Jusqu'à la fin [PV Sirion]

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• Eryllis: 3
• Ladrinis: 6
• Eclaris: 5
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 5
• Nérozias: 6
• Gélovigiens: 5
• Ascans: 2
• Marins de N.: 7
• Civils: 21

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cicium
[Mars/Avril en temps réel]

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C.Raikes
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 Jusqu'à la fin [PV Sirion]

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MessageSujet: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeVen 15 Mar - 22:09

C'était enfin le grand jour. Combien de temps avait-il fallu attendre? Combien d'années et de siècles pour sceller enfin leur destinée sous les étoiles? Leur vie fut multiple et leurs obstacles si nombreux ; un frère, une guerre, des quiproquos, le temps, la renonciation au bonheur le plus simple, la lâcheté, la peur... Aujourd'hui encore des murs se dressaient devant eux mais la force de leurs sentiments n'avaient jamais faiblis. Ils s'étaient un temps endormis, comme un rêve que l'on croit irréalisable dans un coin de leur esprit et de leur cœur, jusqu'à ce que tout refasse surface et explose comme une vague sur un promontoire.

Combien d'épreuves avaient-ils fallu affronter pour ce jour fatidique? Tant... tant que la lassitude aurait pu les gagner. Tant qu'ils auraient pu croire qu'il était inéluctable que tout tendait à les séparer. Cependant, un lhurgoyf est aussi tenace que têtu... mais à deux, ils pouvaient combattre le monde.

Les derniers évènements auraient pu laisser le doute les envahir, repousser ce qu'ils repoussaient déjà depuis une éternité. Mais pour la première fois de son existence, Jézabel voulait faire quelque chose pour elle. Juste pour elle. Ne penser qu'à ce qu'elle voulait et désirait. Ce désir inavouable et insidieux était né il y a des siècles en croisant le regard d'un inconnu qui avait frappé à sa porte, des iris argentés comme l'acier qui avaient su éveiller en elle un émoi qu'une femme comme elle ne se sentait pas légitime d'éprouver. Un interdit qu'elle bravait. Que ce soit l'éryllis, la lhurgoyf ou bien la guerrière. Le bonheur était à porter et il était temps qu'elle cessa de lui tourner le dos.

Après s'être entretenue avec Tésoa, vieille amie et prêtresse qui officierait dans le secret son union avec Sirion, il avait été convenu que la cérémonie se ferait au lac étoilé, un peu éloigné de la cité sans trop l'être et l'une des rares zones boisées du pays. Cette vieille shaman avait fait ce choix car elle connaissait la tranquillité de ce lieu mais aussi parce qu'elle y voyait un aspect sacré qui convenait très bien à la situation. De plus, femme généreuse, elle avait indiqué qu'elle s'occuperait de tout, comme un cadeau pour cette vieille amitié. L'unique chose à faire était que le couple se retrouva au lieu indiqué à l'heure convenue : une fois les soleils couchés.

Quelques heures avant le rendez-vous, Jézabel avait demandé à Sirion de la retrouver directement au point de rendez-vous, de ne pas y aller ensemble. Une tentative de fuite? Non. Elle voulait pour la première fois faire les choses convenablement. Elle voulait le surprendre et abandonner son costume de guerrière. Peut-être était-elle également un peu anxieuse et crédulement intimidée. Elle avait beau avoir déjà assisté à quelques unions d'anciennes camarades, elle n'avait jamais imaginé que son tour viendrait. Même Tésoa s'était amusée à lui dire qu'elle pensait se marier avant elle. Le temps demandé à son compagnon n'était que des minutes qui lui permettrait de se préparer : revêtir la robe qu'il avait choisi, les anneaux, trouver les mots qu'elle prononcerait peut-être si elle en avait le courage... C'était la première fois que le sablier du temps lui parut si long à s'écouler.

L'heure arriva, et les soleils se couchèrent....

Le lac étoilé se parait alors de toute sa magie. En effet, aucun vent de vint perturber ses eaux limpides qui devinrent un miroir. Il renvoyait avec une incroyable beauté le reflet du ciel dont il devait tiré son nom. Il n'y avait pas seulement que la lumière argentée des étoiles qui illuminait l'endroit, mais des lanternes déposées sur l'eau, flottant statiquement, laissant échapper la chaleur douce de leurs flammeroles. Comme Tésoa avait un sens aigu de la mise en scène, elle offrit à son amie une plus belle scène encore. Un petit quai de bois traça une route sur le lac jusqu'à son centre. C'était là que la messe serait dite. C'était là que la prêtresse attendait les fiancés dans le plus grand calme et avec un immense sourire, une scène d'une évidente beauté qui accueillit les amoureux.

Et Jézabel arriva telle une apparition d'un autre monde, comme il aurait été difficile de l'imaginer. Ses longs cheveux avaient été délicatement peignés et coiffés avec féminité, cascadant sur des épaules nues. Sa robe était à l'image de la description qui lui fut faite : ouverte sur les côtés de ses jambes, jouant de voiles transparents, de tissus irisés de bleu et de blanc. C'était à la fois simple et élégant, délicat et saisissant.

Là, d'un pas serein, elle rejoignit Sirion aux abords du chemin de bois et eut un petit sourire légèrement gênée.

" Tu es très élégant. "

Jézabel ne put retenir un léger rire de nervosité. Elle se sentait un peu ridicule... et étrangement heureuse. Deux choses à laquelle elle n'était pas habituée. Mais ce n'était que bien peu de chose comparer aux promesses qui l'attendaient...

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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeDim 17 Mar - 11:04

Il était là, enfin, ce jour que j'avais tant espéré, dont j'avais rêvé d'innombrables fois au cours des siècles. Il y avait eu des moments où j'avais cessé de croire qu'il arriverait; des moments où j'avais laissé la résignation me submerger et éteindre, presque, l'espoir de retrouver un jour Jézabel. Lorsqu'elle s'était enfuie, tant d'années auparavant, la vie avait perdu tout son sens et je ne l'avais parcourue que par habitude; par lâcheté peut-être aussi, parce que la mort aurait irrémédiablement anéanti toute chance de la revoir et que, malgré tout, une infime braise d'espoir avait toujours subsisté dans les tréfonds de mon âme.

Et puis, un jour, j'avais appris qu'elle était en vie. Qu'elle était devenue l'Eryl, mystérieuse et inaccessible dirigeante des farouches Eryllis, emblème d'une caste qui refusait toute présence masculine en son sein. J'avais douté alors, comment aurait-il pu en être autrement? Non seulement sa position sociale n'avait plus rien de comparable à la mienne, en quelque sorte elle était reine, mais de plus son appartenance à cette caste impliquait qu'il n'y avait nulle place pour moi à ses côtés. L'avait-elle rejointe à cause de ce qui s'était passé à la fin de la guerre de Taulmaril? Avait-elle définitivement renoncé à l'amour après que son frère se soit empalé sur ma lame, croyant que j'avais pris sa vie volontairement et, ainsi, commis la plus impardonnable des trahisons? Je m'en étais convaincu, à tel point que jamais je n'avais osé tenter de l'approcher. Je pouvais affronter les pires batailles sans frémir, mais l'affronter elle, croiser son regard et y lire, peut-être, un profond mépris... j'en avais été incapable. Jamais je ne l'admettrai à haute voix, mais c'était une peur abyssale qui m'avait empêché de faire le moindre pas vers elle.

Cela avait duré jusqu'à ce que Démégor, mon ancien frère d'armes, mon pire ennemi, m'ait ordonné de lui porter une missive. C'était à cet instant que j'avais compris les règles de son jeu maudit. Que j'avais réalisé que sa mort et sa "renaissance" en tant que Gorgoroth n'avaient fait que le rendre pire qu'avant. Sa vengeance envers moi n'était pas achevée, ne le serait jamais tant qu'il vivrait. Quelque chose s'était alors brisé en moi, avait changé avec la soudaineté d'un orage d'été: j'avais cessé d'avoir peur.

La suite... la suite avait été comme un rêve, un rêve aux allures d'inexorable destin que ni le temps ni la malveillance de Démégor n'avaient pu empêcher d'advenir. Nous nous étions retrouvés, avions réalisé en quelques instants que nos sentiments ne s'étaient en rien affaiblis. Nous nous étions aimés follement, sans plus nous soucier du monde, de ses contraintes, de nos obligations et nos pas nous avaient irrémédiablement conduits à cet instant tant attendu: ce soir nous allions unir nos vies et rien ni personne ne pourrait plus l'empêcher.

L'amie de Jézabel, Tesoa, avait choisi un lac un peu à l'écart de la ville pour la cérémonie, un lieu qu'elle nous décrivit comme particulier, sacré en quelque sorte. Je ne mis pas en doute la pertinence de son choix, mais je tiquai néanmoins un peu lorsque ma bien-aimée souhaita que nous n'y allions pas ensemble mais nous retrouvions sur place. Je parvins pourtant à dissimuler la profonde angoisse qui s'empara de moi - si elle ne venait pas? - et allai me préparer de mon côté. A l'heure dite, vêtu des plus magnifiques atours que j'aie jamais portés, mélange subtil de bleus profonds, de gris et d'or jouant sur la transparence pour faire de moi le grand seigneur que je n'étais pas, je me rendis au lieu de rendez-vous.

Les minutes s'égrènèrent, longues comme des années. A la fois fébrile et anxieux, c'est à peine si je remarquai la beauté du lieu, pourtant somptueux avec le miroir du lac reflétant la voûte céleste et illuminé par de nombreuses lanternes flottantes. Un ponton s'avançait jusqu'au milieu du lac, sur lequel la prêtresse nous attendait avec un large sourire, mais c'est distraitement que je la saluai, l'esprit occupé par une unique question: Jézabel viendrait-elle, ou, au dernier instant, la peur du futur serait-elle la plus forte et disparaitrait-elle de ma vie une nouvelle fois? J'en aurais hurlé d'angoisse, n'eut été le contrôle sévère que j'avais appris à appliquer à mes émotions au fil du temps. Et puis, soudain, elle fut là.

En l'apercevant, je me statufiai, muet de saisissement, doutant de mes sens et de la réalité de cette apparition. Certains prétendaient que l'Eryl était l'avatar d'une divinité, cela m'avait fait hausser un sourcil de dérision à l'époque mais ce soir... Avec une grâce éthérée Jézabel s'avança vers moi, un petit sourire imperceptiblement gêné aux lèvres, puis déclara que j'étais très élégant avant de laisser échapper un léger rire empli d'une certaine nervosité. Je lui adressai l'un de ces rares sourires à elle seule réservés, puis pris timidement sa main droite et l'embrassai délicatement en murmurant, la gorge serrée:

"Kesha doit être folle de jalousie en te voyant..."

J'avais l'impression d'être dans un songe si fragile que le moindre faux-pas suffirait à me ramener à la dure réalité. Allai-je me réveiller brutalement dans mes sombres appartements du Manoir Cavaleri, aussi solitaire que je l'avais été durant les siècles précédents? C'était presque plausible. Presque, car je ne pouvais douter de la réalité de ce regard d'or braqué sur moi, brillant d'une joie que je n'y avais que trop rarement décelée. Prenant mon courage à deux mains, le coeur battant à tout rompre, je désignai la prêtresse du menton et demandai dans un souffle:

"Es-tu toujours décidée? Si oui, je crois qu'il est temps..."

Pour ma part la question ne se posait pas, ne s'était en réalité jamais posée. J'avais su qu'elle était la femme de ma vie dès l'instant où j'avais croisé son regard pour la première fois. Mais le monde avait tant changé, il dressait aujourd'hui encore des obstacles en apprence si infranchissables sur notre route que je peinais à croire que cette femme sublime devenue l'Eryl veuille épouser un simple et rugueux guerrier rencontré quelques éons plus tôt. Quoi qu'il en soit, si elle n'avait pas changé d'avis, je la conduirai sans hésiter à la prêtresse, prononcerai sans vaciller le plus inaltérable des serments et ferai tout ce qui était en mon pouvoir pour être digne de cet amour, de cette confiance que Jézabel m'offrait comme les plus précieux des présents.



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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeDim 31 Mar - 1:17

Si l'on connaissait l'Eryl avec son image guerrière, cette nuit là elle empruntait celui digne d'une reine, avec son port de tête, son élégance et ce regard qui mêlait sévérité et douceur au travers de ses iris dorés. Une image que deux uniques personnes pourraient prétendre avoir pu contempler, celle d'une femme qui avait abandonné les armes qu'elle avait toujours tenu en main pour une nuit seulement. Ce ne serait plus le froid du métal que ses longs doigts fins se resserreraient mais sur la main de celui avec qui elle voulait se lier sous les étoiles. Avec une délicatesse qui n'offrait qu'à elle, ce dernier y déposa un doux baiser.

" Kesha doit être folle de jalousie en te voyant..."

Le sourire de la jeune femme s'étira légèrement.

" J'espère que cela n'est pas le cas, je n'aimerais pas attirer le courroux des dieux. Nous avons déjà bien assez d'adversaires. "

Jézabel conserva son sourire alors que Sirion désigna alors Tésoa qui les attendait avec impatience au centre du lac.

" Es-tu toujours décidée? Si oui, je crois qu'il est temps... "

Sans répondre avec des mots, l'amazone acquiesça simplement d'un mouvement de tête positif et resserra son étreindre sur la main de son fiancé. Il était temps comme il disait... tellement de temps que l'on pourrait que trop facilement l'imaginer gâché. Mais l'ère si sombre dans laquelle Ishtéria était entrée ne le serait pas pour tous.

D'une marche un peu nerveuse, les futurs époux s'emboîtèrent le pas sur le petit ponton de bois, sans se lâcher une seule seconde, tout en allant en direction de la prêtresse. Tout autour d'eux les lanternes brûlaient d'une chaleureuse lumière, telle une bénédiction à cet union de la déesse Ténéis elle-même. Lorsqu'ils parvinrent à la hauteur de Tésoa, cette dernière se saisit des mains liés des deux fiancés.

" Lorsque ma vie de terrane prendra fin, je pourrais raconter aux dieux du firmaments que j'ai pu officier la plus extraordinaire des unions, celles de deux créatures dont le destin a été scellé il y a des siècles, de deux êtres qui auraient pu être ennemi aujourd'hui mais qui ont choisi la voie noble du cœur, de deux amis dont le bonheur rayonne de manière inconditionnelle. "

A ces mots, la vieille femme sortit un long tissu en soie rouge qu'elle déposa sur les mains scellées des jeunes fiancés et l'enroula tout autour, image physique du lien qui serait bientôt le leur.

" Ce tissu représente le lien qui est et qui sera. Le rouge, couleur de la destinée mais aussi du sang mêlé car vous ne ferez plus qu'un. "

Tésoa présenta, la paume ouverte vers le ciel et dans chacune de ses mains, deux petits flacons où se trouvaient un liquide scintillant.

" Veuillez prononcer vos vœux et les promesses auxquelles vous allez vous attacher dans la vie future qui vous attend.  Une fois cela fait, verser le contenu de ses flacons chacun à votre tour sur le ruban rouge. Ce geste symbolisera les mots qui seront les vôtres afin de les lier à votre destin. "

La vieille Shaman se tourna vers Sirion pour lui donner la parole en premier lieu.

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