Allaatkasik étudie la médecine.

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 Allaatkasik étudie la médecine.

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Allaatkasik
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Allaatkasik
MessageSujet: Allaatkasik étudie la médecine.   Allaatkasik étudie la médecine. Icon_minitimeVen 5 Juil - 13:12








ᐊᓪᓛᑦᑲᓯᒃ  étudie la médecine.




Dans une forêt sans âge vivait...



Depuis plusieurs jours déjà, Allaatkasik restait accoudée à sa petite table, qu'elle avait disposée devant sa fenêtre et elle regardait, asthénique, le soleil fuir le ciel puis revenir inlassablement. Depuis qu'elle avait emménagée dans sa petite chaumière, perdue dans cette vielle forêt de mélèzes, un vague à l'âme s'était saisie d'elle et l'avait plongée dans cette état de prostration. Elle n'avait envie de rien. Elle ne pensait à rien et ne faisait qu'observer le monde à travers la petite fenêtre. Aucun feu ne brûlait dans l'âtre, aucune nourriture n'encombrait la table. Seuls les cris des quelques animaux lui rappelaient qu'elle était consciente et non dans un rêve. Elle qui aimait tant la solitude, l'isolement, elle aurait du être emplie d'un triste et réconfortant ennui. Son âme ne lui soufflait point de douces lamentations mais des vapeurs délétères qui l'accablèrent un peu plus chaque jours. Lentement, elle perdit toute volonté et sombra dans une amer neurasthénie. Inquiet de ne l'avoir pas vue depuis plusieurs jours et connaissant sa nature toute aussi singulière qu'inquiétante, Sifdérik apparut dans son champ de vision. Le voyant, un flot d'émotions la submergea sans qu'aucunes ne se démarquent véritablement. Au premier abord, ce fut de la contrariété et du mécontentement, puis vint l'angoisse et l'inquiétude et pour finir ce terrible douloureux crescendo, accablement et désolation. Quand il frappa doucement à la porte, elle resta murée dans son silence. Ayant plus ou moins deviné dans quel état d'esprit elle devait être, il n'insista pas en tourna le loquet de la porte qui s'ouvrit sans difficulté. Entrant doucement dans la pièce sans autre éclairage que celui du soleil masqué par la canopée, il la vit assise à sa table, fixant toujours un point au loin dans la forêt. Elle n'avait même pas détournée sa tête à son arrivée. Cela n'était pas sans lui rappelé un épisode douloureux où il l'avait retrouvée proche de la catatonie, assise sur la grève toute enneigée, fixant le lac gelé. Il détestait la voir comme cela. Elle souffrait perdue dans son silence et lui impuissant, ne pouvait que l'observer. La dernière fois, il lui avait fallut trouver des trésors d'imagination et une grande patience pour la sortir de cet impasse.



Comme il n'y avait pas d'autre chaise, il s'agenouilla à près de la table et posa sa tête sur ses coudes. L’observant silencieusement un long moment, il resta perplexe et se demanda ce qui avait bien pu déclencher chez elle un tel abattement. Il aurait pensé la revoir dans un tout autre état d'esprit, surtout depuis qu'elle avait acquis cette masure vétuste, isolée et sombre. Certes, il ne l'avait jamais vue gaie à proprement parler, mais il savait interpréter le doux et plaintif soupir qu'elle poussait lorsqu’elle aurait dut être heureuse. Et il voulait l'entendre de nouveau. Alors, il s'adressa à elle, de sa voix grave, chaleureuse et pleine de compassion pour entonner lentement un monologue. Derrière ce masque impassible de cire blanche, il savait qu'elle écoutait. Alors il lui remémora les moments qu'elle avait le plus appréciés et choisit avec soin deux leviers. Elle avait trouvée une sorte de réconfort dans le cultede Kesha qui l'avait inspiré et l'avait conduite à un sentiment élevé d'affection, de respect et d'humanité. Ensuite, elle portait un amour inconditionnel aux livres de toutes sortes. Et c'est ainsi qu'il eut l'idée de lui proposer, aussi incongru que cela puisse paraître, d'aller suivre des cours de médecine à la faculté de Néria dans la capitale cimmérienne, Hellas. Cela dit, un lourd silence ensevelit la pièce. D'aucun d'eux, la respiration ne se faisait entendre. Seul Sifdérik pouvait percevoir les battement sourds de son propre cœur. Et au bout d'un interminable moment, Allaatkasik détourna vers lui, lentement son visage. Contre toute attente, de sa voix douce et grave, à peine audible, elle laissa tomber un pessimiste et soucieux:



"Oui..."



Décontenancé, abasourdit, Sifdérik resta sans voix devant cette réponse tout aussi inattendue qu'aussi prompte. Saisissant l'occasion, il lui parla plus en détail de la faculté de Néria, de ce qu'il y était enseigné et plus généralement de la capitale. Ayant prit ses précautions avant de venir la retrouver, il sortit une carte de la géographie cimmérienne afin d'établir le trajet le plus sûr jusqu'à Hellas et ils convinrent ensemble de l'itinéraire. Au fond de lui, Sifdérik n'en revenait pas. Ils étaient en train de discuter comme au bon vieux temps, comme si rien ne s'était passé et qu'Allaatkasik coulait des jours heureux. Et bien qu'il fut satisfait de la tournure qu'avaient pris les choses, il n'en demeurait pas moins un nuage d'inquiétude flottant dans son esprit. Pourtant, elle buvait ses paroles comme à l'accoutumée et semblait presque enthousiaste à l'idée de partir étudier dans la capitale. Peut-être était-ce le changement dont elle avait besoin finalement ? Quoi qu'il en soit, les préparatifs était engagés. Et les trois jours qui suivirent furent consacrés à cette préparation dans une relative bonne humeur. Allaatkasik avait retrouvée sa langoureuse tristesse et cela mit du baume au cœur à Sifdérik. Envolé le nuage d'inquiétude. Pour ce qui est du trajet, Allaatkasik éviterait les villes, les contournerait jusqu'à Hellas. Elle désirait ne pas voir d'être humain avant d'entrer dans la capitale. Il lui conseilla quelque lieux qu'il connaissait bien, au cas où elle ait besoin d'un hébergement correcte et pas trop cher et quels étaient les quartiers à éviter. Vu son physique et son inaptitude à se défendre, il valait mieux qu'elle ne prenne pas de risques inutiles. Cela dit, elle était prête pour se lancer dans cette aventure, ne lui restant plus qu'à harnacher sa fidèle monture, Avanneq. Demain matin, elle partirait aux premières lueurs du soleil.



Hésitante, elle tourna vers lui ses deux grands yeux, d'un rouge si profond qu'on les eut dits noirs. Éternellement affligés, sous cet océan de mélancolie, Sifdérik put y devenir de la peur mélangée au désespoir. Elle le fixa, gardant un silence forcé. Ses lèvres se mirent imperceptiblement à trembler. Ne sachant quel tourment la mettait encore au supplice, il l'engagea le plus amicalement possible à se confier. Incertaine, elle n'osait parler, craignant par dessus tout un refus de sa part. De plus, elle était  rongée de remords pour s'être montrée si ingrate et impolie lors de son arrivée. Mais la boule qu'elle avait au creux de son ventre eu raison d'elle tant elle avait mal. Alors, d'une voix sourde et monocorde, sans prendre le temps de ponctuer, elle jeta rapidement:



"Je suis désolée de te demander cela, mais j'aurais aimée que tu dormes avec moi cette nuit comme quand tu m'avais repêchée dans le lac ou quand tu étais venu me secourir sur la berge, ça te dérange pas hein ? Dis ?"



Rapidement elle détourna la tête, son regard plein de gêne et fixa le sol avec toute l'incertitude qu'ont les condamnés à mort attendant leur demande de grâce. Il se retint de rire mais ne put s'empêcher d'afficher un large et franc sourire. D'un ton tout aussi jovial et enjoué, il lui répondit:



"Mais oui. Cela ne me dérange pas, même si tu es un peu trop grande pour cela. Parfois, j'en oublie ton âge quand je te regarde. D'ailleurs, tu n'en abuserais pas un peu par hasard ?"



Il avait voulu détendre l'atmosphère par cette boutade mais il ne fit que plonger un peu plus Allaatkasik dans l’embarras. Voulant rapidement capter son attention sur autre chose, il prit quelques bûches qu'il mit dans l'âtre de la cheminée et alluma une petite flambée. Prenant un ton péremptoire comme il l'avait fait des années au par avant:



"Allez, zou ! Au lit. Demain t'attend une longue et rude journée !"



Tous deux se déshabillèrent en silence devant la cheminée. Les flammes crépitantes, jouaient d'éclats flamboyants aux teintes vermeilles, rubis, bronzes et ors sur le corps maigrelet d'Allaatkasik et lui donnaient des allures inquiétantes de spectre. Très vite elle s’enfouit, avec lui sous les fourrures posées à même le sol et blottit son petit corps tout contre le sien, massif, rassurant. Son dos contre sa large poitrine, elle lui prit le bras musculeux et le passa autour de ses petites épaules comme pour se réfugier, se cacher d'une monstruosité sans nom. Dans sa main, elle saisie celle de Sifdérik et s'abandonna dans un sommeil sans rêve, ni cauchemar. La peur, la solitude, envolées. Elle s'endormit aussi sereinement que dans le sein de la mort elle-même.


Allaatkasik étudie la médecine. SnowflakesGris2

Allaatkasik sentie une main ferme se poser sur son épaule ce qui la réveilla dans un soubresaut. C'était Sifdérik, il la regardait avec un sourire triste. Et d'une voix qui démentait son expression, il prit un ton sûr et enjoué:



"Allez petite fille, c'est l'heure de te lever. Le soleil vient juste de poindre. Pendant que tu dormais encore, je nous ai préparé un en cas et en ai aussi profiter pour celer Avanneq. Je crois qu'elle avait grand besoin d'exercice et ce voyage lui fera à elle aussi, le plus grand bien."



Elle pouvait sentir une odeur de soupe épaisse mêlée à des effluves de fritures. Se retournant dans le chaleur des peaux de bête, elle vit, disposée à même le sol, deux bols fumants et deux assiettes contentant ce qui semblait être de l'omelette. Elle n'avait pas faim. Elle n'avait jamais faim. Mais elle savait que cela faisait grandement plaisir à Sifdérik lorsqu’elle mangeait. Peut-être cela la rendait-elle plus humaine à ses yeux, peut-être qu'elle même se sentait-elle plus humaine aussi. Quoi qu'il en soit, ce n'était jamais une corvée que de manger ce qu'il lui avait préparé, c'était aussi un moyen de le remercier, à sa manière. Sans plus attendre, elle dévora la nourriture. Lui la regardait d'une manière toute paternelle et d'un ton badin:



"Il faudrait que tu penses, un jour, à ajouter au moins, une chaise de plus. Au cas où tu ais un invité. Par terre c'est pas mal, mais à table ce serait mieux non ?"



Puis il s'esclaffa dans un rire tonitruant. Elle ne répondit rien et finie d'engloutir son petit déjeuner. Cela fait elle se dirigea, toujours sans un mot, vers le gros coffre de bois et en sorti ses vêtements. Elle mit une longue chemise de lin blanc avec une fermeture à lacet sur le devant, passa dessus une veste légère en cuir, légèrement cintrée à la taille de couleur crème. Puis elle enfila son pantalon de cuir de renne blanc, mis ces botte en fourrure de phoque et finit par son magnifique amauti fait d'un assemblage de  diverses fourrures aux couleurs des premières neiges. Cela fait, elle se retourna vers Sifdérik, arborant une moue réclamant son approbation.



"Et bien je vois que j'ai retrouvée ma petite princesse des neiges ! Tu vas tous les éblouir à la capitale !"



Elle releva fièrement le menton et prit son sac ainsi que son étui à flûte. Se dirigeant vers la porte d'entrée, elle s'arrêta à la hauteur de Sifdérik et de sa voix tout aussi grave que douce:



"Je te remets mes clefs... Il n'y a qu'en toi que j'ai confiance..."



Il fut assez surpris par cette réaction inopportune, mais en fut flatté et l'accompagna au dehors. Allaatkasik alla chercher Avanneq, mit ses affaires dans les sacoches et d'un petit bon, se propulsa sur le dos de l'animal. Une fois en selle, elle fixa gravement, les yeux pleins de mélancolie, l'homme qui l'avait sauvée et protégée. La gorge nouée, elle émit presque imperceptiblement une dernière parole:



"Merci..."



Cela dit, elle prit fermement les rênes et sans se retourner, partit au galop à travers la forêt enneigée.


Allaatkasik étudie la médecine. SnowflakesGris2


Le vent du nord pour compagnon.


En ces premiers jours de Langdum, les premières neiges venaient juste d’apparaître et les grands mélèzes avaient encore conservés leurs aiguilles. Allaatkasik avait pris une des nombreuses barges faisant le trajet entre Upiq, son village, et la ville de Gaeaf. Puis elle chevaucha plus au nord vers les vastes étendues du désert de glace. C'était un territoire tout aussi majestueux que terrifiant même sous un ciel d'azur. Congères et plaques de verglas pouvant dissimuler de mortelles crevasses. Et pour parcourir ce fantastique paysage, Allaatkasik, par prudence, mit pied à terre. Certes, cela prolongerait son voyage, mais c'était mieux que de tomber dans un gouffre sans aucune chance de pouvoir en sortir. Le trajet fut pénible même pour la résistante Avanneq. Allaatkasik ayant prit soin de suivre une route sur laquelle elle rencontrerait quelques petits villages ou campements de trappeurs, permettait à sa jument de se reposer et de se nourrir. Elles dormaient ensembles, dans des granges délabrées ou bien les ruines d'un ancien bivouac. Puis se dressèrent devant elles une vaste et ancienne forêt. Allaatkasik qui avait été frappée par la dangereuse beauté des massifs de glaces, fut tout aussi saisie par ce spectacle. Ici, les mélèzes avaient commencés à perdre leurs aiguilles et laissaient apparaître leurs squelettes décharnés, dressés face au ciel, fouettés sans relâche par le vent du nord. Cette fois encore, elles seraient ralenties. Elles devaient arrêter leur marche assez tôt pour qu'Allaatkasik ait suffisamment de temps pour réparer un feu de camp. Non pas qu'elle même en eusse besoin, mais pour éloigner les bêtes sauvages qui étaient nombreuses. Plusieurs fois dans la journée elle avait vue, assez éloignées d'elles, des loups qui les suivaient et elle n'avait aucune envie que sa jument soit au dîner de ses adorables animaux. La forêt étant giboyeuse, le feu aidant, elles purent la traverser sans encombre et débouchèrent sur de vastes plaines enneigées. Cette fois, Allaatkasik put remonter sur sa jument pour parcourir ces étendues désolées. Un voyage qui ne devait durer qu'une dizaine de jours, s'était quelque peu prolongé, mais bientôt, la cité d'Hellas apparut à l'horizon. Le voyage touchait à sa fin et Allaatkasik en éprouva une légère et amer déception. Elle allait devoir abandonner la tranquillité de sa solitude et la rudesse de cette nature sauvage et glacée pour devoir se mêler à l'agitation humaine.


Allaatkasik étudie la médecine. SnowflakesGris2


La cité d'Hellas.


Perdue dans ses mornes pensées, anxieuse à l'idée de devoir naviguer dans la marée humaine de la capitale, elle se rendit subitement compte qu'Avanneq s'était arrêtée. Allaatkasik leva se yeux et vit en face d'elle la porte ouest de la ville et son mur d'enceinte. De chaque coté, deux guérites où se tenaient des hommes d'arme arborant le blason d'Hellas faisaient le gué. Elle descendit de cheval, prenant les rênes dans sa main et avança lentement. Déjà abattue d'être arrivée à destination, elle marcha la tête basse et se dirigea vers les hommes qui lui posèrent des questions sur les raisons de sa présence ici, combien de temps elle comptait y séjourner et puis qu'elle était son identité. D'une voix morne et apathique elle répondit à toutes les questions et présenta son anneau sigillaire pour confirmer ses dire. En voyant sur le sceau deux mains biffées se serrant mutuellement, ils acquiescèrent et la laissèrent passer. Une fois le mur d'enceinte franchit, elle se retrouva dans une grande et large rue toute pavée où une foule bigarrée s'agitait. De chaque coté de la rue, quelques échoppes disséminées ça et la. Les construction étaient toutes de bois faites,
les toitures pentues étaient recouvertes d'une mince couche de neige et les nombreuses cheminée crachaient des volutes grises et blanches dans le tranchant azur du ciel. Et plus elle s'enfonçait dans la ville, plus les constructions étaient hautes, la pierre plus présente, les échoppes plus nombreuses et plus grande était son envie de fuir. De par sa petite taille, elle avait peine à avancer et elle se faisait bousculer fréquemment. C'est à peine si elle pouvait voir plus loin que le bout de ses bottes. Un frémissent lui parcouru le corps. Elle savait ce que cela signifiait. Commençant à trembler légèrement, elle essaya de faire le vide dans sa tête et de ne se concentrer que sur son objectif, trouver cette faculté qui était très reconnaissable par le vermillon de son toit. Mais dans toute cette cohue, comment faire ? Au bord de la crise d'angoisse, elle aperçue une jeune fille de maison , guère plus âgée qu'elle, occupée à porter un lourd panier chargé de provision. Peu sûr d'elle, elle tenta quand même de s'en approcher et arrivée à sa hauteur avec une voix grave et peu assurée:



"Heu... mademoiselle, veuillez m'excuser... j'aurais aimés savoir dans quelle direction se trouve la faculté de Néria, s'il vous plaît..."



La jeune fille qui avait l'air d'être assez pressée, fit volte face, l'air courroucé. Elle devait s'attendre à être sollicité par un jeune mendiant, mais en voyant la parure de fourrure d'Allaatkasik, cette dernière afficha une surprise non feinte. Elle dut croire qu'Allaatkasik devait être d'un certain rang social pour porter de tels habits et ce qui dut la surprendre encore plus, fut la manière dont elle lui adressa la parole. Quelque peu déstabilisée, la jeune fille se radoucit et lui expliqua comment rejoindre la faculté. Rassurée par ces explications, Allaatkasik la remercia et toutes deux reprirent leurs chemins respectifs. Mais il lui fallut bien une heure pour trouver le bâtiment tant convoité, faisant de nombreux détours, devant revenir sur ces pas, elle atteint tout de même son but. A cet heure de l'après-midi, la bâtisse était presque déserte, mais avant de rentrer dans son enceinte, Allaatkasik chercha un recoin tranquille, à l’abri des regards. A quelques pas de là, une petite ruelle offrait la protection recherchée. Tournant de gauche à droite la tête afin de voir si personne ne la regardait, elle s'y engouffra et sortit de sa besace son miroir afin de voir si son maquillage avait besoin d'être retouché ou pas. Constatant que ses horribles cernes violacés étaient invisibles, elle réajusta ses lunettes de verre coloré sur son nez et ressortit de l'impasse en direction de la faculté. Le corps principal du bâtiment lui faisait face. Elle attacha les rênes d'Avanneq à l'un des anneaux de bronze réservés à cette effet et s'arrêta devant l'imposante porte à double battants faites de cèdre rouge. Des motifs géométriques y avaient été sculptés avec grande maîtrise. Sur chacune des portes, un heurtoir massif en bronze presque hors de sa porté et en dessous, un loquet en laiton poli.



Intimidée, effrayée presque, elle resta devant la porte de sachant trop quoi faire. Dans sa tête, toutes sortes de pensée chotiques s'entrechoquaient.



"Alors je fais quoi maintenant ? Si je rentre et qu'il y ait plein de monde ? Et puis à qui dois-je m'adresser ? Peut-être que les inscriptions sont déjà closes. Sifdérik ne m'a rien dit à ce sujet... Et je me demande s'il est bien prudent de laisser Avanneq ici. Et si on me la volait ? Ho non ! Surtout pas ça ! Et en plus je ne sais même pas si je devais emporter des choses spéciales pour les cours... Y a t-il un matériel spécial à acheter ? Je me demande si j'ai pris assez d'argent... Et puis les frais d'auberge... Hou là... Et par de dessus le marché, je ne sais même pas...



Complètement omnibulée par ses pensées aussi inutiles qu’improductives, elle ne remarqua pas la porte s’ouvrir et le battant se rapprocher dangereusement d'elle et qui risquerait à coup sûr de la renverser.




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