We do this for the future

Bienvenue

Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

Liens rapides

Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 6
• Eclaris: 8
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 5
• Nérozias: 2
• Gélovigiens: 3
• Ascans: 1
• Marins de N.: 4
• Civils: 11

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Niveria Mois:Famael
[Juillet/Août en temps réel]

Tableau d'honneur


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 We do this for the future

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
:: Bras Armé d'Eridania ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Cassandra Raikes
:: Bras Armé d'Eridania ::
Cassandra Raikes
MessageSujet: We do this for the future   We do this for the future Icon_minitimeMer 10 Juil - 19:08

We do this for the future
Argyrei était un pays conforme à ce que les Renardiers nous avaient donnés comme renseignements et confirmé en cela par les éclaireurs de la légion : aride, désertique voire désolé, chaud même tôt le matin ou en fin de journée à l'approche de la soirée, c'était une contrée qui avait l'air d'être oubliée des dieux et le sable de cette fournaise s'étendait à perte de vue. Mais si moi et ma légion ainsi que ma suite était avec moi dans un endroit aussi inhospitalier c'était pour une bonne raison à savoir négocier l'engagement militaire d'Eridania.

__________

Plusieurs semaines auparavant, un messager était parvenu à Hesperia et sa provenance était étonnante. L'homme était sindarin et était porteur d'un message provenant de la reine d'Elusia, Hinaya Osiris. La missive qui était tout ce qu'il y avait de plus officiel et écrite d'un ton assez impérieux, du moins c'est comme ça que je le lisais dans mon esprit, sollicitait l'assistance et la participation d'Eridania à un sommet organisé à Amaryl en Argyrei. Le sujet du sommet était simple, raison pour laquelle après être passé par le roi, la missive m'est parvenue directement : Elusia voulait une aide militaire afin de reprendre les terres de la Grande Désolation. Immédiatement, une réunion au sommet rassemblant la majorité disponible des officiers généraux de l'armée fut convoquée sur mon ordre afin de débattre de cette question de la plus haute importance. L'armée eridanienne, alors en pleine refonte sous mon impulsion était demandée à devoir combattre contre un ennemi inconnu et de surcroît, potentiellement surnaturel si j'en croyais les renseignements que l'on avait de la part des Renardiers et de l'officier supérieur mage. Certains généraux craignaient la demande d'Elusia, la reine Hinaya n'ayant jamais caché son animosité envers Eridania et sentaient un piège pour attirer la chaîne de commandement à Amaryl, terre pourtant neutre. D'autres encore, plus optimistes, voyaient cela comme une occasion de non seulement revendiquer les terres de la Grande Désolation côté Eridania mais de plus, de se faire un allié en Elusia et ainsi considérer le sud d'Eridania comme relativement sûr et ne pas craindre une attaque. Les légions du sud pourraient ainsi être redéployées ou gardées en réserve, sans avoir besoin d'un entretien permanent. Certains, plus pragmatiques, voyaient cette potentielle intervention comme le moyen de tester grandeur nature la nouvelle forme de l'armée pour une campagne en temps réel.

Personnellement, j'étais de cet avis. La missive spécifiait bien de plus que l'invitation à se rendre au sommet était à mon nom car la reine Hinaya voulait un interlocuteur militaire et en l'occurrence, une interlocutrice car j'étais cheffe des armées après le roi. À un moment dans la réunion, deux de mes subordonnés généraux se querellèrent et je dus taper violemment du poing sur la table pour faire cesser la chamaillerie. Lorsque le calme revint, je fis un tour de table pour connaître l'avis de mes généraux et il s'avéra qu'une majorité d'entre eux s'avéra favorable à une réponse positive à Elusia. Je pris une bonne minute de réflexion, tournant et retournant la situation, arrivant à la conclusion que mes subordonnés avaient pris la bonne décision. Elusia n'avait aucun intérêt à s'attirer les foudres d'Eridania et surtout, ils ne savaient pas de quoi j'étais capable. Pas sûr non plus que beaucoup de pays suivent Elusia en cas de guerre contre nous, Cimmeria nous voyait comme une nation amie, Phelgra était trop divisé et affaibli pour nous attaquer, Argyrei était neutre au possible, seuls Noathis était flou. Et même si d'aventure cela arrivait, je demeurai convaincue que nous étions le seul pays d'Eridania capable de nous battre sur deux fronts. La réorganisation de l'armée selon mes prévisions décuplerai nos capacités et notre force de frappe et je préférai nettement qu'Eridania soit crainte ou vue comme un géant endormi que comme une nation moribonde ou décadente. Je pouvais bien sûr me tromper et mon travail était aussi d'envisager le pire en chaque scénario pour parer au mieux et riposter mais si j'avais ordonné une réforme de l'armée, c'est parce que j'étais convaincue du bien fondé de mon ordre et que nous devions diplomatiquement apparaître fort. L'armée en cela était une excellente arme diplomatique. Sur mon ordre, l'une des légions les plus prestigieuses d'Eridania et de Méphrit, la 7e, surnommée la N7, fut mise en état d'alerte pour cette visite diplomatique en Argyrei. Le messager d'Elusia repartit avec ma réponse positive dans ses bagages.

__________

En Méphrit, vivaient des mercenaires, certains vétérans de l'armée eridanienne et tous avaient fait leur service militaire méphritien. Ces anciens soldats étaient allés plusieurs fois en Argyrei et avaient crapahutés parmi les rochers, les chemins caillouteux, les cahuttes moisies ou les troupeaux de nomades qui arpentaient ce désert ardent. L'armée réquisitionna un homme parmi eux afin de servir de guide à la délégation militaire pour le sommet en Amaryl. Je refusai de perdre ma meilleure légion sous mes ordres et je voulais arriver à Amaryl dans une démonstration de force afin d'envoyer un message clair à Hinaya Osiris, que si c'était un piège, j'étais prête à me battre et à défendre ma peau ou que si c'était véritablement une rencontre diplomatique, qu'Hinaya Osiris voit de ses yeux de quoi était capable Eridania lorsqu'il s'agissait d'armée. Amener une légion de plusieurs milliers de soldats d'Eridania à Amaryl était une manœuvre difficile mais c'était diplomatique et bien que j'étais soucieuse de la vie de mes soldats, j'étais convaincue qu'ils pouvaient le faire. Et puis ils étaient entraînés, éprouvés durement. C'était la N7.

Le périple avait prit un peu plus d'un bon mois à se faire de Méphrit à Amaryl. Nous avions longé au départ les colonnes d'Ebreus par l'ouest, passant entre les dites colonnes et le plateau désertique en piquant plein sud sur les conseils de notre guide -et accessoirement interprète au cas où nous tomberions sur une tribu nomade- pour nous arrêter nous ravitailler en eau à la Grande Source avant de repartir en direction de l'est vers la capitale du pays, Amaryl. Rarement un voyage avait été aussi éprouvant, même pour moi. Je voyais les soldats avancer avec difficulté sous la chaleur du désert mais ces hommes et ces femmes en uniforme tinrent bon et malgré les blessés par fatigue ou manque d'eau ou plus rarement par des chutes dans les dunes, la majorité de la N7 arriva à bon port. Notre guide nous fut fort utile -il avait aussi été grassement payé pour son travail- car il nous fit prendre par des routes empruntées majoritairement par les nomades. Nous avions mis du temps pour arriver mais au moins, ma légion était sauve et j'étais convaincu que cette épreuve allait renforcer le prestige de ma légion. Si intervention militaire il devait y avoir, je me disais que le fait que la légion ayant traversé le désert quasiment sans encombre y participe fasse forte impression auprès des Élusiens.

Pour moi, même en ayant été fortement éprouvée et entraînée comme la majorité des soldats de la N7, j'en avais bavé de cette marche dans le désert. Ce soleil de plomb nous regardait de haut comme s'il ne nous croyait pas capable de lui résister... jusqu'à ce qu'il nous voit arriver à Amaryl comme un doigt dressé du destin envers lui. Foutue chaleur... Le guide avait bien fait de nous faire ravitailler en eau avant de foncer vers Amaryl car le corps logistique avait éprouvé des difficultés pour ravitailler tout le monde. Mais j'avais vu parmi ces soldats prendre des notes, discuter entre eux de plusieurs choses voire de tenir des réunions et de me faire des rapports, preuve s'il en était que les soldats logisticiens prenaient leur tâche à cœur et apprenaient. Toutefois, il fallait bien le reconnaître, le trajet jusqu'à Amaryl était difficile. D'ailleurs lorsque nous étions en vue d'Amaryl, la ville avait sûrement cru qu'une armée venait l'assiéger car à mesure que nous approchions, des émissaires eclaris vinrent à notre rencontre pour parlementer et leur soulagement était palpable lorsque nous leur apprîmes que nous étions alors la délégation militaire d'Eridania envoyée pour le sommet avec la reine Hinaya.

Nous fûmes autorisés à monter notre campement à l'extérieur de la ville, à l'abri du vent du désert selon les conseils de nos hôtes eclaris -parfois en contradiction avec les propos de notre guide- mais sans être trop loin du lac étoilé, afin de pouvoir vivre dans des conditions plus favorables. Les Eclaris avaient préparés des logements pour moi et mon état-major dans la cité mais par respect envers nos soldats et pour ne pas gêner nos hôtes malgré leur peine, j'avais refusé au nom de notre état-major pour rester à l'intérieur du camp dans nos tentes d'officiers. De plus, il aurait fallu loger toute ma garde personnelle et je refusai que mes soldats ne mettent le boxon en ville ou ne perturbe sa quiétude. J'avais confiance en la N7 mais nous n'étions jamais à l'abri d'une tête brûlée qui n'obéirait pas à un supérieur. C'était davantage par pragmatisme et désir de contrôle que par pure noblesse d'âme que je restai dans mon campement. Et puis j'avais comme l'intuition que la reine Hinaya était déjà à Amaryl voire m'observait peut-être d'où elle était... J'espère qu'elle avait une bonne vue d'où elle était car les négociations commençaient dès maintenant. La légion était là et prête à remplir son rôle diplomatique, je ne doutais pas que la présence d'une armée étrangère ne manquerait pas de soulever des questions. Les Eclaris avaient demandé la raison de la venue d'une troupe en armes, ma réponse fut de circonstance : raisons d'État et d'escorte de personnalité importante. Je ne doutais pas non plus que parmi les savants, ma présence allait soulever de nombreux débats interminables parmi eux.

Le lendemain était le premier jour du sommet. La N7 était sur le pied de guerre et le campement en état d'alerte, comme si nous nous préparions à subir une attaque. Or, il n'en était rien mais si la reine Hinaya nous observait d'où elle était ou recevait des rapports, il valait mieux pour elle qu'elle ait cette vision sous les yeux, non pas par tentative d'intimidation mais plutôt comme pour une exhibition de notre force. Amaryl avait été avertie que nous n'étions pas en guerre contre eux mais les savants de la ville avaient mobilisé leur milice en prévision. Je ne pus m'empêcher d'éprouver un sentiment de supériorité à la vision de ces soldats du dimanche mais je me gardai de tout commentaire. Les envoyés eclaris étaient venus nous chercher à l'entrée du camp, accueillis par une unité de l'armée en armes qui formait une haie d'honneur. Peu après, à pied, je suivis les hommes qui nous menaient au lieu du sommet, moi en compagnie de mon état-major, ma commandante en second Ela juste derrière moi et de ma garde personnelle de quelques dizaines de soldats. Sur notre chemin, la blondeur des cheveux de ma seconde attira les regards des habitants sur notre chemin. J'échangeai un regard avec elle, Ela étant plutôt perplexe de ce genre de regard, elle qui n'était pas habituée. Fallait dire de l'autre côté qu'avec nos uniformes d'officières, nos autres officiers et les soldats de ma garde personnelle en armes, nous faisions tâche au milieu de la foule d'Amaryl. Au moins, l'accueil des gens n'était pas hostile mais nous étions loin d'un accueil triomphal. Des soldats de la milice d'Amaryl nous escortaient mais la différence entre les deux forces armées était bien flagrante.

Cela était visiblement suffisant pour que je surprenne le regard de mon capitaine de la garde Kennedy en train de toiser son homologue armaryléen d'un air suffisant mais je savais aussi que mon soldat s'abstiendrait de faire la moindre bêtise. Alors que nous marchions, un des Eclaris nous avertit que nous approchions du lieu du sommet, notre destination. Nos prochains alliés aussi... Je l'espérai.

Cass, t'y as remarqué comme les baraques song plus cossues ? Onn doit êt' dang le quartier nobleuh ou ung truc commeuh ça.

J'imagine bien que les Eclaris préfèrent vivre dans quelque chose de plus confortable. Et puis pour un sommet de cette importance, on ne va pas le faire au milieu du sable, on va plutôt nettoyer sa plus belle baraque pour laisser les diplomates s'écharper sinon c'est mauvais pour les affaires.

Commeng tu le seng, ce sommet hé ? T'y crois que les Élusiengs veulent toujours qu'onn aille leur sauver les micheus ?

J'espère parce que sinon je leur botterai le cul s'ils m'ont fait venir ici pour rien. Je suis toujours partante pour discuter de questions militaires avec d'autres pays mais négocier une intervention militaire est autre chose. Et je déteste négocier ou faire de la diplomatie merde...

Pas commeuh s'ils étaient presqu' v'nus nous réclamer à genoux, cong. J'pennse pas qu'ils song en traing de crever mais bong... Remarque, on a bieng été là lorsqueuh Cimmeria était dann la merdeuh.

C'était différent, Ela. Cimmeria subissait une attaque qui pouvait nous mettre en péril, il a fallu réagir. Si le roi s'attend après à ce que j'obtienne des concessions qui ne soient pas d'ordre militaire, il se fourre le doigt dans l'œil, il n'avait qu'à envoyer de vrais diplomates et je ne suis pas là pour ça. Ici, on va déterminer dans quelles conditions on va botter le cul d'ennemis qu'ils connaissent mieux que nous.

Ela et moi partagions un instant de conversation privée avant de la conclure par un échange de regard et un hochement commun à mesure que nous approchions.

2 Ginik, Saison Riguéar, 1305 Ère Obscure
Codage par Libella sur Graphiorum


We do this for the future 44354f10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Reine d'Elusia ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Hinaya Osiris
:: Reine d'Elusia ::
Hinaya Osiris
MessageSujet: Re: We do this for the future   We do this for the future Icon_minitimeDim 14 Juil - 2:06

We do this for the futureI suffer
From that disorder
Where I speak the truth
And it pisses people off.
( Médine → Storyteller )
Le silence était brouillé par le sifflement d'une langue bien étrange propre aux élusiens tandis que deux femmes se disputaient calmement. L'une d'elles, la plus grande, semblait critiquer les décisions de ce qui semblait être sa reine.
À Élusia, le monde ne tournait pas de la même façon que dans les autres pays. Les sujets étaient aussi importants que son monarque et ainsi, ils possédaient le pouvoir de contredire la royauté. Mais il n'y avait là aucune trace de méchanceté ou d'animosité car c'était un peuple qui prônait le pacifisme. On y retrouvait alors des conseils diplomates et profitables pour tous.
Il fallut alors une longue heure d'argumentations avant que la reine ne cède et décide d'écouter son bras droit, Yepa. Cette dernière ne pouvait s'empêcher de sourire face à la victoire qu'elle venait de gagner, faisant ainsi ressortir sa carnation sombre. Bientôt, la dame se trouvait à écrire une longue missive, bien que peu détaillée, où elle indiquait ses besoins et la nécessite d'accomplir cette tâche.
Pour le bien de son peuple !

* *
*

Le soleil brûlant du pays doré éclairait la peau, dans les mêmes tons, de la dame tandis qu'elle traversait le ciel en silence. Son corps était entièrement couvert comme rarement elle en avait l'habitude, si bien qu'on ne percevait que ses yeux continuellement clos et ses ailes à travers son armada de vêtements d'un blanc immaculé.

Pour bien des raisons, elle avait toujours attaché une profonde affection pour Argyrei. Bien qu'il était étonnant de sa part. L'histoire de ce pays lui rappelait la sienne car elle reflétait les fantômes de son passé. Une époque sombre où la féroce reine n'était rien d'autre qu'une esclavagiste. Ce pays avait encore sur ses mains le sang de leur victime. À l'instar d'elle-même, certes.
Alors il représentait tout ce pourquoi elle se battait. Car après tout, il n'y a que les fous qui ne changent pas d'avis.
Ce n'était pas pour cela qu'elle avait toujours porté dans son cœur Argyrei. C'était pour le désert. La chaleur des dunes de sable. Le silence pénétrant. L'horizon aussi incertain que sa cécité. L'unicité du paysage à chaque nouvelle rencontre.
Et c'est pourquoi elle fixa la rencontre avec un certain interlocuteur militaire au nom obscur. Bien sûr, la neutralité du pays jouait beaucoup dans son choix.

La reine avait l'habitude de se promener seule à travers le monde car elle privilégiait la discrétion aux paillettes. Autrement que vestimentairement, certes. Elle estimait qu'Eridania avait suffisamment de matières à se sentir présomptueux pour toute une vie. Elle n'irait pas jouer aux coqs, elle n'était pas là pour cela. Elle jouait toujours autrement.
Néanmoins, cette fois-ci, elle fut accompagnée par le commandant des forces armées élusiennes car elle y voyait là un moyen de facilité l'échange. Au contact de son peuple, une chose bien étrange se passait : elle devenait calme. Ceci serait alors très utile, surtout lorsque l'on savait à quel point les éridaniens pouvaient être hautains. Par ailleurs, elle savait que Yepa pesait dans la balance lorsqu'elle faisait des choix et elle croyait qu'elle pourrait se montrer plus clairvoyante qu'elle.

Lorsqu'elle posa pied à terre en Amaryl, la dame ne put être plus surprise face à l'accueil chaleureux que lui offrit le peuple argyrien. Elle répondit avec autant d'entrain, flattée. Elle arriva trois jours avant le cortège et l'artifice éridanien, lui laissant le temps de préparer leur rencontre calmement aussi bien avec Yepa qu'avec le peuple d'Amaryl.
Ainsi, lorsque le jour J arriva, elle était préparée et ceci était un avantage qu'on ne pouvait négliger. Elle avait enfilé sa plus belle robe typiquement élusienne, tandis que son commandant une armure digne des plus grands yorkas. Elles étaient toutes deux en harmonie avec leur essence animale, rendant leur présence volontairement imposante.

Installées confortablement, l'une debout, l'autre assise les jambes croisées, elle n'attendit pas longtemps l'arrivée des bonnes personnes.
Yepa lâcha une dernière phrase dans sa langue – afin d'éviter de paraître impolie devant la représentante du peuple éridanien. Elle attachait une grande importance au respect ce qui expliquait son empressement.

« On ne peut pas se contenter de l'idée que l'on se fait de la justice, il faut s'y adonner. Vous avez fait le bon choix, ma reine. »

Ce dernier message fit très légèrement sourire la dame qui s'empressa de retrouver son visage neutre et imperturbable. Bon sang, ce qu'elle détestait les éridaniens !

« - Madame Raikes, je présume. »

L'accent chantant trahissait le fait qu'elle n'avait pas parlé la langue commune depuis des années. Elle espérait que son interlocutrice n'irait pas s'en amuser car elle doutait qu'elle parviendrait à ne pas répondre à ses attaques.

Elle se doutait que son statut fût supérieur à celui de cette femme mais elle ne voulait pas pour autant paraître orgueilleuse, et pour cause ! Elle ne faisait pas face à un monarque, ce qui aurait sûrement été problématique en connaissant son problème pour ses confrères et consœurs. Alors elle s'exprima d'une voix aussi forte qu'à l'accoutumée :

« Asseyez-vous, je vous en prie. Je ne suis pas votre reine. »

Lorsque l'on ne naît pas roi, il est difficile de développer l'arrogance naturelle de la royauté. On peut le devenir, certes, mais il serait étonnant de sa part que ceci n'arrive réellement un jour. L'histoire laisse des traces. Aussi bien physique que mental.
Ainsi, la dame gardait toujours à l'idée que ses sujets n'étaient pas ceux des autres rois ou reines. Alors, elle n'attendrait pas un traitement de faveur. Seulement le respect que mérite une femme.
©️ 2981 12289 0


We do this for the future A7150a10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
We do this for the future
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» kimitori, la future mangaka
» [M] ▲ ALEXANDER SKARSGARD - The past screams louder than the future. The future is mute, but it’s not deaf.
» "little kiki", you represent the future of haiti !!!!!
» Le futur d''Haiti selon l''homme d''affaire Mike Spinelli
» Une future conductrice?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Istheria, le monde oublié :: Argyrei, le pays mauditTitre :: Amaryl, la ville maudite-
Sauter vers:  

(c) ISTHERIA LE MONDE OUBLIE | Reproduction Interdite !