Il prépara un foyer pour allumer un feu et hésita. Il ne voulait pas risquer d'attirer des poursuivants mais, en même temps, s'il y avait des poursuivants, ces derniers avaient dû être refroidis par le sort réservé à la patrouille qui les avait pris en chasse.

Il soupira et alluma un feu. Cela fut fait rapidement. Walter avait une grande expérience des feux de camp. On lui avait fait allumer des feux depuis ses huit ans. Il était rôdé.

Le chevalier errant prit place sur une souche idéale pour servir de tabouret et entreprit de nettoyer son épée. Le sang du chevalier qu'il avait tué avait séché dessus. Tout en s'occupant de son arme, il repensa à sa jeune écuyère. Presque une adulte, un esprit qui ne demandait qu'à sortir de sa coquille pour découvrir le monde. Un esprit qui avait gardé les réflexes d'une gamine des rues obligée de chaparder pour vivre. A nouveau, il poussa un soupir. Il ne pouvait plus faire grand chose pour elle, si ce n'est l'aider si elle le désirait. Elle ne maitrisait pas encore sa capacité héréditaire de lhurgoyfs mais elle finirait par le faire.

Tandis qu'il frottait avec attention et compétence sa lame, il se demandait ce que pouvait bien faire l'assassine et l'écuyère pour mettre tant de temps à revenir. Attraper un lapin ou deux ne prenait pas autant de temps...



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Ylivi
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Jeu 7 Mar - 23:34

Je sens que le chevalier n’aime guère que Mary me suive mais je n’en ai cure. Si je faisais selon les souhaites des autres, je me serais déjà enterré moi-même de nouveau. Accompagnant donc le jeune femme qui s’est équipé de son arc et de sa lance, nous nous enfonçons dans les sous-bois. Leim jappant sur mes talons. Elle est bien curieuse, mais rien d’étonnant, je n’ai pas été particulièrement loquace avec elle ou le chevalier. Mais sa question me fait rire et je la regarde, un air amusé sur le visage.

- Tu n’as jamais rencontré de Gorgoroth pas vrai ? Alors non, je ne chasse pas. Je n’ai pas besoin de manger, pourquoi m’embêterais-je à chasser ? Les seules choses que je chasse sont mes assassins. J'ai juste dit ça pour que Walter n'essaie pas de t'en empêcher, je suis sûr qu'il préfère aussi manger un lapin plutôt qu'une ration.

Je dis ça avec un sourire, comme pour montrer que je plaisante à moitié. La chasse et la traque de noble ne sont pas exactement identique, mais le but est le même : tuer pour survivre. Je hausse les épaules devant son air un peu trop enthousiaste.

- Des exploits? Pas vraiment. Je ne cherche pas la gloire, l’argent ne me sert à rien et j’ai de toute façon autre chose en tête pour le moment.

Leim jappe et je le prends sur mon épaule.

- Enfin j’ai bien quelqu’un qui m’attend et avec qui j’aimerais être en paix une fois tout cela finit. Je n’ai pas toujours voulu être une assassine je pense.

Je dis ça en rigolant, certaine que mon moi du passé était une fille qui rêvait de vivre une vie calme, entourée de ses enfants, faisant un métier gratifiant. Mais tout cela est bien loin et je ne peux que supposer face à ma mémoire qui n’est emplie que des trous laissés par cette malédiction.
De vrais chasseurs se moqueraient probablement de nous alors que nous marchons en bavassant sans vraiment faire attention à notre environnement. J’allais demander à mary ce qu’elle comptait faire, supposant qu’elle ne resterait pas écuyère toute sa vie. Mais la jeune femme me prend de court en me demandant un affrontement. Je hausse les sourcils, étonné par sa demande, puis finis par hausser les épaules, examinant la petite clairière dans laquelle nous nous trouvons.

- Si tu veux. Mais on va faire ça sans magie pour que cela soit plus intéressant.

Et moins dangereux surtout, je ne voudrais pas la tuer, ni même la blesser et comme je n’ai aucune idée de sa propre magie à elle, autant éviter de créer une situation désastreuse qui pourrait l’amener à se transformer. Je la laisse prendre son arme et fait de même, me mettant de profil, ma faucille dans ma main droite tournoyant au-dessus de ma tête et ma chaîne dans l’autre tournoyant contre mon flanc. Les attaques frontales ce n’est pas ma marque de fabrique, normalement je l’aurais aveuglé avant de lui trancher la gorge sans qu’elle puisse réagir, mais là je n’ai pas le choix que d’attendre son premier mouvement et de réagir en conséquence.

Sa lance à une allonge bien plus importante que ma faucille, mais ma chaîne compense ça, il suffit juste que je l’enroule autour de la hampe de son arme pour gagner, puisqu’elle perdra l’avantage de l’allonge. Elle ne semble pas avoir d’autres armes exceptée son arc, inutile dans cette situation, mais méfions-nous tout de même des flèches, elle peut toujours sans servir pour me poignarder avec. Il faut que je me calme, ce n’est pas un combat à mort ! D’ailleurs je la vois se mettre ne position de combat, pointe vers moi. Je ne suis pas une experte de la lance, donc difficile de voir si elle se positionne correctement, mais face à mon arme, cela laisse d’énormes ouvertures.

- Si je peux te donner un conseil avant qu’on commence à joyeusement se taper dessus, tu devrais adapter ta posture en fonction de ton adversaire. Si je décidais de me servir de mon arme comme d’un fouet et de viser ton torse, je pense que la boule en métal au bout te casserait quelques côtes et ce serait la fin du combat. Mais trêve de bavardage, je t’attends !

Je lui offre un large sourire carnassier. Le combat a fini par m’être agréable et j’aurais presque l’impression d’être redevenue vivante en me battant. Je sais quel genre de visage j’offre en général lorsque je combats. Un regard glacial et un sourire agressif. Bien pour ça que je porte un masque, pour éviter qu’on me prenne pour une cinglée. Mais là, Mary est aux premières loges. Mais elle l’a voulue, il faut qu’elle assume.

La première attaque de l’écuyère me surprend, parce ue j’imaginais un coup de pique, mais non, elle utilise sa lance bien différemment, la faisant tournoyer avant de frapper après une pirouette. Le coup m’effleure et je recule en affichant un sourire amusé. On va s’amuser. Je me rue sur elle, interceptant sa lance avec la boule de ma chaine qui cogne contre la hampe, la faisant dévier suffisamment pour me permettre de faire un roulé boulé au sol, percutant Mary de mes deux pieds en plein thorax, la soulevant légèrement du sol avant qu’elle ne s’y écrase. Je me relève d’un saut carpé mais elle fait de même. Elle n’a pas l’air la moins du monde affecté par un coup pareil, ce qui m’étonne. La plupart des gens auraient au moins un souffle court après ça.

S’ensuit un échange de coup où chacune de nous pare ou esquive l’attaque avant d’attaquer à son tour, nous fonçant dessus et nous écartant en permanence à l’aide d’acrobaties et de coup précis. Elle est rapide et agile et ses acrobaties rendent ses attaques imprévisibles, même avec une lance. Mais un coup la laisse vulnérable. En voulant me frapper, j’ai réussi à enrouler ma chaîne autour de sa lance, la tirant violemment vers moi. Déstabilisée, la jeune écuyère se penche en avant, se mangeant mon genou qui percute sa mâchoire avant qu’un coup sur la tempe du manche de ma faucille ne la fasse vaciller suffisamment pour que mon pied lui frappe de nouveau le thorax, la repoussant d’un bon mètre où elle pose un genou à terre en crachant un filet de sang.
Je lui libère son arme et reprend ma posture de départ. Je sens qu’elle est moins rapide qu’au début et après ce que je viens de lui mettre, il lui faudra quelques instant pour se reprendre. Mais je  n’en profite pas, parce que je suis certaine qu’elle n’a pas tout montré. Alors plutôt que de la féliciter, je l’asticote un peu, histoire qu’elle me montre vraiment de quoi elle est capable.

- Alors Mary ? Déjà fatiguée ? Ne me dis pas que c’est tout ce que tu as en réserve ?

J’exagère, parce qu’elle est redoutable. Et même si je ne suis pas à l’aise dans ce genre de combat, il est clair qu’elle peut venir à bout d’adversaire plus fort qu’elle avec sa mobilité et sa vitesse. J’ai hâte de voir ce qu’elle peut réellement faire.
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Sam 9 Mar - 14:30

Ylivi est doué. Je dois dire que je m'en doutais avant de lancer ce duel 'amicale'. Je comprend rapidement qu'elle n'est pas du genre à faire dans la dentelle et je dois dire que ça me plait. J'ai envie d'en découdre !

Le combat s'engage, j'arrive à la surprendre mais dans le mouvement suivant l'assassin me prend de vitesse et ses deux pieds percutent mon torse. Heureusement pour moi j'ai depuis toujours une résistance physique hors norme. Même Walter a été surpris lorsqu'il a entrepris de m’entraîner. Je résiste plus que la moyenne aux coups et à la douleur. Bien sur je ne suis pas invincible ni insensible. Cela étant le coup que je viens de prendre m'a juste fait l'effet d'un choc sans gravité.  

Le combat reprend de plus belle et je commence à m'amuser malgré la tension du combat. Nous sommes toutes deux prises par la frénésie du moment et les coups s’enchaîne bien plus rapidement et violemment que dans un affrontement purement amical. Je suis finalement déstabilisé par un attaque de l'arme étrange d'Ylivi. Je ne peux pas esquiver et je fini avec un genoux incrusté dans la mâchoire et un coup violent à la temps.

Je me retrouve à moitié sonné et je fais jouer ma mâchoire, rien de cassé, avant de cracher un filet de sang au sol.
C'est à ce moment là qu'Ylivi choisit de me titiller.

Je secoue la tête comme pour me remettre les esprits en place et je me redresse. Je lui répond avec un sourire de pure joie sur le visage.

-Très bien si tu veux voir mes réserves, j'espère que tu ne seras pas déçu du voyage.

J'ai à peine fini ma phrase que je m'élance, laissant couler d'abord doucement l'énergie divine en moi. Ylivi ne doit pour l'instant pas voir de grande différence, j'utilise tout juste de quoi palier à ma fatigue et je combat donc comme si l'engagement venait de commencer. Les attaques s'enchaîne et ni elle ni moi n'arrivons à prendre l'avantage.

Voyant qu'Ylivi affiche un petit sourire moqueur je décide de pousser un peu plus mes capacités. Cette fois-ci j'augmente quasiment à son maximum le flot d'énergie qui circule en moi. Augmentant beaucoup ma vitesse de frappe, de réaction et de déplacement.

Je porte une première attaque commençant par une feinte avec ma lance. Alors qu'Ylivi tente de parer avec son arme je glisse sous sa chaîne et la tâcle les deux pieds en avant à une vitesse surhumaine.
Alors qu'elle se relève, dos à moi, j'utilise ma lance comme une perche et je me projette au dessus de sa tête à toute vitesse, lui assénant un coup de pied dans la face alors qu'elle tente de se retourner en me cherchant du regard.
De nouveau dans son dos je profite de ma vitesse pour me coller à son dos et passer ma hampe de lance sous son cou. Elle réagit cependant très bien et prenant appuis sur ses jambes elle se propulse au dessus de ma tête, me forçant à lâcher ma prise d'étranglement.
Elle ne peut malheureusement pour elle pas rivaliser avec ma vitesse actuelle et à peine se retrouve-t-elle les pieds au sol que la pointe de ma lance s'arrête à quelques centimètres de son œil.

Je baisse rapidement la pointe de ma lance et tend le bras vers elle avec un sourire penaud espérant qu'elle ne m'en veut pas trop d'avoir 'triché' :

-Si jamais tu veux t’entraîner à contrer un pouvoir de rapidité fais le moi savoir. Je pense qu'on peut dire que tu as gagné à la loyale.

Ce type de pouvoir étant relativement répandu par rapport à certains il y a fort à parier qu'Ylivi risque d'y être confronter. Or il existe toujours des manières de contrer n'importe quel pouvoir. M'entraîner avec quelqu'un cherchant à contrer ma magie me permettrait aussi de m'améliorer et de trouver de nouvelles façon d'éviter d'être prise au dépourvu.


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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Sam 9 Mar - 15:16

La nuit s'était bien installée. Les nuages couvraient la lumière émise par les étoiles et les lunes. Le feu de camp était comme une oasis de lumière au milieu de la forêt. Des insectes s'approchaient imprudemment des flammes qui illuminaient leurs visions. Les bruits de la forêt se faisaient discrets et l'on pouvait entendre le crépitements du bois utilisé par le chevalier pour alimenter le feu.
Ce dernier avait fini de nettoyer son épée et avait décidé d'attendre en bordure du cercle de lumière créé par le feu de camp. L'obscurité de la forêt le dissimulait donc à d'éventuels arrivants. Attachés à un arbre, les deux chevaux broutaient et se reposaient de leur longue journée.
Le prisonnier était ligoté et allongé à côté du feu. Il ne s'agitait pas et semblait en bonne voie pour s'endormir. Le chevalier le tenait à l’œil, anticipant un coup fourré de la part du noble.

Walter était inquiet à l'idée que d'autres poursuivants, alliés des hommes du seigneur Boris qu'ils avaient éliminé plus tôt dans la journée en fuyant le domaine dudit seigneur, ne les surprenne à la faveur de la nuit. Plus il y réfléchissait, plus il se disait que c'était probable. Ce noble-là était riche et influent. Si l'échec de leurs compères avaient pu en rebuter certains à se lancer dans une poursuite, une fois le choc passé, ils pouvaient tenter quelque chose.
Ne connaissant pas les effectifs des hommes engagés par le seigneur Boris, Walter se méfiait. Il craignait également qu'une garde, une patrouille chargé de maintenir l'ordre sur ce territoire ne se lance à leur poursuite. Après tout, tant que ce tyran impitoyable n'aurait pas été remis aux autorités royales, c'étaient eux les agresseurs qui avaient pénétrés dans un domaine protégé, tué des gardes, enlevé le propriétaire et éliminé ses deux fils.

Ce genre de complications finissaient souvent mal. Plus vite ils auraient remis le seigneur Boris à la justice royale, plus vite ils seraient débarrassés de ces complications.
Tandis qu'ils réfléchissaient au danger qui pesaient potentiellement sur eux, Walter se rendit compte qu'il commençait à avoir faim. Les deux jeunes femmes en mettaient du temps à revenir de leur petite chasse... Et si elles avaient subies une attaque ? Non, ils l'auraient entendus ou senti les pouvoirs de Mary se déchainer. Une telle situation n'aurait pas manqué de provoquer une transformation en monstre. Mais que faisait-elle, à la fin ?
Il s'apprêtait à aller chercher de la viande séchée, quand il perçut un mouvement dans l'obscurité. Un craquement de brindille ! Sur la droite ! Un mouvement d'air, quasiment imperceptible... Il resta immobile attendant d'en voir plus pour agir. Son épée était dégainé et il fit en sorte que la lumière ne se reflète pas dessus, pour éviter de se trahir.

Après un instant, où sa tension s'était accrue, il distingua une silhouette, à mesure qu'elle s'approchait de la lumière émise par le feu... Non ! Trois silhouettes !
L'une d'elles avaient un arc bandé avec une flèche prête à s'envoler et les autres tenait des épées courtes. Leurs tenues était plutôt sombres, ce qui rendait difficile de les voir dans la nuit. Une percée dans les nuages permit à la lumière des étoiles et des lunes d'éclairer un peu l'endroit. Il les vit distinctement. Il se rapprochait de manière hostile du feu de camp.
Malheureusement, l'un d'eux tourna la tête au moment où la lumière du ciel se fit plus intense et repéra Walter. Sans réfléchir, le chevalier prit l'initiative.

Il se jeta vers celui qui l'avait repéra, lame en avant. Ce dernier tenta d'esquiver en sautant vers sa gauche mais fut touché par le tranchant de l'épée, ce qui lui laissa une longue estafilade sanglante sur son côté droit. L'archer lâcha sa flèche dans la précipitation sans avoir le temps de bien viser le chevalier. Le projectile ricocha sur l'épaulière de Walter, mais ce dernier senti un lourd coup dans son épaule, le tir ayant été fait à bout portant...
Il frappa de taille avec son arme sur l'archer, mais ce dernier sauta en arrière, lâchant son arc en même temps, pour éviter le coup. Le troisième larron se dissimula dans les arbres, comme l'archer, tandis que leur compagnon blessé se relevait difficilement. Ce dernier se trouvait autour du feu.
Un coup d’œil de Walter lui permit de voir Boris tenter de ramper jusqu'à l'obscurité, malgré ses liens. Il compris que le danger était de voir le prisonnier s'évader et s'évanouir dans l'obscurité. Ne sachant pas s'il y avait d'autres archers, le chevalier prit le risque de se jeter sur l'assaillant qu'il avait blessé pour l'achever. Son adversaire n'eut pas l'occasion d'esquiver et mourut la gorge tranchée sans un bruit autre que la chair se déchirant et le sang se répandant au sol.

Walter continua sa course jusqu'au prisonnier et le tira par ses vêtements pour l'amener dans l'obscurité et le dissimuler aux assaillants. En chemin, il sentit une flèche le frôler. Une fois derrière un grand arbre, avec une souche possédant un creux, il assomma le seigneur Boris d'un coup sur la tête et le laissa dans le creux. Il resserra les liens et jeta un coup d'oeil vers le feu. Aucun signe de l'ennemi.

Il se déplaça rapidement vers un autre arbre.

- ON NOUS ATTAQUE ! cria-t-il avec force à l'attention de la forêt.

Si Mary et Ylivi s'approchait, elles devraient être méfiante pour éviter l'embuscade.
La situation était bloquée autour du feu de camp, tout le monde se cachant dans l'obscurité, le prisonnier ayant été déplacé. Le cadavre d'un des assaillants gisaient à côté des flammes, se vidant de son sang.



Image tiré des artworks de Kingdom Come Deliverance
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MessageSujet: Re: Une rencontre teintée de rouge   Ven 22 Mar - 23:59

Je ne lâche pas mon sourire moqueur lorsque Mary revient à la charge. Le combat continue, toujours aussi violent, mais équilibré, j’ai dû la mettre suffisamment en rogne pour qu’elle se décide à réellement se mettre à utiliser ses capacités. Je n’avais cependant pas prévu qu’elle se déplace soudainement à une vitesse incroyable et, prise de court, je me retrouve avec sa lance à quelque centimètre de mon œil après un enchaînement de coup et de prises extrêmement rapide et efficaces. Je hausse un sourcil étonné mais ne dis rien avant qu’elle ne tende le bras avec un sourire pour se faire pardonner. Je serre donc sa main et la crochète pour la faire tomber, une dague se posant sur son cou.

- Leçon numéro une, ne fais pas confiance à ton adversaire pour la jouer loyale. Mais belle démonstration, ton pouvoir est très intéressant. Évite juste de le rendre trop évident, le changement était trop brutal, tu risques de mette la puce à l’oreille de ton adversaire, soit plus subtile.

Je l’aide à se relever avec un sourire et range mon attirail. Ce petit combat était intéressant. Peu importe qu’elle ait triché ou non, elle a de bonnes capacités et elle saura en jouer le moment venu.

- Allez, repartons, Walter doit nous attendre. En plus nous n’avons rien attrapé, il va être déçu.

Je dis ça avec un sourire narquois et accompagne Mary jusqu’au campement. La nuit tombe rapidement à mesure que nous nous rapprochons du camp, mais il est facile de distinguer le feu que le chevalier a allumé. Un soudain cri me fait m’arrêter en même temps que Mary, et j’active l’œil de Kron, pour être sûre. Je vois nettement bien plus d’âmes qu’il ne devrait y en avoir. Une qui disparaît, deux autres près du camp, deux autres qui en sont légèrement éloigné, et un dernière à l’écart, contournant le camp.

- Mary, Walter est attaqué, visiblement il s’est débarrassé d’un des assaillants. Rejoins le, il y en a un qui va lui arriver dans le dos, je m’occupe des autres. Liem, tu la suis, ne reste pas dans mes pattes, je ne veux pas que tu sois blessé.

Le petit renard fait mine de me suivre mais je lui ordonne de nouveau de rester avec l’écuyère avant de partir en courant en ignorant les jappements tristes de mon familier. Pas question qu’il soit blessé, il sera plus en sécurité avec Walter et Mary. Contournant les assaillants, je me déplace pour leur arriver dans le dos afin de les achever rapidement pour aller prêter main forte aux deux autres. Les âmes m’avaient semblé étranges, je préfère ne pas prendre de risques, dégainant mes armes en prévisions.

Décision judicieuse puisque deux flèches m’arrivent rapidement dessus et je roule au sol pour les esquiver avant que l’un d’entre eux, épée au clair, ne se jette sur moi. Il est rapide et adroit et manque de m’embrocher à plusieurs reprises. L’autre ne semble pas venir à sa rescousse, mais une flèche me passant au ras du visage me fait dire qu’ils sont étonnement précis malgré la nuit, et e décide d’employer les grands moyens. Reculant juste le temps de me concentrer, je souffle ma brume autour de moi, disparaissant dans un épais nuage opaque qui s’étend lentement dans la zone. C’est ridicule de faire ça en pleine nuit, mais personne ne peut normalement voir à travers, moi excepté, c’est toujours un avantage. Me déplaçant rapidement, je fauche le premier adversaire, lui tranchant le jarret avant de faire de même avec sa gorge. Il s’effondre rapidement et, prenant le contrôle de son liquide vital, je crée des projectiles semblable à des pics et les envoie sur le deuxième qui devient une pelote d’épingles carmine. Ma magie et ma brume se dispersent rapidement et sans un regard pour les deux corps gisant, je me hâte de nouveau vers le camp, espérant qu’ils se soient rapidement et facilement débarrassés du dernier attaquant.

J’imagine qu’après ça, il va falloir bouger, les cadavres risquent d’attirer les charognards et si des assaillants ont pu nous retrouver, il vaut mieux changer d’endroit, d’autres risques d’arriver. Je suis de plus en plus tenté de mettre immédiatement fin à la vie de Boris, plus je le laisse en vie, plus j’ai peur qu’il ne finisse par s’échapper pour de bon et que je doive de nouveau lui courir après. Si j’en ai l’occasion, je lui trancherai la gorge si nous sommes de nouveau attaqué.
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Une rencontre teintée de rouge
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