Escale vers l'avenir

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Les Rumeurs

_ Il parait que des personnes hauts-placées seraient gravement malades.
_ Il parait que ça se bécotte "au bal de la Rose".
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 Escale vers l'avenir

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:: Haut-prêtre de Sharna ::

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Alton Zolond
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Alton Zolond
MessageSujet: Escale vers l'avenir   Escale vers l'avenir Icon_minitimeDim 17 Nov - 20:12

La procession progressait le long du Lac.
La traversée du détroit avait été courte et clémente, mais bien que cela soit le chemin le plus pratique, c'était aussi malheureusement le plus évident, si bien que Alton avait décidé de plier leur itinéraire en faisant un arrêt pour surveiller leurs arrières.
Même si ils n'avaient pas prit le temps de complètement profiter de Gaeaf pour se délasser, la plupart aurait quand même l'occasion de goûter au modeste confort d'Upiq, ils souffriraient donc bien une ou deux journée d'attente en extérieur entre ces deux étapes.

On avait beau être à sa recherche, il ne s'agissait pas vraiment d'une course, mais plutôt d'un tempo à observer. Leurs poursuivants auraient de toute façon tout loisir de leur mettre la main dessus tôt ou tard sur ce territoire étranger.
La manoeuvre du Haut-Prêtre consistait donc à s'assurer que cette rencontre se ferait au moment le moins critique de son opération. Et il s'agissait d'un de ces moments, ou la prudence prenait les devants sur la diligence.

Ils étaient plus d'une quinzaine initialement, mais leurs rangs venaient de très lourdement s'alléger en se séparant au port de Gaeaf. Un groupe avait embarqué au nord, en direction du large, quelques individus s'étaient engagés sur des embarcations destinées à sillonner le lac pour la pêches ou quelques livraisons mineurs ; le tout afin de brouiller les pistes. Deux d'entre eux étaient même restés dans la ville portuaire à la recherche d'activités suspectes sur leurs talons.

Ils n'étaient donc plus que sept adultes à avoir accosté de l'autre côté.
Leurs tenues étaient modestes, discrètes pourrait-on même dire : ils portaient d'épaisses capes de laine, majoritairement grises, ils n'avaient pas hésité à incorporer des couches de fourrure, blanches ou bleutés, tant pour le confort que pour honorer au maximum les coutumes vestimentaires.
Néanmoins, pour quiconque s'approchait du groupe, rien dans les accessoires et dans les comportements ne semblait avoir été fait pour rester parfaitement incognito : il s'agissait indéniablement d'un groupe de religieux en pèlerinage.

Alton n'était pas assez arrogant pour s'afficher comme haut prêtre publiquement durant son périple, mais il était assez partisan de se cacher en plein jour, et être prit pour un moine étranger en visite des temples locaux n'était pas une identité assez flagrante pour le rendre suspect aux yeux des observateurs innocents.

En tout cas c'est ce qu'il espérait. Leur petit groupe se tenait au sommet d'une falaise, on pouvait facilement observer les bateaux qui auraient prit leur sillon. L'activité maritime de la région avait beau être élevée, il ne virent aucun groupe débarqué à l'emplacement même où eux s'étaient laissé déposer. C'était encourageant.

Après plus d'une journée dans leur campement rudimentaire, Alton ordonna au groupe de quitter la côte et de reprendre la route vers l'ouest. Lorsque les premiers signes de civilisation reprirent, ils se séparèrent à nouveau. Quatre suivants de l'église partir au sud pour Upiq, pendant que leur chef spirituel et les deux mercenaires se déportaient vers le nord, en direction de l'orphelinat, à vingt kilomètres de là.

Le Gélovigien était intérieurement réjouit d'enfin arriver à la destination prévue, sans embuche ni plus d'égarement. Néanmoins il se garda bien d'afficher le moindre sourire ou même de féliciter ses guides, car cette étape était loin de vraiment le soulager de son fardeau.

On était au milieu de l'après-midi, il s'avança sans ménagement par l'entrée sud de l'orphelinat, comme si il s'agissait d'un temple sous ses ordres. Il progressait dans la cour, jusqu'au puit en son centre. Bien qu'aucune arme ne soit visible, les deux combattants l'épaulaient de trop prêt pour que leur fonction ne soit pas évidente, tant leur regard sondait déjà l'environnement pour identifier les sections à risque qu'il faudrait sécuriser dès qu'ils en auraient l'autorisation.

Ils restaient tous trois prêt du jardinet, reluquant les rares âmes -humaines ou animales- qui s'affairaient autour malgré la température déjà décroissante du soleil qui retombait.

Le Haut-prêtre de Sharna retira son bras de l'épaule du jeune pupille qu'il avait escorté tout ce temps et abaissa sa capuche pour qu'il puisse lever la tête et le regarder.

-Tu vois, c'est assez austère, mais l'endroit est plutôt agréable. Dis toi bien que pour être aussi isolé, c'est que cela doit être particulièrement bien tenu. Tu trouveras ici des gens en maitrise, qui peuvent fonctionner par eux-même, avec intelligence. Il fait aucun doute que même les enfants sont beaucoup moins empotés que tes cousins arrogants ne le seront jamais.

En vue de se montrer rassurant, il avait opté pour un ton sérieux et un maintient digne plutôt que pour la douce bienveillance et la voix niaise qu'on inflige d'habitude aux enfants. Le jeune garçon avait déjà parcouru un chemin éprouvant jusqu'ici et il savait que sa vie en était à un tournant capital. Il avait à peine plus de dix ans, mais il l'avait déjà compris tant les évènements singuliers s'enchainaient depuis plusieurs semaines d'angoisse, et cela se lisait sur son visage.

Alton retira lui aussi sa capuche et commença à interroger les pensionnaires curieux qui multipliaient les passages. Il avait noué ses cheveux derrière sa nuque pour le confort du voyage, son visage libéré de toute mèche révélait d'autant plus sombrement la lourdeur de son regard. C'était l'une des rares fois où il n'affichait pas son habituel rictus sardonique, ce qui avait tendance à donner à sa silhouette une allure de mauvaise augure. Plus que jamais il était mort, rigide, autoritaire et très habitué à penser à son prochain ordre, avant même d'avoir pu contempler l'accomplissement du précédent.

Aucune propriétaire ni aucun directeur ne semblait se présenter à lui alors que son intrusion commençait à dater de plusieurs minutes.

Le timing de son itinéraire n'était pas serré à ce point, il pourrait attendre le retour d'un adulte.
En revanche, il avait beau s'être reposé plusieurs heures dans leur camp d'observation, il étaient encore largement harassé par sa traversée du pays et pressa les enfants méfiants de bien vouloir le laisser patienter dans un endroit plus confortable.

-Il y a bien l'un d'entre vous qui est chargé de veillé sur les autres pendant l'absence de votre responsable? C'est rien de bien exigeant, je veux juste discuter, savoir si vous pourriez prendre soin de ce jeune garçon pour moi, quelques jours à peine. Vous pourriez peut-être m'aider en me disant comment est la vie ici. Le rassurer un peu.

Il tapota l'épaule de son jeune protégé, comme pour amadouer ses semblable plus que pour le rassurer lui.
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Allaatkasik
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Allaatkasik
MessageSujet: Re: Escale vers l'avenir   Escale vers l'avenir Icon_minitimeLun 25 Nov - 8:03








En cette belle après-midi du mois de Fonclan, le pale soleil faisait scintiller la neige, recouvrant la campagne alentour, de mille éclats. Nul vent ne venait troubler la quiétude mortelle de ces contrées, si ce n'était le caquètements rauques de quelques fulmars boréals s'aventurant dans les terres à la recherche de quelques proies faciles. La petite ferme, seule emprunte visible de l'homme dans ce paysage désolé, semblait elle aussi figée dans l'atmosphère glaciale. Seuls les cris de quelques enfants jouant dans la cours indiquaient qu'il y avait encore de la vie en ces lieux. Depuis plus d'une heure, Allaatkasik et Ludivine la gérante, s'affairaient à ranger les provisions pour le mois à venir dans le cagibi. Comme les sacs étaient d'un poids excessifs pour de jeunes enfants, seule Lipili, une résidente de l'orphelinat qui venait de célébrer son treizième anniversaire, avait été autorisée à donner un coup de main, les trois autres ayant loisir d'aller jouer dans la cours. Mais pas avant que la main maternelle et bienfaitrice de Ludivine ait pris soin de les emmitoufler sous plusieurs épaisseurs de vêtements de laines bien chaude. Plusieurs soirée durant, Ludivine avait soigneusement rapiécé chaque vêtement de divers bouts d'étoffes afin de leur confectionner des habits qui seraient les protéger de la morsure de froid. Certes, cela leur donnait un petit air de vagabond, mais au moins ils étaient au chaud. Et bien que les villageois du village d'Upiq ne soient point fortunés, ils s'étaient montrés généreux et avaient fait dont de suffisamment d'habits usagés pour équiper toute cette petite marmaille. Certains même, avaient poussé la générosité à fournir quelques provisions de bases en attendant que l’orphelinat soit pleinement fonctionnel et avec le lait fournit par le caribou, les enfants ne mouraient pas de faim. Cela faisait trois semaines qu'Allaatkasik avait ouvert cet établissement et les vivres n'arrivaient seulement que maintenant. Il était vraiment grand temps. Une fois les provisions rangées, Ludivine prit son livre de compte pour notifier scrupuleusement et en détail les denrées. Allaatkasik tourna son regard vers Ludivine, triste et plein d’appréhension. Car finalement, elle n'avait aucune connaissance en matière de gestion et redoutait, de par son incompétence, affamer ces pauvres enfants. D'un autre coté, avant de ce lancer dans ce projet qui lui tenait tant à cœur, elle en avait longuement discuté avec Ludivine qui s'était révélée être pleine de ressources, débrouillarde et semblait être aussi une personne de confiance. Ayant perdu son mari en mer puis ses deux enfants, elle savait tenir un ménage et ce n'est pas quatre enfants qui allaient la mettre dans l’embarras. Mais, la question qui taraudait Allaatkasik était pour combien de temps, les petits ventres seraient pleins. Alors, d'un ton calme et rassurant:




-"Ne t'inquiète pas Allaat, nous avons suffisamment de provision pour un mois, peut-être deux en rationnant. Et pour ce qui est du caribou, si la réserve de foin ne s'avère pas suffisante, les enfants pourront aller chercher de jeunes branches et de l'écorce de bouleau. Et maintenant que nous sommes installés, j'irais au village pour proposer, aux marins qui le veulent, de rapiécer leurs filets. Peut-être arriverons nous à gagner quelques dias supplémentaires. Et puis demain les choses sérieuses vont commencer. Je vais apprendre aux enfants à poser des pièges en forêt pour capturer du petit gibier et à reconnaître tout ce qu'il est possible de manger dans le coin. Enfin, comme le ferait tout bon parent..."





Sa dernière phrase était si emprunte de tristesse et de mélancolie que cela noua la gorge d'Allaatkasik. Elle aurait bien voulue lui dire quelques mots réconfortants ou du moins apaisants mais elle en était bien incapable, elle qui ne connaissait ni joie ni bonheur, n'avait jamais ri et dont la moindre esquisse de sourire se transformait en un navrant rictus. Alors en silence, elle posa seulement sa petite main blanchâtre sur l'épaule de Ludivine. C'est alors que toutes deux remarquèrent un silence inhabituel. Plus un cri ni un rire ne venait de la cours. Plus inquiète qu'intriguée, Allaatkasik se retourna vers Lipili et doucement, presque dans un chuchotement:




-"Lipili, va voir discrètement à la fenêtre ce qui se passe dans la cours et dit nous..."




La jeune fille se dirigea, l'air sérieux comme l'exigeait les circonstances, vers la fenêtre et revint rapidement dans le cagibis, toute tremblante, les yeux écarquillés. Et tout en chuchotant précipitamment:




-"Il y a trois hommes dans le jardinet, accompagnés d'un garçon. L'un des types a l'air bizarre et il cause avec Aataavaraq."





Agacée par ce qu'elle venait d'entendre, Allaatkasik décida à son tour d'aller en catimini à la fenêtre et ce qu'elle vit l’intrigua tout en lui recommandant de rester prudente. Lorsqu'elle vit l'homme qui semblait être un notable, son esprit se figea. La peau anormalement pale, de grands cernes, à n'en pas douter, il devait s'agir d'un Gorgoroth. Mais elle ne savait pas ce qu'elle devait en penser, elle qui recherchait ceux de sa race depuis si longtemps, elle qui avait tant de questions demeurées sans réponses, en découvrant son regard profondément malsain, ce qui aurait put paraître de l'enthousiasme se mua en réserve et même en méfiance. Seule Aataavaraq, trop petite encore pour avoir peur de quoi que ce soit, faisait face à l'inquiétant personnage tout en lui souriant, tandis que Kaaqi et Attili restaient en retrait, muettes et statiques, tant elles étaient impressionnées. Cela lui déplu singulièrement et elle fila rapidement dans le bureau inoccupée pour préparer son entrée.




Rapidement, à l'aide de son petit miroir elle vérifia que son maquillage était impeccable, masquant les grands cernes violacés de ses yeux, ses lèvres bleuies tout comme le bout de ses doigts. Rien ne paraissait et elle en fut satisfaite. Puis elle ramena une longue mèche de cheveux noirs de chaque coté de son visage et s'en fit deux tresses qu'elle finit par un petit ruban rouge. Elle jeta un coup d’œil à ses bottes de fourrures de phoque blanc et passa méticuleusement sa main sur les larges revers afin de bien fourbir l'épais poil. Il ne lui restait plus qu'à bien ajuster son amauti tout aussi immaculé, en lynx et phoque, rabattre sa large capuche et pour la touche finale, en sortir les deux tresses, les laissant tomber mollement sur ses épaules. Et bien entendu, dernier détail, chausser sur le bout de son nez retroussé sa paire de lunettes à monture de laiton aux verres colorés assombrissant ses deux grandes prunelles au grenat profond. Jugeant sa convenue convenable, d'un pas empressé, elle se dirigea vers la porte d'entrée de la salle commune donnant sur la cours. Arrivée à la porte de bois grise, elle ne put s'empêcher de louer son excès de prudence pour bien avoir signifié à tous son rôle dans l'orphelinat même si elle ne se doutait pas que cela lui serait nécessaire si rapidement et lança un clin d'oeil complice à Lipili au passage. Sortant en pressant le pas elle se dirigea vers l'homme mystérieux tout en faisant bien attention aux deux autres hommes. A quelques mètres lui, de sa voix douce et grave:




-"Bien le bonjours messieurs et soyez les bienvenus dans notre orphelinat. Je vois que vous avez déjà fait connaissance avec trois de nos petits pensionnaires."





Puis en les pointant du doigt tour à tour, elle les nomma par leur prénom. Cela fait, elle continua:




-"Excusez-moi, je me prénomme Qanik et je suis la fille de la directrice de cet établissement. Mais donnez-vous donc la peine de rentrer à l'intérieur, ma mère va vous recevoir. Désirez-vous que je vous prépare quelque chose de chaud à manger ? Il fait si froid et la route est longue jusque ici..."





Ensuite, Allaatkasik les invita tous quatre à la suivre dans la salle commune.




/* Fichtre, il a pas l'air commode le type, tout comme les deux autres... Et même s'ils ont revêtus de simples habits de voyageurs, je me doute que le Gorgoroth ne doit pas être un simple marchand... Deux gardes du corps quand même... Sans compter qu'il accompagne un môme... C'est pas un simple hasard... Par contre, comment a t-il apprit l'existence de mon orphelinat ? Ça c'est bien plus inquiétant... Et puis c'est un orphelinat de fille ici ! Cela lui aurait échappé ? D'un autre coté, si nous n'avons pas quelques revenus supplémentaires la situation pourrait vite devenir désastreuse... Enfin... Écoutons au moins ce qu'il a à nous dire... Hou là là... */





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Alton Zolond
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Alton Zolond
MessageSujet: Re: Escale vers l'avenir   Escale vers l'avenir Icon_minitimeJeu 13 Fév - 22:14

Après un si long trajet, Alton n'avait pas vraiment prit la peine d'habiller un sourire face à chaque enfant curieux qui se présentait à lui.
Il se tourna cependant avec intérêt lorsque l'une des plus mâtures s'approcha de lui d'un air plus décidé.

La concentration ne lui permit pas tout de suite de retenir tous les noms, mais il hocha de la tête poliment malgré son air autrement austère.
Il emboita le pas à l'invitation, avant même d'avoir répondu aux salutations.

Il se dirigea vers la salle commune, non sans vérifier que son pupille le suivait. Il dû attendre un instant qu'il se décide, mais il se garda bien de le pousser par l'épaule du plat de la main cette fois, espérant qu'il devienne assez à l'aise à la vue d'autres enfants pour se mettre en branle de lui même.

Les présentations furent faites en marche.

-Merci beaucoup de nous accueillir malgré notre arrivée impromptue. Je me nomme Alton, et ce jeune garçon c'est Vel'... pour Veleric.
Même si il est pas trop d'humeur à avaler grand chose, le voyage a été pénible, alors je serais en effet très reconnaissant si tu pouvais lui apporter un bouillon de légumes? Pour se remettre.


L'un des gardes du corps semblait manifestement déterminé à rester dehors. D'abord immobile, il resta droit là où Alton l'avait laissé, les pouces passées dans sa ceinture. Il fit quelques pas, pour observer quelques recoins d'une grange puis pour se rapprocher de l'entrée du domaine et regarder au loin, demeurant silencieux et vigilant. Nullement gêné par le froid, il ne fit pas mine de s'intéresser à la mention d'un repas chaud.

Le second quand à lui était resté vers le puit. Il hésita un instant en regardant son collègue intransigeant, mais faute d'ordre clair ou de regard réprobateur, il se laissa aller et emboita le pas à Alton, fermant la marche derrière l'enfant, qui avait été lui aussi hésitant.
Il rajouta suite aux dires d'Alton:

-euh moi aussi je voudrais bien manger un truc... pas forcément avec que des légumes par contre...

-Je suis bien sûr disposé à vous payer si ça peut contribuer à refaire vos provisions, nous n'avons nullement l'intention de vous priver de quoi que ce soit.

Une fois passé l'arche de la salle, Alton abandonna machinalement l'une de ses mains dans les airs pour bénir la pièce et ses occupants. Il demeura quelque peu perdu dans ses pensés, se gardant bien de scruter la pièce en détail. Il se laissa guider en suivant les bottes blanches.

L'enfant quant à lui continuait aussi de suivre le mouvement, mais il semblait défait de sa timidité, sans s'en être rendu compte, en regardant partout autour de lui, avec un oeil plus intéressé qu'inquiété.

Alton atterrit avec une souplesse aérienne sur une chaise, pendant que son escorte se laissa tomber lourdement de fatigue sur un banc -allant jusqu'à s'y accouder en se vautrant sur le côté- positionnée respectueusement sur un autre côté que lui de la table, mais face à la porte tout de même.
L'enfant se rangea derrière le dossier du meneur, sans oser s'éloigner.. sans daigner s'installer pour autant.

Le haut-prêtre contempla son employé sans un mot. Celui-ci sembla entendre la question sourde.

-... non, je ne vais pas m'offusquer de ne pas avoir de bière, ne vous inquiétez pas. Je me doute que c'est pas l'ambiance. Pis c'est pas parce que j'ai envie d'être au chaud que j'oublie que je suis encore en mission. C'juste que chui pas comme Almir.. ce gars, c'est pas possible ca doit être un moitié de Zélos ou je sais pas quoi ... c'est une vraie statue, qu'y pourrait rester dehors quinze heure sans bouger qu'on saurait pas si il est mort gelé, ou toujours en train de monter la garde...


Alton demeurait silencieux, regrettant presque de l'avoir incité à parler par son regard inquisiteur. Il rejeta un pan de sa cape de voyage par dessus son épaule d'un geste ample et solennel, révélant une bure de laine teinte d'un marron sombre, et entama enfin d'embrasser l'environnement du regard.

-Encore une fois Qanik, je suis navré de débarquer de la sorte, mais c'était ma destination de toute façon.. un message ne serait pas arrivé beaucoup plus vite. J'espère qu'on ne va pas déranger la directrice, votre mère? Encore une fois on peut aisément attendre, laisser le temps à Vel' de prendre ses aises.
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MessageSujet: Re: Escale vers l'avenir   Escale vers l'avenir Icon_minitimeJeu 30 Avr - 19:06






Une fois le curieux équipage ayant prit place dans la chaleur revigorante de salle commune, les jeunes pensionnaires rentrèrent elles aussi sans plus demander leur reste et elles s'alignèrent toutes quatre le long du mur, immobiles et dans un silence respectueux, scrutant avec un intérêt non dissimulé les nouveaux arrivants. Allaatkasik qui les avait précédée, se dirigea vers la petite pièce où était le bureau de l'intendante et frappa. D'une voix douce et grave:




-"Maman, nous avons de la visite."




Une voix claire et aiguë se fit entendre.




-"Ah ?! Bien, j'arrive..."




Rapidement, Ludivine fit son entrée dans le salle pour accueillir les voyageurs. C'était une femme assez grande et forte au visage rubicon. Vêtue d'une large robe de laine épaisse aux couleurs vertes qui avaient du être vives mais qui aujourd'hui étaient passées, ementiflouée d'un lourd châle lui tombant jusqu'au bas du dos, elle s'arrêta tout net devant l'homme qui lui sembla être un hôte de marque, lui adressant un large sourire franc tout en faisant une petite courbette de bienvenue. Puis, cette première surprise passée, elle s'activa tout en s'adressant indifféremment à ses hôtes qu'à elle-même. Peut-être était-ce sa manière de dissimuler sa nervosité, car elle savait que quelque chose se tramait tout en ayant aucune idée de ce qu'il pouvait bien en retourner. Une chose était sûre, Allaatkasik venait de la prévenir. Alors, dans sa tête, elle se remémora toutes les consignes que lui avait donnée Allaatkasik.




-"Bon sang de bon sang ! Vous devez être frigorifié, voyager par ce temps... Vous allez attraper la mort. Prenez donc place ! Et réchauffez vous. Kaagi, va me chercher trois couverts dans le buffet. Attili, fait toi aider par Lipili et servez du potage à nos hôtes."




Puis, arrêtant son regard sur le jeune homme, d'une voix quelque peu tonitruante:




-"Ben mon garçon, faut pas rester là comme un tronc ! Installe-toi vite à table ! Tu vas voir, tu vas manger chaud pour sûr !"




Et sans plus de cérémonie, Ludivine prit le jeune homme par le bras, fermement et l'assis sans plus de ménagement à la table, tout en lui adressant un sourire bienveillant. Sous ses airs de matrone se cachait à n'en point douter une véritable mère-poule ! Bien qu'il soit évident que l'établissement jouisse de peu de moyens financiers, il n'en était pas moins tenu impeccablement. La salle commune était lustrée, les tommettes du sol lessivées et le dessus des meubles dépourvus de poussière. Les assiettes de grès ainsi que les cuillères en ferrailles, elles aussi, étaient impeccables. Même si les vêtements des enfants avaient de multiples fois rapiécés et provenaient sûrement de donations, ils n'en demeuraient pas moins propre. D’ailleurs, aucune des jeunes filles n'étaient affublées d'une tignasse en bataille comme l'on aurait pu s'y attendre, a contrario, elles portaient, soit des tresses ou bien des nattes, soigneusement peignées. Même si cette endroit respirait la pauvreté, ce n'était point synonyme de négligence, tout au contraire. Quant aux enfants, certes la nourriture devait y frugale frugale, pourtant aucunes ne montraient des signes d'une quelconque malnutrition. Et chacune de leurs bouilles respirait la santé. Par contre, petit fait remarquable, chacunes d'elles portait à son ceinturon de cuir un coutela de chasse à manche d'os dans son étuit de cuir. Large, il devait être à double tranchants, peut-etre même cranté. De bien belles armes pour de si pauvres jeunes filles... Et aussi de bons vieux fils à couper le beurre, juste d'un diamètre plus important...

 


Tandis que toutes cinq s'affairent à servir les invités, Allaatkasik alla s’asseoir à l'autre bout de table, face à Alton. Même si ce dernier n'avait pas demander quoi que ce soit, il se trouva lui aussi pourvu d'une assiette fumante et bien remplie devant lui. Ce n'était pas à vraiment parler une soupe mais plutôt une sorte d'épais gruau fait à base de haricots rouges parfumé au gras de loup et quelques bout de viandes, le tout épicé juste ce qu'il faut. Dans la salle à manger, l'agréable fumet envahie l’atmosphère. Toujours impassible, Allaatkasik fixait Alton, ne sachant trop quoi penser de cet inconnu.

 


/* Bordel ! Mais c'est qui ce type ?! Et cet quoi cette manière de bénir notre lieu !!! Il n'est point en territoire conquis ! Va falloir qu'il le comprenne... Autant être directe. A moins que... */




Toujours silencieuse, elle attendit que le jeune eut finit de manger ce cela fait, Ludivine d'un air enjoué s'adressa à assemblée:




-" Bon les filles, on montre à notre jeune invité nos animaux ! Je pense qu'il n'en à pas vus de tels ? Allez allez ! Zou ! Tout le monde dehors !"




Une fois la salle vidée, Allaatkasik mis ses coudes sur la table et appuya négligemment sa tête sur ses petits poings. D'une voix sourde mais assurée elle s'adressa à Alton, yeux dans les yeux:




-"Bien. Monsieur, inutile de nous mentir... Cela ferait offense à nos intelligences respectives. Vous ne venez pas ici par hasard, vous cherchez un lieu où cacher votre jeune Veleric. Vous n'êtes point Cimmérien aussi, car qui demanderais de la bière en cette saison dans un coin aussi reculé ? Bref, vous désirez le cacher des yeux de qui ? je ne veux pas le savoir. Aucune trace dans mon registre ne notifia votre passage. Rien, il restera un fantôme tant qu'il sera parmi nous, je peux vous l'assurer. Et par cette saison, les regards indiscrets sont inexistants. Par contre, si je dois assurer sa sécurité, y aurait-il des choses que je devrais savoir ? Ha j'oubliais, que votre pupille ne lève jamais la main sur une de mes protégées. Je leur ai appris à tuer... Un caribou à cinquante fois la force d'un homme... Vous comprenez. Je me fiche des dias. En échange, je vous demanderais juste un service. J'ai besoin d'un accès à certaines informations. Si vous êtes d'accord, nous sommes en contrat. Et votre petit protégé pourra rester le temps qu'il le souhaite. Cela sous ma protection."


 

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