II. Contexte actuel

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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Effectifs

• Eryllis: 2
• Ladrinis: 2
• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 2
• Nérozias: 2
• Gélovigiens: 8
• Ascans: 1
• Marins de N.: 2
• Civils: 9

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Béamas Mois:Tiria
[Décembre/Janvier en temps réel]

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 II. Contexte actuel

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:: L'Eryl ::

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Sighild
MessageSujet: II. Contexte actuel    Mer 24 Mar - 0:24


Le Monde d'Aujourd'hui
" C'est dans le présent que nous avançons... "


De la légende naquit l'histoire, une histoire qu'il est encore difficile de cerner pour les jeunes âmes de ce monde. Où est la vérité? Par où naquit le trouble qui gouverne le monde? Si encore aujourd'hui il reste beaucoup à découvrir, Istheria se dessine autour de la tragédie depuis des siècles.

Si les croyants pensent le monde avec le regard des dieux, les archives et les mémoires l'expliquent par les souvenirs de ceux qui survécurent. Et si le malheur n'était que le résultat de l'arrogance des Hommes? Peut-être était-ce cela qui pourrait expliquer la violence de la guerre de Taulmaril qui mit fin à toute une époque. Il fallut bien des années à Istheria pour retrouver un nouveau visage, mais si ce n'était que le début?


◈ UNE ÈRE DE FÉLICITÉ... ◈

Voilà maintenant près d'un siècle que les immenses royaumes d'Istheria vivent une période de félicité bien méritée. Après avoir essuyé de nombreux conflits successifs et une longue période de désenchantement depuis la guerre de Taulmaril, les divers peuples de Cimmeria, Noathis, Eridania, Cebrenia, Phelgra et Argyrei ont pris le temps de relever la tête et se forgent à présent une nouvelle vie. C'est donc dans ce contexte de paix qui semble étonnamment fraîchement acquise que chacun essaie de reprendre le fil de son existence, pansant les blessures d'un passé craquelé par la violence.

Chaque nation se voue donc à retrouver leur magnificence d'autrefois, Cimmeria la première, dont l'histoire ne retiendra que sa faute et sa trahison dans la guerre de Taulmaril. Centré principalement sur son unique cité, Hellas, le pays de la glace revit peu à peu grâce à la présence de leurs célèbres prêtresses qui jouissent d'une réputation altruiste fameuse auprès de tous. Souhaitant aujourd'hui devenir exemplaire, les Cimmeriens s'efforcent à mettre en avant leurs talents artistiques et leur sens des affaires maritimes. Pays aujourd'hui démocratique, l'armée qu'il possède n'a pour but principal que d'assurer la sécurité de territoire.

Autre nation entachée par des actes sanglants, Phelgra, le continent noir, semble mener une existence tranquille même si il lui est difficile de se relever. En effet, sa mauvaise réputation et le dictat imposé par les célèbres Cavaliers de Sharna en font un pays craint qui possède peu de soutien. Pourtant, nombreux sont les efforts de ces derniers qui s'ouvrent aujourd'hui au reste du monde : Mavro Limani est devenu le principal centre maritime d'Istheria et fait la richesse de Phelgra: Umbriel, devenue une ville pénitencière, a permis la création de liens internationaux en accueillant dans ses geôles les criminels du monde entier pour assurer la sécurité des autres gouvernements... Le temps aura peut-être raison des mauvaises opinions de cette patrie au sombre passé.

Si il eut existé un centre du monde, il se situerait aujourd'hui à Eridania. Il s'agit de la nation la plus prospère qui soit. Si par le passé, Hesperia eut beaucoup perdu d'un point de vue économique et possédait une monarchie très controversée, ces tensions semblent oubliées. En effet, la Grande Capitale est devenue un lieu de rencontres et d'échanges prisés : pour ses arts, son économie, ses deux forces militaires, royales et citoyennes, ainsi que sa culture. Unique nation jouissant d'une monarchie constitutionnelle, elle attire autant les nobles que les populations les plus modestes qui nourrissent quelques rêves de gloire et de réussite sociale. Néanmoins, la plaque tournante du pays se trouve et demeure Tyrhénium. Ayant acquis une indépendance politique et territoriale il y a des décennies, cette ville aux bords des frontières du royaume a su tirer son épingle du jeu et devenir la cité la plus riche de tout Istheria.

Il faut, néanmoins, ne pas oublier le pays ancestral où sont nés les plus grandes civilisations : Cebrenia. En effet, les cités de Canopée, grand royaume sindarin, et Cimmerium, grand royaume sylphide, n'ont rien à envier aux autres nations. Si les pierres qui constituent leur cité sont antiques, elles n'en ont pas moins sauvegardés leur population depuis des générations et confèrent aujourd'hui à ses habitants, un lieu de plénitude qui peut être aisément jalousé. Malheureusement, cette chance n'a pas touché de sa grâce Elusia, la cité de l'eau. Les conflits d'antan ont fini par éteindre la vie de la belle cité, qui a été en partie désertée par sa population Yorkas et s'abandonne à la nature, ainsi qu'à de rares irréductibles habitants. Pourtant, pied de nez au temps, ses murs sont toujours droitement érigés et semblent toujours désirer résister. La seule zone d'ombre qui recouvre ce pays demeure Taulmaril, la grande cité déchue, où aucune vie n'a pu reprendre depuis la guerre, il y a maintenant près de cinq cents ans.

La félicité touche aussi les continents les plus sauvages et les plus difficiles. Noathis, grand territoire dominé par la nature, semble se laisser doucement bercer. Argyrei, qui fut malheureusement bien trop souvent frappé par la malchance, retrouve son calme et laisse entrevoir la possibilité d'une nouvelle reconquête. Quand à l'île de El Bahari, découverte il y a peu, laisse entrevoir de belles possibilités d'exploration et de nouveauté pour qui se risquerait à vouloir la connaître.


◈ ... MAIS LE DÉBUT D'UNE PAGE SOMBRE ◈

Si l'on s'en tient uniquement aux apparences et à une vue d'ensemble, Istheria semble être un monde où il y fait bon vivre. Malheureusement, les choses sont bien loin d'être aussi enviables car ce qui porte l'apparat d'une rêve pourrait n'être qu'une énième chimère. Derrière les beaux sourires se cachent de nombreux loups qui n'attendent que le moment opportuns pour faire tomber le masque, et peut-être que ce jour pourrait se montrer bien plus vite que ce que l'on pourrait espérer.

En effet, si le pardon semble bel et bien consommé par toutes les civilisations, il ne l'est pas dans les détails. La nation qui semble d'ailleurs en faire principalement les frais n'en est pas moins Phelgra. Beaucoup de rumeurs circulent, notamment sur les desseins des Cavaliers de Sharna dont le pouvoir va en grandissant. Si officiellement, ils ne gouvernent que la ville de Thémisto, il est de notoriété publique qu'ils possèdent une autorité sur tout le continent. Corruption, violence, création d'alliance avec des groupuscules dont on ne connaît le nom, leur population crie famine et injustice mais semble finir par nier leurs propres revendications. Est-ce que les Cavaliers de Sharna se préparent à quelque chose ou ne sont-ils que des victimes de mauvais qu'en-dira-t-on?

Mais les langues se délient aussi au sein des autres pays. Et si la corruption salissait aujourd'hui la grandeur d'Istheria? Tyrhénium, grand pôle commercial, est principalement gouverné par l'argent, et c'est ce même argent qui permet de fermer les yeux sur des actes répréhensibles. Recherché pour crime ou vente illégale? Qu'importe si votre bourse est pleine. Le rêve et la liberté appartiennent à ceux qui en possèdent les moyens. Toutefois, si le manque d'honneur ne semble poser aucune gêne à la régence de la ville frontière, cela n'est pas le cas d'Hesperia. Pourtant, la capitale ne serait pas épargnée, et les on-dit parlent de commanditaire de meurtres, de push politique et même de conquête sur les pays voisins. Les tensions sont nombreuses, mais personne ne sait où en sont les origines. Devrait-on alors craindre de nouveaux conflits?

Les groupuscules se multiplient et des clans nouveaux, comme anciens, naissent, donc beaucoup sont hors-la-loi. Parmi les plus célèbres résident la guilde de voleurs et assassins nommé Ladrinis. On prétend que leur rangs s'agrandissent mais aussi que les hautes-sphères feraient appel à eux. Parmi les autres groupes gênants se trouvent les Dames de la forêt, les Eryllis. Sauvages et refusant toutes alliances avec n'importe quel gouvernement, ces dernières vivent sur le territoire de Noathis. Seul problème, le pays forestier se trouve être l'un des principaux gisements de pierre de sphène, mais les amazones en empêchent la moindre exploitation depuis des années. Parmi les autres castes incommodantes, on entend également parler des Nérozias, groupe grandissant par ses idées utopistes, des individus extrêmes et anarchistes désirant l'annihilation de tous les gouvernements actuels pour gagner une liberté totale.

Le peuple se perd et ne sait plus vers qui se tourner, et même dans cette débâcle, nombreux sont ceux qui profitent des troubles naissants. Les Gélovigiens, caste religieuse, dont le fanatisme reconnu avaient causé sa fin, semblent retrouver de son galon ainsi que de nouveaux partisans. L'Ordre d'Oris, ancien groupe justicier, qui brillait sous l'étendard de Taulmaril, a retrouvé de son pareil et désire redoré son blason, sali par la honte. Eclaris, Prêtresses de Cimmeria, Marins de Noxis, Ascans, Cavaliers de Sharna... tous s'en exception se font à nouveau connaître et se retrouvent mêler à des histoires qui qu'un voile sombre recouvre.


Si naïvement Istheria se croyait remise de son passé de bien peu de gloire, ce dernier la rattrape. Pourtant, l'optimisme n'en est pas moins permis car au cours de l'histoire, nombreux sont les héros qui sont nés et qui ont changé bien des évènements dramatiques ou bien heureux. Alors, pourquoi ne pas croire qu'en cette ère de félicité, il sera forgé des êtres qui changeront la face du monde?




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MessageSujet: Re: II. Contexte actuel    Lun 2 Juil - 1:59


Le Grand Tournant
" Une nouvelle ère "


Le Grand Tournant. C'est ainsi que l'histoire se souviendrait de ces évènements, c'est ainsi que les Eclaris le nommeraient, le jour où un simple battement d'ailes de papillons fit naître une grande tempête, le jour où tout serait bouleversé. Qui aurait pu croire que l'assassinat de trois hommes provoqueraient autant de remous et bouleverseraient la vie de tant de citoyens.


◈ UNE DECOUVERTE ◈

Le premier homme qui perdit la vie aurait pu s'éteindre dans le plus complet des anonymats s'il n'avait pas été un puissant Cavalier de Sharna. Ivan Mackori, grand gorgoroth de son ordre, fut retrouvé éventré et dépourvu de sa tête dans l'insondable vallée de Hillem, grande terre des Eryllis. Comme si cela ne fut assez, les chasseurs et les promeneurs de Noathis retrouvèrent même dans les environs de ce meurtre, d’innombrables cadavres d'animaux ayant subi un sort tout aussi inhumain. Les premières théories furent que les femmes sauvages de la forêt étaient responsables jusqu'à ce que des rumeurs sur une étrange créature rôdant s'étendent... Mais qui aurait pu deviner la vérité qui se cachait derrière toute cette sombre histoire ? Seuls les hommes et les femmes qui partirent en quête de réponses deviendraient les témoins de ce qui fut oublié de l'histoire.

En effet, un petit groupe tenta d'enquêter afin de comprendre les vérités qui se cachaient derrière l'assassinat du cavalier et l'un d'entre eux le paya de sa vie. Alors qu'ils tentèrent de comprendre les quelques indices que le défunt avait laissé derrière lui concernant le piège qui lui fut tendu, ils firent face à un homme se prénommant Gorvack jusqu'à ce qu'éclate une confrontation violente qui faillit avoir raison de chacun d'entre eux... mais ce qu'ils apprirent fut d'autant plus surprenant. Gorvack, qui ne cacha pas être celui qui ôta la vie à Ivan, déclara appartenir à une race oubliée que le peuple Sylphide avait tenté d'éradiquer il y avait plus d'un millénaire, et qui avait cacher ses frères aux quatre coins du monde : les Syliméas. Aujourd'hui libéré, promettant alors que son peuple finirait par renaître, il mourut après avoir mené un combat acharné et sanguinaire, empli de vengeance. Toutefois, il laissa derrière lui de nombreuses questions : Combien existait-il de Syliméas ? Existait-il seulement d'autres personnes tel que Gorvack, être fou de vengeance ? Pourquoi Ivan avait été amené à ouvrir le lieu où il fut scellé ? Qui se cachait derrière leur redécouverte ? Comment serait accueilli dans ce nouveau monde les prochains Syliméas si tentaient qu'il y en ait ? Et que projetteraient-ils une fois qu'ils referont surface ? Il n'y avait que l'avenir qui pourrait le dire... mais leur venue peut encore changer bien des choses...


◈ UN CHANGEMENT ◈

Le second grand homme de ce monde à avoir perdu la vie ne fut autre que Dreak, le maire de la grande capitale d'Eridania, retrouvé assassiné dans ses propres quartiers sans que personne ne s'en rendit compte. Cette perte provoqua stupeur et angoisse au sein de la population et poussa le Prince Thimotée à faire en sorte que des réponses soient rapidement trouvées. On découvrit de nombreux indices, que l'on comprit avoir été placé volontairement laissé sur le lieu du crime mais dont l'interprétation fut des plus difficile. Dérogeant à toutes les règles, le Prince permit alors au public, son peuple bien aimé, d'aider à trouver les coupables.
Une enquête extraordinaire fut alors menée par des hommes et des femmes désirant connaître les dessous de l'affaire. Mais savaient-ils tous où ils métaient alors les pieds?

Il en découla alors une multitude de découvertes qui ne pourraient dorer le blason du Maire défunt. On comprit rapidement qu'il possédait un cœur corrompu et qu'il avait aidé un homme mystérieux à faire des recherches étranges sur l'Histoire d'Istheria, des recherches qui ne paraissaient n'avoir ni queue ni tête... mais des investigations assez troublantes pour qu'il soit nécessaire de mettre à mort ceux qui avaient contribué à les mener à bien. Toutefois, cela semblait aussi suivre un autre fil conducteur qui mena directement à un nouvel homme, une autre tête qui avait été impliqué : Kodran, Maire de Ridolbar. Le jeu de piste qui avait été laissé par l'assassin fit rapidement comprendre à ses enquêteurs que ce dernier pouvait être en danger... Mais ils arrivèrent trop tard. Un homme se tenait déjà sur la dépouille encore chaude du Maire de la célèbre ville corrompue, un homme cachant ses traits sous une multitude de bandages, un homme dont le sourire laissa présager sa folie : Torenheim. Il se rendit sans aucune résistance, sans aucune explication, si ce n'était une étrange satisfaction sur son visage.

L]e peuple réclama alors justice et le coupable fut emmené à Hesperia pour subir son jugement, face à ceux qu'il avait offensé, face à ceux qui l'accusait mais aussi face au Prince héritier, brillant d'une aura légèrement changé. Ce fut d'ailleurs de lui que naquit la surprise et l'annonce du changement politique qui s'annoncerait. Faisant preuve d'un grand charisme, Timothée annonça qu'il reprenait le titre qui lui était dû : il serait Roi et il rendrait l'éclat d'antan de son pays. Ce fut avec tout autant de flamboyance qu'il prononça ces premiers vœux : rendre justice et sécurité à son royaume. Il condamna l'homme appelé Torenheim à croupir à vie dans la plus sombre des geôles d'Umbriel, avec l'espérance de pouvoir lui délier la langue sur ses actions. Mais afin de faire également justice au Cavalier de Sharna mort à Noathis et de conserver de bonnes relations diplomatiques avec Phelgra, il déclara les Eryllis - qui avaient été soupçonnées - comme étant ennemie de la nation, ne pouvant soustraire la mort de Ivan à un homme qui prétendait appartenir à une race dont on ne possédait la moindre preuve d'existence. Dés à présent, quiconque attraperait une Eryllis se verrait justement récompensé par le Royaume d'Eridania. Il en serait de même pour la célèbre guilde des Ladrinis, ainsi que les Nérozias, qui mettent en danger la vie des honnêtes citoyens. Ce fut donc sous ce nouvel étendard qu'Eridania prit un nouveau visage : celui de la justice.


Comment le reste du monde accepterait-il ces changements ? Est-ce qu'il se formerait de nouvelles alliances ? Est-ce que de nouveaux ennemis feraient leur apparition ou de sombres vérités éclateraient au grand jour ? L'avenir ne semble ne pouvoir que s'assombrir....




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MessageSujet: Re: II. Contexte actuel    Mar 4 Fév - 23:38




La Grande Epidémie
" Et de nouvelles tensions "


Lorsque l'on croit que tout s'arrange, lorsque l'on espère et aspire au bonheur, le malheur vient vous poignarder dans le dos. Mais ce dernier frappe sans distinction, qu'importe votre rang, qu'importe votre nation, qu'importe votre sang...


◈ LES RAVAGES DE LA SARNAHROA ◈

Il y a des maux auquel on ne s'attend pas. Il y a des maux que l'on ne voit pas venir car nous refusons de leur faire face. C'est ainsi que la maladie, perfide et discrète, apparaît, lorsqu'il est trop tard, parce que la vanité de l'Homme a négligé son importance. Ce malheur arriva par le biais d'un terran bien commun, un simple chercheur qui ouvrit la boîte de Pandore, transportant en son sang et sur sa peau, un fléau qui causerait la fin de milliers de personnes. Mais qu'aurait-il fait si seulement il l'avait su ? Nul ne peut le prédire, tout comme les conséquences de cette tragédie.

Ce fléau se nomme "Sarnahroa", qui signifie dans un vieux dialecte oublié "la maladie de pierre". Ce sobriquet lui convient à merveille et est né de la bouche d'un médecin, qui perdit la vie en tentant de la soigner. Virulente, cette dernière se transmet par un simple contact, peau contre peau, et passe très facilement d'un individu contaminé à un autre. Il fallut plusieurs jours avant de comprendre son fonctionnement... mais il était déjà trop tard. Son incubation varie selon les personnes, mais aussi en fonction de son utilisation magique car en effet, l'essence divine semble accélérer les symptômes de la maladie de pierre.... jusqu'à l'issue fatale. Mais la particularité de cette mystérieuse maladie résulte dans ses marques : elle vous pétrifie lentement le corps jusqu'à ce que vous finissiez poussière mais votre cœur se cristallise en une pierre de sphène. Aucun Eclaris, ni tout autre savant ne réussirent à expliquer le phénomène. Mais là où certains y voyait une fatalité, d'autres y perçurent un châtiment divin. Ainsi, la population se divisa en deux : ceux qui acceptèrent leur sort et la mort en y voyant un châtiment divin, et ceux qui possédait l'espoir de trouver un remède.

Il fallut plusieurs semaines pour que de valeureux hommes et femmes trouvent une issue à travers des recherches désespérées : la panacée à 5 pétales. Cette fleur très rare se trouvait dans le confins de Noathis, et afin d'enrayer la maladie, ils donnèrent de leur personne - certains leur vie - pour ramener la plante miracle à partir de laquelle des médecins firent un remède efficace. Déjouant ainsi les dieux pour certains, la population d'Istheria put profiter une nouvelle fois de l'espoir. Est-ce que cela marqua la fin de la maladie ? Non. Près d'un tiers de la population d'Istheria périt par son courroux, les grandes cités étant les plus vivement touchées à cause du grand nombre de personnes.

Toutefois, la question principale demeura inconnue pendant ces mêmes semaines terribles : d'où venait cette maladie? La terrible réponse fut trouver dans les ruines de Taulmaril où un géant de pierre se réveilla. Véritable énigme, inconnu de l'histoire et du monde, la créature, nommée humblement "le colosse de Taulmaril", se trouvait être à l'origine du mal. Jaillissant des profondeurs de la cité déchue, ce dernier se promène impunément au cœur des ruines désormais, portant sur lui la terrible maladie car qui vient à le toucher se voit contaminé.

Nombreuses furent les vies fauchées par l'épidémie et sa conquête. Mais les gens d'Istheria peuvent se féliciter de leur courage. Pourtant, si la maladie décima bon nombre de familles, cette dernière laissa une lourde cicatrice et en ouvrit d'anciennes...


◈ EFFET PAPILLON ◈

La Grande Épidémie divisa l'opinion, notamment celles de deux grandes castes dont les rivalités existent depuis des siècles : les Gélovigiens et les Eclaris. Les Hommes de foi virent en la sarnahroa une punition divine, le châtiment des dieux sur le peuple d'Istheria pour leur vanité car cela faisait bien trop longtemps qu'il avait oublié leurs origines. Ils se devaient alors de croire et de prier. Ceux dont la force et la foi serait reconnue survivrait à la maladie, les dieux les auraient jugés dignes de vivre. Les autres devraient accepter leur sort et leurs erreurs, et de leur malheur, ils devraient en tirer un insigne honneur car leur âme et leur cœur deviendraient des pierres divines. Ainsi, ils rejoindraient les étoiles et leur sacrifice serait une offrande à leurs créateurs. Pour les Eclaris, ce fut une aberration et une condamnation. Ils se refusèrent à se laisser prendre par la maladie et luttèrent contre elle comme pour toutes les autres, avec un esprit terre à terre. Leurs recherches furent nombreuses mais parfois ralenties par ceux qui suivirent l'opinion gélovigienne. Malgré cela, le temps leur donna raison grâce à la découverte du remède miraculeux.

Mais voilà. Le bonheur des uns ne faisait pas celui des autres. Si une certaine partie de la population retrouva la foi, l'autre fut choquée par le comportement des Gélovigiens qui condamnèrent par leur passivité un grand nombre de personnes. Néanmoins, ces derniers se défendirent, fort d'être un soutien et une présence non négligeable pour les malades, chose qui ne peut leur être reprochée. De là, il naquit de nouvelles tensions qui prirent une proportion plus grande lorsqu'une histoire de famille bien commune prit le pas sur l'opinion publique. Un jeune prêtre gélovigien s'entretua dans une bagarre avec son propre grand-père qui se trouvait être un éminent Eclari. Chacun allant de son opinion sur qui avait commencé et qui fut responsable, l'histoire se finit par une immense manifestation sanglante au sein même d'Hesperia, que seule l'armée du Roi put calmer. Mais cela ne serait que pour un temps...

Quelques jours après ces évènements, alors que la sarnahroa n'était pas complètement endiguée, le Temple d'Aléa où était entreposé un certain stock de remèdes contre la maladie, fut saccagé. Si cette attaque fut piteusement organisée - car de nombreux remèdes furent détruits et certains coupables arrêtés - elle souleva une nouvelle fois l'opinion et les foules. En effet, cette fois-ci, les accusés furent les Eclaris ainsi que des membres Ladrinis. Ces derniers auraient commis ce forfait à la fois pour discréditer les Gélovigiens, mais aussi faire fortune de la vente des remèdes. Toutefois, alors que l'armée d'Hesperia mena l'enquête, aucun indice ne conforta cette accusation et lava de tout soupçon la caste des Eclaris. Cependant le mal était fait, et le poison insidieux du doute se trouvait déjà dans le cœur des uns et des autres. Qui pouvait prétendre détenir la vérité alors qu'aucune véritable réponse ne fut donnée ?


Le peuple d'Istheria semble être à nouveau mis à l'épreuve. Mais fera-t-il les mêmes erreurs qu'hier ? Entrera-t-il dans des conflits superficiels ou dépassera-t-il les préjugés?




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MessageSujet: Re: II. Contexte actuel    Dim 9 Nov - 21:46


Le Réveil des Géants
" Quand les secrets oubliés se lèvent... "


Lorsque l'on croit que tout nous est acquis, lorsque l'on pense que tout nous est dû, il est nécessaire que tout nous soit ôté afin de nous apprendre l'humilité et nous rappeler qu'il est nécessaire de tomber pour mieux nous relever.


◈LE MYSTE ROUGE ◈

Personne ne savait d'où provenait ces étranges nuages rouges. Ils étaient juste là au matin, couvrant le ciel et l'illuminant étrangement comme si cela était annonciateur de mauvais présages. Beaucoup de personnes s'en inquiétèrent mais rien de particulier ne s'était produit. Il suffisait de s'éloigner de la ville, et les cieux retrouvaient leur couleur. Hesperia semblait porter au dessus de sa tête un voile au couleur de sang... puis comme tous les nuages, cela se déplaçait et allait en direction des vastes plaines.

Plus tard, on prétendit que des nuages similaires avaient été aperçus au dessus de la vallée d'Hillem, qu'ils allaient gagner Cimmeria... alors que d'autres s'éloignaient au sud, vers Phelgra. Mais tout cela suivait le rythme des saisons et du vent. Les températures avaient aussi une influence, car dès que l'air se rafraîchissait, ces nuages devenaient une brume épaisse. Mais elle n'avait ni odeur, ni effets particuliers sur la santé. Elle gênait comme n'importe quelle fumée ou nuée, elle était d'une couleur peu banale.

On trouvait cela curieux et étrange jusqu'à ce que quelques personnes ne se rendent compte qu'ils n'avaient plus de magie, plus de pouvoirs lorsqu'ils se trouvaient sous ces étranges nuages rouges. Au début, leur magie semblait faible mais très rapidement elle avait disparu. Tout simplement. Effrayés, ceux qui s'aperçurent de ce phénomène quittèrent subitement la ville, et une fois loin des murailles de la cité, voilà que tout revenait dans l'ordre. Leur magie était à nouveau là.

Avant même que la panique ne s'installa, plusieurs rapports furent faits. Toutes les personnes en contact avec le myste rouge semblaient privé de leurs pouvoirs, sans exception, mais était en bonne santé. Pas de fatigue, pas de mal. Juste des gens communs..... sauf les gorgoroths et les sylphides. Pour une raison ignorée, le myste semblait les rendre malade et faible. Seule précaution possible, s'éloigner des régions touchées jusqu'à ce que les nuages et la brume s'en aillent.

Rapidement, alors que des hérauts étaient envoyés aux quatre coins du monde pour expliquer qu'il n'y avait pas de danger, ni de raisons de paniquer, les rumeurs naquirent vite. Certains pensaient qu'il s'agissait d'un nouveau fléau, le second après l'épidémie de sarnahroa et qu'il y en aurait bien d'autres. Les savants, quant à eux, ne semblaient ne posséder aucune réponse à ce phénomène. Jusqu'à ce que de curieux aventuriers ne découvrent la vérité...


◈ LE COLOSSE D'ELGONDOR ◈

Cette vérité se trouvait dans un lieu oublié et perdu dans les sables du temps. Ce ne fut que le hasard et la curiosité qui permirent à des voyageurs de trouver ce qu'il ne pouvait imaginer : Elgondor, une cité mythique perdue dans les profondeurs de la vallée d'Hillem. Il n'existait que peu d'écrits à son sujet, peu d'informations à tel point que l'on crut qu'elle n'avait jamais existé. Mais aujourd'hui, le myste rouge dévoila son chemin, chemin avidement protéger par de virulents argoras, sur le territoire même des terribles carnéas.

Mais ce ne fut pas uniquement une cité oubliée que les voyageurs curieux trouvèrent, mais un autre colosse, identique sous bien des aspects à celui de Taulmaril : immense, apathique, mystérieux... Et paradoxalement si différent. Mais si le premier était celui qui sema la mort avec la maladie de pierre, celui-ci ôtait tout pouvoir par le biais de son souffle. Le myste rouge était son mal. Il sortait de sa bouche telle une brume opaque et envahissante, s'enfuyant comme un serpent dans la direction du vent.

Toutefois, de manière énigmatique, le Colosse cessa subitement à insuffler ces nuages d'anti-magie, à la seule venue des étrangers dans sa cité. Il se tut simplement, fermant son immense gueule et s'en retournant calmement au sein de la vallée, veillant sur sa maison, abandonnant à la plus profonde perplexité ces visiteurs. Depuis lors, plus aucun nuage rouge n'a été entraperçut dans le ciel d'Istheria. Mais pour combien de temps ?


Quelles surprises guettent encore le peuple d'Istheria ? Qu'est-ce que les entrailles de ce monde dissimulent d'autre encore ? Est-ce que d'autres géants se lèveront encore et quels autres fléaux apporteront-ils à nouveau ?




Dernière édition par Sighild le Lun 13 Nov - 21:03, édité 1 fois
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Sighild
MessageSujet: Re: II. Contexte actuel    Jeu 31 Mar - 22:19


Les Monstres Marins
" Quand la force brute frappe l'humanité "


La violence et la douleur peuvent prendre bien des apparences. Parfois elles sont dissimulées et cachées, parfois elles sont franches et directes. Mais elles peuvent aussi avoir le visage de monstres...


◈LE COLOSSE DE GAEAF ◈


Personne n'avait présagé que le mal viendrait de la mer, pas sur ce continent qui en priait chaque jour le dieu, qui vivait de ses eaux et de ses humeurs. Tandis que la vie suivait son cour dans le petit bourg de Gaeaf, aucun habitant n'avait regardé vers l'horizon, si ce n'était quelques pêcheurs. Un simple petit point noir sur une toile bleu, voilà ce qu'avait représenté le colosse qui les guettait de loin. Mais la ligne d'horizon commença à se déformer et la rive semblait reculer. Quand les villageois comprirent, il était déjà trop tard, et une immense vague s'abattit sur eux.

Le tsunami avait brisé les ponts, les barques et quelques maisons qui se trouvaient trop proches de la mer. Quant aux vies qui avaient été emportées, on ne put malheureusement les compter. Mais alors que le colosse des mers poussa un hurlement terrifiant, l'armée Cimmerienne ne manqua pas de réactivité quand il détecta sa présence. Elle n'avait peut-être pas pu anticipée sa première attaque mais la nation des glaces comptait bien se défendre. Alors que les prêtresses de Cimmeria envoyèrent quelques unes de leurs consœurs prêter assistance aux blessés de Gaeaf, ceux qui étaient capable d'affronter le monstre à bord d'un bateau s'engagèrent dans le combat. Membres de l'armée, civils et même certains membres des marins de Noxis firent preuve de solidarité et d'un courage que l'on pouvait saluer. Mais les pauvres âmes n'avaient pas la moindre idée de la créature qui se tenait devant eux, ni de la tâche titanesque qui allait être la leur.

Si personne ne sut expliquer la venue du colosse, il fut facile de comprendre les desseins de ce dernier : la destruction pure et simple de ce qu'il se trouvait devant lui. Mais les humains étaient capable de prouesse remarquable, notamment face à la monstruosité, qu'elle soit de leur fait ou de tout autre évènement. Le titan des océans fit alors rapidement face à un armada de navires guerriers, armés de canons et d'armes sophistiquées nées de l'imagination d'un Eclari. Et l'assaut fut lancé. Le colosse était si immense que le simple fait de se mouvoir faisait naître des remous dangereux pour les navires qui s'approchaient et certains se firent surprendre par l'étonnante rapidité de ses coups. Un simple coup d'une de ses tentacules, et il brisa un vaisseau en deux. Un seul? Non. Il en emporta bien d'autres par le fond. Et comme si à lui seul cela ne suffisait pas, le monstre invoqua la présence de deux léviathans.

Alors que sur les eaux la bataille faisait rage, sur les terre de Cimmeria, l'aide venait à manquer face à la désolation. Ce fut en cette triste journée qu'un homme sortit son épingle du jeu, venant directement de la capitale d'Hellas en apportait vivres, médecins et autres nécessités : Bellicio, le maire de la cité en personne. Si le politicien était resté dans l'ombre depuis un certain temps, il semblait prêt à prouver à son peuple qu'il était bel et bien là. Les prêtresses ne demeureraient plus les seules personnes populaires auprès du peuple, leur adversaire s'était bel et bien relevé.

Au cœur du lac gelé, l'étau s'était resserré. En effet, les soutiens du colosse avaient péri, et lui-même fut grandement blessé par un harpon qui allait directement se ficher dans l'un de ses yeux. Ce ne fut pas sa seule perte, car la rage des hommes lui amputa aussi l'un de ses membres. Mais la victoire n'était pas encore là, car le sang de la créature était corrosif. Surprenant alors certains marins, le bois de certains navires fut attaqué tout comme la chair des marins. Beaucoup rejoignirent leurs frères dans les abîmes. Mais la fin était proche et l'armée cimmerienne devait tenir. En effet, les Hommes avaient mis en place i, plan qui réclamait du temps. En effet, à l'embouchure du lac gelé, près de la citadelle d'Oakbrigs, d'autres navires de guerre se préparaient pour soutenir leur reste de la flotte pour un ultime assaut. Et lorsque l'heure arriva enfin, le colosse ne fit pas preuve de résignation mais poussa un hurlement indescriptible, de rage et de douleur. Les Hommes lancèrent sans regret une attaque groupée d'une violence fulgurante et le silence revint.

Le corps puissant de la créature se tenait toujours debout quand la houle se calma, mais une lumière aveuglante et pulsante sortit de sa gueule béante. Elle se figea, puis disparut brutalement en s'élançant vers les cieux. Ce qui resta du monstre s'évapora aussitôt sous une forme de poussière étincelante. On aurait pu alors s'attendre à entendre les cris de victoire du peuple cimmerien, mais il n'eut que le silence, juste le silence...


◈ LE COLOSSE D'EL BAHARI ◈


De l'autre côté de la terre, vers le Sud, ce fut un autre surprise qui guetta les Hommes. Cela faisait déjà près d'une dizaine d'année qu'à l'horizon, l'île de El Bahari était apparue, sans explication, sans que l'on ce comprenne pourquoi. Mais il semblerait qu'en cet ère, la vérité soit révélée.

Alors que le colosse de Gaeaf venait de resurgir, au même moment, un autre venait de se réveiller. Où? Sur l'île de El Bahari ou plutôt, l'île entière. Alors que la terre se mit à trembler, la faune locale commença à s'agiter et à prendre peur. Les ascans présents ne comprirent rien à leur situation mais tous furent pris d'une étrange sensation, comme si une emprise invisible les saisissaient. Mais alors qu'ils tentaient de comprendre ce que signifiait le tremblement de terre, au bout de l'île, une tête immense commença à surgir de l'eau, d'une taille considérable : un nouveau colosse.

Le monstre se mit alors à émettre un cri sourd et brutalement, tous les hommes présents sur l'île furent littéralement expulsés de El Bahari. Ascans, visiteurs, tous autant qu'ils étaient finirent dans les eaux chaudes de la mer du sud, éloignés du rivage de l'île, les rendant incapable de l'atteindre. Certains furent sonnés, d'autres n'étaient tout simplement pas en état de faire face à cette surprise. Étrange ironie du sort que de constater que l'île qui les avait dans un premier temps sauvé d'un naufrage allait en ce jour là les conduire à la mort qui leur avait été épargnée.

Néanmoins, le réveil de la créature n'eut pas uniquement pour conséquence de chasser ceux qui vivaient en son antre, car elle fit naître d'une étrange magie un bouclier qui l'entoura dans sa globalité. Si elle avait chassé l'humanité, elle protégea néanmoins la faune et la flore qui vivaient sur son dos immense. Et à partir de là, elle commença à bouger, remuant l'océan. Et comme son frère du Nord, elle souleva des vagues, immenses, destructrices... vers les berges dorées. Et comme à Gaeaf, les personnes qui se trouvaient dans le port se firent surprendre.

La vague qui naquit du mouvement de l'île emporta de nombreuses vies sur son passage. Les embarcations qui se trouvaient sur les eaux se retournèrent pour la plupart ou furent tout simplement ramenées sur les terres, brisant les pontons et tout ce qui avait le malheur d'être sur le chemin de leur vagabondage. De courageux samaritains tentèrent néanmoins de protéger ce qu'ils purent grâce à leur magie, et tentèrent de mettre à l'abri les villageois présents. De nombreuses vies purent tout de même être épargnées.

En attendant, au loin, l'île semblait s'éloigner toujours plus du continent mais pas seulement, elle s'enfonçait aussi. Les kilomètres s'étiraient et plus le colosse s'échappait, sans véritable violence, il donnait uniquement l'impression de fuir loin des Humains, protégeant alors ce qu'il portait sur ses épaules, loin des yeux, loin de tout, dans les profondeurs de l'océan. Ce fut comme si l'île n'avait jamais existé, comme si elle n'avait jamais été présente.

Avec le départ du colosse, le calme revint sur la mer et le véritable sauvetage des ascans pouvait engagés. Toutes les embarcations capables de voguer furent mise à l'eau et toutes les braves âmes capables de les conduire tentèrent de récupérer tous les survivants qui devaient faire face au tumulte des vagues et à l'épuisement. Les ascans venaient de perdre leur patrie, chassés comme si ils n'avaient été que des parasites. Eux qui n'étaient déjà que peu nombreux se retrouvèrent à n'être qu'une simple poignée d'individus, seuls représentants d'une nation qui avait bien failli s'éteindre une nouvelle fois. Leur avenir était incertain. Mais en plein cœur de cet étrange évènement, un petit être curieux s'était avancé, sous l'apparence d'un enfant, et ne semblait guère surpris de la tragédie qui venait d'avoir eu lieu. Là, tel un prophète, il expliqua que ce n'était pas la première fois que l'évènement avait eu lieu et que l'île n'était pas perdue. Elle avait laissé dans sa fuite, le moyen de la retrouver, sous la forme d'un cristal qui brillerait de plus en plus à chaque fois que l'on se rapprocherait d'elle. Ce petit être semblait porter le nom d'un homme célèbre, il disait s'appeler Eucléis...


Cebrenia, Argyrei, Noathis,... et maintenant Cimmeria et l'île de El Bahari... Combien existaient-ils encore de ces colosses? Leur réveil était-il inévitable? Y en avait-il encore? Les hommes avaient une nouvelle fois étaient mis à rude épreuve et en si peu de temps. Si il existait un message caché derrière ces évènements, il n'avait pas encore été déchiffré... mais était-il à la portée des jeunes âmes de ce monde?




Dernière édition par Sighild le Lun 13 Nov - 21:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: II. Contexte actuel    Sam 19 Nov - 21:03


Le Début de l’Ère Obscure
" Quand la vrai nature se révèle "


Lorsqu'un malheur frappe, la premier chose que l'on se demande est "pourquoi". Parfois, il ne s'agit que de tragiques coïncidences, d'autre fois un dessein qui échappe à notre compréhension.


◈ LA GUERRE DE CIMMERIA VS PHELGRA ◈


Qui aurait cru que l'ambition d'une seule femme aurait pu mener à temps de pertes humaines. Qui aurait pu croire que la soif de pouvoir d'une poignée de personnes puissent raviver aussi facilement la soif de bataille? Les jeux du pouvoir sont si perfides que l'une de ses plus grandes pratiquantes s'y laissa perdre. Elerinna Lannatae, Grande Prêtresse de Cimmeria, rongée son arrivisme, ne se montra que peu vigilante lorsque sa propre caste commença à douter de ses compétences. Voyant son autorité décroître au profit de sa seconde, Irina Dranis, cette dernière tenta de trouver des appuis auprès de son propre père, aristocrate influent de Canopée, tout aussi ambitieux que sa fille. Avec les guerriers sindarins qu'ils possédaient et les fidèles d'Elerinna, ils réunirent une armée afin de s'opposer à Cimmeria afin de prendre le pouvoir.

Mais les choses ne tournèrent pas aussi bien, notamment quand la Reine de Canopée, Viwien, s'opposa à cette prise de position de la grande famille des Lannatae qui impliquait de nombreux sindarins dans un conflit qui n'était pas le leur. Refusant de suivre les ordres de sa reine, le père d'Elerinna défia la royauté de son pays, et s'engagea dans une guerre ouverte aux côtés de sa fille.

Deux camps s'opposa alors : l'ordre des prêtresses de Cimmeria avec à sa tête la nouvelle Grande Prêtresse Irina, soutenue par les forces militaires cimmérienne mais aussi de nombres Marins de Noxis issus de la marine marchande, des alliés d'Eridania et du duchés d'Arganath, ainsi que les forces de la Reine Viwien qui s'engagea malgré elle suite à la traîtrise des Lannatae et les sindarins qui suivirent leur autorité; de l'autre côté, il y avait bien évidemment Elerinna, son père et son armée sindarine, des fidèles cimmeriens, mais aussi de nombreux pirates et la grande puissance de Phelgra : les cavaliers de Sharna. En effet, Elerinna avait pris les devants lorsqu'elle comprit que son pouvoir s'affaiblissait et avait fait le choix de s'allier aux grands cavaliers, notamment par le biais du célèbre Wode. Néanmoins, quelques secrets demeurent sur la réalité de leur alliance car il était difficile de saisir ce que l'ordre de Sharna avait à y gagner... Toutefois, ils envoyèrent leur force à l'assaut du pays des glaces.

Cette guerre s’engagea sur terre et sur mer, mais la supériorité du camp Cimmérien devient vite manifeste : la connaissance du terrain, une force militaire mieux organisées sur les voies maritimes, de nombreux espions qui avaient anticipés leurs arrivées. La bataille tourna à la guerre éclair et la puissance des cavaliers de Sharna fut bien rapidement défaite. Tout finit par tourner en leur défaveur : les pirates, qui n'avaient que peu de loyauté, finirent par fuir, au même titre que les nombres sindarins de Canopée, dont le leader fut vaincu. Mais là où le père perdu, la fille mourut. Dans l'ombre, Elerinna Lannatae avait été assassiné, marquant ainsi la fin de la guerre de Cimmeria.

Les troupes de Phelgra se replièrent vers le Sud, rejoignant leur nation, défaits et ayant perdus un grand nombre de soldats. Quand aux sindarins renégats, tous furent considérés comme des parjures par la Reine Viwien et devinrent des apatrides. Mais nulle victoire ne fut célébrée car les pertes avaient été lourdes. Toutefois, cela permit à Cimmeria de prouver quelle était une nation qui avait retrouvé sa force et sa vigueur, et de resserrer les alliances. Mais jusqu'à quand?


◈ LE COLOSSE DE PARAMIS ◈

Les Hommes ne tournent le regard vers le ciel uniquement pour voir les nuages, car ils estiment que leur prédateur ne viendra jamais d'en haut. Ce fut la première erreur que commit alors le peuple d'Hesperia, car le malheur provint des cieux, sous la forme d'un gigantesque colosse serpentesque. Réveillé dans les Gorges de Paramis, ce dernier en tiendra alors son nom mais sa rage, ce fut sur la grande capitale qu'il la déversa.

En moins de temps qu'il n'en fallut, sans aucune sommation, le géant s'abattit tel un fléau sur la ville. Immense, longiligne, avec un hurlement qui fit trembler les murs et le verre, la créature s'en prit aux Hommes, les fauchant sans distinction parmi la foule de ses pattes immenses. Mais s'il incarnait alors la terreur, il apporta avec lui, par sa seule présence, une énigmatique magie qui brisa la nature de chacun, révélant à tous ce qu'ils étaient réellement, exposant aux yeux de tous leur faiblesse : leurs dons ne fonctionnaient plus. Ainsi, ceux qui étaient beaux devinrent monstre, ceux qui étaient en partie animaux le devinrent totalement, les terrans devinrent des êtres maladroits, les sindarins perdirent leurs sens aiguisés, les gorgoroths se mirent à ressentir les choses avec une extrême sensibilité, etc... Tous ceux qui rendaient leur peuple si unique s'évanouit. Mais ce ne fut pas le seul phénomène qui apparut : la frontière qui séparait l'invisible du monde des vivants se brisa, et les âmes qui ne trouvèrent coincées dans l'entre-monde apparurent aux yeux de tous.

La panique saisit la ville avec une rapidité fulgurante. Certains citoyens s'enfermèrent, d'autres prirent la fuite ou menèrent un combat contre eux-mêmes, où leurs voisins, ravivant alors des haines ancestrales que l'on pensait pourtant oubliés. Mais alors que tous tentèrent de sauver leur propre vie, l'armée du Roi engagea ses hommes à la bataille. Même si leurs dons leur fit défaut, cela ne l'était pas de leur courage. Tous s'employèrent à protéger leurs concitoyens mais aussi le palais du roi.

L'armée dut s'organiser avec rapidité car le colosse s'employait à s'attaquer à la masse humaine, avec une colère surprenante. Si la créature avait été homme, le mépris aurait pu être lu dans son regard reptilien. De nombreuses vies innocentes furent perdues. Malgré cela, une première salve d'attaque fut lancée contre le monstre volant, physique et magique, mais son agilité était telle qu'il les évita sans difficulté. Toutefois, il dévoila un atout qu'il possédait, une autre magie qui se traduisait par un bouclier d'anti-magie. Les Hommes ne pourraient compter sur cela pour le vaincre. Tel était le défi qu'il leur lançait : battez-moi loyalement et dévoiler votre vrai nature...

La détermination de la nation éridanienne répondit par l'affirmative. Grâce à cela, il découvrirent une faille dans la magie du colosse, et une baliste, ils touchèrent le colosse à l'une de ses ailes, créant un trou dans sa membrane et l'empêchant de voler. Cet acte eut pour effet de mettre le géant en rage et ce dernier visa alors le palais du roi, s'écrasant sur les marches de l'entrée de l'édifice. Suite à une confrontation qui fit gagner le doute des soldats d'Hesperia, ils remportèrent la victoire.


◈ LE COLOSSE DE THEMISTO ◈

Sur le continent ouest, alors que les soldats de Sharna devaient se remettre d'une lourde défaite, un nouvel ennemi les frappa droit au cœur, sur leur territoire et leur cité noire. Il s'agissait d'un nouveau colosse, une fois de plus, mais qui surgit de la terre et du lieu qu'il considérait comme le plus sacré : le Temple de Sharna.

Le géant de pierre détruisit une partie du temple, mais sa cible semblait être la cité car ce fut sans aucune hésitation que ses pas lourds se dirigèrent vers ses murs. Seulement, avant même que les citoyens ne comprennent ce qu'il se produisait, la créature ouvrit sa gueule pour souffler sur l'un des quartiers de la ville une pluie de spores dorées : le Drys, une plante parasite fortement prolifique qui autrefois, avait causé bien des ravages sur une autre cité peu chanceuse, Amaryl.

Ce fut alors que la végétation se mit à pousser de manière exponentielle. Mousses, lianes, fleurs et arbres se mirent à envahir les murs, le pavé et les maisons, mais aussi les habitants. Ceux qui avaient le malheur d'être sur le passage du colosse se voyaient littéralement engloutir par la nature. Quand à ceux qui avaient respiré les spores recrachées par le colosse, ils se mirent à tousser et à se gratter frénétiquement. Leur peau devenait brune puis prenait l'apparence de l'écorce. Et plus ils utilisaient la magie, plus l'écorce les envahissait jusqu'à ce qu'ils ne deviennent un végétal à leur tour.

Mais voilà, le colosse ne s'attaquait pas à n'importe quelle nation, mais celle sur laquelle régnait les cavaliers de Sharna, des hommes et des femmes que la bataille n'éprouvait jamais, dans la gloire ou dans la défaite. Il n'en fallait pas plus pour rassembler toutes les forces qui leurs restaient afin de trouver un moyen de chasser l'ennemi. Même les citoyens prêtèrent main forte, permettant ainsi même aux blessés et aux infectés de fuir vers une zone où il pourrait être pris en main, parce qu'il se trouvait, que dans l'ombre de la bataille, un homme connaissait le mal de Drys et le remède qu'il devait s'employer à faire.

Les méthodes les plus simples étaient parfois les meilleures. Ici, le feu, arme ancestrale, a été celui qui a été le plus efficace face à une végétation envahissante et un titan de pierre. L'entreprise audacieuse avait payé et agaça le colosse au bout de plusieurs heures acharnées. Le colosse fut chassé et pris un chemin hors de la cité. Là, à quelques kilomètres de la cité, il s'endormit comme si de rien n'était... alors que la végétation commença à l'envahir, poussant sur son corps à une vitesse faramineuse. En quelques minutes, il fut entièrement dissimulé. On ne distingua alors plus qu'une étrange colline verdoyante dans un paysage mort et désolé.

Le mal était passé mais il laissa une cicatrice béante sur Themisto. Le titan avait littéralement condamné un quartier entier de la cité qui n'était plus qu'une vaste zone de ruines et de végétation. Dans un pays aussi peu fertile que Phelgra, il y avait là une terrible ironie : la nature avait repris ses droits sur les Hommes, au point même de faire d'eux des éléments de la nature elle-même....


Nombreux furent les colosses qui se sont élevés et nombreuses furent les pertes que l'on compta. Jamais l'Histoire ne fut marquée par de tels monstres... Jamais? En était-on si certains? Et si tout n'avait été que perdu et oublié?
Mais ce fut ainsi que l'ère de l'obscure débuta, par le sang et la poudre d'une guerre que l'on aurait pas imaginé si fulgurante, une guerre qui fit des alliés d'hier les ennemis de demain. Quels sombres desseins pouvaient encore guetter les istheriens?


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