Such a lonely day [pv:Arthur]

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 Such a lonely day [pv:Arthur]

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Aleya
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MessageSujet: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeSam 12 Déc - 19:59

Le Haut Prêtre de Délil avait quitté le temple depuis plusieurs semaines. Elle l'avait regardé s'éloigner sans vraiment comprendre ce qu'il irait faire, si loin de la forêt. Sans comprendre non plus, pourquoi elle restait seule ici. Elle ne pouvait pas l'accompagner dans ce voyage qui l'amenait au "grand temple". Pourquoi exactement ? Catleya n'avait pas réussi à saisir. Est-ce elle qui n'était pas prête.. ou le reste du monde ? Elle avait pourtant obéis quand Papa lui avait demandé de rester en arrière et de ne pas le poursuivre comme elle savait si bien le faire. Elle ne le pisterait donc pas. Et elle resterait là. Toute seule.

Il y avait pourtant un monde qui grouillait autour d'elle, entre les deux pattes qui priaient et les animaux qui vagabondaient dans les alentours sauvages. Mais cette fourmilière n'arrivait pas à remplir le vide. Ce sentiment désemparant qu'elle peinait à définir la laissait penaude, emmitouflée dans les couvertures du lit de son tuteur. Contrairement à Renard, lui avait promis de revenir. Elle pensait bien partir du temple et aller chercher après sa verte amie mais, il lui avait demandé de rester puis, elle ne savait pas où chercher Smaragd. Elle ne savait pas retourner à la maison des Femmes de la forêt et nul part dans la forêt entourant le temple, elle n'avait senti l'odeur de sa première amie.

C'est donc bien seule que l'enfant se retrouva, dans une grande battisse de pierre froide, animée par des deux pattes dont la sympathie restait mitigée. Elle n'aimait pas être là et ce n'était que pour Papa qu'elle avait fait une tanière dans un coin de sa chambre. Le soir elle allait dormir avec son copain de bois, le greaver l'accueillait avec quelques grincements et ensemble, il laissait le temps passer. Les soleils se levèrent et se couchèrent au moins trois fois avant que Catleya ne se secoue les puces. La faim la tenaillait et il n'y avait aucune raison qu'elle reste ainsi apathique. Elle refoula loin en elle cet affreux sentiment et se mit à chasser.

Son choix se porta sur un appétissant rongeur, un rat d'au moins un kilo qui devait faire des festins dans la cuisine du temple. Le cuisinier aurait pour un fois de quoi apprécier la présence du petit monstre si ce dernier le débarrassait de ce genre de nuisibles. Mais aussi gros soit-il, l'animal était vif et malin. Sa traque ne fut pas chose aisée et ce n'est qu'au bout d'une demi journée d'un cache-cache mortel que la bête finit entre les crocs du monstre rouge. La mise à mort avait eu lieu à quelques kilomètres du temple, non loin du chemin qui menait au pont des pénitents. Rapide et efficace, l'animal n'avait pas souffert plus longtemps et pendait mollement de la bouche d'une bien étrange créature. Le diable était habillé, un large haut qui avait du être une robe et qui avait du être blanche.. Qui était désormais pour une partie trouée et pour l'autre tâchée de terre, d'herbe et désormais aussi de sang.

C'est bien contente de sa prise que Catleya allait la ramener au cuisinier. Elle allait prouver qu'elle savait être "sociable" en offrant ce beau cadeau au gros deux pattes qui n'aimait guère sa présence. Papa serait fier, c'était certain.

Le chemin retour ne se passa pas exactement aussi bien qu'escompter. A peine eut elle reprit son chemin qu'une masse brune lui bloqua le passage. La gamine resta un temps surprise. L'animal face à elle était un glouton. Elle se demanda un instant si c'était le compagnon de sa grande amie mais, que cela soit lui ou non, l'animal ne s'interrogea pas tant que le petit monstre et montrant les dents, grogna clairement sa revendication sur le butin charnu de la gamine rouge. Affronter un glouton n'était pas chose aisée et mieux valait détaler. Chose que s'empressa de mettre en oeuvre la lhurgoyf.

Sans abandonner sa proie, fermement maintenu entre ses mâchoires dégoulinantes, le monstre détalait entre les arbres. Le glouton sur ses talons. Elle déboucha brutalement sur le chemin des deux pattes et ne ralentit pas en voyant qu'une silhouette empruntait le sentier. C'est un éclair rouge qui traversa le chemin, disparaissant aussi vite qu'il était apparu. Catleya poursuivit sa course effrénée sur quelques mètres avant qu'un cri ne la fasse ralentir. Ce n'était pas le cri d'un animal et.. elle n'entendait plus les pas du glouton derrière elle.. depuis qu'elle avait traversé la route.. Sa poitrine se soulevait au rythme des pulsations de son coeur mis sous pression alors qu'un dilemme d'un genre nouveau s'imposait à elle.

Jamais l'enfant sauvage n'aurait fais demi-tour, mettant en danger son butin et elle-même pour venir en aide à créature étrangère. Son instinct de survie était très clair sur la question. Le dilemme n'en était pas un pour cette part du petit monstre. Mais, depuis quelques mois maintenant, l'enfant n'était plus si sauvage.. Et à l'instinct de survie s'ajoutait désormais les paroles de son tuteur et de son amie. Sa grande amie verte qui lui avait tendu la main alors qu'elle n'était qu'une créature étrangère en bien pitoyable posture.. Aucun de ces deux repères n'aurait continué leur route. Ils auraient fais demi-tour pour porter secours à ce parfait inconnu en bien mauvaise position.

Crachant sa prise par terre la gamine poussa un grognement en faisant volte face, fonçant comme une furie vers le chemin, elle débarqua en trombe sur le petit chemin qui menait au temple. Là se tenait le glouton, toutes dents en avant face à la silhouette d'un petit deux pattes. Bizarre ça, depuis quand ils pouvaient être aussi petits ? Sans laisser place à l'interrogation, le petit monstre rouge se mit à grogner aussi à l'adresser du glouton. Arrondissant le dos comme un chat, à quatre pattes dans la poussière, ses cheveux blancs collés par de la boue séchée, ses cornes sanguines dépassant comme des excroissances maléfiques, Catleya n'avait rien d'une petite fille. Ses griffes noires labourant le sol, elle grognait en dévoilant une impeccable dentition faites de crocs acérés à son adversaire qui ne semblait pas vraiment s'en émouvoir. Les deux bêtes campaient sur leur position et la tension montait, chacun attendait un mouvement de l'autre pour lui sauter à la gorge.


Dernière édition par Aleya le Sam 16 Jan - 18:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeDim 13 Déc - 10:56

En regardant les cartes, la route qui relié Canopée au temple de Delil me paraissait bien plus rapide et moins éprouvantes, et voilà que je peinais à avancer sur un chemin de terre parfaitement normal, comme il en existait tant d'autres. Pourtant, j'avançais avec une telle lenteur que s'en était déstabilisant. Que m'arrivait-il donc ? Je n'en avais aucune idée, serait-ce dû au vent qui se levait par intermittence et faisait tout son possible pour me repousser, pour me renvoyer vers la grande ville aux frontières qui devaient maintenant être fermées. Mince, quel drame tout de même quand j'y repensais que tant de gens soit dans ce triste état, cela me peinait le cœur autant que l'esprit. Était-ce à cause de cela que le temple me paraissait inaccessible ? Parce qu'un étrange sentiment m'avait envahi, émotion que je ne parvenais pas à définir, une grande tristesse, c'était évident, peut-être de la culpabilité ? Je n'en savais rien, Monsieur Simon ne me parlais pas souvent de ce qu'il ressentait ni de comment comprendre tout ça.

Je soupirais lascivement, laissant mon regard se perdre autour de moi. Divaguer du tronc d'un arbre gigantesque dont le feuillage s'élevait à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de moi, à des racines plus hautes que ma petite taille, des buissons ornés de dangereuses ronces et baies au poison mortel. Et mes pieds qui n'avançaient plus. Dans mes grandes bottes rembourrées pour ne pas les perdre, mes pieds ne bougeaient plus. Aussi, je restais planté là, au beau milieu de la route. Mes yeux se mouillèrent lentement et je ne les empêchais pas, personne n'était là, car j'étais seul au milieu de la forêt. Au milieu d'un territoire qui m'était inconnu et à la nature sauvage dont le moindre bruissement me faisait frémir de doute et de peur. Allais-je finir dévoré ? Me demandais-je à chaque fois qu'un animal me faisait montre de sa présence. Pourquoi étais-je partis d'Hesperia alors que je commençais seulement à l'apprivoiser, à la comprendre. Pourquoi avais-je quitté dame Lehoia... Je n'aurais pas dû et je le regrettais souvent, tout ça pour me lancer dans une quête folle et sans le sens pour un enfant aussi jeune et incapable. Incapable de survivre, de se défendre et de faire quoi que ce soit de bien.

Un nouveau bruissement dans les buissons les fit frémir, et moi par la même occasion. Je sursautai et quittai cette posture de lamentation, me coupant net cette envie de pleurer grandissante à laquelle je n'allai pas tarder à céder. Rapidement, je brandis mon bâton comme si ce dernier allait me protéger de quoi que ce soit comme par magie. Je parvenais à le manier grâce aux nombreuses leçons de Monsieur Simon, mais je ne me défendrai que piteusement, à mon grand regret. Si seulement moi aussi, je possédai une invocation élémentaire pouvant surgir à mon désir et qui lutterait pour moi. Soudain, je me rappelai pourquoi j'effectuai ce voyage et la peur me quitta l'espace d'un instant.

Un instant bien trop court à mon goût tant elle revint en flèche dès lors qu'un éclair rouge traversa la route non loin de moi. Qu'était-ce ? Je n'en avais pas la moindre idée et j'en fus d'autant plus effrayé. Incapable de réagir, je restai statique, tétanisé alors que j'entendais l'éclair détalé au loin. Mais ce dernier n'était pas seul et rapidement, de là où la lueur rougeâtre avait surgit, un autre animal s'extirpa des fourrés et s'apprêtait à poursuivre de l'autre côté de la route. J'aurais préféré que la bête agisse ainsi, mais elle n'en fit rien et s'arrêta en face de moi. Montrant ses crocs dans des grognements hostiles, de la bave s'écoulait de ses babines. Était-elle enragé ? Je ne le pensais pas, son regard était hostile, mais pas fou. Et monsieur Simon m'avait bien dit de faire attention à ce genre de détail, pour autant, je n'avais aucune idée de la créature qui me faisait face. Il en avait-il seulement autour de la maison de monsieur Simon, en Eridania, aux alentours d'Hesperia ?

Pourquoi toutes ces questions me traversaient l'esprit alors que je n'allais pas tarder à périr si mes jambes continuaient de refuser de bouger. La terreur m'envahit et je paniquai, mais restais tétanisé pour autant. Menaçante, la bête s'avançait lentement dans ma direction, comme face à une proie qu'elle savait avoir déjà attrapé. Qu'elle salivait à l'idée du repas qui l'attendait. Bruyamment, elle renifla en secouant la tête et commençait à me contourner, me toisant et me jaugeant de son regard sauvage et carnassier. "Je... Je.... Je....." Parvins-je seulement à balbutier.

Aussi soudainement que la première fois, ce qui n'avait été qu'un éclair rougeâtre refit son apparition en sortant à toute hâte des buissons et s'élançant devant moi, me protégeant de l'animal. Cette lueur rougeâtre était aussi effrayante qu'intrigante et, au plus profond de mon être, je sus qu'elle ne me ferait pas le moindre mal. Elle me protégeait, acceptant de se battre avec la créature qu'elle fuyait pourtant. Mais qu'était-elle ? Je ne parvenais pas à le comprendre, comme si elle venait d'une légende ou histoire que me contait maman avant que j'aille dormir. Deux cornes rouges ornés son crâne de la même couleur tandis qu'une longue chevelure sale recouvrait son dos.

Sa présence me revigora, me permit de regagner confiance et chassa la panique qui m'enivrait. Comme si une main extérieure guidait mes actes, je m'avançais pour me mettre à côté de la créature venu me défendre et je levai mon bâton vers les cieux. "Que nos lourds cœurs s'apaisent et que la pureté du bonheur ne nous submerge !" Dis-je d'une voix haute et de manière intelligible.

Aussitôt, l'aura qui m'entourait parfois et m'aider à calmer les esprits s'activa et m'illumina. L'animal, qui ne cherchait qu'à défendre son territoire des intrus, cessa de grogner et de montrer ses crocs acérés. Ravi, je rangeai ma fausse arme dans mon dos et m'avançais vers l'animal, aussi serein que lui. Puis, délicatement et sans geste brusque, je vins poser ma main sur sa nuque et commençai à le grattouiller de la même manière que je le faisais avec les chats ou les chiens d'Hesperia. Visiblement satisfait de ce geste affectueux, l'animal ferma docilement les yeux et se laissa porter par ces caresses.

"Je... Je m'appelle Arthur, je... Merci de m'avoir aidé mademoiselle." Finis-je par dire à la seconde créature présente toujours à quatre pattes et au visage si jolie et doux lorsqu'elle ne montrait pas les crocs elle aussi. Allait-elle partir ? Je ne l'espérais pas tant je voulais la remercier, et de manière plus égoïste, je ne voulais plus continuer la route seul...
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeMar 12 Jan - 23:59

Le petit deux pattes avait plus d'un tour dans son sac.. enfin, il en avait au moins un. Et qui fonctionnait rudement bien contre les gloutons, ce qui faisait bien son affaire. Il avait levé une espèce de branche et psalmodié une sorte d'incantation, une lumière l'avait entouré et instantanément la bestiole prête à les déchiqueter était devenue un bon toutou.. Catleya était littéralement tombée sur son derrière en voyant ça. Le cul dans la poussière, son allure menaçant avait laissée place à un air ébahit et bientôt interrogateur.

Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait de la magie à l'oeuvre, son tuteur en faisait usage quotidiennement mais, jamais elle n'avait vu cette sorte de pouvoir. Après tout son Papa agissait sur les plantes, elles lui obéissaient même si c'était dans le cadre d'une entente réciproque alors, pourquoi n'y aurait-il pas un pouvoir pour faire la même chose avec les animaux. Difficile de croire qu'il y ait eu entente entre la bête et le deux pattes mais.. qui sait ? Catleya n'avait jamais eu beaucoup d'apriori, puisqu'on ne lui en avait jamais inculqué, et les rares qui s'étaient infiltré dans son esprit vierge tendaient à se déconstruire avec le temps. Elle pensait tous les deux pattes dangereux et agressifs, ils étaient finalement bien plus complexes.

Entre deux grattouilles, le garçon se tournait finalement vers une Catleya bouche bée pour lui donner son nom et la remercier en l'appelant "mademoiselle". Mademoiselle ? Si elle n'était pas déjà par terre elle en serait tombée le cul le premier. Mademoiselle ? Elle se ravisa de regarder par dessus son épaule pour voir si le garçon n'avait pas vu quelqu'un d'autre derrière elle et se demanda très sérieusement si il n'avait pas la berlue. La gamine ouvrit la bouche pour répondre mais après un silence trop long, c'est une sorte de grognement étouffé qui finit par sortir de cette antre acérée. Comme si elle était soudain vexée, la gamine rouge se redressa prestement et décampa aussi sec.

Elle laissait en plan le petit deux pattes et son nouvel animal de compagnie. Il n'y avait plus de danger alors, elle pouvait bien partir. Son devoir fait, elle n'avait pas à se retourner. Elle pouvait vaquer à ses occupations. Elle retrouva rapidement la carcasse abandonnée de sa proie, la chopa entre ses dents et repartie.. plus si rapidement. En réalité, elle finit par marcher si lentement qu'elle ne savait plus bien si elle était encore en mouvement. Son esprit était ailleurs.

- ..aeoiel..

Personne ne chercherait à comprendre ce que disait le petit monstre la bouche pleine mais cela semblait visiblement le tracasser. Personne ne l'avait jamais appelé "mademoiselle". Une mademoiselle ça ne ressemblait pas à elle. Puis, à part son tuteur, sa grande amie verte et la maîtresse de la foret, rares étaient les deux pattes à la regarder sans éprouver de la peur ou du dégout. Au mieux de la curiosité pour un animal inconnu. Mais, la regarder et s'adresser à elle comme si elle était n'importe quel deux pattes.. non ça..

Au ralenti, la gamine percute un tronc d'arbre et, à nouveau, s'assoit. Pensif est le petit démon. Peut-être qu'elle devrait retourner voir si le deux pattes s'en sortait ? Même si le glouton n'était plus une menace, il en restait un bon paquet dans la forêt entre ici et le monastère..

Une excuse ? Bien sûr que non. Elle devait simplement s'occuper de ce voyageur.. Si il était attaqué, Papa le lui reprocherait. Oui.. parce qu'il savait tout.. Les arbres le lui dirait. C'était certain. Pas vrai ?

Catleya ne répondrait pas à ses questions silencieuses puisqu'elle avait déjà fais demi-tour. Elle connaissait cette partie de la forêt comme personne alors, il ne lui fut pas difficile de retrouver la trace du petit Homme. Elle le suivit un moment, à l’orée des bois, sans jamais se montrer. Elle l'observait ainsi sur presque deux kilomètres. Pourquoi était-il tout seul ? Les pèlerins ne se déplaçaient jamais seuls, ils connaissaient les dangers qui se tapissaient dans l'ombre des arbres.. comme le faisait Catleya actuellement.

A cette réflexion la gamine souffla du nez et, attrapant le rat qu'elle tenait dans sa mâchoire, elle le retira de sa bouche pour le tenir à bout de bras. Elle se redressa, se tenir sur ses pattes arrières lui paraissait toujours un peu bizarre. Pas contre nature non, juste.. bizarre. Elle sortit de la forêt et renifla pour s'annoncer. C'était en réalité une vraie marque d'attention, pour ne pas surprendre le petit Homme et l'effrayer.. et si ce n'était pas très délicat et certainement pas digne d'une "mademoiselle", le petit monstre s'en fichait un peu.

Elle s'approcha donc gentiment même si, ses épaules un peu remontées lui donnaient un air tendu peu commode et que son allure générale tenait plus du monstre sensé faire peur aux enfants qu'à celle d'une gamine de son âge. Pendant un moment elle resta silencieuse. Elle ne voulait pas réitérer son échec d'un peu plus tôt, lorsque aucun son n'était sorti de sa bouche.. Elle n'avait pourtant jamais eu de mal à s'exprimer, même si ce n'était pas très bien, même si c'était haché ou incompréhensible, elle n'était jamais resté muette comme ça.

C'est donc après avoir pris une grande inspiration qu'elle lâcha :

- Je suis pas mademoiselle. Je suis Catleya.

Voilà. C'était clair. Un peu abrupte aussi. Sa voix éraillée et gutturale, grognait sur les "r" et rappait sur les voyelles mais sinon, pour quelqu'un qui n'avait appris a parlé que quelques mois plus tôt, ce n'était pas si mal.

- Pourquoi Arthur tout seul sur le chemin ? Va au temple ? Arthur est pélerin ? Problème sur le chemin ? Pas glouton, autre problème ?

Une chose était sûre, le petit démon ne serait plus muet. Puisqu'elle avait trouvé quelqu'un d'autre que son tuteur pour parler, elle ne s'en priverait pas. En réalité, elle prenait un grand plaisir à poser ces questions même si la syntaxe était approximative. Cela se voyait sur son visage, sale mais rayonnant d'une curiosité sincère.


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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeJeu 14 Jan - 23:36

Nos regards se croisèrent tandis que ni elle, ni moi, ne savions que dire de plus, nous laissant dans un étrange flottement où le temps semblait s'écouler différemment. Si j'en avais eu le courage, j'aurais sans doute continué à parler, à lui demander de rester avec moi en la remerciant une fois de plus. Mais je n'y parvins pas, car, comme elle, je restais figé sans savoir comment agir. L'animal s'en lassa d'ailleurs, de ne plus recevoir son lot de caresse affectueuse, commençant même à se redresser tandis que je sentais la demoiselle inconnue prête à tourner les talons et fuir à toute enjambée.

Comme je m'en doutais, aussi soudainement que cet éclair rouge était arrivé, elle me quitta pour repartir dans une forêt trop épaisse et effrayante pour que j'y mette les pieds. Et quand bien même l'envie de la suivre était grande en moi, je n'oubliais pour autant que je n'étais pas encore assez aguerri pour parvenir à m'y engouffrer sans me perdre. L'espace d'un instant avant qu'elle ne parte, j'eus le temps de tendre mon bras dans sa direction, dans une tentative futile de l'attraper par le poignet ou le pied, n'importe quoi qui me permettrait de l'arrêter, mais nous étions bien trop loin l'un de l'autre, et j'étais bien trop lent pour y parvenir. Aussi n'eu-je d'autres choix que la regarder disparaître entres les taillis et les fourrées. Écoutant ses pas rapides s'éloigner au travers des broussailles et des branches tombées. De mes lèvres mi-closes, aucun son ne sortit.

Je baissais la tête, acceptant cette réalité, me retournant vers l'animal que je caressais quelques instants plutôt et qui, à son tour, était reparti d'où il venait. Vers sa tanière sans doute, vers le territoire qu'il voulait sûrement défendre de cette étrangère à la peau vermeil. "Et bien, te voilà une nouvelle fois seul sur la route." Dis-je à ma propre intention sur un ton léger, essayant de me rassurer et de garder un moral de fer.

Rapidement, je parvins à retrouver mon sourire habituel, accompagné de ma bonne humeur et me remis à siffloter alors que je reprenais la route. Au moins, n'avais-je pas était attaqué. Aucune blessure ne m'avait été infligée, pas plus qu'à l'animal ni à la demoiselle, et puis le temple ne devait plus être si loin maintenant. Combien d'heures encore ? Deux, trois ? Peut-être moins ? Oui, sans doute moins espérais-je.

Paisiblement, je marchais le long du sentier, observant à nouveau cette nature grandiloquente aux proportions prodigieuses, tendant parfois l'oreille pour écouter le chant d'un oiseau ou l'écho du cri d'un animal lointain. Lorsqu'un bruit étrange me parvint à l'oreille, un fort reniflement provenant de mon flanc. Qu'était-ce ? Une autre de ces bêtes sauvages qui m'avait repéré et venait me dévorer ? De doute et de panique, mon corps se tétanisa avant même que mon regard ne se posa dans cette direction. Un tourbillon de pensée s'agita dans mon esprit, que devais-je faire ? Je le savais parfaitement, déjà à plusieurs reprises, je m'étais préparé à ce genre d'incident, et je m'apprêtais à réciter une nouvelle fois ce mantra d'apaisement.

Commençant à ouvrir la bouche, mon regard se détourna enfin du chemin pour apercevoir la bête sauvage qui me ravit un large sourire, faisant disparaître d'un souffle la peur que je ressentais. "Ô, tu... Tu es revenue." Balbutiais-je de joie, ne m'attendant pas à ce qu'elle s'apprêtait à dire, après une forte inspiration. Sans aucune crainte, je l'écoutais parler de sa voix étrange et pourtant agréable à mon oreille. L'accent qu'elle avait me transportait et je ne voulais plus que l'entendre davantage encore. Acquiesçant à ses paroles et me préparant à répondre à ses questions, car, tout comme moi, je sentais qu'elle ne voulait plus terminer ce voyage seul.

"Pardonne-moi Catleya de cette erreur, je me suis mépris." Commençais-je amusé quant à sa remarque sur le fait qu'elle n'était pas une demoiselle, remarquant d'ailleurs que j'en avais oublié mon vouvoiement et espérant que cela ne soit pas mal vu de sa part. Néanmoins, je continuai à lui répondre, un sourire toujours aussi grand sur mon visage et des yeux pétillants de bonheur. " Je voyages seul car aucune caravane marchande n'allait dans cette direction, et je ne pouvais attendre davantage. Je me dirige bien vers le temple, bien que je ne sois pas un pèlerin, j'espère que cela n'est pas dérangeant. Personne ne m'a dit le contraire, aussi me suis-je permis de venir pour rencontrer le grand prêtre de Delil. Et même si je n'ai pas vraiment rencontré de danger jusqu'à présent, cette forêt n'a rien de bien rassurant."

Toutes ses questions avaient trouvé une réponse, pourtant, je n'étais pas satisfait de ses paroles et finis par baisser timidement la tête, ne parvenant plus à la regarder. Ma main valide passa dans mon dos, venant chercher le contact de celle qui ne l'était plus et, alors que l'une de mes bottes frottait le sol en suivant mes mouvements, j'ajoutais hésitant. "Je suis sûr qu'à deux, le voyage serait moins effrayant. Dis, Catleya, tu voudrais bien m'y accompagner ?" Mes joues se tintèrent de rouge tandis que je terminais de parler, ne parvenant pas plus à relever la tête dans sa direction.

Je n'attendais qu'une seule réponse de sa part et l'espérais du plus profond de mon être, presque autant que lorsque je rencontrais dame Lehoya pour la première fois, dans cette ruelle sombre et angoissante. Depuis ce jour, j'avais déjà tant grandis et mûris, j'étais moins effrayé et plus courageux et, au fond de moi, je sentais qu'au contact de cette demoiselle qui ne voulait pas être nommée ainsi, je n'en ressortirais que plus vaillant encore.



Dernière édition par Arthur Merk le Sam 16 Jan - 17:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeSam 16 Jan - 17:10

C'était un sacré froussard ce petit d'homme ! Il s'était tendu comme un lapin en entendant un bruit derrière lui. Le prédateur qui lui tombait dessus n'avait cependant pas d'appétit pour ce genre de menu. Puis, le petit monstre avait déjà attrapé sa prise du jour. Elle tenait d'ailleurs fermement par la queue le gros rat qui lui avait valu de croiser la route du petit homme. Elle venait se mettre à gauche d'Arthur, il ne marchait pas très vite, tant mieux, elle avait toujours besoin d'un petit temps d'adaptation lorsqu'elle passait de quatre à deux pattes.

Il dit voyager seul parce qu'il n'y avait pas de caravane marchande qui allait par là. Catleya penche la tête sur le côté, réfléchissant un moment avant de se souvenir de ce qu'était une caravane marchande. Elle n'en avait pas vu passer au temple mais elle avait lu ces mots dans un livre une fois et avait interrogé son tuteur. Il venait au temple mais n'était pas pélerin. C'était bizarre ça. Catleya ne se souvenait pas avoir vu autre chose que des pélerins qui venaient au temple.. quoi qu'il y avait les gens qui s'occupaient de la cuisine aussi.. Arthur venait-il cuir les lapins ? Non, le petit deux pattes venait pour rencontrer le haut prêtre lui-même.

- Pourquoi Arthur veut voir Pa.. On aurait dis que la gamine s'était mordu la langue mais elle reprit bien vite. .. le haut prêtre ?

Quant à sa question sur le fait que Catleya l'accompagne, la gamine y répondit d'un grand sourire plein de dents trop pointues.

- Catleya pas avoir peur, la forêt pas être si méchante. Je protège Arthur et tu dis pourquoi tu veux voir le haut prêtre.

Les pronoms personnels remplaçaient de manière un peu aléatoire les noms, la gamine étant encore habituée à désigner les choses et les gens par leur nom pour ne pas s'embrouiller elle même. Quelle idée de pouvoir désigner plusieurs choses différentes avec un même "tu". Si la règle se faisait parfois un chemin dans ses phrases, ce n'était pas encore systématique.

Puis voyant qu'il ne la regardait plus, la gamine se penchait en avant pour observer son visage. Il avait les joues rouges.

- Arthur est malade ? Ou alors il est comme Catleya, rouge au-dessus ?

Elle riait soudain, entre le grognement et le rire enfantin, avec cette hilarité inexplicable que ne connaissaient que les enfants. Difficile de croire que la vie n'avait pas fais de grands cadeaux à la créature terrifiante qui se tenait là, au milieu de la forêt la plus dangereuse du continent, à rire aux éclats à côté d'un petit homme même pas apeuré par l'apparence de celle qui, dans une autre réalité, aurait pu être sa camarade de classe.
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeSam 16 Jan - 20:39

Cette fois-ci, j'eus la plus grande des plaisirs à la voir rester à mes côtés et ne pas repartir telle une flèche vermeil à travers la forêt. Et lorsque nous commençâmes à échanger des paroles dans une conversation des plus intrigantes, je sentis mon être s'embraser de bonheur. Amusé, j'esquissai un léger rire lorsqu'elle fit une erreur en parlant, du moins, vu la gêne qu'elle afficha je compris qu'il s'agissait d'une faute qu'elle avait réussi à rattraper pile à temps. Pa... Était-ce le début du prénom ou du nom de famille de ce grand-prêtre dont je ne connaissais que le titre ? Était-elle proche de lui ? Suffisamment pour avoir accès à cette information, ou bien l'avait-elle en hantise et le connaissait pour tout l'inverse. Et bien que je l'observai attentivement depuis son retour, elle ne me paraissait pas vouer de haine à l'égard du grand-prêtre de Delil, plutôt même le contraire. Était-il proche au point qu'elle ne le portait dans son cœur en haute estime ? Cela me paraissait déjà bien plus probable.

En tout cas, plus je l'observai et l'écoutai parler, plus je comprenais que son apparence pourtant étrange et effrayante, presque démoniaque à en croire certains récits, cachait en réalité une demoiselle sans doute bien plus pure que je l'étais. Quand bien même me répondit-elle d'un sourire aux crocs acérés sans nul doute capable de déchiqueter n'importe laquelle des chairs animales. Elle présentait d'ailleurs une nature bestiale, la bête morte dans sa main en était une preuve, pourtant, elle était aussi douce qu'une brise printanière et aussi gentille qu'un ange. Sentiment de bienveillance émanant d'elle d'autant plus renforcé lorsqu'elle s'approcha encore, prête à me protéger de la moindre menace. Les quelques restes d'une peur quelconque me quittèrent aussitôt et, en la regardant une nouvelle fois de bas en haut, m'arrêtant sur son charmant visage, je savais être en sécurité.

"Je m'y dirige pour apprendre à obtenir l'aide d'un élémentaire. Monsieur Simon avait apprit à le faire au sein d'un temple, mais il ne m'a jamais dit lequel, alors je dois le trouver pour pouvoir faire comme lui." Lui répondis-je des étoiles pleins les yeux. Et si parfois, je me questionnai sur les raisons qui me poussaient à partir à l'aventure, je savais que celle-ci était l'une des plus importantes. Un jour, moi aussi, je parviendrais à m'attirer les bonnes grâces d'une créature élémentaire capable de terrasser les méchants de ce monde.

À sa question suivante, je fus quelque peu surpris et ne parvins pas à la cacher. En venant même à me palper les joues légèrement paniqué. Pourtant, je n'éprouvais aucune faiblesse plus ample qu'une certaine fatigue due à ma longue marche et, lorsqu'elle se mit à rire aux éclats, je parvins enfin à comprendre qu'il s'agissait d'une blague. Aussi, s'en m'en rendre vraiment compte tant son rire me paraissait communicatif, je la rejoignis dans cet instant d'amusement partagé. Il me fallut essuyer une larme qui avait coulé le long de ma joue tant j'avais ri, cela faisait longtemps que je n'avais eu ce sentiment aussi abondant. "Je suis très content de t'avoir rencontré Catleya." Lui dis-je en reprenant mon souffle et un sérieux tout ce qu'il y avait de plus volage. "Tu me fais beaucoup rire. Mes paroles étaient parfaitement sincères et reflétaient mon innocence enfantine.

"Mais non, je ne suis pas malade, ne t'en fais pas. La fièvre semble m'épargner jusqu'à présent. Tu vis par ici ? Tu connais bien la forêt ? Tu es très courageuse si elle ne te fait pas peur. Moi, je n'ai jamais vraiment été dans une forêt, j'ai parfois vécu pas très loin d'elle, mais je ne restais jamais très longtemps dedans. Eh, tu sais si le temple de Delil est encore loin ?" Ces questions et ces paroles s'enchaînèrent naturellement, quittant mon corps sans même que je n'ai à y penser ou réfléchir à mes mots tant je ne ressentais aucune pression en compagnie de cette demoiselle à la peau rouge.

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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeDim 17 Jan - 12:03

Il était rigolo, ce petit d'Homme. Catleya décida spontanément et unanimement qu'elle l'aimait bien. Il la regardait sans peur, lui qui était pourtant un froussard à ses yeux. Peut-être qu'il avait une forme de courage différente ? Il expliquait qu'il voulait apprendre à obtenir l'aide d'un élémentaire, chose que lui avait expliqué un certain Monsieur Simon.. Arthur eut a peine finit sa phrase que Catleya l'interrogeait.

- C'est quoi un "élémentaire" ? C'est quoi un Monsieur Simon ? Pourquoi Arthur il veut l'aide d'un "élémentaire" ? A quoi ça sert ?

Les questions s'enchainaient sans vraiment laisser le temps au garçon de répondre. Le petit monstre avait soif de connaissance et apprendre de nouvelles choses était au moins aussi appétissant qu'un poulet tout juste sorti du four ! Elle ne se fait cependant pas prier pour répondre aux questions qu'on lui posait.

- Catleya vit un peu au temple, un peu avec Grreav', un copain arbre-monstre. La forêt est gentille autour du temple. Catleya pas besoin de courage, c'est la maison.

Elle haussait les épaules, qui avait besoin d'être courageux pour rentrer chez lui ? La gamine se grattait la tête en réfléchissant à la dernière question d'Arthur. La distance du temple, non, ce n'était plus très loin mais à cette vitesse, il fallait calculer et ce n'était pas une action très aisée pour Catleya qui prit quand même le temps de le faire.

- Sur le chemin, on sera au temple quand le gros soleil disparait. Avec raccourci, avant.

La gamine affiche un grand sourire, évidemment, elle connaissait des raccourcis. Des chemins de traverse, plus rapides mais aussi plus escarpés.

- Arthur veut chemin ou raccourci ? Raccourci pas difficile, juste plus de gros cailloux.

Tout en marchand et en suivant le chemin que voudrait prendre son camarade, Catleya repensait à la raison de sa venue. Elle ne comprenait pas pourquoi Arthur voulait voir son Papa, il avait dit qu'il voulait obtenir l'aide d'un "élémentaire", la gamine n'avait jamais entendu parlé de cette chose et elle le saurait si son tuteur était un élémentaire. Enfin, c'est ce qu'elle pensait.

- Le Haut prêtre c'est pas un "élémentaire". Dit-elle en secouant la tête de gauche à droite. Tu veux le voir pour quoi alors ?


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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeDim 17 Jan - 23:09

La question qu'elle me posa me prit de cours, je ne m'attendais pas vraiment à ce que quelqu'un ignore ce que pouvait être un élémentaire. Tout ce que j'en connaissais me provenait de monsieur Simon qui m'avait tant appris. Maintenant que j'y repensais, je n'en avais parlé à presque personne d'autre, aussi, je n'avais encore croisé personne semblant surpris d'entendre parler de ces créatures fabuleuses. Et si je m'apprêtais à lui répondre immédiatement, je maintins le silence sous la myriade de ses questions avant d'y répondre tranquillement. Certaines me firent sourire, surtout celle à propos de monsieur Simon, mais ce n'était en rien de la moquerie à son égard.

Tout émerveillait, je parvins à lui répondre. "Un élémentaire, c'est une créature qui n'est faite que d'un seul élément, comme de l'eau par exemple ou du feu. Et pourtant elle bien vivante comme un animal. Monsieur Simon m'avait même dit que certains élémentaires étaient même doués d'intelligence. Monsieur Simon, lui, c'était quelqu'un qui m'avait recueilli..." Je ne pensais pas être autant affecté par le fait de repenser à lui, pourtant ma voix se brisa à ses mots et mes yeux se mouillèrent sans que je ne puisse les contrôler. Le temps filait depuis que nous étions séparés et j'avais bien fini par comprendre la raison pour laquelle il m'avait envoyé à la capitale. Dans mon cœur, je gardais l'espoir de retrouver un jour maman, lorsque je serais un grand aventurier, mais je savais qu'il m'était impossible de revoir monsieur Simon, lui qui était parti vers un monde meilleur, comme me disait dame Lehoya. Face à la mine de la demoiselle, je me ressaisis bien vite, replaçant de côté ce souvenir douloureux, essuyant mes yeux et reprenant. "Pa... Pardon. Je voudrais l'aide de l'une de ces créatures, car elles sont magnifiques et puissantes, alors que moi, je suis petit et faible. Il pourra m'aider à me défendre et arpenter le monde."

Lorsqu'elle répondit à mes questions, la tristesse de mon visage se dissipa, remplacé par un sourire intrigué. Son ami Grreav était peut-être un élémentaire de bois ? L'idée de pouvoir le rencontrer avant mon départ du temple de Delil pointa son nez et je décidai de ne pas en parler pour le moment pour y revenir à un moment plus propice. Et puis, le fait que cette demoiselle à la peau rouge vive au temple éveillait bien plus ma curiosité. Je m'attendais à rencontrer des prêtres et des nonnes d'un âge déjà bien avancé et me retrouvait face à une petite demoiselle sans doute aussi jeune que moi. Quelle heureuse et hasardeuse rencontre. Et quand bien même ce qu'elle pouvait me dire, à mes yeux, elle restait dotée d'un grand courage pour vivre par ici, mais s'il s'agissait de son foyer, de là où elle avait toujours vécu elle ne devait plus avoir l'impression d'en nécessité.

Mon regard divagua à nouveau vers la forêt tandis que nous marchions et j'observai ce paysage toujours aussi magnifique bien que redondant. Depuis mon entrée dans ce pays verdoyant, je n'avais pas l'impression d'avoir tant avancé que ça, comme si tout se ressemblait à mes yeux non-initiés. Pourtant, Catleya parvint rapidement à m'indiquer combien de temps, il nous restait avant d'arriver au temple. Elle, qui vivait ici, la connaissait comme sa poche et j'en fu des plus impressionnait.

Empreint d'une grande joie, je lui demandai. "Tu veilles sur la forêt et sur le temple, dame Catleya ?" Mince, je venais de commettre une erreur et m'en voulu, fronçant les sourcils de colère contre moi-même. Aussitôt, j'essayai de me rattraper en lui répondant d'un ton gêné. "On... On peut prendre le chemin que tu veux, celui que tu trouves le plus joli ? Les gros rochers ne me font pas peur, je suis prêt à tous les escalader !"

Ainsi, nous primes le chemin qu'elle voulait sans doute me montrer davantage que l'autre. Et peu importe qu'il s'agissait du plus cours ou non tant que je voyageais en sa compagnie. De toute manière, je ne connaissais pas vraiment la route à prendre et ne pouvais que lui laissai mon entière confiance pour arriver à bon port.

J'éclatai de rire lorsqu'elle dit que le haut prêtre n'était pas un élémentaire. Cette simple phrase traversa mon esprit et y forma l'image d'une créature entièrement composé d'eau portant essayant de porter une toge de prière qui ne cessait de couler à travers elle. Une image absurde qui me marqua d'un fou rire dont je ne parvenais à me défaire. Une crise si soudaine et violente que mon souffle devint court et je me pliai en deux. Lorsque finalement, je me mis davantage à tousser qu'à rire, je réussis à reprendre le contrôle de mon esprit comme de mon corps pour enfin me redresser, la gorge asséchée. "Par... Pardon..." Balbutiais-je honteusement. "J'ai pensé à quelque chose de bête. Je... je voudrais... Rencontrer le haut prêtre pour qu'il m'enseigne comment faire pour invoquer un élémentaire, et s'il ne sait pas, peut-être qu'il saura dans quel temple je dois me rendre pour l'apprendre..."

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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeJeu 18 Fév - 11:44

Il était quand même bizarre, ce petit homme. D'une minute à l'autre il riait aux éclats ou grimaçait de douleur en se frottant les yeux. Le petit monstre rouge ne comprenait pas tout des émotions qui transperçaient parfois ce jeune deux pattes mais, Catleya n'en restait pas moins fascinée. Les adultes ne montraient jamais si clairement leurs émotions, à part la colère du cuisiner peut-être, qui était elle bien visible ! Catleya fit rapidement le tour du garçon, estimant la force de ce corps, les vêtements larges n'aidant en rien, elle en vint à carrément le tâter sans ménagement de ses doigts griffus.

- C'est vrai. Arthur être petit et faible.

Lâcha-t-elle finalement, sans concession. Alors qu'elle faisait la même taille et n'avait pas vraiment l'air plus forte. C'est en palpant ses bras qu'elle s'aperçut que quelque chose clochait.

- Ce bras là, il est cassé ?

Catleya le relâcha, elle n'était pas délicate mais ne tenait pas à lui faire mal. Elle savait combien un membre cassé pouvait être handicapant et douloureux pour avoir elle-même subit quelques fractures, même si sa condition actuelle lui permettait sans doute de se remettre plus vite et mieux que la plupart des êtres de son âge.

- Arthur peut escalader ?

Il avait lui-même affirmer qu'il était prêt à escalader n'importe quel rocher et il y avait effectivement un peu d'escalade sur le sentier que prenait son raccourcit. La gamine était un peu circonspecte sur le fait d'escalader avec un seul bras valide mais, le monde était plein de surprises et cet Arthur pouvait avoir d'autres cartes dans sa manche. De toute manière, ils avaient encore un peu de temps avant de prendre le raccourcit.

Elle réfléchissait à ce qu'il avait dis, à propos des élémentaires et du prêtre de Delil. Le mot "invoquer" lui laissait un amer goût d'inconnu, elle ne connaissait pas ce verbe mais, pouvait en deviner plus ou moins le sens.

- Arthur vouloir apprendre à utiliser l'essence divine, avec le Haut prêtre de Delil, c'est ça ?

Son vocabulaire n'était peut-être pas complet mais, la gamine avait fais ses lectures et la "magie" revenait souvent dans les livres qu'elle consultait. Sans aucun douce parce que ce thème était un de ceux qui la frustrait le plus.

- Arthur sait pas faire ?

La question n'était pas si innocente et il était facile de comprendre au regard intense que la gamine posait sur le garçon, que la réponse était très attendue. Depuis qu'elle avait compris que les deux pattes étaient capables de choses extraordinaires grâce à la manipulation d'essence divine, elle n'avait cessé d'essayer de les imiter. Passant un temps considérable à se concentrer sur la moindre plante qu'elle rencontrait pour tenter d'imiter son tuteur et de les faire pousser, ou ne serait-ce que bouger.. Sans résultat. Elle avait par la suite compris que son tuteur n'était pas le seul à pouvoir utiliser cette magie et qu'il en existait de plusieurs sortes. Le cuisinier pouvait attiser les flammes d'un simple geste de la main, la femme qui s'occupait parfois des livres pouvaient les faire léviter dans les airs et le chien qui l'accompagnait, une petite bête grincheuse avec laquelle Catleya ne s'entendait pas du tout, pouvait parler comme un deux pattes.

Même les animaux pouvaient utiliser l'essence divine et elle.. elle en était incapable.
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeSam 27 Fév - 10:39

Les rayons des deux soleils passaient non sans mal à travers les nombreuses couches feuillues provenant des arbres gigantesques, éclairant d'une faible lumière le pays nous entourant, mais suffisant pour voir où nous mettions les pieds. Et suffisant pour que je regarde amusé dame Catleya me tourner autour, jaugeant ma valeur comme d'autres avaient pu le faire, m'observant sous toutes les coutures d'un regard rapide pour ponctuer son manège d'un acquiescement quant à ma faiblesse, ce qui ne manqua pas de me faire sourire. Je m'en sentais même un peu rassuré. Pour une fois, on ne voyait pas en moi quelqu'un au cœur bon en qui l'on peut placer des espoirs, et même si je désirais ardemment devenir un héros, je savais parfaitement en être très loin. Être, comme la demoiselle rouge venait de le soutenir, petit et faible. A des années de ce qu'un véritable aventurier devait être.

Peut-être me fourvoyais-je depuis tout ce temps, à me croire capable d'accomplir l'impossible, comme me le disait souvent dame Lehoia. N'étais-je, après tout, pas qu'un simple enfant handicapé ? Comme me le soulignait finalement la lhurgoyf en venant tâter un membre que je ne sentais plus, remarquant son geste uniquement parce que je l'observais que parce que je le ressentais.

A sa question, la réponse était évidente et déjà avais-je dû l'expliquer à moult caravaniers et marchands avec qui j'avais voyagé. Si je mettais habitué à la condition d'un bras en moins, cela me laissait toujours d'amer remord en bouche, ceux d'avoir conduit monsieur Simon vers les bras de Kesha. Et, comme à chaque fois, une nouvelle vague maussade me traversa. Sans doute, si dame Catleya n'était point avec moi, aurais-je pleurer sa mémoire perdu. Mais pour l'heure, j'essayais de garder la face, de ne pas y penser, d'agir comme il aurait voulu que je le fasse, que je ne me laisse pas abattre pour continuer d'avancer et enfin trouver un élémentaire comme il l'avait fait tant de décennies avant notre rencontre. Aussi répondis-je à dame Catleya avec une certaine mélancolie. "Non, mon bras est paralysé, je... Je ne peux plus le bouger ni sentir ce qui le touche, mais il n'est pas cassé. Mais ne t'en fais pas, repris-je avec un fier entrain, je suis prêt à gravir n'importe quel rocher et affronter n'importe quel danger pour parvenir jusqu'au temple. En plus, j'ai un super bâton de marche pour m'aider." Ponctuant ma phrase, je levais fièrement le bâton que monsieur Simon m'avait offert quelques mois plus tôt. Il n'avait rien de grandiose, c'était même un outil de marche plutôt rustre et sobre, mais j'en étais satisfait et ne l'échangerait pour rien au monde.

Je devais bien l'avouer ne pas avoir envisager sérieusement une quelconque escalade. Avec mon ancien tuteur, nous avions tenté deux ou trois fois l'expérience qui s'était toujours concluant de manière peu fructueuse, lui aussi avait du mal à grimper des parois rocheuses, alors aujourd'hui, je m'en voyais bien incapable. Si le raccourci qu'elle souhaitait suivre nous faisait grimper un rocher à la verticale, je serais dans de beaux draps. Néanmoins, il en faudrait bien plus pour que je m'avoue vaincu, la forêt était grande et il devait exister de nombreuses routes pour si rendre, j'aurais juste l'air un peu bête face à la demoiselle rouge lorsqu'elle gravirait la montagne et que je resterais tout penaud en bas de cette dernière.

Par chance, ce fatidique moment fut retardé lorsque nous nous arrêtâmes quelques instants après cette inspection corporelle. Avais-je dis quelque chose de mal ? Quelque chose de dérangeant pour la gente demoiselle ? Peut-être, je n'étais certains de rien en sa compagnie, cependant, je ne pouvais nier l'intensité du regard qu'elle me portait, cherchant ardemment une réponse à sa question vis-à-vis de l'essence divine. Voilà une question que l'on me posait bien pour la première fois, les gens ne s'y intéressaient pas forcément, après tout, c'était quelque chose de normal pour tout le monde. Sauf pour moi qui ne possédait guère qu'un seul don, que j'appréciais de tout mon être, mais rien de plus. Parfois, je m'en trouvais honteux que de ne savoir faire qu'une chose de surnaturel, surtout face aux puissants êtres possédant une multitude de pouvoir, telle dame Lehoia ou monsieur Simon.

Aussi répondis-je avec un enthousiasme partagé car, oui je désirais rencontrer le haut prête pour apprendre à utiliser l'essence divine mais n'était pas certain que cela puisse fonctionner. "Oui c'est ce que je voudrais. Je... Je sais l'utiliser, enfin, en partie, je n'ai qu'un seul don... Mais il est vraiment bien, c'est ce que j'ai utilisé tout à l'heure pour apaiser l'hostile bête. Grâce à lui, je peux aider les gens à être moins en colère ou triste, ça redonne de l'espoir et apaise les cœurs comme me disait monsieur Simon et je suis très content de pouvoir faire ça. En plus, ça marche sur presque tout le monde, mais pas très longtemps." Au fil de ma tirade, je retrouvais plus d'entrain et le bonheur pouvait se lire dans ma voix.

Aussi, à mon tour, je l'observais avec intensité, croisant le regard de ses deux jolies yeux, espérant une réponse favorable de sa part. Peut-être allait-elle me dire qu'elle savait faire pleins de choses grâce au grand prêtre du temple, que ce dernier, plus que compétent en la matière, lui avait enseigné moult secret de l'essence divine que je pourrais apprendre à mon tour. Oui, ce serait si bien.
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeSam 20 Mar - 16:49

Un bras inutilisable, un handicap important pour un petit homme déjà gringalet. Le petit monstre rouge se dit que si ce garçon avait du vivre dans la forêt comme elle.. il n'aurait pas vécu longtemps. Elle se demandait qui avait pu le secourir avant de se rappeler que les petits deux pattes n'étaient pas laissés dans la nature, qu'ils avaient des parents pour les nourrir et prendre soin d'eux jusqu'à ce qu'ils soient assez grands. Comme beaucoup d'autres animaux. Parfois.. elle sentait bien qu'elle devrait se poser La question. Cette question comme une blessure ouverte qu'elle ignorait. Là, debout au bord d'un gouffre qu'elle préférait ne pas voir, elle détournait la tête et délaissait cette question.. quels parents laissaient leur enfant dans la forêt ? Elle ne voulait pas de cette question alors elle ne se considérait pas comme un deux pattes, pas comme un animal non plus, elle était autre chose, une chose qui n'avait pas à se poser cette question.

En tout cas, le petit homme ne se démontait pas, bras en moins ou pas, il affirmait pouvoir escalader et surmonter tous les obstacles qui se mettraient sur le chemin du temple. Elle n'avait rien pour lui donner tort après tout, lui qui était si faible, c'était plutôt bien débrouillé seul face au glouton revêche. Le bâton de marche qu'il semblait considérer comme son atout maître, semblait peu fiable à Catleya mais, la gamine n'avait jamais eu à compter sur autre chose que ses propres membres.

Finalement, il acquiesce à la déduction de la gamine, il venait bien demander conseils et peut-être même des leçons, au Haut prêtre de Délil. Il savait déjà utiliser une habilité liée à l'essence divine, celle qu'il avait utilisé sur le glouton. Le petit monstre se renfrogne un peu et shoot dans un caillou sur la route, ce dernier volant jusqu'à un arbre pour s'enfoncer dans l'écorce. Alors lui aussi. Catleya avait un instant espéré et fait la théorie qu'elle était peut-être tout simple trop jeune pour utiliser l'essence comme les grands deux pattes. Une théorie qui ne tenait que grâce à l'absence de comparaison, elle n'avait alors jamais rencontrer que des adultes. Arthur était donc la preuve par l'exemple.. Il détruisait ses espoirs avec bonhommie, radieux et fier de lui alors que la gamine fulminait intérieurement.

Ils tournèrent soudain, quittant le chemin caillouteux pour s'enfoncer dans la forêt. La gamine restait longtemps silencieuse, hâtant le pas sur un sentier plus sinueux et moins praticable. Apparemment, elle avait décidé de prendre le raccourci. Lorsqu'ils se retrouvèrent finalement devant un affaissement rocheux, entre l'éboulement et la falaise, le petit monstre bondit rapidement d'un rocher à un autre, grimpant avec l'aisance d'un cabri jusqu'à disparaitre, plusieurs mètres plus haut en atteignant la corniche.

Voilà, elle était mesquine en plus d'être incapable de faire de la magie. Arthur était là, en bas d'une montagne de rochers plus ou moins stables, perdu en pleine forêt de Noathis. Il fallut plusieurs dizaine de secondes avant que la bouille cramoisi de la gamine ne réapparaisse en haut de l'amoncellement, elle lança une corde par dessus la corniche et descendit en rappel.

- Arthur vient là.

Elle lui faisait signe d'approcher, enroulant la corde autour de lui, elle s'assura d'avoir fais des nœuds solides et le délesta de son paquetage. A côté de la falaise, elle lui indiquait la marche à suivre.

- Il faut mettre tes pieds comme ça, suffit de marcher c'est facile. Plus facile si Arthur assit.

Elle le laissa faire comme il voulait avec ce qu'elle venait de lui dire et, paquetage sur le dos, remonta tout en haut comme si cette petite escalade était une balade pour nourrisson. Une fois là-haut, elle posa par terre le sac du garçon et s'empara de la corde.


- Prêts ?

Elle n'attendit pas longtemps la réponse, commençant déjà à tirer. Le petit homme n'était pas lourd et malgré son apparence fluette, Catleya était un petit monstre avec de la ressource. Elle aurait sans doute pu le faire grimper en le portant sur son dos mais, elle avait préféré cette technique. Parce que si elle avait handicapée comme l'était Arthur, elle aurait préféré qu'on lui montre ce système plutôt qu'on la porte. Puis, ce n'était pas difficile, il suffisait qu'il marche, à la verticale, certes.

Une fois arrivé en haut, Catleya retira la corde de la taille du garçon et s'assit à côté de lui pendant qu'il reprenait son souffle, marcher contre une paroi rocheuse n'était sans doute pas une promenade de santé.

- Catleya sait pas utiliser l'essence divine.

L'aveu était lourd à porter pour la fillette, elle n'était visiblement pas heureuse de cette condition. Son tuteur était si doué lui, que cela semblait être naturel, faire partie de lui. C'était tout le contraire pour le petit monstre. Cela ne l'avait pourtant jamais handicapée mais cela alimentait sa vision bien solitaire d'elle-même, comme une créature différente, pas humaine, pas animale. Un monstre rouge. Seul. Si cela lui permettait d'échapper aux questions que se posaient les autres.. cela ne la rendait pas plus heureuse.

Le reste du trajet se déroula sans autre péripétie, ils arrivèrent sans encombre aux abords du temple de Délil. Le petit monstre laissa son compagnon de route découvrir l'édifice alors qu'ils approchaient des portes. Les habitués du temple adressaient un léger salut à la gamine, s'ils commençaient tous à plus ou moins s'habituer à sa présence, tous n'étaient pas encore confortable avec son apparence. Catleya ne semblait pas s'en inquiéter alors qu'elle dirigeait Arthur jusqu'aux cuisines. Là un grand homme, un terran aussi bien bâti qu'un zélos, habillé d'un tablier impeccable fronça les sourcils en voyant débarquer la fillette. Les deux se toisèrent comme deux prédateurs sur un même territoire avant que le petit monstre ne tende le bras, pour montrer haut sa prise du jour, le gros rat.

- Qu'est-ce que c'est que cette horreur ?!

La gamine ne se démonta pas et répondit très calmement, avec même une pointe de fierté.

- Ça, c'est "Salaud de parasite".

La cuisinier ouvrit des yeux ronds, c'était là ces propres mots, des mots qu'il hurlait quand il voyait qu'il manquait un jambon à son séchoir ou que ses sacs de grains étaient percés. Des mots qu'il avait un temps adressé à la gamine qu'il pensait responsable de ces vols et dégradations. En vérité, Catleya avait bien voler un jambon les premiers jours où elle était arrivé.. mais ça faisait bien longtemps qu'elle n'allait plus dans les cuisines, la crainte de manquer de nourriture l'avait peu à peu quitté. L'homme regarda longuement le gros rat avant de se gratter la barbe avec embarras.

- D'accord, d'accord, mais je veux pas de ça dans ma cuisine, va le donner aux chiens.

Catleya abaissa le bras et adressa à Arthur juste derrière elle, un sourire conquérant. Avant qu'elle ne passe le pas de la porte, le cuisinier la rappela.

- Hé toi..

Elle se retourna vers l'homme qui lui lançait une pomme, elle l'attrapa au vol de sa main libre.

- Emmène donc ton petit copain voir le père Valerian.

Le petit monstre acquiesça et sortit en compagnie d'Arthur, elle lui tendit la pomme.

- Arthur a faim ?

Quelques mois plus tôt, elle lui aurait tendu le rat pour lui servir de goûter. Elle lui donnait volontiers la pomme et se dirigeait vers l'arrière du temple, le rat mort pendant toujours à sa main gauche. Elle toqua finalement à une large porte de bois au bout d'un couloir mal éclairé.

- Entrez.

La voix masculine était en partie assourdit par l'épaisseur de la porte. Catleya ouvrit rapidement et les deux enfants se retrouvèrent dans le bureau trop bien rangé du prêtre en charge des lieux tant que le haut prêtre n'était pas là.

- Catleya, je t'ai déjà demandé de ne pas rapporter des choses mortes dans le temple de Délil, dois-je te rappeler que nous honorons le dieu de la vie ici ?

La gamine cacha le rat mort dans son dos comme si le père Valerian allait oublier son existence si il ne le voyait plus. Ce dernier soupira et tourna son visage sévère vers le jeune garçon inconnu.

- Je ne reconnais pas ton visage, qui es-tu mon garçon ?

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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeMar 21 Déc - 22:15

Je n'eus guère droit à la réponse que j'escomptais, à la place, nous nous mimes en route à travers cette immense forêt. Peut-être même, mais je n'en étais guère certains, l'avais je troublé. Une part de moi avait bel et bien l'impression que l'humeur pourtant si curieuse de demoiselle Catleya avait changé. Avais je dis quelque chose qu'il ne fallait pas ?

Tant bien que mal, je la suivais à travers cette océan de verdure dans lequel je me serais depuis bien longtemps perdu si elle n'était pas là pour me guider. Ô, ça, c'était certains. Depuis que nous avions quitté la route pour suivre un chemin qu'elle était peut-être la seule à connaître, je n'avais plus aucune idée de comment retrouver la civilisation et, j'espérais plus que tout que la créature à peau rouge savait bel et bien où nous allions. Pour autant, je lui faisais entièrement confiance et la suivait aveuglément. Maintenant que j'y pensais ouvertement, je me trouvais bien béta. Combien de fois m'avait-on dit de ne pas accorder ma confiance trop rapidement ? Bien trop souvent si ma mémoire était bonne. Mais en même temps, comment ne pas faire confiance à cette demoiselle si intrigante ?

Le chemin que nous empruntions n'avait rien d'impossible. Bien au contraire, cela pouvait presque ressembler à une promenade de santé, avec quelques racines et rochers en plus. Ce qui me faisait avoir du mal à rester à hauteur de demoiselle Catleya était simplement, et sans honte aucune, mon manque de connaissance du terrain. Il était clair qu'elle connaissait parfaitement cette forêt. Aussi devais-je redoubler de vigilance pour esquiver toutes les embuches de dame nature afin de suivre la cadence. Néanmoins, je ne sentais aucun problème se profiler à l'horizon, tout allait pour le mieux.

Diantre que j'eue tort de penser une telle chose. A peine m'avais je suffit de me voir déjà au temple que nous arrivâmes face à un monticule de rochers empilaient les uns sur les autres d'une manière abrupte, s'achevant sur la paroi d'une falaise, je me retrouvais bien penaud. Et je le fus d'autant plus à la voir bondir avec autant d'agilité que d'aisance d'une pierre à la suivante pour parvenir en à peine quelques secondes tout en haut. Mon bâton en tomba de ma main tant j'étais stupéfait. Bouche bée oserais-je dire. Il m'était déjà arriver de voir des personnes talentueuses dans ce domaine, mais jamais encore je n'avais pu voir quelqu'un gravir une falaise avec autant d'aisance. Puis, sans un mot, demoiselle Catleya disparu de ma vue, me laissant seul comme un idiot en bas.

Ah ! Et bien petit Arthur, tu avais dit pouvoir gravir n'importe quel rocher, c'était bien le moment de le prouver. Je ramassais mon bâton pour l'accrocher dans mon dos et observais l'amoncellement rocailleux, essayant d'y trouver le meilleur chemin d'attaque. Si monsieur Simon m'avait bien enseigné quelque chose, c'était qu'avec un bon plan rien n'était insurmontable. Alors voilà, je traçais mentalement la progression à suivre pour parvenir jusqu'en haut. Bon sang. Une terrible frustration commença à s'emparait de moi lorsque, après avoir établi une ébauche, je débutais mon ascension par un échec cuisant. Dès le premier rocher, légèrement plus grand que moi, je dégringola directement sur mon popotin. La douleur était futile, mais mon honneur lui n'était pas sauf.

Tel un conquérant, je me redressai prêt à renouveler l'expérience, et cette fois en comptant bien y parvenir mais je n'en eu guère le temps. Était-ce une mauvaise chose ? Certainement pas. Bien au contraire. Demoiselle Catleya vola à mon secours en descendant la paroi rocheuse à l'aide d'une corde. Il s'agissait bien de la première fois que je voyais quelqu'un s'en servir ainsi et cela ne manquait pas de m'écarquiller les yeux de stupeur. Je trouvais ça incroyable, comme si la démone était capable de marcher à la verticale. Puis, après un vague signe de la main, elle m'enroula la corde autour de la taille et fit un nœud fort serré. Le cordon enlaçait mes hanches avec un peu trop de vigueur, et je découvris bien vite durant ma monté que cela venait à me lacérer. La douleur devenait de plus en plus intense à chacun de mes pas incertains. Je tentais d'appliquer la technique que demoiselle Catleya venait de m'enseigner avec son langage, quelque chose d'assez simple avec lequel je devais me débrouiller.

Heureusement, elle m'aidait en tirant sur la corde pour assister mon ascension. Même si, je devais bien le reconnaître, j'avais grandement l'impression d'être un poids mort et qu'elle devait fournir l'intégralité du travail. Un pas sur deux je manquais la paroi, dodelinant comme un poisson hors de l'eau seulement maintenu par une attache trop serré, qui ne manquait pas de l'être encore davantage quand je gigotais. Néanmoins, au fil de cette périlleuse escalade qui semblait s'éterniser sur des centaines de mètres, je parvenais à marcher verticalement le long de la paroi. Mes talents de grimpeur étaient encore risibles, mais ils s'affirmaient peu à peu avec cet exercice inconfortable.

"Je crois que la prochaine fois, j'essayerai de trouver un autre chemin." Dis-je avec une pointe d'humour, cherchant à camoufler autant que possible la douleur des mes hanches rougies. Péniblement, j'essayais de desserrer le nœud sans grand succès, laissant ainsi à la demoiselle le soin d'accomplir cette terrible tâche. Ce qu'elle accomplit avec brio et en l'espace d'à peine quelques secondes. Ah. . . Comme ne plus avoir ma deuxième main me manquait parfois... Souvent en fait. J'y étais habitué à présent, mais parfois. . . "Merci beaucoup Catleya" Soufflais-je simplement alors que je me laissais choir sur une grosse racine. Laissant quelques instants de répits à mes jambes qui n'attendaient que ça.

Lorsque ma nouvelle amie m'indiqua ne pas savoir utiliser l'essence divine, j'y restais penaud, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Sans doute à cause de l'effort que j'avais commis. Ma condition ne m'en paraissait que plus risible tandis que j'observais dame Catleya à peine épuisé par notre escalade. Je commençais presque à me morfondre sur ma situation, faisant fi de son aveux, lorsque que je compris avec brutalité le sens véritable de ses paroles.

Ces quelques mots, pourtant simples, semblèrent bien plus dévastateur pour elle que l'escalade pour moi. Elle ne chancela pas, ni même râla ou pesta, se renfrognant simplement dans un silence que j'essayais, sans doute vainement, de briser. " Tu finiras par y arriver ! J'en suis sûr et certains. Tout le monde n'y parvient pas rapidement, c'est ce que monsieur Simon et dame Lehoia m'ont dit. Certains ont besoins de nombreuses années pour y parvenir." Je m'apprêtais à m'arrêter ici mais une nouvelle idée jaillit dans mon esprit. Une idée faisant surface en repensant rapidement aux nombreuses rencontres que j'avais eu la chance de faire. Je me souvenais parfaitement que les gens dont les dons n'étaient guères très puissants, ou même utiles, étaient plus nombreux que l'on croirait. "Et puis, il y a des gens qui l'utilisent mais ce n'est pas très efficace. Une fois, j'ai rencontré un monsieur qui pouvait faire changer la couleur des cheveux des gens. Ca ne marchait pas très longtemps par contre, après quelques jours, les cheveux redevenaient normaux. Le seul intérêt, si je crois bien avoir compris, c'est que des gens le payaient pour ça, mais c'est tout." Je n'étais pas certains de pouvoir lui remonter le moral ainsi, néanmoins pour une part de la route que nous avions encore à faire, je lui parlais des capacités peu prodigieuse que j'avais pu rencontrer. Comme la dame qui parvenait toujours à trouver le poids juste des objets qu'elle touchait. Ou d'un gentilhomme qui pouvait voir des choses toutes petites. Une fois, j'avais même rencontré un pêcheur qui n'avait qu'à siffloter des airs guillerets pour faire venir les poissons à lui. Enfin, même si dame Catleya ne m'écoutait pas, cela m'amusait de me remémorer ces moults rencontres parfois bien marrante. Je me demandais ce que ces gens pouvaient bien devenir.

Finalement, nous arrivâmes à bon port. Petit à petit, au travers des arbres et de la végétation, l'architecture du temple affirmait ses formes et je me retrouvai immobile l'espace de quelques secondes, le souffle court, face à ce merveilleux bâtiment. C'était la première fois que je voyais un temple aussi grand en pleins milieu de la nature. Néanmoins, son aspect me chiffonna un peu, des lianes pendouillaient de part et d'autres des corniches, s'enroulaient autour des colonnes et collaient les murs en concubinage avec des plantes grimpantes. Ci et là, des fleurs poussaient naturellement, sans véritable schéma comme j'avais pu le voir dans les manoirs et cours des plus riches individus d'Hespéria. Ce lieu semblait à l'abandon mais restait pourtant sublime à regarder. "Whoo..." Finis-je simplement par souffler, ne trouvant aucun autre mot pour décrire la grandiosité sur laquelle mes yeux se posaient.

Lentement, je parvins à détacher mon regard de la structure, le laissant revenir à demoiselle Catleya, non loin devant moi qui saluait les autres locaux, comme elle. Finalement, d'un simple regard dans ma direction, je compris qu'il était temps de redevenir son ombre. Aussitôt, je me dirigeai vers elle, saluant chaleureusement au passage les individus présent.

Même s'ils avaient l'air ma foi fort sympathique, les regards parfois froid qu'ils lançaient à mon amie m'irritait terriblement et si nous n'avions pas déjà fort à faire, je les enguirlanderais comme il se doit ! Par chance pour eux, nous arrivâmes à la cuisine avant que j'eusse le temps de trouver la meilleur des formulations pour leur apprendre à respecter la si charmante demoiselle.

Là, un homme puissamment bâti nous accueilli sans même me remarquer. Son regard n'atteignait qu'une seule chose, la bête morte que demoiselle Catleya transportait à bout de bras, comme s'il ne s'agissait que d'une vulgaire pelote de laine. Dans un silence glaçant, les deux êtres s'affrontèrent dans un duel de volonté. Courageusement, j'effectuai un pas en arrière avec la plus grande des discrétion, ne désirant point attirer sur moi l'attention. Puis le grand gaillard faillit en premier, ce qui ne manqua pas de m'impressionner sur la puissance de la fillette à peau rouge, capable de faire ployer une mastodonte rien qu'à sa volonté. Voilà qu'il me prenait à rêver qu'un jour, moi aussi j'y parviendrais.

Sans un mot, je suivis leur échange sans un mot jusqu'au moment fatidique où nous quittâmes l'endroit victorieux. Tout du moins, demoiselle Catleya était victorieuse, repartant avec en guise de trophée une pomme à l'apparence succulente. Dans cette histoire, mon rôle avait été tout au plus d'être une présence amicale pour l'épauler, mais je doutais fortement avoir eu la moindre utilité.

"Oh, je te remercie beaucoup Catleya, c'est très gentil de me partager ton trophée." Dis-je en prenant la pomme. Je n'avais pas spécialement faim, mais dame Lehoia m'avait enseignait à toujours accepter un cadeau, surtout si l'autre était heureux de le donner. Ce qui semblait être le cas. Tandis que nous avançâmes dans les couloirs du temples, toujours sur les pas de Catleya, mes yeux étincelaient de milles feux alors que je l'observais. Je restais réellement impressionnait par ses capacités et ses talents naturels et j'étais fière de pouvoir la compter dans mes amies. Tout du moins si elle acceptait de l'être.

Je m'apprêtais à lui demander si elle voulait bien devenir mon amie, mais je fus interrompu par l'ouverture d'une lourde porte grinçante par Catleya. Nous venions apparemment d'arriver dans le bureau de monsieur le père Valérian. Après elle, je m'introduisit dans la pièce déjà plus chaleureuse que le couloir que nous venions de franchir. Ici, plusieurs bougies éclairaient un large bureau et une lumière naturelle parvenait à se frayer un chemin jusqu'à nous à travers une fenêtre.

L'homme, que je reconnaissais être un prêtre par sa tenue, réprimanda succinctement demoiselle Catleya avant de porter ses épais sourcils froncés dans ma direction. A peine finissait-il de parler que je me penchais en avant avec la plus grande des politesses, posant le plat de ma main sur mon torse et fermant naturellement les yeux. Je m'éclairci la gorge d'un léger raclement. "Enchanté de faire votre connaissance père Valerian. Je me nommes Arthur Merk, je suis un apprenti aventurier et ambassadeur du duché de Niveria désireux de rencontrer le haut-prêtre de Delil."

Aux paroles du père, je me redressai et lui expliquer tout ce qu'il désirait savoir. Sur le fait que je désirais apprendre à invoquer un élémentaire, comme monsieur Simon parvenait à le faire. Mon vieil ami était parvenu à créer un lien avec un élémentaire dans un temple, sans me dire dans lequel. Aussi, pour débuter cette quête que je m'étais fixé, le temple de la vie semblait être une bonne piste et ainsi je me retrouvais ici, en compagnie de demoiselle Catleya qui m'avait trouvé et secouru sur la route du temple.

Après toutes ces explications, le père m'indiqua que le haut-prêtre n'était pas présent actuellement mais que, si le cœur m'en disait, je pouvais attendre ici, j'y étais le bienvenue. Je le remerciai chaleureusement et nous quittâmes le bureau avec mon amie. "C'est bien dommage que monsieur le Haut-prêtre ne soit pas là..." Soufflais-je un peu peinai alors que nous avancions dans le couloir dans une direction qui m'était inconnu. "Tant pis, je vais devoir attendre son retour. Heureusement que tu es la mon amie, l'attente sera plus agréable avec toi. Je suis sûr que tu connais pleins de choses incroyables sur cette forêt et le tempe."

Avoir l'opportunité de passer du temps ici, en compagnie de demoiselle Catleya, me rendait suffisamment joyeux pour éclipser totalement l'absence du Haut-prêtre qui m'aurait autrement chagriné. Et cette joie pouvait aisément se lire sur mon visage, où mes joues rebondissait gaiement vers le ciel poussait par un immense sourire. Ah, comme il me tardait déjà de découvrir la forêt autour du temple et ses magnifiques paysages, en apprendre plus sur la demoiselle et, peut-être même si j'osais me montrer optimiste et plein d'espoir, l'aider à découvrir l'essence divine.
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeMer 26 Jan - 15:50



- Catleya pas être amie.

Comme à son habitude, la gamine lâchait ses phrases sans mâcher ses mots. Elle ne semblait pas fâchée pourtant, elle continuait à marcher à côté du garçon, à son rythme, affichant un visage égal. En réalité, elle ne faisait que rectifier sa phrase à l'endroit où elle n'en comprenait pas le sens. Après tout, c'était vrai, elle n'était pas son amie. De ce qu'elle avait lu, les amis se connaissent depuis longtemps et sont attachés l'un à l'autre. Elle ne connaissait pas Arthur depuis longtemps et ils n'étaient pas attachés, ce ne serait pas pratique d'ailleurs. Arrêtée sur sa définition et un sens littéral qui nuisait à sa compréhension, Catleya ne pouvait se saisir de cette main tendue qu'elle ne voyait pas. Ce n'était d'ailleurs pas la seule chose qu'elle ne comprenait pas, le vocabulaire d'Arthur était bien plus fournis que le sien.

- C'est quoi "un croc royabl" ?

Cela étant, elle connaissait bien des choses sur la forêt et le temple. Peut-être qu'elle pourrait emmener Arthur voir le Greaver ? Elle n'était pas sûre que le monstre-arbre aime le petit deux-pattes ou que ce dernier ne prendrait pas ses jambes à son cou en rencontrant son étrange compagnon. Puis il faudrait à nouveau s'enfoncer dans la forêt et possiblement faire des rencontres moins amicales.. La seule personne qu'elle avait emmené voir Greaver c'était son tuteur alors, ils ne craignaient pas grand chose de la forêt, ce n'était pas pareil avec Arthur.

Mais pour aujourd'hui, elle avait d'autres choses de prévu. Elle accompagnait Arthur jusqu'à la chambre que lui avait désigné père Valérian et le plantait sur place, l'abandonnant dans la petite pièce seulement occupée par un lit rudimentaire et une commode vieillissante. Elle disparut pour le reste de la journée qui s'avéra assez courte, à cette période de l'année, la forêt plongeait tôt dans l'obscurité. Elle ne se montra pas davantage au repas du soir donné dans le grand réfectoire.

C'est avant l'aurore du jour suivant, qu'elle réapparu à Arthur, sous la forme bruyante d'un poing tambourinant sur sa porte.

- C'est Catleya, Arthur venir ?

En réalité, le garçon avait de la chance, si elle ne s'était pas retenue juste à temps, elle serait rentré directement dans la pièce. C'était très certainement ce qui arriverait si elle n'avait aucune réponse dans la poignée de secondes suivantes.
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeMer 16 Mar - 15:38

"Oh, pardon alors... Je croyais que... Ce n'est pas grave, nous le serons peut-être un jour". Répondis-je désappointé par sa réponse. C'était bien la première fois que j'obtenais cette réaction, tout du moins, aussi sèche.  Peut-être était-ce parce que j'appréciais la demoiselle que cela me blessait autant ? Malgré ce douloureux pincement, je ne me faisais pas prier pour lui répondre à nouveau, ayant tout d'abord dû mal à saisir ce qu'elle me demandait avant de me remémorer des paroles passées. "Et bien, c'est quelque chose d'extraordinaire, de fantastique... Une chose incroyable se produit rarement où sort de ce que l'on peut avoir l'habitude de rencontrer. En l'occurrence... Hum, actuellement plutôt, je suis sûr que tu connais des choses folles sur cette forêt, des points d'eaux où des animaux se réunissent à l'abris de nos regards pour boire, un arbre dépassant le reste de la forêt par sa hauteur, une prairie où des fleurs brillent de leurs pétales et leurs odeurs...

Tant bien que mal, je disais tout ce qui me passais en tête pour essayer de décrire une chose incroyable. Et plus les mots s'extrayaient, plus ce terme me semblait vague. Une chose incroyable pour certain l'était-elle pour d'autres ? Après tout, pour moi, Catleya était incroyable, mais pour ceux du temple qui la côtoyaient chaque jour, l'était-elle autant qu'à mes yeux ? Précisant cette pensée, je ne manquais pas d'ajouter. "Je crois que ce qui est incroyable dépend de chacun, une chose incroyable pour moi ne le sera peut-être pas pour toi. Par exemple, cette forêt est incroyable par son immensité. J'ai l'impression de ne pas en voir le bout, qu'elle s'étend sans jamais s'arrêter. Et je suis à peu près sûr que sans l'aide d'une route, je n'en verrais jamais la sortie. . . Même toi tu es incroyable, Catleya. Tu es la première demoiselle que je rencontre à avoir la peau rouge, à connaître aussi bien la forêt, à courir comme tu le fais et te mouvoir avec autant d'aisance. Tout ça en restant très jolie. . ." Ces quelques derniers mots, je les prononçait d'une voix bien plus faiblardes, plus timides, j'en vins même à rougir. Regrettant aussitôt mes paroles, sans doute trop chevaleresque pour le petit homme que j'étais.

Sans doute me ferais-je réprimander par Monsieur Simon s'il me voyait agir avec autant d'audace. Une audace que je n'avais pas vraiment vu venir, qui m'avait échappé tant cela était une vérité évidente à mes yeux, et pourtant si gênante. Cependant, je pouvais toujours espérer que demoiselle Catleya n'y verrait aucune offense, sans doute ne le remarquerait-elle même pas, plongé dans ses propres pensées après ma longue tirade explicative. Puis je me revoyais dire cette phrase avec une voix si basse, qu'avec un peu de chance ne l'aura-t-elle même pas entendue.

C'est en continuant cette conversation, lui énumérant des choses incroyables que j'avais pu voir au fil de mes pérégrinations. Lorsque, soudainement et sans un mot, me retrouvant seul devant une chambrait, je remarquais que ma camarade était partie telle une souris. Et bien, voilà une demoiselle bien étrange.

Le reste de la journée, je ne comptais pas le passer à attendre sans rien faire. C'était bien mal me connaître que me croire casanier. Bien au contraire. Aussi me contentais-je d'un rapide tour pour découvrir mon logis pour les quelques jours que je passerais ici. Puis, une fois mon baluchon déposé sur le lit, je m'empressais de quitter les lieux, à la recherche du premier que je croiserais pour l'assaillir de ma curiosité.

Ainsi, les heures défilants, je voguais de personnes en personnes au sein du temple, m'abreuvant de leurs anecdotes, de leurs connaissances et leurs savoirs sur les divinités, sur la forêts, sur la vie, sur la préparation de la viande et des plantes. Grâce à l'un des disciples, j'en appris plus sur la manière dont on pouvait honorer Delil. Ce qui fut très instructif et fascinant.

Le soir venant, sans grande difficulté après cette longue et éreintante journée, aussi bien pour mon frêle corps, comme l'avait fait remarqué Catleya, que mon esprit.

D'un bond, je m'éveillais en sursaut au tambourinement qui manquait de fracasser la porte de bois. Mince, que pouvait-il bien se passer ? Un feu s'était-il déclarait ? Où une attaque de créature sauvage ? Peut-être pire. C'était bien ma veine... Pile le jour où j'étais présent. Non ! Je ne devais pas être abattu ni même pensé ainsi. Telle n'était pas la pensée des vaillants aventurier !

Ni une ni deux, je sautais hors du lit prêt sans prendre le temps de m'habiller davantage que la culote avec laquelle je dormais. J'attrapais aussitôt mon bâton, seule arme que je possédais et que je savais un temps soit peu manier. Je m'apprêtais à affronter n'importe quel danger lorsqu'une voix me parvint à travers la porte, tandis que le tambourinement s'estompait l'espace d'une seconde ou deux. "Oh, euh. Oui. J'arrives tout de suite." Et tandis que je terminais cette phrase, voilà que je me prenais à rire tout seul dans ma chambre, tenant un bâton prêt à pourfendre des fantasmes. "J'arrives dans un instant, le temps d'enfiler mes habits"

Un instant plus tard, je lui ouvrais la porte, la voyant m'attendre avec autant d'impatience que d'ennuie. Avait-elle songé à m'abandonner tant j'avais été long ? Je n'avais pas la réponse, et n'arrivait pas à imaginer si oui ou non elle en était capable. "Je suis vraiment désolé de t'avoir fait attendre autant, mais me voilà maintenant, frais comme un gardon pour te suivre jusqu'au bout de la forêt. As-tu bien dormi ?"
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MessageSujet: Re: Such a lonely day [pv:Arthur]   Such a lonely day [pv:Arthur] Icon_minitimeMar 5 Juil - 16:21

Le petit deux pattes était long. Pourquoi lui fallait-il autant de temps pour venir ? Catleya se rappelait avec irritation qu'il fallait aussi beaucoup de temps à son Papa pour s'habiller parfois. Elle ne comprenait toujours pas l'intérêt de tout ce fatras et il ne lui semblait pas se rappeler une seule fois où elle avait du attendre après sa grande amie verte pour qu'elle s'aprête. Cela devait être un truc de mâle deux pattes. A bien y réfléchir, c'est vrai qu'ils étaient plus frêles physiquement, Papa était moins fort que Smaragd et Arthur bien moins qu'elle-même, peut-être les habits devenaient des sortes d'armures pour eux ? La gamine en était là de ses reflexions lorsque, finalement, la porte s'ouvrit sur un jeune garçon souriant. Elle n'aimait pas qu'il la fasse attendre mais, elle aimait bien son sourire. De toutes ses dents pointues de petit monstre, elle lui renvoyait son sourire.

On va dans forêt. Voir incroyable.

Catleya, ses cornes diaboliques et son sourire de requin, remettait son sac à dos en place avant de se lancer d'un pas joyeux dans les couloirs. Habillée d'une robe de bure ajustée à sa petite taille, elle avait l'étrange allure d'un monstre se prenant pour un apprentit prêtre. Ses pieds nus foulaient bientôt la terre meuble de la forêt alors qu'elle menait la marche, entrainant Arthur dans les profondeurs de Noathis. Les soleils devaient être haut dans le ciel lorsque Catleya conscentit à ralentir mais, la végétation était si dense au-dessus d'eux qu'il régnait tout autour une semi-obscurité peuplée de craquements inquiétants et de cris inconnus. Rien qui ne semblait perturber le petit monstre rouge, au moins en apparence. Ses sens étaient pourtant bien en alerte, à l'affut d'une inflexion dans la tonalité des cris, d'un silence trop long, d'un craquement sourd. Catleya était ici chez elle sans doute mais, elle ne savait que trop bien que cette maison accueillait bien d'autres monstres. La cohabitation n'était pas toujours pacifique. Pourtant, ici, au milieu de tout ces dangers potentiels, cachés voire inconnus, son coeur battait fort, sa respiration était pleine, régulière et profonde. Ici, elle n'était plus une anomalie.

Arthur venir !

Ses griffes noires s'agitaient en direction du petit homme, l'invitaient à entrer dans une grotte plongée dans le noir que Catleya venait tout juste de "vérifier". Percevant peut-être une hésitation ou une retenue face à l'obscurité totale, Catleya tendit la main, par impatience ou dans un geste qui aurait pu être rassurant s'il n'avait pas été aussi brusque, elle se saisit du poignet d'Arthur et le tira à sa suite. Au bout d'une longue minute à naviguer à l'aveugle dans les entrailles de la terre, un trait de lumière leur indiquait l'arrivée. Une large caverne ouverte par un trou dans le plafond les accueillait. Un lac souterrain entourait une petite île juste assez grande pour qu'un arbre solitaire y trouve de quoi pousser et grandir en direction de ce puit de lumière qui semblait être la seule autre sortie. Ce n'était en réalité que la seconde, en sous-sol, de nombreuses galeries submergées dessinaient un reseau sous la terre. L'endroit était magnifique mais, cela ne semblait pas suffir au petit monstre qui cherchait visiblement quelque chose du regard. Elle relâchait le poignet de Arthur pour s'approcher de l'eau, elle s'accroupissait et tapotait la surface de l'eau de la main. Après quelques secondes sans autre échos que le clapotis de l'eau, la gamine finit par grommeler, l'air dépitée.

Incroyable pas là encore.

Revenant vers Arthur elle posait son sac à dos sur un rocher et l'ouvrait pour en sortir une large miche de pain et un petit paquet enveloppé dans un torchon. Visiblement, Catleya avait prévue le pic-nique.

Quand Arthur avoir faim.

Elle laissait ses affaires là, pour revenir près de l'eau et y plonger les pieds, le lac ne semblait pas très profond sur les bords mais la couleur de l'eau devenait plus foncée par endroit, indiquant peut-être qu'il fallait se méfier. Catleya se tournait à nouveau vers Arthur, curieuse et joueuse.

Arthur savoir nager ?

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