Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}

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_ Il parait que des personnes hauts-placées seraient gravement malades.
_ Il parait que ça se bécotte "au bal de la Rose".
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 Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}

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MessageSujet: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeDim 31 Oct - 17:34

Il y avait encore au milieu de la cour deux de ces poteaux de bois qui lui servait de mannequins d’entraînements. D’un geste preste, Darius dégaina sa lame, Gloyss, et trancha de deux coups secs les troncs, comme si ce n’était que de simples bouts de bois. Le reflet scintillant de Ziria sur la pierre précieuse cloîtrée dans la garde de la lame éblouit au passage les yeux du jeune homme, qui s’humidifièrent. Séchant ses larmes, il jeta un coup d’œil à la cabane calcinée . Les bases tenaient encore, mais les piliers de bois avaient disparus, faisant s’effondrer la toiture, Des morceaux de pierres et de bois traînaient tout autour des fondations de la structure. Les joues de Darius n’était toujours pas sèches. Ce n’était peut-être pas la garde de son épée qui le faisait pleurer finalement.

Il soupira, puis se posa sur un grand tronc d’arbre posé horizontalement près de là. Il se souvenait avoir déjà réussi à le porter à bout de bras, mais il n’avait pas de pierre de sphène à proximité alors il ne pourrait pas se prêter à cet exercice aujourd’hui. L’écorce n’était pas très confortable, mais elle lui apportait une certaine douceur nostalgique. Les Lamelles n’était pas revenu dans la cabane de Forkald depuis son retour d’Argyrei. Il aimait beaucoup passer à l’occasion s’entraîner ici, même si il n’avait plus que les cendres pour seule compagnie.
Il profita de cette pause pour vérifier ses affaires. À l’intérieur de son sac se trouvait encore le livre douteux pour apprendre à pister une proie acheté à un yorka douteux dans une taverne douteuse. Ce livre, ou plutôt ce carnet avait frappé Darius par son inutilité dans sa précédente traque. Il contenait certes des schémas et des indications dessinées, plus ou moins intéressants, mais était parsemé comme de nombreux autres ouvrages par des gribouillages incompréhensibles. Certaines personnes prétendaient pouvoir déchiffrer ces "éscribures" comme ils les appellent. Ces "éscribains" dont les plus compétents se nomment "scribes" placent "l’éscribure" au rang d’art et passeraient si ils le pouvaient – certains le font vraiment – leurs journées à "éscriber". Mais pour la plupart des isthériens, dont Darius, cela n’était que du gribouillage incompréhensible, ni plus, ni moins.
Il porta ensuite Gloyss sur ses genoux et la reluqua un instant. Sans même prendre en compte la garde décorée de l'épée longue, la simple lame était d’un acier formidable. Il n’avait aucune idée d’où Forkald avait pu trouver cet objet, mais il aimait beaucoup voir les regards empreints de jalousie des rustres vantards, qui pullulaient à Tyrhénium, quand ils voyaient un simple mercenaire de basse extraction porter une lame d’aussi grande qualité. On avait essayé bien des fois de la lui voler, mais à chaque fois Darius n’avait offert qu’un spectacle de ce dont elle était capable.

Au bout de quelques autres fouilles, il se leva enfin. Les soleils étaient au zénith. Il devait se mettre en marche maintenant s’il voulait rentrer à Tyrhénium avant le jour prochain. Il s’enfonça alors dans les bois entourant la cour sans crainte – il n’y avait plus de bêtes sauvages à l’intérieur depuis des années – mais en pressant tout de même le pas, il avait envie de dormir dans un lit confortable.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeDim 31 Oct - 19:32



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Un entraînement casanier



De long moment à parcourir les terres, ici et là, simplement. J’avais grandi, un peu, je crois, mais je ne crois pas que cela se voyait réellement…. Car cela se situait bien plus au niveau du mental que du corps. Les bipèdes me désespèrent toujours, sans aucun doute et je recherche toujours ma meute d’origine mais… Je crois que ces terres sont bien plus complexes que ce que l’œil montre au premier abord. Tous les bipèdes ne se valent pas, certain resteront incohérent et irresponsable toute leur existence et d’autre veulent bien comprendre la valeur de la vie et de la mort, ce cycle éternel qu’elles représentent. Mais je resterais tout de même toujours attaché aux plantes et aux animaux, a la sève et au sang… Je suis un loup pouvant emprunter le même chemin que les bipèdes, voila ce que je suis… Une voix animale pouvant se tenir sur deux jambes mais c’est à quatre que je vis…. Sous une fourrure de neige et de cendre, le regard du ciel et de la mer, le cœur comme une forêt de pin. Au jour d’aujourd’hui, c’est les plaines et l’herbe que je sens sous mes coussinets… Souvent, il pleut, comme a chaque nouveau cycle, une régularité qui est aussi mon temps, celui que je peux mesurer. Bientôt, un bois, il y en a quelqu’un dans ce territoire, ils ne sont pas aussi grand qu’une forêt mais cela reste des endroits regorgeants de vie… Alors je m’y dirige tout naturellement, si j’avais bifurqué plus tôt, je serais surement à l’heure qu’il est, arrivé a une grande ville de bipède… Mais les maisons serrées, les animaux esclave, la culture des bipèdes… Ne m’intéresse pas et c’est bien de tout cela que je protège la nature, de leur pire coté. Même si certain, semble-t-il, ne sont née que pour le faire, faire le plus de mal possible a ce qui est différent. Je vadrouille plusieurs heure, j’entend un bruit… Comme du bois subissant les assauts d’une lame et se faisant couper avec à peine un grincement. Je pensais que certains se servait dans les bois ou avait fait pire pour avoir si peu de résistance alors je trottinai dans cette direction. Mais sous un buisson, je vis que ce n’était pas cela, on aurait dit, une ancienne habitation en bois…. Mais ce n’était plus que des cendres. Un petit bipède s’entrainais, petit était bien le mot car même moi, si je prenais ma forme a deux jambes, je le dépasserais aisément. Était un de ces guerriers des villes ?

Le ciel se couvrait mais la pluie semblait gronder ailleurs, dans les yeux de cette individu… A se demander quand serait la tempête. Je sortie de ma cachette, m’avançant vers lui, m’asseyant à quelques mètres seulement. Malgré sa lame, je prenais le risque car il ne semblait pas assoiffé de mort, seulement de peine. Le fixant dans ses yeux qui pareille au mien, rappelais l’océan.


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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeSam 6 Nov - 21:23

Les bois étaient bien vides. Seuls quelques rats des bois se faufilaient encore parmi les feuilles mortes. Ça n’avait pourtant pas toujours été le cas. Darius pensait souvent à cet énorme ours qu’il avait tué ici-même. Ses terribles hurlements le troublait encore aujourd’hui. Il se demandait ce que cet ours pensait, à l’approche de la mort. Était-il triste ? En colère ? Il avait probablement plus de valeur que lui, peut-être aurait-il dû se laisser tuer. Les Lamelles secoua vivement la tête, c’était une pensée stupide. Il avait tué par la suite beaucoup d’autres personnes, pourquoi cet ours le préoccupait-il autant ? Reste qu’il avait participé d’une certaine manière à la mort de ce bois. Autrefois, Forkald protégeait ses terres et les animaux qui y vivait des avides chasseurs tyrhénians. Mais dès qu’il disparut, ces derniers s’en sont donnés à cœur joie d’éliminer chaque âme vivant dans cet endroit. Ici, pas d’Eryllis pour les arrêter, et ce mollasson de régent Fanel n’avait certainement pas l’intention de réguler quoi que ce soit.

Ce calme angoissant fut interrompu par des bruissements de feuilles. Un étrange loup sortit des broussailles et se posta devant Darius en le regardant fixement. Ce dernier sursauta et porta sa main à sa garde, sans dégainer pour autant. Le loup n’avait en effet pas l’air de vouloir attaquer.

« Qu’est que c’est que ça ? Allez du vent ! Va t’en ! C’est quoi le contraire de "ps ps" déjà ? »

Était-ce vraiment un loup ? Cette bête était tout à fait étrange, ses motifs bicolores sur sa fourrure, ses yeux bleus, ce ne sont pas des attributs normaux pour un loup. Puisqu’il n’y avait presque plus de gibier, il n’y avait plus de chasseurs, mais cela n’était pas pour autant un endroit où rester pour un loup. Il ne trouverait pas grand-chose à manger ici, et si par hasard un chasseur passait tout de même par là, il trouverait probablement beau à porter une fourrure aussi singulière…
Lentement, Darius reprit son chemin. Il n'avait plus de temps à perdre ici, mais il ne voulait pas énerver le loup par des mouvements brusques, et risquer une nouvelle fois de saigner ces bois.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeSam 6 Nov - 23:40



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Un entraînement casanier



La première réaction de la part du bipède fut de porté sa main a sa lame bien qu’il ne la pointa nullement sur le tas de poils que j’étais.
« - Qu’est que c’est que ça ? Allez du vent ! Va-t’en ! C’est quoi le contraire de "ps ps" déjà ? »
Il avait alors dit, je tournai la tête d’un côté, soupirant. Je regardai le ciel, surement qu’il n’allait pas tarder à pleuvoir. Il commença à partir, lentement… Il était un bien curieux personnage, alors je me décidai simplement… de le suivre et de l’observer, pour je ne sais combien de temps. Et peut-être que je demanderais à un moment ou un autre ce qui s’était passé ici. Je trottinai vers lui, répondant à ses tentatives assez maladroites de me faire partir… En tirant la langue et en fermant les yeux par le même coup. J’ai vu de jeune bipède faire ça déjà, peut être me ferais-je plus simplement comprendre ainsi, qu’importe ma forme. Bien que pour le pelage de lumière et de ténèbres que j’étais, cela devait avoir l’air tout au plus, un effet assez comique. Mais déjà, pour ce lieu de cendre, ce que je pouvais faire, c’est aider un peu, sans pouvoir, juste avec des geste simple… Comme creusé un petit trou rapidement, prendre un gland non loin de là dans ma gueule, le lâcher dans le trou et le reboucher doucement d’un revers de patte. Je regardai un instant le vieux tas de bois calciné, ce que la nature donne, elle le reprend… Chaque chose que les bipèdes emprunte devrais un jour être restitué, mais c’est rarement le cas. J’espère que ça le sera un jour avec ce maigre coup de pouce… Peut-être qu’a la prochaine saison, après un cycle complet, un chêne trônera fièrement ici. Même si en attendant, dans le temps le plus proche de nous, c’est le manteau de neige qui attend ce lieu et bien d’autre… Après cette brève pensée, je pars en trottinant, laissant à peine un petit mètre entre l’inconnu et moi, allant plutôt du coté ne possédant pas le lit où se repose la lame. Bien sûr, je gardais toujours un œil posé sur le petit individu, en garde du moindre geste menaçant. Si ce dernier en faisait, je me contenterais de m’éloigner hors de portée, tranquillement, de m’asseoir, de l’observer en attendant qu’il se calme puis de revenir à ses coté. Mais il ne m’intimidait pas, loin de là.


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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeDim 14 Nov - 20:57

Darius se rendit bien rapidement compte que le loup n’avait pas lâché l’affaire. Il continuait discrètement à le suivre juste derrière lui. Mais le jeune homme n’avait pas l’intention de se laisser impressionner par cette étrange bête. Il continua à marcher sans plus s’inquiéter, il allait avoir beaucoup de travail à Tyrhénium et ne pouvait pas perdre plus de temps. En effet, depuis son retour d’Argyrei il était très demandé par de nombreux employeurs. Battre une vingtaine de bandits à deux était un exploit peu commun, et il s’était fait une certaine renommée dans les tavernes de Tyrhénium. Ce qui avait le plus interloqué était le compagnon même de Darius lors de cette aventure. Rencontrer un lhurgoyf était déjà bien inhabituel, mais alors s’en faire son allié ça c’était prodigieux. Bien que quelques mauvaises langues osaient prétendre à l’invention, Darius était globalement plus respecté dans la cité frontière.

Malgré sa détermination à ne pas dévier de sa route, la curiosité des Lamelles était trop forte et il ne pouvait pas s’empêcher de jeter de temps à autre un coup d’œil derrière lui. Le loup – toujours présent – répondait au regard de Darius en fermant les yeux et en laissant sa langue béer hors de sa gueule. Inquiet par les étranges maladies dont pourraient être victime le loup, Darius accélérait à chaque fois un peu plus son rythme de marche. Mais en même temps, il n’avait pas énormément envie de retourner à Tyrhénium. L’ambiance y était morose depuis un moment et la ville était beaucoup moins vivante qu’à l’habitude. Il suffisait d’avoir le teint un peu rougeâtre pour se faire jeter des regards méfiants, tout le monde était à cran en l’attente de nouvelles du Haut-Monastère. De toute sa vie Darius n’avait jamais vu les tyrhénians s’intéresser autant à la religion qu’aujourd’hui.

Il ralentit le pas et se retourna une nouvelle fois vers le loup. Celui-ci était en train de creuser un trou pour y planter un gland. Darius n’était pas un expert en loups, mais ça n'avait clairement pas l'air d'un comportement normal pour un loup, même malade. Il se remit en marche, plus interloqué que jamais. C’était peut-être un esprit de la forêt, qui rend visite aux voyageurs solitaires. Effrayé à l’idée d’avoir manqué de respect à un possible envoyé des dieux, il s’arrêta et se retourna entièrement pour saluer le loup. Il n’avait aucune idée de ce qu’il était sensé faire face à un esprit, alors improvisant totalement, il s’approcha de la bête, s’accroupit à sa hauteur, et ferma les yeux en tirant la langue.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeDim 14 Nov - 23:16



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Un entraînement casanier



Mon pelage était certes particulier mais celui que je suivais le fut encore plus au bout d’un moment bien qu’il fût évident que ma présence ne le laissait absolument pas tranquille. Était-il méfiant ? Je ne saurais dire, il ne dégênais pas pour autant, je dirais donc qu’il était simplement perturbé. Mais dans ce cas, il lui en fallait peu. Finalement, au bout d’un court moment, il se retourna complètement vers moi, je ne bougeai donc plus, me demandant ce qu’il comptait faire. Il s’approcha, j’étais prête à bondir en arrière en cas de signe d’agression mais il s’arrêta, s’accroupis, ferma les yeux… Et tira la langue. Je crois que je ne m’étais pas vraiment fait comprendre et je sentis bien une fois de plus, que je me retrouvais fort limité sans mots… Ma meute des gardiennes de la nature était bien plus réceptive que ça sans que j’aie besoin de prendre ma forme a deux jambes mais on dirait que pour les autres bipèdes, ce n’étais pas une affaire des plus évidente. Je soupirai, changeant donc de corps, prenant celle de la fille aux cheveux aussi bicolore que sa fourrure, nu bien entendu, je préférais ma forme sous laquelle je vis… Il fait moins frais pour moi contrairement a cette condition ci. Me mettant à sa hauteur à mon tour, je me dis que le plus simple pour qu’il arrête de faire je ne sais quoi était… De lui pincer le nez brièvement (je l’avoue, je le fis aussi car ça m’amusait un peu). Me redressant ensuite, je regardai autour de moi. Tant que j’était sous cette forme, autant utiliser cette nouvelle facette de moi que j’ai découvert depuis peu, une extension de plus pour soutenir la flore, plus que la guérir, la faire conquérir.

Que cela soit du bois mort, des pierres ou n’importe quoi, l’herbe et les fleurs y poussèrent dans un rayon de 3 mètres autour de moi… Cela me fatigua, bien sûr, mais c’était ce qu’il fallait pour ce lieu… Je regardai ensuite le petit bipède.
« - Quitte à devoir prendre cette forme, autant rendre ne serait-ce qu’un peu, a ce lieu, la splendeur qui aurait dû être la sienne. Je pensais que tirer la langue chez les bipèdes voulait dire qu’on ne voulait pas faire de mal et qu’on refusait ce qu’on nous disait, j’avais vu un enfant le faire un jour dans un village mais au vu de votre réaction, j’ai dû me tromper. Je vis sous ma forme animale mais contrairement au Eryllis, la plupart des bipèdes semble être capable de me comprendre sous cette forme. »
Je le fixe, battant l’air de ma queue de loup, preuve que ce que j’étais avant et maintenant était bien la même chose bien que la forme ait changé. Je regarde le ciel un instant, sentant l’air en fermant brièvement les yeux, sa sentais avant la pluie… Odeur agréable désignant une heure de bienvenue pour les végétaux. Bon, puisque ma grimace de plus tôt ne semblait pas avoir été compris, autant utilisé leur langage en étant clair.
« - J’ai décidé de vous suivre, je suis curieuse. Et ce n’est pas commun de croisé un bipède donnant des coups dans du bois carbonisé avec un regard qui semble bien plus humide que le ciel. »
Ce n’était évidemment pas une question bien que je le dise, ni même une proposition, plutôt un fait.

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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeDim 21 Nov - 22:02

Cela dépend sans doute des individus, mais la métamorphose des yorkas était aux yeux de Darius beaucoup plus gracieuse que celle des lhurgoyfs. Lentement, certains membres se rallongeaient tandis que d’autres rétrécissaient. Les poils de la bête s’effaçaient pour laisser place petit à petit à une jeune fille aussi vêtue qu’à son premier jour, et qui se dressa au-dessus du mercenaire en prenant soin au passage de lui pincer le nez. Abasourdi, Darius recula de quelques pas et se frotta le nez comme pour vérifier si il était toujours là. La yorka au contraire bien que visiblement inconfortable sous cette forme n’avait pas l’air plus inquiétée que ça, elle se mit à prononcer des paroles que Darius écouta à moitié, ayant encore du mal à se rendre compte de la situation. Il avait en effet plus l’habitude des yorkas dits « civilisés », qui, habitués à côtoyer d’autres races, préféraient éviter de se transformer sans raison valable, par sécurité… Il savait que certains yorkas, au contraire, rejetaient la civilisation et ne vivaient que par leur forme animale. Mais il pensait comme beaucoup d’autres que ces individus évitaient tout contact avec les êtres marchant sur leurs deux pattes, non pas qu’ils fonçaient droit vers eux, allant même jusqu’à les suivre.

« J’ai décidé de vous suivre, je suis curieuse. »

« Ah mais parce que tu fais ça souvent en plus ? C’est… malsain. »

Darius ne disait pas ça pour la blesser, mais il est vrai que de son côté de la civilisation, suivre des gens au hasard n’était pas ce qu’il y avait de plus acceptable dans la société. Se réveillant lentement de sa stupeur, Darius mit ses pensées en marche. Il essaya de se rappeler de ce qu’elle lui avait dit pour pouvoir reprendre le fil de la conversation.

« De ce que j’ai déjà vu, quand un animal tire la langue c’est qu’il est mort ou proche de l’être. »


L’élevage n’était pas vraiment la spécialité de Tyrhénium ni de Dalma, donc il se trompait peut-être, mais il voulait tout de même souligner l’étrangeté que peut être la vision d’un loup tirant la langue pour un terran comme lui.

« Les Eryllis ? C’est pas les types qui ont trucidé des prêtres au Haut-Monastère ? Ou peut-être bien que je confonds avec un autre groupe terroriste…  Enfin bon, n’en parlons pas trop, par ici on est pas vraiment pour la protection des peuples, des arbres ou quelconques autre nobles causes. De toute façon le roi a réhabilité les Eryllis il y a quelques temps, donc j’ai même pas moyen de me faire un peu de dias sur ton arrestation ! »

Malgré son ton moqueur, Darius n’était plus très sûr de cette plaisanterie. Trop tard, elle était prononcée. Il scruta l’horizon, mimant de guetter une venue inopinée pour ne pas avoir à assumer cette mauvaise blague, mais mis à par le bruit des gouttes d’eau frappant les feuilles mortes annonçant une pluie prochaine, rien ne se profilait. Darius soupira. Il trouvait désagréable la sensation de végétation mouillée sous ses bottes.

La jeune fille avait aussi mentionné ses larmes. Il détourna encore le regard et se frotta le visage pour effacer les quelques gouttes qui restaient de ses yeux rougis. C’était inutile, d’autres les remplacèrent immédiatement. Mais elles n’étaient pas de lui, c’est du ciel qu’elles tombaient. Les gouttes churent de plus en plus nombreuses, jusqu’à tremper totalement les vêtements de Darius.

« La poisse… Marchons, tu veux bien ? Je déteste cette saison, un peu de conversation ne me fera pas de mal. »

Les Lamelles n’était toujours pas remis de la surprise, mais l’excitation provoquée par la rencontre d’un personnage aussi étrange – et qui pour une fois était un peu plus bavard que les autres personnages étranges qu’il avait rencontré – lui fit oublier son malaise précédent. Il ne faisait même plus attention à la nudité de la yorka, qui elle-même n’en avait cure, même si il se demandait tout de même si elle n’allait pas attraper froid ainsi.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeLun 22 Nov - 0:04



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C’est ainsi que j’avais pris cette forme, pour être compris car les bipèdes pour la plupart ne semblent pas savoir faire autrement que par les mots. J’avais décider de le suivre, j’exprima cette intention.
« -Ah mais parce que tu fais ça souvent en plus ? C’est… malsain. »
Malsain ? C’est-à-dire ? Dangereux peut être ? Comme pour ma forme animale, je tournai légèrement la tête d’un côté, ne comprenant pas trop ce qu’il voulait dire.
« - De ce que j’ai déjà vu, quand un animal tire la langue c’est qu’il est mort ou proche de l’être. »
Vraiment ? Heureusement que ceux qui ne se tienne pas sur leurs deux pattes arrière ne meurent pas dés qu’il tire la langue, sinon plus aucun autre être vivant que les bipèdes ne seraient sur ces terres. Je pense à ces félins, petit ou grand que l’on interrompt dans leur toilette et qui sur le coup, lève la tête avec la langue sortie. Ou pour plein d’autre raison, tout dépend de l’espèce, pour certain, cela fait d’ailleurs partie de leur langue qui n’est pas oral mais comportemental. Ma langue d’origine d’ailleurs. Je repense à mon père… En parlant de malsain, mon père m’interdisait de suivre et de m’approcher des bipèdes, c’était dangereux, on nous chasse pour notre peau… Et parmi les aventuriers que j’avais déjà approcher quand j’était grande, je me rappelle que beaucoup avait peur de part leur réaction, même si je ne faisais rien, même sans grogner…. Les bipèdes ont parfois peur de ce qu’il chasse alors qu’ils sont bien plus dangereux avec leur fer et leur envie de sang que n’importe quel autre bête de ces terres. C’est probablement pour cela que mon père ne voulait pas, il n’y avait pas besoin de mot pour me le faire comprendre, il existe bien d’autre manière de communiquer… Et malgré toute leur tournure de phrase et leur belle parole complexe, je finis par trouver les bipèdes bien limités en termes de communication. Quand la forme remplace le fond, est ce vraiment plus tangible que des hurlements ou des grognements de loup ?
« -Les Eryllis ? Ce n’est pas les types qui ont trucidé des prêtres au Haut-Monastère ? Ou peut-être bien que je confonde avec un autre groupe terroriste… Enfin bon, n’en parlons pas trop, par ici on n’est pas vraiment pour la protection des peuples, des arbres ou quelconques autre nobles causes. De toute façon le roi a réhabilité les Eryllis il y a quelques temps, donc j’ai même pas moyen de me faire un peu de dias sur ton arrestation ! »
Je ne comprends pas forcement bien tout ça et de nouveau, je le montre en penchant légèrement la tête. L’eau commençant à tomber sur ma peau sans fourrure est pour moi bien plus clair. Un frisson, je préfère largement ma forme animale. Les bipèdes aiment bien parler de roi, de bien et de mal tout en ayant une vision très limitée des choses, comme si chaque chose devait être à leur image et sans nuance. Cela se ressentais dans ses paroles. Il regarda l’horizon, comme si quelque chose viendrait bientôt mais le ciel était bien plus proche de nous que n’importe quel autre chose au loin. Il pleuvait, définitivement. Et qu’importe ce qu’il essuis sur son visage, l’eau le lavera bien assez vite. Je souris, l’eau est essentielle.
« - La poisse… Marchons, tu veux bien ? Je déteste cette saison, un peu de conversation ne me fera pas de mal. »
Je le suivie alors, en profitant pour répondre à chaque chose… Car je ne garderais pas cette forme bien longtemps, elle était moins endurante et moins couverte.
« - Je ne sais pas si c’est malsain, qu’importe les termes, mon père n’aimait pas non plus que je fasse ça quand j’étais louveteaux. Les bipèdes ont toujours eu peur des loups alors qu’ils sont bien plus effrayants que nous. Je ne sais pas si je retrouverais mon père en vie… Ou même si j’arriverais à retrouver ma meute un jour… Ils ne sont pas comme moi, ils ne peuvent pas devenir des bipèdes s’il le désire. Si un chasseur les trouve, ils ne pourront pas prendre une forme pour demander pitié, ils ne mourront pas pour se faire manger ou car une autre espèce protégeait son territoire. Non, comme la plupart des vies qui sont prise par les bipèdes, c’est pour une histoire de gain ou quelque s’approchant. Alors je vous crois quand vous dites que vous n’êtes pas pour la protection des peuples ou de la nature par ici. Car vos sociétés sont bien souvent bâties sur le sang et la sève, vous absorber tellement que je suis persuadée que pour la plupart, faire souffrir, tuer, ôter une vie est bien banal, du moment qu’elle ne vous ressemble pas. Et a coté de tout ça, vous avez bien souvent peur de la mort alors même que vous oublié que tuer signifie mettre fin à une vie. »
Il se peut que je sois un peu amer sur ce sujet sans pour autant être agressive.
« - J’ai déjà vu des frères et sœur mourir quand j’étais plus jeune, quand j’étais encore avec ma première meute, ma meute natale. Mais tout comme on ôtait des vies pour nous même vivre, ce n’était pas par haine, pas pour avoir un profit plus tard, uniquement pour vivre à leur tour. La nature peut paraitre cruelle par se coté j’imagine mais je trouve que vos sociétés le sont bien plus. Alors, vos rois et je ne sais quoi d’autre, je m’en fiche, je n’ai pas besoin de leur avis pour vivre et mourir librement. Je ne peux plus protéger ma première meute mais jusqu’à que je la retrouve, avec la seconde, celle des Eryllis, je protégerais la nature en général, la soignerais et veillerais sur elle. La plupart des bêtes et des plantes ne peuvent rien faire contre les bipèdes et leurs armes de fer, moi si. Car je protège ceux qui est encore en vie, il est inutile de protéger ce qui ne l’est plus, car la mort est irréversible, elle ne rend rien, elle se contente de prendre, on ne peut que la craindre ou l’accueillir paisiblement. Alors, je me demande si vous êtes vraiment tenté de vous faire des bénéfices sur ma fourrure ;
Des chasseurs ont déjà essayé par le passer… Les mêmes qui éparpille leur piège partout dans les forêts, tuant sans distinction autant l’oursons malchanceux que l’écureuil curieux. Je n’ai peut-être pas de belle dent en fer comme l’est votre lame mais tout animale, ne se laissera pas avoir ainsi sans résister. Alors éviter de dire des choses dont l’issus ne serait pas certain… Et surtout bien inutile. »

J’avais dit presque d’un ton léger. Un autre frisson, bon… En peu de temps, je redeviens un être marchant et vivant à quatre pattes. Je me tends, je le regarde, remuant la queue, j’ai envie de jouer après tout ça, j’ai parler finalement bien plus que ce que je souhaitais. Je trottine vers un endroit quelconque, prenant un bâton par terre, peut-être un peu trop large. Je reviens devant le petit individu, m’asseyant en remuant plus vite la queue, posant le bâton juste devant lui. Je le regarde lui puis l’objet tour a tour. Il n’y a pas besoin d’explication là, si ?


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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeSam 27 Nov - 21:39

Sans un mot la jeune fille le rejoignit donc dans sa marche. Elle marchait sans avoir l’air de se soucier du torrent qui se déversait sur eux. Elle tentait peut-être de feindre l’indifférence, mais Les Lamelles n’était pas dupe, elle n’était très certainement pas habituée à cette forme, ou elle ne l’appréciait pas. Ses pieds nus caressaient la litière en produisant un bruit spongieux désagréable aux oreilles de Darius.
Il jeta un œil peu ragoûté au sol, et ce qu’il vu l’intrigua. À quelques pas de là, près d’une zone calcinée par les chasseurs, la végétation semblait reprendre vie, comme par magie. Cela coïncidait étrangement avec la venue du Loup. Peut-être était-ce vraiment un gardien d’un certaine manière.

Il allait lui poser la question quand elle se mit à parler. Darius trouvait qu’elle savait drôlement bien parler pour une yorka sauvage. Étaient-ce les Eryllis qui lui apprirent autant de vocabulaire ? Elles n’étaient pas connues pour être des femmes éloquentes. En fait, de par leur discrétion elles n’étaient pas connues pour beaucoup de choses. Il y a quelques années leur existence même portait encore à débat.
Cependant la vision binaire du monde qu’avait la yorka témoignait d’un manque de connaissances du monde civilisé, et cela même un être aussi socialement limité que Darius l’avait compris.

« Je sais pas comment ça se passe chez les gens comme toi, mais chez les « bipèdes » comme tu dis quelqu’un qui suit quelqu’un d’autre sans son consentement, bah c’est généralement pas pour lui faire des câlins. Enfin attention, je t’accuse pas d’avoir voulu me faire du mal, mais il faut avouer que ce n’est pas ce qu’il y a de plus rassurant. Ne le prend pas mal, mais évidemment que les loups sont effrayants à nos yeux ! Tout le monde n’est pas armé jusqu’aux dentx pour se défendre, et autant dire qu’un homme seul face à un loup a peu de chance de vaincre. Enfin tu as raison sur un point, à plusieurs les hommes peuvent être effrayants. »

Des yorkas qui ne pouvaient plus se retransformer ? D’après certaines légendes, les yorkas qui restaient trop longtemps dans leur forme animale risquaient d’y être bloqués. Darius se demandait si cela était la cas pour la famille de la louve, mais c’étaient probablement des pensées douloureuses pour elle alors il ne s’avança pas sur ce sujet.

« J’en suis navré. Veille à ne pas trop abuser de ton  autre forme pour que ça ne t’arrive pas. »

Elle avait un avis très amer sur les « bipèdes ». Ce n’était pas étonnant, dans sa condition son seul contact avec eux devait être avec des chasseurs, probablement clandestins. Mais il n’y avait pas que des braconniers qui chassaient. Certains hommes avaient la même philosophie que la louve. D’ailleurs en tant que yorka elle était une preuve vivante.

« Oui enfin, quand je dis « par ici » je parle pas de tout Isthéria, mais bien de cet endroit précis. Il y a beaucoup d’endroits qui respectent beaucoup plus la nature. Elusia par exemple, la cité natale de ton peuple. Tu y es déjà allée ? C’est proche de la forêt de Noathis je crois. Il paraît que les yorkas de là-bas ont même laissé la nature reprendre possession de certains quartiers de la ville, c’est d’une grande générosité… »

Darius prit un moment pour observer la jeune fille, en faisait bien évidemment attention à garder la tête levée vers ses yeux. Et il devait la lever, la tête, car la yorka était malgré son plus jeune âge plus grande que lui. Cela ne dérangeait pas  Darius, il avait l’habitude.

« Oh au fait, ne prends pas tout ce que je dis au sérieux. Honnêtement je me fiche bien de ce que veux le roi, et non je n’ai pas l’intention de te faire du mal. C’est juste un moyen de relâcher la pression tu vois ? »

Il ne voyait pas vraiment comment lui expliquer le concept de blague. Il se demandait déjà si elle avait conscience du concept. Son existence avait l’air tellement austère, il la plaignait un peu.
Les Lamelles se tourna une nouvelle fois vers elle, mais la jeune fille avait disparu, laissant place au Loup. Elle le fixait en remuant la queue, un bâton à ses pieds. Darius sourit. Elle était peut-être dénuée d’humour, mais elle n'était clairement pas austère. Enfin, cela était bien plus compréhensible qu’un loup tirant la langue.

Il prit le bâton et le lança en balançant son bras vers la droite, mais il le lâcha trop tard et le bâton rebondit sur un arbre voisin avant de le frapper en plein visage. Darius frotta la zone de la bosse future en grommelant.

« Ce n’est décidément pas mon jour de chance... »

Cela ne l’était jamais, en vérité. Il ramassa une seconde fois le bâton et cette fois-ci le lança en cloche. L’objet alla se dissimuler loin derrière la végétation et il ne parvint rapidement plus à le voir.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeDim 28 Nov - 1:46



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Un entraînement casanier



J’avais dit ma penser, simplement, j’avais notamment parler de ma première meute, ma famille.
« - Je sais pas comment ça se passe chez les gens comme toi, mais chez les « bipèdes » comme tu dis quelqu’un qui suit quelqu’un d’autre sans son consentement, bah c’est généralement pas pour lui faire des câlins. Enfin attention, je t’accuse pas d’avoir voulu me faire du mal, mais il faut avouer que ce n’est pas ce qu’il y a de plus rassurant. Ne le prend pas mal, mais évidemment que les loups sont effrayants à nos yeux ! Tout le monde n’est pas armé jusqu’aux dentx pour se défendre, et autant dire qu’un homme seul face à un loup a peu de chance de vaincre. Enfin tu as raison sur un point, à plusieurs les hommes peuvent être effrayants. »
Ainsi, se faire suivre est perçus ainsi sur ceux qui n’ont que deux jambes pour fouler la terre ? N’est-ce pas un peu exagérer de partir que toute chose vous suivant a forcément un intérêt à remplir et que ce dernier en plus, soit forcement négatif pour l’autre. Si un oiseau décide de vous suivre, penserez vous alors que c’est forcement pour vous nuire pour la simple raison de son agissement ? Non, un homme seul face a nous, même si on a des crocs est effrayant… Il suffit qu’il ait de quoi tuer entre les mains, car même la corde la plus simple peut devenir une arme entre leur main… Et ils sont si peu compréhensible pour nous, combien d’attaque se sont régler sur un problème de compréhension ? Après tout, la langue n'est pas la même, et la ou l’un s’exprime par les mots, l’autre s’exprime par les gestes et son corps de manière plus général.
« J’en suis navré. Veille à ne pas trop abuser de ton autre forme pour que ça ne t’arrive pas. »
Je ne comprenais pas trop ce qu’il voulait dire, qu’est ce qui ne devais pas m’arriver ? Et navré de quoi ? Il n’y pouvait rien à ma perte de meute, enfin je crois ? Je n’étais pas sure du sujet de cette phrase à dire vrai, les hurlements des loups me sont plus clair que ça… Preuve que les mots ne sont pas forcement plus tangible que le hululement d’une chouette.
« - Oui enfin, quand je dis « par ici » je parle pas de tout Isthéria, mais bien de cet endroit précis. Il y a beaucoup d’endroits qui respectent beaucoup plus la nature. Elusia par exemple, la cité natale de ton peuple. Tu y es déjà allée ? C’est proche de la forêt de Noathis je crois. Il paraît que les yorkas de là-bas ont même laissé la nature reprendre possession de certains quartiers de la ville, c’est d’une grande générosité… »
Cet endroit précis, c’est-à-dire la forêt ? Ou de manière plus étendue, d’un de leur territoire bien que ce fût bien plus un nom comme ils les aiment bien que vraiment une dénomination… Les bipèdes ont toujours aimé cisailler la terre et définir des endroits comme leur appartenant, une autre différence avec les animaux. On a aussi des territoires mais on n’a pas de mur pour ça, rien de physique, on le fait comprendre à notre façon, on n’empêche d’ailleurs pas les autres êtres vivants a y pénétré, seulement ceux qui nous font concurrence soit une autre meute. Et le territoire suit ceux qui l’ont créé également, et non l’inverse. Alors que les territoires des bipèdes sont bien plus complexes, on dirait parfois qu’ils vivent pour ce dernier et non que ce dernier leur serve à leur besoin essentiel. Mon peuple ? Je ne voyais pas trop de quoi il parlait, des loups ? Les yorkas donc…. Je ne sais pas, je ne sais pas si je fais vraiment partie de ce peuple, je ne le ressens pas au fond de moi…. Je suis une louve avant tout, rien de plus.
« - Oh au fait, ne prends pas tout ce que je dis au sérieux. Honnêtement je me fiche bien de ce que veux le roi, et non je n’ai pas l’intention de te faire du mal. C’est juste un moyen de relâcher la pression tu vois ? »
Je ne vois pas en quoi c’était judicieux malgré tout et puis, relâcher la pression, c’est-à-dire ?

Après cela, je me transformai ou plutôt, je repris ma force sous laquelle je vis. Je voulais jouer, rapportant un bâton au petit bipède. Il le prit, le lança sur un arbre, se reprenant l’objet dans la tête. Je l’avoue, cela m’amusa, me faisant sourire, cela n’amusait visiblement pas l’individu par contre.
« Ce n’est décidément pas mon jour de chance... »
Il le lança de nouveau, bien mieux et le bois n’eut pas le temps d’atteindre le sol pour que je commence à lui courir après dans la direction ou il allait. Je ne regardai pas vraiment ou j’allais enfin, jusqu’à me prendre un buisson qui me fit faire une acrobatie avant de retomber sur le dos, en vrac. Je me relevai vite fait, j’avais bien sur perdu l’objet de vu. Je cherchai donc un bon moment, touffe de poils bicolore dans la végétation. Quand enfin je te trouvai, il était couvert de boue tant tomber dans une flaque d’eau boueuse. Cela ne me dérangea pas plus que ça, le rapportant fièrement, me mettant un peu de boue sur les poils, la queue et la tête dressé. Bon en réalité, je fis ça seulement dès que j’eut l’individu en visu car je l’avais lui aussi perdu dans l’histoire, donc j’ai du le cherche un peu également. Revenant devant lui, mettant le bâton devant lui en remuant la queue, faisant des allers-retours du regard entre le bois et lui.


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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeJeu 9 Déc - 21:36

A peine le bâton fut-il en l’air que le Loup s’élança à sa poursuite. Darius n’arrivait plus à apercevoir la jeune fille aux discours si profonds dans cette boule de poil énergique. Il crut l’entendre se vautrer dans la végétation plus loin. Peut-être était-elle vraiment plus louve qu’humaine...

La pluie s’était légèrement calmée, mais elle restait enragée, comme si elle essayait de creuser de nouveaux ruisseaux à travers le sol. Peu importe le nombre de couche de tissus que le jeune homme plaçait au-dessus de sa tête, elle arrivait à s’infiltrer, fortement désireuse d’atteindre le sol par la voie la plus courte, et ne s’écartant seulement car Darius avait eu la fortuite chance de naître avec un crâne plus dur que la moyenne.
Si seulement il existait un objet capable de parer la pluie… Il avait entendu parler d’un zélos albinos et un peu fou qui fabriquait des objets étranges et farfelus mais très utiles. En d’autres circonstances il aurait trouvé ça curieux, voire suspect, mais là il payerait cher pour se procurer un tel objet.

Le Loup revint finalement, tenant fièrement le bâton boueux dans sa gueule. Il en était aussi couvert, même si cela ne semblait pas le déranger. Les Lamelles se demandait bien où avait pu atterrir la branche. Fallait-il féliciter le Loup ? Darius trouvait cela étrange, cela restait une yorka au fond, il pourrait paraître condescendant. Il empoigna simplement l’objet et rit.

« Ha ha, l’aubergiste où je crèche va pas aimer toute cette boue ! »

Infatigable, l’animal pressait visiblement Darius de relancer le bâton, mais celui-ci n’était pas aussi endurant, il venait de passer la journée à s’entraîner, et la pluie battante achevait d’engourdir ses membres, il lança tout de même le bâton, qui alla étonnement plus loin que la première fois.  Malgré la fatigue, Darius était empreint d’une nouvelle fougue. Au fond il appréciait beaucoup cette nouvelle rencontre. Il ne s’était pas autant amusé depuis bien longtemps. Le Loup avait peut-être l’air idiot à courir ainsi de façon hasardeuse mais il était loin d’être simple d’esprit, cette simplicité de vivre rendait heureux.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeVen 10 Déc - 12:07



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Un entraînement casanier



Je faisais des allers-retours du regard entre le bâton et lui. La pluie était battante bien que les gouttes tombaient de manière légèrement min régulière sur le sol, faisant des vaguelettes dans des flague d’eau lorsqu’elles en rencontraient. Cela ne me dérangeait pas, j’avais l’habitude de l’eau et de la glace quand cette dernière tombait du ciel lorsque l’air était frais, sous la forme de jolie flocons soyeux. C’était même un temps habituel sur mes terres natale, la meute courant dans la neige épaisse, tout de blanc immaculé, laissant par endroit des empreintes de nos voisins bestiale et parfois même celles des bipèdes que l’on évitait. Sans parler des heures interminables de jeux avec mes frères et mes sœurs à se courser bien souvent, cela doit paraitre simple pour la plupart de ces êtres à deux jambes, mais c’était une existence heureuse, qui me convenait largement. Il finit par enfin prendre le bâton en riant alors que ma queue fouettait l’air, exciter déjà du prochain lancer. De manière général, j’aime bien courir alors ce type de jeu qu’un chien m’a un jour montré me convient parfaitement.
« Ha ha, l’aubergiste où je crèche va pas aimer toute cette boue ! »
L’aubergiste ? Les bipèdes prennent vraiment les choses de manière si complexe. La terre et l’eau font partie de ce monde, de l’existence de chacun, on ne peut l’éviter toute notre vie et ainsi même si les deux se mélange, il reste d’une certaine façon, bien étrange de ne pas aimer cela. M’enfin, l’individu finit par relancer le bâton qui alla atterrir cette fois ci, dans une mare. Bien entendu, cela ne me dérangea pas, surtout que de toute façon, j’étais déjà mouillé sous les caprices du ciel. Donc j’alla chercher l’objet parmi la vase et les nénuphars, revenant même avec une grenouille squattant ma tête au même titre qu’un nénuphar. Les autres êtres n’ont jamais vraiment eu peur de moi pour rien, contrairement a la plupart des bipèdes. Ainsi, si je ne chassais pas et donc ne me comportait pas en prédateur alors les animaux autre que moi n’avait aucune raison de filer…. Si bien que parfois, quand la température est plus douce et la saison propice, il est déjà arrivé que certains petits oiseaux viennent se reposer sur moi ou me piquer des poils ou sous poils pour fabriquer leur nid.

Soudain, ladite grenouille passa de ma tête a l’individu qui jouait avec moi, probablement réalisant qu’elle n’était plus dans sa mare. Je trouvai un truc plus intéressant que le bâton en baissant les yeux. Je resserrai d’un coup ma gueule sur sa jambe, non pas pour lui faire mal, je prenais grande précaution, je savais très bien gérer la pression de ma mâchoire…. Non, disons plutôt que j’essayais de lui chiper une godasse, tirant dessus tout en remuant la queue. Je l’avoue, j’essayais aussi un peu de le faire tomber en agissant ainsi.


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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeLun 20 Déc - 18:12

Tandis que le Loup repartait à la recherche du bâton, Darius s’attarda sur l’arbre qu’il avait frappé lors de son premier lancer. Un bout d’écorce avait été arraché au point d’impact. Le jeune homme regrettait la forêt de Ditham, dont les arbres forts et vigoureux tapissaient ses terres fertiles. Il n’était pas venu à la bonne saison, mais les fleurs des saisons chaudes attiraient sûrement de nombreuses abeilles prêtes à produire le fameux miel qui rendait l’hydromel de Ditham si doux. Darius en avait l’eau à la bouche rien qu’en y pensant.
Ici, les arbres forts et vigoureux ont été arrachés à leur terre, les habitants ne laissant que ces fragiles morceaux de bois impropre à toute utilisation par les hommes. Comme si cette fragilité ne suffisait pas, ces arbres ne semblait très fertiles, ils n’arrivaient pas à occuper comme autrefois tout leur espace, laissant vacant une bonne partie des bois.

Dans cette vacuité, Darius crut apercevoir quelque chose. Il plissa les yeux, et vit un étrange quadrupède au loin. Le Loup ? Impossible, il venait de partir c’était trop tôt. Il était difficile de bien voir, la puissante pluie limitait son champ de vision à quelques mètres devant lui. Une brève éclaircie lui permit cependant d’apercevoir deux branches trônant sur la tête de la créature. En y réfléchissant, Darius comprit que ce n’était pas de simples branches, mais des bois ! Comment se fait-il qu’un un cerf puisse se trouver ici ? Fortement intrigué, Darius s’avança d’un pas, mais à peine sa botte atterrissait-elle sur le sol boueux que la forme disparut. Laissant l’animal fuir, Les Lamelles se retourna pour attendre son camarade de jeu.

Le Loup apparut avec deux trophées, dont l’un d’eux était vert et probablement plein de vase. Darius se demandait pourquoi il ne l’avait pas gobé au passage. Ce n’était sûrement pas très bon. Quel genre de personne irait manger une grenouille après tout ? Alors que le Loup s’approchait, celle-ci sauta soudainement vers Darius. Surpris, il frappa la grenouille en plein vol d’un revers de la main, et elle s’éclata sur le côté.

« Berk. »

Il la regarda cependant avec appréhension. Il se demandait si sa réaction n’avait pas été excessive, mais la grenouille se releva finalement et s’éloigna en grands bonds. Étonné par la résilience de l’amphibien, Darius ne se rendit pas compte tout de suite que le Loup avait délaissé le bâton pour un nouveau jouet : son pied. L’animal le mâchouillait et le tirait vers lui. Ce n’était pas douloureux, mais pas non plus bien agréable. Le pauvre mordu agita sa jambe dans tous les sens, mais rien à faire, la bête ne lâchait pas sa proie.

« Mais… Arrête ! Qu’est-ce que tu fais ?! »

Vainement, il tira, tira… Jusqu’à ce que son pied se détache complétement de sa botte, le faisant tomber en arrière, en plein dans la gadoue. Furieux, le mercenaire se releva difficilement et porta un regard effaré à son accoutrement, empreint de boue, de pluie, et autres fluides mélangés. Avec une allure pareille, ce n’était pas les portes de l’auberge qu’il risquait de ne pas de passer, mais bien celle de la ville. Enfin, il leva la tête vers le fautif, qui, l’air malicieux, tenait entre ses crocs sa chaussure.

« Oh toi si je t’attrape... »


Dernière édition par Darius Aellaml le Mer 22 Déc - 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeLun 20 Déc - 20:08



Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} 4ed7v8

Un entraînement casanier



Ainsi, je n’avais pas lâcher prise, voulant absolument piquer cette botte bien que ce n’était pas méchant. Il secoua sa jambe, ce qui finalement me facilita plus la tache qu’elle me la corsa. Bien que le bougre était surpris par mes actions, disant même un ;
« - Mais… Arrête ! Qu’est-ce que tu fais ?! »
Comme si je pouvais répondre sous cette forme et surtout, comme si ce n’était pas déjà suffisamment clair. Une chose était certaine, c’est que j’allais continuer jusqu’à ce qui devais arriver arriva…. Et j’eut enfin mon trophée en gueule, je remuai la queue bien sûr, et cela encore d’avantage quand le perdant s’exclama ;
« - Oh toi si je t’attrape... »
Je l’avoue j’eut du mal a maitrisé mes crocs tenant le cuir ; c’était si drôle de le voir ainsi mais rire sous cette forme au-delà de la tonalité surement étrange qui en ressortirais risquait surtout de me faire lâcher prise. Je me mis en position de jeu, les pattes avant par terre, l’arrière train en l’air, queue battante et yeux le fixant. Je ne laissais aucun doute a mes intentions, attendant qu’il s’approche pour partir en courant, restant à proximité tout de même, me replaçant alors dans une position semblable.

C’est bien souvent ainsi que je jouais avec les miens bien que c’était de vrai course, les loups sont bien moins limité que les bipèdes pour ce genre de jeu…. Je fus un cours instant nostalgique avant de me reprendre et de courir de nouveau. Je sautai dans un buisson a proximité un instant avant d’y ressortir comme une folle. C’est seulement quand il sembla lassé ou fatiguer que je me décidai d’aller lui rendre son dû, toute triomphante sous la pluie battante, me secouant tout de suite après prés de lui. Sans vraiment faire exprès, plus par reflexe.


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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeVen 24 Déc - 21:38

Quand enfin le Loup daigna s’arrêter de courir, ce fut pour céder une godasse esquintée par toute cette agitation. Elle avait déjà subi de nombreux travers lors du voyage de Darius, mais cela était vraisemblablement le coup de grâce. Un énorme trou béait à l’avant, tandis que de nombreuses parties de la botte étaient élimées, laissant voir les couches inférieures de la chaussure. Elle était aussi sûrement pleine de bave, mais l’humidité ambiante empêchait plus précise investigation.
Comble de l’humiliation, le Loup se secoua près du jeune homme. Encore une fois la pluie rendait la différence minime, mais pour Darius ce fut littéralement la goutte de trop. Que voulait donc ce Loup ? L’épuiser ? L’éreinter autant physiquement que mentalement pour qu’il n’ait plus la force de se défendre lorsqu’il voudra le dévorer ? Il ne se laissera pas faire, certainement pas. Cette bête de Sharna mourra avant qu’elle puisse épuiser toutes ses forces. Les Lamelles porta sa main gauche à son épée et s’avança d’un air menaçant vers le prédateur. Son regard se porta sur celui de Loup. Ses yeux étaient malicieux et amicaux, sûrement une ruse pour lui faire baisser sa garde. Et puis ils étaient… bleus. Du même bleu que le ciel au dessus de leur tête, du même bleu que… ses propres yeux.

Darius recula soudainement, effrayé et épouvanté par ce qu’il avait l’intention de faire à peine quelques secondes auparavant. Cela était parfaitement incompréhensible. Comment avait-il pu faire preuve d’une colère pareille aussi soudainement ? Et pour quelle raison ? Une chaussure déchirée ? C’était stupide. Il avait présentement les poches pleines de dias, à son retour en ville, il ira fièrement dans les riches quartiers s’acheter une nouvelle paire de botte de la plus grande qualité. Enfin sûrement pas, mais l’idée était là, la perte de cette botte était insignifiante, parfaitement indigne d’être la cause d’autant de haine.
Darius resta statique, redoutant la réaction du Loup. Celui-ci n’était pas stupide, il avait l’air de comprendre la dangerosité des armes humaines, et l’écart colérique de Darius ne lui avait sûrement pas plu. Tel un enfant attendant qu’on le réprimande, Darius ne bougeait pas, abaissant même son regard à ses pieds. Il se rendit compte ainsi qu’il n’avait pas ramassé sa botte déchirée, et qu’il marchait depuis tout ce temps avec un pied à l’air, enfin plutôt à l’eau et à la boue.

Non, ce n’était pas ayant un air de chien battu qu’il parviendrait à se faire pardonner auprès d’un loup. Il devait assumer son comportement en face. Il se rapprocha donc et fit face au Loup, devant lutter pour ne pas faire fuir ses yeux.

« Désolé, cette pluie et cette forêt me rendent anxieux... »

C’était à moitié vrai. Même si il ne comprenait pas la cause exacte de son énervement excessif, l’atmosphère pesante de l’endroit n’aidait pas.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeSam 25 Déc - 0:34



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Un entraînement casanier



J’avais donc finalement rendu l’objet bien que l’état n’était pas pareil à celui d’origine. Bien que je maitrisais la pression de ma mâchoire, mes crocs eux, était indépendant de ma volonté et pouvais avoir des impacts non négligeables sur ce que je tiens. Je n’avais rien fait de particulièrement offensant ou menaçant, enfin, de mon point de vue. Ainsi, sa réaction me surpris en premier lieu. Il ne récupéra pas son vêtement de suite, il prit un air menaçant et… porta la main a son épée, je me mis de suite en position défensive. Avait-il l’intention de faire ceci depuis le début, un affrontement parfaitement inutile ? Il s’avança vers moi, je grognai fortement, prévenant ainsi qu’a chercher le sang, on finit ireversiblement par le trouver. Alors que l’on s’amusait si bien il y a, a peine quelque instant de cela. Je ne comprenais pas pourquoi on en arrivait là. Tout changea de nouveau, il recula bien que pour ma part, je campais sur ma position, du à l’hostilité qui était devant moi juste avant. Il baissa le regard mais cela ne me détendit pas pour autant. Il s’avança finalement, me regardant dans les yeux.
« - Désolé, cette pluie et cette forêt me rendent anxieux... »
Avait-il fini par lâcher. Je le fixai encore un long moment, sur mes gardes, pourtant il semblait avoir changer du tout au tout. Pourquoi ces endroits le rendent si anxieux, au point d’être si proche de se battre ? J’arrêta enfin de grogner, soupirant bien que toujours sur mes gardes, les muscles tendus. Je me transformai de nouveau, regardant la pluie, sentant l’eau coulé sur ma peau nue.
« - Je ne peut pas dire que je comprends, cela serait faux. J’ai grandi dans une forêt enneigée avec les miens, voir les saisons se succédé et la vie se terminé puis renaitre continuellement alors pour moi, ces endroits m’apaise et me rappelle ma meute natale ; celle qui n’a pas de mot pour communiquer, celle la même avec qui je chassais le daim, la chaleur de leur fourrure quand le froid devenait mordant. Les eryllis m’ont donné leur nom, un nom que vous portez en général avec beaucoup de peur, nous croyant monstre alors que de notre point de vue, c’est vous qui l’êtes : On m’a appelé loup. Je peux me tenir sur deux jambes car on m’a dit yorka, ce n’est pas le cas de ceux qui m’ont élevé, certains les diront simples animaux, ils resteront à jamais ma famille. Ils m’ont élevé alors même que je n’étais pas leur progéniture, c’est ainsi. Quand les bipèdes entrent dans une forêt, tout le reste a peur, bien plus que pour n’importe quel autre de leur prédateur…. Avoir crocs et griffes n’empêche pas la peur, elle ne peut que nous faire réagir. Peut-être, est ce pareil pour les bipéde ? »
Dis-je doucement.

Je le regarde cette fois ci, continuant après un court instant.
« - Je ne sais pas vraiment ceux qui a pu te rendre si menaçant juste avant, est vraiment la seule forêt ? Sous cette forme, je sens les canidés et même les félidée devenir ma meute durant quelques instants alors même quand la forêt parait silencieuse, je sais qu’elle reste pleine de vie. Et dans ces moments, tout comme mon père l’était, je deviens leur alpha, leur guide.»
Dis-je simplement, je tends une main vers ma droite, il n’était pas si loin, il attendait juste que le calme revienne par ici. Mais à présent, il était de ma meute, tout comme sa femelle j’imagine bien que cette dernière avait l’oreille fendu. Deux renards venant à mes côtés telles les composantes d’une même unité, ils me protégeront s’il le faut mais ce n’est pas un sentiment de cette envergure qui me submerge. Non, j’étais plutôt amical avec celui en face malgré ceux qui venait de se passer, même perdu par rapport a sa réaction. Alors de ce fait, les renards s’approchèrent de lui, le sente, l’un d’eux lèche le pied nu. Je les regarde un moment, les libérant finalement, les deux retournant dans les bois.
« - Les forêt abriteront bien plus de vie que vos villes de pierre bâtie n’en seront jamais capables. Je vais t’accompagner pour le moment, peut être comprendrai-je mieux alors. Et puis, tu as joué avec moi, c’était amusant, je t’en remercie car je n’ai plus les miens pour le faire depuis bien longtemps…. Même si tu es moins endurant qu’eux. »
Dis-je alors, terminant sur une pointe d’humour.




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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeMer 29 Déc - 21:12

L’esprit de Darius s’apaisait en même temps que l’intempérie. Ses derniers relents de colère se dissipaient, laissant de vastes flaques dans quelques creux de son esprit. Mais ces flaques de haine ne sont pas forcément mauvaises. En les utilisant à bon escient et en les dirigeant correctement, Darius pourra en faire de belles choses et, qui sait ? Peut-être combler ces trous et reboiser les champs vides de son âme.
La pluie n’est finalement pas une si mauvaise chose. Elle marque une pause rafraîchissante entre les deux périodes les plus difficiles de l’année, Riguéar et Nivéria, offrant un répit à toute vie dans l’attente des chaudes saisons.

On peut difficilement soupçonner un être aussi sauvage d’être doté d’une voix aussi douce, aussi agréable à entendre. Son accent ne ressemblait à aucun que Darius ait jamais entendu, il se demandait si tous les gens de l’est avait un parler aussi atypique. Malgré son incompréhension, elle tachait de se montrer agréable, c’était assez rare comme comportement.

« Celui qui m’a élevé une bonne partie de ma vie n’était pas non-plus de mon sang. Je lui dois tout, et pourtant, il n’a pas su, enfin, je n’ai pas su m’imprégner de toutes ses valeurs. Un jour, il a disparu, et je n’ai pas eu la force directement d’aller le chercher, et encore moins de protéger la seule terre qui me reliait à lui, ici-même. Ce que tu penses des humains est juste pour les tyrhénians, la plupart d’entre-eux ne savent qu’acheter et vendre, et sont incapable d’investir dans des projets durables. Ils ont détruit cet endroit, et pourtant… Ils ne sont pas la cause de ma colère, non. » Darius s’arrêta un instant. Il ne pouvait pas s’empêcher d’admirer les cicatrices de la yorka, dont certaines était de taille plutôt impressionnantes. Comparé à elle, Darius avait l’air d’un bleu, et pourtant il était plus âgé. « D’une certaine manière, j’admire votre courage à vous les Eryllis. Vous battre en sous-nombre pour votre cause en sachant que vous n’en obtiendrez aucun crédit, ça, je n’en serais pas capable… »

Leurs regards se croisèrent. La yorka reprit la parole tout en gardant le contact visuel, de bleu à bleu : « Je ne sais pas vraiment ce qui a pu te rendre si menaçant juste avant, est-ce vraiment la seule forêt ? Sous cette forme, je sens les canidés et même les félidés devenir ma meute durant quelques instants alors même quand la forêt parait silencieuse, je sais qu’elle reste pleine de vie. Et dans ces moments, tout comme mon père l’était, je deviens leur alpha, leur guide. »

Pour prouver ses dires, elle leva simplement sa main et, comme par magie, deux renards apparurent de derrière les broussailles. Ils s’approchaient dans une parfaite unité ordonnée par « l’alpha » yorka. Sûrement plus disciplinés qu’aucun idiot de mercenaire ne sera jamais, il se lancèrent dans une profonde inspection de Darius. Incorruptible fouineurs, aucune somme de dias ne leur fera jamais trahir leur pourtant si éphémère meute.
Et pourtant, aucune menace n’émanait d’eux. Ils n’étaient pas venus dans le but de venger l’affront fait envers leur guide, et semblaient même plutôt amicaux. L’un d’eux se laissa prendre dans son zèle et, dans une ultime vérification lécha le pied à découvert du jeune homme. Ça, Darius aurait pu s’en passer, mais il était si fasciné par cette meute singulière qu’il omit de s’en plaindre.

« Doux Delil, on en voit de nouvelles chaque jour. Tous les yorkas peuvent faire ça ? »

Il avait un ami yorka à plumes à Tyrhénium. Si celui-ci pouvait amadouer de la même manière tous les oiseaux du ciel, ce ne serait pas très utile mais ce serait assurément tout aussi impressionnant.

« Les forêts abriteront bien plus de vie que vos villes de pierre bâtie n’en seront jamais capables. Je vais t’accompagner pour le moment, peut être comprendrai-je mieux alors. Et puis, tu as joué avec moi, c’était amusant, je t’en remercie car je n’ai plus les miens pour le faire depuis bien longtemps…. Même si tu es moins endurant qu’eux. » finit-elle sur une une pique sarcastique.
Au grand plaisir de Darius, elle était donc bien doué du sens de l’humour, même si le second degré semblait lui échapper. Il se demandait tout de même ce qu’elle cherchait à comprendre, elle qui était pourtant si certaine de ses propos.

« Tu veux m’accompagner jusqu’en ville ? Tu es sûre ? Ce n’est pas le genre d’endroit que tu sembles aimer. »

Quelques gouttes tombaient encore de temps à autre, mais dans l’ensemble la pluie s’était arrêtée. Ce n’était cependant qu’une brève accalmie, le ciel ne s’était pas éclaircit, une nouvelle averse leur retombera dessus bientôt. Ce moment de calme était tout de même parfait pour se remettre en route. Darius se rechaussa avec la botte trouée et vérifia le reste de ses affaires en attendant la réponse de son compagnon de jeu.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeJeu 30 Déc - 20:56



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J’avais de nouveau parler des miens que peu considérais, a cause de leur différence notamment…
« - Celui qui m’a élevé une bonne partie de ma vie n’était pas non-plus de mon sang. Je lui dois tout, et pourtant, il n’a pas su, enfin, je n’ai pas su m’imprégner de toutes ses valeurs. »
Minidil avait été ma tutrice chez les Eryllis, elle non plus n’a probablement pu me transmettre tout ce qu’elle aurait souhaitez, je n’ai jamais été facile. Mais cela ne nous a pas empêcher de nous entendre à notre manière, elle m’a compris au-delà des morsures et de ma queue qui remue. Oui, elle a su que les mots m’ont toujours été superflue, elle a su à quoi renoncer m’apprendre et ce qu’elle pouvait m’enseigner. Au final, des choses déjà proches de ma vie d’avant, qui de mieux qu’un loup pour dire comment vie un loup ?
« - Un jour, il a disparu, et je n’ai pas eu la force directement d’aller le chercher, et encore moins de protéger la seule terre qui me reliait à lui, ici-même. »
Est-ce vraiment une faute ? Moi j’ai perdu les miens et bien que j’aie essayer sans cesse, je n’ai toujours pas réussi à les retrouver. Protéger la terre de ma meute ? Quel intérêt si plus rien n’est dessus ? On change de territoire, on suit l’élan et la rivière, les terres d’un loup sont bien plus vastes que ce qu’un seul homme décrit comme son chez lui. Bien que cela puisse être difficile à concevoir si on se fie à des marques sur un bout de tissus comme les bipèdes aiment à le faire… Car le royaume animal ne désigne aucune frontière, aucune ligne, aucun rempart… Non, il désigne les odeurs avant tout, le hurlement de la nuit, les bruit des plaines, de la mer, de la forêt…. Un ensemble de chose à la fois si simple et si complexe.
« - Ce que tu penses des humains est juste pour les tyrhénians, la plupart d’entre-eux ne savent qu’acheter et vendre, et sont incapable d’investir dans des projets durables. Ils ont détruit cet endroit, et pourtant… Ils ne sont pas la cause de ma colère, non. »
Je n’ai jamais prêté attention a des noms comme ça, je désigne les être pour ce qu’ils sont, leur façon de se déplacer, leur nombre de membre, leur milieu de vie… Mais qu’importe au final ce qui désignait, il est vrai que tous les bipèdes ne sont pas pareil, ma seconde meute en ai un bon exemple mais il n’y a pas qu’eux.
« D’une certaine manière, j’admire votre courage à vous les Eryllis. Vous battre en sous-nombre pour votre cause en sachant que vous n’en obtiendrez aucun crédit, ça, je n’en serais pas capable… »
On obtient bien plus que ce qu’il semble croire. Mais la valeur qu’on leur accorde ne serait probablement pas la même entre ses mains. Alors je parlai de ma place, de ce que je savais, peignant la chose de roux et de blanc.

Car c’est ainsi, l’herbe est ma maison et les canidé et félidé a l’intérieur sont mes frères en quelques sorte, prédateur de même niveau.
« - Doux Delil, on en voit de nouvelles chaque jour. Tous les yorkas peuvent faire ça ? »
Que répondre ? Je me confronte bien plus souvent a la forêt qu’a ceux bipède devenant animal quand moi je suis animal pouvant devenir bipède. Je décidai que j’allais le suivre, pour comprendre et aussi un peu pour le remercié d’avoir jouer avec moi.
« -Tu veux m’accompagner jusqu’en ville ? Tu es sûre ? Ce n’est pas le genre d’endroit que tu sembles aimer. »
En réalité, mes pensé a ce sujet n’étais si binaire, je me souviens encore de cet instrument écouté dans ce parc. La pluie s’arrêtait, pour un temps sans doute court.
« - Je ne sais pas si d’autre sont capable de faire cela. Et disons que j’ai toujours été curieuse, même louveteau. J’allais observer les voyageurs traversants la forêt alors que c’était dangereux et que mon père me l’interdisait… C’est comme ça que j’ai appris quelques-uns de vos mots bien que si je peux m’exprimer ainsi aujourd’hui, c’est parce que les Eryllis m’ont vraiment appris à m’exprimer comme tout ceux marchand a deux jambes. Après tout, vous êtes bien les seules à avoir besoin de terme si distinct, si complexe pour vous comprendre, la plupart des bêtes n’ont pas besoin de cela. »
Dis-je en observant le ciel. Je me retournai et fit quelque pas.
« - Ne vous en voulez pas d’avoir été triste par le passé. Au moins, vous aimiez votre maitre. Je n’ai pas grand souvenir des parents m’ayant donné la vie, les quelques brides qui m’en reste ne sont pas joyeux malgré qu’ils soient incroyablement flou. Minidil, ma tutrice des Eryllis a supposé que j’avais été abandonné dans la forêt, ces parents la espérait sans doute que je sois dévoré par les loups… Mais ceux qu’ils espéraient qu’ils soient mes bourreaux était finalement bien moins cruelle que tout ce qu’aucun bipède ne m’a jamais montré. Après tout, ils m’ont aimé malgré ma différence avec le reste de la meute et le souvenir de nos fourrures entremêlés me fera toujours sourire. Et pourtant, qu’importe le temps ou je les ai déjà cherchés, je ne les retrouve toujours pas… Certain on peut être détruit cet endroit que tu n’as su garder mais tu peux encore lui redonner vie, graine après graine, je t’aiderais si tu le souhaite. Moi, je ne sais pas si je retrouverais les miens en vie car n’importe quel bipède pourrais les tuer pendant que je ne suis pas à leur côté, je ne peux les protéger loin d’eux, je pourrais très bien retrouver un jour leur fourrure exposée chez un marchand ou prés d’une maison. Et même si la meute est en vie, la vie de plusieurs d’entre eux se sera évanoui sans même que je les aie connues. Car c’est bien cette différence avec eux qu’il m’est le plus terrifiant : je vivrais indéniablement bien plus longtemps que chacun d’entre eux. »
Je le regarde de nouveau, tristement.

Car c’est une réalité.
« - Je ne sais pas pour les autres Eryllis, mais moi je me bats pour que les miens ai un jour de plus à vivre, tout simplement. Pour que chaque chose qui vie puisse avoir un peu plus de temps puis s’évanouir dans l’herbe simplement, paisiblement, sans flèche au travers du cœur ou éventré par un chasseur avide. Le temps est bien plus précieux que l’argent je trouve. »
Je me retransformai en louve, le regardant, l’attendant. Car oui, je le suivrais, comme promis.


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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeMer 12 Jan - 20:36

Apparemment la yorka n’était pas à son premier coup d’essai. Elle avoua que depuis toute petite elle s’amusait à espionner les hommes. Cet aveu arracha à Darius un sourire. Il se demandait ce qui avait pu pousser cette étrange louve à s’intéresser à lui, mais visiblement elle s’intéressait à toute chose qui bouge, et le jeune homme n’avait rien de singulier à ses yeux. En tout cas, c’est ce qu’il croyait.
Mais les croyances de Darius était souvent mises à rude épreuve, et ses yeux s’élargissaient d’étonnement tandis qu’elles étaient balayées aussi rapidement qu’elles surgissaient. La famille de « cœur » de la yorka n’était pas composée d’autres yorkas, mais bien de loups tout à fait classiques. Il n’était donc pas anormal qu’ils ne puissent pas se transformer en bipèdes. Aussi, les Eryllis semblaient vraiment être des femmes d’éloquence, puisqu’elles réussirent à lui apprendre à parler aussi correctement après tant d’années sans contact humain, sauf bien sûr les quelques observations furtives.

Quant à ses véritables parents, la yorka n’en dit point de bien. Darius connaissait les terribles difficultés de ce monde cruel qui pouvaient amener des parents à abandonner leur enfant. Son visage s’assombrit mais il ne répliqua cependant pas, cela ne servait à rien débattre de faits aussi lointain, cela n’allait pas faire changer d’avis son interlocutrice.
Elle aussi d’ailleurs semblait penser que ressasser ainsi le passé était contre-productif et lui proposa même de l’aider à redonner à cette forêt sa vigueur d’antan. Darius s’émut de reconnaissance. En vérité, il avait l’impression que le simple passage du Loup avait déjà revitalisé cet endroit, plus qu’il n’aurait jamais pu le faire.

La yorka était attristée de la différence de durée de vie entre elle et sa meute. Il y avait dans un des établissements que fréquentait Darius un sindarin solitaire. Il ne parlait à personne et restait dans son coin, l’air triste. C’était peut-être la raison : à quoi bon s’approcher des autres, puisqu’il leur survivra  tous, générations après générations. Il y avait en effet peu d’autres personnes pouvant vivre aussi longtemps en dehors de Cebrenia. Pourquoi il ne repartait pas là-bas, ça, Darius n’en avait aucune idée.

Concluant enfin sur ses nobles intentions, la yorka se retransforma, et le fixa, l’air d’attendre qu’il prenne la marche, ce qu’il fit avec le sourire.

« Tu verras, la ville en elle-même n’est pas si horrible, bien qu’un peu bruyante. »


Par chance, ils se trouvaient déjà à la frontière de la forêt, et ils en sortirent bien rapidement. Les deux compagnons pouvaient donc marcher facilement tout droit vers leur destination. Enfin, presque. En effet, bien que l’on puisse parfois voir quelques cabanes isolées, la majorité de la population de Tyrhénium vivait à l’intérieur de ses murs, les terres autour de la cité étaient peu habitées et cultivées. Ainsi, une grande partie des terres tyrhénians étaient en friche, incultes et broussailleuses, sans aucun entretien quelconque D’immenses flaques plus ou moins cachées parsemaient le chemin, et Darius devait jouer des pieds pour ne pas se remouiller les pieds séchés depuis peu de temps.
Il fallut marcher encore quelques temps vers le sud pour enfin trouver une vraie route en pierre, ce qui accéléra drastiquement le rythme de marche. Contrairement aux plaines environnantes, la route était bien entretenue et de bonne facture, ce n’était pas étonnant, pour une ville dépendant presque uniquement du commerce.

Et du commerce sur cette route, Darius en trouva après seulement une heure de marche. Remplie de diverses marchandises, une petite caravane faisait une halte sur le côté. Il en résultait un brouhaha que l’on pouvait entendre à des lieues à la ronde. Darius avait envie de voir ce que ces marchands pouvaient proposer, mais il ne vint cependant pas directement, ayant appris à ses dépends qu’il ne fallait pas s’approcher d’un campement suspect d’inconnus.
Leurs vêtements sombres mêlés de rouge et leur étrange façon de parler, mêlant du terrania et un dialecte abrupt et peu agréable incompréhensible aux oreilles de Darius, suggérait une origine phelgrane. Pour ce que cherchait Les Lamelles, c’était parfait.

« Je vais voir ce que ces gens proposent, je te rappelle que je me ballade encore avec les pieds presque à l’air », dit-il au Loup d’un ton mi-réprobateur et mi-amusé, « Fais attention, il y a une chance sur trois que ce soient des bandits vendeurs d’esclaves. »

Il s’approcha donc de la caravane, en essayant de repérer si quelqu’un portait le signe de Bor, dieu préféré des forgerons et artisans, lorsqu’un marchand corpulent l’interpela.

« Dites-moi jeune homme, c’est un bien beau loup que vous avez là, pour combien de dias êtes-vous prêt à vous en débarrasser? »

Dommage, c’était tout de même deux chances sur trois. Ses yeux de fouine faisaient des aller-retour entre Darius et le Loup, avide de ce nouvel achat.

« C’est une yorka, et elle n’est pas à vendre. »

Le marchand parut surpris, sans doute qu’à Phelgra il n’était pas inhabituel de vendre ses amis au premier colporteur qui passait.

« Oh vous savez, un yorka, un animal, la différence... »

« Hé ! », s’offusqua un homme portant une caisse, dont la corne proéminente trahissait une origine yorka.

« La ferme Davil je suis en pleine affaire ! », cria le marchand au yorka, qui repartit fort mécontent, avant de se retourner vers Darius, « Je veux dire, c’est encore mieux comme ça, les spectateurs adorent quand les combattants de l’arène en ont dans la caboche ! »

« Je ne vais pas commercer avec vous. »

« Réfléchissez, c'est une affaire en or, que diriez-vous de 2000 dias bien sonnantes et trébuchantes? »

« Ah oui 2000 dias quand même c’est pas ma- euh NON c’est non ! Pas question ! Hors de mon chemin ! »

Le marchand s’éloigna sans insister plus, en maugréant sur ces "mollassons d’eridaniens", et Darius put reprendre ses recherches.
Près d’un chariot couvert dont l’unique fente permettait de distinguer de nombreux matériaux et outils de forgeron se dressait un zélo tenant une immense hallebarde. Malgré son air sombre et patibulaire, il était tout à fait loquace et même amical et, après une longue négociation, Darius réussit à lui tirer pour 120 dias deux bottes en cuir serties de quelques lanières en acier eridanien, métal très résistant qui ne rouille jamais, peu importe à quel point on le couvre de pluie.
Il ne put s’empêcher d’acheter pour 50 dias une statuette en l’honneur d’Alea faite à partir d’une corne de scala – tout à fait affreuse, mais passons – puis il s’en alla retrouver la yorka pour continuer la route.


Un grand soulagement apparut sur le visage de Darius lorsque les murs de Tyrhénium apparurent à l’horizon. La nuit s’achevait, Talum était la seule lune encore visible, et elle allait bientôt s’effacer, tandis que Ziria commençait à caresser le monde de sa chaleur. Peu importe, Darius allait dormir quel que soit l’heure de la journée.

« Il paraît qu’il y a autant de gens qui vivent à l’intérieur qu’il y a de gens à Eridania, pas incroyable ça ? »

Il savait bien que la yorka n’allait pas être impressionnée par la mégalomanie indécente de Tyrhénium, il voulait simplement la prévenir de manière indirecte de la très forte densité de la cité, au cas où elle n’y était pas habituée.

« Que préférerais-tu faire ? Manger, ou dormir ? Dans les deux cas je sais exactement ou aller ! »
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeJeu 13 Jan - 2:33



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Ainsi, j’avais raconté un bout de passé, un passé si lointain qu’il en devenait flou et incertain, bien plus bercé d’hypothèse que de souvenir véritable. Mais le passé restait le passé et les loups ne sont pas du genre à le prendre pour une liste de règle mais pour ce qu’il est, simplement des faits. Car tout comme il est inutile d’essayer de faire parler un mort, il est tout aussi vain d’essayer de vouloir changer ce qui s’est déjà passé. La seule chose modulable est finalement le présent et le futur, les évènements à venir et ceux dont les moments se passe maintenant. J’avais proposé le fait d’aider à rendre à cette endroit sa splendeur qu’elle devait avoir autrefois, rendre à la forêt ce qu’elle avait ainsi dire perdu car c’est bien tout ce que l’on pouvait faire. Il n’avait pas répondu à propos de tout cela, oreille attentive sans mots à employer. Je m’étais donc contenter de me retransformer sous cette forme sous laquelle je vis, je cours, je protège, je mords…. Sous cette forme avec laquelle j’étais au plus proches des miens, des plantes, de ceux qui vie à quatre pattes ou plus tout simplement. Je comptais après tout toujours l’accompagner et cela je l’avais déjà exprimé oralement. Enfin, cela sembla enfin le convaincre ;
« - Tu verras, la ville en elle-même n’est pas si horrible, bien qu’un peu bruyante. »
Le bruit est aussi fort lors de tempête dans une forêt, quand les branches ploient, quand les troncs craquent et que l’herbe se couche sur le sol. Dans les monts les plus haut, les vents prennent alors des voix criantes, comme une douleur imperceptible jusqu’à alors, une douleur qu’aucun bipède ne sera jamais capable d’exprimer avec leurs propres termes. Quand la mer est ravagée par le même mal, les flots se tordent au loin tel de multiple serpent sans tête, le bruit des vagues se fracassant contre les rochers a tout d’une complainte perdue dans le temps, un temps bien antérieur a ceux qui existe alors…. Un temps ou probablement, chaque vie n’avait que quatre pattes pour marcher et les sons de la nature en musique. C’est ce qui rend aussi la nature ainsi, ces instants soudain ou tout devient trop bruyant, ou on se rend compte que même la chose la plus simple peut peser de part son existence. Tout cela tranche probablement avec le bruit produit par ces villes et villages ou tout est toujours très agité… Si bien que les moments de silence offert en deviennent suspects, énigmatique, pesant comme un prédateur invisible capable de nous avaler en une seule bouché. Enfin, on reprit la marche vers sa destination, désormais la mienne également.

La forêt se trouva bien vite derrière nous, on était déjà arrivé à sa surface comme la feuille sur l’eau avant de couler. La transition fut néanmoins assez douce, les cabanes étaient présentes le long du chemin mais restait assez rare, devenant plus régulière arrivé a d’énorme étendu de champs en attente. Les herbes avaient déjà repoussé sur ces derniers et laisserais sans doute place à des fleurs quand le temps serait propice et cela par plusieurs cycles jusqu’à que le lieu soit de nouveau utiliser. Parfois, je partais un peu avant me cacher dans des hautes herbes, y bondissant seulement quand mon guide arrivait, remuant la queue, aimant se simple jeu ou j’essayais de le surprendre, de lui faire peur ou même peut être, un peu des deux. Des flaques d’eau plus ou moins boueuse parsemait le chemin et bien que j’aimais particulièrement sautillé dedans, cela ne sembla pas être le cas du bipède qui m’accompagnait qui sembla plutôt se prendre du mal a les éviter. Peut-être à cause de sa fameuse botte ? Il est vrai que rare sont ceux d’entre eux appréciant la sensation du sol sur leur peau nu, comme si c’était mal. Je me demande ceux que cela leur apportait en vérité, la terre n’est pas vraiment salle, les plantes y poussent et peuvent s’y épanouir. L’eau quant a elle, est essentiel a tous, qu’on soit de feuille et de sève ou bien de chair et de sang. Enfin, après un certain temps, on croisa un étrange rassemblement sur l’un des coté de la route en pierre, celle la même qui avait rapidement remplacer celle en terre. Sans doute pour la même raison que l’énergie mise pour éviter toute flaque. En vérité, je préférais souvent marcher dans l’herbe, la pierre étant assez dur pour des coussinets, même celle de canidé. L’agroupement semblait être un endroit ou des gens s’échangeait des choses contre d’autre, de l’argent contre des étoffes ou d’autre fantasy inutile a bien des créatures. Comme les noms que beaucoup de bipède porte bien que cela ne semblait pas être le cas du compagnon que je m’étais dégotté car bien que j’aie pris la peine de me présenter sachant l’importance que cela pouvait avoir pour eux, il n’en avait pas fait de même. Dans tous les cas, ce dernier semblait décider à voir les marchandises qui était proposer, me prévenant au passage que c’était peut-être des brigands. Une catégorie de bipède détesté par les autres bipèdes en somme. Je me contentai alors de le suivre et il ne fallut pas longtemps avant d’être aborder par la cupidité même. A vrai dire, ma fourrure semblait les intéressés, ceux que j’étais tout du moins et bien que je me considérai bien plus loup que fille, mon compagnon décida d’éclaircir la situation quant a ce que j’étais. Mais ma nature même ne semblait pas inquiété plus que ça l’autre, semblant bien plus préoccupé par l’apparence que part ce que les choses sont réellement. Sans doute aurais-je pu simplement lui sauter à la gorge pour régler le problème et ne plus avoir à me soucier d’un tel comportement mais monsieur La botte (je trouve qu’au vue de la situation, ce surnom lui va bien) dissipa finalement toute espoir pour l’autre. Bien que je me demandai s’il agissait ainsi car c’était la chose a faire ou parce qu’il savait ceux que j’étais réellement ? Alors je me contentai de grogner, tout simplement. Quand l’appât du gain sembla tout de même atteindre de peu le cerveau de mon acolyte et bien qu’il refusât de nouveau malgré tout, je lui pinçai le mollet brièvement avec mes dents de devant…. Rien que pour le fait qu’il a pris plus de 1 seconde avant de refuser fermement. Je soupirai même par la truffe, le fixant avec un regard qui voulait tout dire. Enfin, on continua parmi ce petit marché, grognant sur tout ce qui me reluquait un peu trop vu ce qui venait de se passer. Et enfin, parmi du fer et du cuir, le gars parla longuement à un autre, un autre gars franchement costaud et grand dont la force ne faisait pas vraiment de doute. Et enfin, après un long moment où j’avais fini par m’assoir à côté des jambes de mon compagnon, un prix sembla décidé pour une paire de chaussure nouvelle…. Donc le métal rendrait à coup dur plus compliqué de les choper si j’avais envie. Je les regardai longuement, remuant un peu la queue, trahissant un peu trop franchement ma pensé du moment. C’est ainsi que monsieur La botte redevint monsieur Deux bottes, comme la majorité des bipèdes. Enfin, ont pu reprendre la route et donc s’éloigner de la cupidité environnante, enfin ceci après un achat d’un truc sans doute sans grande importance.

Quelques heures de plus avant que des murs soit visible bien plus loin, pointant fièrement, défiant la terre sur laquelle elle reposait, cette fameuse cité, la destination actuelle. Une seule lune encore visible, qui bientôt s’en irait.
« - Il paraît qu’il y a autant de gens qui vivent à l’intérieur qu’il y a de gens à Eridania, pas incroyable ça ? »
Je fixais l’astre lunaire encore visible, seule sans ses sœurs. Alors tel un en revoir d’un jour, je hurlai quelques minutes, hommage a elle, hommage a la nuit. Comme un rappel de la fidélité des loups a son encontre, créature de l’obscurité de par leur voix, créature de la lumière de par leur sagesse ou leur force. De ces deux faces, ma fourrure en était parée. Mais une autre question vint alors…
« - Que préférerais-tu faire ? Manger, ou dormir ? Dans les deux cas je sais exactement où aller ! »
Pour toute réponse, je fixai un long moment ses nouvelles bottes en remuant la queue avant de finalement m’avancer un peu et m’assoir en l’attendant…. Avec l’air aussi innocent et sans arrière pensé qu’un canidé peut l’être. En vérité, je le laissais mené le bal bien qu’il était vrai que je commençais a fatigué, baillant brièvement. Mon odorat me titilla alors, me faisant diriger sur l’un des coté de la route, creusant un trou dans le sol jusqu’à dégotté…. Un fémur de cerf semble-t-il, que je ramenai tout fier à mon compagnon tout en remuant la queue. Bon j’avais la truffe pleine de terre mais un peu plus ou un peu moins sale ne ferait probablement pas trop de différence. Je jetai un autre coup d’œil a ses bottes bien que j’essayais de pas trop montrer que je zieutais dessus avec autant de discrétion d’un rocher au milieu d’un flaque d’eau. Enfin bon, je suivrais qu’importe ce qu’il voudrait faire…. Avec mon super os de cerf en prime. Je me demande si on croisera d’autre canidé et s’ils seront jaloux de ma trouvaille.


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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeMer 26 Jan - 22:07

Attendant la réponse  du Loup, Darius se gratta le mollet, là où il s’était fait mordiller par la Yorka. Il ne comprenait pas sa réaction, c’était tout de même 2000 dias ! Il avait traversé le royaume d’Eridania entier et supporté la chaleur des colonnes d’Ebreus pour deux fois moins d’argent ! Et puis il n’avait jamais eu l’intention d’accepter, évidemment. En tout cas, vu le regard que sa compagnonne portait à ses bottes neuves, elle avait visiblement l’intention de lui faire regretter son hésitation.
Pour toute réponse, le Loup fixa les bottes du jeune homme, un os imposant qu’elle venait de déterrer dans la gueule. Circonspect, et légèrement perturbé par cette obsession envers ses chaussures, Darius ne pu qu’hypothéser sur les souhaits de la Yorka.

« Tu as faim, c’est ça ? » Sans attendre une autre réponse, il se remit en marche. Ce n’était pas en essayant de comprendre cette étrange bête qu’ils allaient arriver en ville. « Je connais un endroit où on peut jouer à toute sorte de jeux, et surtout, il y a un restaurant formidable avec de la super bouffe ! C’est moi qui offre, ne t’en fait pas. » dit-il en ricanant. Il se doutait bien que payer pour manger n’était pas une notion connue du Loup.


Malgré la grandeur des murailles tyrhéniennes, les fameux dômes bleutés caractéristiques de la Cité Frontière pouvait tout de même être aperçus depuis l’extérieur. Darius s’était souvent demandé si ces étranges structures avaient un quelconque avantage stratégique en cas de siège. Enfin, après tout, Tyrhénium était plus connue pour ses somptueuses richesses que pour ses talents militaires.
La porte Est était tout aussi grande, mais étrangement seuls deux gardes étaient postés devant, scrutant chaque personnes et marchandises entrant dans la ville. Les Lamelles nota tout de même que la fréquentation du passage semblait moins importante que d’habitude.
Lorsqu’il approcha de la porte, un des gardes l’interpella en ricanant :

« Eh, mais c’est Les Lamelles ! Dans quel état t’es, tu reviens d’une autre de tes aventures avec un autre monstre ? »

Darius ne connaissait pas le garde, mais le contraire n’était pas impossible. Cependant cette notoriété nouvelle n’était pas forcément positive, et l’utilisation de cet horrible surnom n’encouragea pas le mercenaire à lui être amical. Ignorant les regards amusés et railleries du second garde, debout de l’autre côté de la porte, il s’avança et fit signe au Loup de traverser la porte, mais le même garde les arrêta une nouvelle fois.

« Ah désolé Dari mais ton chien il passe pas là, avec la fièvre et tout... »

« Tracasse, il y a plus de chiens vérolés dans cette ville que de clients chez ta mère, et pourtant la concurrence est rude. »

« Qu’est ce que t’as dit ?! »

« Tracasse, prends ces dias et va acheter un cadeau à ta mère, les temps sont rudes. »

L’air hagard, le garde s’empara des pièces tendues et se remit à son poste. Soit qu’il n’avait vraiment pas entendu la pique de Darius, soit que la perspective de cet argent facile l'incita à ignorer cette insulte à son autorité. L’autre garde était trop éloigné pour avoir entendu Darius, et il fut étonné de l’arrêt soudain des moqueries
Quoi qu’il en soit, les deux compagnons étaient finalement entrés en ville.

Contrairement à l’extérieur, l’intérieur était bondé, il était assez difficile de se mouvoir sans jouer des coudes. Tous les recoins étaient encombrés par des charrettes remplies de divers objets, des étals d’où s’échappait différentes odeurs et couleurs, et des hommes et femmes de toutes races et couleurs. Tyrhénium était certes une ville bruyante, mais elle était aussi assurément vivante et cosmopolite. Il était vraisemblablement impossible de s’y ennuyer.
En un endroit cependant, la monde était moins agglutiné. Au milieu de cet espace de vide se trouvait une charrette dont les gens s’éloignait au fur et à mesure qu’elle se déplaçait dans la rue. À l’intérieur, rougeâtres et égrotants, se trouvait une bande de pauvres malades recroquevillés qu’une vaste couverture miteuse tentait vainement de cacher au reste de la population inquiétée. Bien que des moyens d’endiguer la fièvre soient désormais connus, de nombreux malades arrivaient encore à un stade terrible où il fallait nécessairement les envoyer dans un champ vide s’incinérer en toute sécurité.

Attentif à cette scène, Darius ne vit pas venir l’enfant qui sortit soudainement de la foule derrière lui, sauta par-dessus le Loup en appuyant ses mains sur son dos et atterrit en une roulade maladroite. Avant de s’enfuir, il jeta une pierre en direction de la yorka mais qui, par un malheureux problème de trajectoire atterrit sur la tête de Darius. Celui-ci jura, mais ne pourchassa pas le garnement. C’était inutile, il connaissait sans doute la ville comme sa poche. Ce genre de gamin des rues n’était pas rare à Tyrhénium, ce n’était pas une société où tout le monde avait les mêmes chances, contrairement à ce que sa réputation laissait croire. Ces enfants passaient leur temps à voler et à embêter les autres habitants, mais Darius gardait une certaine empathie envers eux, il aurait pu finir comme eux si il n’avait pas rencontré Forkald.

Darius accéléra ensuite, il avait faim, et ne souhaitait plus se faire interrompre avant d’avoir manger. Il faisait confiance au Loup pour le suivre, bien qu’il lui sembla que quelques chiens bordilles étaient venus l’embêter – ou jouer, quelle différence – il ne s’inquiétait pas un instant du résultat d’une telle confrontation si elle avait eu lieu.
Devant l’établissement luxueux, signalé par un écriteau où était écrit en belles lettres « Aux Mille Couleurs » (Darius ne pouvait évidemment que reconnaître la forme des mots, sans les comprendre), il se rendit compte d’un problème en observant la tenue des personnes qui y entraient et sortaient. Il partagea cette inquiétude à la yorka, qui l’avait suivi sans peine.

« Il y a un petit soucis que je n’avais pas pas prévu… » Il se gratta la bosse sur son crâne en grimaçant. C’était une très grosse pierre. « Hum… Je viens d’oublier. Peu importe, tu es prête ? C’est un endroit distingué. »


Dernière édition par Darius Aellaml le Sam 5 Fév - 16:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeJeu 27 Jan - 12:25



Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} 4ed7v8

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Malgré mon super os, cela ne semblait pas ravir autant que moi le bipède. C’était pourtant à mon sens, une super trouvaille. En effet, il n’était pas régulier de trouver des ossements d’animaux aussi grand et d’aussi bonne partie. Par contre, mon agissement semblait lui avoir tirer des conclusions sur mes intentions, qu’il exprima avant de se remettre en marche vers la ville.
« - Tu as faim, c’est ça ?
- Je connais un endroit où on peut jouer à toute sorte de jeux, et surtout, il y a un restaurant formidable avec de la super bouffe ! C’est moi qui offre, ne t’en fait pas. »

Sa propre réplique semblait l’amusé bien que je ne comprenais pas trop pourquoi. Dans les jeux qu’il décrit, je me demande si je pourrais de nouveau lui piquer ses godasses…. Bien que je devrais faire attention à ne pas les trouer cette fois ci. Bon, bien que mon trophée blanc, témoin de l’ancienne vie d’un animal de type cervidé soit complétement ignoré par mon compagnon de route du moment, e le gardais. On avança donc vers la ville, entouré de muraille que les bipèdes savaient si bien faire. Je ne comprends pas leur besoin de séparer les territoires et même leur ville du reste avec de si imposante structure. Au final, c’est eux même qui se restreigne du monde et non le monde et les territoires qui le compose qui les exclue de son fonctionnement. Il est vraie cependant que certaine chose était belle, la bleuté de certain élément visible notamment que j’avais le temp d’admirer alors que l’individu se disputait avec ceux gardant ce lieu visiblement. Enfin, c’est ce que j’en comprenais, os toujours en gueule, ne comprenant pas précisément de quoi chacun parlait, comme des mots placés à la suite sans vraiment d’ordre. Mais à la vérité, les bipèdes en plus de s’embrouiller avec les autres vies, ont le don de s’embrouillé également avec leur pair, presque un exploit en soit. Chez les loups, on s’embrouillais pas entre individu de la même meute, chacun avait sa place et se faisait rapidement remettre à cette dernière si jamais il la dépassait. De nouvelles pièces passèrent demain et ont pu enfin rentrer dans la fameuse ville. Le monde la peuplant nous submergea soudain. Même Mr. Chaussure n’avançait pas facilement parmi la foule alors que moi, mon défis fu surtout de e pas me faire marcher sur les pattes par les quelques personnes ne regardant pas vraiment devant elle. Mais mon énorme fémur aidait pas mal à me faire de la place, certain s’arrêtait même quelque seconde pour me regarder faire la fier avec mon os ou bien levais un sourcil en regardant mon compagnon de voyage.
A certain endroit, des gens se cachait de la maladie qui les rongeaient, celle la même touchant les bipèdes bien que ces derniers aient trouver comment finalement l’endigué. Mais certains étaient déjà trop toucher pour espérer quoi que ce soit si ce n’est mourir en souffrant le moins possible. Je ne fais pas grand cas du phénomène, tout comme ils sont indifférent au sort des loups si cela ne les concerne pas directement, les loups sont indifférents de leur mal. A un moment, un chien fit finalement son apparition, fort intéressé de ma trouvaille. Il ne vint pas me la chiper directement, préférant simplement me suivre pour l’instant. C’était un canidé assez petit, surtout par rapport a moi alors sas doute que ce seul fait est dissuasif.
A un moment donné, poussant la foule, un gamin passa, me sauta par-dessus en s’appuyant a mon dos, lançant quelque chose qui me loupa largement, pas comme mon compagnon de route. Ce dernier exprima son mécontentement mais sans aller plus loin, je me rapprochai alors de lui, le regardant, tournant légèrement la tête, exprimant cette question logique après ce genre d’événement ; est ce que ça va ? Après tout, l’objet sans être énorme n’était pas non plus de taille modeste, elle laisserait surement une bonne bosse. Il était dommage que l’homme ne soit pas une plante, j’aurais pu ainsi le regénérer et puis, c’est jolie une plante, ça n’a pas besoin de chaussure. Nan, je ne suis pas du tout obsédé à cette idée. Il accéléra, sans doute peu désireux que ce genre d’incident puisse se reproduire. On arriva finalement à un bâtiment bien lus propre que le reste. Des gens venaient et repartaient, portant des vêtements de qualité supérieur, en tout cas, en comparant avec ceux de la populace et ceux du bipède m’accompagnant, cela y ressemblait. Je sentis un pois sur un coté de ma tête, le petit chien avait finalement osé essayer de prendre l’os, je lâchai brièvement pour prendre l’autre bout, remuant la queue. Non pas que j’avais du mal mais c’était un jeu, et mettre toute ma force alors qu’il y avait une grosse différence de taille, n’était pas forcément une bonne idée.
« - Il y a un petit souci que je n’avais pas pas prévu…
- Hum… Je viens d’oublier. Peu importe, tu es prête ? C’est un endroit distingué. »

Je levai la tête vers lui, en mode « hein, quoi ? », soulevant de terre par le même coup mon compagnon du jeu du moment qui n’avait pas lâcher malgré tout. Sans doute la scène était comique, j’entendis quelqu’un gloussé un peu plus loin. A moins que sa soit l’écart entre la situation et le mot « distingué » qui faisait rire. Un petit « kai » derrière moi, un bruit typique d’un canidé en difficulté me fit me retourner un peu trop violement, éjectant l’autre petit chien qui atterrie sur un couple de bipède, sur la personne féminine le composant plus précisément. Je lâcha enfin mon os, allant vers le bruit qui se répétait, des gamins embêtait un chien bien maigre qui malgré sa taille presque plus haute que moi, était bien en difficulté à se recevoir des cailloux et des coups de bâtons…. On a beau avoir des crocs et une mâchoire solide que ça soit loup ou chien, face a la cruauté des bipèdes, cela ne représente en général pas grand-chose. Je me mets entre les gamins et le pauvre chien, je grogne, fort, menaçant, les oreilles couchées, cela semble suffire dans un premier temps. Mais l’un d’eux a l’audace de tout de même essayer, levant son bâton, il n’a même pas le temps de l’abattre sur moi qu’il se retrouve par terre, sous moi, son bras dans ma gueule. Il crie bien sûr, cela en fait arrêter plus d’un, un gamin qui crie sucitte plus de réaction qu’un chien qui se fait maltraiter…. Je maintien quelque seconde seulement cette position avant de le lâcher et de reculer, le laissant s’enfuir en pleurant. Ho, il y a quelques marques bien sures mais il ne saigne pas abondement…. J’aurais très bien pus lui briser le bras, brindille dans ma gueule mais je ne voulais pas faire tache ici, ce n’est pas mon territoire et mon compagnon bipède risquait de ne pas apprécier…. Bien qu’en fait, je ne suis déjà pas sure qu’il apprécie la scène, mais je ne pouvais pas laisser passez la chose. Je soupire, me retournant, viens voir le chien encore recroqueviller dans son coin, se mettant tout de suite en position de soumission, tremblant. Je lui lèche la truffe, signe de soutien. Je regarde autour avant de le pousser du museau, l’obligeant à aller un peu plus loin, je lui mets une couverture qui trainait là, sur lui. Je sais qu’il n’aura certainement pas bouger d’ici a ce que je revienne. J’avais une idée derrière la tête…. Chassant immédiatement l’image des chaussures de l’homme. Quand je revins à ce dernier, comme s’il ne s’était rien passé alors que déjà les murmures passaient d’une langue à l’autre, je vis que mon os n’était plus là…. Surement un autre chien à profiter de ce qui se passait pour venir me le chiper. Je reniflai un moment le sol, espoir espoir comme on dit. Je regarde mon compagnon de voyage avec un air de chien battu, espérant presque que ça soit lui qui me l’ai pris ou alors qu’il sache qui. A part ce détails, j’étais prêt à le suivre…. Rappelons que je ne suis pas des plus propre mais en vrai, lui aussi, donc peut être que l’endroit sera indulgent.

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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeSam 5 Fév - 19:19

Ziria était bientôt au zénith. Darius aurait préféré manger le matin, mais le midi c’était bien aussi. Enfin, un nouveau retard semblait s’imposer, puisque le Loup s’était mis en tête d’embêter un groupe de gamins qui "jouaient" avec un petit chien en lui jetant cailloux et bâtons. Darius ne comprenait pas ces comportements. Qu’il y avait-il d’amusant, de gratifiant à frapper un animal sans défense ? Mais il faut avouer que généralement il n’y prêtait pas attention. C’était une scène malheureusement trop courante pour qu’il puisse s’y attarder à chaque fois, et si il le faisait là, c’était seulement grâce à l’intervention du Loup.

Les enfants délaissèrent leur source d’amusement, interrompus par cette grande bête aux yeux bleus. L’un d’eux tenta de frapper la yorka avec un bâton, mais celle-ci le mordit en un éclair au bras. Quel idiot ! Décidément, la vie en ville prive beaucoup trop de monde de certaines naturelles sélections.
Darius, encore adossé à mur près de l’entrée du restaurant, n’avait qu’une envie : rejoindre son amie et aller frapper ces enfants. Mais une foule commençait à s’amasser pour admirer cet étrange spectacle. Le mercenaire vivait dans ce quartier, c’était là qu’il trouvait une bonne partie de ses clients et il n’avait pas envie d’avoir une réputation de molesteur d’enfants auprès des quelques bourgeois pour qui il garde la descendance.

Un des enfants, qui il y a seulement quelques secondes jetait joyeusement des cailloux au petit chien, accourut auprès de Darius, affolé.

« Eh ! Toi ! Toi ! M’sieur ! T’as une arme, tue ce loup ! Il va manger Farbi, il va manger mon copain ! »

Darius jeta un regard plein de dédain au gamin, puis un autre à la foule. Celle-ci avait les yeux rivés vers le Loup et son casse-dalle, personne ne remarquerait cette petite transgression. Il attrapa alors par le col l’enfant, le souleva, et lui flanqua deux soufflets des deux cotés de la joue, avant de le rejeter au sol sans plus de brutalité. Déboussolé, l’enfant se retira des lieux maladroitement, si désorienté qu’il en oublia même de pleurer.

« Qu’il le mange. »

Le Loup cependant lâcha rapidement le bras du garçon, il n’avait visiblement pas envie d’en faire son déjeuner. Tous les enfants ainsi que la foule s’étaient finalement dispersés, tandis que la yorka se mit à réconforter l’animal battu. Pendant ce temps, les clients du « Aux Mille Couleurs » affluaient de plus en plus à mesure que midi passait.
Un couple de gens fort bien vêtus arriva alors, tous deux lançant au passage un regard méprisant à Darius, dont la tenue ne correspondait au prestigieux lieu adjacent. À leurs côtés s’agitait un minuscule chien. Le genre de chien de race, difformes et stupides, dont raffolaient les riches gens. Celui-ci venait de trouvait un énorme fémur et s’acharnait dessus à essayer de le faire rentrer dans sa minuscule gueule. La femme du couple lâcha un instant le bras de son compagnon et caressa délicatement son animal chéri, puis pensant l’aider, elle lui ouvrit tout aussi délicatement la gueule et réussit tant bien que mal à y faire entrer l’os. Cependant, à peine lâcha-t-elle le chien qu’il tomba en avant, le fémur étant plus lourd que lui. Elle dut donc se résoudre à le porter avant de finalement entrer dans l’établissement.

Le Loup revint peu de temps après, et se mit pendant un moment à scruter et renifler partout autour de Darius, probablement à la recherche de quelque chose. Les Lamelles ne savait pas quoi, mais son instinct lui dicta d’éloigner ses bottes neuves de la gueule de Loup. La yorka semblait attristée de ne rien trouver. Quelle était donc cette obsession avec ses chaussures ? C’était décidé, après le repas, Darius lui en achètera deux paires qu’elle pourra mâchouiller tant qu’elle voudra, si cela la détourne enfin des siennes, de chaussures.
Dépitée, le Loup arrêta ses recherches et suivit Darius qui pénétra à l’intérieur du bâtiment. Mais, à peine posa-t-il un pied à l’intérieur qu’il fut assailli par trois employés affolés. L’un des trois fut poussé par les deux autres à prendre la parole.

« Dé-désolé Monsieur, mais cet établissement est ré… réservé à une certaine clientèle et vous... »

Il n’osait pas terminer sa phrase, mais Darius comprit ce qu’il en était. Il ouvrit la bouche d’un air étonné, et se retourna vers le Loup : « Je crois que j’ai compris quel était le problème. »
Il fouilla un instant dans son sac et en sortit une bourse qui devait contenir dans les 500 dias, qu’il tendit à l’employé face à lui. Et non, il n’avait pas peur des voleurs à la tire.

« Ne vous en faites pas, je ne suis pas ressource, veuillez m’excusez pour mon apparence délabrée, mais je reviens d’un voyage éreintant et je n’ai pas eu le temps de mieux me préparer. Concernant mon amie derrière moi, les circonstances et la pudeur l’empêche de reprendre immédiatement sa forme humaine, mais je vous assure qu’elle fera preuve de calme et qu’elle ne causera aucun soucis » dit-il en fixant la yorka.

À force de côtoyer des clients fortunés, Darius avait appris leur langage et leurs manière. Heureusement pour lui, à Tyrhénium, la richesse estime mieux la valeur d’une personne que les manières, et les employés furent convaincus. Sans doute seront-ils sévèrement réprimandés plus tard. L’employé n’accepta cependant pas la bourse : « Vous payerez quand vous consommerez. Je vous prie de remettre votre arme à mon collègue, vous pourrez ensuite profiter d’un agréable moment Aux mille Couleurs ! »
Voilà l’étape la plus difficile. Darius comprenait bien les raisons de cette interdiction, mais sans Gloyss, il se sentait nu. Si il la perdait, il ne retrouverait probablement jamais d’épée d’aussi bonne qualité, et il se souvenait très bien des colonnes d'Ebreus et d’à quel point il était difficile de se battre avec une mauvaise arme. Il la remit cependant, refuser serait transgresser une règle de plus, et il en avait déjà bien fait assez.

Toujours légèrement étonnés par ces deux personnages, les guides présentèrent maladroitement à Darius les lieux, qu’il connaissait déjà, puis s’en allèrent accueillir d’autres clients. Le rez-de-chaussée faisait honneur à la réputation du « Aux Mille Couleurs », c’était en effet très luxueux. On ne pouvait tourner la tête sans voir un objet de luxe dont le prix dépassait sans doute le budget annuel du tyhrénian moyen. L’endroit était rempli, que ce soit par de simples occasionnels qui passaient en coup de vent, ou bien  par des clients plus habitués, qui restaient là plusieurs heures par jour, voire la journée entière. Ceux-là avaient souvent la mine déconfite de celui qui a perdu beaucoup sans rien gagner.
Tous avaient les yeux rivés vers l’étonnant duo. Ils s’attendaient sûrement à ce que Darius s’asseye à une des tables de jeux. Il avait montré qu’il possédait de nombreuses dias, il aurait fait un bon adversaire à dépouiller. Malheureusement pour eux, jouer ne l’intéressait nullement. Il se dirigea directement vers le premier étage, là où il pourrait enfin se restaurer. Sur les marches, après avoir vérifier qu’il ne pouvait être entendu, il s’adressa à la yorka.

« J’ai jeté un coup d’œil un peu partout, la propriétaire n’a pas l’air d’être là, Greis merci. C’est elle qui est le plus au taquet concernant ces histoires de "bonnes manières ou je sais pas quoi, on aurait pas pu entrer si les serviteurs n’étaient pas aussi ahuris. Et puis, honnêtement, elle me terrifie, avec son bras tout en fer et son air lugubre… »

Le premier étage n’était pas aussi bondé. Midi était passé, et la plupart des gens avaient fini de manger. Quelques-uns restaient encore, dont deux personnes qui attirèrent l’attention de Darius. C’était le couple aux regards mauvais de l’entrée. Leur chien, sur les cuisses de sa maîtresse, tenait encore le gros fémur qu’il mordillait à s’en abîmer les dents et la mâchoire, sous le regard attendri de sa propriétaire qui n’y voyait aucun problème.
Darius, d’humeur soudainement taquine, s’assit à la table voisine à celle des tourtereaux. Un serveur vint rapidement servir la mise en bouche et invita le jeune homme à déguster ces mets en attendant que le reste de repas arrive. Sous les regards hébétés, et même légèrement horrifiés du couple voisin, Darius croqua dans un des biscuits secs servis. Avec un large sourire, il invita le Loup à le rejoindre. C’était leur repas après tout.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeDim 6 Fév - 12:15



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Un entraînement casanier




Ainsi, j’avais en quelques sorte donné une leçon aux gamins et j’espérais avoir mis le pauvre chien à l’abri. En revenant prés de mon compagnon de route, je ne retrouvai pas l’os que j’avais déterré plus tôt. C’était fort dommage mais il était à présent temps de rentrer dans le fameux établissement. M’enfin, on essaya plutôt car a peine une patte franchie le palier de l’entrée que 3 bipèdes nous sautèrent dessus, paniqué pour je ne sais quelle raison. En effet, je n’avais mordu aucun d’entre eux ni même montrer les crocs et celui qui était à mes coté n’avais pas dégainer sa lame. Donc rien ne méritait une telle réaction de leur part. L’un des trois ouvrit finalement la bouche, expliquant brièvement, gêné que ce lieu n’était pas pour tous. Était-ce le fameux problème ? En tout cas, c’est ce que sembla dire mon compagnon lorsqu’il m’adressa la parole, l’air étonné. Il fouilla dans son sac, y sortant quelque chose qu’il tendit au 3 bipèdes devant nous qui avait l’air, ensuite, je dirais un peu plus tranquille.
« - Ne vous en faites pas, je ne suis pas ressource, veuillez m’excusez pour mon apparence délabrée, mais je reviens d’un voyage éreintant et je n’ai pas eu le temps de mieux me préparer. Concernant mon amie derrière moi, les circonstances et la pudeur l’empêche de reprendre immédiatement sa forme humaine, mais je vous assure qu’elle fera preuve de calme et qu’elle ne causera aucun soucis »
Il n’est pas ressource ? C’est-à-dire, j’avoue que je ne compris pas grand-chose à ces paroles. Après, pour le voyage éreintant, je me demande si j’en fait partie non pas en tant que loup ayant décidé de le suivre mais plutôt en tant qu’étape notamment avec notre moment de jeu passé. Pour le fait de faire preuve de calme, tant que personne ne me provoque ou cherche à nous nuire, je n’ai aucune raison de ne pas l’être. Enfin, normalement. L’objet tendu ne fut pas accepté, parlant de payer, de truc de bipèdes en somme. Il est plus simple d’avoir mon mode de vie quelque part, je trouve que ceux qui se déplace sur deux jambes se complique parfois bien trop la vie. Surtout que l’un de ceux qui nous faisait face demandait l’arme de mon compagnon de route, c’était quelque part un peu ridicule. En effet, me demande-t-on de remettre mes crocs ? Pourtant, ils peuvent tout autant blesser que la lame de celui à mes coté. Une fois entrés, je vis que le rez-de-chaussée était consacré à l’exposition de toute sorte de babiole dont certaine brillait plus que d’autre ainsi que par les jeux que les bipèdes aimaient tant. Des jeux bien différents de ceux des bêtes. Ils étaient tous vêtue bien différemment de celui qui m’accompagnait et c’était surement pour ça que certain nous fixait aussi bêtement. En traversa ainsi le rez-de-chaussée, nous dirigeant directement vers des marches que l’on monta bien que mon compagnon de route s’arrêtât brièvement sur ces dernière pour me dire quelque chose en toute discrétion.
« - J’ai jeté un coup d’œil un peu partout, la propriétaire n’a pas l’air d’être là, Greis merci. C’est elle qui est le plus au taquet concernant ces histoires de "bonnes manières ou je sais pas quoi, on aurait pas pu entrer si les serviteurs n’étaient pas aussi ahuris. Et puis, honnêtement, elle me terrifie, avec son bras tout en fer et son air lugubre… »
Greis ? Était-ce le nom de la fameuse propriétaire ? Est-ce que je devais me méfier de cette dernière ? Elle avait un bras de fer donc dans le pire des cas, je devrais facilement la reconnaitre si nécessaire. Enfin arrivé en haut de l’escalier, mon compagnon de route choisis une table qui se trouvais a coté de celle de deux bipèdes qui avait un chien…. Et mon os ! On apporta des sortes de biscuit, je crois, a la table que l’on avait prise. Je fixais l’os. Et si on échangeait ? Je pris un ou deux biscuits de notre table dans la gueule avant d’aller à la table voisine vers le petit chien. Je lui lâchai les friandises par terre. Le regardant en remuant la queue, en mode « on échange ? », j’aurais pu simplement reprendre de force l’os mais apriori, ne fallait pas faire de vague ici.

La bipède qui s’occupait du petit chien réagit assez violente. Prenant son chien et son os et en se levant. Elle me pointa simplement du doigt en s’adressant a mon compagnon de route.
« - Pourriez-vous éloigner votre sac à puces de ma princesse ?! C’est inacceptable ! »
Je tournai légèrement la tête, regardant ensuite mon compagnon de route pour essayer de comprendre cette réaction disproportionnée. Je me dis que je verrais plus tard, retournant vers lui simplement. Je jetais souvent des coups d’œil a l’os entre deux biscuits. Quand enfin le reste du repas vint, je regardai ensuite le bipède aux chaussures en interrogation de comment faire. Car bien que chiper quelque biscuit était dans mes cordes sous cette forme, cela était bien plus compliqué pour un repas entier. Après quelque seconde, je me dis que sinon, je pourrais monter sur la chaise non occupée de l’autre côté de la table, ce que je fis. Mangeant simplement mon assiette sans vraiment me soucier du reste maintenant que j’étais à la bonne hauteur. Certains autres clients du lieu semblaient indignés de cette altitude, certain demandais comment on permettait à un chien (certains comprirent que j’étais un loup vu qu’il utilisait le bon mot) de faire ceci.


Halloween
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" Le loup a toujours des raisons afin d'égorger les moutons."
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitimeDim 20 Fév - 13:26

Les biscuits étaient bons, enfin, pas désagréables en bouche, mais cela aurait très certainement était encore plus délicieux sans tous ces regards insistants en provenance de toute la salle. Même les serveurs discutaient entre eux en lui jetant des regards inquiets. Darius aurait-il commis une faute de bienséance remarquée par un employé un peu trop zélé ? Il avait peut-être bafouillé lors de son discours d’entrée, oublié quelques mots, ou autre chose. En dehors de ça, il était certain de ne causer aucun autre problème.

Le Loup rafla deux biscuits, quitta la table de Darius pour celle du couple fortuné, et offrit ces gâteaux à la chose qui leur servait de chien. Sûrement une manière chez les loups d’asseoir leur dominance en faisait étalage de leurs ressources. Le jeune benêt sourit naïvement. Le pauvre petit chien ne pouvait de toute façon pas accepter cette offrande, sa gueule obstruée par l’énorme fémur. La maîtresse de l’animal ne semblait pas autant apprécier au vu de la grimace qu’elle tirait. Darius ne pensait pas auparavant qu’une figure pouvait être aussi étirée par l’effarement.

« Pourriez-vous éloigner votre sac à puces de ma princesse ?! C’est inacceptable ! »

Darius fronça les sourcils. Il n’entendait pas laisser son amie se faire insulter par une dévergondée adepte de chiens tarés.

« Eh ! Il est très bien mon sac à puces ! Vous avez vu la tête de votre chihuahua ? »

La femme faillit tomber en arrière mais se fit rattraper par son compagnon, qui semblait jusque là assez désintéressé de ce qu’il se passait, préférant se concentrer sur son repas. Elle se remit cependant vite en place, prête elle aussi à défendre son animal.

« Ce… ce n’est pas un chihuahua ! C’est un trappeur argyréen de pure race ! Ma princesse a simplement eu quelques problèmes de croissance... »

Darius lui aussi ne fit plus attention à cette querelle, car le repas arrivait. Darius et la yorka avait chacun leur propre plat (quelle luxe !), pour Darius, c’était une assiette composée d’un poulet rôti entier entouré d’une sorte de bouillie au contenu indescriptible mais à l’odeur fort agréable. Le Loup aussi avait droit à sa propre assiette sur table, étonnement, et non à un vulgaire bol posé à terre. Peut-être qu’un des serveurs s’était aperçut de sa nature yorka. Son plat n’était cependant pas aussi joliment fait, c’était un grand morceau de viande cru, simple certes, mais efficace.
Le Loup regardait Darius, semblant lui demander quelle était la marche à suivre.

« Je ne sais pas exactement de quel animal ça provient, mais cette viande a l’air mangeable, et puis c’est cru, ça ne te changera pas de tes habitudes ! »

Il n’avait même pas fini sa phrase qu’elle était déjà sur sa chaise en train de déguster sa viande. Une vraie dame. Haussant les épaules, Darius goûta un morceau de sa bouillie. Ce n’était pas mauvais, même si il n’arrivait décidément pas à déceler les ingrédients que composaient cette purée. Au fond, il ne préférait pas y penser.
Tout autour d’eux, messes basses se transformaient en véritables protestations. L’étage entier s’était ligué contre la présence inacceptable d’une bête sauvage dans un lieu où les bonnes gens de Tyrhénium souhaitent manger en paix. Certains allaient directement se plaindre aux employés de l’établissement et demander l’expulsion immédiate de ces deux fauteurs de trouble. Les employés, eux, restaient en retrait, se demandant que faire. Maintenant que les deux convives étaient installés et leurs plats servis, il était difficile de les renvoyer. En revanche, la grogne des autres clients risquait aussi de leur retomber dessus. Finalement, un jeune serveur prit son courage à deux mains et alla s’adresser à Darius :

« Monsieur, je suis navré mais votre loup effraie la clientèle, je dois vous demander de partir. »

« Mais nous n’avons rien fait ! »

« Je comprends votre frustration, mais nous ne pouvons... »

« Je refuse de m’en aller, j’ai laissé mon arme et j’ai les moyens de payer, je n’ai aucune raison de partir ! »

Darius était insurgé. Il avait scrupuleusement vérifié ses manières et celles du Loup, et il était pratiquement certain de n’avoir commis aucun impair, tous ces clients s’inquiétaient d’une menace inexistante. Le serveur semblait réellement se montrer compréhensif. Malgré son jeune âge, il semblait avoir une certaine expérience de ce genre d’établissements et notamment de comment gérer les clients problématiques. Il réfléchit un instant avant de s’approcher de leur table. Il reprit la parole en baissant la voix de sorte que seuls Darius et le Loup entendent ses paroles :

« Je le sais bien, vous n’avez rien fait de mal, mais il y a eu un problème à l’accueil, dès le début vous n’auriez pas dû pouvoir entrer… La propriétaire de ces lieux, elle est assez spéciale. Si elle apprend qu’on a laissé entrer un Loup pareil elle va nous briser la nuque ! » Au vu des regards posés sur eux, il avait dit ses derniers mots un peu trop bruyamment. L’employé anxieux prit une pause, cherchant ardemment une solution à ce problème, avant de reprendre ses chuchotements. « Écoutez, votre ami là, c’est pas un loup ordinaire ? Un yorka, n’est ce pas ? J’ai conscience du besoin qu’ont certains de cette race à vouloir rester dans leur forme animale, mais ici, ce ne sera pas possible. Cependant… Nous avons quelques vêtements en réserve, si vous consentez à les porter – il y a des latrines juste ici –, alors il n’y aura plus aucun problème, et tout le monde pourra profiter de cette après-midi tranquillement ! Qu’en dites-vous ? »

Darius détestait ces moments où son destin reposait sur une autre personne, même pour peu de temps et pour des choses aussi insignifiantes. Néanmoins il haïssait encore plus lorsque l’on prenait à sa place des décisions qui lui revenait de droit. Il fixa donc simplement la yorka, le choix était sien.
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MessageSujet: Re: Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306}   Un entraînement casanier {PV Loup, le 30 Cicium 1306} Icon_minitime

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