[event] Les larmes qui se murmurent dans l'ombre.

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_ Il parait que des personnes hauts-placées seraient gravement malades.
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 [event] Les larmes qui se murmurent dans l'ombre.

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:: Cendre Lune ::

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Nasaq
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Nasaq
MessageSujet: [event] Les larmes qui se murmurent dans l'ombre.   [event] Les larmes qui se murmurent dans l'ombre. Icon_minitimeLun 22 Fév - 21:24



[event] Les larmes qui se murmurent dans l'ombre. Bandeau-event-3



Le mois de Tymbé touchait à sa fin et Nasaq n'avait point déçue sœur Adriana. Avec les cours de rattrapage mais aussi avec l'aide de la pétulante Hermeline et la réservée Léonie, elle maîtrisait le vocabulaire et la grammaire de la langue. Capable de lire des textes qu'ils soient littéraires ou bien techniques, elle avait enfin accès à la connaissance de la bibliothèque et fit de nets progrès en théologie ainsi qu'en toxicologie, cours qu'elle affectionnait particulièrement. Et chaque jour, elle accomplissait ses corvées avec zèle et efficacité. D'ailleurs, elle fut convoquée par sœur Adriana dans son petit bureau et cette dernière lui annonça, toujours avec cette froideur calculée qu'elle pourrait être éligible pour son ordination à la fin du mois prochain si ses progrès se confirmaient. Nasaq dut se maîtriser pour ne pas faire exploser sa joie et se contenta d'un sourire aimable alors que son cœur battait la chamade et qu'elle aurait voulue courir dans les couloirs en criant sa jubilation et son enthousiasme. Pourtant, il fallait qu'elle étouffe son euphorie avant que sœur Adriana ne se ravise. Sortant impassiblement du bureau, elle accéléra le pas jusqu’au réfectoire où ses camarades prenaient leur collation du matin et en arrivant dans la salle, laissa déborder son bonheur et l'ivresse de leur annoncer la bonne nouvelle. Elle allait devenir une prêtresse de Kesha ! Ses camarades l'applaudirent en riant, véritablement réjouie par la nouvelle. Mais les trois autres de la tablée voisine lui lancèrent un regard mauvais et concupiscent. Seule Léonie lui adressa un timide et furtif sourire qu'elle lui rendit. Depuis la soirée passée sur la terrasse du dortoir, Nasaq avait essayé d'en savoir un peu plus sur Léonie mais elle n'apprit rien, ni sur elle ni sur son passé, comme si elle était une parfaite inconnue. il était certain que les sœurs devaient bien savoir qui elle était vraiment mais Nasaq ne pouvait pas décemment leur poser des questions aussi personnelles. Le mystère enveloppant Léonie restait intact. La seule chose qu'elle put apprendre de la bouche même de Léonie, était que son père avait un poste assez haut placé à la mairie d'Hellas. Mais, ce fut les seules informations qu'elle obtenu. Par contre, à chaque petite soirée en compagnie d'Aunarpuq, Léonie se joignait à elles même si elle demeurait avec les prout-prout-pas-sympa lors des repas. D'ailleurs, même si Nasaq n'avait pas renoncée à vouloir qu'elle se joigne à elles, par courtoisie et politesse, elle n’insista pas ne voulant pas la jeter dans une gène dont elle ne savait rien. La routine perdura jusqu'au début de mois de Toula où un fait atteignit telle une lance, le cœur de Nasaq et le déchira. La fièvre n'avait pas encore dit son dernier mot.



Padbibok au Temple.




Alors qu'elle avait toute l'après-midi transportée des sauts de glace pilée en provenance de la glacière jusqu'à la grand nef de l'aile est et qu'elle s’apprêtait à prendre son service pour la distribution des repas en se tout début de soirée, son cœur s’arrêta de battre quand elle vit, allongé sur un lit, son ancien maître, Padbibok. Que venait-il faire ici ? La réponse s'imposait d'elle-même. Heureusement il avait tout de même la force de faire le trajet de Gaéaf jusqu'au Temple. Lentement, elle s'approcha du lit mais le vieux bonhomme ne la reconnu pas de suite sous son aube blanche. Ce ne fut que lorsqu'elle s'assit au près de lui pour lui apporter la soupe que l'on distribuait qu'il se souvint des traits de son visage, espiègles et mutins. D'une voix rauque et souffreteuse, il lui sourit, à la fois heureux de la voir ici et navré que cela ce fusse dans de telles conditions.




-"Tiens tiens, la petite Nasaq, heureux de te revoir... et de constater que Cupthea s'en est définitevement allée..."





Une quinte de toux l'interrompis et Nasaq le releva légèrement de son lit. D'une voix douce et pleine de compassion:




-"Oui, elle est partie pour de bon, merci à toi... T'inquiètes patron, ça va aller. Je suis à tes cotés à présent."






Puis, lentement, elle approcha la cuillère en bois de la bouche exsangue du vieil homme et commença à le faire manger. Les intestins de Nasaq se nouèrent. Allait-elle être le témoin de la mort d'un homme, qui certes n'était pas un sain, mais qui lui avait permis de changer de vie, de trouver sa voix et enfin de s'accomplir. Elle savait à quelle point elle pouvait lui être redevable et le voir ainsi écorcha son âme ou plus profond. Peut-être ne méritait-il pas l'absolution, mais sûrement pas de succomber à cette maudite fièvre. Vénal il l'était, mais ce n'était pas un homme foncièrement mauvais, loin de là. Et cela aurait été vraiment injuste qu'il périsse de cette manière, Nasaq ne pouvait le tolérer et elle s'en remit à Kesha. Le soir dans le dortoir, elle eut bien du mal à trouver le sommeil et le peu de temps qu'elle y sombra fut émaillées de visions funestes mêlées au de lumineux moments passés en la compagnie de Padbibok. Le matin elle snoba le petit déjeuner pour se rendre rapidement à l'aile est pour trouver la sœur intendante et lui demander une faveur. Nasaq ne lui demanda qu'une chose ce fut d'être libérée de ses corvées habituelles juste le temps pour apporter les repas à son ancien patron et qu'elle retournerait à ses taches habituelles cela fait. La sœur intendante qui accueillit avec réserve cette demande se rangea de son coté lorsque Nasaq lui expliqua sommairement la nature du lien qui les unissait. Nasaq la remercia chaleureusement pour ce privilège et s'empressa de se rendre à la glacière pour y transporter les sceaux de glaces tel un joyeux et guilleret Sisyphe.


Deux, puis trois jours se succédèrent sans que l'état de Padbibok ne s'améliore ni même se stabilise. Les tisanes et potions semblaient être de moins en moins efficace quant aux bains de glace, qui jusqu'alors avaient donnés de bons résultats, eux finissaient par sérieusement aggraver la fièvre. Le problème devenait insoluble et aucun début de solution n'avait été découvert jusqu'à lors. Avec cette recrudescence de malade, Cimméria ne tarderait pas à sombrer dans la fatalité. Et même les sœur soignantes les plus fortes et dotées d'un optimisme à toute épreuve, montraient elles aussi, des signes d’inquiétudes voir de découragement.

 


Cela faisait à peine une quinzaine de jours que Padbibok avait été admis au Temple, qu'une sœur vint chercher Nasaq qui était en train de concasser avec zèle de la glace à la glacière. La sœur vint lui dire que l'état de Padbibok était devenu préoccupant et qu'il était peut-être le moment d'aller le voir une dernière fois. Apprenant cela, Nasaq remonta quatre à quatre les marches en pierre de l'escalier en colimaçon, laissant derrière elle sa consœur assez surprise de voir l'une des leurs si encline à l'émotion et à l’impulsivité. Tout le trajet durant, Nasaq ne voulait pas croire, ni même imaginer qu'il fusse possible que Padbibok puisse rendre son dernier souffle dans les quelques heures à venir. Non, ce n'était pas possible, la sœur avait due se tromper de personne ou bien Padbibok avait été changé d'allée ou de section. Il ne pouvait en être autrement. Elle courut entre les rangées de lits, évitant dans sa course, non sans une certaine agilité les sœurs qui allaient et venaient. Certaines poussèrent des Ho de surprise alors que d'autres semblaient véritablement indignées par cette conduite, mais Nasaq s'en fichait et chercha du regard le lit où se trouvait son ancien patron. Et dès qu'elle l’aperçut quelques lits plus loin, allongé tel un gisant, Nasaq reprit sa course de plus belle, mais cette fois-ci en renversant les plateaux et les seaux, bousculant des sœurs tant ses yeux étaient envahies de larmes qui lui coulaient jusqu'au menton et qui se perdaient derrière elle, telle la chevelure d'une comète.




Arrivée devant le vieil homme, tout brûlant de fièvre, le souffle court, elle s'agenouilla à son coté et pris sa main brûlante qu'elle mit dans la sienne et la colla tendrement sur son visage tout humide. Elle ne pouvait pas croire ce que lui montraient ses yeux, elle s'y refusait. Et d'une voix douce entrecoupée de sanglots:




-"Et patron, t'as pas le droit me faire ça. En plus je te rappel que je te dois quinze dias, alors si tu veux un jour les revoir, t'as pas intérêt à me lâcher. Ho, tu m'écoutes !"





Son souffle devint saccadé et soudain, sa poitrine s'immobilisa. Cédant à la panique, elle se releva et cria qu'on lui porte secours de toute urgence et une sœur soignante vint à elle, précipitant son pas plus pour calmer Nasaq que pour porter un quelconque secours au mourant qu'elle savait condamné. Lui faisant mine de se calmer, c'est avec regret qu'elle lui apporta la funeste nouvelle. C'en était fini. Nasaq se précipita de nouveau sur le corps frêle et décharné du vieillard, en posant ses mains sur sa poitrine, son oreille plaqué sur le cœur afin d'entendre le moindre signe de vie et se mit à prier avec toute la ferveur du désespoir. Et c'est contre toute, qu'un miracle se produisit. Enfin, restons modeste tout de même...






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