Les mortes aux trousses

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• Civils: 21

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cladil
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Allaatkasik
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 Les mortes aux trousses

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Ylivi

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MessageSujet: Les mortes aux trousses   Les mortes aux trousses Icon_minitimeMar 26 Fév - 2:38

- Un peu que j’peux vous dire où elle est, même que j’peux vous y conduire ma p’tite dame, mais c’est pas gratuit.

Je jette une bourse sur le Gorgoroth qui l’attrape au vol, la soupèse et m’offre un large sourire ainsi qu’une révérence.

- Vos désirs sont des ordres, nous partons donc sous peu, installez-vous donc sur mon fier voilier.

Le changement de ton et la vue du « fier voilier » me font lâcher un léger rire amusé, mais je m’installe tandis que le marin prépare son départ. Cela fait quelques temps que je pensais faire cela, et j’ai finalement sauté le pas. Foutre le camp. J’avais besoin de m’éloigner d’Hespéria, des Ladrinis, de Thimothée. Et lorsque j’ai appris que l’une de mes cibles était en voyage sur les mers, j’en ai profité pour justifier ma décision. Je viens à peine de quitter Umbriel, mais je ne peux pas renter au Palais, je n’arriverai pas à regarder Thimothée en face en ayant appris qui était le prisonnier. J’avais trahit sa confiance sans remords J’avais déjà enfreint des lois et il avait passé l’éponge, par amour plus que par logique, mais là, cela avait été trop loin, beaucoup trop loin. J’ai besoin de prendre du recul sur tout ça et savoir que Thimothée me recherche ne fait que me conforter dans cette idée. Je l’aime, c’en est presque affligeant à quel point, mais j’ai besoin d’être un peu loin de lui après tout ça. Je suis lâche, je ne veux pas risquer de perdre ce que j’ai établi avec lui, et pour ça, je dois trouver les mots, trouver des excuses, et j’ai besoin de temps, et de conseils.

Et d’insouciance, teintée d’une légère dose de folie, raison pour laquelle j’essaie de retrouver Samaléone. Je n’ai jamais oublié sa proposition, et j’ai soigneusement conservé sa note pour la trouver le moment venu. Au final je ne vais pas venir pour les raisons que j’avais énoncé à l’époque, mais peu importe, elle comprendra probablement que j’ai réussi à passer ce cap et à désirer autre chose qu’un simili de vie orné d’une fin inéluctable. Leim se met à bailler et je le caresse doucement tandis que le bateau se met en route. Ce petit renard me rappelle sans cesse ce que Thimothée et moi espérons sans pour autant nous le dire sans cesse. Il travaille sans doute dessus à cette heure, cherchant solution et demandant aux meilleurs savants de s’y pencher. Je sens que tout cela est vain au final… mais j’en toucherai deux mots à Samaléone, peut-être aurait-t-elle une idée lumineuse sur la question.

Lorsque le bateau se met à doucement glisser sur l’eau, mon esprit divague tandis que le paysage défile, monotone au début, puis carrément  ennuyeux. Le marin me pose quelques questions auxquelles je réponds sans grand enthousiasme, préférant le silence et le bruit apaisant du bruissement du vent et de l’ondulation de l’eau sous la coque. La nuit succès au jour et le jour à la nuit et le balet continue plusieurs fois avant qu’enfin, mes sens ne me troublent. Le vent se rafraichit, l’air, pourtant sans odeur, sens… quelque chose. Je me redresse en fronçant les sourcils, amusant le marin.

- Un problème jeune dame ?

- Il y a une odeur étrange.

D’autant plus étrange que je ne n’ai pas le nez fin, loin de là.

- Oh, c’est l’iode, vous devriez apercevoir la mer d’ici une petite heure.

L’iode, je ne connais pas ce mot et cela m’intrigue. J’attends donc l’heure et lorsqu’enfin la marin me fait signe, je me relève et me dirige vers l’avant du petit bateau. Au détour du bras  du fleuve, une immense étendu scintille, continuan à perte de vue. L’odeur s’est faite plus forte te j’entend un bruit sourd et régulier. Les vagues… même les cris des mouettes me semblent doux et j’ai du mal à détacher mon regard de l’immensité aqueuse qui se rapproche. J’entends le marin ricaner.

- La première fois que vous voyez la mer hein ? Profitez du spectacle, elle n’est pas toujours aussi apaisée. Après je vous dirais comment rejoindre l’embarcadère le plus proche, le fleuve n’y passe pas, mais en allongeant le pas, vous y serez dans la journée.

Je ne réponds pas, contemplant la mer comme si plus rien d’autre n’avait d’importance. Je repense à ce que Samaléone m’avait dit et je pense la comprendre. C’est fascinant et apaisant. Le marin me fait débarquer et après un rapide remerciement, je prends Leim sur mon épaule et pars en courant vers l’endroit qu’il m’a indiqué. La matinée puis une partie de l’après-midi passe et j’aperçois enfin le port dont il me parlait. Je remarque deux navires accosté, l’un en piteux état comparé à l’autre.
Lorsque j’entre en ville, je remarque les regards méfiants et les mains posées sur les armes. La tension est palpable et je me demande bien pourquoi. Je ne cherche pas plus loin et allonge mes foulées pour parvenir au port. Les deux vaisseaux côte à côte sont bien plus grands que ce que j’aurai pu imaginer. Mais pour l’un des deux, je me demande comment il peut naviguer. J’observe les deux bâtiments pendant un moment, plantés au milieu de port, grattouillant les oreilles de Leim. Je n’ai guère de doute sur lequel des deux est le navire de la Gorgoroth, aussi je m’e approche d’un pas tranquille, masque toujours en place, par habitude. J’approche du ponton pour monter à bord mais quelques marins ne semblent guère apprécier les visites surprises.

- Hey toi là ! Pas moyen qu’tu montes ! Dégage ! On a pas qu’ça à foutre de s’occuper d’gamine !

- Allez chercher votre capitaine, elle me connaît, je suis une amie.

Il y a un silence puis les hommes éclatent de rire, me faisant hausser un sourcil. Je ne vosi pas vraiment ce que j’ai pu dire d’amusant. Mais ils se chargent de m’orienter en me disant que personne sur la terre ferme n’est ami avec leur capitaine. Quelques-uns descendent et se mettent à chahuter, m’exaspérant un peu plus à chaque seconde. L’un d’eux pose sa main sur mon épaule et je vois rouge.

- Allez gamine, dégage et tout ira b…

Un plouf sonore termine sa phrase lorsque je le projette à l’eau d’un coup de pied bien placé. L’atmosphère change soudainement et les armes tirées se mettent rapidement en action, m’obligeant à reculer. Leim saute au sol et recule tandis que mon sac est lancé au début du ponton. Je sors mon arme et un féroce combat s’engage. Mais ils ont beau être plus nombreux, ils n’ont ni mon aisance, ni mon agilité, ni ma vitesse et mon arme, en plus d’avoir une portée nettement supérieure, les déstabilise. J’en envoie rapidement deux à l’eau tandis que la tête d’un troisième s’encastre dans le ponton, creusant un joli trou dans le bois. Les trois restants combattent vaillament mais l’un d’eux se voit purement et simplement encastrer dans la coque du navire et un autre est désarme et je le jette au sol d’un coup de pied. J’entends des cris et lève les yeux, voyant des marins vosiférer et encourager leur camarade tandis que d’autres se joignent à la fête. Oh pitié… En ayant un peu marre, je sors mes dagues et les lance, en plantant un sur la coque et deux sur le ponton, faisant rire les marins.

- Bah alors ma jolie, on sait pas viser ?

L’ignorance… un fléau.Un des types se rue sur moi et je disparait de son champs de vision pour réapparaitre collé à la coque, me pojetant pour lui atterrir dans le dos, l’écrasant purement et simplement. Alors que je le relève par la tête, j’entends un coup de feu et le tumulte se calme lorsqu’une voix se fait entendre.

- C’est fini ce bordel bande de dégénérés ?

- Cap’tain, c’est cette gamine là qui attaque nos hommes.

Je relève la tête pour apercevoir une figure familière. Tenant toujours le marin d’une main, je relève mon masque et lui lance un sourire ravi.

- Salut Samaléone ! tes hommes sont charmants mais un peu chahuteurs !

Je termine ma phrase en encastrant la tête du marin dans le ponton, pour faire bonne figure, m’adressant de nouveau à la Gorgoroth après avoir récupéré mon sac et poser Leim sur mon épaule.

- Ça fait longtemps, mais j’ai besoin d’un endroit où me planquer et je pense que personne ne viendra me chercher chez toi. Tu m’autorises à monter ?
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MessageSujet: Re: Les mortes aux trousses   Les mortes aux trousses Icon_minitimeSam 2 Mar - 17:19








Mais qu’est-ce qu’il fabrique ? Samaléone était assise et écoutée d’une oreille le raffut à l’extérieur. Un livre dans les mains dans sa cabine elle soupira ou du moins tenta, mais c’était impossible pour un mort. Elle se leva ramassa Colère et sortit de sa cabine. Ses hommes se battait il entre eux ? Probable, aucun ne serait assez fou pour aller embêter des badauds ou des curieux. En arrivant à la surface elle se tourna et regarda sur le quai. Elle rigola.

Samaléone : « Dis donc, ça ne t’ennuierait pas d’arrêter de balancer mes hommes à la flotte. Je suis contente de te revoir Ylivi soi-disant passant. Vas-y grimpe ! Et vous laissez la passer, ramasser les abrutis à la flotte et lever l’ancre on s’en va. »

Les hommes s’agitèrent et le lourd vaisseau de bois se mit en mouvement. Grinçant comme un vieil arbre qui tombe. Les voiles furent abaissées et l’ancre remontée. Le Vaisseau Sanglant reprit la mer. Et son sinistre équipage en était ravi.

Samaléone : « Alors ? Que ou qui fuis tu comme ça ? Pour combien de temps ? Je vais te faire découvrir la mer tu vas voir tu vas être ravis ! Si tu as besoin de poser des affaires, suis-moi. »

Elles rentrèrent dans sa cabine. Un antre de lecture, des livres étaient stockés un peu partout et dans des états variables. Le bureau massif qui trônait au centre était recouvert de note et de paperasse. On se croirait dans une bibliothèque. Samaléone se retourna brusquement et braqua ses yeux sur le cou d’Ylivi.

Samaléone : « Mais, qui est ce petit bonhomme ! Il est adorable. »

Elle s’approcha et le saisit délicatement puis elle se laissa tomber sur une chaise en lui gratouillant un point précis entre les deux oreilles. Il jappa de contentement. Elle fit signe ensuite à Ylivi de s’asseoir.

Samaléone : « Comment s’appelle cet adorable animal ? » Sans attendre la réponse Samaléone enchaîna « Bon, je te préviens si c’est pour toi la première fois ça risque un peu de secouer. Mais je veillerais à ce que le voyage se passe bien. Alors pourquoi as-tu besoin d’une planque ? Tu n’as pas assassiné le roi quand même ? Où une des cibles de ta liste essaye de fuir en mer ? Ah ah ah tu vas voir, quoi que tu me répondes tu vas découvrir un nouveau monde ! J’ai hâte que tu m’explique tout ça. »




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MessageSujet: Re: Les mortes aux trousses   Les mortes aux trousses Icon_minitimeLun 4 Mar - 15:24

Le large sourire de Samaléone me fait plaisir et puisqu’elle m’invite à grimper, j’obéis, lançant un regard et un sourire narquois aux hommes qui se relèvent péniblement ou qui tente de remonter sur le ponton. Je les avais pourtant prévenu ces rustres. Écoutant leur capitaine, les marins se mettent à l’œuvre et bientôt le bateau s’éloigne du quai, faisant gonfler ses voiles pour quitter le petit port. La manœuvre a été rapide et j’observe Samaléone haranguer ses hommes avant qu’elle ne m’invite à la suivre dans sa cabine. Cabine qui est très différente de ce que j’imaginais, mais qui correspond bien à Samaléone, un désordre ordonné de centaines de livres et un bureau recouvert de papiers en tout genre.

Je suis sur le point de lui répondre mais Leim accapare visiblement son attention et je la laisse le prendre, un sourire amusé sur les lèvres. Le bébé renard se laisse faire, habitué à la présence de Gorgoroth et, puisqu’on le caresse, il est particulièrement réceptif. Un jour il me trahira pour une grattouille ce petit rouquin.

- Leim, un cadeau d’une animalerie que j’ai aidé sans le savoir.

Je ne précise pas les circonstances, ni le fait que c’est Thimothée qui a eu cette idée. J’apprécie Samaléone, mais va vie privée reste privée. Je m’assois à mon tour, regardant la capitaine en essayant de répondre à ses trop nombreuses interrogations.

- En fait… un peu tout ça à la fois. Non rassure toi je n’ai pas tué de Roi… en fait c’est compliqué, mais j’ai juste besoin de réfléchir loin d’Hespéria et, tu as deviné, une de mes cibles est en mer, j’ai une localisation approximative, mais je me suis dit que tu pourrais m’aider. Et le temps dépendra de la traque j’imagine. Mais je te fais confiance sur ce point.

Leim jappe et me saute de nouveau dans les bras, se roulant en boule tandis que lui caresse les oreilles.

- Bon… j’ai fait une connerie. Une énorme connerie. Je n’étais pas au parfum avant de participer à ça et je ne l’ai appris qu’après. J’ai aidé à libérer Torenheim, le type qui est l'ennemi de tout Eridania, voire du monde entier.

Je me passe une main sur mon visage en y repensant. Quelle merde !

- Je ne sais pas si on a appris mon implication ou non, mais je préfère me faire discrète quelques temps. En retournant aussitôt à Hespéria, les choses auraient été complexes et je préfère prendre le temps de réfléchir avant d’y retourner.

Leim s’ébroue et retourne sur Samaléone en réclamant de nouveau des caresses en jappant, me faisant rouler des yeux. Pire qu’un chiot ce renard.

- Enfin voilà, tu connais l’essentiel et je me suis dit qu’on pouvait faire ce qu’on avait prévu et passer un peu de temps en mer. J’ai déjà pris une claque en la voyant pour la première fois, j’imagine que tu me réserves d’autres surprises vu tes sous-entendus. Oh et avant que tu ne poses la question… je ne sais pas nager, donc évitons les plongées à deux milles lieux sous la mer, je n’ai pas envie d’y rester coincé. Enfin à moins que tu ais une idée de génie !

Je dis ça avec un léger sourire sur le visage, mais je ne plaisante qu’à moitié. J’ai encore des choses à faire !
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MessageSujet: Re: Les mortes aux trousses   Les mortes aux trousses Icon_minitimeMer 6 Mar - 11:27






Hmmm Torenheim, le nom lui disait vaguement quelque chose. Mais cela n’était pas ce qui avait retenus son attention. Elle allait passer quelques jours en compagnie de Ylivi à aller chasser une de ses proies voilà qui était beaucoup plus excitant. Elle espérer pouvoir montrer toutes les richesses de la mer à Ylivi.

Samaléone : « Bon assez discuté ! J’ai compris le topo. Je me charge de tout Ylivi tu verras c’est comme prendre des vacances d’embarque sur le Vaisseau Sanglant ! Viens je te fais visiter le navire. »

Elles déambulèrent dans le bâtiment, Samaléone montrant tout ce qu’il fallait savoir sur un navire de cette taille. Les canons impressionnants, la hauteur vertigineuse du nid de pie. La sombre cale où Samaléone stockait des tas de choses plus bizarres les unes que les autres récoltait au fond de la mer. Comme son équipage et elle n’avait ni besoin de manger, boire ou dormir il y avait énormément de place sur le bateau.
Samaléone conduisit Ylivi vers une pièce d’apparence vide.

Samaléone : « C’est une de mes pièces favorites, tu sais j’ai toujours eu une fibre artistique malgré ma non-vie. Regarde je suis sûr que ça va te plaire »

Elles se tenaient dans une pièce vide. Rien sur les murs, ni le sol pas un seul meuble. Le parquet était curieusement bien entretenu comme si quelqu’un le cirer tous les jours. Il n’y avait aucune source de lumière. Samaléone referma la porte et elles se retrouvèrent plongées dans le noir le plus complet. Comme si elles étaient avalées par les entrailles du bateau. Puis lentement du centre de la pièce sur le sol se dessinèrent des formes luminescentes. Les traits de ce qui semblait être de la peinture s’allumèrent. Comme le flot d’un cours d’eau, le sol de pièce se recouvrit d’écriture et de dessin phosphorescent. On ne pouvait distinguer ce que c’était jusqu’à ce que la lente œuvre s’illumine au complet. Une carte du monde et des mers. Le sol de la pièce était un repère géant. D’un coup d’œil, on pouvait parcourir des kilomètres. Dans une alcôve sur le mur Samaléone ramassa la maquette d’un bateau et là plaça loin des côtes de Cimméria.

Samaléone : « C’est là où nous sommes en ce moment. C’est pratique le Sens de Soulen » elle lui fit un clin d’œil puis s’immobilisa dans ce qui semblait un frisson de plaisir « Oh ma petite tu va être gâté je crois que la mer salue ton arrivé. »

Elles remontèrent sur le pont principal. Le ciel était noir comme si une seiche géante avait craché son encre dans le ciel. Samaléone se précipita vers la barre. Elle caressa doucement les courbes de la pièce de bois et elle fit un signe à Jim son second. Il attacha Ylivi à la gorgoroth avec une corde.

Samaléone : « Simple mesure de précaution ça risque de secouer »

Musique ambiance:
 


Le ciel se fit plus sombre. Le vent tomba d’un seul coup. Une pluie lente et glaciale se mit à tomber. Le vent repris d’un coup et gonfla la voilà dans un claquement sec. Les hostilités pouvaient commencer.

Samaléone : « Tu as de la chance Ylivi ! La mer t’accueille avec tout ce qu’elle peut AH AH AH AH à vos postes bande de sacs d’os, faite honneur à notre invité et accroché ce qui vous reste de boyaux. »

N’importe quel capitaine censé aurait fait demi-tour ou aurait tenté de rejoindre le rivage, mais Samaléone n’était pas ce qui se faisait de plus stable d’esprit en capitaine de navire. Elle fonça droit vers le cœur de la tempête. Des éclairs zébrés l’horizon et le roulement du tonnerre commença à gronder. Comme s’il lui répondait, le bateau grinça de toutes ses planches. Samaléone était comme possédé et tenait fermement la barre de son navire en éclatant d’un rire sinistre.

Samaléone « Vous aller bouger vos carcasses moisies ! on plonge dans le cœur de la tempête. C’est un beau jour pour mourir ah ah ah. Faites rugir les océans ! »

Tous ses hommes répondirent à leurs capitaines par un hurlement rauque d’excitation. La pluie se faisait battante et la mer commençait à se déchaîner. Des vagues monstrueuses soulever le bateau et le faisait retomber lourdement. Nullement perturber Samaléone continue dans la tempête. Il pleuvait tellement qu’on avait du mal à voir à plus de 3 mètres devant soi. Mais tous les membres du sinistre équipage semblaient être à l’aise. Et comme indifférent à ce qui se passait. Ils garder tous un équilibre et une fluidité de mouvement incroyable.

Jim « CAPITAINE ! MAELSTROM »

Samaléone « ON LE TRAVERSE ! IL N’AURA PAS LE TEMPS DE SE FORMER, TOUTES VOILES DEHORS ! À LA FIN DU MONDE ET VERS LES ABYSSES ! »



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MessageSujet: Re: Les mortes aux trousses   Les mortes aux trousses Icon_minitimeJeu 7 Mar - 23:38

Samaléone m’écoute patiemment, puis accepte la situation bien mieux que je ne l’aurai imaginé. Je la suis donc pendant la visite du navire, saluant les marins et affichant un sourire moqueur à ceux qui semblent avoir mal à leur fierté puisque la gringalette que je suis les a massacré sans même sourciller. J’écoute patiemment les explications de Samaléone au cours de la visite, me promettant intérieurement de grimper en haut de la vigie pour admirer un peu la vue. L’enthousiasme de la Gorgoroth me laisse un sourire léger sur le visage. Leim nous suit en jappant de mécontentement, pas très serein sur un navire. La cale fut probablement le moment le plus dérangeant de la visite et je ne saurais vraiment dire ce qu’il y avait vraiment de stocker là-dedans, mais je laisse à Samaléone le soin de s’amuser avec, très peu pour moi. Peut-être que je passe trop de temps avec les vivants, mais la pourriture et la décomposition me répugne toujours un peu lorsque c’est à un tel niveau.

En remontant sur le pont, elle m’emmène dans une pièce sombre totalement vide. Lorqu’elle ferme la porte et que l’obscurité devient totale, le sol et les murs se recouvrent d’une étrange matière luminescente, dessinant des choses qui me paraissent abstraites sans m’être totalement inconnues. Lorsque Samaléone pose un navire au sol, je comprends en fait qu’il s’agit d’une carte peinte sur le sol même du navire. Je ne retiens pas un air étonné. Étonnement qui s’amplifie devant la mine réjouie de la pirate qui sort en trombe. En sortant à sa suite, je remarque le temps s’est rapidement dégradé et que le vent devient violent. Je suis Samaléone jusqu’à la barre ou son second… Jim je crois, m’attaché à elle, se recevant un regard noir de ma part malgré le fait que Samaléone fasse ça pour ma sécurité. Je lève les yeux au ciel mais n’ajoute rien. Je ramasse Leim et le force à se tenir tranquille contre moi. Pas question qu’il se balade sur le pont glissant avec ce qui nous arrive dessus.

Car une tempête nous fonce droit dessus, ou l’inverse et la capitaine, après avoir harangué son équipage, semble s’amuser énormément en se jouant des vagues et des courants. Si la visibilité n’était pas aussi nulle et que je n’étais pas trempée, j’aurais pu apprécier tout ce bordel moi aussi, mais difficile de profiter lorsqu’on ne voit absolument rien. Le grondement du tonnerre et les hurlements du vent rendent aussi difficile de dire quoi que ce soit et j’entends vaguement parler d’un maelstrom. Evidemment… elle va… évidemment. Toujours campée sur mes deux jambes, je remarque les regards étonnés mais souris. Ils croient quoi ? que deux ou trois vagues de quinze mètres de haut ça va me faire peur et qu’un bois glissant va me jeter au sol ? C’est bien mal me connaître.

Non, le problème vient surtout de Leim qui, après une secousse particulièrement violente suivie d’un éclair, s’enfuit et saute sur le pont du navire, glissant aussitôt près du bastingage. Jurant, je coupe la corde malgré les avertissements de Samaléone et cours le récupérer, évitant avec agilité les marins et sautant souplement près du renardeau tremblant contre le bois.

- Bon sang ne bouge pas !

Récupérant un Leim terrifié, j’entends vaguement un avertissement avant de voir une vague se dresser sur le côté du navire avant de s’écraser sur le pont. J’ai juste le temps de tirer mon arme avant que l’eau ne nous projette Leim et moi, en dehors du navire. Me servant de ma faucille comme d’un grappin, je la plante sur le bord du bastingage, laissant l’eau nous entrainer avant que la chaine ne se tende, me projetant contre le navire. Je recrache un peu d’eau et grimpe le long de ma chaîne tant bien que mal avant de me hisser sur le pont, arrachant un morceau de bois en retirant mon arme. La tempête ne semble pas prête de se calmer alors je me dirige vers la cabine de la capitaine et y dépose Leim, lui interdisant de sortir. J’ai failli finir l’éternité au fond de l’océan à cause de ce petit rouquin désobéissant !

Je retourne près de Samaléone, l’air contrarié.

- La prochaine fois, je préférerais qu’on s’abstienne, Leim est vivant je te signale !

Je ne lui en veux pas vraiment, mais je préfèrerais ne pas perdre le renardeau à cause de ce genre de débordement inutile. D’accord c’est très drôle, mais là c’était un peu trop.

- Bon... on en sort quand de cette merde ? Pas que je m’ennuie, mais si on pouvait se parler sans avoir à hurler ce serait bien aussi ! Ou alors gueuler pour une bonne raison, mais sans raison !

Je dis ça avec un large sourire. Je commence à connaître un peu la pirate et je pense qu’elle sait très bien ce que j’ai en tête.
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