Jusqu'à la fin [PV Sirion]

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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• Eryllis: 3
• Ladrinis: 6
• Eclaris: 8
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 5
• Nérozias: 2
• Gélovigiens: 3
• Ascans: 1
• Marins de N.: 4
• Civils: 11

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Niveria Mois:Famael
[Juillet/Août en temps réel]

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Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 Jusqu'à la fin [PV Sirion]

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MessageSujet: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeVen 15 Mar - 22:09

C'était enfin le grand jour. Combien de temps avait-il fallu attendre? Combien d'années et de siècles pour sceller enfin leur destinée sous les étoiles? Leur vie fut multiple et leurs obstacles si nombreux ; un frère, une guerre, des quiproquos, le temps, la renonciation au bonheur le plus simple, la lâcheté, la peur... Aujourd'hui encore des murs se dressaient devant eux mais la force de leurs sentiments n'avaient jamais faiblis. Ils s'étaient un temps endormis, comme un rêve que l'on croit irréalisable dans un coin de leur esprit et de leur cœur, jusqu'à ce que tout refasse surface et explose comme une vague sur un promontoire.

Combien d'épreuves avaient-ils fallu affronter pour ce jour fatidique? Tant... tant que la lassitude aurait pu les gagner. Tant qu'ils auraient pu croire qu'il était inéluctable que tout tendait à les séparer. Cependant, un lhurgoyf est aussi tenace que têtu... mais à deux, ils pouvaient combattre le monde.

Les derniers évènements auraient pu laisser le doute les envahir, repousser ce qu'ils repoussaient déjà depuis une éternité. Mais pour la première fois de son existence, Jézabel voulait faire quelque chose pour elle. Juste pour elle. Ne penser qu'à ce qu'elle voulait et désirait. Ce désir inavouable et insidieux était né il y a des siècles en croisant le regard d'un inconnu qui avait frappé à sa porte, des iris argentés comme l'acier qui avaient su éveiller en elle un émoi qu'une femme comme elle ne se sentait pas légitime d'éprouver. Un interdit qu'elle bravait. Que ce soit l'éryllis, la lhurgoyf ou bien la guerrière. Le bonheur était à porter et il était temps qu'elle cessa de lui tourner le dos.

Après s'être entretenue avec Tésoa, vieille amie et prêtresse qui officierait dans le secret son union avec Sirion, il avait été convenu que la cérémonie se ferait au lac étoilé, un peu éloigné de la cité sans trop l'être et l'une des rares zones boisées du pays. Cette vieille shaman avait fait ce choix car elle connaissait la tranquillité de ce lieu mais aussi parce qu'elle y voyait un aspect sacré qui convenait très bien à la situation. De plus, femme généreuse, elle avait indiqué qu'elle s'occuperait de tout, comme un cadeau pour cette vieille amitié. L'unique chose à faire était que le couple se retrouva au lieu indiqué à l'heure convenue : une fois les soleils couchés.

Quelques heures avant le rendez-vous, Jézabel avait demandé à Sirion de la retrouver directement au point de rendez-vous, de ne pas y aller ensemble. Une tentative de fuite? Non. Elle voulait pour la première fois faire les choses convenablement. Elle voulait le surprendre et abandonner son costume de guerrière. Peut-être était-elle également un peu anxieuse et crédulement intimidée. Elle avait beau avoir déjà assisté à quelques unions d'anciennes camarades, elle n'avait jamais imaginé que son tour viendrait. Même Tésoa s'était amusée à lui dire qu'elle pensait se marier avant elle. Le temps demandé à son compagnon n'était que des minutes qui lui permettrait de se préparer : revêtir la robe qu'il avait choisi, les anneaux, trouver les mots qu'elle prononcerait peut-être si elle en avait le courage... C'était la première fois que le sablier du temps lui parut si long à s'écouler.

L'heure arriva, et les soleils se couchèrent....

Le lac étoilé se parait alors de toute sa magie. En effet, aucun vent de vint perturber ses eaux limpides qui devinrent un miroir. Il renvoyait avec une incroyable beauté le reflet du ciel dont il devait tiré son nom. Il n'y avait pas seulement que la lumière argentée des étoiles qui illuminait l'endroit, mais des lanternes déposées sur l'eau, flottant statiquement, laissant échapper la chaleur douce de leurs flammeroles. Comme Tésoa avait un sens aigu de la mise en scène, elle offrit à son amie une plus belle scène encore. Un petit quai de bois traça une route sur le lac jusqu'à son centre. C'était là que la messe serait dite. C'était là que la prêtresse attendait les fiancés dans le plus grand calme et avec un immense sourire, une scène d'une évidente beauté qui accueillit les amoureux.

Et Jézabel arriva telle une apparition d'un autre monde, comme il aurait été difficile de l'imaginer. Ses longs cheveux avaient été délicatement peignés et coiffés avec féminité, cascadant sur des épaules nues. Sa robe était à l'image de la description qui lui fut faite : ouverte sur les côtés de ses jambes, jouant de voiles transparents, de tissus irisés de bleu et de blanc. C'était à la fois simple et élégant, délicat et saisissant.

Là, d'un pas serein, elle rejoignit Sirion aux abords du chemin de bois et eut un petit sourire légèrement gênée.

" Tu es très élégant. "

Jézabel ne put retenir un léger rire de nervosité. Elle se sentait un peu ridicule... et étrangement heureuse. Deux choses à laquelle elle n'était pas habituée. Mais ce n'était que bien peu de chose comparer aux promesses qui l'attendaient...

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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeDim 17 Mar - 11:04

Il était là, enfin, ce jour que j'avais tant espéré, dont j'avais rêvé d'innombrables fois au cours des siècles. Il y avait eu des moments où j'avais cessé de croire qu'il arriverait; des moments où j'avais laissé la résignation me submerger et éteindre, presque, l'espoir de retrouver un jour Jézabel. Lorsqu'elle s'était enfuie, tant d'années auparavant, la vie avait perdu tout son sens et je ne l'avais parcourue que par habitude; par lâcheté peut-être aussi, parce que la mort aurait irrémédiablement anéanti toute chance de la revoir et que, malgré tout, une infime braise d'espoir avait toujours subsisté dans les tréfonds de mon âme.

Et puis, un jour, j'avais appris qu'elle était en vie. Qu'elle était devenue l'Eryl, mystérieuse et inaccessible dirigeante des farouches Eryllis, emblème d'une caste qui refusait toute présence masculine en son sein. J'avais douté alors, comment aurait-il pu en être autrement? Non seulement sa position sociale n'avait plus rien de comparable à la mienne, en quelque sorte elle était reine, mais de plus son appartenance à cette caste impliquait qu'il n'y avait nulle place pour moi à ses côtés. L'avait-elle rejointe à cause de ce qui s'était passé à la fin de la guerre de Taulmaril? Avait-elle définitivement renoncé à l'amour après que son frère se soit empalé sur ma lame, croyant que j'avais pris sa vie volontairement et, ainsi, commis la plus impardonnable des trahisons? Je m'en étais convaincu, à tel point que jamais je n'avais osé tenter de l'approcher. Je pouvais affronter les pires batailles sans frémir, mais l'affronter elle, croiser son regard et y lire, peut-être, un profond mépris... j'en avais été incapable. Jamais je ne l'admettrai à haute voix, mais c'était une peur abyssale qui m'avait empêché de faire le moindre pas vers elle.

Cela avait duré jusqu'à ce que Démégor, mon ancien frère d'armes, mon pire ennemi, m'ait ordonné de lui porter une missive. C'était à cet instant que j'avais compris les règles de son jeu maudit. Que j'avais réalisé que sa mort et sa "renaissance" en tant que Gorgoroth n'avaient fait que le rendre pire qu'avant. Sa vengeance envers moi n'était pas achevée, ne le serait jamais tant qu'il vivrait. Quelque chose s'était alors brisé en moi, avait changé avec la soudaineté d'un orage d'été: j'avais cessé d'avoir peur.

La suite... la suite avait été comme un rêve, un rêve aux allures d'inexorable destin que ni le temps ni la malveillance de Démégor n'avaient pu empêcher d'advenir. Nous nous étions retrouvés, avions réalisé en quelques instants que nos sentiments ne s'étaient en rien affaiblis. Nous nous étions aimés follement, sans plus nous soucier du monde, de ses contraintes, de nos obligations et nos pas nous avaient irrémédiablement conduits à cet instant tant attendu: ce soir nous allions unir nos vies et rien ni personne ne pourrait plus l'empêcher.

L'amie de Jézabel, Tesoa, avait choisi un lac un peu à l'écart de la ville pour la cérémonie, un lieu qu'elle nous décrivit comme particulier, sacré en quelque sorte. Je ne mis pas en doute la pertinence de son choix, mais je tiquai néanmoins un peu lorsque ma bien-aimée souhaita que nous n'y allions pas ensemble mais nous retrouvions sur place. Je parvins pourtant à dissimuler la profonde angoisse qui s'empara de moi - si elle ne venait pas? - et allai me préparer de mon côté. A l'heure dite, vêtu des plus magnifiques atours que j'aie jamais portés, mélange subtil de bleus profonds, de gris et d'or jouant sur la transparence pour faire de moi le grand seigneur que je n'étais pas, je me rendis au lieu de rendez-vous.

Les minutes s'égrènèrent, longues comme des années. A la fois fébrile et anxieux, c'est à peine si je remarquai la beauté du lieu, pourtant somptueux avec le miroir du lac reflétant la voûte céleste et illuminé par de nombreuses lanternes flottantes. Un ponton s'avançait jusqu'au milieu du lac, sur lequel la prêtresse nous attendait avec un large sourire, mais c'est distraitement que je la saluai, l'esprit occupé par une unique question: Jézabel viendrait-elle, ou, au dernier instant, la peur du futur serait-elle la plus forte et disparaitrait-elle de ma vie une nouvelle fois? J'en aurais hurlé d'angoisse, n'eut été le contrôle sévère que j'avais appris à appliquer à mes émotions au fil du temps. Et puis, soudain, elle fut là.

En l'apercevant, je me statufiai, muet de saisissement, doutant de mes sens et de la réalité de cette apparition. Certains prétendaient que l'Eryl était l'avatar d'une divinité, cela m'avait fait hausser un sourcil de dérision à l'époque mais ce soir... Avec une grâce éthérée Jézabel s'avança vers moi, un petit sourire imperceptiblement gêné aux lèvres, puis déclara que j'étais très élégant avant de laisser échapper un léger rire empli d'une certaine nervosité. Je lui adressai l'un de ces rares sourires à elle seule réservés, puis pris timidement sa main droite et l'embrassai délicatement en murmurant, la gorge serrée:

"Kesha doit être folle de jalousie en te voyant..."

J'avais l'impression d'être dans un songe si fragile que le moindre faux-pas suffirait à me ramener à la dure réalité. Allai-je me réveiller brutalement dans mes sombres appartements du Manoir Cavaleri, aussi solitaire que je l'avais été durant les siècles précédents? C'était presque plausible. Presque, car je ne pouvais douter de la réalité de ce regard d'or braqué sur moi, brillant d'une joie que je n'y avais que trop rarement décelée. Prenant mon courage à deux mains, le coeur battant à tout rompre, je désignai la prêtresse du menton et demandai dans un souffle:

"Es-tu toujours décidée? Si oui, je crois qu'il est temps..."

Pour ma part la question ne se posait pas, ne s'était en réalité jamais posée. J'avais su qu'elle était la femme de ma vie dès l'instant où j'avais croisé son regard pour la première fois. Mais le monde avait tant changé, il dressait aujourd'hui encore des obstacles en apprence si infranchissables sur notre route que je peinais à croire que cette femme sublime devenue l'Eryl veuille épouser un simple et rugueux guerrier rencontré quelques éons plus tôt. Quoi qu'il en soit, si elle n'avait pas changé d'avis, je la conduirai sans hésiter à la prêtresse, prononcerai sans vaciller le plus inaltérable des serments et ferai tout ce qui était en mon pouvoir pour être digne de cet amour, de cette confiance que Jézabel m'offrait comme les plus précieux des présents.



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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeDim 31 Mar - 1:17

Si l'on connaissait l'Eryl avec son image guerrière, cette nuit là elle empruntait celui digne d'une reine, avec son port de tête, son élégance et ce regard qui mêlait sévérité et douceur au travers de ses iris dorés. Une image que deux uniques personnes pourraient prétendre avoir pu contempler, celle d'une femme qui avait abandonné les armes qu'elle avait toujours tenu en main pour une nuit seulement. Ce ne serait plus le froid du métal que ses longs doigts fins se resserreraient mais sur la main de celui avec qui elle voulait se lier sous les étoiles. Avec une délicatesse qui n'offrait qu'à elle, ce dernier y déposa un doux baiser.

" Kesha doit être folle de jalousie en te voyant..."

Le sourire de la jeune femme s'étira légèrement.

" J'espère que cela n'est pas le cas, je n'aimerais pas attirer le courroux des dieux. Nous avons déjà bien assez d'adversaires. "

Jézabel conserva son sourire alors que Sirion désigna alors Tésoa qui les attendait avec impatience au centre du lac.

" Es-tu toujours décidée? Si oui, je crois qu'il est temps... "

Sans répondre avec des mots, l'amazone acquiesça simplement d'un mouvement de tête positif et resserra son étreindre sur la main de son fiancé. Il était temps comme il disait... tellement de temps que l'on pourrait que trop facilement l'imaginer gâché. Mais l'ère si sombre dans laquelle Ishtéria était entrée ne le serait pas pour tous.

D'une marche un peu nerveuse, les futurs époux s'emboîtèrent le pas sur le petit ponton de bois, sans se lâcher une seule seconde, tout en allant en direction de la prêtresse. Tout autour d'eux les lanternes brûlaient d'une chaleureuse lumière, telle une bénédiction à cet union de la déesse Ténéis elle-même. Lorsqu'ils parvinrent à la hauteur de Tésoa, cette dernière se saisit des mains liés des deux fiancés.

" Lorsque ma vie de terrane prendra fin, je pourrais raconter aux dieux du firmaments que j'ai pu officier la plus extraordinaire des unions, celles de deux créatures dont le destin a été scellé il y a des siècles, de deux êtres qui auraient pu être ennemi aujourd'hui mais qui ont choisi la voie noble du cœur, de deux amis dont le bonheur rayonne de manière inconditionnelle. "

A ces mots, la vieille femme sortit un long tissu en soie rouge qu'elle déposa sur les mains scellées des jeunes fiancés et l'enroula tout autour, image physique du lien qui serait bientôt le leur.

" Ce tissu représente le lien qui est et qui sera. Le rouge, couleur de la destinée mais aussi du sang mêlé car vous ne ferez plus qu'un. "

Tésoa présenta, la paume ouverte vers le ciel et dans chacune de ses mains, deux petits flacons où se trouvaient un liquide scintillant.

" Veuillez prononcer vos vœux et les promesses auxquelles vous allez vous attacher dans la vie future qui vous attend.  Une fois cela fait, verser le contenu de ses flacons chacun à votre tour sur le ruban rouge. Ce geste symbolisera les mots qui seront les vôtres afin de les lier à votre destin. "

La vieille Shaman se tourna vers Sirion pour lui donner la parole en premier lieu.

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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeJeu 6 Juin - 8:40

Le sourire de ma dulcinée s'étira lorsque j'évoquai la potentielle jalousie de Kesha à son égard et argua que nous avions assez d'adversaires sans nous mettre les dieux à dos. J'approuvai ces paroles d'un clin d'oeil entendu, ma foi envers les dieux étant au mieux médiocre comme Jézabel le savait fort bien; je me souciai assez peu de ce qu'ils pouvaient penser, pour autant qu'ils existent vraiment naturellement, ce dont j'étais loin d'être convaincu. Quoi qu'il en soit, je demandai encore à ma belle si elle était toujours décidée à célébrer notre union, auquel cas le moment me semblait venu, question à laquelle elle répondit silencieusement, simplement en me serrant plus fortement la main.

A la chaleureuse lueur des lanternes flottant sur l'eau, nous avançâmes sur le petit ponton de bois au bout duquel Tesoa nous attendait avec une impatience de plus en plus palpable. Une fois que nous fûmes parvenus devant elle, la vieille femme s'empara de nos mains jointes en déclarant:

"Lorsque ma vie de terrane prendra fin, je pourrais raconter aux dieux du firmament que j'ai pu officier la plus extraordinaire des unions, celles de deux créatures dont le destin a été scellé il y a des siècles, de deux êtres qui auraient pu être ennemis aujourd'hui mais qui ont choisi la voie noble du cœur, de deux amis dont le bonheur rayonne de manière inconditionnelle."

La prêtresse entoura alors nos mains d'un ruban de couleur rouge en précisant sa symbolique:

"Ce tissu représente le lien qui est et qui sera. Le rouge, couleur de la destinée mais aussi du sang mêlé car vous ne ferez plus qu'un."

Je songeai par devers-moi que l'ancienne ne percevait peut-être pas à quel point ce symbole sanglant risquait de s'avérer présent dans nos vies; Bon nombre de puissants s'inquiéteraient de cette union, si d'aventure ils apprenaient un jour qu'elle était scellée, combien alors se décideraient à nous envoyer leurs assassins afin d'éviter tout risque de voir les Eryllis et les Cavaliers de Sharna s'allier? Combien, parmi les "soeurs" de Jézabel comme parmi mes "frères", s'élèveraient contre ce mariage au point d'être prêts à nous éliminer pour préserver l'ordre établi des choses? Trop, sans le moindre doute. Mais cela n'avait plus aucune importance, nous avions pris notre décision en connaissance de cause et la prêtresse poursuivit en se tournant vers moi, les paumes tendues vers les cieux contenant chacune un petit flacon de liquide scintillant:

"Veuillez prononcer vos vœux et les promesses auxquelles vous allez vous attacher dans la vie future qui vous attend.  Une fois cela fait, versez le contenu de ses flacons chacun à votre tour sur le ruban rouge. Ce geste symbolisera les mots qui seront les vôtres afin de les lier à votre destin."

J'inclinai légèrement le visage à l'attention de Tesoa puis, fier et droit, rivai mes prunelles d'acier aux ors de ma bien-aimée et déclarai d'une voix aussi douce qu'elle était ferme:

"Moi, Sirion, je fais le serment de t'aimer, de te respecter, de t'être fidèle, de veiller sur toi et nos descendants comme sur la prunelle de mes yeux aussi longtemps que vie me sera prêtée. Je jure de toujours te soutenir, que ce soit dans la lumière ou dans les ténèbres, quels que soient les chemins que tu décideras d'emprunter, quoi que l'avenir nous réserve."

Fallait-il en dire davantage? J'estimai que non, peu de mots valaient parfois mieux que beaucoup et je n'avais de toute façon jamais été homme de grands discours, les actes étant à mon sens autrement plus parlants. A dater de ce jour nous ne formerions plus qu'un, unis jusqu'à ce que la mort nous sépare quoi qu'il advienne, quelles que soient les ombres que nous aurions à affronter ou les distances qui nous sépareraient. D'une certaine manière c'était le cas depuis le jour où nous nous étions rencontrés sur le pas d'une porte, bien avant que la guerre de Taulmaril n'éclate, j'étais sien depuis l'instant où nos regards s'étaient croisés pour la première fois. Mais aujourd'hui, par cette cérémonie, nous affirmions l'échec de Démégor et du destin à nous séparer, à nous briser. C'était comme un cri du cœur, libérateur, après plus de six siècles de doutes et de craintes. Aujourd'hui nous clamions notre droit de vivre notre amour comme nous l'entendions, librement, même si pour cela il nous faudrait encore préserver le secret un certain temps. Mais que pouvaient bien représenter quelques mois ou années après les siècles qui nous avaient séparés? Rien, rien du tout, nous affronterions ensemble nos ennemis et les terrasserions impitoyablement; nous ne laisserions plus à aucun être -mort ou vivant- le droit de nous dicter notre chemin à notre place.


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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeDim 9 Juin - 18:13

Cet instant semblait être irréel à tous les points de vue. La magie des lieues, la présence de Sirion à ses côtés, et l'idée même d'une union qui se déroulait dans le secret. Elle était heureuse. Trop peut-être. Elle n'y était pas habituée et cela l'effrayait. Pourtant, elle se dispensa de le laisser transparaître. Pas maintenant. Pas aujourd'hui. Des doutes? Elle n'en possédait pas. Cela avait toujours été lui. Cela n'avait été que lui.

L'amazone saisit le petit flacon tendu par sa vieille amie et perdit son regard dans le scintillement de son liquide. Elle donna toutes les explications et la raison de son usage, ce qui fit naître un petit sourire sur ses traits opalins. Puis vint le moment de leurs serments respectifs.

Jézabel tourna son visage dans la direction du cavalier et abandonna son regard dans le gris acier de ses iris. Elle ne put s'empêcher d'avoir une pensée superficielle en se disant qu'il était bel homme et que le temps eut bien failli le lui faire oublier. Si on prétendait que Sharna était celui qui donna vie à son peuple, aussi vil qu'il pouvait être, il en demeura pas moins assez épris de la beauté comme de l'horreur pour offrir à ses créatures de tels visages. Beauté et monstre. Une pièce. Deux visages. Le contraste à son paroxysme.

" Moi, Sirion, je fais le serment de t'aimer, de te respecter, de t'être fidèle, de veiller sur toi et nos descendants comme sur la prunelle de mes yeux aussi longtemps que vie me sera prêtée. Je jure de toujours te soutenir, que ce soit dans la lumière ou dans les ténèbres, quels que soient les chemins que tu décideras d'emprunter, quoi que l'avenir nous réserve."

Les paroles de son amant résonnèrent en elle dans un échos au son clair. Beaucoup de femmes ne pouvaient que rêver de telles promesses. Beaucoup de femmes ne pouvaient que les espérer. Sighild, elle, savait que chacun de ses mots était pesé. Sirion n'était pas un homme de mensonge quand il parlait de ses sentiments, par comme le Dieu qui ornait parfois son armure. Il avait toujours été bien plus honnête avec lui même qu'elle ne l'avait jamais été.

Elle le regarda alors déverser le petit flacon sur le tissu rouge qui liait leurs mains, avant de relever la tête vers lui. C'était à son tour.

" Moi, Jézabel, je fais le serment de t'aimer, de te respecter, de t'être fidèle. Mon cœur t'était déjà acquis bien avant que je ne m'en rende compte moi-même. Je me souviens encore, comme si cela était hier, le regard qui était le tien à notre première rencontre. Je me souviens que le temps me sembla s'être arrêté. Je me souviens, du déchirement que ce fut de te perdre, la douleur qui me broya la poitrine plus cruellement qu'une lame. "

Elle ne s'en rappelait que trop bien.

" Je te fais le serment que nous ne revivrions plus jamais une telle épreuve. Je te fais le serment de t'être éternelle. Je te fais le serment de te soutenir quelque soit le chemin à prendre. Je te fais le serment de n'être que tienne tant qu la vie nous le permettra. "

La jeune femme finit par lui sourire et déversa à son tour le flacon sur le ruban rouge. Là, la shaman leva les deux bras et psalmodia des paroles intelligibles. Brutalement, le ruban rouge s'enflamma mais n'émit aucune chaleur ni aucune douleur. Le tissu se consuma jusqu'à ce qu'il n'en resta plus rien que nos deux mains liées.

" A présent, vos promesses vous lient jusque dans vos chairs. Vous ne faites plus qu'un sous les étoiles. "

Tésoa abaissa ses mains et afficha un large sourire.

" Vous pouvez présentement vous offrir vos alliances, témoignages de votre union. Car dès maintenant, nous n'êtes plus deux simples lhurgoyfs mais un tout réuni. Un époux et sa femme. Une épouse et son homme. "

La vieille femme leur laissa à loisir d'échanger leurs bijoux, puis se fraya un chemin entre les deux nouveaux mariés, et prête à s'en aller. Toutefois, elle se tourna une dernière fois vers eux.

" Oh! Bien entendu! Vous avez la bénédiction de Ténéis pour vous embrasser! Quant aux restes, cela ne me concerne pas! Hahaha! Je suis trop vieille pour ces choses là. "

Tésoa se mit à rire et reprit sa marche tranquille en direction de la cité. Elle laissa derrière elle le "jeune" couple. Ils étaient maintenant maître de leur destin.
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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeLun 17 Juin - 19:22

Jézabel riva ses prunelles d'or aux miennes, silencieuse, tandis que je prononçai le serment qui me lierait à elle. Malgré l'impassibilité de mon visage, je sentis mon regard laisser transparaître une certaine exultation, une joie que nul n'avait pu y' déceler depuis de nombreux siècles. La glace dont beaucoup me pensaient constitué était brisée même si, je ne le savais que trop bien, cela ne durerait pas, hormis lorsque nous nous retrouverions dans l'intimité bien entendu. Une fois que j'eus achevé ma promesse et versé le petit flacon que nous avait remis Tesoa sur le ruban rouge liant nos mains, ce fut au tour de mon aimée de s'exprimer:

" Moi, Jézabel, je fais le serment de t'aimer, de te respecter, de t'être fidèle. Mon cœur t'était déjà acquis bien avant que je ne m'en rende compte moi-même. Je me souviens encore, comme si cela était hier, le regard qui était le tien à notre première rencontre. Je me souviens que le temps me sembla s'être arrêté. Je me souviens, du déchirement que ce fut de te perdre, la douleur qui me broya la poitrine plus cruellement qu'une lame. "

Je pressai sa main avec un peu plus de force, comme pour la réconforter, ou lui affirmer à ma manière que cette odieuse séparation appartenait à un passé qui, je me le jurai intérieurement, ne se reproduirait pas. Comme si nos âmes, nos pensées, ne formaient qu'une, Jézabel acheva:

" Je te fais le serment que nous ne revivrions plus jamais une telle épreuve. Je te fais le serment de t'être éternelle. Je te fais le serment de te soutenir quelque soit le chemin à prendre. Je te fais le serment de n'être que tienne tant que la vie nous le permettra. "

Tandis qu'elle versait à son tour le liquide scintillant sur le ruban, je songeai que l'éternité était une drôle de chose, insaisissable et pourtant presque réelle après quasiment un millénaire d'existence. Je repensai aussi fugacement à Démégor, ce frère qui avait failli nous briser, et pris douloureusement conscience qu'il demeurerait une sombre menace sur nos têtes tant qu'il vivrait. J'avais imaginé accompagner Jézabel à Noathis après cette union, me débarrasser de mon statut de cavalier comme d'un vieux manteau trop usé, mais je compris que cela aurait été une folie. Non seulement ma présence aux côtés de ma belle en Noathis engendrerait des difficultés dont elle n'avait nullement besoin, mais à laisser vivre l'Impérial nous finirons forcément par le payer très cher, d'une façon ou d'une autre.

La vieille shamane leva alors les bras au ciel et prononça d'incompréhensibles paroles. Je supposai que c'était pour nous confier à la garde de sa déesse mais, subitement, le ruban autour de nos mains s'embrasa! A cet instant, chose qu'elle ne saurait jamais, Tesoa passa à un cheveu de sa fin tant ma surprise fut grande. Je réalisai juste à temps que le brasier ne me procurait aucune douleur et me forçai donc à garder immobile ma main libre malgré le hurlement intérieur de mon instinct. Quelques secondes plus tard, il ne restait rien du tissu et Tesoa déclara que nos promesses nous liaient jusque dans nos chairs, que nous ne formions désormais plus qu'un sous les étoiles. Truc de bateleur pour impressionner ses ouailles crédules? Sans doute, je ne crus nullement à une manifestation divine mais il me fallut reconnaîttre que cela faisait son petit effet. Affichant un large sourire, la prêtresse poursuivit:

" Vous pouvez présentement vous offrir vos alliances, témoignages de votre union. Car dès maintenant, nous n'êtes plus deux simples lhurgoyfs mais un tout réuni. Un époux et sa femme. Une épouse et son homme. "

Oubliant pour une fois ma réserve je laissai un sourire radieux, qui en aurait bien surpris d'aucuns par sa spontanéité et sa véracité, illuminer mes traits et passai délicatement l'un des anneaux que nous avions choisis au doigt de celle qui, dorénavant, était mon épouse légitime. Je la laissai ensuite prcéder de même et ris avec légèreté lorsque Tesoa ajouta que nous avions naturellement le droit de nous embrasser mais qu'elle était trop vieille pour l'éventuelle suite avant de s'éloigner en riant. Nul besoin de me le dire deux fois, j'embrassai ma douce compagne avec passion, longuement, avant de me décider à lui murmurer:

"Je te propose de nous accorder encore un ou deux jours... puis... d'aller façonner le monde pour qu'il soit prêt à nous accueillir. Qu'en penses-tu?"

L'éclat minéral, aussi dur que du silex, visible dans mes prunelles couleur d'acier à ces dernières paroles ne pouvait laisser planer le moindre doute: nous devrions nous séparer, une nouvelle fois, pour un temps que j'espérai le plus court possible. Elle devait aller négocier avec ses Soeurs et moi... moi je devrai aller affronter l'un des plus dangereux guerrier que le monde aie connu. Notre bonheur était à ce prix, sans doute, même si je le jugeai alors presque trop exorbitant pour accepter de le payer.


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MessageSujet: Re: Jusqu'à la fin [PV Sirion]   Jusqu'à la fin [PV Sirion] Icon_minitimeVen 28 Juin - 18:44

Comme l'instant était étrange pour l'amazone, comme tout lui paraissait si irréel. Elle était... mariée. Unie à l'unique amour de sa vie, elle, une Eryllis, elle, l'Eryl. Tout pourrait laisser porter à croire que son choix était déraisonnable en tout point. Pourtant, Sighild ne faisait que répondre à ce qui l'avait toujours animé. Quand elle avait rejoint les femmes de Noathis, elle en avait accepté les règles du jeu et cela lui avait été facile. Plus de frère, plus de compagnon.... du moins c'était ce qu'elle avait toujours cru. Son adoption au sein des femmes sauvages avait été aisée en omettant la crainte qu'elle inspirait en tant que lhurgoyf. Mais elle avait su se faire un chemin, une place, un rôle jusqu'à atteindre le plus haut statut de sa caste. Cela faisait maintenant un nombre incalculable d'année qu'elle était à la tête des femmes de Noathis, et personne n'avait jusque là contesté son autorité. Est-ce que les changements qu'elle aimerait instaurer modifierait la donne? Peut-être... peut-être pas... Elle savait qu'elle devrait mener un nouveau genre de bataille.

Chassant ses questions de son esprit, elle n'eut d'attention que pour celui qu'elle pourrait bientôt présenter comme son époux... même si cela lui paraissait encore étrange à prononcer. Mais quand elle vit son regard et son sourire, tous les doutes furent balayés. C'était la première fois qu'elle se sentait si émue par quelque chose qui jusque là lui paraissait si futile. Le mariage.... cela ne semblait appartenir qu'à un monde qu'elle n'avait jamais effleuré. Quand Sirion lui passa l'anneau, cela la fit sourire. Elle se sentait bête et ne savait pas trop pourquoi. Toutes ces choses lui étaient si étrangères... Elle échangea à son tour son alliance, un rouge léger sur les joues.

Les paroles de Tésoa eut au moins l'effet de les faire rire tous les deux et à peine la shaman fut-elle éloignée que son cavalier d'époux la saisit pour mieux l'embrasser. Leur premier baiser en tant que mari et femme.

" Je te propose de nous accorder encore un ou deux jours... puis... d'aller façonner le monde pour qu'il soit prêt à nous accueillir. Qu'en penses-tu? "

La réalité les rattrapait déjà mais la lhurgoyf était une femme de raison. Ils avaient été séparés plusieurs siècles, quelques semaines de plus ne seraient que bien peu de chose.... si leurs sentiments ne s'étaient pas ardemment réveillés. Son regard d'ambre trahit d'une pointe de tristesse qu'elle redoutait déjà la séparation. Mais elle était forte, elle avait toujours été. Elle ne cèderait pas maintenant qu'elle avait encore plus de raison de l'être.

" Mmmm.... nous n'avons guère le choix de faire autrement.... et je sais que j'ai quitté Noathis depuis trop longtemps. Il y a énormément de travail qui m'attend alors.... sache que les deux jours que nous pouvons nous accorder, je compte bien profiter de chaque secondes. "

La jeune femme eut un petit sourire en coin avant de se rapprocher de son conjoint et de se serrer contre lui. Les deux amants étaient toujours au milieu du lac et les lanternes vacillaient encore. La nuit les enveloppait avec douceur en signe de témoignage de paix. Deux jours... c'était si peu quand on savait que tout pourrait arriver une fois séparé. Un risque à prendre. Celui de la raison et non de l'égoïsme.

Jézabel leva son visage en direction de Sirion et déposa un baiser appuyé sur sa bouche avant de sourire à nouveau.

" Deux jours pour une lune de miel. C'est bien plus que beaucoup ne pourrait le rêver, non? "

Elle enroula ses bras autour de son cou, tout en essayant de rester animée par le doux sentiment de bonheur d'être en sa compagnie.

" Nous as-tu réservé un programme particulier? Ou doit-on se laisser bercer? "

Profiter tant qu'ils le pouvaient car bientôt, la violence d'Isthéria les saisirait à nouveau...

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