EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres

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_ Il parait que des personnes hauts-placées seraient gravement malades.
_ Il parait que ça se bécotte "au bal de la Rose".
_ Il parait que des créanciers en sont après un des conseillers de Ridolbar.

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 EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres

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MessageSujet: EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres   EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres Icon_minitimeMar 1 Sep - 21:51


LA FIÈVRE DE CENDRES
   EVENT - Amaryl, le coeur de la connaissance

 
◈ CONTEXTE ◈

Amaryl fut surnommée la cité maudite pour des raisons funestes ; Jadis, une maladie inconnue, invisible et meurtrière, éradiqua en cent ans la population de la ville. Et si la ville avait retrouvée non pas une population luxuriante mais un renouveau prospère, elle pourrait de nouveau être secouée par l’effroi.

Les érudits, depuis leurs masures, se font discrets, mais n’ont pourtant pas cessés de travailler sur la nouvelle maladie. Le conseil et son dirigeant, Dim le sage, travaillent d’arrache-pied pour comprendre l’origine de la maladie. Des nuits longues à relire des ouvrages anciens sur la médecine et les grands maux des siècles passés pour enfin savoir comment la fièvre agissait sur le corps. Des études complexes aux résultats encore incertains.

Heureusement pour les savants en quête de calme, la ville maudite ne fut pas prisée par les malades ; certains eurent le malheur de l’attraper, mais les foules ne s’y bousculaient pas. Seuls quelques érudits accomplirent le chemin jusqu’à la ville pour partager leurs savoirs, des informations, ou même venir chercher des réponses.

Si vous vous trouvez à Amaryl, vous serez face à un sanctuaire de la connaissance, encore vierge de l’afflux des malades. Mais, même si la ville ne connait pas l’agitation des autres lieux de rassemblements, vous pouvez rapidement remarquer qu’il règne une certaine tension. Le conseil eclaris auraient été touché par un cas de fièvre, et l’inquiétude commence à ronger la stabilité des sages.
Toutes les réponses sont les bienvenus, tout comme les soignants. Quelque soit les raisons qui vous poussent à rejoindre Amaryl, vous y trouverez rapidement votre place.


◈ LES RÈGLES ◈


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  • Tous les postes écrits sur ce sujet rapportent des points pour le décompte final. Il n'est pas nécessaire que le sujet soit clos: le décompte aura lieu à la fin de chaque semaine.

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Bon jeu à tous !

 



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MessageSujet: Re: EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres   EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres Icon_minitimeDim 7 Fév - 22:50

Le Temple de Ténéis
et la Fièvre des Cendres
- Première partie
Les deux mains frottant ses tempes, Phyrra réfléchissait malgré la migraine qui l’avait assaillie un peu plus tôt. Les soleils s’étaient couchés depuis longtemps et la pièce était presque entièrement plongée dans le noir, à l’exception de ces bougies éclairant son espace de travail. Lasse, la sindarine soupira longuement. Son large bureau était encombré de dizaines de grimoires et de parchemins de tout genre. Certains se trouvaient même au sol, tombé sans que l’érudite prenne le temps de les ramasser. Penchée sur le lourd meuble, la prêtresse avait plutôt les yeux fermés, concentré sur un ouvrage qu’elle n’avait pas la chance d’avoir ici avec elle. Elle était en fait plongée dans des souvenirs d’une précision extraordinaire, malgré la douleur qui tambourinait de plus en plus fort dans son crâne.  

Cette foutue fièvre était un vrai casse-tête. De plus en plus de personnes étaient atteintes, et même si tout Istheria cherchait des solutions pour en venir à bout, aucun véritable remède n’avait encore été trouvé. Quelques rares mages pouvaient guérir, au prix de terribles efforts, certains malades en expulsant l’affection de leur corps, mais ceux-ci n’étaient pas assez nombreux pour venir en aide à cette proportion de plus en plus grande de la population qui était touchée. Transmissible par contact direct, les soignants se retrouvaient souvent eux-mêmes alités, et plusieurs personnes refusaient maintenant de travailler auprès des atteints, même si des protocoles de précautions avaient été mis en place. L’une de ses prêtresses guérisseuses, Neiya, avait par exemple attrapé deux fois cette maudite fièvre. Comme elle faisait partie de ces rares personnes pouvant soigner la maladie, elle avait pu bénéficier chaque fois du traitement éprouvant d’un éclaris qui avait un pouvoir semblable. Cependant, celle-ci était dorénavant si effrayée à l’idée de toucher de nouveaux malades qu’elle n’osait plus s’aventurer dans les centres de soin, là où sa présence était pourtant essentielle. Pourtant, Phyrra ne pouvait pas lui en vouloir. C’est vrai qu’elle déplorait la lâcheté de la jeune femme, découragée par la tâche qui semblait de plus en plus titanesque. Cependant, l’idée de mourir comme ça, brûlé de l’intérieur par une fièvre incurable, l’effrayait elle-même plus qu’elle ne l’aurait admis. Elle-même ne s’aventurait pas souvent auprès des malades. Elle avait pourtant des connaissances en médecine au moins comparable à celles d’un médecin terran ou yorka, mais elle avait vite compris que ce n’était pas comme ça qu’elle serait la plus utile, mais en coulisse, parallèlement aux éclaris, à chercher des solutions là où les non-croyants ne chercheraient pas. Ainsi voyait-elle son rôle de Haute-Prêtresse de Ténéis.  

Si la majorité des centres de soins aménagés à Amaryl pour recevoir les malades affluant de tout le pays étaient contrôlés par les éclaris, Phyrra avait eu bien peu de difficulté à convaincre l’intendant d’en confier quelques-uns aux soins de ses prêtres. Les érudits, bien que se considérant souvent comme plus intelligents que les croyants, étaient suffisamment débordés pour accueillir sans broncher l’aide provenant du temple de la déesse des connaissances. Amaryl disposait pourtant de cet avantage unique d’avoir de nombreux bâtiments vides pour accueillir les malades, mais également d’une population qui, sans être nombreuse, était toutefois suffisante et surtout, assez éduquée pour prendre part aux soins des malades. Cependant, ces derniers augmentaient inexorablement et toute aide s’avéra bientôt impossible à refuser. Phyrra avait beau déplorer l’attitude de certains de ses membres, elle avait pourtant autrefois fait partie de cette caste d’érudit et elle était encore proche d’eux. Ainsi, Phyrra put mener diverses expériences auprès des atteints consentants pour tenter de trouver une manière de les sauver. Elle n’avait pas tardé, de concert avec les éclaris, à communiquer l’information selon laquelle la chaleur retardait de manière plutôt considérable l’avancée de cette mortelle maladie. Pour l’héritière de Ténéis, il semblait si important de donner du temps aux malades !  

Elle avait reçu il y avait maintenant de longs mois une convocation à se rendre au Haut-Monastère, à l’invitation de ce nouveau Haut-Prêtre de Delil. Si la sindarine était curieuse de connaître l’élu du dieu protecteur de son peuple, elle n’avait toutefois pas cru bon de quitter le fief de la connaissance qu’était Amaryl. Elle y avait malgré tout envoyé quelques représentants qui étaient revenus avec des informations fort intéressantes, bien qu’un peu contradictoires avec ce que les sudistes avaient découvert de leur côté. Ceux-ci avaient choisi de soulager les malades par le froid et les remèdes. Elle comprenait bien entendu que ces découvertes soulageant les symptômes avaient été découvertes avant les informations sur les effets de la chaleur, mais la prêtresse convenait mal que les gélovigiens, une fois ces informations en mains, préféraient encore mettre un pansement plutôt que de chercher à guérir la blessure. Le soulagement de la souffrance avait semblé plus important aux gélovigiens que la possibilité de garder plus de gens en vie. Comme cela avait souvent été le cas ces dernières années, Phyrra s’était sentie bien différente de ses comparses croyants, elle qui, comme les éclaris, croyait fermement qu’un remède serait trouvé. Si c’était le cas, alors qu’importait une plus longue souffrance ? Ces gens pourraient retrouver une vie normale, mais pour cela, ils devaient demeurer en vie, malgré l’épreuve intenable qui les tenaillait.

Son esprit fatigué vagabonda vers les derniers symptômes de la fièvre des cendres qui l’intriguait tout particulièrement. En fait, c’était cette ombre qui apparaissait lors des derniers mois des malades qui l’intriguait le plus, celle qu’on appelait l’ombre de cendre. L’ouvrage qu’elle relisait mentalement avec l’espoir d’y repérer des indices probants était ce qui ressemblait beaucoup à une légende, écrite dans un ouvrage très particulier qu’elle avait un jour trouvé dans les ruines de Lokram. Sa couverture était faite d’écailles véritables qui ne semblaient appartenir à aucune espèce vivante actuellement en Istheria. Remarquablement conservé, il était écrit dans une langue nomade aujourd’hui presque entièrement disparue. Phyrra l’avait traduit elle-même après de longs mois de travail et retranscrit en isthar pour le rendre disponible à la bibliothèque du grand temple. Aujourd’hui, toutefois, c’était sur la version originale qu’elle tentait de travailler, ayant l’impression que certaines informations lui avaient échappé à l’époque. Il s’agissait du récit d’un homme qui, ne pouvant s’arrêter de marcher, avait traversé un désert de cendre dans lequel il faisait de plus en plus chaud. Après avoir traversé une oasis qui lui avait donné l’impression de revivre, il avait replongé dans la chaleur et s’était retrouvé à marcher vers le cœur d’un volcan, souffrant d’une température inimaginable.  

« Plein de flammes au fond de homme. Mort ici. Mort immobile qui poursuit marcheur pour toujours depuis oasis.  
Proche. Encore plus. Encore plus. Immobile touche homme. Homme devient flammes, puis cendres. Cendres infinie avec autres marcheurs. »


Tout cela semblait très étrange à Phyrra. Elle avait l’impression de lire en ces lignes une métaphore de la Fièvre des Cendres. En premier, il y avait cette marche dans un désert de plus en plus chaud, pouvant représenter le début de la maladie, alors que la fièvre s’emparait des malades en augmentant sans cesse. Au départ, l’homme et ses proches tentaient toute sorte de chose pour qu’il arrête de marcher, à l’image des soigneurs qui tentaient de faire baisser la fièvre. On disait que ceux qui entrait en contact avec lui commençaient eux aussi leur inexorable marche dans le désert. Puis, il y avait l’oasis, qui pouvait représenter la seconde phase, durant laquelle les patients se retrouvaient dans une sorte de rémission. Finalement, il y avait cette descente dans le volcan, accompagné de ce mort qui ne bougeait pas, mais qui le suivait, à l’image de ce que décrivaient les malades lorsqu’ils parlaient de l’ombre de cendre. On y rapportait la souffrance, le délire, le désir que tout s’arrête. Puis, l’homme était touché par le mort et il se consumait, à l’image des malades tués par la maladie fébrile. Le fait qu’une métaphore aussi précise soit écrite dans un livre aussi ancien semblait invraisemblable, et pourtant Phyrra était certaine qu’il ne s’agissait pas d’un hasard.

Phyrra croyait pourtant qu’elle avait fait au moins une erreur. Traduire était un exercice laborieux, et personne aujourd’hui ne parlait la langue qu’elle tentait de déchiffrer. Le mot pour « mort » avait été l’un des plus faciles à traduire, car il s’agissait d’un mot extrêmement reconnaissable dans énormément de langues, qui avaient souvent des points communs. Cependant, cette langue donnait souvent beaucoup de significations différentes pour le même mot. Ainsi, l’équivalent de Kron, le fait de mourir, la mort elle-même, mais aussi le mal, les spectres, les cadavres, tout cela se résumait dans cette langue par un seul mot : Nazr. Elle avait eu plus de mal avec le mot pour cendre, alors que celui pour flamme, lui aussi facile à repérer, avait surtout posé des problèmes une fois mis en contexte, puisque le même mot servait au vocabulaire relatif aux flammes, mais aussi à la chaleur. Que pouvait cacher d’autre ce récit étrange ? Quel message avait voulu passer l’auteur en écrivant cela ? Pourquoi n’avait-il pas signé sa réalisation ? Était-ce un avertissement pour les générations futures ?

C’est sur ces questionnements que la prêtresse, sans même s’en rendre compte, s’endormit, la tête sur son bureau. Ténéis lui apporterait-elle une réponse lors de son sommeil ?

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MessageSujet: Re: EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres   EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres Icon_minitimeMer 10 Fév - 13:37

Le Temple de Ténéis
et la Fièvre des Cendres
- Deuxième partie
Phyrra avait l’impression de voler. Elle se trouvait dans un immense désert grisâtre surplombé d’un ciel rougeoyant. Suffisamment en hauteur, la prêtresse ne ressentait pas la chaleur de la terre et n’était pas incommodée par la poussière qui s’élevait sporadiquement du sol accidenté. Elle voyait pourtant sans aucun mal des hommes, femmes et enfants de toutes races marcher dans ce désert, tous dans la même direction. Certains étaient immobiles, mais immanquablement, dès qu’un de ceux qui marchaient les touchait, ils se mettaient eux aussi à marcher dans ce désert de cendre. Phyrra avait sans doute l’esprit trop embrouillé pour se rendre compte qu’elle rêvait. C’était sans doute parce qu’elle dormait qu’elle ne nota pas la ressemblance entre cette vision et le texte qu’elle lisait avant de s’endormir, même si le parallèle était évident. En fait, elle savait qu’elle était dans une représentation de la fièvre, comme ces choses qu’on sait parfois dans les rêves sans savoir d’où vient l’information.

Ainsi dans les airs, sans vraiment avoir conscience de son corps, la prêtresse observait le défilement infini des marcheurs, cherchant quelque chose sans vraiment savoir quoi. En fait, elle en savait déjà beaucoup sur ce qu’elle voyait, mais elle avait l’impression que quelque chose lui échappait. Il fallut un moment à la sindarine pour comprendre ce qui clochait. Contrairement au récit dans le livre, sa vision témoignait de quelques exceptions à cette règle de contact corporel. En effet, même si certains touchaient les malades, ils demeuraient immobiles, ne se mettant pas à marcher avec les autres. Cela concordait avec certaines observations que son temple et les éclaris lui avaient rapportées. En effet, il semblait qu’une poignée de personnes étaient immunisées contre la fièvre. Ils avaient beau toucher à de multiples reprises les malades, passer des heures à leur administrer des décoctions, jamais ils n’eurent de symptômes de la fièvre. Que cela voulait-il dire ? La transmission se faisait à un rythme effarant, et Phyrra avait devant elle un portait affolant de ce qui attendait Istheria. Plus il y avait de malades, et plus ceux qui ne l’étaient pas encore avaient de risque d’être infecté. Cependant, certaines personnes demeuraient immunisées malgré les contacts répétés. Après un rapide calcul, Phyrra en vint à la conclusion qu’environ cinq pour cent de la population était immunisé.  

C’est alors que la vision changea brusquement. Elle se retrouva devant cette grande oasis, celle qui représentait la courte phase de rémission des malades. Cependant, une chose importante avait changé. À l’extrémité de l’oasis, juste avant que les marcheurs ne s’enfoncent dans le volcan, une chaine humaine avait été créée. Il s’agissait, la prêtresse en était certaine, de personnes immunisées, car malgré qu’une tonne de malades leur fonçait dessus, aucun d’entre eux de se mettait à marcher. Véritable muraille, ce petit pourcentage de la population semblait capable de maintenir les marcheurs dans l’oasis. Certains passaient malgré tout à travers les mailles du filet, et ceux-ci semblaient alors condamnés aux flammes et à la cendre, car les immunisés ne tentaient pas de les rattraper. Par contre, ils faisaient tout en leur pouvoir pour que le moins de personnes possible passent. Il semblait évident à Phyrra que ces immunisés détenaient la solution, mais si ce qu’elle voyait était une métaphore de la réalité, alors elle n’en comprenait pas le message. Quelque chose lui échappait, quelque chose qui...

******

De vigoureux coups à la porte de son bureau réveillèrent Phyrra en sursaut.  

- Entrez ! s’exclama-t-elle en se réveillant, presque par réflexe.

Une jeune terranne d’une vingtaine d’années ouvrit donc la porte, et elle posa un regard réprobateur sur la haute-prêtresse. Derrière elle, Phyrra pouvait voir Khinem, le sindarin de la légion des astars qui l’accompagnait partout. Celui-ci semblait épuisé, même s’il veillait à ne pas le laisser paraître. Il avait probablement passé la nuit à surveiller la porte de son bureau, puisque son rôle était de la protéger, en tant que sage des dix du conseil de Canopée. Les dernières traces de son rêve s’effacèrent de son cerveau alors qu’elle reprenait contact avec la réalité. Regardant son bureau, elle remarqua que de nombreuses bougies s’étaient éteintes d’elles-mêmes. D’autres brûlaient encore, et certaines avaient étendu de la cire sur des documents précieux. Se maudissant, la Haute-Prêtresse éteignit prestement les bougies restantes et se leva d’un bond. En quelques mouvements rapides, elle entreprit de défroisser ses vêtements en passant ses mains dessus tout en changeant rapidement de coiffure, adoptant instinctivement de crépus cheveux blancs.

Lorsqu’elle arriva devant l’autre prêtresse, l’héritière des connaissances avait à peu près repris contenance, même si ses petits yeux témoignaient d’un sommeil pas si lointain. La terranne s’inclina devant sa supérieure, non pas sans lui lancer un regard désapprobateur. Isemay était prêtresse de Ténéis depuis à peine quelques années, mais il avait fallu peu de temps à la sindarine pour l’apprécier, assez pour qu’elle en fasse son assistante personnelle. Dynamique et franche, la jeune femme n’hésitait jamais à dire les choses en face et avait un esprit d’une grande logique. Aujourd’hui, cependant, elle ne semblait pas de très bonne humeur, et ses yeux brillaient de reproche envers sa Haute-Prêtresse.  

– Ma Dame, vous ne devriez pas veiller si tard. Vous êtes dans un état épouvantable !

La sindarine soupira, n’ayant pas d’autre choix que d’être d’accord avec sa subordonnée. Pourtant...

– Je n’ai pas vraiment le choix, ma chère. On attend de moi des réponses.

– C’est vous qui dirigez la cérémonie, aujourd’hui, je vous rappelle, dit-elle sans s’occuper des excuses de sa supérieure. Vous avez vingt minutes pour vous préparer.

– Oh, mon enfant, que ferais-je sans toi ?  dit Phyrra en riant. Khinem, dit-elle ensuite en s’adressant au sindarin gardant la porte, profites-en pour dormir, je demanderai à Leffëna de te remplacer.  

Sans plus attendre, la sindarine aux yeux dorés quitta la pièce pour aller se préparer et enfiler sa tenue de haute prêtresse pour la cérémonie du matin. Alors que, debout devant une glace, elle choisissait sa coiffure du matin, son rêve lui revint en tête. Elle laissa alors retomber ses cheveux d’un coup en activant son pouvoir de mémoire, et elle s’assura de repasser dans sa tête, comme un film, l’entièreté de ce dont elle se souvenait pour être certaine de ne plus jamais l’oublier. Elle n’avait toutefois pas le temps de s’attarder à ces questionnements, car elle devait présider la cérémonie. En ces temps troublés, il était important que le Temple dégage l’unicité et l’empathie, et elle tenait à rassurer ceux qui étaient en état de venir assister à la prière. Après tout, Ténéis ne l’avait jamais laissé tomber, son rêve étrange en étant une autre preuve. N’était-ce pas la déesse qui lui apportait ainsi réponses à ses questions, tout en restant fidèle à elle-même en lui laissant tirer ses propres conclusions ? Phyrra n’avait aucun doute que sa déesse ne la laisserait pas prendre le mauvais chemin. Pas plus qu’elle, elle ne souhaitait la fin des isthériens.  

*****


– Je vous ai réuni en ce jour, car j’ai de nouveaux éléments à vous partager.  

La cérémonie avait pris fin depuis plusieurs heures. Elle avait eu lieu à l’extérieur du temple, devant la statue de la déesse, pour tenter d’éviter que trop de gens entrent en contact en ces temps troublés. Ils avaient ensemble prié pour que la déesse des connaissances leur apporte les réponses à cette fièvre et les aide à trouver un remède. Après cette revigorante cérémonie, Phyrra n’était pas restée oisive et avait rapidement fait porter quelques missives à travers la ville. Dans l’une des salles du temple, la représentante de Ténéis avait convié une dizaine de personnes, toutes recommandées par des gens de confiance. À sa gauche se trouvait Pergys, un prêtre yorka d’une soixantaine d’années et Yldros, un terran éclari. À sa droite, Isemay et une sylphide du nom de Hehtha qui faisait elle aussi partie de la caste des érudits. Leur faisaient face six personnes du peuple dont le seul point commun était qu’ils travaillaient tous depuis de longs mois auprès des malades de la fièvre de cendre. Dans l’ombre, Khinem se faisait discret, présent uniquement pour assurer la protection de sa protégée. La haute-prêtresse reprise la parole, tous les yeux fixés sur elle.

– Tout d’abord, je tiens à remercier chacun d’entre vous d’avoir si rapidement répondu à mon appel. Comme vous le savez peut-être déjà, un certain nombre de personnes semble immunisé à la fièvre. Vous en faites certainement partie. J’estime qu’environ une personne sur mille fait partie des immunisés.  

Comme elle l’avait prévu, personne ne sembla marquer de surprise, même si la mention du pourcentage fit lever un sourcil à la sylphide. Phyrra ne prit toutefois pas le temps d’expliquer d’où lui venait ce chiffre, sachant pertinemment que l’éclari ne la prendrait pas au sérieux. Même si cette information lui provenait d’un rêve, la prêtresse n’avait aucun doute sur sa véracité. Cette dernière n’était d’ailleurs pas très heureuse d’être ici, dans le temple, pour mener cette étude, elle qui méprisait la religion. Elle connaissait toutefois suffisamment Phyrra pour prendre au sérieux ce qu’elle avançait.

– Nous sommes réunis ici pour tenter de comprendre ce qui vous rend différent de ceux qui tombent malades.  

Si personne n’osa faire de commentaire, des regards furtifs s’échangèrent. La prêtresse ne se laissa toutefois pas distraire.  

– Sachez d’abord que ni le sexe, ni la race, ni l’âge de semble avoir d’impact sur l’immunité. Cela pourrait être lié à l’essence divine, mais aucune corrélation claire n’a encore été établie entre l’immunité et la magie. J’aimerais donc, si vous le voulez bien, que nous apprenions à nous connaître, dans le but de trouver des points communs entre vous.  

Cette fois, les regards qui s’échangèrent furent francs. Chacun détaillait les autres, à la recherche d’éléments qui pourraient leur apporter des réponses.

– Sachez qu’Isemay ici présente, ainsi qu’Hehtha, éminente représentante des éclaris, dit-elle en les désignant tour à tour, et moi-même ne sommes pas immunisés, ou du moins nous ne le savons pas, car nous n’avons pas touché de malades. Nous sommes ici pour recueillir l’information que vous nous fournirez. Pergys, c’est à vous.  

Ce dernier, le pas tremblant, s’avança et prit la parole.  

– Je me nomme Pergys, dit-il de sa voix chevrotante, et je suis un yorka-harfang. Je suis né à Hellas, ou j’ai passé toute mon enfance dans une famille de souffleur de verre. J’ai deux sœurs cadettes qui y vivent encore. Il se racla la gorge, et il prit un air plus solennel, montrant l’importance qu’il mettait dans ces déclarations. Mes pouvoirs sont la guérison des blessures par imposition des mains, le contrôle du vent ainsi que l’autoguérison. Dès l’âge de seize ans, je me suis intéressé à la médecine. J’ai étudié auprès des disciples de Kesha avant d’intégrer la faculté Néria. J’ai ensuite voyagé un peu partout dans le monde, jusqu’à recevoir la bénédiction de Ténéis et de faire mes études pour devenir l’un de ses prêtres. C’est ainsi que je suis arrivé à Amaryl, que je n’ai plus quitté depuis.

– Merci, Pergys,
déclara Isemay. À votre tour, s’il vous plait, Yldros.  

Chacun leur tour, les huit immunisés racontèrent leur histoire. C’est avec attention que Phyrra écouta, son pouvoir brillant dans ses yeux. Elle ne prenait pas la peine d’analyser ce qu’elle entendait, se contentant d’assimiler l’information. Maintenir son pouvoir aussi longtemps était exigeant malgré le catalyseur qui brillait dans son cou, et elle ne pouvait se permettre de laisser une réflexion lui faire manquer un bout d’histoire. Elle aurait tout le loisir d’y réfléchir plus tard, une fois le souvenir de ces témoignages enregistrés à jamais dans sa mémoire. À côté d’elle, Hehtha notait furieusement chaque ligne de l’histoire dans un grand carnet, jetant parfois de drôle de regard à Phyrra et Isemay, comme inquiète qu’elles ne prennent pas le temps de noter quoi que ce soit, inconsciente de l’inutilité de la chose pour la haute-prêtresse. Si Isemay n’avait pas la mémoire de Phyrra, elle détenait toutefois un pouvoir extrêmement utile qui lui avait permis de monter les échelons assez rapidement pour faire des jaloux. En effet, la jeune terranne pouvait lire les pensées. Ainsi s’employait-elle actuellement à s’assurer que les immunisés ne cherchaient pas à leur cacher quoi que ce soit, volontairement ou non. Sous l’injonction de Phyrra, elle observait également les réactions des autres face aux témoignages, tentant de découvrir des points communs.  

– Merci, merci de vous être déplacé pour nous en dire plus sur vous. J’ai conscience que vous êtes tous fatigués et que beaucoup de travail vous attend dehors. Malgré tout, si vous le voulez bien, nous vous recontacterons pour d’autres questions lorsque nous aurons analysé tout cela,  déclara Phyrra lorsque la réunion prit fin. Un repas vous est offert par le temple. Pergys vous montrera le chemin , dit-elle en désignant le prêtre.

La prêtresse prit le temps de serrer la main de chacun des visiteurs et de leur adresser, à chacun, une courte prière. Elle avait l’impression de les connaître, avec tout ce qu’ils avaient partagé, et se fit un point d’honneur à saluer chacun d’entre eux par leur nom. Lorsqu’ils eurent tous quitté la pièce, un jeune page entra, distribua boissons et collation et reparti aussi tôt. Dans la pièce ne restait que Phyrra, Isemay, Hehtha et Yldros.

– Maintenant, mettons en commun ce que nous avons appris, déclara Phyrra avec enthousiasme, cachant sa lassitude.

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Dernière édition par Phyrra le Dim 14 Fév - 20:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres   EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres Icon_minitimeDim 14 Fév - 17:00

Le Temple de Ténéis
et la Fièvre des Cendres
- Troisième partie
Ils s’étaient tous installé autour d’une grande table, parchemins, feuilles et encres à leur disposition.

– Voyons voir, dit Hehtha d’un air professionnel. La fièvre n’est habituellement pas la cause, mais le résultat de la maladie. Il s’agit normalement d’une réaction de l’organisme pour rendre le corps hostile aux maladies et aux virus. La température normale du corps terran est de 37 degrés Celsius, mais le corps peut augmenter cette température pour se débarrasser de maladies. La sylphide tourna une page de son carnet. On traite communément la fièvre pour l’inconfort qu’elle cause. Les médicaments entrainent d’ordinaire la sudation et la vasodilatation, qui ont pour effet de faire diminuer la température du corps. Ces médicaments semblent cependant inefficaces, ou plutôt insuffisants pour contrer cette fièvre qui, nous en doutons de moins en moins, n’a pas une origine naturelle. Le seul médicament qui semble fonctionner est celui qu’a découvert les deux jeunes hauts-prêtres de Delil et Kesha, mais il ne s’agit que d’un calmant, et non d’un remède. Ici, elle releva la tête pour regarder ses congénères, un air suffisant sur le visage. Qu’elle soit une invention, un signe des dieux ou un résultat de la convergence, il ne s’agit pas ici d’une maladie ordinaire, pas plus que l’était la sarnahroa, même s’il serait étonnant, d’après ce que nous savons, que ceci soit l’œuvre d’un colosse.

Phyrra la toisa, l’air sévère. Elle n’aimait pas beaucoup la sylphide, qui avait toujours cet air dédaigneux sur le visage. Elle était bien entendu une érudite de haut calibre, avait des connaissances poussées dans de nombreux domaines et avait une influence certaine au sein de sa caste, mais cette façon qu’elle avait de laisser croire qu’elle détenait plus d’information que les autres pour se faire valoir agaçait profondément Phyrra. Elle ouvrit sa bouche, prête à lui répondre avec férocité que ni elle, ni personne ici n’avait besoin qu’on lui rappelle l’évolution de cette maudite fièvre. À ses côtés, Isemay posa toutefois une main sur son bras, ayant discrètement approché son banc de celui de la haute-prêtresse. Consciente des pensées de sa supérieure, elle rencontra son regard, et le calme qui s’en dégageait calma aussitôt la sindarine. Était-ce naturel ? La subordonnée prit rapidement la parole pour faire oublier cet écart, s’inclinant légèrement devant l’éclari.  

– Nous vous remercions pour cette analyse, dame Saulli, et cette dernière salua cette intervention d’un mouvement de tête.  

La haute-prêtresse ravala les acerbes commentaires qu’elle avait sur le bout des lèvres et rangea ses sentiments au plus profonds d’elle-même. Hehtha ne manquait toutefois pas de noter l’agacement dans les yeux de la sindarine, trop observatrice pour passer à côté de ce détail, mais ne fit aucun commentaire. Lorsque Phyrra reprit la parole, toutefois, nul signe de cet agacement n’était visible. Avec l’expérience, l’héritière de Ténéis avait appris à mettre de côté ses émotions, même si elle demeurait explosive. Il faut dire que la présence d’Isemay faisait une énorme différence. Lisant les pensées, mais ayant aussi le pouvoir de calmer les esprits, elle avait un discernement rare, et ce n’était pas pour rien qu’elle avait aujourd’hui cette place auprès de Phyrra. Car au fond, peu importe quelle était l’opinion de la religieuse envers sa comparse érudite : elle avait besoin d’elle, de ses connaissances et de son esprit aiguisé. Celle qui lisait dans l’esprit de sa supérieure reprit discrètement sa place, replaçant sa chaise à une distance plus convenable.

– Nous souhaitons donc comprendre ce qui fait en sorte que certaines personnes sont immunisées. La fièvre a démontré sa virulence, et pourtant, certains résistent toujours à son pouvoir destructeur. Après ces témoignages, faites-moi part de vos impressions.  

Yldros était un éclari depuis longtemps un bon moment. Terran âgé d’une cinquantaine d’années, il était avant tout un éminent épidémiologiste qui avait longuement étudié la propagation des maladies. Il était ici à titre d’immunisé, mais aussi parce qu’il faisait partie de ceux qui avait découvert cette particularité. Il avait été recommandé par son supérieur au sein de sa caste, un sindarin que Phyrra connaissait bien et avec lequel elle entretenait une amitié depuis plusieurs dizaines d’années. Lorsqu’il prit la parole, sa voix calme et grave attira inévitablement tous les regards, et il rougit, visiblement intimidé de se trouver devant un tel comité, plus habitué à la solitude de son laboratoire qu’aux grands exposés.  

– En tant qu’immunisé, j’ai fait plusieurs tests pour savoir à quel point j’étais protégé contre ce mal. Même en entrant directement en contact avec le sang contaminé des malades dont la maladie était la plus avancée, je n’ai pu me transmettre la maladie. J’ai poussé d’audace assez loin, dit-il en croisant les bras.  

Les sens aiguisés de la sindarine remarquèrent les traces de piqûre sur ses bras et fut surprise de comprendre que le terran avait tenté de s’injecter la maladie. À voir les multiples petits points qui parsemaient l’intérieur de ses coudes, il n’avait pas fait qu’un seul essai. Il fallait un grand courage pour prendre le risque de tomber malade de la fièvre des cendres simplement pour prouver l’existence des immunisés, et sans aucun doute une bonne dose d’inconscience. Mais après tout, c’était son propre corps, il était libre de mener sur lui-même toutes les expériences qu’il souhaitait, en plus que cela leur offrait une certitude : les immunisés l’étaient bel et bien, de manière complète. Ainsi, ses travaux méritaient le respect, et la haute-prêtresse salua son courage.

– Au nom de Ténéis, je vous remercie pour les efforts mis dans cette quête de connaissance, dit-elle avec une main sur le cœur, signe canopian de sa sincérité.  

Ce fut Isemay qui intervint alors.

– Ils étaient tous effrayés, vous savez, murmura-t-elle avec tristesse. Chacune de ces personnes avait une peur bleue de cette fièvre, alors qu’ils sont pourtant tous immunisés. Ils avaient peur pour leur proche, peur pour les malades qui se battent présentement, peur de l’avenir de notre monde si un remède n’est pas trouvé...

Phyrra, compatissante devant les émotions difficiles que son amie avait endurées, posa une main sur son bras, se voulant rassurante. Isemay releva doucement la tête et lui sourit discrètement.

– C’est pour cela que nous sommes ici, Isemay, dit la haute-prêtresse avec douceur. Nous trouverons un moyen de sauver ces malades, crois-moi.

Hehtha hocha la tête avec aplomb.  

– En effet, mais pour ça, il faut se mettre au travail. Voyons voir... Nous ne connaissons pas l’origine de la maladie, ce qui n’aide pas à comprendre l’origine des immunisés, bien entendu. Peut-être est-ce une question d'hérédité ? Certaines particularités familiales pourraient-ils protéger certaines personnes ?

– Cela m’est aussi passé par l’esprit, mentionna Phyrra. Si certains ont des ancêtres qui ont dû se défendre contre cette maladie, ou plus probablement une autre version de celle-ci, et que ces derniers ont survécu, ils ont très bien pu transmettre cette immunité à leurs descendants.  

– Ce n’est pas impossible, mais c’est plutôt improbable. Les gens que nous avons interrogés provenaient de chaque recoin d’Istheria. Si c’était le cas, une grande proportion d’immunisé se trouverait au même endroit, même après autant de temps. La sédentarité ne date pas d’hier.  

– Vous avez raison, Yldros, sauf que plusieurs choses peuvent influencer la migration. La guerre de Taulmaril, l’éruption de Neicic ou le réveil du colosse d’El’Bahari ne sont que les exemples les plus récents de ce qui a entrainé des migrations de masse. L’immunité a ainsi pu se transmettre de génération en génération et se propager à travers Istheria sans que le foyer de cette immunité soit encore existant. Cela dit, c’est une piste à explorer. Il faudra s’informer pour savoir si certains endroits sont encore épargnés par la fièvre, en totalité ou, du moins, en grande partie.  

– Ce serait judicieux, commenta Hehtha. De notre côté, dit-elle en regardant Yldros, nous pourrions tenter d’étudier l'arbre généalogique de nos immunisés à la masure. Nous avons des moyens qui pourraient nous permettre de trouver un lien entre ces personnes.

– C’est parfait, nous reviendrons donc là-dessus lors de notre prochaine rencontre, dit Phyrra, de plus en plus lasse. Autre chose ?

– De ce que nous en savons, cette maladie pourrait également être une création récente, fit remarquer Hehtha. Dans ce cas, un passé commun n’expliquerait pas cette immunité.  

– Il est vrai que cette maladie s’est propagée de manière étrange, provoquant des éclosions dans divers lieux à travers le monde au même moment, sans que ces lieux n’aient de lien entre elles, ajouta Yldros.  

– Ceci dit, nous avons tous sous-estimé cette fièvre, au départ. Cela lui a malheureusement donné l’occasion de se propager sans alerter les foules, qu’elle soit naturelle ou pas, lui répondit la sylphide.

– C’est vrai, soupira la haute-prêtresse. Cependant, de nombreux éléments portent la population à croire que cette épidémie n’est pas naturelle, et je vous avoue que cette théorie ne me semble pas si farfelue. Se pourrait-il que celui ou celle qui aurait propagé cette maladie ait en même temps diffusé une immunité ? Peut-être pour protéger ceux qu’il ne voulait pas atteindre ?  

– Après tout, il serait étonnant que le but ait été d’anéantir les humanoïdes d’Istheria, commenta Isemay. Ils auront souhaité que certaines personnes survivent, par exemple pour reconstruire le monde dont ils rêvent.  

– On croirait entendre un plan des nérozias, murmura Khinem du fond de la salle, faisant sursauter les érudits.  

L’Astar se redressa en voyant tous les regards tournés vers lui.  

– Oui, enfin, que ce groupe soit réel ou non, il semble que leur but soit de faire tomber l’ordre établi, non ? Une fièvre créée de toute pièce, des gens pour la répandre, et d’autres qui répandent l’immunité à ceux qui le méritent, ou quelque chose comme ça.

– La théorie mérite réflexion, dit Hehtha. Bien joué, oreilles pointues.

Celui-ci se renfrogna, ne faisant plus mine d’intervenir.

– Imaginons que cette théorie soit vraie, déclara Phyrra. Nous savons déjà que la maladie se transmet par le toucher. Comment se transmettrait l’immunité ?

– Nous avons déjà cru que la maladie provenait des insectes. Peut-être est-ce plutôt eux qui transportent l’immunité ? se questionna Isemay.

– De la même manière, qui nous dit que l’immunité n’a qu’une seule origine ? demanda Yldros. Si cette immunité a été créée comme on crée un remède, peut-être que de manières naturelles, des gens ont ingéré certains ingrédients entrant dans la composition de ce qui a créé cette immunité, les protégeant du même coup ?

– Ça me semble un peu tiré par les cheveux. Les mélanges n’ont pas les mêmes effets que leurs ingrédients séparés. Cependant, à ce stade, il vaut mieux ne négliger aucune théorie, même farfelue.  

La réunion se poursuivit pendant encore un bon moment, chacun y allant des théories plus invraisemblables les unes que les autres. Intervention divine, colosse, manigance, origines naturelles, rien n’était écarté pour ce groupe d’érudits. Lorsque, finalement, les soleils se couchèrent, le groupe se sépara, chacun ayant des théories à tester pour trouver l’origine de l’immunité. Phyrra soupira. La journée avait été longue, et d’autres obligations l’attendaient durant cette soirée. Elle se composa un visage joyeux et franchit la porte du bureau. Le temps de se reposer n’était pas encore venu.  

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MessageSujet: Re: EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres   EVENT: Chapitre 2 - Vision des cendres Icon_minitimeDim 21 Fév - 13:01


LA FIÈVRE DE CENDRES
EVENT - Amaryl, le berceau de l'espoir

◈ CONTEXTE ◈

Avec le concours des Eclaris et du temple de Ténéis, Amaryl serait-elle la cité de tous les espoirs ? Sous l’impulsion de la Haute-Prêtresse de la déesse des connaissances, un conseil s’est formé, et a permis de mettre en lumière les capacités extraordinaires des immunisés.

La position centrale de la ville a permis de mettre en lumière le rôle de la chaleur sur la fièvre : contrairement au froid, qui permet de diminuer les symptômes sans les ralentir, les soleils Argyréens permettent, contre une fièvre plus forte, de ralentir dramatiquement la progression de la maladie. Une aubaine pour les malades, déjà moins nombreux que sur le reste du continent.

Et pour faciliter les choses, la cité maudite, loin d’être hantée par sa funeste histoire, peut reprendre des couleurs, retrouvant avec les malades de possibles habitants. Les demeures encore nombreuses servent aisément de refuges et de points d’encrage pour ceux qui cherchent la guérison ; et les sages de la ville peuvent voir en eux de possible sujets d’études, ou de simple malheureux ayant désespérément d’aide.
Terrain privilégié d’une entraide rare entre les croyants et les érudits, ce témoignage de solidarité est voué a resté gravé dans les âges. Mais cela n’efface pas non plus la terrible nature de la fièvre de cendre, et la triste vérité qui l’accompagne : qu’encore aujourd’hui, aucun remède n’a été trouvé.

Ce n’est pourtant pas ce qui entache la motivation des chercheurs qui, sous l’impulsion de la haute prêtresse Phyrra, s’attaque à l’étude des immunisés, se lançant dans un véritable labyrinthe tant les possibilités sont nombreuses.

Pourtant, quelques éclaris semblent en savoir bien plus qu’ils ne veulent le dire ; Bien plus ? C’est tout de même peu certain. Comme s’ils protégeaient d’un des leurs pour certains, ou qu’ils se refusaient à aborder le sujet pour d’autres, il est certain que ce sont les gardiens de l’intellect qui détiennent une clef de cette histoire. Peut-être un des terrains inviolables que les croyants ne sont pas autorisés à franchir ?

Amaryl se dresse, en ce début de Gleno, comme le dernier rempart contre la fièvre de cendre ; un véritable hameau de paix face à un monde de cendre. Mais est-ce voué à perdurer ? Les situations deviennent inquiétantes, voir critique, ailleurs dans le monde, et tous savent très bien qu’il devient urgent de trouver une solution, au risque de voir des milliers, voir des millions de vie partir en fumée.


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