Au "Le Jardin" nos clients sont rois ! ( Yukia Rasphodos)

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 Au "Le Jardin" nos clients sont rois ! ( Yukia Rasphodos)

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MessageSujet: Au "Le Jardin" nos clients sont rois ! ( Yukia Rasphodos)   Au "Le Jardin" nos clients sont rois ! ( Yukia Rasphodos) Icon_minitimeVen 28 Juin - 11:54

Puanteur envahissante et humidité macabre, ses quelques mots ne seraient pas suffisants pour décrire la route qu'empruntait ce marchand de joyaux Terran alors que la nuit tombait. La chaleur poisseuse n'était pas suffisamment lourde pour chasser les nuages noirs qui menaçaient de frapper la terre de colère. Au contraire, elle semblait plutôt nourrir gracieusement les marais de vapeurs empoisonnées. En effet aux alentours du marécage abject un brouillard compact se répandait comme animé par une vilenie maligne. Une intelligence de désespoir préparant quelques horreurs pour les vivants.

Elle envahissait une route où se trouvait ce fameux Terran, perdu dans ce brouillard qui semblait monter jusqu'au cieux, il tenait bon sur cette route accidentée. L'humidité était si présente qu'aucune route n'était saine et la terre semblait gonfler comme un cadavre pourrissant au fur et à mesure que les marécages vomissaient leur parfum de mort. Pourtant, si les passants sont rares, l'on peut trouver des marchands par occasion.

Ce Terran avait une barbe et une chevelure noire, il possédait ce visage sans âge dont il est impossible de définir la naissance ni ses véritables pensées. Il semblait être fort et il était accompagné d'un cheval noir sans race, un bâtard endurant d'aucune région définissable. Il le traînait car celui-ci refusait d'avancer comme si on le dirigeait inéluctablement vers les enfers. Il hennissait comme un âne battait, le marchand jouait alors des bras et des hanches pour le pousser en avant tout en grognant des insultes avilissant au faible animal rebelle.

Dans ce tissu humide et aérien de la région se dessina alors une large bâtisse, le marchand avait pris connaissance de la route, même si c'était la première fois depuis longtemps, très longtemps, il savait que c'était une auberge, qui se trouvait face à lui, nommé « Le Jardin ». Un nom rassurant, une véritable oasis dans ce désert d'inquiétude. Et à la vue de cela, le cheval retrouva son calme comme si cette bête, par magie, pouvait différencier la sécurité d'une civilisation de la nature cruelle.

Ils étaient si bien recouverts par cet épais brouillard que les arbres non loin pouvaient cacher dix brigands aux sourires affamés sans pour autant que le Terran ne puisse discerner ou deviner leur présence et même grâce à des miracles divins il semblait impuissant. Un silence inquiétant régnait ici comme si ce mur vaporeux était capable d'étouffer le moindre crie, les moindres larmes qui pourraient éclater victime de quelques vilenies dont ce marécage s'avérait grouiller.

Tels les poumons du marchand, tout semblait étouffer sous cette moiteur à l'odeur de décomposition. Il paraissait pressé, le souffle court et remplie de cette vapeur il voulait rapidement se réfugier dans « Le Jardin » avant que la pluie et les orages ne frappent deux pauvres âmes perdues. L'auberge était entourée par des murets, salvatrice construction qui protégeait le lieu de tous les mystères des marais. Les larges portes, capables de laisser passer une calèche à quatre chevaux, étaient grandes ouvertes. Le marchand émit un souffle sincère de bonheur en passant cette porte.

Il était rentré dans une large cour vide ou se trouvait, seul et en plein milieu, un puits en brique grise à moitié recouvert de moisissure verdâtre. En rentrant se trouvait, d'après le coup d'œil de l'expérimentait voyageur, une écurie à droite et à gauche une grange toutes deux construites entièrement en un vieux bois qui semblait particulièrement résistante à l'humidité ambiante. En face se trouvait la grande auberge à un étage qui pouvait contenir en son sein bien plus voyageur qui n'en passaient tout un mois sur ces routes. Le marchand continua son analyse architecturale, de son regard bleu perçant, sans s'étonner de ce qu'il avait sous les yeux.

Le bâtiment était fait de briques grises recouverts en partie de moisissures, la même dont le puits était recouvert, quelques fenêtres se trouvaient au rez-de-chaussée et à l'étage, huit en tout pour être précis et répartie pareillement entre les deux étages, mais il était impossible de discerner ce que les carreaux cachaient à cause de leur opacité. En effet une épaisse couche de crasse s'y était déposé, dû aux relents gangrenés des marais. Le toit qui était presque complètement sous la nappe de brouillard semblait être composé de tuile brunâtre. Si cela s'appelait « Le Jardin » ce n'était sûrement pas grâce à sa morosité pesante.

Mais le Terran cria pour marquer sa présence en se disant que morosité valait mieux que dangerosité. Il attendit, en tenant un peu fatigué sa monture, debout et seul dans cette cour pendant quelques minutes jusqu'à ce qu'une Terrane en bonne chair âgée d'une quarantaine d'année sortie par l'avant de l'auberge. Sa marche était pesante et sans finesse, mais la région n'avait pas réputation de cultiver la grâce. Elle le rejoignit donc, pris les rênes du cheval, le marchand en profita pour attraper le sac que portait l'animal et le jeta sur ses épaules. Il afficha un grand sourire et elle une grimace de bienvenue qui n'avait pas trop de sens en vérité. Elle dit alors :

« Bah bonjour, mais c'est la saison morte là, t'fais quoi là ? »

Le Terran se mit à rire et répondit avec sa voix roque de baroudeur en lui faisant un clin d'œil presque coquin. Il était visiblement un homme qui adorait la compagnie de ses congénères.

« Ma p'tite dame chui un simple marchand ! »

Elle se gratta la tête, impossible de savoir si sa chevelure brune était grasse ou si c'était la brume qui l'avait envahie. Sa peau semblait être aussi graisseuse que sa chevelure, mais en rien cela repoussa le voyageur qui minaudait et crânait sans délicatesse aucune. Elle rajouta alors, curieuse :

« Mais t'a que ce sac, le voyage est dangereux pour un p'tit sac comme ça, y a rien que quelques tissus d'mauvaises qualités d'dant, des trucs de rechange nop ?»


Il éclata de rire en tapant son torse pour faire raisonner sa poitrine, il dégaina alors un nouveau clin d'œil érotique et à travers sa barbe sale on pouvait deviner un sourire étonnement charmeur, c'était le moment de séduire par l'argent. Il tendit sa main gauche, fit un geste qui voulait dire « donne ta main », et de sa main droite il chercha une chose dans son sac à l'aveugle. Il jeta un coup d'œil furtif à droite et à gauche comme s'il ne savait pas qu'il n’y avait personne. Étonnée par la réaction de l'étranger elle déposa sa main sur la sienne sans poser de question. Il sortit alors une large bourse noire pleine et lourde. Du pouce il déposa adroitement alors un énorme rubis dans la main de cette dame aux doigts boudinés qui, surprise, ne put pas retenir un petit cri d'exclamation, ses yeux bruns formaient deux billes rondes et ternes. Elle voulut retirer sa main de celle du marchand, mais celui-ci avait refermé ses doigts sur son poignet en prévision de ce geste qui aurait pu être mal interprété. Il s'enorgueillissait de la réaction de son hôte affichant un large sourire qui aurait pu apparaître sur le visage d'un enfant de cinq fière de sa bêtise.

« Pas un mot hein ? J'voudrais pas que quelques jaloux se morfonde sur leur malchance en m'voyant. Une fois que Philibert 364 aura eu son foin, tu m'donneras une grande bouteille de bière. Pas de question, pas un mot, j'veux ta meilleure chambre et je payerais bien comme il faut avant mon départ, c'compris ? »

Elle hocha affirmativement de la tête sans dire un mot comme s'il lui avait arraché la langue. La pierre précieuse écarlate faisait la moitié de la paume de sa main, de sa main gauche il fit basculer la main de la dame, pour faire tomber la pierre dans le sac noir. Un coup d'œil de l'aubergiste et elle put comprendre sans doute aucun que celui-ci était remplie. Il la libéra et se détourna d'elle pour se diriger à l'intérieur de l'auberge.

Il passa alors la porte de l'auberge animée par une joie naturelle, il cria un bonjour qui fit se retourner trois regards grossiers et sans curiosité vers lui. Alors que son salut resta sans réponse il s'installa à une vieille table en bois, la plus proche de l'entrée, elle était entourée de trois chaises un peu bancales. Il jeta son sac au pied de la chaise où il s'assit et il étala ses jambes sur la deuxième. Cette fois si, il ne détailla pas les personnes dans la pièce, faisant semblant d'être un habitué.

Cependant discrètement il remarqua un Terran assez fin et âgé derrière un bars de l'autre côté de l'entrer et deux Terrans à la musculature imposante qui se trouvaient à une table dans un coin de la pièce, tout de suite à droite de l'entrée. Si bien qu'ils étaient juste en face du voyageur. Si deux regards s'étaient détournés du marchand, l'un des deux grands Terrans continuait a épier l'impudent. Une ambiance silencieuse régnait ici. Seul le tintement aigu des verres, qui s'entrechoquaient au rythme du travail de l'aubergiste, osa rompre ce silencieux.


Le marchand lança des œillades amusées à la brute un peu trop regardant sur les nouveaux clients. N'importe qui serait bien terrifié de cet accueil plus froid qu'un mont de Cimmeria, mais lui ne s'en formalisait pas et il prenait sa situation avec une rare sérénité. La porte s'ouvrit d'un coup souligné par le tonnerre qui frappa la terre, voilà l'averse qui faisait son office. C'était la Terrane qui était revenue, elle alla alors prendre un pichet de bière et le servit à l'étranger sans que celle-ci ne lui jette un coup d'œil pour finalement disparaître dans ce qui devait être les cuisines.

Le marchand prit le pichet d'une main et renversa lentement son contenu sur le parquet de bois, tout en continuant à regarder droit dans les yeux le curieux, souriant de son petit méfait incompréhensible. La brute grogna comme choqué de la chose et donna un coup de coude à son camarade qui s'était endormi. Il croisa les bras et abandonna l'idée de partager l'événement indécent. Une fois le pichet vidé, il sortit une bouteille et vida une partie de son contenu dans le contenant vide, il but directement au pichet sans se soucier du verre sur la table. À l'extérieur orage et déluge secouèrent le sol avec ardeur. Le Terran se félicita de ne pas avoir été en retard, mais il était assurément bloqué ici, une île face aux tempêtes maléfiques, « Le Jardin ».
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MessageSujet: Re: Au "Le Jardin" nos clients sont rois ! ( Yukia Rasphodos)   Au "Le Jardin" nos clients sont rois ! ( Yukia Rasphodos) Icon_minitimeVen 28 Juin - 20:58

Au “Le jardin”, nos clients sont rois




Et la vie reprit son cours, comme si rien ne s’était passé.

C’est une sensation des plus étranges, vraiment. Cinq cents ans d’emprisonnement, un demi-millénaire de réclusion, complètement coupée du monde. Un demi-millénaire de souffrances et de combat contre moi-même et voilà que, du jour au lendemain, la vie reprend son cours, comme s’il ne s’était rien passé.

Enfin, point du vue tout à fait subjectifs…

Des choses, il s'en est visiblement passées, des tonnes même. Des fléau, des conflits, l'apparition de créatures nommés Colosses. Ce monde avait continué à vivre durant mon absence et il avait vécu énormément. Ça en donnerait presque le tourni mais cela n’était rien comparé à l’information que j’avais obtenu en prison. Celle qui avait redonné un sens à ma vie. Phelgra était entré en guerre contre Cimmeria. Certes, celle-ci avait vite été réglée, avec la victoire des Cimmériens mais les Cavaliers ne resteront sans doute pas sur cet échec. Ils répliqueront. Je l'espère du moins. L’idée d’un nouvelle guerre fait frémir mon âme. Je n’attends que cela, je ne vis que pour cela.

En attendant ce jour béni, un petit retour au source est de mise.

Taulmaril… J'ai l'impression que c'était hier. Cette magnifique et grande cité n'est plus. Il n'en reste que des ruines et une mer de cadavres des plus pestilentielle. Les gens appellent cela le marais des morts. C'est un nom qui me semble plutôt bien choisi. Alors que je traverse ce bourbier, les images du passé se superpose à celle du paysage morbide qui défile au fil de la marche de ma monture. Un fantôme parmis une mer de cadavres, de vieux amis et d'anciens ennemis, voilà ce que je suis.

Aucun regret, aucune douleur, aucune tristesse. Juste une sorte de nostalgie.

Pourquoi suis-je venue jusqu'ici ? Je n'en ai aucune réelle idée. Juste le besoin irrépressible de venir, de voir, de constater. La guerre séculaire n'est plus qu'un vieux souvenir, les millions de vies perdues dans cette bataille ont été oubliées par presque tout le monde. Tout avait sombré dans l'oubli. Les seuls fait qu'on retenait aujourd'hui semblent être l'absurdité sordide du conflit et sa violence. C'en est presque frustrant quand on sait ce qu'il s'est réellement passé. Mais ainsi va la vie. Rien ne sert de s'insurger ou de s'indigner. Ce n'était pas mon but, de toute façon. Je voulais juste venir voir. Je suis venue, j'ai vu et maintenant je repars.

- En route, Noir.

L’étalon renâcle tandis que je le force à descendre de notre petit perchoir pour continuer la route. Je pense qu’il n’aime guère marcher dans ce marais. Je peux le comprendre, c’est chaud, poisseux et puant. Le tout vous prend la gorge et ça vous empêche presque de respirer. Je n’aime guère cela non plus mais il va pourtant falloir avancer. Je pourrais me transformer mais cela ne ferait qu’apeurer ma monture. Et au vu du nombre de rôdeurs qu’il y a dans le coin, la chasse au monstre serait très vite déclarée…

C’est un fait assez étonnant d’ailleurs, le nombre d’âmes voyageuses que l’on peut croiser par ici. Peut-être trouverais-je un endroit pour passer la nuit. L’orage qui approche ne me donne guère envie de dormir à la belle étoile. Un toit, quel qu’il soit, serait le bienvenu.

Quel qu’il soit, j’ai dis ? Le marais paraissait moins vétuste que cette vieille bicoque. Et ils ont appelé ça le jardin ? La bonne blague !

Je n’ai pas envie d’y entrer, vraiment, mais la pluie battante et le crépuscule finissent par me faire changer d’avis. A peine suis-je entrée dans la cour de l’établissement qu’une petite dame au physique disgracieux et à l’hygiène douteuse se montre et se dandine vers moi avec empressement. Pourquoi ce sourire ? C’est quoi cette lueur dans son regard ? On dirait celle d’un enfant attendant une friandise.

- Une nuit pour ma monture et moi-même. Tâchez d’en prendre soin si vous ne voulez pas avoir d’ennui. Dis-je tout en descendant de Noir et en tendant les quelques dias en ma possession, fraîchement dérober à un rôdeur qui a essayé de m’attaquer. La somme devrait suffire.

Mais… Pourquoi cette mine déconfite ? A quoi s’attendait-elle ? Que je lui donne une pierre précieuse ? Désolée petite goret, je suis sans doute plus pauvre que toi…

L’intérieur est tout aussi miteux que l’extérieur. La même moisissure sur les murs, la même vétusté, une puanteur qui n'envie rien à celle des marais et une clientèle des plus… charmante et distingués. Enfin, ce dernier détails m’importe peu, je ne suis pas là pour faire la discussion. Sans même adresser un regard à qui que ce soit et me dirige vers le bar tandis que je rabats le capuchon de ma cape, laissant apparaître au grand jour ma chevelure d’argent. Vu la dégaine des résidents, autant annoncé la couleur tout de suite. Ca devrait suffire à les tenir écarté si les Lhurgoyfs ont toujours la même réputation qu’il y a cinq cents ans.

- Servez-moi ce que vous avez de meilleur à boire. Je demande tout en laissant quelques dias sur la table. Il me reste à présent tout juste de quoi faire un repas.

Et alors que j’attends ma commande, je me décide à observer un peu la salle commune. Une salle commune typique d’une auberge, en plus miteux. Des tables, des chaises, quelques tabourets au bar - trois si on ne compte pas celui que j’occupe actuellement - et une décoration douteuse. Rien d’exceptionnel en soi, ce n’est pas plus mal. Si on ne compte pas les deux aubergistes, il y a trois hommes. Tous des Terrans à première vue, deux gorilles et un homme à la chevelure sombre. Ce dernier attira mon attention quelques secondes. Il semblait s’amuser des regards de chien de garde qui lui lançait l’autre. Il semble s’amuser de l’autre tandis qu’il boit à même son pichet. Je ne donne pas cher de sa peau. Enfin, ça fera de l’animation. Je suppose que ce n’est pas le fort de la maison…

Le serveur me tend aussi un pichet et un verre rempli, je m’en saisi et prends une grande gorgée. Je manque de m’étouffer en me retenant de cracher la boisson. C’est infecte ! Je lance une énième oeillade interrogative au barbu. Comment fait-il pour boire cela avec autant d’entrain ? Je réfléchis quelques instants à la question tout en l’étudiant avant de me retourner. Il risquerait de prendre ça pour une invitation…

La vie a donc repris son cours. Et actuellement, elle est aussi morne et infecte que cette auberge. Vivement que les choses bougent un peu...

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MessageSujet: Re: Au "Le Jardin" nos clients sont rois ! ( Yukia Rasphodos)   Au "Le Jardin" nos clients sont rois ! ( Yukia Rasphodos) Icon_minitimeSam 29 Juin - 16:14

Dans cette partie sans dupe, qui était-elle ? Une joueuse sans équipe, une voyageuse, ici ?! Vraiment ? Elle semblait sans Dias. Il l'avait épié du coin de l'œil depuis son entrée. Ses prunelles bleues s'enquièrent avec force volonté à détailler la demoiselle et il tenta de brosser un portrait le plus fidèle possible comme si sa vie en dépendait. Son arrivé en solitaire dénotait une capacité certaine à se défendre, cela était sûr, sa démarche n'était pas celle d'une demoiselle perdue dans le marais mortuaire, mais plutôt d'une personne qui n'avait cure de ce qui l'entourait.

Lorsqu'elle révéla sa chevelure d'argent, son coeur ne fit qu'un bon dans sa poitrine, s'ils avaient en leur compagnie un Lurgroyf, cela compliquerait tout. Elle commanda, paya et faillit s'étouffer ! Ce genre de surprise malheureuse pour certain est heureuse pour d'autre, elle ne savait pas, mais du coup, qu'elle est bue la mixture était-ce grave ? Est-ce qu'un quelconque poison du marais se trouvait dans la boisson ? Peu importe, grâce à elle, il aurait la réponse. C'était, on peut dire sans honte, un cobaye parfait.

Elle s'était une nouvelle fois retournée vers lui en lançant un regard empreint de quelques sentiments que le Terran ne put déchiffrer, mais en réponse de son coup d'œil éphémère il but une légère gorgeait de son alcool nordique. Était-ce une invitation à l'aborder ? Sûrement ! En vérité, il rit intérieurement, dès qu'il l'avait vu boire, il avait eu pour projet de l'inviter à quelques réjouissances nocturnes. Au contraire des autres Terrans celui-ci avait calmé ses craintes face à cette révélation argentée.

Il posa pied-à-terre et se redressa sans grâce, il versa un fond de son breuvage dans le verre, le pris d'une main vive et jeta quelques grimaces signalant ses désirs salaces aux deux bourrins envers la, sûrement, très jeune nouvelle arrivante. Le plus stupide sourit béatement tandis que l'autre continua à afficher cette éternelle grimace de dédain qui, de l'avis du marchand, ne lui allait pas si mal en vérité. Il avait cette face inquisitrice qui n'est belle que lorsqu'elle est faite d'un marbre de cruauté. Le moindre sourire était une faille gâchant un tableau déjà un peu hideux. Il se leva donc, et se dirigea alors vers l'hypothétique Lhurgoyf, en avançant vers le bar il aperçut une crainte peser comme une ombre sournoise sur les visages des deux aubergistes qui s'activaient à ne rien faire. Cette chevelure féminine avait l'effet escompté par celle-ci ? Était-ce un mur de préjuger qu'elle voulait dresser entre elle et les autres ? Cela est raté !

Son pas était lent et lourd, comme pour s'annoncer à elle, il déposa silencieusement son verre à côté de la demoiselle puis d'une voix amicale où régnait une véritable joie de vivre, il dit ces mots :

« De l'alcool et de la viande contre un peu de compagnie à ma table. »


L'aubergiste Terrane ouvrit la bouche pour protester, sûrement pour dire qu'elle avait de la nourriture à vendre et que ... peu importe, puisque le Terran à la chevelure noir posa avec flegme un doigt sur sa bouche pour lui signifier de se taire et sans plus tarder il se retourna pour rejoindre sa place, un sourire impassible aux lèvres et fit un clin d'œil aux deux gros autres Terrans. Une fois revenue à sa table il prit une gorgée gourmande de son alcool fort, évidemment il reposa son pichet sur la table en faisant un bruit significatif pour que la nouvelle l'entende et il s'assit sans plus attendre.

Le parfum de l'alcool était particulier, tout simplement parce qu'il venait d'un lieu particulier. Du point de vue du Terran, cela n'avait rien avoir avec de la bière qui n'est que de "la pisse pour cavalier de Sharna en manque de virilité". Non cet alcool fort était d'origine Cimmérienne et les Cimmériens sont nées le cerveau gelé, par tradition ils prennent un large pot rempli de différentes plantes, le tout mal fermé si possible, l'enterre sous la neige et la caillasse des montagnes puis l'oublient là jusqu'à ce qu'un petit malin se rappelle la position où ils ont abandonné leur mélange étrange. Enfin, ils retirent tout le jus assez maladroitement, et rajoute quelques plantes, généralement les mêmes qui furent mises dans le pot à l'origine, pour les laisser "boire et échanger c'qu'est le meilleur". Tout ceci donne alors à l'alcool une certaine épaisseur, qui peut paraître au non initié, singulier à première vue. Enfin, pour finir ils se bourrent la gueule comme jamais, mais en respectant les traditions. Le goût unique pique en bouche, mais il est rafraîchissant comme si la boisson assainissait bouche, gorge et estomac. Malgré tout elle arrache la gorge et finalement, peu importe la tradition, elle n'est qu'un tord-boyaux parfumé.
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