Les gris font le ménage. [PV Erard]

Bienvenue

Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

Liens rapides

Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 6
• Eclaris: 8
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 5
• Nérozias: 2
• Gélovigiens: 3
• Ascans: 1
• Marins de N.: 4
• Civils: 11

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Niveria Mois:Famael
[Juillet/Août en temps réel]

Tableau d'honneur


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 Les gris font le ménage. [PV Erard]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
:: L'écorcheur ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Serre Mordstreicht
:: L'écorcheur ::
Serre Mordstreicht
MessageSujet: Les gris font le ménage. [PV Erard]   Les gris font le ménage. [PV Erard] Icon_minitimeDim 31 Mar - 1:09

-Lui?
-Lui.
-Lui, je sais ce que vous pensez, c'est le devoir qui nous mène ici. Cynthia me foudroie du regard, Erika fait de même.

Qu'est-ce que j'y peux si le Comte nous demande avec tant d'autres pour chasser la vermine du comté des Mordhau? Comme si j'avais le choix, comme si nous avions le choix.
Le vieux commence à montrer des signes de faiblesse, mais ça n'est pas encore l'heure que de déchirer ses entrailles à l'issu d'un duel que cette fois-ci, je gagnerai haut la main. La première fois était une volonté de Sharna, la deuxième fois il regardera sans intervenir. S'il doit se manifester ce sera pour guider ma main.

-C'est donc ici que les Mordhau vivaient. Commente sobrement Cynthia.

Pourtant, je discerne un soupçon de nostalgie dans ses paroles, une vague réminiscence de la première fois qu'elle a vu Erika sans doutes, quand c'était une gamine. Elle rabat ses deux couettes blondes en arrière, les laissant dans son dos comme à chaque fois qu'elle ne se considère pas en paix et en sécurité. Son regard océan croise les glands qui me servent de prunelles. La capitaine de la cavalerie grise attend une explication.

-Ouais. Ma réponse plus grognée qu'articulée semble la satisfaire, même si elle garde une main sur sa rapière.

Certains cavaliers aiment bien faire les originaux, l'officier ne fait pas exception à la règle et avec son allure menue, il est presque réconfortant de la voir avec une rapière et une masse d'arme à sa ceinture. Contrairement aux apparences, Cynthia est capable de prouesses physiques qui me feraient rougir, salope de magicienne.

-Suivez-moi, je me souviens d'un raccourci qui mène au château. Moi aussi je m'en souviens.

Pourquoi je ne l'ai pas mentionné plus tôt? Parce que j'espérais qu'Erika sociabilise un peu avec les autres cavaliers sur le chemin plutôt que de trouver toutes les solutions pour ne pas avoir à parler aux collègues. En même temps... Est-ce que je peux lui en vouloir? Non. J'ai juste l'habitude des injustices, même si celle qu'elle subit m’écœure toujours autant.
Blonde aux yeux bleus, ça n'étonnera personne si je dis qu'Erika tient plus de la magotte que de la duelliste ; l'épée à sa ceinture n'est pas qu'un simple accessoire mais... La biokinésie est une science occulte qui me fout toujours la gerbe, pouvoir influencer sur les chairs des autres, leur voler leurs os, leurs organes pour regagner ses forces... Définitivement pas un truc que j'aimerais pratiquer. Mais on ne choisit pas ses pouvoirs, Erika est né avec cette faculté pratique mais haut combien infâme.
On emprunte un chemin détourné pour arriver au plus vite devant le château ou déjà quelques cavaliers attendent.

-Des ânes qui montent des chevaux, charmant. Siffle ma monture à mon attention.

Ara n'aime pas les nouveaux cavaliers, ils sont cons. Ils tentent toujours de tester l'autorité des autres alors qu'ils sont anthropologiquement des merdes face aux anciens. Le plus jeune de la bande ne se gêne pas pour prévenir les autres.

-Ah bah tiens, voilà le capitaine Mordstreicht. Mon capitaine! Dès l'instant où il doit soutenir mon regard, je le sens trembler. Peut-être parce qu'il sait ce qui est arrivé au dernier qui a cru pouvoir remettre mon autorité en question durant les batailles. Capitaine! Continue-t-il à l'attention de Cynthia. Erika. Beaucoup de respect, un peu de flippe.

La relation que j'ai avec Erika est bien connue, et puisque je suis proche de Cynthia, les rumeurs vont vite. Il joue la sécurité.

-Brasti, toujours un plaisir. Il doit avoir vingt printemps et une barbe incomplète, pourtant s'il est toujours là aujourd'hui, c'est bien parce qu'il est assez malin pour ne pas avoir voulu trop vite monter en grade. Maître Sasko. Le vétéran qui l'accompagne me salue bien bas, sans un mot.

Sasko et moi, on ne s'aime pas ; il va prier quand je vais baiser, il aime les hommes quand j'aime les femmes, toujours là se montrer courtois en toutes circonstances et à ne jamais dire ce qu'il pense réellement. Pourtant je lui fais confiance, c'est un sodomite et un hypocrite dans une société de tarés hyper violents, moi un monstre parmi les loups. On est deux moutons noirs, on se serre les coudes parce que sinon nous serions seuls.
Ca reste quand même un mec qui laboure du mauvais côté.
Parfois je me dis que je fais mal de lui faire confiance, puis on croise Andigné et on est de nouveau alliés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: Les gris font le ménage. [PV Erard]   Les gris font le ménage. [PV Erard] Icon_minitimeDim 31 Mar - 19:03

Castel Mordhau. Ses murs d’enceinte. Ses tours de garde. Son jardin sale et boueux à cause de la mauvaise saison des pluies et de la mousson. Il fait froid, et moche.
C’est à se demander si cela valait le coût de trahir Ernst pour ce caillou qui ressemble plus à un furoncle sur une carte qu’à une fière bastide.

Je mentirais si je disais que revenir ici ne me faisais pas un peu de mal. J’ai beaucoup de souvenirs liés à cet endroit. Je me tiens dans une grande salle d’apparat, où j’avais déjà dansé, où j’avais trinqué avec des amis, et où j’avais eu l’honneur de faire quelques grands duels à une époque plus faste. Il n’en reste plus rien. J’ai vendu tous les meubles, ou je les ai amenés à mon propre manoir. Ici, il ne reste qu’une vieille sale vide, avec des toiles d’araignées au plafond, et une grande chaise au milieu, contre un mur, où Ernst Mordhau, commandant des chevaliers gris, avait l’habitude de venir s’asseoir et de nous regarder, nous tous, jeunes hommes et femmes, nous bagarrer ou nous amuser. Le bon vieux temps.

« Tout a été fait selon vos volontés, père. »

J’ai entendu Foulques arriver avant même qu’il s’annonce. Pas difficile, vu l’écho de la grande salle en pierre désolée, et vu le gros harnois que porte mon fils. Je fais une petite moue, mains dans le dos, en regardant le siège. Il n’y a aucune trace d’Ernst. Même pas une présence fantomatique. Même pas un spectre qui le hanterait. J’ai véritablement tout supprimé ce qui restait de lui. Jusqu’à son cadavre. Il avait été enterré avec les honneurs, mais les cauchemars étaient si terribles que je suis revenu avec une pelle pour le déterrer, j’ai ouvert ma main au-dessus de lui, et j’y ai mis le feu. Cela a un peu calmé les mauvais rêves.
Je prend une grande inspiration nasale qui gonfle mon torse, puis pivote un peu mon buste pour observer les doux yeux bleus de mon enfant.

« Bien. Très bien. Il va falloir que nous restions regroupés, je n’ai aucune envie de tomber dans une toile d’aranéas. »

Il agite la tête de bas en haut en simple signe d’approbation. Je dois résister à l’envie de lui tirer la joue. Qu’il est beau. Si j’avais su qu’un jour j’éprouverais une telle affection, je ne l’aurais pas cru. Il est plus que ma chair et mon sang. Il n’y a pas une seule personne que j’aime plus au monde que lui, excepté peut-être pour mes autres enfants.
Mes ennemis ne doivent jamais savoir ça.

Je m’éloigne et il me suit. Je vais vers les grandes portes du manoir Mordhau, qui sont ouvertes. Deux gardes en faction s’y tiennent, mais à leur allure, vous ne croiriez pas qu’ils font partie du service d’honneur. Ils ne sont pas au garde-à-vous, droit comme tout. L’un est avachi sur le côté, l’autre croise les jambes. Leurs longbow aux pieds, ils me regardent et approuvent le fait que je suis ici d’un petit signe de tête, que je leur renvoie.
D’ordinaire, la garnison de castel Mordhau n’est pas bien grande. Tout juste une douzaine de sergents qui surveillent tranquillement les champs que les paysans triment. Le pire qu’ils combattent, c’est quelques chiens errants, et le plus dur de leur travail, ça consiste à donner la direction à des caravanes de marchands qui passent. On est assez loin du cliché ambulant des chevaliers de Sharna. Mais les choses ont changé ces dernières semaines, et les braves sergents tranquilles de Mordhau ont été suppléés par des affreux. Une bande de rustres et de criminels que j’ai ramené ici en guise d’escorte : Des archers longs à cheval, quelques hommes d’armes, une bande de cavaliers ferrailleurs et qui étaient disponibles. Leur arrivée ici met les habitants très mal à l’aise. Les maisons du petit bourg castral ont été remplies de mes hommes, que les villageois ont l’obligation de loger et nourrir. Imaginez-vous, avec votre petit quotidien, votre famille et votre soupe, et soudain, du jour au lendemain, vous devez vous plier aux quatre volontés d’une brutasse épaisse, avec les bottes crottées et le visage couturé de cicatrices, qui mange autant de soupe que vos trois enfants et que vous ne pouvez surtout pas critiquer. Je le sens, c’est pas dur à deviner : Les gens d’ici sont pressés qu’on se casse. Et moi aussi pour le coût. Revenir ici était une mauvaise idée. L’esprit d’Ernst me poursuit.

« Sasko, heureux de te voir.
– D'Andigné, il répond avec une longue révérence, je suis venu aussi vite que possible et-
– Oui oui, va prendre un peu de bière et installe-toi. »

« Brasti, c’est ça ?
– C’est cela même, monseigneur !
– Hâte de voir de quoi t’es capable. À l’intérieur, y a de la bière qui t’attends. »

« Ah, sieur Lanfrant !
– Monseigneur.
– Vous m’en devez toujours une pour le tournoi des lys. Mais en attendant, je dois à nouveau me montrer bon hôte. Entrez donc.
– À charge de revanche. »


Tour à tour, j’accueille à l’intérieur les affreux qui arrivent au fil de la matinée avec des poignées de main très franches. Je n’ai pas hurlé à toute la meute. Les chevaliers gris c’est un grand ordre que je commande, des chevaliers à ma disposition j’en ai plein, mais la plupart sont tous occupés à des choses bien plus importantes : Des châteaux à garder, des frontières à patrouiller, du gibier à traquer… Pour l’affaire qui me retient aujourd’hui, j’ai appelé des gars plus-ou-moins sûr. Un mélange, disons. Des anciens amis, des vieux de la vieille, des gens avec qui je tournoie et combat depuis des années. Et puis des nouveaux. Du sang neuf. Des gosses qui ont été adoubés, voire-même qui ont pas franchi cette étape. J’ai surtout sélectionné des gars pas trop imbus d’eux-même, pas des rivaux avoués, et surtout, des gars très forts avec la pratique de l’archerie à cheval. C’est ce genre de guerriers dont je vais avoir besoin aujourd’hui.

« Mordstreitcht.
Toujours pas une ride à ce que je vois »


Je fais soudain la gueule en le voyant. Pourtant je savais à quoi m’attendre en lui envoyant une lettre. Sa tête d’affreux immonde ne me fait même plus froid dans le dos, à force de la voir. Je lui tends malgré tout ma main pour qu’il la serre, c’est la moindre des choses. Je regarde derrière lui, et, en revanche, je suis assez peu content de voir qui il a ramené en guise d’escorte. Ça me force à serrer les dents, et à persifler dans ma barbe.

« Mordhau. Entrez. »

Il a ramené Erika Mordhau. Il a un sacré culot quand même. Enfin, du coup, pas besoin de lui faire visiter le manoir. Alors qu’elle entre et traverse les portes, je ne peux pas m’empêcher de lui lancer une petite pique, que je sais très vive et violente.

« Faites… Comme chez vous. »



Tout le monde se presse dans la salle d’apparat. Il a fallu bricoler quelque chose. On a aligné des tonneaux, des caisses de bois, et un vieux banc pourri. Ce n’est pas bien grave. Le confort pour un cavalier de Sharna est souvent spartiate, et au fond, s’asseoir sur un magnifique fauteuil avec un cousin en velours est à peu près pareil qu’asseoir ses fesses sur un roc. Le seul luxe auquel j’ai pensé, c’est de sortir de la bière de la cave du château, histoire qu’ils aient tous quelque chose à mettre au fond de leurs gosiers. Ils sont déjà tous en train de parler et de rigoler ensemble. C’est Foulques qui fait l’animation, il a toujours été fort pour devenir ami avec les gens. Quand il me voit arriver avec Mordhau et Mordstreicht, il se lève et s’avance avec un grand sourire pour leur souhaiter la bienvenue, mais je l’éloigne vite en lui montrant la paume de ma main.

« Plus tard.
Messieurs, madame : Faisons vite. Vous savez déjà tous pourquoi vous êtes ici, je l’ai expliqué dans votre semonce, mais il y a eu quelques développements que je souhaite mettre au clair.
Foulques. »


Je fous mes fesses sur le fauteuil où s’asseyait d’ordinaire Ernst. Je regarde Serre et Erika s’installer, tandis que tout le monde se parle et s’entre-congratule de félicitations et de bienvenues. C’est beau la solidarité.
J’aurais dû tuer Serre Mordstreicht il y a seize ans de cela. Je suis un homme qui a rarement des regrets, mais celui-là ça en est un gros. Un excès de confiance, que je déguise pour être de l’honneur. J’aurais dû le tuer comme un lâche, pendant son sommeil, en lui envoyant une dizaine de truands aux fesses. C’est trop tard maintenant, je ne peux pas le liquider, ça entacherait ma réputation, et ça donnerait un prétexte trop beaux aux Gris qui souhaitent voler ma place. Pour autant, impossible de profiter de ma position de commandant pour le muter dans un trou perdu au milieu de nul part : Je ne peux nier qu’il est un excellent Cavalier. J’ai besoin de lui ici, pas ailleurs.

« Heu… Oui…
Comme signifié, les terres de la seigneurie ont été, ces deux dernières semaines, victimes de pillages. Une bande de truands, à pied, s’attaquent aux caravanes marchandes qui traversent les forêts. Ils n’ont aucune pitié et n’hésitent pas à tuer les voyageurs, d’où le manque de preuves que nous avons pu réunir pour l’instant.
Mais alors que la semonce vous a été adressée, messeigneurs, la bande de truands a fait à nouveau surface. Et nous avons un témoin qui peut nous aider. »


Foulques s’éloigne un peu et fait un petit signe de la main vers une porte ouverte de la salle d’apparat. Un sergent, un des tranquilles, un brave jeune homme un peu grassouillet alors qu’il porte la livrée des cavaliers de Sharna, entre en accompagnant une jeune fille, pieds-nus et vêtue de haillons. Elle ne peut pas s’empêcher de pleurer, en cachant son visage qui a été atrocement défiguré par ce qui devait être une grande bastonnade. Foulques ne peut pas s’empêcher de la prendre dans ses bras et de lui chuchoter des propos rassurants pour la mettre en confiance. Ça a le don de m’énerver. Je tape sur ma chaise et exulte.

« Nous n’avons pas le temps pour tes jérémiades. Indique à mes hommes ce que tu sais, puis disparaît de ma vue. »


Rassurée par Foulques, elle déballe tout ce qu’elle m’a déjà déballé. La manière dont elle voyageait tranquillement avec sa famille de commerçants. Les hommes sortis de la forêt. Ils portaient des vêtements de vert, et utilisaient des arcs. L’un d’eux manipulait de la magie, il avait un catalyseur avec lequel il a projeté des branches d’arbre sur son père. Ils n’ont pas hésité à violer elle-même et son frère. Blablabla. Les détails inutiles. Un brigand c’est un brigand, je n’ai pas à détailler le mode d’opératoire habituel.
Et puis, elle indique enfin des détails intéressants, rassurée par la voix douce de Foulques qui lui pose des petites questions. L’endroit où ça a eu lieu. Le nombre qu’ils étaient. Et surtout, le fait qu’elle avait vu que le chef, le magicien, avait une oreille et la mâchoire manquants. Assez de détails pour lancer une traque.

« Bien. Ce sera tout.
Messeigneurs. Nous allons lancer une chasse, une grande chevauchée. Nous allons tous partir à cheval, avec arcs et surtout les chiens de mon propre chenil. Nous aurons à nous séparer une fois dans les bois, mais vous savez tous comment ça fonctionne, ce n’est pas la première fois qu’on galope ventre à terre contre des enfoirés.
Nous partirons dans une heure. »


Je siffle et ordonne à un valet d’aller nous rechercher de la bière. Le sergent raccompagne la gamine ailleurs, et Foulques va enfin se présenter à Serre et Erika. Bien bas. Et avec son sourire ridicule et fatigant.

« Sire Mordstreicht ! Je ne vous avais pas revu depuis que j’avais quitté le Manoir Cavaleri !
Comment va Tännhauser ? Et, heu… Mademoiselle »
, il continue en baissant son dos pour venir embrasser la main d’Erika, qu’il ne connaît pas
Revenir en haut Aller en bas
:: L'écorcheur ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Serre Mordstreicht
:: L'écorcheur ::
Serre Mordstreicht
MessageSujet: Re: Les gris font le ménage. [PV Erard]   Les gris font le ménage. [PV Erard] Icon_minitimeDim 31 Mar - 20:16

-Andigné, vous par contre Kron il vous aime bien. Kron c'est de le dieu de la mort.

De la d'où je viens, d'un petit village paumé au fin fond du royaume d'Eridania, y a une vieille tradition que les rides symbolisent l'affection de Kron envers les gens. Plus ils en ont, plus Kron est pressé de les embarquer avec lui dans son navire pour naviguer sur les flots immémoriaux. Je fais un grand sourire au Comte et lui serre la main.
Alors qu'il nous emmène à la salle principale, Erard lâche une petite insulte à l'égard d'Erika, Cynthia se fige, mon sang ne fait qu'un tour mais celui de ma protégée est plus rapide, mon sang se glace quand j'entends sa riposte.

-Ça l'a toujours été. Une sourdine pour la gamine s'il vous plaît.

Elle en est à son vingt deuxième printemps et bon dieu, qu'est-ce qu'elle peut être une chieuse parfois. Je sais bien que ce genre d'échanges caustiques et à couteau tiré allait être la norme, mais pas de façon aussi brutale dès le début.
Ensuite tout le monde se réunit dans la grande salle, Erika affiche un air maussade, met tout ce qu'elle ne peut pas dire dans son regard orageux avant de finalement s'installer à côté de moi. Cynthia étant plus sociable que la paire qu'on forme, elle s'éclipse et va dire bonjour à tout le monde. Sans Cynthia, je me demande si je serais aussi respecté chez les cavaliers gris, à toujours être la à faire le rapport sur mes derniers exploits où à tergiverser avec d'autres.
Qu'importe.
Je m'étire.
On nous apporte la bière ; Erika arrête d'être une tombe et se prend une pinte. Moi? Je fais le cadavre et je picole comme un trou, la boisson n'a plus effet sur moi. Evidemment les jeunes autour de nous sont impressionnés par ma performance. Jusqu'à ce que Sasko vienne remettre les choses au clair.

-C'est un Gorgoroth, croyez pas qu'il avait une aussi bonne descente quand il était chez les chevaliers d'Oris.
-Ils sont morts ceux la, j'ai refourgué ma vieille cuirasse à une personne que j'apprécie à Hesperia. En attendant profitez de la bière comme j'en profite ; elle est gratuite.
C'est le comte qui paie, on va pas se gêner pour faire monter les frais.

Ensuite, voir la paysanne me fend le cœur. J'ai toujours détesté les violences envers les femmes, surtout quand ce n'est pas moi qui en suis l'instigateur. Erika serre les dents, Cynthia lève les yeux au ciel ; à toujours secourir les pauvres, on finit par faire crever son empathie parce qu'on se rend compte que ça arrivera quoi qu'il arrive. La capitaine la plus baisable de toute la cavalerie grise a choisi de ne plus s'attarder sur ce genre de chose quand il s'agit d'inconnus.
Enfin, elle doit être la seule vu que comment le rejeton d'Erard a fait preuve de gentillesse avant la gueuse. Juste après ça il vient nous saluer d'ailleurs.

-Tännhauser va relativement bien : il s'est fait tranché une artère lors d'un duel face à un chevalier errant bien entraîné. J'ai dû intervenir, ça va faire un mois qu'il garde le lit mais il se rétablit petit à petit. Il te passe le bonjour bonhomme. Quant à ce petit mademoiselle... Je te présente ma protégée ; Erika, représentante de la famille Mordhau. Il se penche pour lui faire le baise main classique.

Combien je paris que ça va dégénérer?

-Un honneur de faire votre connaissance, cher cousin. Elle se laisse embrasser malgré la froideur polaire de sa réponse. Profitez de votre séjour ici. J'imagine que votre père ne vous a que rarement parlé de comment il a acquis le domaine n'est-ce pas?
-Erika! Elle porte une main sur son épée sans pour autant dégainer, à peu près comme je le fais et on se fusille du regard. Histoire d'éviter une scène, je reporte mon attention sur Foulques. Comment va ton père? Lorsqu'il m'a accueilli je n'ai pas vraiment eu l'occasion de m'enquérir de son état ; les affaires du château le préoccupent beaucoup à ce que je constate.
-Plutôt ses caisses non? J'ai un sourire. Ce n'est pas l'envie de rire qui me manque ; Erika m'avait promise d'être sage quand elle m'a supplié de pouvoir m'accompagner, maintenant elle fait la chipie enragée.
-C'est vrai que la déco est un peu austère, mais il a jamais été fan de décoration, dans son château c'est un peu pareil hein bonhomme?

Bien sûr que non au castel Andigné c'est pas austère ou dénué de décorations, je le sais j'y suis déjà allé. Mais j'ai surtout envie que Foulques fasse fermer sa gueule à Erika, j'ai pas besoin de ça maintenant devant tout le monde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: Les gris font le ménage. [PV Erard]   Les gris font le ménage. [PV Erard] Icon_minitimeDim 31 Mar - 22:15

Dans le ciel, de gros nuages s’amoncellent, et l’air se charge d’une lourdeur électrique. Il va pleuvoir. Il va faire orage. Les archers longs de l’armée de Sharna regardent avec un sourire malicieux, là, dans la cour du château, en train de vérifier que leurs pointes bodkin sont bien affûtées et les cordes de leurs arcs en bois d’if bien bandées. Quel plaisir qui va leur revenir. Quel bonheur qui va les gagner. L’excitation guerrière s’empare lentement d’eux.
La chasse va s’ouvrir.

« Père n’a pas énormément de goût en intérieur, il est vrai », ment Foulques, très gêné par l’identité de la jeune femme qu’il vient de découvrir. Il ne peut pas s’empêcher de pincer ses lèvres, et de prendre une posture étrange. Il est trop poli et courtois pour reprendre les mêmes insultes que son père, et bafouer l’honneur de la vieille maison Mordhau qu’il n’a jamais connu : Officiellement, pourtant, il en est l’héritier par sa mère. Mais son paternel n’a jamais daigné lui montrer ces racines qui pourtant ont poussé en lui. D’un coin de l’œil, il regarde d’un air un peu apeuré la manière dont le comte rit très fort en réaction à une blague de maître Sasko.
« Mais, heu… Je suis malgré tout, très heureux de pouvoir chasser à vos côtés. Ces criminels… Nous devons les poursuivre, et les anéantir. Ils ont fait beaucoup de mal aux manants du domaine.
Damoiselle, c’est un plaisir de faire votre connaissance. »


Il le pense sincèrement. Il le dit sans malice, ni sournoiserie dans son ton. On pourrait même croire qu’il rougit très légèrement devant sa jeune cousine.
On trinque. On rit. Et soudain, une voix rugit. Celle aiguë et un peu nasillarde de sire Lanfrant d’Inolieu.

« Nous n’allons pas rester ici dans cette vieille pièce renfermée, quand même !
Cynthia ! J’ai envie de voir si tout ce temps passé en Éridania t’as empâtée ! Concours de tir à l’arc, maintenant ! »

Il tend dans sa main un magnifique arc plus grand encore que lui. Lanfrant est un des meilleurs archers de la meute. Il est tellement habitué à bander son arme que son bras droit est visiblement plus gros que le gauche, ce qui explique également ses nombreux maux de dos qui l’obligent à fumer de l’opium dans la pipe qu’il a à sa bouche pour oublier la douleur.
L’idée du concours est délicieuse aux yeux du comte. Érard tape dans ses mains et se lève.

« Ce n’est pas intéressant, s’il n’y a pas d’enjeu. Voilà ce que je propose : Cinq flèches à cent pas. Le gagnant commandera la traque des brigands ! Dépêchons-nous, avant qu’il ne pleuve ! »


Sasko ricane. Il dit à voix haute que Lanfrant va écraser Cynthia, avec une petite vanne taquine pour piquer vif l’ego de la vétérane. Brasti, lui, semble plus réservé sur son opinion, disant qu’il a simplement envie de voir ça.
Tout le monde se presse dehors, où on trimballe de la bière pour aller en offrir aux guerriers et aux simples sergents qui vont accompagner leurs supérieurs. Mais le jeune Foulques ne semble pas vouloir lâcher Erika. Est-ce la curiosité de découvrir sa famille ? Ou bien un autre motif ?

« Vous n’étiez pas en Phelgra, cela est vrai, ma dame ?
En quels endroits de ce monde avez-vous voyagé ? »
Revenir en haut Aller en bas
:: L'écorcheur ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Serre Mordstreicht
:: L'écorcheur ::
Serre Mordstreicht
MessageSujet: Re: Les gris font le ménage. [PV Erard]   Les gris font le ménage. [PV Erard] Icon_minitimeLun 1 Avr - 17:16

-Lanfrant espèce de tâche, tu sais bien que c'est toi le meilleur avec un arc ; la preuve tu commences à devenir un de ces archers bossu. Grince Cynthia, mi amusée par la proposition de son collègue, mi agacée puisqu'elle connait déjà l'issue d'avance. Mais soit, puisque le comte nous emboîte le pas et qu'il a choisi la distance et la pratique, je vais me permettre de choisir ma cible. Elle attrape une choppe et me désigne d'un signe de tête tout en buvant. Serre, avec une pomme sur la tête. Soyons civilisés.
-Hein? Quoi?
-J'ai toute confiance en lui pour ne pas trembler à cent pas de moi. Je me sais largement capable de pouvoir toucher cinq fois la choppe au dessus de sa tête.
En parlant de ça, je finis la mienne.
-D'accord, j'imagine que c'est légitime. Raclement de gorge, Cynthia bout de fierté, persuadée que Lanfrant va se dégonfler. En attendant, mettons un coup de pression à Sasko. Sasko, espèce de sod', puisque tu es si sûr des talents de Lanfrant, assume donc et porte toi cible aussi. J'ai envie de pouvoir faire la conversation avec quelqu'un pendant que Cynthia fait son intéressante avec Lanfrant.

J'imagine que faire escalader les enjeux est toujours plus intéressant que de s'engueuler avec ce connard d'archer professionnel. Prouver ma supériorité au contact ne prouverait rien sinon que je suis une brute, alors autant montrer que je suis inconscient en plus d'être résistant. Un petit rappel à Erika que je ne suis pas non plus juste une gargouille qui a pris vie.
D'ailleurs, puisqu'on en parle.

-J'étais à Hesperia, en Eridania pour développer quelques talents occultes et m'occuper de broutilles pour la cavalerie grise. Phelgra m'est presque étrangère à l'exception du domaine de ma famille... La blonde laisse passer un silence, ne sachant pas vraiment comment appréhender le bonhomme. Il n'est pas responsable des agissements de son père après tout, même si c'est un fils de viol. J'imagine que vous devez bien connaître Phelgra et le manoir Cavaleri, Themisto est-elle toujours à la hauteur de sa réputation?

Ça fait toujours drôle de voir Erika se faire des amis ; c'est une bagarreuse dans l'âme et quelque part ça me touche de voir qu'elle réussit mieux que moi dans cet aspect de la vie. Puis en y resongeant je me rends compte que je suis peut-être un peu plus paternel avec elle que je ne voudrais le croire.
Sasko et moi on s'éloigne, je m'installe sur une vieille souche avec ma choppe de bière (que je me vide dans le gosier) avant de la poser sur ma tête. Sasko m'imite.

-Tu fais plus le malin maintenant hein?
-Cynthia va nous faire tuer.
-Si j'arrive dans le palais de Sharna avant toi, je t'attendrais avec une bière.


Premier tir, on est toujours la.
Deuxième tir, j'ai l'impression que la flèche de Cynthia était plus basse que la première.
Troisième tir, Lanfrant manque de louper de très très peu, ma camarade manque de me faire un trou entre les deux oreilles.
Quatrième tir, Lanfrant touche, Cynthia aussi.
Cinquième tir, l'archer fait encore mouche, Cynthia va... BORDEL!

Mon oeil gauche putain! J'ai mal merde, Sasko m'attrape par le bras alors que je titube et zigzague en direction de la grognasse et de son connard de comparse. C'est pour ça que je déteste les archers, toujours à se branler sur des défis abstraits et à se sentir obliger de se défier les uns les autres pour montrer qu'ils en ont une plus grosse. Les réactions quand on se rapproche ne se font pas attendre.
Erika est mortifiée, Foulques aussi je crois, j'sais pas il est du côté gauche de ma vision et j'ai PLUS D'OEIL GAUCHE! Déjà que ma magie est à l'oeuvre pour calmer la douleur et m'en faire repousser un. J'ai l'impression qu'Erard a un sourire mais il est du mauvais côté aussi donc impossible de le confirmer, Sasko est tout pâle.
Cynthia est toute rouge parce qu'elle sait qu'un œil crevé avec moi c'est bénin, Lanfrant est hilare tout en étant horrifié par ma blessure.

-Quoi? Vous avez jamais vu un borgne? maintenant, la partie désagréable. Cynthia, assume.
-D'accord. Elle empoigne la flèche avant de tirer un grand coup.

Je fais semblant de rien et reste impassible alors que je régénère un globe oculaire explosé.
J'imagine que c'est Lanfrant qui prend la direction de la traque vu ce qu'il vient de se passer.

-La prochaine fois que tu suggères une connerie pareille Lanfrant, je te jure que je prends ma hallebarde et que je te poursuis jusqu'à l'autre bout du continent. On se met en selle ou alors j'ai quand même le droit à un petite passe d'arme avec l'un d'entre vous pour me défouler?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: Les gris font le ménage. [PV Erard]   Les gris font le ménage. [PV Erard] Icon_minitimeLun 1 Avr - 23:51

Lanfrant sourit. Un sourire sardonique, plissé, qui lui donne un air monstrueux. Il fait craquer son dos en s’étirant et en se contorsionnant comme chat, et tend son magnifique arc à son valet qui se dépêche de changer la corde et d’envelopper le bois dans une toile.

« Une fois j’ai fais traverser une flèche dans un anneau à deux cent pas. Y a personne dans toute cette meute qui peut me battre. »
Et, pour continuer sa bravade, il lève son index et son majeur qu’il affiche à tout le monde.
« Je peux tuer n’importe lequel d’entre vous avec ça. »

Sasko pouffe de rire à la remarque de sire Inolieu. Un petit rire fluet. Peut-être est-ce la faute à la nervosité d’avoir failli finir avec une pointe dans la gueule, et contrairement à Serre, lui n’aurait pas eu la chance de pouvoir faire repousser un de ses yeux.

« Trêve de vos rodomontades, sieur Lanfrant.
– Mes quoi ?!
– Vous dirigerez la pointe, en éclaireur, avec dame Cynthia et dix archers-à-cheval. Je vous fais accompagner d’un guide, un sergent du cru qui connaît les forêts et les chemins de traverse, il vous sera bien utile.
Mordstreicht, j’aimerais pouvoir relever votre défi, mais nous allons nous mettre en route après ce verre-ci : Il faut profiter que la piste soit encore fraîche. »


On entend des aboiements. Ils semblent assez éloignés, mais se rapprochent au fil des secondes. Soudain, trois gaillards apparaissent, en essayant avec peine de garder à portée des braques qui tirent sur leurs laisses en hurlant. L’un des chiens est aussi massif que trois de ces braques, mais c’est le seul à ne pas être attaché. Le comte siffle à l’attention de cet animal, qui trotte jusqu’à son maître et se couche sur le côté en tirant la langue : Érard lui gratouille le ventre en lui parlant d’un ton niais.

« Meuh oui. Meuuuuh oui. C’est toi. C’est toi la petite chérie-puce à son papa. C’est qui le bon chien ? C’est toi ! Tu es un BON chien ! Petite puce d’amour. »

Il siffle, et le familier d’Érard se lève aussitôt en faisant la belle, ce qui fait sourire énormément le comte. Il se tourne vers son cheval et se fait aider d’un écuyer pour grimper sur sa selle, imitant ainsi les autres cavaliers qui se préparent chacun dans leur coin.
Alors qu’Erika est occupée à aider Serre à se mettre en selle et à laver son habit qui est maintenant tâché de sang, elle est dérangée par la voix maintenant bien trop familière de sire Foulques. Le fils du comte ne peut pas s’empêcher de venir dans son dos, de toussoter pour signifier sa présence, et de lui parler avec un petit ton trop aimable pour être honnête.

« Pardonnez-moi… Sieur Mordstreicht, dame Mordhau…
J’ai, heu. C’est un honneur pour moi de cavaler avec vous. Voilà. Je tenais à le dire.

– Foulques ! À cheval ! »


Le comte rugit alors qu’il dirige sa bête pour se mettre aux côtés de maître Sasko, qui lui-même revêt sa tête d’un magnifique heaume sur lequel a été attaché un aigle de fer en guise de cimier décoratif.

« Maître, vous vous chargerez du flanc-garde côté droit, et Brasti du côté gauche. Les vauriens que nous affrontons ne sont pas de simples brigands qu’on pourra anéantir en mettant un coup de pied dans une fourmilière, ils sont organisés et accompagnés par un mage d’une très grande puissance.
– J’ai des instructions particulières si je tombe sur un hostile ?
– Tenez la ligne, sonnez le cor. Tâchez de faire attention et de bien vous assurer qu’il s’agit d’une attaque, et nous d’une simple diversion. Mais je ne vous apprend rien. En revanche, votre filleul…
– Je me porte caution de Brasti. Je l’ai entraîné moi-même. C’est un brave garçon.
– Soit alors. Je vous fais confiance. »


Le comte fait un petit signe de main à Mordstreicht pour lui signifier d’approcher et de se mettre à ses côtés sitôt que Sasko s’éloigne.
Qu’il vienne seul.

« Serre.
Mon fils est brave, mais téméraire. Comme mon cheval
, signifie le comte en donnant une tape à l’encolure de son animal. Il est capable de se mettre en danger inutilement, et ce n’est pas quelque chose que j’apprécie étant donné la fourberie de l’ennemi que nous affrontons. Comme je te l’ai dis dans ma semonce, je ne t’aurais pas fais venir, ni toi, ni Lanfrant, et encore moi Sasko, si j’avais besoin de vous simplement pour abattre des bandits quelconques. Je crois qu’il s’agit d’une milice bien plus organisée…
Tout ça pour te dire. J’ai besoin que tu surveilles mon fils. Et que tu le protèges. C’est la mission que je te confie, avec toutes les peines auxquelles tu t’exposes si tu t’échoues. Tu piges ?
T’as des trucs à me dire ou ça sera tout ? »

Revenir en haut Aller en bas
:: L'écorcheur ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Serre Mordstreicht
:: L'écorcheur ::
Serre Mordstreicht
MessageSujet: Re: Les gris font le ménage. [PV Erard]   Les gris font le ménage. [PV Erard] Icon_minitimeMar 2 Avr - 14:33

"Téméraire."
Pour ceux qui doutent encore, c'est la formule qu'on utilise pour traiter de con quelqu'un qu'on estime. J'imagine que c'est une bonne chose que Foulques soit aussi... Fougueux, il n'a pas l'air d'être un fils de pute comme son père, à défaut d'être sorti dans la douleur et les larmes de sa mère (c'est à dire de la façon dont il a été conçu).
Le discours sale d'Erard me fait grincer des dents à défaut de me faire sourire.

-Je connais mes classiques. Si j'échoue crois moi qu'on sera les prochains. S'il n'y a personne pour venger le père, où est le problème après tout? Contrairement à Andigné, j'ai le respect de mes pairs mais aussi la force de me défendre d'un duel. Je...
-Ah les hommes.
Commente Ara à voix haute. Toujours à se menacer, votre fils est entre de bonnes mains mon seigneur, évitez juste de trop compter sur Brasti ; il ne sait pas entretenir son cheval et mon collègue n'a pas confiance en sa monture...
-J'ai toute confiance en toi Aradesse.
-Je parlais de Brasti et son canasson.
Ah! Il n'empêche, je prédis que le protégé de Sasko va avoir des problèmes avec sa monture. En même temps, un âne qui monte un cheval ça doit forcément mal finir.
-On se passe de tes commentaires Ara. M'oblige pas à te remettre un mors.
Elle se tait, je quitte Andigné pour rejoindre la paire que j'ai sous mon aile.

J'hésite un instant à tabasser Foulques, trancher les jarrets de son cheval avec ma hallebarde et à le saucissonner à celui d'Erika, histoire qu'il ne puisse rien lui arriver. Mais... Ça ne serait pas vraiment satisfaisant pour le paternel j'imagine.
M'écouter lui hurler dessus des ordres et des invectives me parait tentant, mais non, je vais m'abstenir pour maintenir des relations pas trop houleuses avec les Andignés.

-Erika, Foulques, vous êtes sous ma responsabilité. Vous restez derrière moi, pas de charge suicidaire, on est ici pour affronter des bandits. Vous êtes au sein d'un groupe, pas d'actes inconsidérés. C'est en lice et sur le terrain d'entraînement que vous pouvez vous distinguer individuellement. Je me tourne vers Foulques, est-ce que je suis censé le rassurer, l'engueuler ou juste ne pas faire de favoritisme ni de distinction? Foulques... Lui dire la vérité peut-être? Ce sera à coup sûr une expérience enrichissante de cavaler avec toi. A Erika. Surveille nos arrières, communique et tout se passera bien. Aux deux. Je sais que vos maisons ont un passif houleux et que je fais partie des possessions qui ont été dures à répartir. Mais je vais être clair ; pas de conneries, si vous faites les cons je vais ramasser, les autres vont déplorer des pertes et tout le monde sera pénalisé sur le long terme. Si vous voulez faire les martyrs, fallait aller à Oris. Et les chevaliers d'Oris ont été dissout, ils le savent. Compris?
-Aye. Réponds Erika soudainement intimidée par mon attitude autoritaire.

Ce n'est plus l'heure des petits duels dans les ruelles mais des actions de masse. Il faut qu'ils assimilent sinon je cours tout droit dans le mur.

-Une objection Foulques?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Les gris font le ménage. [PV Erard]   Les gris font le ménage. [PV Erard] Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
Les gris font le ménage. [PV Erard]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Drogues et technologies font bon ménage
» Ils font chier ces N... . Débarassons-nous en !
» Que font les autorités haitiennes ?
» Anthéa de Prouville // La faiblesse des hommes font la force des femmes !
» Caniche x griffon gris 5 ans (bethune 62)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Istheria, le monde oublié :: Phelgra, le continent sombreTitre :: Themisto, la Cité noire-
Sauter vers:  

(c) ISTHERIA LE MONDE OUBLIE | Reproduction Interdite !