Sserev Vuhkein



 
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 Sserev Vuhkein

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:: Clair Obscur ::

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Asnaell

MessageSujet: Sserev Vuhkein   Mer 22 Avr - 12:12



QUELLE PERSONNE ES-TU ?
Toi qui voyage sur ces terres oubliées



Sserev Vuhkein
" Celui qui sait contrôler les autres a du pouvoir, celui qui sait se contrôler lui-même a plus de pouvoir." Lao Tseu


Surnom Asnaell
Age environ 360 ans
Sexe Féminin
Peuple Lhurgoyf
Caste Civil
Métier Couturière, informatrice à ses heures perdues


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Armes principales
Dague d'obsidienne -  Asnaell n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler une combattante, néanmoins il est toujours utile d'avoir une lame sous la main, les gens paraissent moins vulnérables lorsqu'ils ont une arme sur eux. C'est pourquoi Asna garde sur elle la dague d'obsidienne que son père lui a offert. Hypnotisée comme elle l'a toujours été par l'obsidienne, son père lui avait ramené nombre de souvenirs en verre du volcan d'Argyrei et la dague en faisait partie. Elle a beau être  simple, peu ouvragée et à la lame irrégulière, elle a plus de valeur pour Asnaell que toutes les armes de sa collection.
Autres possessions
Bijoux - Asnaell porte en toutes circonstances une de ses griffes de démon brisée montée en pendentif au bout d'une chaîne en or blanc. Aussi, elle porte en permanence une bague en or blanc assez longue, un catalyseur d'un rouge carmin est sertie sur l'une des feuilles, le catalyseur a beau s'être éteint depuis déjà longtemps, elle ne s'en débarrassa pas.
Carnet de dessin -Elle y répertorie toutes les nouvelles personnes qu'elle rencontre, toutes les informations qui passent par ses oreilles, …
Résidence - Asnaell possède une petite masure à Tyrhénium, l'extérieur ne paye pas de mine, du genre qui n'attire pas le regard des voleurs, mais l'intérieur est meublé avec goût. Étant une grande amatrice d'art,la lhurgoyf y expose en vitrines une grande collection d'objets, des armes gravées en métaux précieux et aux lames originales plus jolies à regarder qu'utiles au combat, des meubles en bois exotiques, des bijoux qu'Asnaell a elle-même dessiné, des peintures colorées et abstraites. Une pièce à la porte camouflée renferme les propres œuvres d'Asnaell, celles qui révèlent beaucoup de la personnalité contrastée de l'artiste, les peintures en clair-obscur, sculptures abstraites, ainsi que son bureau où reposent dans une belle pagailles son carnet de dessin et un tas de feuilles vierges ou non, les patrons des vêtements que la couturière confectionne, les dessins de bijoux ou d'armes qu'elle compte faire fabriquer par un artisan.
image:
 
Don
Transformation monstrueuse
Pouvoirs
Rêve (capacité à s'introduire dans un rêve pour entrer en communication, quelque soit la distance mais nécessite de dormir évidemment) – Asnaell a la capacité de s'immiscer dans le rêve de quelqu'un, elle s'en sert autant pour prendre contact que pour y trouver des informations, la seule condition étant de connaître la personne, au moins l'avoir vu et entendu, il faut que la lhurgoyf puisse se faire une idée de la cible. Elle préfère agir avec finesse en orientant son esprit, elle ne cherche pas à la brusquer au risque qu’elle se réveille. Heureusement, l'avantage du rêve est qu'elle a peu de chance de s'en souvenir. Cependant, en entrant dans le subconscient de quelqu'un, Asnaell s'expose à ses émotions, colère, désir, mépris, il lui faut beaucoup de contrôle pour ne pas perdre son but et son esprit.
Hypnose (manipulation de l'esprit, création d'illusion) – Aussi, Asnaell peut manipuler l'esprit d'une personne, en y insufflant des illusions de toutes sortes, des sons, des visions, parfois des scènes mais plus l'illusion est complexe, plus le contre-coup est puissant allant même jusqu'à l'inconscience. Généralement, la lhurgoyf utilise sa voix pour hypnotiser ou le toucher.
Télépathie (capacité à s'introduire dans un esprit afin de lire les pensées ou bien de directement discuter) – Bien qu'elle soit capable d'entrer dans la tête des gens pour y lire les pensées voire même les altérer , Asnaell n'y a recours que très rarement, pour le jeu ou en cas de danger mais jamais par simple curiosité.
Spécialités
Force Mentale (capacité à résister aux tortures psychologiques) / Grande agilité (capacité d'acrobates et sauts longs)

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Décris-moi comment je te vois...


Femme de nacre -Asnaell est une femme menue au charme indéniable, de celle sur lesquelles les hommes se retournent dans la rue. Sans doute étaient-ce sa démarche naturellement sensuelle, la cambrure de ses reins ou ses hanches voluptueuses qui attirent les regards. En effet, la lhurgoyf est pourvue d'un corps ferme et délicatement dessiné, aux formes avantageuses. Sa taille fine et sa poitrine généreuse et agréablement galbée est mis en valeur par un bustier au décolleté audacieux. Bien qu'il émane de sa personne une sensualité aguichante, ses mouvements sont empreints de grâce et d'élégance, d'une douce assurance.
Comme le reste de son anatomie, le visage d'Asnaell se caractérise par la droiture et la finesse de ses traits. Pourtant, Asnaell n'est pas une personne si rigide bien au contraire, elle est très expressive et son visage est le parfait garant de ses émotions, elle a bien du mal à cacher ses sentiments. Ses lèvres pleines d'un carmin sanguin qui donnent tant envie de les embrasser sont le plus souvent étirées en un sourire mutin, le petit sourire en coin qui peut servir autant pour séduire que pour résister à l'envie de rire aux éclats.
Malgré tous ces attributs séduisants, elle ne pouvait cacher qu'elle était lhurgoyf. Sa peau était de la couleur de l’albâtre, ses cheveux étaient de neige, même son regard particulier démontrait le coté démoniaque de son être. Sa peau d'une pâleur lunaire parfaitement lisse, sans défaut parait si fragile qu'elle pourrait appartenir à une poupée de porcelaine. Ses yeux en amandes arborent des iris d'or blanc, la pupille verticale et une sclère noire si inhabituelle qui lui donnait une profondeur si mystérieuse. Asnaell attache régulièrement son épaisse chevelure, dont les mèches délicates bouclent dès qu'elles sont relâchées retombant en cascade sauvage sur ses épaules.
Peut-être était-ce qu'ils la prenaient pour une poupée innocente et fragile que les hommes ressentaient l'envie de la protéger et de se confier.
Son parfum suave, frais et sucré, suivant ses mouvements et sa voix chaude et vibrante tendaient à rassurer ses interlocuteurs, les faisant presque oublier sa monstruosité latente.
Pour ceux qui auront la chance ou l'occasion de la voir sans ses vêtements (vous pouvez toujours espérer), une cicatrice sombre en forme d'écaille est visible le long de la colonne vertébrale.

Démon d'obsidienne - La forme démoniaque d'Asnaell recouvre son corps nacré d'obscurité. Des écailles noires brillantes et une sorte de carapace d'un noir mate envahissent son dos délicatement sculpté, ses jambes fuselée et sa queue monstrueuse et venimeuse. Des cornes poussent autour de son crane, ses bras ressemblent plus a d'épais bâtons charbonneux, des griffes acérées viennent garnir ses longs doigts habituellement fins et agiles. Son buste reste féminin et change très peu de sa forme humaine, mais ses jambes se déforment du tout au tout.
Ses pieds et mollets ne forment plus que des sortes de lames noires brillantes et tranchantes pourtant se déplacer ne semble pas dérangeant bien que sa démarche soit un peu sautillante, elle se sert de sa queue pour s'équilibrer. Ses jambes sont ses véritables armes sous cette forme monstrueuse, de nombreux piques parsemaient l'arrière de ses membres, telles des crocs pointus broyant ces ennemis lorsqu'elle les replit sur eux.
Sous sa forme démoniaque, Asnaell est la vivacité même, usant de son agilité et de sa vitesse pour se défendre. Ses acrobaties lui permettent d'utiliser toutes les armes de ce corps, ses mains griffues étant un moindre danger, elles remplacent ses jambes, s'en servant de points d'appuis laissant libres ses jambes et sa queue dont elle se sert aussi facilement que ses bras.


Décris-moi comment tu penses...

Illusion de confiance - Au premier abord, Asnaell a l'air d'être une femme calme, volontaire et sûre d'elle. Elle est extrêmement exigeante envers elle-même ce qui se traduit par une maîtrise sans faille de ses sentiments, elle tente de ne laisser transparaître aucune faiblesse derrière une carapace d'audace insouciante. Cette emprise sur son être est due à une connaissance impeccable des méandres de son esprit que l'art lui a permis d'appréhender. Néanmoins, cette confiance en soi et ce contrôle ne sont qu'illusions, elle est bien plus vulnérable qu'elle ne veut bien le montrer. Elle ne se rend pas vraiment compte de sa valeur et à une fâcheuse tendance à se rabaisser. Elle est peu loquace mais très réceptive et expressive. Elle est très à l'écoute, même si les gens ont tendance à la croire indifférente. Elle est plutôt ouverte d'esprit et ne juge pas sur les domaines qu'elle ne connait pas. Il est rare qu'elle se mette en confrontation direct avec quelqu'un, elle est plutôt diplomate. En cas de désaccord, elle ne va pas contrer directement, mais elle ne va pas pour autant mentir ou faire semblant (peut-être était-ce parce qu'elle ne sait pas mentir et que son talent de comédienne est des plus modestes). Bien qu'elle soit un tantinet naïve et prompte à croire ce qu'on lui dit, elle ne fait pas confiance facilement pour autant. D'autant que ses pouvoirs lui prouvent bien que les gens sont loin d'être tous honnêtes et francs.

Soupçon de sauvagerie - Son caractère bien plus affirmé transparaît dès qu'elle se sent plus à l'aise. Dans ces situations, on peut entrevoir le caractère plus piquant de la demoiselle sous la couche de douce humilité. Lunatique, possessive, un brin cynique et rancunière, cette joueuse invétérée se montre rebelle et insoumise. Cette autre parcelle de sa personnalité est bien plus impulsive et bien qu'elle ne puisse s'abandonner complètement à ses humeurs au risque de devenir un monstre d'agressivité, elle se permet de lâcher un peu la bride à ses envies. Cette abandon du contrôle est sûrement ce qui l'attire autant dans les jeux de hasard. Ces paris lui donne une échappatoire et lui enlève toutes responsabilités en cas d’échec. Jeux de hasard, séduction ou alcool, et elle met sa retenue habituelle de coté pour laisser libre cours à ses pulsions.  

Ombre de raison - Sous sa forme démoniaque, elle perd le contrôle plus qu'elle n'accepterait de la dire. Elle a pris plus de temps à apprendre comment se retenir de se transformer qu'a se contrôler sous cette forme. Elle ne pouvait résisté à l'agressivité latente et la colère refoulée qui réside dans ce corps monstrueux. Pourtant, elle a parfaitement conscience de cette perte de contrôle et tente de prendre le pas sur ces tensions. Elle ne se reconnaît plus sous cette forme mais elle est un refuge contre la douleur physique et la frustration.
A son retour en forme humaine, elle a besoin d'un certain temps pour revenir à la retenue, ses pulsions primitives se mêlent à son besoin de se sentir femme, de se sentir désirée, son ego a besoin d'être redoré après cette perte d'humanité.


Raconte-moi ce qu'a été ta vie...

Un flocon de neige tombé dans le sable d'Argyrei

Sserev Vuhkein. Je suis née en Argyrei dans un petit village proche de la capitale. Cependant, j'ai très peu de souvenirs de ma vie là-bas, car quelques années après ma naissance, la maladie commença a envahir la capitale et mes parents réagirent vite. Nous partîmes pour Eridania, pourtant, ma mère ne nous accompagna pas. Mon père, Vladislav, m'expliqua plus tard qu'elle était tombée malade et ne voulais pas nous contaminer. Il était trop tard pour elle, mais pas pour nous.

Exode pour Hesperia

Après un trajet de 15 jours, nous avions ralliés la capitale d'Eridania. Mon père m'avait amené directement chez un marchand d'art.
Du haut de mes six ans, je suivais mon père sans l'écouter, il discutait avec un gros monsieur à moitié chauve, il avait l'air gentil mais j'étais entourée de bien trop de nouveautés pour m'attarder sur lui. Je me souviens que ma curiosité d'enfant m'avais entraînée à déambuler entre les rayonnages, les yeux levés vers les tableaux colorés aux murs, je faillis bien renverser nombres d'objets ce jour-là en ne faisant pas attention où je mettais mes pieds. Je finis par me faire rattraper par mon père qui me prit dans ses bras pour que je ne m'enfuis pas de nouveau.
Nous avons passés plusieurs jours chez ces personnes, Preis et Batella Tudon-Dauscis et leur trois enfants. Puis mon père s'en alla, je ne me rappelle plus ce qu'il m'avait dit à ce moment-là mais je me souviens que je n'étais pas triste sans doute parce que je savais qu'il reviendrait. Je sais maintenant qu'il était parti pour le travail même si j'ignore encore quel était ce fameux travail.

Prémisses d'une artiste en herbe

Pendant mon séjour chez les Tudon-Dauscis, je me souviens avoir passé le plus clair de mon temps avec les adultes, les deux jeunes filles, Venine et Tudia, passaient le leur à m'ennuyer, volant mes crayons et déchirants mes dessins, et le fils, Tuzas, était bien plus grand et n'avait que faire des gamines. De plus, il semblait que Preis était des plus réticents à me laisser seule avec ses enfants. Je comprends mieux maintenant, s'occuper d'une enfant lhurgoyf était plus difficile qu'un enfant terran , et bien que je ne me souvienne plus de tous les détails, mes colères devaient être terribles. Mon père leur avait donné la solution lors d'une de ses nombreuses visites.
J'étais assise sur le comptoir, je me perdais dans la contemplation du nouveau souvenir que mon père m'avait remmené d'Argyrei, une petite statuette d'obsidienne représentant une petite endormie. J'étais comme hypnotisée par cette pierre, noire mais brillante, vitreuse mais opaque. J'entendais la conversation des adultes derrière moi, les Tudon-Dauscis s’inquiétaient de ne pas pouvoir me contrôler quand je serai plus grande. Selon mon père, le contrôle de soi passe par la connaissance de soi. Pour une enfant comme je l'étais, ça ne voulait strictement rien dire. Cependant, le couple de marchands se mit à donner des pinceaux et des feuilles, et m'encourageait à dessiner et peindre à longueur de journée. Finalement, se devait vouloir signifier qu'ils devaient m'occuper afin que je ne puisse penser à rien d'autre. Cela dit, je me souviens que j'aimais beaucoup ça, le dessin m'aidait à me concentrer et calmait mes colères. J'en appréciais d'autant plus les excursions régulières que l'on faisait au temple de Fen qui m'aidait à m'ouvrir l'esprit.
Au fil des années, je pouvais remarquer mes progrès, mes dessins plus qu'approximatifs devenaient plus précis, mes peintures et mes sculptures étaient plus réalistes mais ne me ressemblaient finalement pas. Pourtant, Batella m'encourageait à trouver mon style, elle considérait que je devais me retrouver dans mes créations. Quand j'atteins l'adolescence, je compris enfin ce qu'elle voulait dire.

''Sortie du Néant'' de Veleto Priat

En grandissant, je commençais à comprendre les mises en garde de mon père sur ma nature démoniaque de lhurgoyf. J'étais plus agressive pourtant ce n'étais pas mon genre, je ne me contrôlais plus aussi bien. Parfois, la nuit je m'enfermais dans la cave et me laissais me transformer pour voir si je pouvais maîtriser cette part de moi, mais ce manque de contrôle, cette colère et cette agressivité me faisaient froid dans le dos. C'était une période de ma vie où je m'inquiétais de la part sombre de mon être. Peut-être était-ce parce que j'étais dans cet état d'esprit que je restais des heures à observer cette toile.
''Sortie du Néant'' était une œuvre du célèbre Veleto Priat, un yorka qui utilisait autant sa forme humaine que sa forme de loutre pour peindre. Il s'agissait d'un tableau mêlant réalisme et abstrait et jouant beaucoup sur le clair-obscur. La légende veut que Veleto l'est peinte en l'honneur de sa bien-aimée sœur Asnaell, qui avait toujours été déchirée entre ses formes et personnalités contradictoires jusqu'à ce qu'une épreuve lui permette de recoller les deux parties de son être. Sa toile était une ode à son courage et à l’acception de soi.
Pas étonnant que j'apprécie autant cette toile qui me donnait de l'espoir finalement.

Jeux nocturnes

Ayant atteint l'âge adulte et prouvé que j'étais capable de me maîtriser en société, Preis et Tuzas acceptèrent que je les accompagne à Tyrhénium. Mon presque frère m'avait raconté les innombrables soirées de beuveries et de jeux qu'il avait vécu dans cette ville bien que je doute que son père soit au courant. Quoique, Preis ne devait pas être si innocent que ça, après tout s'il venait acquérir des œuvres d'art dans cette ville c'était bien parce que les autorités de Tyrhénium n'étaient pas très regardantes sur leur provenance.
La famille Tudon-Dauscis possédait même une petite maison dans le quartier résidentiel, elle n'avait pas le même cachet que le grand manoir d'Hesperia mais je m'y sentais plus à mon aise.
Donc dès le premier soir, je suivis Tuzas dans une des tavernes où il avait l'habitude d'aller jouer. La fumée, l'alcool, les rires gras des ivrognes, c'était une atmosphère insolite mais agréable au final. C'était un monde tout à fait inconnu pour moi, mais j'avais adoré ça, j'avais l'habitude de me contrôler sans arrêt, s'abandonner au hasard avait quelque chose de grisant. Je ne suis pas mauvaise perdante pour un sou alors je me satisfais de chaque partie même lorsque je perdais parce qu'au moins je ne suis pas responsable de mon échec. Je m'étais essayé à divers jeux ce soir-là, mais ma préférence allait aux dés, le poker perd un peu de son attrait quand on peut lire dans les pensées, ça devient un peu trop facile, mais reste un bon moyen pour se faire de l'argent n'est-ce-pas ?
Cela dit, je n'utilise la télépathie qu'en ces circonstances, on ne sait jamais ce qu'il peut y avoir dans la tête des gens et il n'est pas toujours agréable de savoir ce qu'ils pensent. J'ai fait l'erreur une fois, je ne tiens pas à recommencer à moins d'y être contrainte et forcée.

Voyage improvisé

C'était très tôt le matin, le soleil ne s'était pas encore levé et je rentrais tant bien que mal chez moi après une soirée de beuverie et une nuit agitée avec un garde en permission dont je ne me souvenais plus le nom. Cela faisait plusieurs années que j'habitais à Tyrhénium, et je dois bien avouer que je m'y laissais vivre sans trop me bouger, je n'avais jamais appris me débrouiller, je n'ai jamais manquer d'argent, je ne jamais eu besoin de me battre (bien que mon père m'est répété je ne sais combien de fois qu'il ne fallait pas attendre d'en avoir besoin pour apprendre), je passais mon temps à dessiner, peindre, sculpter, mais ce n'était pas mon activité préférée, et surtout jouer, boire. Aussi, quand un groupe d'inconnus me tombèrent dessus, il va sans dire que ma résistance fut on ne peut plus vaine.
Je ne vous donnerai pas les détails, mais je m'en voulus de m'être crue intouchable parce qu'innocente. Pour une fois, je fus très heureuse d'être lhurgoyf, je supporte beaucoup mieux la douleur sous ma forme démoniaque.
Je me retrouvai donc dans une sorte de convoi et il semblait bien que je ne sois pas la seule victime mais j'étais la plus lourdement attachée, étrangement je ressentis une certaine fierté à être considérée comme la plus dangereuse. Je n'ai pas fait très attention à la durée du trajet, mais nous avons atterris dans un village à Phelgra. Nous avions compris depuis longtemps que nous finirions par être vendues. La plupart des autres étaient tremblantes de peur et choquées d'avance de ce qu'il allait sûrement leur arriver. Pas moi, s'ils voulaient de la peur et des larmes, ils pouvaient toujours attendre.
Je finis par être vendue à un noble originaire de Umbriel, Roncad Grerza, il avait un grade relativement élevé à la prison à ce que j'ai cru comprendre et possédait un domaine à la surface proche de la ville souterraine. Je tentai la transformation pendant le voyage, en ultime bravade, mais comme je m'y attendais les nombreux gardes que le Grerza avait emmené avec lui n'eurent pas trop de mal à me maîtriser. Cela dit, certains s'en étaient quand même tirés avec de belles balafres.

Séjour au domaine Grerza

Je restai quatre ans au service du seigneur Grerza. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour s'enfuir ? Pour être honnête, les premières années n'étaient pas si terribles (enfin pour moi) et je n'avais pas suffisamment confiance en moi pour tenter quoi que ce soit. Ma forme démoniaque ne m'était d'aucune utilité là-bas, au contraire la résistance lui plaisait beaucoup. Et généralement, que l'une des filles se rebellent et nous prenions toutes et les autres ne résistent pas aussi bien que moi à la douleur.
La vie n'était pas si difficile au domaine, il semblait que Roncad Grerza était très riche, mais semblait avoir un petit quelque chose à compenser qui se traduisait par le fait de dépenser son argent à tort et à travers. Il avait des tas d’œuvres d'art chez lui et étant moi-même une amatrice, je ne pouvais que remarquer qu'une bonne partie des toiles étaient des fausses, et qu'il avait payer des sommes astronomiques pour des productions d'artistes de moindre envergure.
Nous étions quatre ou cinq esclaves, toutes vêtues d'une sorte de tunique ouverte sur le devant et à peine retenue par des fils grossiers, une capuche nous permettait de nous couvrir du soleil. Nous aurions tout aussi bien pu être nues, au moins, cette expérience m'a fait oublier toute pudeur. Nous passions notre temps à cuisiner, nettoyer, ou tout simplement attendre. Finalement, seul le passage dans le lit du maître était désagréable, bien qu'il ne soit pas violent, il n'était pas très adroit. Je ne suis pas si mijaurée et il n'était pas si abject.
Puis le comportement du seigneur commença à changer, le seigneur effacé et presque inconsistant se révéla être un bourreau violent et brouillon. Avant, il avait besoin d'excuse pour nous battre, il n'en voyait apparemment plus l'utilité.  J’ignorais les détails de ses préoccupations, mais les relations avec son chef semblaient tendues et il avait besoin d'un défouloir, c'est là que nous, les esclaves, intervenons. Et moi en particulier. Sous ma forme démoniaque je supportais ses violences plus facilement, il valait mieux moi, les autres n'y auraient peut-être pas survécu. Mais il devenait de plus en plus pervers et malsain, je ne pouvais plus accepter ça, les coups de pieds, poings, ou fouet passent encore, mais il allait de plus en plus loin. Malheureusement, il faisait toujours bien attention à ce que je sois attachée, j'étais tout à fait  inoffensive, totalement impuissante, ça me mettait en fureur, je n'avais jamais perdu le contrôle à ce point et ça ne changeait absolument rien, ce n'en était que plus frustrant. Lors de sa dernière séance de torture, il s'était amusé à me briser les griffes, il réussit à m'en arracher trois, puis il s'attaqua à mes écailles dans le dos, la douleur était telle que je finis par sombrer dans l'inconscience.
Ce fut cette nuit-là que je rêvai de mon père, je lui suppliais de venir me chercher comme si j'étais encore une gamine, je ne me souviens plus tout à fait des détails, mais il n'avait pas l'air de comprendre la situation, je parlais vite comme sous le coup de l'urgence et ça ne l'aidait pas vraiment à me suivre. Je me suis réveillée je ne sais plus pour quelle raison et je ne pus plus y retourner.
Dès le lendemain, je me mis à planifier mon évasion, finalement ce n'était pas si compliqué, je connaissais le domaine comme ma poche, je savais où étaient postés les gardes et où ils passaient leur temps libre pour y avoir traîner quelques fois avec eux. Aussi, dès que le seigneur Grerza s'absenta, je pris les choses en main, je fouillai discrètement la chambre du maître à la recherche d'argent. Batella me disait qu'en tant que femme, les hommes se feraient un plaisir de m'aider, heureusement j'étais plus réaliste qu'elle, et j'étais parfaitement consciente que l'argent était un argument bien plus alléchant que moi. Je dénichai un lourd collier en or massif qui avait dû appartenir à la défunte Madame Grerza, étant donné le poids, il devait avoir de la valeur, je pourrai sûrement le revendre, je me l'attachai rapidement autour du cou et continuai mes recherches. Un bruit me fit me retourner, un garde me regardait de l'encadrement de la porte. Il s'agissait d'un des gardes qui n'approuvaient pas les derniers débordements de son seigneur et qui avait été mon amant une ou deux fois. J'en remerciai tous les dieux et promis de faire une offrande dans le prochain temple que je croiserai. Il ne me dénonça pas et prit même le risque de m'aider. Il se dirigea directement vers le bureau du maître et en sortit une bourse bien remplie qu'il me remit. Je récupérai encore une ceinture pour y ranger ce qui me serait utile et, accessoirement, refermerait ma tunique d'esclave. Nous nous dirigions ensuite aux écuries, avant que je ne monte sur le plus docile des étalons, mon protecteur me donna un autre cadeau, une de mes griffes brisée qui n'avait pas été réduite à l'état de poussière. J'en aurais pleuré mais me contentai de le remercier d'un baiser avant de m'enfuir.
C'est à ce moment que je dû abandonner mon nom. Grerza recherchera forcément Sserev Vuhkein. Le choix de mon pseudonyme fut tout à fait évident pour moi, j'avais subi mon épreuve et à l'image d'Asnaell je m'en trouvai changer. Avant cette expérience, je me battais contre moi-même alors que c'était cette part de moi que je tentais d'oublier qui m'a permis de m'enfuir.
Aussi fou que cela puisse paraître, c'est à ce séjour à Phelgra que je dois mon métier actuel. Entre les coups et mes transformations, mes vêtements étaient constamment déchirés et il m'a fallu me mettre à la couture et apprendre les bases.

Vengeance à Tyrhénium

L'argent que j'avais volé à mon ancien maître me permit de me joindre à un convoi de marchands qui quittait la ville pour Hesperia en passant par Tyrhénium. Le voyage se fit sans embûches et je pus retrouver ma petite résidence. La ville n'avait pas changé mais moi beaucoup, j'avais peine à croire que si peu de temps avait passé depuis que j'avais été entraîné au loin contre mon gré. Je mis un peu de temps avant de retourner dans les tavernes, j'avais mûri et ne voulais pas revenir au point de départ dès mon retour.
Je fis en sorte de me prendre en main, je trouvai du travail auprès d'une couturière reconnue, Erielle Gustavo. J'avais les bases, elle m'inculqua le reste. Et surtout, je retrouvai une activité qui m'avait énormément manqué, la peinture, voir mon atelier à l'abandon m'avait fait mal au cœur. La différence entre mes créations avant et après Phelgra était flagrante et j'en étais heureuse.
Quelques temps après mon arrivée, j'eus la surprise de voir mon père frapper à ma porte. Il était tout retourné (je n'aurai jamais cru voir un jour un homme aussi fort et confiant, dans cet état) après un rêve qu'il avait fait. Il m'avait cru en danger et avait foncé jusqu'ici pour se rassurer. Je lui racontai mon aventure, en évitant les détails sordides bien entendu, et quel ne fut pas sa colère. Il ne resta pas longtemps, j'aurai préféré qu'il ne parte pas dans un état de fureur extrême, mais autant se mettre au milieu du chemin d'un cyclone pour l'arrêter.
Je finis quand même par retrouver le chemin des tavernes, j'en choisis une qui ne connaissait pas Sserev Vuhkein, je devais continuer à faire attention, Grerza n'accepterait jamais ce manque de respect et mettrait un point d'honneur à faire un exemple de mon cas. Donc je me retrouvai dans une gargote du quartier commerciale où je croisai de manière impromptue un ancien camarade de jeu (au sens jeu de carte, sans arrière-pensées), Ecis, un ladrini, sans aucun doute. Et il m'avait reconnu de suite, je lui sautai dessus avant qu'il n'ouvre la bouche, et je vous assure que ce fut loin d'être facile, ce mec parle sans arrêt. Donc je lui fis comprendre le plus rapidement possible que j'étais Asnaell maintenant et qu'il valait mieux pour sa santé qu'il oublie Sserev. Nous commencions donc une partie de dés quand une voix qui ne m'était pas totalement inconnue se fit entendre derrière moi. Une voix goguenarde et qui m'inspira immédiatement une antipathie profonde. Sans doute parce qu'elle me rappelait la voix d'un certain mercenaire qui m'avait vendue à un fou furieux de Phelgra. Je me retourna vivement, et mon corps réagit bien plus vite que mon esprit, c'était lui le fameux salaud et j'avais bondi sur lui avec une vitesse qui m'était inconnue et une agressivité que j'avais l'habitude de réprimer. On nous sépara bien vite et il fallut que je m'explique auprès de Ecis que j'avais envie de considérer comme un ami, comme avant Umbriel. Ce qui me conforta dans cette pensée est que Ecis et ses amis me l'offrir sur un plateau d'argent. Ils l'avaient enfermé dans une cave non loin de la taverne, il ne l'avait pas entravé mais il était relativement soul. Ils me laissèrent seule avec lui où je pus me déchaîner sur lui, je laissai même ma forme démoniaque prendre le dessus, je ne m'étais pas rendu compte de la soif de vengeance que je ressentais. Cependant m'occuper de son cas me permit d'en étancher une partie. Je n'aurais vraiment pas voulu être à la place du propriétaire de la cave, nettoyer ce carnage n'a pas dû être une partie de plaisir.

Nouveau départ

Au cours des années qui suivirent, ma vie commença à se stabiliser.
Mes parents d'adoption, les Tudon-Dauscis moururent au bel âge de 92 ans et me léguèrent la maison de Tyrhénium, bien qu'ils n'y soient pas du tout obligés, je n'étais pas de leur sang et nous n'avions pas eu beaucoup de contact durant ces dernières années. Cette décision ne parut pas déranger leurs enfants qui avaient leur vie à Hespéria. Mon père semblait avoir disparu lui aussi, je n'avais pas eu de nouvelles de lui depuis notre rencontre à mon retour. Je tentai de le joindre par le rêve et j'appris qu'il se trouvait à la prison d'Umbriel, mais il refusa de me dire pourquoi et je n'insistai pas, il valait peut-être mieux pour moi que je ne sache rien.
J'avais un travail auprès d'une des meilleures couturières de la ville. Au début, je ne faisais que prendre les mesures et les retouches minimes mais Erielle me fit très vite confiance, elle trouvait mes doigts très agiles et mon goût très sûre pour la conception. C'était une sindarin un peu dure mais foncièrement juste.
Les patrons de vêtements se rajoutèrent aux dessins de bijoux et d'armes éparpillés sur mon bureau. Puisque je n'en oubliais pas pour autant mes premières passions, et j'avais commencer ma collection. Dès que j'avais une rentrée d'argent, je trouvai des artisans à même de donner une réalité à mes dessins, ou j'achetais une œuvre qui m'avait tapé dans l’œil.
Je passais mes journées à l'atelier d'Erielle et mes soirées à regarder des combats à l'arène ou à boire et jouer à la taverne avec Ecis. Qui fit en sorte de m'aider. Certains soirs où l'énervement me gagnait face à certains ivrognes imbéciles, on se retrouvait dans la cave, je m'y transformais et il m'aidait à me contrôler, et m’entraîner à l'agilité pour me servir au mieux de ma forme démoniaque, ce qui n'allait pas sans mal au début, mais au fil du temps je m'améliorai. Les amants passent, mais lui reste. C'est encore grâce à lui que je me découvris une nouvelle activité des plus lucratives. Il était très au fait de mes dons et savaient parfaitement comment je pourrais m'en servir.
Au début, il avait usé et abusé de notre amitié, me demandant des services pour le sortir du pétrin. La première fois, il m'avait demandé les plans du manoir d'un noble de la ville, je ne lui demandai pas pourquoi même si la raison était tout à fait évidente. Heureusement pour Ecis, j'avais déjà rencontré cet homme à la boutique d'Erielle (et je me doute qu'Ecis devait le savoir), je pus donc m'immiscer dans ses rêves. Ce qu'il y a de bien avec les rêves, c'est qu'il était plutôt rare que la cible s'en souvienne. Cependant, je ne suis pas du genre à piller l'esprit des gens, j'agis le plus souvent avec subtilité, j'aime autant que les informations me viennent directement de la cible en l'orientant habilement. Je mis ensuite sur papier les informations que mon ami m'avait demandées. Une autre fois, il m'avait fait venir en urgence dans un de leur abri, un homme était attaché, les yeux bandés, recroquevillé sur le sol, quand j'ai vu l'état de ses doigts, je passai un savon aux gars qui s'en étaient chargés. Il refusait encore de parler, c'est pourquoi Ecis m'avait fait venir. Il ne m'a fallu qu'une courte seconde de télépathie pour savoir qu'il était père de famille, je me servis de cette information pour l'hypnotiser. Je lui donnai l'illusion qu'il entendait la voix de sa fille qui criait de peur. C'était un peu pervers, mais il parla sans se faire prier, tellement sûr que sa fille était en danger. Je n'avais jamais imaginé utiliser mes pouvoirs de cette manière, cela dit il fallait avouer que c'était plutôt efficace et des plus rentables.

Activité actuelle

Ainsi se résuma ma vie, couture, peinture, dessin, collection, informations, hasard. Heureusement, je voyage assez souvent. Erielle Gustavo, qui bien que ma patronne me considérait dorénavant comme une égale, était une sindarin patiente,pourtant elle m'envoyait livrer certaines commandes ou me laissait des jours de libre quand elle voyait mon agressivité naturelle refaire surface. J'en profitais pour aller faire mon pèlerinage annuel au temple de Fen ou aller de trouver de nouvelles pièces pour ma collection d'art. On me connaissait plus mon talent pour la couture et le dessin, ainsi que mon amour du jeu, mais mon rôle en tant qu’informatrice était on ne peut plus modeste, rares étaient les personnes à le savoir, bien qu'il y ait des rumeurs, et je n'accèdais pas forcément aux requêtes de n'importe qui.





QUI ME PORTE
Toi ma vaillante monture

Prénom
Sjenomb
Sexe
Masculin
Description
Ombrys est un étalon à la robe d'un noir de jais taillé pour la vitesse ce qui ne signifie pas qu'il manque d’endurance pour autant. Il a un caractère difficile, extrêmement méfiant voir agressif envers les étrangers, Asnaell mit un temps fou à se faire accepter par lui, même si ce n'est pas toujours l'amour fou. Leur relation repose sur un rapport de force et de respect mutuel, il n’obéit pas si il ne considère pas l'ordre comme justifié.



Dernière édition par Asnaell le Ven 24 Avr - 14:50, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Sserev Vuhkein   Mer 22 Avr - 20:44

Bonjour et bienvenue sur Istheria!

Si tu as la moindre question sur le forum, n'hésite pas.

Préviens nous dès que tu as fini ta fiche.^^
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MessageSujet: Re: Sserev Vuhkein   Jeu 23 Avr - 23:52

Bon, je crois que j'ai fini :)
J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes à s'être faufilées entre les mailles du filet. fouet
Dites-moi s'il y a des choses qui manquent ou des corrections à faire.

Voila, voila :)
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MessageSujet: Re: Sserev Vuhkein   Ven 24 Avr - 18:15

Bonjour!

Bienvenue parmi nous.

Pour ta fiche, il semblerait qu'il n'y est rien à redire!!

Fiche validée



Tu vas pouvoir faire une demande de rang personnalisé et te recenser dans la zone évènementielle.
Tu pourras aussi ouvrir ton compte en banque, ton journal, ta boîte aux lettres ainsi que ton inventaire!!!



Très bon jeu et n'hésite pas si tu as des questions.
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