[Event] En lettres d'or et de feu

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• Gélovigiens: 3
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_ Il parait que des personnes hauts-placées seraient gravement malades.
_ Il parait que ça se bécotte "au bal de la Rose".
_ Il parait que des créanciers en sont après un des conseillers de Ridolbar.

Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 [Event] En lettres d'or et de feu

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::  Infante de Kesha ::

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Othello Lehoia
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Othello Lehoia
MessageSujet: [Event] En lettres d'or et de feu   [Event] En lettres d'or et de feu Icon_minitimeLun 22 Fév - 21:40

Le claquement du métal de l’armure face à elle raisonnait curieusement dans ses oreilles, à chaque nouvelle marche que le soldat empruntait pour gravir l’escalier de pierre qui les guidait jusqu’au palais royale. Il n’était pas long : une poignée de marches, à peine, mais qui suffisaient à créer un vacarme mémorable ; dantesque, à moins que ça soit ses sens engourdies et le feu secret qui battait sous ses tempes pâles qui rende en chaque petit choque une vraie tempête.
Ces yeux sombres s’élevèrent péniblement au-dessus de l’épaule protégée par une large plaque d’un métal raffiné, retrouvant l’image familière et lointaine du château qui veillait sur la ville comme un fort. Cela faisait des mois qu’elle n’y avait pas mis les pieds. Pas depuis sa dernière rencontre avec le souverain, qui l’avait vu défiler devant la cour comme un dernier joyau ajouté à une couronne.

Les mots de la lettre lui trottaient à l’esprit comme une petite comptine ; une ritournelle qu’elle avait pu mémoriser pendant les quelques jours du trajet qui l’avait conduite loin d’Heldor et de ses lumières. Les sourcils à moitié froncés, tant par les soleils du redoux que par ses fourmillantes pensées, la sirène tentait silencieusement de percer le mystère de cette convocation – en réalité, elle essayait plutôt de s’occuper l’esprit pour chasser de ses nerfs l’expectative de se retrouver de nouveau devant la cour.
La missive manuscrite ne quittait pas sa main, pourtant. Quelques mots, joliment appliqués sur le riche parchemin, un document très officiel pour la demander au palais sur le champ. Le messager l’avait retrouvé jusque dans la capitale du duché voisin, changeant ses plans de quelques encablures, déviant sa course pour la rappeler à la capitale, comme le cœur d’un tourbillon où elle se laissait emportée.


Nous arrivons, ma Dame. Le soldat se retourna vers elle, lui présentant un sourire bonhomme qui illumina son visage rond et gras, soulevant légèrement sa moustache épaisse. Othello s’inclina poliment pour remercier son escorte, s’amusant presque de la singularité du personnage qui l’emmenait vers l’épicentre de la nation.

L’air était doux, et serait probablement particulièrement agréable si elle ne sentait pas sa température plus élevée que la norme. Tout autour d’elle, d’autres Héraults de la noblesse éridanienne avait passé de plus légères tenues, mettant en avant leurs somptueuses étoffes, les cous et les poignets, et quelques scandaleuses qui montraient plus que de convenances leur gorges. Othello les scrutait avec une étrange curiosité, comme face à une peinture vive et colorée, un peu grotesque sous couvert de mondanité, un théâtre où se jouaient des pièces bien lointaines pour elle et son monde de foi.
Son apparence contrastait beaucoup avec le reste des eridaniennes aux alentours ; enveloppée dans une robe d’un taffetas vaporeux, d’un rose fané et poudreux, elle donnait l’impression de flotter dans un nuage. L’amas de voiles donnait la curieuse impression que son corps fragile disparaissait, ses bras frêles se noyant sous ses manches nuageuses. Seul un corset serré et un corsage de soi révélaient ses contours, et les écailles irisées qui parsemaient ses épaules nues. Ses longues mèches grises coulaient en cascade de part en part de son faciès absent. Elle donnait l’impression de rayonner la lassitude – en réalité, la fièvre qu’elle couvait lissait ses traits plus que de raison, donnant une nouvelle fougue à son sérieux.

Seules les hautes oreilles trahissaient une certaine alerte, deux nageoires mouvantes à même son crâne qui trahissaient malgré elle ses origines animales. Avançant d’un pas un peu fébrile, Othello n’en demeurait pas déterminée. Il lui était toujours curieux de devoir faire face à ces nouvelles responsabilités. Arrivée sur cet échiquier d’une bien étrange façon, elle découvrait ses fonctions avec la pratique, la surprise, devant superposer plusieurs chapeaux et plus encore de responsabilités et de fonctions. Et hormis la très Sainte Kesha, il n’y avait plus qu’un être à qui elle devait rendre des comptes. C’était d’ailleurs le but de sa venue, si elle devait se fier aux notes élégantes qui parcouraient la page. Pour notifier le roi des actions gélovigiennes, ainsi que la situation de son duché. En pensant à cela, elle pinça discrètement ses lèvres diaphanes. Sa présence manquait cruellement aux habitants, déjà victimes d’un duché en reconstruction. Et elle priait ardemment pour que leurs calvaires communs s’écourtent, que ses pas la mènent de nouveau jusqu’à Nivalessa.  


C’est par là, ma Dame. Suivez-moi. A chaque mouvement, les pièces d’armure s’entrechoquaient, réveillant sous son front pâle les prémices de la migraine. Mais le sourire du soldat avait la vertu d’atténuer même les pires maux, et la sirène se plia au prix pour suivre l’employer jusqu’aux grandes portes du palais.

Comme la dernière fois, elle fut conduite à travers quelques couloirs et halls jusqu’à ce qu’elle pensait être une salle d’audience. Ses pas se faisaient curieusement plus familiers, comme si sa précédente venue était restée gravée sous la plante de ses pieds, lui indiquant presque machinalement un chemin qu’elle ne connaissait pourtant que peu. Bientôt, ils arrivèrent à la hauteur d’une longue silhouette, certainement un chambellan ou un conseiller – la prêtresse, encore peu habituée à l’étiquette et aux coutumes, ne s’autorisa qu’une révérence sage, cherchant désespérément à échapper aux erreurs de protocoles. Celui-ci la toisa un instant du regard, et elle présenta alors la lettre rédigée, une excuse comme une preuve de sa présence en ces lieux. Pourtant, elle ne la lui remise pas : le document était trop précieux ; et le conseiller disparu peu après avec pour seule justificatif, sa mémoire et sa voix.

Allait-elle être conduite dans la salle du trône, retrouver tous ces visages braqués sur eux ? Dans une antichambre plus discrète ? Les souvenirs de sa Cimmeria natale lui ramenaient des images de vastes maisons de bois, où tous étaient réunis autour de grandes tables… Dans ces dorures, il était étrange de croire que tout existait dans un même monde.
Patiemment, elle attendit, évitant les regards et les murmures, se faisant ombre dans ce couloir silencieux, tout en se répétant les mots qu’elle avait préparé pour rendre compte des divers états du pays. Des mots parasités par des braises, mais qu’elle parvenait encore à garder sous couvert de son front opalin.
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