Quand on arrive en ville

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 Quand on arrive en ville

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AuteurMessage
:: Chien de Chasse ::
Nao'h Mory :: Chien de Chasse ::
Nao'h Mory

MessageSujet: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeLun 1 Aoû - 22:03

Neige veut aller découvrir son homonyme des montagnes. Pour ça, il nous faut de l’équipement pour supporter le froid des hauteurs. C’est d’autant plus important que la saison froide approche à grands pas. Si nous pouvons la supporter sans difficulté dans la forêt, ce sera beaucoup plus compliqué, une fois que nous aurons atteint les sommets enneigés. Pour ce que j’en ai compris, plus on grimpe en hauteur, plus il fait froid, mieux vaut donc partir préparés.

Nous nous sommes donc mis en quête de gibier. Mes cibles actuelles sont encore d’un gabarit trop important pour Neige, aussi nous nous sommes contentés de petit gibier, lapins et oiseaux, qui nous ont donné à la fois de quoi manger et de quoi commercer. Nous pouvons vendre la viande fraîche et les peaux aux voyageurs et marchands itinérants et engranger ainsi quelques précieuses pièces, qui nous seront bien utiles pour nous fournir en matériel.

C’était également une occasion parfaite pour Neige d’approfondir avec moi son expérience de la chasse. Elle est incroyablement intéressée et assidue, si bien qu’au bout des deux semaines que nous avons passées à chasser intensivement, elle est parvenue à débusquer et attraper seule un faisan. Je la vois encore parader devant moi, avec la bête entre les crocs et ses longues plumes traçant derrière elle son chemin, comme pour l’accuser de l’avoir tué auprès de qui verrait le sillon dans les feuilles.

Après un ou deux jours de chasse, quand nous avions suffisamment de choses à vendre, nous nous rapprochions d’un chemin pour vendre nos marchandises à qui était intéressé. J’ai repris ma méthode habituelle de m’approcher de futurs acheteurs sous ma forme animale pour les jauger, avant de revenir sous forme humanoïde si je les jugeais dignes de confiance. Neige, quant à elle, restait systématiquement sous sa forme animale. D’abord très craintive, elle restait cachée, loin des étrangers. Puis elle a fini par s’habituer et me suivre de loin quand j’allais à la rencontre de nouveaux clients, toujours sur ses gardes néanmoins. Au bout de ces deux semaines, nous avons pu rassembler environ 300 dias. J’espère que ce sera suffisant.

La chasse était assez facile jusque là, mais la météo s’est faite changeante. La pluie s’est invitée de plus en plus souvent, pendant que la végétation réduisait son couvert jour après jour. Privés d’une bonne partie de nos abris et trahis par les feuilles mortes, nous avons décidé de prendre la route vers Canopée. Tenter de chasser encore aurait sans doute été une perte de temps, d’autant qu’une bonne partie de nos proies habituelles avaient commencé à se cacher pour la saison de Nivéria.

Notre destination, désormais, la capitale sindarin. D’après ce qu’on m’en a dit, c’est une merveille de la forêt, à la fois parfaitement intégrée dans son environnement et bijou architectural, avec ses murs en marbre parsemés de décors floraux. N’étant jamais allé en ville moi-même, j’avoue être à la fois fasciné par ces descriptions aux allures de rêves et effrayé par la présence d’autant de population au même endroit… Autant de gens qui risquent de mourir par ma simple présence. Je me demande si c’était vraiment une bonne idée d’avoir accepté la proposition de Neige d’aller en ville.

Délesté de toute ma marchandise, je ne porte sur mon dos, à nouveau, que le minimum dans mon sac. Sous ma forme humanoïde, mon armure de cuir me permet de supporter au moins la fraîcheur de la journée. Pour éviter de trop penser, je m’efforce de mâcher du tabac, c’est encore la meilleure solution dont je dispose. A mes côtés, Neige voyage sous sa forme animale, trottant tant bien que mal au rythme de mes grandes enjambées. Connaissant l’importance des vêtements pour les autres races humanoïdes, je pense que c’est une bonne chose qu’elle reste sous cette forme, sachant qu’elle n’a pas d’habits pour se présenter en public. Ça pourrait se révéler très problématique si elle était vue nue au mauvais endroit. Son pelage, par contre, révèle une teinte un peu plus claire, qui ne fait que confirmer le nom que je lui ai donné : elle a vraiment la couleur de la neige.

Pour les nuits, j’ai pris l’habitude de reprendre ma forme animale pour pouvoir profiter de ma fourrure contre la fraîcheur nocturne et je partage les éléments de mon armure avec Neige en guise de couverture. Si je crains toujours pour la sécurité de la renarde à mes côtés, j’arrive maintenant à maîtriser ma peur et ne plus la lui montrer. Ça évite au moins les scènes d’incompréhension comme la première nuit que nous avons passée ensemble.

Paradoxalement à la réputation de magnificence de la ville vers laquelle nous nous dirigeons, le temps a l’air de plus en plus maussade et froid à mesure que nous nous en rapprochons. Les arbres perdent leurs feuilles, l’air est humide et frais et le ciel se teinte de gris. L’humidité ambiante se retrouve aussi dans la route que nous empruntons, qui devient boueuse et glissante par endroits. Ça nous a d’ailleurs valu quelques éclats de voix, autant de colère que de rire quand, malgré toutes nos précautions, nous avons fini par nous étaler dans une flaque de boue.

Au bout d’une semaine, nous arrivons finalement en vue de la cité sylvestre. Je suis impressionné par les structures que je vois se dresser du sol. J’ai beau en avoir déjà entendu parler au fil de mes rencontres, la beauté et la taille imposante des bâtiments que je contemple me laisse sans voix. Un monde sépare ces constructions des tanières que j’ai pu occuper par le passé. Et cette couleur… La pierre dont est faite cette ville est de la même couleur que Neige. Elle force le respect par son imposante stature, mais aussi par la lumière qu’elle reflète et qui force quiconque la regarde trop longuement à baisser le regard. Neige elle aussi semble choquée par la vision de cette ville. Elle s’assoit à mes côtés et fixe longuement les hauts murs sans bouger.

Une fois le choc passé, nous décidons de nous trouver un endroit à proximité de la ville pour passer la nuit. Nous ne sommes jamais allés en ville, nous ne connaissons pas les coutumes et il serait donc prématuré de pénétrer dans cette cité sans s’être renseigné un minimum avant. Nous nous enfonçons donc parmi les arbres aux abords jusqu’à trouver un endroit adéquat. Je pose mes affaires et récapitule ce que nous aurons à faire sur place : il nous faudra des vêtements chauds pour voyager en montagne, mais aussi nous renseigner sur ce qu’on peut y trouver. Je baisse les yeux sur mon carquois qui se trouve presque vide.

“ Il faudra qu’on trouve autre chose à acheter : je n’ai presque plus de flèches pour chasser. “

En entendant ça, Neige me dit qu’elle pourrait m’en “ fabriquer “ une de temps en temps, par magie, une flèche que je pourrais tirer normalement et qui disparaitrait quelques instants plus tard. Elle m’indique ensuite qu’elle en est en fait incapable, à cause d’une boucle d’oreille qu’elle porte et qui bloque sa magie. Encore une chose étrange à propos de son passé énigmatique. Pourquoi porte-t-elle un bijou pareil ? Si quelqu’un avait voulu d’elle comme animal de compagnie, pourquoi bloquer ses pouvoirs et ne pas s’en servir à la place ? Et bien sûr, elle n’a aucune idée de la façon d’enlever cet objet magique. Encore une question de plus pour moi et pour qui serait en mesure d’y répondre. Ça et la signification de l’inscription sur son collier.


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Woof !
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Shea
Shea

MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMer 3 Aoû - 16:07

Assise devant la ville, je contemple ce qui se trouve sous mes yeux. Des pierres dans lesquelles il y a plein de sortes de plantes, c'est gravé dedans si j'ai bien retenu ce qu'on nous a dit plus tôt. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est impressionnant. Comment ils ont fait ça, les bipèdes ? Les murs sont beaucoup plus hauts que ce à quoi je m'étais préparée, sans parler du nombre de gens présents. Je me demande si, finalement, j'ai pas juste eu une super mauvaise idée, c’est peut être encore trop tôt pour moi de venir dans un tel endroit. Pourtant, le trajet jusqu'à Canopée m'a amenée de surprise en découverte et je dois avouer que c'était plaisant. Je crois qu’en même temps on a pas trop le choix, Nao’h m’a expliqué qu’avant d’aller voir la neige il fallait se préparer. Acheter des vête... Hab… Des peaux contre le froid. Il a peur que notre fourrure ne suffise pas. Sur ce point, je me fie à lui, vaut mieux nous préparer et éviter les mauvaises surprises.

On a passé quelques temps dans ce rassemblement de plantes en bois que Nao'h appelle la forêt. J'ai pu y perfectionner ma technique de chasse. Je me rappelle encore de ce faisan que je suis parvenue à attraper seule, c'est tellement satisfaisant. Parvenir à se cacher et attendre le bon moment, puis jaillir de l’ombre, ressentir la peur dans l’attitude de ma proie avant qu’elle ne tente de fuir, planter mes crocs dans sa chair et sentir son dernier souffle de vie. C’est grisant, voilà bien longtemps que n’avais pu assouvir ma soif de tuer. Cette proie-là, d'ailleurs, j’ai refusé que Nao’h me la bousille comme il sait si bien le faire avec son feu à la con. De la bonne viande comme ça, ça se massacre pas. Je me souviens parfaitement être revenue vers lui toute fière avec ma prise mais, quand il a voulu me la prendre, je lui ai grogné dessus. Il a fallu tout de même que je reprenne forme humaine pour lui faire comprendre que c’était MA proie et que je la mangerais comme JE le voulais. Il a fini par accepter, à contre-coeur il me semble. Il est quand même bizarre, parfois ; lui aussi est un animal, alors pourquoi cuire forcément la viande ? Encore, pour en emporter pour plus tard, d’accord, mais pas pour manger sur place, faut pas déconner. Je lui ai tout de même accordé de garder les plumes de la bestiole. Apparemment, ça peut servir et surtout se vendre et, comme c’est grace à lui que j’ai été capable d’apprendre à chasser, je l’ai autorisé à partager mon repas.

On a pas chassé que ça, mais plein de petits animaux : des oiseaux - beaucoup d’efforts pour un maigre repas - des lapins beaucoup plus rapides - ça, j’arrive pas à les chasser seule et être deux nous à permis d'économiser du temps et de l'énergie - et d’autres bestioles quand on en croisait. Il m’a parlé d’animaux plus gros, comme des “ riches ”ou “ biches ”, des “ sert-sais-pas-quoi ”, mais aussi des “ sang-gliers ”, qu’il valait mieux éviter à cause du danger qu’il peuvent représenter, notamment à cause de leurs défenses…  J’avoue ne pas avoir compris, mais s’il le dit. Toutefois, ces dernières semaines ont été plaisantes, à part peut-être quelques moments. Si j'y réfléchis je dois beaucoup à ce yorka : sans lui, je ne serais sûrement plus en vie et je n'aurais jamais pu apprendre à chasser aussi vite. Pourtant, il m'a dit ne pas connaître grand chose du monde qui nous entoure.

J'ai été à la fois étonnée et inquiète de ma première rencontre avec d'autres bipèdes. Au début, je restais cachée dans la forêt et j'attendais anxieuse le retour de Nao'h. Plusieurs fois, je me suis demandée s' il n'allait pas en profiter pour me vendre ou me trahir. Il m'a fallu du temps, avant de commencer à lui faire confiance. Aujourd'hui, je me dis que je n'ai plus trop à m'inquiéter. Après tout, il a eu tellement d'occasions de profiter de mon manque de connaissances que c'est pas maintenant qu'il va commencer. Quoi que… je ferais bien de garder cette possibilité à l'esprit, juste par prudence.

Quoi qu'il en soit, les dernières semaines m'ont permis de progresser bien plus que je ne l'aurais fait seule. J’ai pu approcher d'autres bipèdes et me rendre compte par moi-même qu'ils ne sont pas forcément tous tordus. J'ai préféré garder ma forme animale à chaque fois, mais j'ai pu, rencontre après rencontre, m'approcher et jauger ces gens par moi-même.  La méthode de Nao'h pour juger ses pairs est aussi surprenante que déroutante : il commence par les approcher sous sa forme animale pour voir leurs réactions. Il part du principe que, si on ne l'attaque pas sous cette forme, c'est qu'il n'y a pas de danger. Je suis pas sûre que ce soit vraiment efficace. Après tout, les bipèdes doivent se méfier bien plus des leurs que de simples animaux mais, comme je n'en suis pas certaine, je me fie à son expérience. De ce que j’ai pu voir, il doit avoir raison, même si ça dépasse mon entendement. Je m'attendais à devoir lutter pour ma liberté, mais je n'ai reçu tout au plus que quelques regards surpris et quelques questions me concernant. Je sais pas si c’est à cause de mon apparence - visiblement, les renards blancs, ca court pas les forêts, dans le coin - ou si c’est parce que les gens sont juste trop curieux, mais j’ai découvert mon yorka de compagnie assez… Protecteur ? Ou possessif à mon égard. Il ne laissait personne s'approcher trop près de moi. Je sais pas trop comment le prendre, d’ailleurs. D’un côté, c’est pas plus mal, j’ai pas eu besoin de montrer les crocs mais, d’un autre, il s’imagine que je suis pas capable de me défendre seule ? Je suis plus la pauvre bestiole à moitié crevée dans la forêt. Peut-être qu’un jour il faudra que je lui montre de quoi je suis capable. Ça pourrait être marrant, tiens. Je me demande quelle tête il ferait, si un petit machin comme moi le clouait au sol.

Je secoue lentement la tête pour chasser cette idée de mon esprit. Je peux pas perdre le contrôle, avec mon machin dans l’oreille, mais l’appel du sang reste suffisamment fort pour que j’aille un poil trop loin. Maintenant que je ne suis plus un jouet dans l'arène, je sais que personne ne m'arrêtera et je me demande si j’en serais capable par moi-même. Il serait plus sage que je m’exerce sur mes futures proies avant, ça serait con, en voulant jouer, de tuer celui qui est peut-être le seule bipèdes suffisamment allumé pour aider un animal blessé, au lieu de le bouffer ou l’achever.

Je me souviens également de ma première pluie. Je savais que ca existait, mais entre en entendre parler et le vivre, c’est pas pareil. Ma peau humaine est bien trop fine pour me protéger, contrairement à ma fourrure. Autant dire que, pendant les jours de pluie, je refusais de prendre forme bipède. L’avantage, c’est que mon poil a été lavé, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Ma maîtresse avait l’habitude de me laver, de temps à autre. Elle me renversait une grosse quantité d’eau dessus : c’était froid, désagréable et je puais jusqu'à ce que je sois sèche. Là, la saleté ruisselait sur mon pelage et me lavait lentement, c’était presque agréable. Presque… Parce que l’odeur de clébard mouillé, c’est franchement pas terrible. S'il y avait que moi, encore… Mais Nao’h aussi a fini trempé… J’ai également découvert un nouveau jeu : la boue. Si, la première fois que je suis tombée dedans - je savais pas que ça glissait autant, cette conneries - j'étais franchement énervée, j’ai découvert par la suite que ça pouvait changer la couleur de mes poils et surtout, surtout, qu’en sautant dans une “ flasque ” à proximité du yorka, ça le faisait râler. Honnêtement, j’adore ça, surtout quand il faisait très attention où il mettait les pieds et qu’en le suivant je faisais mine de glisser involontairement pour mieux l'éclabousser. Je dois avouer que, parfois, je ne le faisais vraiment pas exprès. La boue finit par coller à mes poils et c’est gonflant à enlever, il pleut pas sur commande.

La nuit, j’ai pris l’habitude de prendre avec moi la peau que porte Nao’h, pour dormir. Ça me tient chaud, si je suis sous forme humaine, et ça me cache, si je suis sous forme animale. Dans les deux cas, c’est pratique. Par contre, je me demande bien ce qu’il fout toutes les nuits, c’est comme s’il était plus le même. Je dors pas longtemps, ou du moins je me réveille fréquemment pour surveiller les environs. J’ai donc pu l’observer à loisir : j’ai l’impression qu’il dort pas aussi bien que moi, comme si quelque chose l’en empêchait, mais quoi ? En tous les cas, il ne m’a plus jamais réveillé, enfin pas directement ; parce quand, au milieu de la nuit, il se met à couiner dans son coin, forcément, ça me tire de mon sommeil. Plusieurs fois, j’ai hésité à le questionner, ou à le réveiller, mais j’ai toujours renoncé. Déjà, ça me regarde pas, ensuite j’ai toujours peur que lui aussi se mette à me poser des questions auxquelles je ne veux pas répondre. Jusqu'à présent, on n’a jamais parlé de nos passés respectifs et c’est très bien comme ça.

J'observe du coin de l'œil Nao'h face à la ville. Comme moi, il doit se demander si on a eu raison de venir. Pour ma part, je me dis que, finalement, on pourrait peut-être juste repartir. Enfin, je suppose qu'après tout ce qu'on a fait pour en arriver là, ça serait peut être stupide, d'autant que Nao'h veut prendre le temps d'observer les lieux et de se renseigner, avant que nous ne pénétrions dans la ville en elle-même. Sa décision est sage et je ne vois rien à y redire. La ville est bien plus grande que ce que je m'étais imaginé. Les pierres blanches reflètent la lumière du soleil, ce qui m'empêche de garder mon regard trop longtemps fixé dessus, peut-être parce que j'ai toujours vécu dans l'obscurité.

Nao'h propose de se trouver un endroit tranquille, non loin de la ville, ce qui me va parfaitement : j'ai pas l'intention de passer la nuit à l'intérieur d'un lieu si fréquenté. Il fait ensuite le point avec moi sur ce que l'on aura besoin d'acheter. On en avait déjà parlé, mais je suppose que c'est mieux de vérifier une dernière fois. Il finit par ajouter à sa liste des flèches, apparemment il va bientôt en manquer. Durant nos chasses, j'ai pu observer de très près ses flèches : ce n'est rien d'autre qu'un bout de bois avec, d'un côté, un bout de métal pointu et, de l'autre, des plumes. Pourquoi des plumes, d'ailleurs ? Pour faire joli ? Enfin, pour ce que j'en ai à foutre. J'ai pu tenir une flèche entre les mains et donc l'analyser suffisamment longtemps pour être capable de les reproduire. Je sais que j'ai pas envie de parler trop de moi, mais ça serait sûrement une bonne chose qu'il sache qu'en cas de besoin je peux lui fournir une flèche. Je reprends ma forme bipède, afin de pouvoir parler.

" Ça, je peux en fabriquer, c'est pas compliqué, mais seulement pour un moment limité, c'est magique. "

Au moment où je finis ma phrase, je me rappelle la présence de mon métal d'oreille. Ouais, je pourrais, si j'avais pas cette conneris accrochée. Je reprends, plus pour moi-même que pour lui.

" Enfin, je pourrais, si on arrivait à me virer cette saloperie dans mon oreille qui bloque mes pouvoirs. "

Je dis ça mais, quelque part, j'appréhende le jour où ça arrivera. J'aurai un libre accès à mes capacités et, si deux d'entre elles sont surtout des atouts, la troisième est… Particulière. Je sais pas si c'est parce que j'ai pas pu l'utiliser souvent ou si c’est parce j’ai aucun contrôle sur ce pouvoir, mais je préfère m’en méfier. Par le passé, j’ai bien failli y passer, en l’activant. Je secoue la tête pour chasser cette pensée loin de mon esprit. Je ne suis plus obligée de me battre jour après jour, il y a donc peu de chances que je doive m’en servir à nouveau. Si cela arrive, je pourrai peut-être parvenir à me contrôler. Je sais pas encore comment, mais je vais y réfléchir. Enfin, il faudrait déjà pouvoir l’enlever, j’ai jamais réussi. Je crois qu’il est coincé ou un truc du genre. Ma maîtresse ne me mettait mon collier que pour descendre dans l'arène et, encore, quand elle voulait être sur que je ne change pas de forme. Parfois, ce n’était pas elle qui me le mettait ou l'enlevait, je suppose donc que n’importe qui pourrait le faire. Par contre, ce truc qui pendouille à mon oreille, elle était la seule à y toucher. À chaque fois, ça me faisait une sensation bizarre. Si j’y réfléchis je le portais en permanence, elle ne me l’enlevait qu’avant de pénétrer sur le sable et pour la durée du combat seulement. J’ai pu constater, ces derniers temps, que le collier était devenu complètement inactif et, si j’en comprends toujours pas la raison, j’ai fini par ne plus m’en préoccuper. Par contre, mes pouvoirs ne sont jamais revenus. À croire que le collier n’avait rien de magique, ce qui serait bizarre, quand même. J’ai pas imaginé les décharges électriques que je prenais pendant les entraînements.

Quoi qu’il en soit, nous avons trouvé un endroit où poser les affaires de Nao’h. C’est franchement pas pratique, de trimballer autant de trucs. Alors, ok, je suis bien contente qu’on ait une “ rourde “ et de la bouffe. Pouvoir avoir une peau pour dormir, c’est bien aussi, mais ça reste pénible : faut tout poser avant de chasser. Un jour, je le sens, on va pas pouvoir tout récupérer avant de se barrer… On aura l’air malins, tiens. Enfin, c’est pas moi qui serais la plus emmerdée. Maintenant, je sais chasser quelques trucs et trouver de l’eau, si il y en a à proximité. L’un dans l’autre, j’ai besoin de rien d’autre. À la limite, je regretterais peut-être la peau de Nao’h, mais c’est du confort, pas de l’utile. D'ailleurs, j’aimerais bien comprendre pourquoi il se trimbale avec ça sur lui. Tous les bipèdes qu’on a croisés portent des espèces… De peau… Ça sert à quoi, franchement ? Vu que Nao veut nous en acheter pour aller dans la neige, pour qu’on n’ait pas froid, je me demande si les bipèdes ne sont pas juste fragiles. Je dois quand même avouer que même moi, sous ma forme de bipède, je ressens le froid, mais pas au point de me balader tout le temps avec ces machins sur moi. En plus, ça doit pas être pratique d’avoir ça sur le dos. Je suis sûre que ça gênerait mes mouvements plus qu’autre chose. Néanmoins, curieuse, je me dis que je peux poser la question.

“ Y’a un truc que je comprends pas : pourquoi tous les bipèdes portent ces espèces de peaux sur eux en permanence ? "

Ça ressemble même pas à de la peau, en plus. On dirait l'espèce de truc que ma maîtresse avait jeté dans ma cage, l’odeur désagréable en moins. Y’a pas moyen que je porte ça, moi, ou alors il me faudrait vraiment une excellente raison. J’attends sa réponse qui, j’en suis sûre, va amener d’autres questions de ma part. Avec lui, c’est toujours comme ça et ma curiosité est presque sans  limite, j’ai besoin - et surtout envie - de tout comprendre. À chaque fois que je lui demande un truc, il me l’explique mais, comme je ne connais pas encore grand chose, j’ai besoin de plus de renseignements. Parfois, il ne peut pas me répondre parce que lui-même ignore la réponse, ce qui est frustrant. Et, là, on est aussi paumés l’un que l’autre, ce qui me rend encore plus méfiante. On ne connaît rien aux villes et, vu le nombre de gens présents, ça m'étonnerait pas qu’on ait des emmerdes. Je me console en me disant que, si ça devait arriver, je pourrais me défouler un peu ; pas que les combats me manquent, mais… Si, en fait, ça me manque un peu, quand même. Après tout, j’ai été dressée pour ça. Ouais, faut vraiment que j'apprenne à me contrôler, comme ça je pourrai m’amuser avec Nao’h. Je me demande d'ailleurs ce qu’il vaut sans son arc. Il ne m’a jamais dit ce que je pouvais faire pour lui. Après tout, je lui en dois une, il m’a sauvé la vie, mais on dirait qu’il a oublié. Ben si lui trouve pas, moi, j’ai bien une idée. Je vais lui apprendre à se battre sous ses deux formes. Comme ça, j’aurai payé ma dette. Enfin, à condition qu’il ne sache pas déjà le faire… Mais ça, je jugerai par moi même. En attendant, il va falloir qu’on aille observer les abords de la ville, ce qui ne m’enchante pas. J’hésite à m’y rendre tout de suite pour en finir, mais me ravise, mieux vaut attendre un peu. Je dis ça, mais je sais même pas ce qu’en pense Nao’h. J’ouvre la bouche pour lui demander son avis, mais ne prononce aucun son avant de la refermer. Je l’aime bien, ok, mais peut-être pas au point de lui dire que, finalement, j’ai plus trop envie d’y aller. Je vais passer pour quoi, après ? Frustrée, je reprends ma forme animale et me couche au sol. Moi et mes idées, bordel. C’est con, maintenant que je peux parler quand je veux, faut que j'apprenne à la fermer.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeVen 5 Aoû - 14:30

Quand on arrive en ville JtmpQuand on arrive en ville Pswq


Niveria, sans aucun doute la saison la plus détestée par le haut-prêtre de Delil. Journée courte et froide, nuit longue et glacée.

Si beaucoup de personnes se sont déjà levé avant l’aube au palais, le rosier blanc se trouve encore en plein sommeil.

Félicie se trouve dans la pièce d’à côté. Pas encore affecté par le sommeil sylvestre, la prêtresse attend en se préparant pour la journée, sachant pertinemment que le premier des trois soleils n’allaient pas tarder à se lever.

Dénudé en prenant soin de son corps afin de ne rien laisser paraître aux yeux d’un « vivant ». Cachant habituellement ses blessures chroniques liées à son état physique, ces dernières peu visible devant le miroir sont lavées et soigneusement caché par du maquillage.
Si aucune attention n'était prêtée au teint de sa peau et aux blessures du temps, la jeune femme a l’air d'une terrane quoi de plus normale. Regrettant d’être bien vivante comme l’était son mentor afin d’en partager bien plus qu’un simple lien, elle se contente pourtant de vivre à ses côtés en tant que sœur. Pas sœur religieuse, non, une sœur dans le côté famille. Ce rôle a bien plus d’importance que l’on ne puisse penser.

Chaque jour, elle pense à ce moment-là, au temple, où le haut-prêtre s’était montré dans une position de faiblesse morale extrême. Son sang d’or répandu sur le sol et ses larmes coulant à flot avant qu’il n’avoue ne plus ressentir aucune douleur alors qu’il est bien en vie. Contrairement à elle.


Remarquant déjà les premiers rayons de l’étoile à l’horizon, elle sortit de ses pensées afin de recouvrir ce corps nu de sa robe habituelle, recouvert de diverses couches de fine fourrure faisant office de cape pour qu’elle puisse avoir l’air d’être au chaud. Aujourd’hui est un jour de repos, demandé par la voix de Delil.
Pour ce qui est de Catleya ? Mitigé cochon d’inde. Si les instants passées avec elle sont courts, elle en vient à bouder d'un côté, être contente de l’autre. Aujourd’hui, elle ne veux pas se manifester et les rejoindra si vraiment elle le désire.
Duscisio aime sa fille, même si parfois, il ne la comprend pas toujours
Les nombreux jours de formation lui prennent une grande partie de son temps et de son énergie déjà bien entamé par la saison elle-même. Son état mental semble se stabiliser en surface, difficile d’en savoir plus à cause de sa chevelure qui ne présente aucune rose en cette saison et le fait qu’il cache un peu trop bien ses états d’âme.

Aucun signe de mutilation, aucun laps de temps ne lui ait laissé volontairement par la Première Fleur pour que cela se fasse. Veillant à ce que chaque minute ne le laisse pas s’envahir de mauvaises pensées, bien qu’il n’ait pas la volonté de mourir.


Félicie entre dans la suite qui lui était attribuée, visiblement en train de se lever comme chaque matin dans les habits de la veille au soir, habit réservé pour le sommeil quand il a le temps de la vêtir. Léger, mais chaud, le peu de vêtement qu’il porte est aussitôt ajouté par une cape qu’il possède depuis longtemps. La cape de Bor, artefact magique, lui fournissant la chaleur nécessaire à l’affrontement de la saison glacial.

Une fois une courte toilette terminée, il n’allait pas prendre sa robe de haut-prêtre comme à son habitude. Par contre, il ne change rien au style vestimentaire du duché de Vanes qui semblait toujours autant apprécié.

Bien qu’un peu plus sombre, la tenue d’aujourd’hui le laisse paraître bien plus noble qu’il ne l’était, elle était également plus sombre, affirmant à la remarque de Félicie sur la couleur qu’il avait choisi cette tenue pour absorber la chaleur des rayons solaires plus facilement.
La prêtresse prenait un sourire taquin avec quelques idées en tête sur la journée qu’il allait passer, commençant simplement par une marche en ville. Elle savait pertinemment qu’il ne sortait pas en cette saison sans l’artefact qui lui portait chaud, mais cette excuse lui suffisait. Il n’était pas question de sortir de la ville afin d’être disposé de la journée de demain qui reprendrait la formation des mages et la production de remède dont il s’en ai fait une priorité depuis des mois.

En sortant du palais, aucune escorte ne le suit si ce n’est Félicie. Le couple avait pour première intention de faire le tour de la ville sans but précis. Néanmoins, la gorgoroth restait toujours attentive autour d’elle afin de remarquer un étal ou une boutique intéressante. Le poussant à aller à l’une d’elle dans le but de « voir quelque chose qui pourraient l’intéressée, aucun objet ne semblait pourtant pour une jeune femme comme elle, c’était presque comme si elle avait l’intention de lui faire porter de nouvelles choses. Il y eu plusieurs étals comme celle-ci.

Autre point à notifier, c’est qu’aujourd’hui elle était la sœur et non la prêtresse de Delil. Portant garant de l’appeler par son prénom au vu qu’elle portait fièrement le même nom de famille à présent.
Homme et femme ou frère et sœur, au premier regard il était compliqué de savoir ce qu’elle voulait véritablement montrer à ceux qui le regardait.

Duscisio ne portait aucun regard à la jeune femme qui avait plus l’air de s’amuser que lui, bien qu’il appréciait cette journée de repos. Il était évident qu’elle cherchait à lui changer les idées, tout en gardant son professionnalisme et son caractère habituel en ne se faisant pas spécialement remarquée. Malgré ça, il y avait quelques suppositions faites par les vendeurs comme celle d’un couple marié. Si Félicie détournait le regard, rougissant un brin, tout était démenti calmement dans la seconde d’après par le haut-prêtre qui pourtant avait été reconnu par le commerçant, comme étant sa sœur.

Ce n’était pas la première fois qu’ils sortaient en ville ensemble, ni que la question du couple amoureux n’avait été énoncé. Duscisio lui devait beaucoup certes, surtout niveau soutien moral, mais ne peut se lier à elle. La nature gorgoroth étant souvent une première raison, ce qui était totalement faux pour lui. Il n’y prêtait pas forcément attention même si cela restait un critère majeur. Non la plupart du temps, la réponse se faisait par le regard qu’il portait sur elle qui n’avait rien à voir avec un sentiment aussi fort. Aussitôt pour changer de sujet de conversation, Duscisio porta tout de même une certaine attention à son égard, sur une idée venue comme ça.

- Puisque nous en sommes là. Ne devrions-nous pas te trouver un vêtement un peu plus chaud ?


Comme leur nature se liait par une seule et même plante, il portait ici attention sur le fait qu’elle allait, elle aussi, possiblement détester la saison froide.
Il portait la cape de Bor, qui lui permettait de supporter les basses températures, mais ce n’était pas le cas de la prêtresse de Delil qui n’avait point l’artefact réchauffant.


- C’est étrange, j’avais pour idée de te proposer la mode vestimentaire local pour te fondre dans la nature. Le style Heldorien se fait un peu trop remarqué.


Elle n’avait pas tort et ce n’était pas une mauvaise idée, idée qu’elle avait en tête depuis le début de leur sortie sans le moindre doute. Il n’y avait bien sûr pas que sa tenue vestimentaire qui faisait que beaucoup de personnes avaient une attitude respectueuse. Son titre et depuis le jour de son arrivée, il y a presque un mois, les gens s’adresse à lui comme l’homme qu’il est au sein de la société. Le haut-prêtre portait un signe distinctif au niveau de sa couleur de cheveux qui n’avait rien de banal pour un terran, surmonter de quelques nuances de petites ronces qui avait été coupées jusqu’au niveau de la nuque pour l’audience auprès de la Reine et du conseil des sages. Heureusement, l’absence de fleurs lui offrait un peu plus de discrétion.


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeDim 7 Aoû - 12:57

À ma remarque concernant mon manque de munitions, Neige m’indique qu’elle serait en mesure de m’en fabriquer par magie, mais que ses flèches existeraient pendant une durée limitée. Ca m’a l’air d’être un atout de taille… Tout en étant assez dangereux, en fait : que ferais-je si une de ses flèches disparaît au moment où je vise une cible avec ? Quoi qu’il en soit, c’est impossible pour le moment : elle m’indique que la boucle d’oreille qu’elle porte bloque ses pouvoirs.

“ Si tu veux, je peux te l’enlever. “

Naïvement, je tente de lui retirer le bijou de l’oreille. Toutefois, je ne trouve pas de mécanisme que je pourrais ouvrir pour l’en libérer. J’aurais dû y penser. Si on lui a mis cette boucle d’oreille, on a aussi dû s’arranger pour qu’elle ne puisse pas la retirer elle-même. Par contre, je ne vois pas comment on a pu la lui installer, puisqu’il n’y a rien à ouvrir, du moins rien de visible.

Elle me questionne ensuite sur l’intérêt qu’ont tous les humanoïdes à porter des vêtements. Il est vrai qu’elle n’en porte jamais et je n’y avais pas spécialement fait attention, étant donné que mes parents ne portaient que rarement des vêtements. Je lui explique donc que les habits ont deux fonctions : ils permettent d’une part de se protéger des variations de température et d’autre part de ne pas se montrer nu en public, ce qui est assez inconvenant dans la plupart des sociétés. Elle n’a pas l’air d’être d’accord avec ce point, mais devra pourtant s’y faire un jour, à moins qu’elle ne reste toujours sous forme animale en présence d’étrangers.

Les objectifs de notre visite en ville ont été fixés, nous pouvons maintenant y mettre les pieds… Si nous en trouvons le courage. Neige a l’air de ne pas avoir plus d’assurance que moi pour le faire : alors qu’elle avait l’air prête à courir pour trouver une proie lors de nos sessions de chasse, elle s’est calmement couchée sous sa forme animale, sachant pourtant que nous devons rentrer dans la ville.

Un peu de courage… Après tout, je commerce régulièrement avec des marchands itinérant sur les routes. Ça ne doit pas être bien différent. Sauf qu’il y aura beaucoup plus de monde. Du monde que ma présence mettrait en danger… Je prends un peu de tabac pour me calmer et éviter les visions habituelles qui accompagnent ce genre de peurs. Non, si Neige n’a pas encore eu de problème à mes côtés, pourquoi des gens que je n’ai jamais fréquentés seraient en danger.

“ Nous devrions y aller maintenant, sinon la nuit tombera avant qu’on ait réussi à se décider. “

Neige a l’air réticente, mais se relève tout de même. Je prends mon sac sur mon dos, mon arc toujours fixé à celui-ci. Je me fais la réflexion que, si nous étions attaqués pour une quelconque raison, je ne pourrais pas nous défendre longtemps, avec le peu de flèches qu’il me reste. Nous avons plutôt intérêt à nous méfier de tout le monde dans un premier temps, pour éviter les mauvaises surprises.

Après quelques minutes, nous arrivons en vue des portes de la ville. Nous restons un long moment devant, en observant les allées et venues des personnes qui entrent et sortent. Les individus qui ont tourné le regard vers nous ont l’air sereins et aucun ne présente une agressivité apparente particulière. Il ne s’agirait pas qu’on se jette dans la gueule du loup, à un endroit où on ne devrait pas être. J’ai entendu parler, par exemple, des forêts de Noathis, qu’il vaut mieux éviter d’explorer à cause de la présence des Eryllis.

Je me concentre néanmoins sur les personnes qui ont l’air, à mon sens, les plus étranges. J’explore leur environnement émotionnel avec mon don d’empathie, à la recherche d’une émotion forte : colère, peur… Comme les odeurs que je perçois avec mon don, je peux discerner les émotions, ou les catégories d’émotions, sous forme de couleurs, qui flottent autour des individus que j’examine.

Malgré mes essais sur plusieurs d’entre eux, je n’ai rien pu déceler de particulier. Les couleurs que je vois entourer mes " cibles " sont assez uniformes et constantes, et aucune n'a les teintes vives d'une émotion forte. Sans rentrer dans les détails, j’indique à ma compagne renarde que rien ne transparaît des gens ici et que le passage a l’air sûr. Nous nous décidons donc, sans besoin de parler, à pénétrer dans la ville.

Pendant que nous approchons, les hauts murs de la ville semblent grandir encore au-dessus de nous et leur présence imposante semble vouloir m’écraser. Plus je regarde vers le haut, plus je me sens petit, insignifiant et, alors que nous sommes sur le pas de la porte, je m’arrête, le souffle coupé. Je ne suis pas juste impressionné, je n’arrive tout simplement plus à bouger, comme tétanisé.

J’entends de loin un petit cri animal et je parviens finalement à quitter des yeux les hauts murs qui nous surplombent, pour voir ceux des gens qui m’entourent rivés sur moi. Je jette un regard rapide vers Neige et croise le sien, avant de reprendre mon avancée, d’un pas plus rapide, espérant échapper aux regards insistants qui me pourchassent. Ma fuite, cependant, passe moins inaperçue que mon instant de panique précédent auprès d’un groupe de gardes, qui ne tardent pas à me barrer la route.


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeLun 8 Aoû - 14:24

Plus j’y pense, plus je me dis que c’est une mauvaise idée. J’ai pas du tout envie de pénétrer dans cette ville. J’aimerais pouvoir faire demi-tour mais, si je fais ça, je vais passer pour quoi ? Hors de question de montrer la moindre faiblesse. Apparemment, Nao’h, bien qu’il n'ait pas l’air plus rassuré que moi, me dit qu’on devrait y aller avant que la nuit tombe. Je soupire bruyamment, avant de me redresser. Autant en finir tout de suite. Je lui emboite le pas, toujours sous ma forme animale. Il ne nous faut que quelques minutes pour rejoindre l’entrée de la ville. Il y a vraiment beaucoup de monde, vraiment trop, même, selon moi. Nao’h s'arrête pour les observer et je fais de même. Les bipèdes sont des créatures étranges. Comme il me l’a dit plus tôt, tous portent des peaux sur eux, des peaux ou un truc dans le genre. Il disait donc vrai, quand il m'a expliqué qu’il était obligatoire de porter ces choses sur le corps ? Vraiment bizarre… Comment ils arrivent à bouger? En tous cas, je suis certaine maintenant qu’il vaut mieux pour moi rester sous cette forme poilue. Pas que ça me gêne de montrer mon corps, en fait j’en ai strictement rien à faire, mais je veux éviter les emmerdes, alors il est plus sage de ne pas provoquer.

De temps à autres, on nous jette un coup d'œil, comme pour s’assurer qu’on n’est pas dangereux. Ça me met quand même mal à l’aise. Finalement, Nao’h me fait signe que tout va bien. S’il le dit… À nouveau, je marche dans ses traces, tandis qu’on s’approche de l'entrée. Au fur et à mesure, je perçois mieux la cacophonie ambiante. De loin, la ville me paraissait animée mais, là qu’on s’approche, je peux entendre des tas de conversations dans tous les sens. C’en est presque agressif pour mes oreilles, habituées à plus de calme. Certes, quand je descendais dans l'arène, j’avais droit à des éclats de voix. C’était parfois bruyant, mais jamais à ce point. Je sais pas combien de gens venaient assister aux combats, j’avais pas vraiment le temps de m’en soucier mais, comme ça, je dirais qu’ils devaient être quatre ou cinq, pas bien plus. Là… Je serais incapable de compter le nombre de gens présents. En même temps, j’ai jamais réellement appris à compter, enfin si… Le nombre de coups de fouet. Ma maîtresse aimait bien me dire combien j’allais en avoir et prenait un malin plaisir à les énumérer. Forcement, j’ai fini par moi aussi apprendre à compter, juste pour savoir combien de temps allait durer la torture.

Non content que le nombre de bipèdes m'impressionne - même si ça m’arracherait la gueule de le reconnaître - les murs de la ville, semblant devenir de plus en plus immenses, me donnent presque le vertige. Je retiens de justesse un grognement. Ça ferait qu’attirer l’attention sur moi et puis bon, j’ai vécu entouré de murs, je sais très bien que leur grogner dessus ne changera rien.

Mon yorka de compagnie s'arrête sans prévenir et je manque cogner ma truffe dans ses jambes. Abruti! Je recule de quelques pas pour le fixer méchamment, mais il ne bouge plus, c’est comme s'il avait oublié comment faire, ce qui ne me rassure pas. Il est censé être plus habitué que moi à côtoyer ses pairs, alors pourquoi il reste planté comme une plante en bois ? J’essaie de scruter les alentours à la recherche de ce qui à provoqué son état. Quelqu'un nous attaque ? À première vue, on ne dirait pas, mais je sens mes poils se hérisser sur mon échine. Les gens qui nous entourent nous jettent des coups d'œil et je me demande s'ils ne vont pas finir par se poser des questions. Faut qu'on bouge, bordel. J’hésite à planter mes crocs dans la jambe de Nao’h. Pour sûr, ça le sortirait de son état de plante en bois mais, en même temps, ça va attirer l’attention sur nous. Il serait même capable de m'engueuler, ce con. Je réfléchis à ce que je peux faire. Il m’a dit par le passé que, pour le réveiller, je pouvais lui mettre des coups de truffe. Peut être que ça sera suffisant. Je lui mets donc quelques coups de truffe dans la jambe en couinant doucement, comme si je l'appelais, mais il ne réagit pas. Je sais pas pourquoi, mais ça me surprend pas plus que ça. Je peux pas reprendre ma forme humaine pour lui verser de l’eau dessus, alors je ne vois qu’une autre solution, avant de passer à la morsure. J’ouvre la gueule et pousse un petit cri aigu qui me casse les oreilles, tout en lui posant mes deux pattes avant dessus, avant de m'asseoir devant lui.

Contrairement à ce que j’aurais cru, il réagit. Dommage, je l’aurais bien mordu, moi, juste pour lui faire passer l’envie de me mettre dans ce genre de situation. Il regarde autour de lui. Forcément, avec le couinement que j’ai poussé, ça a attiré l’attention et les gens se demandent ce qu’il se passe. Je le fixe froidement, un monde de reproches dans les yeux, avant qu’il ne se remette en marche. Je le rattrape en quelques bonds, surprise de la vitesse à laquelle il a détalé. Il s’est pris pour un grandes oreilles ? Heureusement qu’il s’est pas mis à courir sinon, avec le monde, je suis sûre que je l’aurais perdu de vue. Il se prend pour une proie, ce clébard, ou quoi ? Il va vraiment nous attirer des emmerdes.

Je savais que c’était pas une bonne idée. J’aurais dû ravaler ma fierté à la con et lui dire qu’on repartait tant qu’on le pouvait encore. Là, c’est trop tard, des types bizarres nous viennent dessus d’un pas décidé. Clairement, ils ont la même démarche qu'avaient mes geôliers. Fiers, bien droits et une lueur de défi dans le regard. Forcément, ils nous barrent la route. Deux options s’offrent à moi : je peux rester près de Nao’h et voir ce qui va se passer, ce qui serait stupide, ou me barrer en courrant vers la fôret… Ce qui, en fait, serait très con aussi, parce que je suis sûre qu’ils me colleraient aux pattes jusqu'à me choper. Si ça arrivait, je suis sûre que je retournerais dans une cage et ça, y’a pas moyen. J’hésite sur la conduite à tenir. Bordel, si seulement ce yorka avait pu me retirer mon machin d’oreille, quand il l’a proposé plus tôt… J’appréhendais pas mal de ce qui allait arriver s’il parvenait à me l’enlever et, quelque part, j’ai été soulagée qu’il ne le puisse pas, mais je dois avouer que ça me frustre aussi. Je voudrais pouvoir être complètement libre et, tant que je garderai mon collier et ce truc, je ne le serai pas vraiment. Enfin, si ça se trouve, ça aurait servi à rien qu’il réussisse à m’en débarrasser, de ce truc d’oreille mais, dans le contexte actuel, j’aurais préféré avoir la capacité de recourir à mes pouvoirs en cas de besoin.

Je soupire discrètement. Bon, reste calme, Neige. T’as passé ta vie à combattre, tu vas pas te faire éclater comme ça, faut juste bien penser à tout. J’observe les bipèdes face à nous. Avec leur peau à la con, je vois pas de points faibles que je pourrais exploiter comme je l’avais fait avec l’autre abruti de loup gris… Je me force à respirer calmement et à détendre mes muscles. Là, tout de suite, si ça tourne mal, je dois être capable de réagir au quart de tour. Je fixe nos agresseurs un par un, à la recherche d’un mouvement précédant une attaque. Ils me regardent aussi et j’ai l'impression que mon collier me brûle. Est-ce qu’ils ont compris que j’étais un jouet pour bipèdes ? Ou alors ils se doutent juste que je suis pas un simple animal, mais une yorka ? Dans tous les cas, ça me ferait chier qu’ils aient compris. Je préfère passer pour un animal de compagnie et garder l’effet de surprise. Tendue, j’attends de voir ce qui va se passer, mais une chose est sûre : s’ils attaquent, je les mets en pièces.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeLun 8 Aoû - 17:55

Spoiler:

Les portes de Canopée étaient ouvertes bien que les frontières soient elles, toujours closes. La capitale du royaume sindarin était à l’image de son peuple, élégante, peut-être un peu suffisante envers les visiteurs étrangers mais humble envers la nature. L’architecture épurée à la pierre blanche laissait une place importante à la végétation et il était dans la norme de voir des arbres enlacés aux murs, dans une harmonie naturelle, l’un et l’autre soutenant les fondations d’une ville résolument respectueuse de son environnement.

Accueillant un flot continue de voyageurs, principalement sindarins puisque les étrangers ne pouvaient plus franchir la frontière sans un des rares laisser-passer, Canopée restait une ville peuplée et active. On se pressait aux différentes échoppes pour échanger en alfari sur les dernières nouvelles du monde ou pour troquer des denrées contre d’autres.

Au milieu de la foule, on ne prêtait plus autant attention aux détails. Ni au petit diable qui s’y cache.

La milice a cependant intercepté un homme et ce qui pouvait être son compagnon animal, les trois gardes sindarins ne se laisseront cependant pas facilement berner, le peuple yorka était leur voisin depuis plusieurs siècles. L’un d’eux, un sindarin aux longs cheveux blond s’avance et lève une de ses mains gantées, lâchant le pommeau de son épée, en signe d’apaisement. Il parle en isthar, la langue commune, alors qu’il s’adresse à l’homme.

Vous ne craignez rien, étrangers. Nous ne vous voulons aucun mal. Vous avez cependant été signalé comme n’ayant pas franchi les postes frontières, si vous ne possédez pas de laisser-passer, nous vous demanderons de nous suivre afin qu’un médecin vous examine et détermine si vous êtes ou non porteur de la fièvre de Cendre.

La voix du garde est calme mais ferme, le refus d’obtempérer n’était pas une option. Avant que l’étranger ait eu une chance de répondre, la foule s’écartait un peu précipitamment à leur droite. Elle laissait une flèche rouge filer à toute allure jusqu’au petit groupe, les gardes se saisissaient de leurs armes alors que le monstre arrivait. Il s’arrêtait cependant d’un coup, ses griffes labourant sol et pavés de pierre, juste à côté du renard blanc.

Renard ?

Le petit monstre rouge avait des cornes et des dents aiguisées mais, apparemment, il savait parler. Catleya avait échappée à la surveillance de Délil et de toutes les créatures qui auraient pu vouloir la surveiller. Elle n’aimait pas la ville et tout ces deux pattes mais c’était quand même mieux que l’autre endroit où ils étaient avant. Elle aurait cependant préféré que Papa et elle dorment dans la forêt et elle avait décidé d’aller l’explorer pour mieux convaincre son tuteur, elle avait rasé les murs jusqu’à la grande porte qu’ils avaient eux-mêmes franchis quelques jours plus tôt. Elle était presque sortie lorsqu’elle l’avait entendu. Un couinement qu’elle reconnaîtrait même au milieu d’une foule d’inconnus dans une ville trop grande.

L’espoir avait fracasser sa cage thoracique alors qu’elle dérapait sur les pavés, changeant de direction pour rejoindre son tout premier ami, son premier papa aussi, son guide.. perdu depuis trop longtemps. Renard. Renard était à nouveau là !

A quatre pattes, le petit monstre approche son visage, ses grands yeux vert d’eau observent l’animal qui lui fait face mais.. ce n’était pas Renard.

Les gardes échangent un regard mais le premier fait signe aux autres de ranger leurs armes.

C’est l’enfant du haut prêtre de Delil.

Ils rangent leurs armes et observent les alentours à la recherche d’un membre de la suite du haut prêtre afin de l’interroger et de savoir si l’homme et le renard faisaient partie de leur groupe. Peut-être que la voix de Delil pourra déterminer s’ils sont malades directement, cela leur éviterait de traverser une partie de la ville ou de les mettre inutilement en quarantaine.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMar 9 Aoû - 17:38

Peu après leur discussion, les représentants de Delil en sorti sont interrompus par un garde qui semblait les chercher.
Il est soulagé pour deux raisons qu’il ne tarde point à mentionner. Le premier étant sa fille qui a été trouvé aux portes de la fille.

- Elle a encore échappé à la vigilance de sa nourrice… Soupire longuement le tuteur.
- Catleya t’a pourtant dit ce qu’elle souhaitait, il me semble. Papa-oiseau devrait rester plus longtemps avec elle. Réponds la prêtresse, moqueuse.

Son regard porte d’abord vers sa conseillère avant de dévier vers le garde qui était à sa recherche lui donna l’ordre de les guider. Sur le chemin, il fait mention de deux personnes qui sont entrées illégalement sur le territoire.
Les frontières sont bien gardées. Malgré ça, il restera toujours quelques petits trous qui feront que ce genre d’incidents se reproduira sans doute.

C’est en approchant les immenses portes qu’un chemin leur est libéré. Les gardes leur font à nouveau le point et Duscisio accompagné de sa conseillère rencontrent enfin les deux visiteurs. Le haut-prêtre porte en premier lieu le regard sur sa fille qui regarde elle-même le renard blanc.

- Catleya ?

La peau rouge et ses cornes, la petite lhurgoyf est reconnaissable entre mille, car toujours sous cette forme peu importe le moment de la journée.
Le renard blanc semble l’intéresser au plus au point, comme si elle l’avait déjà vu. Malgré son intérêt, Duscisio lui fait signe de venir par ici avant de s’adresser à l’un des gardes de rester vigilant. Il n’a qu’une faible autorité ici malgré tout.
Le haut-prêtre de Delil s’approche des deux yorka suspectés d’être porteur de maladie et lève la main en signe de paix. La gorgoroth le suit de près.

- Nous sommes Duscisio Balibe, Haut-prêtre de Delil. Commence t-il
- Félicie Balibe, sa conseillère.
- Nous aimerions savoir ce qui vous amène ici, d’où vous venez et si vous avez des symptômes à nous signaler. Une maladie grave circule sur tout le continent, il s’agit d’une question de sécurité pour vous et la ville. Nous avons de quoi vous soigner si vous êtes porteur de maladie.


La voix de Delil porte son regard sur le yorka chien tout au long de sa présentation. Le renard blanc à ses pieds possède un étrange objet qui attire fortement son regard, la boucle qu’il porte à son oreille.
Sans oublier le fait que l’animal est particulièrement farouche, les quelques gardes armés n'arrangent pas la situation stressante. Sa première idée est d’examiner le renard qui intéresse Catleya.
Félicie s’en charge alors qu’elle se met à hauteur de l’animal afin de l’étudier, approchant sa main doucement de lui dans le but de toucher le bijou. S’il advient que ce dernier est une pierre de sphène, sa nature lui sera confirmer au premier contact. Seulement, l’animal ne se laisse pas faire.

- Quel est la nature du bijou qu’il porte ? Se relève la conseillère en posant la question au yorka susceptible de lui répondre.


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMer 17 Aoû - 17:05

Les gardes nous barrent le passage et il nous est déjà impossible de pénétrer en ville. C’est la première fois que je me décide à pénétrer dans une cité et, aussitôt, ça tourne mal. «  Vous ne craignez rien, étrangers. » Est-ce vrai ou faux ? Après tout, même si c’était faux, ils diraient la même chose pour nous rassurer. J’envisage un instant la possibilité de me défendre, mais cette idée m’apparaît très vite comme de la folie pure : ils sont trop nombreux, je n’ai presque plus de flèches et, bien qu’aiguisée, ma dague ne me sera d’aucune utilité face à des gardes entraînés.

Je comprends rapidement ce qu’ils nous reprochent. C’est vrai que j’avais entendu parler d’une maladie qui sévit en ce moment mais, en vivant dans la forêt, je n’y ai pas été confronté jusque-là. J’ai plutôt intérêt, moi aussi, à les rassurer si je ne veux pas que nous ayons des ennuis. Je n’ai qu’à leur dire la vérité. Après tout, ils ne pourront rien nous faire s’ils se rendent compte que nous ne sommes pas porteurs de la maladie.

Avant que j’aie le temps de répondre, je vois un petit démon rouge courir à toute allure vers nous avant de s’arrêter brusquement devant Neige, comme s’il la connaissait. Un démon, oui, je ne vois pas de meilleur terme : la peau rouge, des cornes et des dents pointues… Une créature de cauchemar… Miniature. Peut-être Neige n’est-elle pas si perdue ici que je le pensais, mais si cette créature la connaît... Le monstre l’examine sous toutes les coutures et prend un air déçu. Visiblement, elle n’est pas le « Renard » qu’il, ou plutôt elle, cherchait. Quoi qu’il en soit, les gardes ont l’air plus calme et rangent leurs armes, ce qui me soulage aussi.

Ils regardent alentour et laissent passer deux individus qui se détachent de la foule pour s’approcher de nous à leur tour. Leur tenue leur donne un air bien plus riche que tous les passants que nous avons pu croiser jusque-là… Peut-être des autorités locales. Toujours est-il qu’ils nous questionnent eux aussi sur nos origines et sur la maladie. Ils se présentent comme un haut prêtre et sa conseillère. Cela peut expliquer leurs riches habits et il vaut mieux s’en faire des amis que des ennemis.

« Il est normal que vous ne nous ayez pas dans vos registres, ma compagne renarde et moi. Je suis originaire de la région et je vis de la chasse dans les forêts avoisinantes. Quant à elle, je l’ai trouvée il y a quelque temps dans la forêt de Karak. »

Ne sachant pas ce que peut en penser Neige sous sa forme animale, je jette un regard vers elle et peux voir qu’elle est très tendue, comme elle a pu l’être lors de notre rencontre. Peut-être vaut-il mieux que je m’occupe de tout ça moi-même pour éviter une mauvaise réaction de sa part sous le coup de l’émotion.

« Nous ne sommes pas porteurs de maladie mais, si vous voulez en avoir le cœur net, nous pouvons vous suivre pour que vous puissiez nous faire examiner. »

Je peux voir du coin de l’œil Neige faire un pas en arrière, comme si elle craignait une attaque. Visiblement, elle n’a pas très envie de se faire examiner par qui que ce soit… Ça risque de se compliquer, si elle ne joue pas le jeu. Son attitude ne s’arrange pas quand la conseillère du haut prêtre approche sa main de son oreille. Elle ne se laisse pas faire et la conseillère préfère me demander la nature de son bijou. Heureusement qu’elle n’a pas insisté. Je n’ose pas imaginer l’embarras dans lequel nous aurions été si Neige s’était vraiment sentie menacée…

« Je ne sais pas de quoi il s’agit. Elle portait déjà ce bijou quand je l’ai trouvée et je n’ai pas trouvé comment lui enlever. »

Il est vrai que cette boucle d’oreille est une véritable énigme. Comment se fait-il qu’un bijou ne puisse pas être enlevé ? Ceci dit, il est d’autant plus étrange qu’une inconnue s’y intéresse ainsi au premier coup d’œil. Il doit bien y avoir quelque chose de spécial avec ce bijou, comme me l’a dit Neige. Si elle dit vrai et si la boucle d’oreille bloque bien ses pouvoirs, peut-être la conseillère l’a-t-elle senti.


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeDim 21 Aoû - 14:21

Bordel, mais dans quel merdier je me suis encore foutue moi ? Je devrais le savoir, pourtant : là où il y a des bipèdes, il y a toujours des problèmes. L’un des hommes qui nous bloquent la route, un blondinet chevelu - pas assez agressif pour être net - nous interpelle et essaie de nous faire gober qu’il ne nous veut aucun mal… Comme si j’allais le croire… Il tente de nous prendre pour des cons en nous racontant qu’on a pas de “ laisse moi passer ”, qu’on a franchi une “ front-tiére ” - voit pas ce que c’est que cette connerie - et il en rajoute une couche en nous disant qu’on pourait porter une espèce de " fièvre de cendre ”. Non mais je rêve, il pense vraiment qu’on va l’accompagner ? Il m'a pris pour une débile ? Sa voix à beau être calme, je sens bien qu’il a pas l’intention de nous laisser le choix. Qu'il essaie de nous emmener de force, il va goûter à mes crocs!

Je n'ai pas le temps de réfléchir qu'une espèce de… Machin rouge déboule à toute vitesse, me fonçant dessus. Je sursaute, avant de reculer d'un petit bond  en montrant les crocs et en grognant, tandis que les types qui nous bloquent le passage empoignent leur armes. C'est quoi ce truc, bordel ? Mon cœur bat à tout rompre. Ça m'arrache la gueule de dire ça, mais j'ai vraiment été surprise par son arrivée. Pourtant, la créature  quelle qu'elle soit, n'a pas l'air de vouloir attaquer. Au contraire, elle me parle et son ton n'est pas agressif… Je cesse de grogner et referme ma gueule, mais continue de la fixer. Sa peau est rouge, elle a des espèces de machins sur la tête et ses crocs ont l'air plus aiguisés que les miens. Mais c'est quoi, ce truc ? On dirait un bipède, mais sans en être un, c'est… Bizarre. Est ce que c'est une espèce que je connais pas ? Quoi qu'il en soit, la créature m'observe autant que je le fais, comme si elle me jaugeait, ce qui est sûrement le cas. Elle m'a appelé " Renard ". Jusqu'à preuve du contraire, c'est ce que je suis. C'est la première fois qu'elle voit un renard ? Bordel, j’aime pas ça… Je sens encore mes poils tout hérissé sur mon dos et mon coeur a du mal à se calmer.

Les types autour de nous rangent leurs armes sur ordre du premier. Je comprends pas vraiment ce qu'il raconte, hormis le fait que le truc face à moi est une enfant… Ok… Donc c'est encore un bébé. J'en avais jamais vu. Mais, quand elle va grandir, elle va perdre sa couleur et ses machins sur la tête, ou elle va les garder ? Je secoue la tête en ravalant un grognement. C'est pas le moment de me poser ce genre de question débile. Un " enfant " peut être dangereux et celui-là, de toute évidence, est du côté des types qui nous ont arrêtés. Comme si ça ne suffisait pas, deux nouvelles personnes arrivent. Et on veut me faire croire qu’on va pas avoir d’emmerdes ? Si c’était pas si grave, pourquoi seraient-il de plus en plus nombreux ? Ou alors, ils ont peur de nous ? Me dis pas qu’ils me cherchent parce qu’ils savent que j’ai une maîtresse… Ou qu’ils sont au courant que je lui ai fait la peau. Je regarde aussi discrètement que possible les alentours. Si ça dérape, faut que j’arrive à me barrer, ils sont trop nombreux pour moi. Bordel, si au moins j’avais pas ce machin d’oreille… J’ai beau savoir qu’il m'empêche de perdre le contrôle de moi-même, à cet instant, je préfèrerais ne plus l’avoir.

Les nouveaux arrivants se présentent, tandis que la créature rouge les rejoint. Est-ce que, par hasard, cette bestiole est la propriété du type qui se dit haut-père ou je sais pas quoi ? Je n’ai pas le temps de m'interroger davantage qu’on nous questionne une fois de plus. Pour ce qui est de notre venue ici, j’aurais bien envie de leur répondre que ça les regarde pas. Pour leur maladie… J’ai un peu de mal à croire qu’elle existe, enfin… C’est pas comme si je connaissais l’extérieur. Après tout, j'ai passé ma vie dans une cage… Je trouve quand même cette histoire étrange. Ça sent le coup fourré… En même temps… Je sais pas, ça colle pas. Les humanoïdes sont vicieux et fourbes, mais ceux- là… Ou ils cachent super bien leurs intentions, ou ils sont aussi bizarres que Nao’h, à vouloir aider des inconnus. Je préfère laisser mon yorka de compagnie se débrouiller avec ces histoires qui n’ont pas de sens pour moi. Et puis, même si je le voulais, je pourrais pas parler sous cette forme et je n’ai pas l’intention de redevenir humaine tout de suite. Ma petite taille a plus d’avantages pour le moment.

Nao’h leur explique notre situation. Si je n’ai rien a dire sur sa vie, je n'apprécie que moyennement le fait qu’il leur dise m’avoir trouvé dans une forêt… Il veut vraiment qu’on aie des emmerdes, lui. Surtout moi, en fait! En même temps, c’est pas comme si je lui avais parlé de mon passé. Mais si il avait su que j'ai été l'objet de quelqu'un,  est ce que, justement, il ne l'aurait pas dit pour que je retourne en cage ? Ou est ce qu'il aurait compris que ça pourrait me créer des problèmes et aurait tu cette information ? Je regarde la réaction des gens qui nous entourent, ils ont l’air plutôt calmes, mais ça ne me rassure pas pour autant. À mon avis,  ils vont se poser des questions et ne nous laisseront pas tranquilles. Nao’h poursuit en leur disant que nous ne sommes pas malades. En même temps, est ce qu’on à l’air de l’être ? J’ai déjà été malade, à ce moment-là je n’avais pas l’esprit aussi vif et j’avais du mal à me déplacer aussi bien que d’habitude, mais ça m'a jamais empêché de combattre et ça, ils ne peuvent pas le savoir. Je recule d’un pas quand cet abruti de yorka clébard propose qu’on les suive pour qu’ils puissent s’assurer qu’on va bien. Mais il est con, ou quoi ? Il s’est pas dit que ca pourrait être dangereux? Bordel, mais qui m’a fichu un type aussi… Inconscient ? Je vais me barrer, moi, et tant pis pour lui. Je l’aime bien mais, avec une attitude pareille, je vais vraiment finir par avoir des emmerdes…

Pour ne rien arranger, une femme se met à ma hauteur et tend sa main vers moi, ou plus précisement vers mon machin d’oreille. Elle veut quoi, elle ? Elle croit sérieusement que je vais me laisser faire ? Je recule d’un nouveau pas en grognant, les crocs bien en évidence. Qu’elle essaie de me toucher et je lui transperce la main ! Je sais que ça serait vraiment con de réagir comme ça, mais je préfère encore devoir me battre ou m’enfuir que me laisser faire. Heureusement, pour nous deux - surtout pour moi, en fait - la femme n’instiste pas et se relève, demandant à mon compagnon de route des informations sur mon truc à l’oreille. Je reprends aussitôt une attitude plus neutre. Pas la peine de rester agressive, alors que l’autre n’insiste pas. Je reste tendue, toutefois, et me fais encore plus attentive. Une fois de plus, Nao’h n’a pas l’air de réfléchir plus que ça et leur explique qu’il ignore tout de ce “ bijou ”, précisant qu’il n’a pas pu me le retirer. En même temps, c'est logique. Ma maîtresse était là seule à pouvoir l’enlever. Je pourrais très bien reprendre forme humaine pour leur donner plus de détails, mais j’ai pas envie de raconter ma vie à des inconnus. J’ai dèjà rien dit à mon yorka de compagnie, parce que je me méfie de sa réaction. Pourtant, ici, à mes yeux il est le seul à qui je pourrais éventuellement me confier. Enfin, en partie, faut pas déconner, je suis pas stupide.

Quelque chose me dit que ces gens ne nous laisseront pas tranquilles avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Ils voudront sûrement vérifier qu’on a pas cette maladie de cendre et, à tous les coups, maintenant qu’ils ont vu mon machin d’oreille, ils vont s’y intéresser encore plus. Qu'est ce que je dois faire, bordel ? J’ai pas plus que ça envie de m’enfuir ou de me battre. Les quelques semaines que j’ai passées avec Nao’h étaient les meilleurs jours de ma vie et je dois bien avouer que j’aimerais poursuivre ma route avec lui. Or, si j’agis sans réfléchir, je vais devoir vivre cachée. Pas que ça me gêne de rester loin des bipèdes, mais j’ai envie de découvrir ce monde en restant libre, sans avoir à craindre de rencontrer des gens. Après tout, j’ai bien vu que beaucoup de personnes en avait rien à foutre de moi. Je peux pas en faire une généralité mais, s'il y a une chance pour que les humanoïdes de ce monde ne soient pas tous hostiles à mon égard, j'aimerais en profiter. Avant ça, je dois apprendre à faire la part des choses, à me remettre en question. Tout ce que j’ai toujours connu jusque-là s'est avéré… Différent ? Tous les bipèdes ne sont pas tordus. Même si ceux face à nous ne me paraissent pas nets, je peux pas être certaine qu’ils vont nous attaquer. Ils avaient tellement d'occasions de le faire et pourtant… Je commence à me demander si c’est pas moi la plus bizarre, ici. Je dis pas qu'il faut que je fasse confiance à n’importe qui, mais je devrais au moins laisser une chance aux méthodes de Nao’h. Lui, je pense pas qu’il me veuille du mal, il est juste… étrange. Je porte mon regard sur la créature rouge qui, je doit l’avouer, m’intrigue le plus : c’est celle qui, selon moi, a le physique le plus agressif et, pourtant, j’ai pas l’impression qu’elle soit la plus dangereuse, du moins tant qu’elle ne se sent pas attaquée. En même temps, si c’est une enfant, ça se comprend. J’aimerais bien savoir ce qu’elle est, ça m'intrigue vraiment. Et pourquoi elle m’a appelé " Renard "? D’accord, j’en suis un, mais ça n' explique pas tout.

Je me rapproche lentement de Nao’h en surveillant les gens autour et m'assois sur son pied pour observer la créature qui m’intrigue tant. Être contre mon sauveur me rassure un peu, même si ça m'arracherait la gueule de l’avouer. Et maintenant, que va-t'il se passer ? S' ils décident de nous emmener ailleurs, est ce que je les suis ? Est-ce que je devrais les laisser examiner ce “ bijou ” d’oreille ? C’est tentant de penser que j’aurais à nouveau accès à mes pouvoirs. Ça pourrait même nous être utile par la suite, en même temps… Est-ce que ce serait une bonne idée de les laisser faire ? Rien ne me garantit que ça m'apporterait pas plus d’emmerdes. Si encore je pouvais l’enlever et le remettre moi même… À force de réfléchir, j’ai l'impression que mon collier me picote le cou. Cependant, je réalise vite que ce n’est qu’une impression. Je suis quasiment certaine qu’il n’est plus actif, lui. Je me gratte le cou avec ma patte arrière comme je peux pour chasser cette impression. Ca aussi, j’aimerais comprendre. Si ce collier est vraiment magique, pourquoi il est plus actif et, surtout, qu’est ce qu’il y a écrit dessus ? Je lève la tête vers Nao’h dans l’espoir de lui faire passer un message. Je couine doucement pour attirer son attention et recommence à gratter le collier. Si, avec ça, il comprend pas ce que je veux, c’est qu’il est vraiment couillon. Après tout, c’est lui qui m'a dit qu’en ville on devrait trouver quelqu’un capable de déchiffrer ce qui est écrit dessus. C’est peut être l’occasion. Je suis pas certaine que ce soit une très bonne idée, mais la curiosité me pousse à tenter ma chance et puis si les gens en face consentent à nous répondre la-dessus, peut-être - je dis bien peut-être - que je pourrais envisager la possibilité d’être… Comment on dit, dèjà ? Plus docile et les laisser m’approcher.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMar 23 Aoû - 2:16

Les gardes restèrent en retrait le temps de l’intervention du haut prêtre de Délil puis, comprenant que l’individu et l’animal n’étaient pas liés au représentant religieux, ils reprirent leur interrogatoire.

Les frontières de Canopée sont fermées par décret royal et ce jusqu’à nouvel ordre afin de limiter la propagation de l’épidémie. Si vous êtes resté dans la forêt depuis plus d’un an vous ne devriez pas être contaminé mais, par mesure de précaution, nous vous invitons à nous suivre afin d’être examiné par nos médecins.

Le garde s’étant exprimé se tournait vers Duscisio et sa conseillère.

À moins que l’un de vous ne soit capable de déterminer avec certitude l’absence de contamination chez cet individu ?

Un autre garde sindarin approchait alors d’un pas, son armure était plus légère, faites de cuir là où le premier portait une armure de métal finement ouvragé. Il portait des cheveux blonds cendrés noués en deux fines tresses et ses yeux étaient d’un bleu vif qui semblaient étrangement luminescents. Il chuchotait à l’oreille du premier quelques mots en alfari, le sindarin en armure tournait son regard sur la renarde puis sur l’homme yorka.

Nous allons devoir éclaircir certains points, notamment concernant la présence de ce restricteur sur la personne yorka qui vous accompagne.

La voix du garde s’était durcit, sa position n’avait pas bougée, son arme était toujours dans son fourreau et ses épaules semblaient détendues mais quelque chose dans l’aura d’autorité qui l'entourait avait définitivement changée. Le sindarin aux cheveux blonds et à l’armure de cuir se déplaçait d’un pas souple sur le côté, s’accroupissant à la hauteur de la renarde sans chercher à l’approcher davantage, respectant une distance raisonnable. Ses yeux trop bleus semblaient la voir sous sa réelle apparence.

Jeune yorka, vous êtes ici sur un territoire où tous les individus sont libres et égaux, quelle que soit leur race. Personne n’a le droit de vous priver de votre liberté, ni de vous restreindre à garder une forme animale ou brider vos capacités. L’objet que vous portez était utilisé par les esclavagistes. Si l’homme qui vous accompagne est responsable de sa présence, vous n’avez plus rien à craindre, votre sécurité sera assurée et l’homme arrêté.

Sa voix était calme et rassurante, il souriait avec douceur avant de se redresser sereinement. Le premier sindarin se tournait à demi sur le côté, indiquant la direction à suivre avant de s'adresser au haut prêtre de Délil et sa suite.

Monsieur, madame, mademoiselle, nous vous souhaitons une agréable journée.

Il n’avait pas besoin de ces civils pour accompagner les deux yorkas jusqu’au poste de garde d’autant plus que l’affaire ne semblait visiblement pas les concerner. Cependant, alors que les gardes entouraient les yorkas pour les escorter jusqu’à destination, une petite forme rouge ne les lâchait pas.

Catleya avait compris qu’il ne s’agissait pas de Renard, d’ailleurs, ce n’était même pas un mâle. Elle avait aussi lu la peur et l’incompréhension dans les yeux de l’animal et instantanément, l’enfant avait décidé qu’elle le protégerait. Peut-être parce qu’il lui rappelait Renard.. peut-être parce qu’il lui rappelait celle qu’elle était, à peine un an plus tôt. C’était décidé, le petit monstre rouge irait là où la renarde irait ! L’enfant adressait un regard déterminé à son tuteur, un de ces regards qui ne vous laissait pas vraiment le choix..

Marchant à quatre pattes à quelques pas de la renarde, à peine dérangée par la présence d’un garde sindarin à peine plus en retrait, le petit monstre suivait aisément le rythme. Ses grands yeux observaient la fourrure de la renarde, se demandant si elle venait d’un de ces endroits couvert de cette neige qu’elle n’avait jamais vu. Puis, son regard accrochait le bijou à son oreille, elle avait lu des choses sur l’esclavage mais elle ne comprenait pas bien comment des deux pattes pouvaient en dominer d’autres. La loi du plus fort n’était pas vraiment une nouveauté pour l’enfant sauvage mais, dans la forêt, celui qui domine chassait le plus souvent les individus dominés, les tuer était aussi une solution plus simple que de les laisser pulluler sur son territoire. Cela dit, Catleya avait déjà vu des deux pattes dominés des animaux pour s’en servir, de monture le plus souvent ou d’outil de traction. Son tuteur faisait cela d’ailleurs. Mais, quelle pouvait bien être l’utilité d’avoir un renard ? Elle n’allait pas pouvoir servir de monture à ce grand deux pattes là quand même ?

Catleya s’interrogeait très sérieusement, oubliant que la renarde n’en était pas vraiment une. Si elle avait déjà rencontré des Yorka, ces derniers étaient toujours sous leur forme humanoïde. Elle ne les avait jamais vu se transformer, ni dans un sens ni dans un autre.  Ses yeux s’attardaient finalement sur le collier de cuir qui disparaissait par endroit sous la fourrure blanche, tout en trottinant à côté de la renarde, l’enfant penchait un peu la tête sur le côté, épelant à voix haute.

S..H…E.. Sh..e.. She ?

Elle avançait un peu plus rapidement sur une courte distance afin de pouvoir lire la dernière lettre.

A. Sh..ea, Shea ?

Qu’est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? Catleya apprenait de nouvelles langues, en autodidacte, à force de lire tous les livres qui lui tombaient dans les mains mais, ce mot là ne lui disait rien.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMar 23 Aoû - 14:59

Comme convenu, le yorka sous sa forme humanoïde répond aux questions pour mettre les points sur les I. Originaire de la région, c’est tout de même étrange qu’il ne soit pas dans les registres. Soit, il vit en ermite en évitant soigneusement toutes personnes susceptibles de perturber son train de vie dans la forêt, soit il ment, soit une autre option qui ne se trouve pas dans les pensées de l’albinos. Ce qui est étrange, c’est qu’il parle d’avoir trouvé la renarde. Renarde qui ne semble pas vouloir se séparer de lui, très tendue.

Aucune information sur le bijou porté par le renard blanc. Félicie en reste là et retourne à côté de Duscisio qui s’occupe des négociations avec le yorka chien.
Il reste raisonnable pour accepter un examen de prévention, même en affirmant de n'être porteur d'aucune maladie. Cela lui permettra également de faire un bilan de santé sur les deux invités.
L’un des gardes résume alors le décret royal et la situation actuelle du territoire et se tourner vers les deux représentants du dieu de la flore.

- En effet, mais il serait judicieux de faire amené un médecin. S’ils ne sont pas porteurs de la fièvre, ils peuvent être porteurs d'une autre maladie.

Une très bonne information arrive à ses oreilles l’instant d’après : un "restricteur" sur la renarde. Le garde aux yeux bleu brillant sonde la jeune femme sous sa forme animale en lui rappelant ses droits et l’utilisation de cet objet. Ces informations sont très importantes aux oreilles de la Rose Blanche de Delil, qui semble vouloir questionner davantage l’homme. Seulement...

- Cette mesure n’est pas nécessaire. Interviens soudainement la Première Fleur. Elle n’est pas l’esclave de cet homme.

Calmement, la conseillère regarde tour à tour les deux yorka. Le cristal autour de son cou est en train de s’illuminer d’une faible lueur, montrant bien l’utilisation de l’essence divine et donc de l’un de ses pouvoirs.
On croirait une sainte. La légère aura qui émane d’elle est apaisante, bienveillante.
Si le garde sonde la yorka pour sa nature, Félicie le faisait pour son état d’esprit. Si elle était son esclave, la yorka ne se sentirait pas aussi rassurer en restant contre l’homme, bien que le couple en lui-même paraissait très nerveux.

Duscisio se concentre sur sa fille qui ne veuille pas laisser tomber la renarde. Son empathie naturelle envers les animaux coïncide avec celle de la yorka. Catleya lui jette un regard qu’il connaît bien. Les trois invités du temple, Catleya comprise, suivent en conséquence la garde. La petite fille est intéressée par le collier en lisant les quelques lettres qu’elle reconnaissait.
Shea ? Un nom ? Une identité ? Si la renarde réagit à cette appellation, nous en saurons déjà un peu plus.
Notant qu’elle a été sondée, le fait de les suivre en silence montre que le haut-prêtre réfléchit. Observer par Félicie qui continuait indirectement de sonder l’animal pour éviter tout mouvement de panique.

C’est au poste de garde que les langues se délient.

- Nous ne connaissons pas votre nom. Dévisage le haut-prêtre de ses yeux d’or, le yorka chien sans identité. Shea, si c’est bel et bien son identité, a visiblement confiance en vous. Faites lui comprendre qu’elle est en sécurité. Félicie, ma conseillère ici présente et Catleya, ma fille, s’occuperont d’elle.

- Apportez des vêtements chauds pour la yorka. Ordonne Félicie à l’un des gardes. Ainsi qu’un artisan pour lui retirer le restricteur.

Catleya toujours collé à la dénommer Shea est toujours surveillé par son tuteur, attentif aux moindres faits et gestes. La yorka était sous transformation complète et l’homme ne semblait pas porter le moindre vêtement pour elle. De plus, il n’arrive pas à sentir la moindre source d’essence divine de son corps.
Indirectement, la petite lhurgoyf pouvait sentir les questions de son tuteur sur la yorka. Si elle remarquait quoi que ce soit, Duscisio aimerait qu’elle le mette au courant.

Le médecin arrive après quelques instants, ce qui pousse le Rosier Blanc à se tourner une nouvelle fois vers le couple.

- Cette personne est chargée de vous examiner. Nous commencerons par vous, le temps que votre compagne soit un peu plus à l’aise. Les gardes sont prié d’attendre à l’extérieur. Il se tourne alors vers le médecin. Vous avez deux doses au cas où ? Nous commencerons par les symptômes de la fièvre des cendres.

La Voix de Delil se fait autoritaire cette fois-ci. Rien que pour lui, leur présence est pesante. Bien qu’ils sont là pour la sécurité du pays, il est préférable de les écarter des cinq civils pour le bon déroulement des examens médicaux.


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMer 24 Aoû - 18:49

Les gardes, qui nous avaient demandé de nous faire examiner par un médecin, proposent que le haut prêtre y procède par lui-même. Je savais que les prêtres jouaient un rôle important dans la vie des citadins, mais de là à cumuler avec des fonctions de médecin… Ça me semble étrange, quand même. À moins que Delil lui donne la capacité de déceler les maladies… Apparemment non, il conseille de faire venir un médecin, pour détecter d’autres maladies. Est-ce qu’on a vraiment l’air malades ?

Les choses se compliquent soudain quand un des gardes chuchote à l’oreille du second. Celui-ci me demande des informations sur le “ restricteur “ que porte Neige. Elle m’a bien parlé de la boucle d’oreille qui l’empêche de se servir de ses pouvoirs, mais je n’en sais pas plus. Mieux vaut pour moi continuer de leur dire que je n’en sais rien, ils prendraient mal le fait que je change de discours. En plus de ça, il a compris qu’elle est une yorka. J’espère qu’elle ne va rien faire que nous puissions regretter, maintenant que sa nature est révélée…

“ Comme je vous l’ai indiqué, si vous parlez de sa boucle d’oreille, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un restricteur, mais je comprends mieux pourquoi je n’ai pas pu lui enlever quand elle me l’a demandé. “

Le garde qui avait averti sur ces points s’accroupit devant Neige pour lui parler et je sens un poids se poser sur moi à mesure qu’il lui parle et que pèse sur moi l’accusation d’être un esclavagiste. Je suis entièrement d’accord avec le garde, il n’est pas normal de priver qui que ce soit de sa liberté comme il l’a apparemment été fait la concernant, mais je ne suis pas responsable de ce qui lui serait arrivé avant notre rencontre… Pourquoi devrais-je payer pour les ignominies d’un autre ? Peut-être est-ce un nouveau test qui m’est proposé par Fen pour expier ma faute passée. Quoi qu’il en soit, je ne compte pas me laisser faire sans rien dire.

“ Une minute… Comme je vous l’ai dit, j’ai trouvé cette renarde dans la forêt, il y a peu, et elle portait déjà ce bijou. “

Ils savent que Neige est une yorka, ils vont lui demander, à elle, pour être sûrs. Ils ne peuvent pas m’arrêter sur une telle supposition… Ou peut-être que si… Au moins une personne se dresse de mon côté : la conseillère du haut prêtre annonce aux gardes qu’elle n’est pas mon esclave. Me voilà un peu rassuré, même s'ils ont l’air décidés à nous emmener au poste de garde.

Alors que nous avançons vers notre destination, le petit démon se met à nous suivre, ou plutôt à suivre Neige. En marchant, je la surveille du coin de l'œil : elle semble essayer de lire les lettres écrites sur son collier. J’écoute attentivement et m’efforce de retenir ce que le petit monstre dit à haute voix : S H E et A, Shea. A défaut de savoir lire, je devrais être en mesure de déchiffrer ces quelques lettres.

Une fois que nous sommes arrivés au poste de garde, le haut prêtre me demande nos noms, ainsi que de faire comprendre à Neige qu’elle ne craint rien. Pour nos identités, il est vrai que, dans l’agitation de la rencontre, je n’ai même pas pensé à me présenter, ce sera donc chose facile. Pour ce qui est de la renarde, la convaincre ne sera pas chose aisée… Ces demandes, malgré tout, me confortent dans l’idée que la situation s’est tout de même plus ou moins résolue.

“ Veuillez excuser mon impolitesse, haut prêtre, je n’ai pas l’habitude de me présenter ainsi. Mon nom est Nao’h Mory. Quant à la renarde qui m’accompagne, elle ne connaissait apparemment pas son nom et je l’ai appelée Neige, mais il semble que votre fille ait pu lire son nom sur son collier. Pour ce qui est de la rassurer, je vous avoue que ça risque d’être très compliqué, j’ai moi-même eu beaucoup de mal à gagner sa confiance. “

Avant toute chose, afin de ne pas lui dire de leur faire confiance à tort, je décide de sonder le haut prêtre afin de déceler une éventuelle intention malveillante. Ce que je “ vois “ ne montre aucune agressivité ou intention détournée, cet homme semble blanc comme neige, pour ce que j’arrive à discerner. Je perçois toutefois un léger changement un instant plus tard, avant de cesser mon “ intrusion “.

J’entends la conseillère demander les vêtements dont Neige ne disposait pas pour repasser sous forme humanoïde en ville, ainsi qu’un artisan pour lui retirer la boucle d’oreille. J’espère vraiment qu’elle restera tranquille, autant pour elle que pour lui.

Ne sachant alors pas à quoi m’attendre, je me tourne vers Shea, qui a tout entendu et ne semble toujours pas à l’aise. Je me penche vers elle et, sans vraiment y penser, la caresse pour la mettre à l’aise, comme j’aurais caressé un animal de compagnie. Au moment où je m’en rends compte, je comprends mon erreur et espère qu’elle ne m’en voudra pas.

“ Reste tranquille et laisse toi faire, ils n’ont aucune mauvaise intention. Si on se laisse faire, on aura prouvé notre bonne foi et on pourra circuler librement, sans compter que tu pourrais te débarrasser de cette boucle d’oreille qui te pose problème. “

Pendant que je lui parle, le médecin arrive et, à la demande du haut prêtre, je me relève à son approche, me portant volontaire pour me faire dépister. Si je montre à Neige… Shea… Que ce n’est rien de dangereux, peut-être acceptera-t-elle de se laisser faire sans difficulté.


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Woof !
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Shea
Shea

MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeJeu 25 Aoû - 23:15

Bordel, mais ils vont jamais nous lâcher, ces types ? Mais quelle idée à la con, d’aller en ville… Ma seule envie, à présent, est de m’enfuir loin, très loin de tous ces bipèdes, retrouver le calme de la forêt et vivre tranquillement… Je pousse un soupir las. À quoi bon me plaindre ? Si je m'enfuis, ça m'attirera à coup sûr tout un tas d’emmerdes… Si je les attaque aussi… Remarque, ça pourrait être marrant, je me demande combien je pourrais en tuer avant d’être maîtrisée ? Non, Neige… Ôte toi cette idée débile de la tête, t’es déjà assez dans la merde comme ça, n’en rajoute pas.

Malgré l’intervention du “ haut perché ”, les gardes reprennent leur interrogatoire. Ils me gonflent, avec leur histoire de malade. J’ai l’air d’avoir quoi que ce soit ? Encore, si c’était eux qui m’avaient trouvée dans la forêt, vu l'état dans lequel j’étais, je comprendrais… Peut-être… Mais, bordel, je me tiens parfaitement debout, je suis pas épuisée. Je mange autant que je veux et je peux même dormir au chaud. Je dors bien… Enfin, quand Nao’h ne passe pas sa nuit à couiner. Faudra qu’un jour je lui dise qu’il me casse les oreilles. Je l’aime bien, mais me faire réveiller toutes les nuits, ça commence à sérieusement me gonfler. Va falloir qu’il arrête ou, à défaut, qu’il ait une bonne raison de faire ça. Je suis pas chiante, bordel. Je dors par phases, histoire de surveiller ce qui se passe autour de nous, alors il pourrait au moins me laisser dormir quand je ferme les yeux…

Deux des types s’entretiennent à voix basse et je dois avouer que je suis frustrée de pas avoir l'ouïe assez fine pour les entendre. L’un deux, avec une peau en dur grisâtre, se tourne vers moi et m’observe, avant de faire face à Nao’h, lui disant qu’il veut éclaircir mon resti… Resta… Un truc que j’aurais. Je comprends rien de ce qu’il raconte, mais une chose est sûre, la situation m’a l’air d’empirer. Le second type se dirige alors vers moi et, instinctivement, je me tends. Je lui montre les crocs, pour bien lui faire comprendre qu’il a pas intérêt à approcher. Heureusement pour lui, il s'arrête à distance raisonnable, avant de s’accroupir pour être à ma hauteur. Je me perds quelques secondes dans ses yeux bleus - absolument magnifiques et hypnotiques - avant de secouer la tête en poussant un bref grognement. Oh! Il me veut quoi, lui ? Je sais pas pourquoi, mais il me met… mal ? Je sais pas, il a pas l'attitude de quelqu’un qui va attaquer, mais j’ai l’impression que son regard m’a transpercée. Je sens un frisson me parcourir, tandis que sa voix me parvient.

Son discours me laisse sans voix… J’ouvre la gueule, puis la referme… Qu’est ce qu’il raconte ? Dans ma tête, c’est un véritable bordel : trop de doutes, trop de contradictions, trop… Beaucoup trop d'informations, de questions qui se pressent, je comprend plus rien. Enfin si, je comprends… Ma vie n’était pas normale, ça n'aurait pas dû arriver… Mais libre ? Sans me battre ? C’est normal ? Non, impossible! Il se fout de moi ! C’est un piège ! Pourtant… Pourtant tous ces gens autour… Ils sont… Ils ont pas…

Je hurle mentalement en fermant les yeux. Une chose… Une chose à la fois! Je fais claquer mes dents dans le vide, avant de me redresser, me faisant aussi grande que possible. Mettons que ce qu’ils disent soit vrai, y a deux choses qui ne me plaisent pas. D'où il sait que j’ai été le jouet de quelqu’un ? J’en ai parlé à personne, je suis pas folle. Ensuite, d'où il se permet d’accuser la seule personne en ce monde qui ait pas agi comme un connard avec moi ? Celui qui m’a sauvée, sans arrière-pensée! Juste parce qu’il est trop… faible ? Idiot ? Pas logique ? Essaie un peu de me l’enlever, misérable type! Touche le et je te broie de mes crocs! L’envie de changer de forme pour lui dire le fond de ma pensée me démange. Je ne sais pas si c’est les risques encourus ou l’intervention de la femme du groupe qui me calme, mais le malentendu est vite dissipé. Au moins une qui réfléchit… Quoique, en fait, il me plait bien ce type avec ses yeux bleus, il ressemble un peu à mon Nao’h, au moins mentalement. Donc ça doit être courant, des gens qui se préoccupent vraiment des autres. Intéressant. Faudra que je vérifie ça, mais c’est ni le lieu ni le moment.

La femme se met a briller, enfin son collier… Oh bordel, ça je connais. Je recule de quelques pas, sur la défensive, et sors les crocs. Je le savais, qu’on allait se faire avoir. Les muscles tendus, je suis prête à attaquer, pourtant… Je ne parviens pas à bouger. J’ai la désagréable impression que tout va bien, qu’il n’y a pas de danger… Je dois être malade, finalement, pour croire ça, alors qu’on est dans une situation… Merdique. Je referme la gueule et secoue la tête, pour chasser ces pensées absurdes. Être ici, au milieu de tant de bipèdes, me met sur les nerfs. Je n’arrive plus à penser de façon logique et froide, comme j’en ai l’habitude. Faut que je me ressaisisse, bordel! Je me mets une grande claque mentale, pour me forcer à me focaliser sur ce qui est vraiment important : ma survie. J’ai pas fait la peau à ma maîtresse pour finir par devenir folle. D’accord, je suis complètement paumée. Il y a trop de choses que j’ignore et ça me fait un peu péter les plombs, au moins mentalement, mais je savais que rien ne serait facile. Il faut juste que je garde mon sang froid et que je prenne le temps de tout analyser calmement. Voyons, pour le moment, personne n’a réellement attaqué, ou du moins je peux supposer que c’est moi qui comprends de travers. Je devrais peut-être attendre de voir ce qui va se passer. Reste calme, Neige, reste calme. Tu comprends juste rien à ces bipèdes tordus et leur façon de vivre, c’est pas grave. Pour eux, c’est toi qui dois être cinglée.

Le temps que je reprenne pleine possession de mes moyens, les types nous emmènent à leur poste. Toujours tendue, j’emboite le pas à Nao’h. Pour le moment, il vaut mieux que je reste avec lui, c’est ce qu’il y a de plus sage. Le fait que nous soyons entourés par ces types n’arrangent pas mon humeur et n’aide pas à me rassurer, soyons honnête. Ça sent le piège à plein nez, ou alors c’est une espèce de… Trucs qu’ils font pour s’amuser ? Je me force à respirer calmement, même si je reste vigilante à tout ce qui nous entoure, que ce soit les types qui nous emmènent dans leur poste ou les gens et objets qui nous entourent. La curiosité vient de temps à autre me distraire, mais je la chasse systématiquement, préférant rester concentrée sur notre situation. Si on s’en sort, j’aurais tout le loisir d’aller découvrir cette ville de plus près… Du moins, si je décide pas de retourner loin des bipèdes et ne plus jamais m’approcher d’eux.

La petite créature rouge s’est mise à marcher à mes côtés. Marcher… à quatre pattes, pour un bipèdes, c’est étrange, quand même, non ? En même temps, cette enfant est la chose la plus bizarre ici et, pourtant, c’est celle qui me paraît la moins étrange. Je l'observe, de temps à autre, sans trop m'en soucier. Je pense pas que la menace viennent d'elle, du moins pas tant que je me tiens tranquille. Mais pourquoi elle me colle comme ça ? On se connait pas, si ? Non, j'ai jamais rien vu de tel, dans l'arène, ça m'aurait marqué, sinon. Je suis tout de même pas très à l’aise, qu’elle me fixe comme ça. C’est comme si elle m’étudiait, mais dans quel but ? Finalement, je la vois du coin de l'œil pencher la tête sur le côté, le regard fixé sur mon collier. Je lève les yeux au ciel, mi-amusée mi-sceptique. Si c’est que ca… Elle se met à parler, ou du moins elle essaie, parce que ça veut rien dire. Je ne m’en préoccupe pas, jusqu’au moment où elle accélère pour me dépasser. Je comprends alors ce qu’elle est en train de faire et m'arrête d’un coup! Elle… comprend ce qu’il y a sur mon collier ? Je pousse un petit cri surpris. Attends! Quoi ? She… A! Shea! C’est quoi, ça ? Comment t’as fait ? Attends!

Comme tout le monde avance, je me remets rapidement en marche, rejoignant la petite que je ne lâche plus des yeux, mon esprit refléchissant à une vitesse folle. J’ai tellement de questions à lui poser mais, apparemment, ce n’est pas le moment. D’un coup, j’ai hâte d’arriver à destination, hâte de pouvoir reprendre forme humaine et l'interroger moi-même. Rien à foutre que ce soit pas prudent ou quoi que ce soit. Cette gamine vient de répondre à une des questions que je me posais depuis un moment. Comment elle fait ça? Qu’est ce que ça signifie ? Est ce que je peux apprendre ça, moi aussi ? Bordel, mais elle peut pas me faire un truc pareil et se barrer ensuite!

Mes pas se font plus impatients, tandis qu’on pénètre dans le fameux poste. Je ne prends pas le temps d’observer le lieux, toute mon attention focalisée sur la petite chose rouge qui me le rend bien. Je m’assois près de Nao’h, face à l’enfant, et plonge mon regard dans le sien. Bon, maintenant qu’on est arrivés, elle va répondre à mes questions, ou on va encore me faire chier ? J’aurais pu le deviner seule, puisque, à peine ma pensée finie, le “ haut-pépère ” demande à Nao’h de se présenter. Je me fais plus attentive, quand il lui demande de me rassurer. Il est sérieux, lui ? Il croit que je suis un animal de compagnie, ou quoi ? Et il croit que je le comprends pas ? Oh, couillon, c’est pas parce que j’ai cette apparence que je comprends plus les bipèdes, hein ! Si t’as un truc à me dire, tu me le dis, à moi !

Et l’autre nouille de clébard, qui en rajoute une couche. T’as pas gagné ma confiance, rêve pas, t’est juste pas une menace, nuance. Manquerait plus que ça, tiens, que j’aie confiance en qui que ce soit. Je dois tout de même reconnaître que, si je devais avoir confiance en quelqu’un, ça serait sûrement en lui. Ceci dit, il a au moins répondu à une de mes questions. Shea serait mon nom ? Je me demande pourquoi j’ai un nom, alors qu’il n’était pas utilisé par ma maîtresse. Encore une question qui n’aura probablement jamais de réponse. Bon, si c'est mon nom, je suppose que maintenant je dois me faire appeler comme ça. En tous cas, je trouve que ça sonne mieux que Neige. Ouais, même si c'est l'autre abruti de maîtresse qui me l'a donné, je trouve qu'il me va plutôt bien." Shea… Ma Shea…Tu dois vivre. " Un frisson me parcourt l'échine, tandis que ce nom résonne en moi. Je l'entends, cette voix faible, mais douce. C'est quoi, ça ? Une… impression que cette voix que je ne connais pas est pourtant familière, que c'est quelqu'un qui… est important… C'est pas la voix de ma maîtresse, alors qui ?

Je sursaute, quand une main vient se poser sur moi, m'arrachant de mes pensées. Je lève les yeux et découvre mon yorka de compagnie qui me… Fait quoi, là ? Pourquoi sa main passe dans mes poils ? La sensation est étrange. Pas désagréable, mais étrange. Avant que je ne puisse vraiment réagir, il m'explique qu'il vaut mieux se laisser faire, que je pourrais également me faire retirer ma boucle d'oreille. Est ce que j'en ai envie ? Malgré le danger que ça peut représenter ? Je crois que oui. Ce que je viens de vivre m’a fait comprendre qu’il vaut mieux que j’aie la capacité d’utiliser mes pouvoirs. Sans, je suis plus faible. Je suis plus dans l'arène, maintenant, personne n’interviendra plus. Je pousse un long soupir. Ok, je vais me tenir tranquille. Mais pas question de rester sous cette forme. Ça me gonfle de pas pouvoir parler et j’ai des questions à poser à cette enfant qui me regarde encore. Tandis qu’une nouvelle personne arrive, je vais m'asseoir devant la petite créature rouge. Je m’arrange cependant pour pouvoir voir ce que le nouvel arrivant fait à mon Nao’h. On sait jamais.

Je sélectionne les questions que j’ai, puis inspire un bon coup. Ok, c’est parti, finissons en. Je reprends forme humaine, me fichant pas mal du fait que je n’ai aucun vêtement : j’ai toujours vécu sans et j’y ai jamais trouvé d’utilité. C’est pas maintenant que je vais changer d’avis. Assise en tailleur, à présent sous forme humaine, je regarde la petite quelques secondes, avant de me décider à parler. Je pose un doigt sous mon collier et tire légèrement dessus, pour qu’elle comprenne de quoi je parle.

“ Comment ? Comment tu as fait pour comprendre ça ? Et t’est quoi, en fait ? T’es pas une  yorka ? Et pourquoi tu m’a appelée renard ? “

J'interromps mes questions, me rappelant que, si je veux des réponses, il vaut mieux que je lui laisse l’occasion de répondre. Autour de moi, j’ai l’impression que les personnes sont surprises. Je me trompe peut-être, mais je crois qu’elle s'attendait pas à me voir me transformer. Un petit sourire satisfait se dessine sur mes lèvres, laissant entrevoir l’un de mes crocs, tandis que je les observe. Je regarde le “ haut perché “ et la femme tour à tour, puis prends une position plus confortable. Ma tête repose sur ma main fermée, tandis que mon coude prend appui sur ma jambe. Je sens que je vais avoir droit à des tonnes de questions. Je leur répondrai peut-être, mais avant, c’est moi qui vais en poser une et pas des moindres pour moi. Autant la jouer directe.

“ Qu’est ce qui vous fait croire que j’ai été esclave ? Et qu’est ce que vous comptez faire de nous ? “

Mon ton n’est pas agressif mais, même s' il est calme, il reste assuré. Hors de question que ma voix trahisse quoi que ce soit. J’ai appris depuis longtemps à me contrôler. Même si la situation de tout à l'heure m’a mis mal à l'aise, je dois me ressaisir, paraître sûre de moi et ne pas flancher. Je me garde bien de les menacer cependant, je suis pas trop con. Tant qu’ils ne font rien qui me menace, j’ai pas vraiment de raison de devenir agressive. L’air froid qui glisse sur ma peau me fait frissonner, mais je m’en préoccupe pas. À la place, je préfère encore me focaliser sur ce qui est important. Mon machin d’oreille. Oui, je veux l’enlever mais, en même temps, il serait plus sage de le garder. Peut-être qu’un des deux sait si c’est possible. En fait, ça me rassurerait de pouvoir me le mettre et enlever seule. Ils ont pas l’air hostiles et je me dis que c’est peut-être ma seule chance de demander.

“ Est ce qu’il y a un moyen que ce truc - Je mets un petit coup sur mon bidule d'oreille - je puisse l'enlever et le remettre moi-même ? Qu’on soit d’accord, me l'enlever, ca m'arrange, mais il est pas là pour rien et je préfère pouvoir décider par moi-même de le porter ou pas. “

Patiente, j’attends leur réponse et prends le temps d’y réfléchir. J’observe attentivement ce que le nouveau venu fait à Nao’h. Enfin, tant qu’il gueule pas, je suppose qu’il y a pas de problème.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMar 30 Aoû - 16:54

Sur le chemin du poste de garde, les sindarins échangent quelques mots en alfari et l’un d’eux quitte le groupe. Le sindarin en armure est surpris de voir les représentants de Delil se joindre à eux, ils n’étaient ni nécessaires ni vraiment invités mais il ne dit rien. Une fois à l’intérieur, les gardes écoutèrent avec attention les présentations et les explications des différents protagonistes. Lorsque la conseillère se tournait vers l’un des sindarins pour lui donner un ordre, ce dernier haussait légèrement un sourcil, l’air de dire qu’elle n’avait absolument aucun droit de lui donner des ordres. Il ne bougeait d’ailleurs pas, tournant simplement la tête vers le sindarin en armure qui devait être son supérieur. Lorsque le haut prêtre leur demande d’attendre à l’extérieur, quelques sindarins s'inclinent mais tous tournent le regard vers leur supérieur, attendant une confirmation, l’homme en armure s’exprime alors.

Avec notre respect, Voix de Delil, nous avons un travail à accomplir.

Puis il se tournait vers les deux yorkas, l’essence divine fit briller une pierre qu’il portait à son oreille au moment où un petit calepin apparaissait accompagnée d’une plume, les deux objets flottant magiquement dans les airs.

Mon nom est Kalien Silgrin, sous-officier chargé de la porte Ouest, je vais prendre vos déclarations par écrit. Monsieur Nao’h Mory, la plume écrivait au même rythme, vous déclarez avoir rencontré la yorka nommée “Shea”, il se tournait vers la renarde pour avoir sa confirmation, dans la forêt de Karak et ne pas être responsable de la présence d’un restricteur sur sa personne.

Le calepin se tournait vers le yorka pour qu’il puisse lire ce qui était écrit, Kalien sembla comprendre à l’expression du jeune homme que ce dernier ne pouvait pas déchiffrer les élégantes lettres tracées. C’est d’une voix toujours autoritaire mais bienveillante qu’il poursuivait.

Vous pourrez demander à relire votre déclaration ultérieurement par une personne tiers. Je vous demanderai seulement quelle est la raison de votre venue à Canopée puis je vous laisserai aux soins du médecin.    

Une fois la réponse écrite sur le papier, la plume et le calepin disparaîtraient. Le sous-officier fait signe à l’un de ses hommes, celui qui était parti pendant qu’ils marchaient en direction du poste de garde, il apportait des vêtements pour la yorka, signe que le garde avait pensé à cela avant que la conseillère ne le demande. Kalien se tournait enfin vers le médecin et les deux se saluaient à la manière des soldats avant que les gardes ne quittent la pièce.

Un homme reste à la porte, si vous avez besoin. Messieurs, mesdames.

Il inclinait respectueusement le menton puis tournait les talons. Le médecin était un sindarin d’âge mûr, ce qui impliquait une vie de plusieurs siècles à son actif, sa peau était d’un bleu sombre presque noir, ses cheveux d’un blond platine très clair et ses yeux couleur noisette brillaient d’empathie. Il saluait aimablement les personnes présentes avant de s’avancer vers Nao’h.

Je suis Adorellan Sharora, jeune homme, voudriez-vous bien me présenter votre bras ?

Le sindarin écoutait les paroles du haut prêtre et acquiesçait.

Oui nous avons des doses de remède ici sir.

Puis il tournait à nouveau son attention sur le yorka, expliquant calmement ce qu’il allait faire avant de faire tout geste.

Je vais poser mes mains sur votre bras et utiliser mon essence divine pour observer votre état de santé, ainsi je saurais si vous avez une maladie ou un souci de santé. Mon pouvoir peut provoquer quelques picotements sur la zone que je touche mais vous ne souffrirez pas davantage. Il faudra me laisser une minute ou deux pour correctement vous ausculter et nous en aurons fini. Est-ce que cela vous convient ?

Le yorka n’avait pas vraiment eu le choix jusque là mais le sindarin semblait prêt à lui laisser l’opportunité de ne pas se soumettre à cet examen. Si Nao’h refusait, il devrait faire un examen plus usuel et plus long. Adorellan attendait patiemment la réponse du yorka, répondant à ses interrogations s’il en avait.

Dans son coin, le petit monstre rouge continuait d’observer la renarde, la couvant d’un regard curieux et protecteur. La gamine est assise sur ses talons, penche la tête sur le côté en voyant l’animal prendre une grande inspiration. Elle s’attendait sans doute à quelque chose mais certainement pas à la transformation qui s'ensuivit. Catleya fait un bond en arrière, ses cheveux en bataille hérissés sur sa tête, elle tourne la tête à gauche et à droite, à la recherche de la renarde disparue.. Lorsque la deux pattes fraîchement apparue commence à lui poser des questions, Catleya est plus proche de lui grogner dessus et de lui réclamer des comptes que de répondre. Puis, elle la voit tirer sur son collier et comprend.

Shea ?

Mince alors, si les deux pattes pouvaient aussi être des animaux et les animaux des deux pattes, comment elle allait pouvoir s’y retrouver ? Est-ce que Renard aurait pu être un deux pattes ? Non.. non.. pas vrai ? Catleya se rassoit et répond.

 C’est écrit.  

Elle pointe du doigt le collier de Shea.

Les traits former symboles, ensemble ça fait écriture, écriture fait des mots.  

La gamine penche la tête et approche la griffe de son index du plancher, la longue griffe noire entaille le bois avec une facilité redoutable. Le petit monstre trace les traits inscrits sur le collier.

 S-H-E-A ça fait Shea. Mot qui veut rien dire, ça doit être nom.  

Cela ne veut rien dire donc c’est ton nom, ce n’était sans doute pas très délicat mais c’était pragmatique en un sens. Sans s’interroger sur l’ego de son interlocutrice, l’enfant poursuivait son graffitis.

CATLEYA c’est mon nom. C’est haut prêtre qui me l'a donné. Les deux patt.. istheriens donnent des noms aux choses qu’ils aiment bien.  

Quant à la question sur ce qu’elle était.

Catleya est Catleya.  

Puis la question sur Renard.

Renard est ami de Catleya, perdu il y a longtemps, quand chasseur chasser Catleya et Renard. Il est vieux et il a une patte plus grosse, Shea a déjà vu ?  

Les grands yeux verts du diable rouge regardaient Shea avec espoir.

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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeVen 2 Sep - 10:47

Duscisio ne fait qu’acte de présence. Surveille sa fille qui se trouve hors de palais sindarin et essaie de voir s’il est utile à quelque chose. S’abstenant de toute action, enfin pas totalement. Il y a une autre personne qui utilise l’essence divine à l’instant même où Félicie l’utilise pour connaître l’état physique et psychologique des clandestins.

La demande que les hommes armés sortent de la pierre n’avait rien d’être un ordre à proprement dit. Il ne pense pas mal. Seulement au fait que les clandestins n’ont pas l’habitude d’un grand nombre de personnes visiblement. Son acte n’était que pour qu’un nombre restreint reste afin que tout se passe au mieux.
Le garde en armure réagit aux ordres donnés par le haut-prêtre et sa conseillère. Ce dernier s’excusa aussitôt pour s’expliquer.

- Nous en avons conscience. C’est peut-être un peu présomptueux de notre part, excusez-nous.

Très vite, il constate qu’il s’agit du yorka chien, nommé Nao’h Mory. Une occasion de s’exercer à nouveau, déployant par lui-même un soupçon d’essence divine. Son cristal de sphène pur caché, personne ne le soupçonnera. S’il en a pas spécifiquement besoin, ce dernier s’illumine faiblement sous sa veste décorée.

Alpha Stigma…
Il analyse l’onde magique utilisée par Nao’h et constate une légère similitude avec l’onde déployée par Félicie. Presque, il y a une légère différence. L’onde de Félicie s’approche de la perfection, contrairement à Nao’h. Il y a une imperfection. Une capacité d’empathie comme sa conseillère visiblement. Une maîtrise moindre par rapport à elle.
Le haut-prêtre choisit doucement de s’accorder avec celle de l’inconnu pour des raisons pratiques. Plus facile dans un premier temps, mais plus long. Malgré tout, il n’a pas eu le temps de pouvoir copier son pouvoir. Il s’est arrêté avant. A-t-il senti quelque chose ?
Dans ses pensées, Duscisio conclut que son temps d’analyse est encore trop long tout en se rapprochant de son objectif premier concernant sa magie de copie. L’obligation de toucher la personne ciblée n’est plus d’actualité et cela représente un avantage non négligeable.

Le médecin peu après en compagnie d’un garde portant quelques vêtements avant même que la première fleur de leur demande.
L’instant d’après, la lecture du collier semble avoir remonté la renarde qui se transforma en une jeune femme aux yeux de tous. Catleya est la plus surprise, c’est une première pour elle. Le but de cette femme, Shéa, n’est que de prendre la parole.
Assise en tailleur, les yeux ronds de Duscisio s’efface lentement attendant que sa fille puisse expliquer comment elle a fait pour lire ce qui se trouvait sur le collier. Si la petite fille lui répond correctement, Duscisio ne peut s’empêcher d’ajouter quelques précisions.

- Catleya est une enfant sous sa forme lhurgoyf. Son apparence est atypique, mais elle n’est pas méchante.

Son apparente atypique que tout le monde appelle la forme monstrueuse. Duscisio n’aime pas cette expression quand on parle d’elle. Si la petite est toujours sous cette forme pour diverses raisons, il lui arrive tout de même de prendre une forme dite normale quand elle se sent en sécurité. L’un comme l’autre, l’amour porté par son papa-oiseau reste le même. Plusieurs suppositions peuvent se faire à cet instant concernant la relation qui unit la petite et son tuteur. Catleya a dépassé ses 12 ans maintenant, trop âgée pour que le haut-prêtre soit son père biologique.

Seulement ce n’est pas la seule question qu’elle leur posait. Bien qu’elle fasse tout ce qu’elle peut pour rester le plus impassible, le fait de copier une partie de la magie de Félicie l’aide à comprendre son ressenti. Indirectement, on pourrait y avoir de la peur ou de la crainte.
Félicie prit les vêtements et s’approche lentement d’elle pour les lui tendre. Ce qui a été apporté est relativement chaud, néanmoins plus que d’être toute nue en cette saison. Si elle ne devait pas attraper froid, c’était une question de survie.

- Vous n’avez absolument rien à craindre. Une fois votre examen terminé, vous serez relâchés.

Puis, il y a cette question sur sa condition d’esclave.

- Vous ne savez pas ce qu’est ce bijou et il restreint votre essence divine sans votre consentement. Une personne sans magie est plus vulnérable qu’avec, car beaucoup plus prévisible.

Courte pause pour une courte réflexion concernant sa demande. Le fait de demander un artisan est avant tout pour lui retirer la boucle, mais elle veut la garder. Pour son rôle restrictif ? Autant faire la proposition pour en être sûr.

- Si vous voulez garder la boucle, nous pouvons remplacer la pierre d’intra par une pierre de sphène banale. Son rôle restrictif sera remplacé par celui de catalyseur. Il sera plus facile pour vous d’utiliser l’essence divine et selon la nature de vos pouvoirs de vous défendre.

Le haut-prêtre parlait maintenant en tant que mage. C’est loin d’être une première, mais Félicie ne peut s’empêcher de le regarder étrangement. Sans doute pour lui rappeler qu’il est gélovigien, mais elle serait mal placée pour le gronder alors qu’elle utilise elle-même la magie avec le cristal qu’elle porte autour du cou.


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeDim 4 Sep - 21:05

Le médecin m’explique ce qui va se passer au cours de son examen médical. J’ai l’impression d’être un enfant, à ses mots. Je ne suis peut-être jamais entré dans une ville, mais je ne vais pas craindre un petit “ bobo “ pour autant. Ce ne sont pas “ quelques picotements “ qui vont me faire peur, quand on sait que j’ai déjà eu à encaisser des charges de certains animaux que j’ai chassés. Alors que les gardes m’ordonnaient de me faire ausculter, le médecin, lui, me demande si l’examen à venir me convient. C'est à n’y plus rien comprendre.

“ Oui, allez-y, qu’on soit fixés. “

Aussitôt que j’ai répondu au médecin, je m’exécute et retire ma veste de peau, afin de lui présenter mon bras à nu. Bien que je n’aie pas peur de ce qu’il va faire, je peux vaguement ressentir une aura aux alentours de ses mains. Est-ce que je la ressens vraiment, ou est-ce seulement une impression, parce que je sais ce qu’il va faire ? Alors que ses mains s’approchent de mon bras, je sens les poils de ma queue se hérisser légèrement, mais je reste aussi impassible que possible.

Pendant que le médecin appose ses mains sur mon bras, mon regard se porte sur Shea. Cela me fait bizarre de l’appeler ainsi, d’un coup, mais il va falloir que je m’y habitue, puisque c’est son nom. Elle prend soudainement forme humaine et, contrairement à ce que j’aurais pu penser, tout le monde reste calme. Je me serais attendu à un choc dans l’assistance devant une telle transformation et devant sa nudité, sachant qu’il n’est pas bien vu d’être nu en public. Peut-être le fait que nous soyons des étrangers en plein examen médical peut-il l’expliquer.

Shea a l’air d’être assez en confiance avec le petit monstre… Catleya… Et lui demande des explications concernant ses découvertes. C’est assez amusant de les voir toutes les deux ainsi : bien que Shea soit clairement plus âgée, leur comportement est très similaire, on dirait deux enfants. Au moment où je me fais cette réflexion, comme une punition pour ma réflexion, qui aurait pu être blessante si elle avait été entendue, je sens les fameux picotements dans mon bras. Ce n’est pas quelque chose de douloureux, mais c’est tout de même assez désagréable. J’ai l’impression qu’il est en train de fouiller dans mon bras en déplaçant d’un rien le moindre morceau de chair.

Pendant les questions de Shea, la conseillère du haut-prêtre lui apporte des vêtements pour se couvrir. Il est vrai que le temps se rafraîchit, à l’approche de la saison froide, et elle ne doit plus être aussi à l’aise sous forme humaine qu’il y a quelques semaines. Même si, d’un point de vue logique, elle devrait accepter ces vêtements pour se mettre au chaud, j’ai peur qu’elle se sente agressée, ou qu’elle refuse simplement de s’habiller. A priori, elle ne s’est jamais habillée.

Le médecin retire ses mains et indique à l'assistance que je ne suis pas porteur de maladie. Encore heureux, je devrais quand même être le premier à être au courant, si je devais être malade. Même si je ne craignais pas grand-chose, je ressens quand même un certain soulagement, à voir disparaître les soupçons qui planaient sur moi.

“ Vous voyez, je vous avais bien dit que je n’étais pas porteur de maladie. “

J’ai l’air de fanfaronner, comme ça, mais c’est peut-être aussi pour me rassurer moi-même de ne pas avoir donné aux gardes de raison de me garder au poste.


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Woof !
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeVen 9 Sep - 8:49

Catleya, puisque c'est son nom, m’explique comment elle a fait pour déchiffrer mon collier. C’est fascinant, il faudra que j’apprenne à lire, à l’avenir, ça pourrait m’être utile. C’est une enfant “ lu… ludorf ”, ou quelque chose comme ça, d'après le “ haut-perte ”. Jamais entendu parler de cette espèce. Il affirme qu’elle n’est pas méchante mais, si je prends le temps de l'observer, je peux clairement voir qu’elle a tous les atouts d’une créature qui pourrait être dangereuse. Ses griffes ont facilement marqué le sol, alors que les miennes n’y feraient pas grand-chose, en comparaison. Ses cornes pourraient, je pense, faire de bon dégâts. Quant à ses crocs, ils ne sont pas en reste. Ouais, clairement, cette petite a de quoi se défendre physiquement et, dans l'arène, elle aurait fait des dégâts, donc pas méchante, peut-être, mais à ne pas sous-estimer non plus. Par contre, je comprends pas ce qu’il a voulu dire par “ atypique ”. Ce mot n’a aucun sens, pour moi. Je me demande si je dois le questionner à ce sujet ou me taire. Bah, quelle importance, finalement ? L’enfant veut savoir si j’ai vu “ Renard ”, son ami. Je réfléchis quelques instants, me remémorant tous ceux que j’ai croisés… Non, j’ai jamais vu personne avec une patte plus grosse que l’autre, je m’en serais souvenue. Je secoue la tête négativement.

“ Non, et c’est pas plus mal. ” En voyant sa réaction, je m’empresse d’ajouter sans réfléchir “ Là ou j’étais, les bipèdes lui auraient fait du mal. ”

C’est peu de le dire. Il aurait été massacré, je suis sûre que ma maîtresse s’en serait servie de cible vivante pour les entraînements. S’il avait eu de la chance, on l’aurait juste laissé crever dans l'arène ou dans une cage. Repenser à ça me met dans une colère sourde, il me faut beaucoup de volonté pour la faire taire. Je souffle un grand coup, agacée. Je changerai pas mon passé et, quelque part, j’ai pu me venger de cette saleté qui m’en a fait baver. À ce stade, je comprends que je ne peux plus cacher ma condition d'esclave. Ces bipèdes ne sont pas débiles et ont vite fait le rapprochement. Ça m'énerve, mais je n’y peux rien. La femme qui m’a donné des habits m’assure qu’on restera libres, elle veut juste qu’on fasse son examen débile. Nao’h s’y plie sans faire d’histoire et je me dis que j’ai tout intérêt à faire de même.

Le “ haut-perché ” m’explique à quoi sert mon “ bijou ” d’oreille. J’ai bien envie de lui dire que je sais parfaitement à quoi il sert, ça fait des années que je le porte. Il pense qu’avec je suis plus prévisible, plus vulnérable aussi. Mais ce qu’il ignore, c’est que, justement, j’ai appris à compenser la perte de pouvoirs. Il me propose de remplacer la “ pierre ” - je savais pas qu’il y avait une pierre dans ce truc - par une autre, ça pourrait m’aider… Je suis pas sûre qu’il comprenne vraiment ce que ça pourrait impliquer. Je me lève, lâchant les habits que je tiens toujours, et me mets à arpenter la pièce en pesant le pour et le contre pendant un petit moment, avant de lui faire face. Je crois que la meilleure chose à faire est peut-être de lui expliquer le vrai problème, parce que je sais que, si je perdais le contrôle en ville, je ne vivrais pas longtemps après. J’hésite encore un peu, me demandant s’il ne va pas me faire enfermer, mais j’ai envie de pouvoir accéder à mes pouvoirs quand je le souhaite et les bloquer quand je le veux. Nao’h est incapable de m’aider, mais ce type à l’air de s’y connaitre. Est-ce que je suis prête à prendre le risque ? Ça m'énerve, je veux pas retourner dans une cage, mais peut-être qu’en lui expliquant, il se contentera de me dire que je dois juste garder mon métal d’oreille. Il y a cependant beaucoup trop de monde autour à mon goût et j’ai pas envie de déballer ma vie à tous ceux là, surtout pas à ces gardes paranos qui me rappellent mes propres geôliers.

“ Disons que c’est plus prudent que je puisse bloquer moi même mes pouvoirs, plus prudent pour tout le monde. ”

J’insiste sur ce point, avant de faire une courte pause, le temps de rassembler mes idées afin de poursuivre

“Je rentrerai pas dans les détails avec autant de monde. ” Je jette un regard insistant sur les gardes, puis sur Catleya. “ Ni devant des oreilles trop jeunes, mais crois-moi, “ haut-perché ”, ni toi ni moi on veut voir mon pouvoir à l'œuvre alors, ta pierre que tu me proposes, elle peut l'empêcher de se déclencher ? ”

Je me sens tendue, j’ai le sentiment d’en avoir trop dit. Nao’h choisit ce moment pour annoncer tout fier qu’il n’est pas malade. Je vais le rejoindre et tends le bras à l’homme qui doit vérifier que je n’ai rien. Je l’ai entendu dire plus tôt que ça pouvait piquer. La douleur m’est familière alors une piqure, en comparaison, c’est rien. Je veux aussi leur montrer que je fais preuve de bonne volonté, mais surtout, il est plus sage de m’examiner, tant que j’ai encore mon métal d’oreille. Au moins, je suis sûre de pas tuer ce type par réflexe

“ À mon tour. ”

Je fais la fière comme ça, mais j'appréhende la douleur. Je déteste tout de suite le contact des mains sur mon bras. Ça me hérisse les poils, ou du moins c’est la sensation que j’ai. Quand les " picotements ” me parviennent, je me raidis encore plus et retiens un grognement de justesse. Plus la sensation dure, plus je me tends. Je sens un début de tremblement me parcourir. La douleur n’est pas forte, en comparaison à ce que j’ai vécu, mais ça me rappelle tout ce par quoi je suis passée, les coups de griffes, de crocs, de lames, de flèches… Pire que tout, la sensation de la décharge électrique à mon cou. J’ai l’impression de revenir en arrière. Je me mords la lèvre à sang, pour ne pas retirer mon bras, et serre les poings, me répétant que ça va bientôt finir, que je suis libre, maintenant. L’attente me paraît une éternité et, plus le temps passe, plus j’ai du mal à me maîtriser. Je me force à rester en place, consciente que la moindre réaction agressive entraînera ma fin. J’ai l’impression que mon corps entier me brûle, tellement je suis tendue. Les tremblements n’arrangent rien. L’espace d’un instant, je me demande si je suis pas malade, finalement, mais je chasse cette idée de ma tête. La seule chose qu’il puisse trouver dans mon corps, c’est des résidus de blessures physiques, et encore, la garce qui me gardait me faisait soigner, alors je crois pas qu’il trouve grand chose.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMar 4 Oct - 20:23

Un grognement sourd montait dans la gorge du petit monstre, un son animal qu’elle semblait essayer de garder derrière sa mâchoire serrée jusqu’à ce qu’elle rectifie son tuteur.

Catleya pas lhurgoyf. Catleya est Catleya.  

L’enfant n’aimait pas qu’on essaie de la faire appartenir à une race ou à un autre catégorie du monde des deux pattes. Elle n’était pas lhurgoyf puisque ces derniers avaient deux apparences et qu’elle n’en avait qu’une. Elle était forte ainsi, rapide, capable de se défendre, capable de fuir, capable de survivre tout simplement. Elle n’avait pas besoin d’une autre apparence et pas besoin d’être comme les autres. La gamine fronçait les sourcils sans un regard pour le haut prêtre, elle essayait de se reconcentrer sur la fausse renarde.

.. bipèdes ?  

Catleya ne connaissait pas ce mot, elle aurait peut-être bientôt un autre mot pour appeler les deux-pattes ! La gamine lui poserait bien d’autres questions mais Shea avait d’autres préoccupations, notamment cette pierre qui pendait à son oreille et qui semblait autant la gêner que lui servir. Le petit monstre ne comprenait pas très bien pourquoi la fausse renarde préfèrait garder ses pouvoirs bloqués, la gamine aurait bien aimé en avoir elle, des pouvoirs !

Le médecin sindarin acquiesçait après avoir ausculter le yorka puis se tournait vers sa compagne toujours aussi peu vêtue mais le vieil homme n’avait pas l’air incommodé, les yorka n'étaient pas rares en Cebrenia et les moeurs légères d’Elusia étaient assez connues ici pour que la nudité arrive encore à émouvoir un sindarin aguerris. Il posait ses mains sur le bras de la jeune femme et se concentrait sur son travail.

Catleya réfléchissait très sérieusement au problème de Shea, si elle voulait garder la bague d’oreille mais pas tout le temps, elle n’avait qu’à l’enlever quand elle n’en voulait pas et la remettre quand elle voulait ? La gamine observait le bijou alors que la jeune femme résistait visiblement à l’envie de s’enfuir.. ou d’attaquer ? Elle remarquait alors que le bijou n’avait pas de système d’ouverture comme ceux que portaient Félicie et compris un peu mieux le problème. La gamine regardait un bref instant ses petites mains griffues et jaugeait rapidement l’acier qui retenait la pierre à l’oreille de la yorka.

Catleya peut casser bijou ? Shea garder la pierre et faire ce qu’elle veut comme ça.

Il serait sans doute plus prudent de demander les services d’un artisan ou d’un mage du métal mais, la gamine offrait gratuitement et immédiatement ses services de briseuse de chaîne.

Le vieux sindarin retirait ses mains du bras de la jeune femme, lui accordant un sourire plein de sollicitude.

Je vous remercie d’avoir tenu bon, mademoiselle. Aucun de vous n’est infecté par la maladie, cependant je ne dirais pas que vous êtes en bonne santé. Vos corps portent les marques de certaines carences alimentaires et vous mademoiselle, vous avez besoin de repos. Un bon repas et un bon lit ne seront pas du luxe si vous ne voulez pas tomber de fatigue dans quelques jours ou attraper une maladie niveriale.  

Sur ces mots, le médecin saluait son auditoire avant de leur souhaiter une bonne continuation et de quitter la pièce à son tour, laissant ses anciens patients aux bons soins du haut prêtre et de sa compagne.

La gamine à la peau rouge regardait toujours Shea et elle eut soudain la révélation suivante : voilà bien vingt minutes qu’elle se tenait à poil devant tout le monde et personne ne lui disait rien !

Catleya peut être toute nue aussi ?  

Y avait pas de raison ! Si Shea avait le droit, elle aussi !
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMar 4 Oct - 22:26

Il y a un nouveau mot pour l’enfant. En tant que père, il en donne la définition tout en essayant de lui faire comprendre que le mot lhurgoyf n’a absolument rien de méchant. Il serait peut-être temps de lui apprendre, ou de lui rappeler si ça a été déjà fait, les différents peuples présents sur le continent.

- Tu es une lhuyrgoyf, Catleya. Shéa et son ami sont des Yorkas. Comme je suis un terran, enfin à moitié…

À moitié… Oui, on peut dire ça. Ceux qui sont externes au temple ou à la royauté directe de Canopée ne peuvent comprendre ce qu’il voulait dire. Sans oublier la politesse de ne pas préciser la nature de Félicie. Puis c’est au tour du nouveau mot qui questionnait sa fille.

- Bipèdes. Ceux qui marchent sur les deux pattes arrière.

Le comble de la situation étant que la petite fille elle-même a l’habitude d’appeler toutes les personnes qu’elle croisait « deux pattes ». Indirectement, elle utilisait le même vocabulaire que la jeune femme, ce qui marquait une similitude entre elles. Elle venait du même monde pour ainsi dire, sauf que Shea est bien plus agée.

Shéa préférait pouvoir garder l’option qu’offre la pierre d’intra.
Le haut-prêtre comprenait que trop bien. Lui aussi dût faire appel à ce genre de méthode pour bloquer ses pouvoirs pour sauvegarder un contrôle sur soi.
Il avait fait faire un bracelet qu’il n’utilise plus aujourd’hui pour que la pierre d’intra soit utilisable si nécessaire. Certains points n’ayant pas été encore résolu à l’époque, bloquer sa magie est synonyme de protection pour soi comme pour les autres.

- Appelez-nous, Duscisio. Commence-t-il avant de lui répondre. Nous comprenons tout à fait cette requête pour en avoir eu également besoin par le passé, mais il faut que cela reste provisoire.

Le haut-prêtre restait humble.
Il était bel et bien concerné, mais ne pouvait donner plus de précision à de parfaits inconnus. Il estt préférable de lui faire comprendre pourquoi il acceptait sa requête avant d’ajouter quelques précisions.

- La pierre que nous vous proposons n’empêche pas une magie de se déclencher. Elle vous aide à la contrôler. En la contrôlant, vous assurez la sécurité de votre entourage autant que la vôtre.

Le contrôle est un mot simple qui révèle un long entraînement. Il lui a fallu deux années pour contrôler l’un de ceux qu’il utilise aujourd’hui à volonté. Encore aujourd’hui, il apprend à utiliser toujours un peu plus ses pouvoirs. Connaître ses limites, ses possibilités et ses applications. En ce moment, il s’agit d’alpha stigma, un pouvoir extrêmement complexe dans la mesure où il doit connaître toutes les magies qu’il peut rencontrer sur son chemin pour s’en défendre.

La jeune femme se porte volontaire pour se faire examiner après Nao'h qui fanfaronne sur sa bonne santé tout en la rassurant qu'il n'y a aucun danger.

De son côté, Duscisio reste silencieux autant que Félicie en attendant le résultat des examens. À la fin de ses derniers, le médecin annonça différent problème les concernant qui n’ont rien de surprenant si on en croit leur mode de vie.
Les deux représentants de Delil hésitaient à proposer leur aide, très vite couper par une idée saugrenue de la petite fille qui demandait si elle pouvait se mettre nue aussi. Shéa ayant visiblement montrer le mauvais exemple en prenant forme humaine.

- Ne dit pas de bêtises, Catleya… Il ne faut pas que tu tombes malade par le froid qui s’annonce.

Pas très à l’aise avec le fait que Shéa n’est pas à demander et à ne pas se couvrir malgré l’air déjà trop frais pour lui.

- Et une dame ne montre pas ainsi devant tout le monde, jeune fille.

Félicie s’adresse autant à l’enfant qu’à la jeune femme, Shéa. Cette dernière étant dévisagé par la gorgoroth en montant du regard les vêtements qui lui était proposée.


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeMer 12 Oct - 21:34

Je savais que les pouvoirs de Shea étaient bloqués par sa boucle d’oreille, mais ce qu’elle annonce est des plus perturbants. Elle ne veut pas la retirer, du moins pas définitivement. Ce détail est déjà difficile à comprendre, mais elle poursuit en justifiant que c’est “ plus prudent pour tout le monde ”. Je suis partagé entre deux réactions : je suis à la fois effrayé et soulagé d’une certaine manière. Je ne suis pas le seul à être potentiellement dangereux pour mon entourage. Je garde le silence face à son annonce, d’autant que je ne sais pas dans quelle mesure elle peut être dangereuse.

Le petit démon rouge propose à ma compagne yorka de casser sa boucle d’oreille. C’est amusant comme les enfants peuvent exagérer les choses. Alors que je retiens un sourire, mon regard se pose sur les gravures qu’elle a faites auparavant dans le sol, à l’aide de ses seules griffes. Je me ravise alors et y réfléchis rapidement. Si son idée est réalisable, a priori, c’est quand même assez risqué compte tenu de la force à déployer pour briser un tel bijou et du danger que représentent ses griffes.

“ Je pense qu’il est préférable d’attendre l’artisan pour retirer son bijou. “

Assez logiquement, le haut-prêtre lui propose une alternative à son bijou scellé. La pierre qu’il lui présente permettrait, au lieu de bloquer ses pouvoirs, de les canaliser. C’est au premier abord un excellent compromis, permettant à Shea de se servir de ses pouvoirs, ce qui lui donnerait plus de liberté, mais aussi de les brider pour éviter les excès et les dangers qu’ils pourraient engendrer d’après ses dires.

Je suis heureux de constater que Shea accepte de se faire examiner sans poser de problème. Au contraire, elle s’avance vers le médecin d’un air volontaire qui me surprend assez. Je l’observe en silence pendant son examen et je remarque une certaine tension dans son attitude quand je la vois serrer les poings.

Ayant quand même peur qu’elle change d’attitude en se sentant agressée par l’examen du médecin, j’explore les émotions qu’elle ressent. Je perçois deux émotions successives assez fortes, qui peuvent expliquer son langage corporel : d’abord la douleur, puis la peur. Je prie intérieurement pour qu’elle résiste jusqu’à la fin de l’examen sans céder.

Le médecin finit enfin son examen et nous annonce qu’elle non plus n’est pas atteinte par la fameuse maladie. Je pousse malgré moi un léger soupir de soulagement devant la levée des soupçons qui pesaient sur nous. Nous serons bientôt libres de circuler en ville sans entraves, pour faire les achats que nous avions prévus.

Ma réflexion est coupée par le médecin qui poursuit en indiquant que nous souffrons de carences alimentaires. Il est vrai que si Shea a été victime d’esclavage comme toute l’assistance, ainsi que moi, le soupçonne, elle a sûrement souffert de malnutrition. En ce qui me concerne, par contre, je n’ai jamais eu de problème pour me nourrir… Si on oublie mon départ de la tanière familiale. Quoi qu’il en soit, ça fait déjà plusieurs années.

Enfin, le médecin souligne le manque de repos dont souffre Shea. C’est sûr que sa course folle à travers la forêt et l’apprentissage de la chasse n’ont pas facilité la chose. Il faudra qu’on prenne un peu de repos, avant de repartir. Ça lui fera le plus grand bien.

“ Il est vrai qu’un peu de repos ne nous ferait pas de mal. Ces derniers jours n’ont pas été des plus calmes. “

À peine ai-je fini ma phrase que Catleya pose une question qui ne passe pas inaperçue. Étant donné que Shea a pris forme humaine, elle est nue depuis un petit moment, ce qui, étonnamment, n’a pas eu l’air de choquer qui que ce soit. Evidemment, la lhurgoyf n’a pas laissé passer ce détail et s’empresse de demander l’autorisation d’en faire de même. Cette insouciance d’enfant m’avait manqué.

Ses tuteurs lui répondent par la négative et lui rappellent les règles de bienséance à ce propos. C’est amusant, quand j’entends la conseillère du haut-prêtre parler ainsi, j’ai vraiment l’impression que nous ne venons pas du même monde. Je prends les vêtements des bras de celle-ci, avant de me diriger vers Shea.

“ Tu devrais t’habiller, tu n’as pas de fourrure sous cette forme. Et on risque d’avoir des ennuis si tu sors dans la rue comme ça. “


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Woof !
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeVen 14 Oct - 8:39

Catleya aussi, apparemment, a du mal avec certains mots et leur sens, la notion de race a l’air de lui être plus ou moins étrangère. Ceci dit, je la comprends. À mes yeux, il n’existe que deux catégories : les bipèdes, en qui je n’ai aucune confiance… Ou pas totalement, même si je dois avouer que ceux que j’ai rencontrés depuis ma fuite ont des comportements moins… Agressifs ? Apparemment, ils parviennent à vivre à plusieurs sans se taper dessus et les geôliers, bien que menaçants, n'ont pas réagi comme je m’y attendais de la part de types pareils. La deuxième catégorie appartient aux animaux. Eux, ils sont faciles à comprendre. Ils agissent par instinct et ne font pas semblant d’être ce qu’ils ne sont pas. Enfin, après, je me base sur ce que j’ai pu observer depuis ma cage ou l'arène. Je suppose que je dois me tromper sur plein de choses, mais je reste persuadée que les animaux me poseront moins de problèmes que les bipèdes. Le “ haut-percé ” lui explique lesdits mots et lui donne pour exemples les races présentes. Deux choses, cependant, me font pencher la tête de côté. Il dit être lui-même terran, à moitié. On peut être la moitié d’une race ? Ça, ça m'intéresse. Il faut que je lui demande, ainsi que si la femme qui l’accompagne et dont j’ai oublié le nom est aussi terrane ou autre chose. Il ne l’a pas mentionnée et ça m'intrigue.

“ Dis moi, “ haut-paitre ”, les bipèdes peuvent appartenir à deux races différentes ? “
Je penche la tête sur le côté de manière interrogative, avant de tourner mon regard sur celle qui l’accompagne pour lui parler directement. “ Et toi ? Tu es terrane aussi ? ”

Il n’y a aucune méchanceté dans ma voix, seule une réelle curiosité transparaît. J’ignore tellement de choses encore et j’ai envie de tout découvrir. Je me demande d’ailleurs combien de races différentes existent.

Le “ haut-percé ” me donne son nom. C’est marrant, sa façon de parler, comme si il était pas tout seul dans son corps. À moins qu’il parle pour la femme et lui ? Ouais, ça doit être ça. Quoi qu’il en soit, il m’assure avoir compris mon problème, ayant eu le même également. Cependant, il pense que je dois apprendre à me passer de mon métal d’oreille. Mouais, ben s’il voit le carnage que ça peut faire, il va me le remettre très vite et le bloquer à tout jamais. Je ne dis rien cependant, le laissant poursuivre. Il me propose une pierre à la place qui, sans bloquer mes pouvoirs, me permettrait de les garder sous contrôle. C’est… Intéressant. Ça serait peut-être la solution à mon problème. Il faut que j’y réfléchisse un peu, que je pèse le pour et le contre. Je hoche la tête pour dire que j’ai compris, mais reste silencieuse. Une chose à la fois. Et là, tout de suite, je veux en finir avec leur vérification de maladie.

Tandis que je me fais examiner, la jeune “ Lhurof ” finit par me proposer de casser mon métal d’oreille. Nao’h pense qu’il vaut mieux attendre. Je ne leur réponds pas, trop occupée à me contenir. L’attente me paraît durer une éternité mais, finalement, le médecin me lâche et je soupire de soulagement. Il me sourit, avant de me remercier d’avoir tenu. Un peu étonné qu’il me dise merci - c’est une première pour moi - je me dis qu’il a peut-être eu peur pour sa vie. Après tout, il à l’air faible. Il poursuit néanmoins en annonçant que ni Nao’h ni moi ne sommes malades, mais qu’on ne va pas bien non plus. C’est à ni rien comprendre. Il nous dit qu’on a des " carences alimentaires ".Je sais même pas ce que ça veut dire mais, comme il a pas l’air inquiet, je ne réagis pas. Il me précise qu’il me faudrait du repos, un bon repas et un bon lit, si je ne veux pas finir par m’écrouler de fatigue ou tomber malade… Ok, là je sais plus quoi penser. À part ma rencontre avec mon yorka de compagnie qui a été épuisante, j’ai plutôt bien récupéré, je trouve. C’est vrai qu’on s’est quand même pas mal déplacés mais, maintenant que je suis libre, j’ai pas trop envie de rester en place. Nao’h semble vouloir se reposer, lui. Je suppose que j’aurai pas le choix, du coup. Je dépends un peu de lui, pour l’instant.

Je n’ai ni le temps de réfléchir à tout ce qui vient de se dire ni de poser des questions que Catleya demande si elle peut aussi être nue. Apparemment, ça pose vraiment un problème à tout le monde et la petite voit sa demande refusée, Duscisio ayant peur qu’elle tombe malade. Je me demande pourquoi il se préoccupe d’elle ainsi. Ne peut-elle pas se débrouiller par elle-même ? Remarque, je dis ça mais, si je regarde bien, il m’arrive plus ou moins la même chose avec Nao’h. Je reste avec lui parce que je ne connais rien de ce monde et je crois que, sans lui, je ne serais plus vivante. Quelque part, lui aussi s’est préoccupé de mon avenir, non ? Peut-être qu’un jour il faudra que je creuse plus loin la question mais, là, je n’en ai ni l’envie ni le temps. La femme qui accompagne le “ haut-parler ” intervient, disant à l’enfant qu’une “ dame ” - Qu’est-ce que ça veux dire, encore ? - ne doit pas se montrer sans habits, enfin si j’ai bien compris. Vu le regard qu’elle me lance, j'ai l’impression qu’elle s’adresse également à moi. Mais qu’est-ce que ca peut lui foutre, bordel ? Et c’est quoi, cette manie de vouloir absolument avoir un truc sur sa peau ? Comme si ça suffisait pas, il faut que mon yorka de compagnie s’en mêle. Lui pense que je devrais mettre ces guenilles, parce que j’ai “ pas de fourrure, sous cette forme “ et pour ne pas “ avoir des ennuis “ une fois dehors. Non mais il est sérieux ? Je lève les yeux au ciel, dépitée.

“ Sérieux ? Mais c’est quoi, votre idée, là, à vouloir me mettre vos bouts de tissus ? Y’a aucun intérêt à porter ça, ca sert à rien ! Si j’ai froid, je change de forme. Et voilà, je vois pas où est le problème. En plus, ça, faut les remettre quand on change de forme, c’est tout sauf pratique. "

Franchement, j'y comprends rien à rien. C’est vrai que ma maîtresse aussi en portrait toujours, comme la plupart de ceux que j’ai vus, mais je ne m'étais jamais demandé pourquoi. Les bipèdes sont encore plus bizarres que ce que je croyais. Devant les regards qui me semblent insistants, je me dis que je n’aurai peut-être pas le choix, finalement. L’idée ne me plait pas plus que ça, mais je suis pas con au point de m’attirer des emmerdes pour quelques guenilles. Je reprend donc, après une courte pause, pour pas me faire d’ennemis tout de suite.

" J'essaie juste de comprendre. C’est pas… Normal ? Pour moi. ”

J’ai l’impression de passer pour une abrutie fini et ça  me plait pas du tout. Mais j’ai le sentiment que dorénavant, ça va m’arriver souvent, du moins tant que j’en saurai pas assez sur ce monde. Au point où j'en suis, vu que toutes les personnes présentes savent que j’étais esclave, je peux bien les questionner, non ? Il faut que j’en apprenne plus pour pouvoir m’habituer rapidement et éviter les situations compliquées à l’avenir. Je veux pas passer pour une faible. Cette constatation me ramène à la proposition de Duscisio et de sa pierre. Je dois avouer que la possibilité de pouvoir utiliser mes capacités me tente, d'autant plus si sa pierre me permet de les garder sous contrôle. Enfin, si ça fonctionne vraiment, parce que, honnêtement, j’ai des doutes. Enfin, en même temps, pourquoi pas. Mais ça me paraît trop beau pour être vrai. Bah… Après tout, si ça marche pas, ça sera pas de ma faute, hein. Ouais, je vais accepter et on verra bien ce que ça donne. Un seul petit détail me perturbe cependant.

“ Pour en revenir à ta pierre de “ phene ”, Duscisio, tu peux remplacer celle de mon métal d’oreille par celle là ? “

Autant, mon collier, je m’en tape un peu, c’est plutôt une délivrance de plus le sentir à mon cou, même si ça fait bizarre. Autant ce truc, ce “ bijou ”, je sais pas pourquoi, mais j’ai pas envie de m’en séparer. Je l’ai toujours eu, sauf pour certains combats, mais j’ai le sentiment que, l’enlever pour de bon, ça serait renier mon passé. C’est con, c’est pas comme si je pouvais en être fière. Après tout, on m’a jamais laissé l’opportunité de crever, donc ça prouve rien, mais… Je crois que c’est une façon pour moi de me souvenir de ce que j’ai traversé, de défier une fois de plus celle qui m’a infligé cette vie de merde, de lui dire “ je suis libre ”. Cette pensée me fait sourire autant qu’elle m’agace. Je risque pas de la recroiser, alors c’est absurde. Parfois, je me demande si je suis pas aussi con que ces bipèdes
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeVen 21 Oct - 15:25

Duscisio insiste. Catleya serre la mâchoire. L'enfant ne répondra pas cette fois mais elle ne regardera plus son tuteur non plus. Elle ne comprend pas pourquoi il ne veut pas l'écouter, elle sait mieux que quiconque ce qu'elle est, non ? Ils ne sont pas elle. Elle ne veut pas être lhurhoyf alors elle ne sera pas lhurhoyf, point. Elle ne correspond même pas à la définition de cette race alors quels étaient ses arguments, hein ? La gamine se voit aussi refusé le droit au plus simple appareil, sous prétexte que cela ne se faisait pas pour une dame. Mais Catleya n'était ni lhurhoyf ni une dame.


Le rouge devenait écarlate à mesure que la contrariété grimpait sur les joues du petit diable. Shea explique que leur demande n'a pas vraiment de sens, elle n'a pas l'utilité de ces tissus, au contraire ils deviennent un inconvénient. Elle a d'autres armes que les deux pattes contre le froid. Catleya acquiesce vivement, tout à fait en accord avec la vision de Shea.

Mais la réponse sera la même, pas vrai ? Il faut faire comme les deux pattes. Et pourquoi ? Hein ? Pourquoi elles devraient devenir des deux pattes ? Ils ont quoi de mieux que les autres à vouloir imposer leurs règles à tout le monde ? Est-ce qu'ils vont dire aux arbres de se couvrir aussi ? Elle voudrait bien les voir essayer avec les greavers !

La colère s'empare du petit corps cramoisi, l'enfant, ou le monstre, ne parvient plus à la contenir. Catleya se lève brusquement et lance un regard furibond à son tuteur.

Catleya pas lhurhoyf. Catleya pas avoir besoin de deux pattes. Si deux pattes pas comprendre alors .. alors deux pattes stupide !

Elle n'avait pas prononcé son nom, ni son grade, ni le surnom affectueux qu'elle lui avait donné, il n'était plus qu'un deux pattes. Sans attendre de réponse, elle se précipitait vers la porte et disparaissait en courant à quatre pattes dans la ville.

Si ses mots avaient dépassés sa pensée ? Si elle avait davantage besoin de savoir Qui elle était plutôt que ce qu'elle était ? Si elle craignait plus que tout d'être seule à nouveau ? Aucune de ces interrogations n'arrivaient à se faire une place. L'enfant était en colère. Le monstre n'avait besoin de personne.

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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeDim 23 Oct - 19:24

La question de Shéa devait être lié au fait qu’il est dit qu’il était à moitié terran. Pour détourner cette particularité, le rosier blanc préfère ignorer cet aspect et répondre le plus simplement du monde par les règles de ce monde.

Seulement, au caractère bien trempé de la petite fille, Catleya n’a pas aimé que son père adoptif insiste sur sa race. Malgré le fait qu’il avait simplement essayé une énième fois de lui expliquer, celle-ci est celle de trop et l’enfant s’enfui en courant sans nommer son parent.

Duscisio la voit partir. La question de Shéa allait rester sans réponse complète.

- Non. Ça dépend surtout des parents.

Il y a aussi l’espérance de vie si la mère est terrane dans ce cas-là. Pour ne choquer pas la yorka, il est préférable de ne rien préciser pour le moment. Surtout qu’il a bien une chose bien plus importante à faire.

- Si vous voulez bien m'excuser...

Le haut-prêtre ne se fait pas attendre et quitte immédiatement la pièce, laissant sa conseillère donnée suite dans un premier temps. Il fallait la rattraper. Elle est en colère, ça s’entend sur son départ. Pas une fois, elle ne l’a appelé par son nom, « papa » ou autre surnom. Elle l’a laissé sur le fait qu’il était un « deux pattes ».
Catleya étant le seul lien d’équilibre qui lui reste, il se devait de la suivre, afin de ne pas se retrouver seul lui aussi.

Du côté du poste de contrôle, la conseillère répond à la seconde question de Shéa concernant sa condition physique. Même si cela lui fait plaisir que la yorka la prenne pour une terrane.

- Je l’étais, il y a bien longtemps.

Le sous-entendu est tout de même assez clair. Duscisio, qui connaissait déjà sa nature et la respectait tel qu’elle est. Seulement, maintenant que Félicie est seule avec eux, elle ne s’attarde pas sur la question.

Nao’s semble un peu plus raisonnable que sa compagne sur le port de vêtement, précisant que c’est préférable sous toute les coutures.

– Les yorkas comme vous se retrouve sans vêtements après leur transformation. Commence Félicie en cherchant des mots assez simple à comprendre. C’est donc plus simple de rester sous la forme bipède et de porter en permanence quelques vêtements pour cacher leur peau nue. Sans oublier qu’il est plus facile de parler, comme pour questionner Catleya sur votre collier.

En nommant la petite, sa pensée est de prier pour que tout s’arrange.
Shéa nomma Duscisio en oubliant qu’il n’était plus présent. La conseillère ne pouvait en conséquence que répondre à sa place.

- Nous ne sommes que des herboristes. Pour cela que l’on a appelé un artisan. Mais le haut-prêtre possède quelques pierres. Ça vous évitera d’en acheter si vous le souhaitez.


Connaissant Duscisio depuis quelques mois maintenant, Félicie sait très bien qu’il aurait proposé la même chose. Sa générosité naturelle à aider son prochain et ses dispositions à le faire.


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeLun 31 Oct - 12:31

Alors que Duscisio tente de lui expliquer la nature des races qui peuplent ce monde et en particulier celle des personnes présentes dans la pièce, le petit monstre qui nous a suivi jusqu’ici s’emporte contre son père. Elle ne supporte apparemment pas d’être associée à un autre groupe d’individus. Elle a l’air de se considérer comme quelqu’un d’unique, n’appartenant à aucune race. Elle me rappelle Shea, tant dans son refus de l’évidence que dans cette façon de penser qu’elle est seule au monde.

Duscisio part à sa poursuite et, avec lui, une bonne partie de mes espoirs que Shea se conforme aux us et coutumes de Canopée. Il m’a l’air plus diplomate que sa conseillère et, sans que je puisse m’expliquer pourquoi, il m’a tout de suite paru plus sympathique qu’elle.

J’ai beau avoir tenté de lui expliquer avant de venir ici la nécessité de porter des vêtements, tant pour leur côté pratique que dans un souci de respect des mœurs locales, elle semble totalement perdue. Félicie tente elle aussi de lui présenter les avantages de porter des vêtements sous forme humanoïde, mais je ne suis pas certain que cela l’aide vraiment. Ne sachant trop quoi rajouter, je reste silencieux, ce qui n’est pas un mauvais choix puisque Shea change de sujet, apparemment satisfaite de la réponse qui lui a été donnée. Peut-être va-t-elle enfin s’habiller.

Elle reprend sur le sujet de sa boucle d’oreille. Elle a l’air de vouloir essayer la proposition du haut-prêtre de remplacer son bijou restricteur par un qui lui permettrait de contrôler ses pouvoirs. Le problème de taille qui se pose désormais est que celui-ci vient de partir à la poursuite de la lhurgoyf.

“ Il est parti, Shea, je crois que ça va être compliqué… “

Aussitôt ai-je fini ma phrase que la conseillère me contredit et parle en son nom pour répondre à Shea. Évidemment, ce n’est pas un prêtre qui retirera un bijou ainsi scellé, mais un artisan, spécialiste de ce genre d’objets. Par contre, Duscisio possède apparemment les pierres dont il a parlé à Shea et pourrait lui en donner une. Ce serait bien généreux de sa part, compte tenu du coût d’une telle pierre.

“ Conseillère, quand le haut-prêtre nous a dit que la pierre qu’il voulait donner à Shea en remplacement lui permettrait de contrôler ses pouvoirs, que voulait-il dire ? Est-ce qu’elle lui permettrait de sceller ses pouvoirs sous certaines conditions, d’en limiter la puissance ou bien d’en assurer une meilleure précision ? “

C’est vrai que tout peut être mieux qu’un blocage strict de ses pouvoirs, mais il faudrait avant tout que la nouvelle pierre convienne à l’usage que veut en faire Shea et je préfère qu’on ait les informations les plus précises possible, afin d’éviter un malentendu, avant que l’échange ne soit effectué.

Pendant que nous discutons des tenants et des aboutissants du changement de bijou de Shea, je vois apparaître par la porte de la pièce, au lieu du haut-prêtre, un homme à l’aspect moins raffiné, bien que sindarin. Il porte une épaisse sacoche chargée d’outils divers et je comprends immédiatement qu’il s’agit de notre artisan. Il se dirige vers la conseillère pour s’enquérir de sa mission.


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Woof !
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Shea

MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville   Quand on arrive en ville Icon_minitimeJeu 3 Nov - 10:52

Tandis que j’essaie d’en apprendre un peu plus sur ce monde étrange et inconnu, Catleya s’énerve, avant de partir en courant. Apparemment, elle n’est pas ou ne veut pas être vue comme un membre de sa race. Sur ce point, je ne peux que la comprendre. Je sais que je fais partie de la race des yorkas, je suis née comme ça, j’y peux rien, mais ça veut pas dire pour autant que je me reconnais comme l'un d’eux. Enfin, en fait, j’y ai jamais vraiment réfléchi jusqu'à présent. Ces histoires de races, ça me passe au dessus. Pour moi, comparer des sindarins avec des terrans, c’est comme comparer des canidés avec des félidés. Ça se ressemble pas vraiment et on les différencie facilement physiquement mais, au fond, ça reste des bipèdes ou des animaux… Je vois pas où est le problème. Si ce petit truc rouge ne se considère pas membre de sa race, qu’on lui foute la paix. Ça changera rien, au final.

Avec le départ précipité de la petite, le “ haut-prêté " répond vaguement à ma question sur la possibilité d’appartenir à deux races différentes, avant de filer à son tour. Ces bipèdes sont vraiment bizarres. Je crois que je les comprendrai jamais. Félicie prend donc la relève, ne me laissant pas le temps de m’interroger davantage. Elle aussi, c’est un mystère, elle “ était ” terrane avant, mais plus maintenant ? Je me prends la tête entre les mains et m'accroupis au sol pour tenter de comprendre. C’est quoi ce délire ? On peut changer de race ? Nan... Là, franchement, elle se fout de ma gueule, c'est pas possible autrement ! La jeune femme n’en dit pas plus, préférant changer de sujet et, pour le coup, je crois que je préfère aussi. Pas que ça m’intrigue pas, mais ça devient trop compliqué pour moi et puis c’est pas comme si ça allait changer quoi que ce soit à ma vie, en fait. Peut-être que, plus tard, je reviendrai là-dessus mais, pour le moment, il faut régler ce problème de vêtements. J'ai droit à de longues explications sur l'intérêt de s'habiller. Je me retiens de soupirer d'agacement : je sais déjà tout ça, sauf que j'en vois pas l'utilité. J'ai pas l'intention de passer la majeure partie de mon temps sous forme humaine, elle ne me sert que pour parler et combattre. Franchement, dans un combat, qui a besoin de vêtements ? C'est juste complètement con.

" Je comprends ton avis, mais je ne prend forme humaine que quand c'est nécessaire. Le reste du temps, je préfère ma forme animale, des vêtements à trimballer partout vont juste me gêner. " Je fais une courte pause avant de reprendre. " Je suppose qu'on peut pas se comprendre la dessus. Cependant, je veux bien, tant que je suis en ville, essayer vos coutumes étranges. "

Pas que ça me plaise ou que j'en aie envie, mais j'ai le sentiment qu'on n’avancera pas tant que j'y mettrai pas du mien et j'ai pas l'intention de passer des plombes à m'expliquer ou à me prendre la tête. Une fois sortie de la ville, je ferai comme je l'entends. Enfiler ses fameux vêtements est un exercice à lui tout seul. J'y comprends rien, je tourne et retourne le tissu dans tous les sens, sans trop savoir comment faire. Je râle un moment, avant de trouver une solution qui, sur le coup, me paraît plus pratique.

Moi et mes idées, bordel… Je pensais qu'en reprenant ma forme animale, pour me glisser comme je peux dans le tissu à la recherche de la sortie, avant de redevenir humaine me permettrait de me retrouver habillée, pas à moitié coincée. Je sais pas comment j'ai fait mon compte mais, même si ma tête ressort du tissu, mes bras et mes jambes, eux, sont prisonniers à l'intérieur de ces guenilles. Je me tortille lamentablement en pestant tout ce que j'en sais. Foutus vêtements, foutus bipèdes et foutus coutumes à la con ! Faut pas être net pour porter des trucs pareils… J'ai l'air maligne, comme ça, maintenant. Je fusille du regard la conseillère qui a tant insisté, puis Nao'h, qui a l'air de trouver ça drôle.

" Mais aide moi, bordel, au lieu de te foutre de moi ! "

Avec cette mésaventure, j'en oublie que le "haut pété " est déjà parti. Je lui demande quelques précisions sur sa proposition de pierre avant que Nao'h ne me fasse remarquer son absence. Félicie me répond et je hoche la tête. Je pense pas pouvoir me payer un truc pareil, d'une part, et d'autre part je sais même pas où je pourrais en trouver. Nao pose lui aussi des questions sur ce fameux nouveau bijou, des questions plus précises que les miennes. Je l’aime bien, il est vraiment utile, je vais le garder lui. Enfin, s’il se fout pas de moi la prochaine fois qu'il m'arrive une connerie comme avec ce tissu à la con.

Porter des vêtements est vraiment bizarre, mes pas sont maladroits et j'ai l'impression d'être plus lourde. Par contre, je dois reconnaître que la chaleur qu'ils dégagent est agréable. Je les garderai peut être pour dormir, enfin si ça me soûle pas de devoir les trimballer partout sous ma forme animale. Tandis que nous nous renseignons plus sur la fameuse pierre proposée plus tôt, une nouvelle personne fait son apparition, réveillant ma méfiance. Il a pas l'air commode, il trimbale avec lui un sac rempli de trucs et je plisse le nez, prête à grogner. Peut être que c'est juste mon imagination, mais j'ai pas confiance. Je jette un œil vers Nao'h, qui n'a pas l'air perturbé plus que ça. La conseillère non plus mais, elle, je lui fais pas confiance,  même si je dois avouer que, depuis qu'on est entrés en ville, personne n'a vraiment essayé de nous faire quoi que ce soit. Je crois qu'il va vraiment falloir que je remette en question tout ce que je pensais savoir des bipèdes. Après tout, entre ceux qui nous ont arrêtés et Duscisio et sa conseillère, aucun n'a cherché à m'enfermer à nouveau, bien qu'ils aient découvert que j'étais une esclave. Je dis pas qu'ils sont dignes de confiance mais, au moins, la seule chose qu'ils m'ont demandé a était de regarder si je n'étais pas malade et de m'habiller. Le " haut-perche " m'a même proposé de me donner un accès illimité à mes pouvoirs. Un type dangereux n'aurait sûrement pas fait ça, si c'était pour me la faire à l'envers ensuite. Ça me surprend quand même qu'ils ne demandent rien en échange, mais bon, c'est peut être normal, finalement. Je crois que je peux juste rester tranquille pour le moment et simplement chercher à comprendre comment fonctionne ce nouveau monde. De toute façon, je pourrai toujours me défendre en cas de problème et je suis sûre que mon yorka de compagnie ne me laissera pas tomber en cas de besoin. Un peu rassurée, après cette analyse, je me force à me détendre en attendant la suite des événements.
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