A Semblance of Normality



 
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 A Semblance of Normality

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:: Main de Bor ::

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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: A Semblance of Normality   Mar 3 Jan - 17:37



Les forges, instant perdu dans la nuit des temps entre le feu et les hommes, mouvement d’un moment, répété à l’infini pour donné un son, un battement qui ne cesse que dans les rêves les plus fou de ceux que y vivent, et à cet instant là, ils se réveillent en folie, car les forges sont le cœur du monde et jamais au grand jamais elles ne doivent s’arrêter.

Sur le chariot qui est parti d’Arghanat des jours plus tôt Brom regarde les couloirs de la ville qui marche dans le silence et les ombres, officiellement elle est dirigé par d’autres, par les cavaliers et les gens qui vivent, par le veilleur de la prison et le reste, mais personne ici n’oserais s’opposé à lui, Brom Ode’Bahalmarche, chevalier titan, colosse perdu et Main de Bor, mais surtout, Brom Ode’bahalmarche l’ami du Duc de Seh, MangeCoeur, ancien de la Première Phalange et, l’homme qui est protéger par la Plume du Serpent …
Alors dans les couloirs du mépris, là où les regards coulent froid comme des couteaux et mortels, là où les hommes n’ont d’importance car ils sont des cadavres en sursit porteur de cette maladie vénérienne qu’est la vie, là les gens baisent les yeux ou salut celui qui passe en silence sur son chariot, celui qui dirige le temple qui nourrit la plus part de la ville, le temple des artisans.

Doucement serpentant au milieu des ruelles sombres sans lumière il se rappel les derniers jours, Elië l’a suivit depuis cette auberge jusqu’ici, elle s’est plier à ses demandes vis-à-vis de l’entrainement et depuis elle protège le chariot et sa cargaison la plus précieuse, non pas le vif argent mais un tableau fait par un ami à lui. Elle est à ce moment dans le chariot derrière lui quelque part sans un mot depuis l’entré de la ville car même si il impose le respect il n’est pas assez imbécile pour croire que le fait que quelqu’un essaye de le voler dans son dos est impossible.
Bientôt elle pourra sortir, bientôt les prêtres guerriers de Bor viendront escorter le chariot, mais à ce moment là ils seront proches de l’entrée.

Ce moment là arrive bien vite et il descend du chariot avec la gourde et le paquet qu’il porte sur son dos faisant signe à la demoiselle de le suivre, il déambule dans les dédalles immense d’un endroit sans font se rapprochant du bruit du cœur du monde qui bas avec tant de douceur qu’il résonne plus fort encore que le cœur des êtres qui passent et qui sentent obliger de prendre le même rythme. Sous le bruit principal une myriade d’octave se répercute comme si le cœur principal en alimentait d’autre qui ferait doucement vibré des créations.
Là il finit par incurvé sa courbe et ne s’éloigne ni se rapproche du bruit, peut de gens parlent ils communiquent juste par signe de tête, un hochement rapide, un sourire, un rien, puis il finit par arrivé devant des protes, de grandes portes, et les passent puis les referme, alors le son s’étouffe et n’est plus qu’une vibration, celle toujours régulière et éternel qu’était le son mais qui remonte maintenant par les jambes et ne passe plus par les oreilles. Il marche un peut dans les avancées cyclopéennes et regarde sa forge, là où il travail non pas le métal mais l’objet, sous lui, derrière une double série de porte, un escalier et un autre série de lourds seuil de bois massif se trouve le cœur du monde, l’endroit où il travail le métal et lui insuffle la vie.

Là une grande table l’attend où deux personnes posent des aliments loin des feu rougeoyant des forges. Mais il n’y attache pas d’importance, il se dirige vers une des petites portes et l’ouvre, c’est une cellule spartiate comparé à ce qu’elle a put voir à Arghanat, un petit lit de plume, une armoire, un bureau et un siège, quelques livres, et une autre porte qui donne accès à une douche, en ayant dérivé l’eau des sources chaudes et froide de la montagne Brom à permis à une partie du temple d’avoir accès à une forme d’eau courante. Toujours sans un mot la laisse là quelque part dans ses pensées pour aller rejoindre sa propre chambre, une porte à coté, difficile de raté tellement les portes immenses diminue encore celle des quatre chambres qui sont accolées à celle de Brom et qui ne donne que sur le grande forge alors que sa chambre à lui est traversant vers les couloirs extérieur.

Il entre en douceur et ferme la porte derrière lui pour s’isolé. Alors pendant quelques heures aucun son ne sort de la pièce et Brom reste là, en silence.

Enfin, au bout d’un temps il finit par ressortir et son sourire est à nouveau inscrit sur son visage, qu’importe ce que fait la demoiselle il se dirige vers la table alors que ses pas résonnent dans la salle et il s’y assoit puis commence à manger avant de prononcer un mot à la direction d’Elië :


“Alors ?”


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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Sam 7 Jan - 16:43

Le voyage a une nouvelle fois été trop court. Chaque jour avait apporté à la Syliméa son lot d’apprentissage et elle s’était appliquée à entretenir sa condition physique comme le lui avait conseillé son maître, mais sa  peur d’arriver au bout d’un autre voyage, celui des apprentissages indispensables à sa formation lui fit  regretter de voir apparaitre au loin les remparts de la cité.

Cependant les choses sont ainsi, inexorables, et malgré le pincement au cœur que cette crainte lui occasionne elle fait bonne figure et se recentre sur l’attente qui a tendu toutes son aventure, l’arrivée aux forges et l’espoir de voir son rêve réalisé. Ses pupilles brillent alors d’un nouveau feu observant les rues et les passages, porches et les portes, les fenêtres et les mansardes comme si chacun d’eux pouvait s’ouvrir sur le légendaire atelier. C’est assez stupide. Cet atelier ne peut se cacher que derrière une architecture titanesque, elle le sait mais elle a une tâche au moins aussi importante et un trésor à protéger. Il est hors de question alors que le voyage s’est déroulé au mieux qu’elle se laisse surprendre au moment d’arriver. Le danger elle s’en est persuadé malgré la dissuasion que représente son maître, peut venir de n’importe où. La démonstration de la frontière à leur arrivée en Arganath en est une preuve s’il lui en fallait une. Aussi non seulement elle scrute les ouvertures, mais aussi la foule des quidams, même les plus anodins, le moindre signe de magie ou d’armes embusquées... Elle se contraint à rester concentrée et attentive alors que son esprit est déjà occupé à imaginer ce à quoi la forge de la main de Bor peut bien ressembler. Elle-même n’a que peu de connaissances en la matière. A peine a-t-elle déjà vu celle d’un maréchal ferrant et ses armes elle se les procure directement chez des fournisseurs discrets certes, mais qui ne sont pas les artisans. En la personne de Brom Ode’Bahalmarche, elle a trouvé un artisan d’exception et un homme de sa partie ou presque, enfin qui sait garder les secrets qu’il y a à garder. De quoi pouvait-elle rêver de mieux ?

Elle n’aime pas la cité qu’elle découvre ici. Elle semble trop brutale. Certes les bâtiments peuvent, à l’occasion se montrer majestueux, mais quelque chose de dur se dégage des formes et des couleurs. Les gens eux-mêmes semblent détester le monde entier… Mais c’est peut-être le produit de son imagination. En tout cas l’esthétique est très éloignée de celle des Sindarins quelle chérit tant. Elle s’est tenue éloignée de la guerre qui ne la concernait pas mais elle sait que le pays l’a perdue et que de ce fait il doit être plein de rancœur et d’esprit de revanche… Il doit sans doute être honoré d’accueillir quelqu’un d’aussi illustre que le haut prêtre de Bor… Pourtant, c’est la crainte qui se lit chez eux. Dans leurs postures car les regards ne se croisent pas comme sous le poids d’une trop grande félonie ou d’une trop grande peur. Décidément, elle n’aime pas cette ville et si ce n’était son projet chéri, elle passerait son chemin.

C’est la première fois depuis son incarnation qu’elle vient par ici. Elle avait bien parcouru les rues et les demeures de la cité sous sa forme éthérée, mais elle n’avait pas eu cette impression de malaise qu’elle ressent aujourd’hui… Comme quoi changer de condition fait aussi changer de point de vue. Elle ne se souvient pas non plus d’avoir croisé le chemin ni même avoir entendu parler du prêtre de Bor à l’époque, mais elle n’avait sans doute pas pris assez de temps… Et elle n’aurait sans doute pas investi ce corps massif. C’est assez clair dans son âme, malgré son don de change-forme, elle est femme, irrémédiablement femme et cela exclut d’emblée les hauts prêtres qui tombent amoureux des guerrières et les lacèrent ou les brûlent. Le récit sibyllin de la fin de d’Audrey revient régulièrement la hanter et son mystère s’enrichit de toutes fantasmagories que son imagination peut créer. Parfois elle s’imagine à la place de l’infortunée se demandant si c’est la fin dont elle pourrait rêver…

Le portrait est toujours soigneusement emmitouflé dans son emballage à quelque centimètre dans le dos du colosse, entre deux coffres. La rouquine a rajouté deux segments de tasseau de bois dur qui servent d’entretoise afin d’éviter que les deux malles ne broient le précieux chargement en cas de soubresaut du charriot sur les cahots du chemin. En bref quelqu’un qui ne saurait pas qu’il se trouve là ne le devinerait pas à moins de sonder les esprits des deux voyageurs. Rien que le la signature de la toile justifierait un vol, mais qui était au courant ou soupçonnerait sa présence ici ? Un ennemi redoutable sans doute ou personne…

Un certain soulagement  s’empare d’elle avec le passage de responsabilité du chargement. Elle tend aussitôt le paquet inestimable à son maître qui s’est retourné vers elle sans un mot. Un seul frémissement de son large cou a suffi à entrainer sa disciple dans son sillage. De nombreux jours d’entrainement de leçon et la naissance d’une certaine complicité leur permettent de se passer des paroles inutiles. Elle saisit son propre paquetage et saute prestement en bas du charriot. Elle a l’habitude de mettre ses pas dans les siens enfin, autant que ses petites enjambées puissent rivaliser avec celles titanesque du colosse.

Très vite l’endroit dans lequel elle suit son maître en silence lui semble être parcouru d’une profonde respiration qui fait vibrer les murs et l’atmosphère jusqu’à se répercuter dans les os de la rouquine. La sensation n’est pas désagréable, mais plutôt obsédante. Elle devient vite partie de la Syliméa qui ne sait pas trop si elle doit la considérer comme un pressentiment ou un accueil amical. Elle tend l’oreille aux harmoniques qui ondulent comme des murènes dans des couloirs sou marins. Elle n’est pas idiote, elle devine ce qui se cache dans le cœur du lieu, mais son imagination est dépassée par les prémices de ce qui l’attend. Comme une petite fille elle suit son grand père en jetant des regards d’enfant perdue autour d’elle faisant bonne figure et saluant d’un sourire convenu ou d’un hochement du chef mimétique les âmes qui peuples les lieux en ne les détaillant que machinalement

La voici enfin délivrée des vibrations. La porte et refermée et elle peut se prêter à une nouvelle curiosité. Mais ils ne sont pas encore arrivés et elle essaie maintenant d’évaluer la taille de l’endroit avec comme unité le manoir d’Arganath dont les dédales ne semblent pas pouvoir rivaliser avec l’ampleur de l’endroit qu’elle ne sait comment appeler. Temple de Bor ? Forge ? Temple de  Brom Ode'Bahalmarch ? Son maître semble avoir oublié la petite Sindarine derrière lui et se dirige dans son domaine comme s’il revenait d’un trop long voyage et comme si une inspection de son domaine était immédiatement requise. Un léger sentiment d’abandon la saisit en même temps que l’excitation de se retrouver dans le sein des seins qu’elle appelé de ses vœux durant les dernières semaines. Les prunelles tournées vers la nuque qui la domine en paraissant l’ignorer, elle se sent envahi de questions stupides à mesure qu’ils s’enfoncent dans l’architecture cyclopéenne.

Où sommes-nous ? Que faisons-nous ? Où m’emmenez-vous ? Elle a à la fois déjà toutes les réponses et en même temps quelque chose du mystère enveloppe l’endroit et le manège dde son mentor comme si la clé de toutes les questions qu’elle se posait sur lui jusqu’à présent était trop évidente pour qu’elle puisse s’en saisir. Sans qu’elle s’en rende vraiment compte elle se retrouve dans le chambre. Sa chambre ? Elle finit par détailler sa solitude. Le forgeron a disparu. Elle l’a bien sûr vu s’éclipser, mais comme dans un rêve, il n’a semblé jamais être là. L’endroit est spartiate mais au moins à sa taille. Elle met alors le doigt sur la démesure de ce sanctuaire masqué par les longueurs d’ondes manipulatrices par lesquelles elle vient de passer. Elle se sent comme le nageur qui a traversé la mer démontée et en est ressorti vidé de son énergie et en même temps empli d’une nouvelle force, celle de la victoire sur les éléments. Timidement, elle pose ses affaires sur le matelas, s’assoie sur le lit, droite, les deux mains posées à côté de son bassin, le bout des doigts pétrissant doucement la couche qui va la recevoir, elle ne sait trop combien de nuits. Les desseins du chevalier à son égard ne sont pas encore si clairs qu’elle puisse se projeter dans le futur. C’est une chose qu’elle a apprise à son contact. Accepter qu’il ait des désirs et des projets pour elle, lâcher prise et toujours accepter. Mettre de côté une soif de liberté rebelle qu’elle ne parvient pas à museler mais simplement à dompter sous une volonté irraisonnée d’atteindre son but premier et tous les objectifs qu’elle se crée au fur et à mesure que l’océan de son ignorance se déroule devant elle. Ses yeux vont des meubles aux livres des livres au plateau de la table… Des livres ! Seront-ils ses seuls compagnons ici ? En Arganath elle se rend compte qu’elle était somme toute dans son élément. Non pas adaptée à la civilisation et mœurs, mais au luxe et au soin qu’on lui portait malgré le rejet de l’étrangère qu’elle était. Ici…

*Je voudrais des fleurs sur la table. Je voudrais des fleurs de toutes les couleurs sur la table.
Croyons-nous que nous pourrions avoir des fleurs de toutes les couleurs sur la table ? Nous voudrions des fleurs de toutes les couleurs sur la table. Oui, des fleurs sur la table*


Elle secoue la tête pour chasser cette obsession puérile et pose lentement sa main sur son sac qui contient tout ce qui fera de l’endroit un peu son endroit. Le contact du cuir la sort de ses pensées. Elle se lève lentement et va fermer la porte. Un tour de clé finit de la rendre maîtresse des lieux. Elle s’appuie contre le chambranle de la deuxième ouverture. Une douche ! C’est cela qu’il lui fallait une douche pour se laver des fatigues du voyage et de la nouvelle pression que ce lieu lui imposait. Les mécanismes ne sont pas difficiles à comprendre et elle s’attarde sous l’eau purificatrice, la laissant noyer sa chevelure dense et baigner son visage, descendre le long de ses courbes et de ses reliefs. Les yeux fermés, elle tend ses traits à la cascade tiède, lisse ses cheveux sur ses tempes et en arrière comme un casque de déesse guerrière qui finirait en cascade de feu entre ses omoplates. Comme souvent, c’est un moment privilégié pour faire un bilan de sa situation et de son état d’âme. Petit à petit elle se convint que les choses ne vont pas si mal. De jour en jour elle approche de son objectif. Elle est bien sûr consciente que rien n’est acquis, qu’elle peut par sa maladresse tout gâcher, que l’humeur de son maître n’est pas toujours prévisible mais le fait d’avoir réussi à rester à ses côtés si longtemps lui rend la confiance que la respiration du lieu lui avait volée. Enfin rassérénée et essuyée d’une serviette blanche pendue à une simple patère, elle rejoint sa chambre. Elle a deviné que le repas serait bientôt servi. L’agitation autour de la table n’était pas juste un ballet pour le plaisir du retour du maître de céans. Elle a envie de faire honneur au chevalier forgeron et aussi de se sentir belle. Elle se verrait bien dans une toilette plus féminine que ces jours derniers durant lesquels la voyage et les menaces potentielles avaient dictée leur loi à son accoutrement martial. Cependant il y a beau temps qu’elle n’a plus eu cette opportunité. Le luxe du manoir du Khan est déjà fort loin et la seule tenue un peu féminine qu’elle avait choisie d’emporter avec elle dans ses pérégrinations était à ses yeux bien trop… Pas assez… Enfin, ne s’accordait pas aux lieux et encore moins au regard de son maître. Elle se retrouva donc bientôt en tenue propre mais austère. Son corset fétiche depuis que le maître lui en avait fait cadeau sur une chemise blanche aux amples manches resserrées aux poignets le tout surmontant un pantalon de cuir noir très près du fuseau de ses jambes, entré dans les bottes que son maître lui avait conseillé d’acheter. Le lacet destiné à fermer la chemise et resserrer le col autour du cou était resté lâche et découvrait son épaule droite. Ses cheveux gonflés par le lavage et vigoureusement brossés tombaient librement en cascade sur ses épaules et dans son dos, une mèche espiègle venant à l’occasion cacher un œil avant qu’elle ne soit remise en place par le revers d’un gracieux index. Lorsqu’elle ouvrit sa porte le ballet avait cessé autour de la table et nulle trace de son maître. Sa porte, à n’en pas douter la plus grande, restait close. Sans autorisation de divaguer dans le dédale du temple elle se résigna à retourner dans ses quartiers et se mit en devoir de dispenser un entretien approfondi et mérité après un voyage à ses armes qui n’avaient eu droit qu’aux soins de base durant les jours précédents. Penchée sur ses lames, pierre et chiffon en main, elle nota que qu’elle s’habituait petit à petit  aux vibrations et que le spleen qui avait tenté de la saisir avait fui à mesure qu’elle prenait ses marques et qu’elle se résignait à ne pas profiter du luxe auquel le Duc l’avait habituée. La vue de la table lui avait fait prendre conscience de la faim qui le tanaillait maintenant, mais elle n’imaginait pas une seconde se mettre à table sans y avoir été invitée par son mentor qui était sans doute aussi le plus grand gourmand de ce monde.

Son nom résonna soudain dans la salle et elle s’empressa d’essuyer ses mains avant sortir prestement pour rejoindre le forgeron déjà attablé. Elle prit gracieusement place en face de lui et attira à elle une assiette qu’elle garnit copieusement avant de fixer le maître d’arme qui ne semblait pas devoir lui accorder plus d’attention que nécessaire, mais elle connaissait cette attitude et ne s’en formalisait plus depuis longtemps. Elle prit le temps d’avaler sa première bouchée de viande rouge avant d’entrer diplomatiquement en matière :

« Ainsi c’est ici votre domaine ?... »

D’autres questions plus directes lui brûlaient les lèvres mais auraient pu être considérées comme quelque chose proche du harcèlement de l’impatience en tout cas de l’inconvenance. « Quand me ferez-vous visiter votre forge ? Quels sont vos projets immédiats ? Qu’avez-vous décidé me concernant ? » La litanie de tout ce qui lui passait par l’esprit serait trop longue à écouter pour les oreilles parfois impatientes du forgeron. Aussi impatiente que celles de la rouquine qui ne pouvait faire autrement que la dissimuler en retournant à son repas comme si elle n’avait cure de la réponse qui lui serait faite.


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Lun 9 Jan - 17:38



Il lui sourit en continuant à manger tranquillement, dans sa tête défile des long couloirs sans fin et des éternités, toutes celles qu’il a passé ici peut de temps après la guerre au final il est venu prendre ses quartiers dans cette forge, à cette endroit.

Il n’était pas encore maitre des lieux officiellement mais personne ne le dérangeait et le bruit de lourd marteau pilon actionné par les eaux qui coulent sous la forge était comme un battement réconfortant après avoir été perdu pendant tant d’années. Ici il était un simple forgerons, un simple forgerons qui forgeait pour le maitre des lieux, ses politiciens joyeux qui avaient choisit de s’occuper d’autres choses que de produire pour Bor, non eut parlaient pour Bor, comme si Bor avait besoin de parler, ses seules paroles étaient et seront toujours des paroles qui s’encre dans le temps, des paroles qui n’ont pas ce coté éphémère des mots, ses paroles sont des arts … Mais qu’importe ils parlaient, et parlèrent jusqu’à leur morts, alors Bor à refuser tout ceux qui parlait jusqu’à ce que le chevalier se présente à lui, Brom Ode’Bahalmarche était passer de main de Bor à Main et Voix de Bor et devenu maitre des lieux qu’il louait contre son travail.
Dans son esprit il fait encore quelques pas en se rappelant tout les mots qu’il avait subit, comme si les mots avaient leurs importances … Il comprenait bien moins bien les humains et leur nécessité d’être éphémère que maintenant … Ces êtres qui n’agissent que lorsqu’ils sont sur de leur victoire, ses êtres tant éprit de la vie qu’ils en oublient que la mort fait partie même de celle-ci.

Et puis les âges avaient fait oublié que dans le temple de Bor, il avait été questions de prêtre beau parleur et non pas d’Artisans de Bor.

Quelques secondes bien fines s’étaient passé mais son sourire s’élargie un peu :


“Oui, c’est ici, par le volonté de Bor c’est devenu chez moi et j’ai peut changer les Humains qui y vivaient en de véritables prêtres de Bor. Tu y trouveras des maitres d’armes, des forgerons, des facteurs d’arc et de divers instruments de musiques, des artisans tout les gens qui fabriquent de leur main la volonté de Bor ont leur place ici. Et ici, avant de faire des armes, il faut les comprendre. Chaque forgerons qui sort d’ici est avant ça maitre d’arme dans les armes qu’il forge, et certains cherche même à simplement rester sur cette voix et aspire à trouver la Voie de Bor qui protège, celui qu’on appelle Aegis ou de Bor le guerrier, et reste simplement maitre d’arme ne devenant jamais forgerons. Enfin quelques gardes et des apprentis sans vrai but ainsi que ceux qui sont là pour dirigé et servir tout ce beau monde et faire que personne ne s’écorche et que le temple gagne de l’argent pour pouvoir prendre encore plus d’apprentis.

Tu peux circuler librement, je te déconseille juste d’aller en dessous car c’est très dangereux, mais si tu veux aller voir la raffinerie et les chambres de travail des métaux fait toi plaisir, sache juste que personne ne viendra t’aider si tu y a un souci car les bruits et la chaleur y sont bien trop fort pour la plus part des hommes. On ne sait comment la dompté réellement et le volcan sur lequel nous avons construit ne fait pas que nous aider …

Tu es donc libre ici tant que tu voudras y rester, ta chambre est celle que je t’ai montré, il est possible que quelques fois l’accès à des pièces soit interdit car les gens y travail où y discute des choses privé mais frappe et personne ne t’en voudra.
Demain je vais commencer à forger pour Tekum comme je te l'avais dit, j’en aurais probablement pour quelques jours avant de pouvoir reporter mon attention sur toi autrement que pour manger rapidement et avant d’aller me reposer … Si je me repose et je mange. Tu trouveras sans souci des maitres d’armes, tu pourras venir m’observer si tu préfère ou déambulé dans la ville à toi de voir.

Fait ce qui te plait tant que tu ne dérange pas le bon fonctionnement du temple.”



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Sam 14 Jan - 13:12

Elle considéra son sourire et son air rêveur et se sentit soudain indiscrète comme si elle passait la tête à une porte défendue et surprenait son maître dans une situation trop intime pour supporter un regard extérieur. Elle sourit un peu amusée et attendrie. Ce sentiment d’être une fouineuse inquisitrice avait du mal à la faire culpabiliser et ce fut sans détourner le regard du visage de granit sans âge qu’elle porta une nouvelle bouchée à ses lèvres gourmandes, se demandant si une révélation lui serait faite. Une de ces révélations qui vous fait mieux comprendre celui qui vous fait face avec qui on a partagé une proximité de plus d’un mois mais qui reste en grande partie une énigme. Ho ! Il serait prétentieux de la part du forgeron de prétendre qu’elle ne cernait rien de lui, mais elle serait elle-même présomptueuse d’affirmer une connaissance parfaite du forgeron.
Elle commençait à pouvoir prévoir ses réactions dans une conversation, sa façon de différer ses réponses. Elle savait quels moments étaient les plus propices à recevoir des confidences si tant est que Brom Ode’Bahalmarche se livrait vraiment. Elle pouvait même prédire ses saintes colères même si elle n’avait eu qu’une fois à la subir. Elle finissait par connaître ses mets préférés, elle avait appris à aimer ses sourires énigmatiques ou affables. Elle avait même des bribes non négligeables de sa vie de ses projets même. Mais de larges pans du chevalier restaient dans l’ombre dont certains attisaient sa curiosité comme savoir comment il pouvait vivre tiraillé entre deux passions si ce n’était plus. Car enfin, son amitié sans faille pour le Kahn se disputait la part prétorienne de la « Main de Bor ». Jusqu’à quand cela resterait-il compatible ? Et puis, il y avait Audrey. Elle ne savait pas grand-chose d’elle et elle sentait qu’en savoir plus sur elle lui livrerait encore une facette de son maître. Si elle devait être honnête elle n’en connaissait pas plus que la gangue externe qui minéral passé par les feux de la terre et qui cède sous un coup de pied sans révéler pourtant le minerai qu’il recèle en son cœur. Elle avait en face d’elle le haut prêtre de Bor et elle se demandait si c’était bien la même personne qui lui avait enseigné les armes. Quelle part de ce presque hermite misanthrope pouvait bien se soucier du lien entre un dieu et les vermisseaux qui se débattaient sur terre ? Sans doute la même part qui changeait le colosse taciturne un orateur passionné de son art, changeait sa fureur en attentions paternelles…

L’image de son maître bourru en tenue d’apparat tenant le rôle d’un officiel car les prêtres sont des personnes officielles qu’ils le veuillent ou non. S’il n’est pas difficile de l’imaginer devant une forge en tablier de cuir épais, en toge ou autre aube de cérémonie était une autre histoire

*Soit il doit encore gagner en majesté soit il doit être des plus ridicules*

Elle ne put réprimer complètement un sourire moqueur, comme celui des élèves qui, pour reprendre confiance en eux, imaginent l’examinateur intimidant dans la salle d’examen dans les positions les plus saugrenues du quotidien. Pourtant elle n’avait pas vraiment de raison de se livrer à se stratagème car elle aimait les liens particuliers qui s’étaient tissées entre eux, mais l’image s’était imposée à elle sans qu’elle y prenne garde alors qu’elle réalisait petit à petit le changement de cadre, non seulement pour elle mais aussi pour son maître qui passait soudain dans son esprit de sujet du Kahn à dirigeant religieux. Mais il y avait beau temps qu’elle n’avait pas mis les pieds dans un temple et aperçu de prêtre et encore s’agissait-il alors d’un temple de Kesha et elle pouvait parfaitement concevoir que les apparences des fameuses prêtresses de la déesse guérisseuse et des serviteurs du dieu artisans devaient profondément diverger.

Ces élucubrations de fin de voyage et d’après douche ne l’empêchaient cependant pas d’écouter avec la plus grande attention la réponse de son mentor qui pour une fois ne tarissait de mots pour présenter le temple et ses habitants, preuve s’il était qu’il chérissait ses lieux et les âmes qui le peuplaient. Au fur et à mesure qu’il en dessinait les contours elle imaginait la ruche à laquelle le temple devait ressembler et se dit qu’en fait les quelques personnes qu’ils avaient croisées à leur arrivée n’étaient qu’une poignée parmi la multitude qui le hantait. Elle se demanda à cause des souvenir de la Sindarine s’il y avait un moyen de reconnaître l’emploi de toutes ces personnes comme on pouvait le faire dans les fourmilières des fourmis soldats, des nurses, des ouvrières, des éclaireuses… Comme elle avait dû s’entraîner à le faire pour les guerriers, elle devrait sans doute affuter encore son regard pour identifier tout cela ici, à moins que des insignes ne lui simplifient la tâche.

Lorsqu’il se pencha sur le cas de sa disciple les premiers mots lui firent dresser l’oreille comme une délivrance. « Tu peux ! » Cela faisait longtemps qu’elle avait oublié le sens de ces deux mots, mêmes si une partie de ce sentiment était injuste et décuplé par sa propension à renâcler et à ruer dans les brancards. En Arganath elle se sentait surtout emprisonnée par « tu ne dois pas », ou » il est interdit de ». Sentiment injuste parce qu’elle avait été on ne peut mieux accueillie malgré la défiance des gens à l’égard des étrangers, qu’elle avait pu y apprendre tant de choses qu’elle n’en serait jamais assez reconnaissante à son maître, même si le mot reconnaissance ne caractérisait pas vraiment la rouquine. Cela pour expliquer que ces deux simple petits mots de permission furent comme ôter un lourd couvercle sur la maîtrise d’elle-même qu’elle avait fini par parvenir à s’imposer.

*Attention de ne pas laisser la pression s’échapper d’un seul coup, ma beauté ! Tu es encore apprentie.*

Quelque chose exultait en elle et dansait de soulagement pied nu sous la lune dans une clairière baignée de rayons argentés.

Comme si ses mots de libération n’étaient pas suffisants, son maître lui énumérait toutes les possibilités qui s’offraient à elle pendant son séjour au temple. Inutile de dire que toutes l’attirait et qu’elle s’en voudrait toute sa vie si elle ne profitait de chacune d’elle. Même les mise en garde sonnait en elle comme des invitations impérieuses à tenter l’expérience comme les lumières attirent les papillons de nuit. Alors rester dans sa chambre ! Il n’y pensait sûrement pas ! Elle commençait à se faire un programme pour mettre à profit chaque instant passé ici.

*Visiter tout de fond en comble ne se discute même pas.
_Commencer par-là ma beauté semble tomber sous les sens.
_ Sauf si une autre activité du temple requiert notre attention de façon impérieuse mon amour.
_ Et les maîtres d’arme ? Nous allons devenir la plus grande harceleuse de maître d’arme je crois mon bijou.
_ Oui ma beauté nous allons en sucer toute la substantifique moelle.
_ Mais le maître sera le centre de nos attentions petite flamme !
_ Il ne faudrait pas non plus le contrarier par une présence trop pressante…*


A mesure que ses projets prenaient forme, son regard pétillait de gourmandise et un peu d’impatience.
Ses jolies incisives tranchèrent dans le rouge d’une fine tranche fumée au mesquite ajoutant leur gourmandise à celle de ses yeux. Oublié l’accueil austère de sa cellule et le sentiment de solitude qui l’avait étreinte quelque minutes plus tôt elle qui n’était pourtant pas sujette à ces états d’âme.

« Me voilà comblée ! Mais pour ne pas m’égarer dans ce dédale, un plan me serait bien utile à moins qu’ici aussi se trouve une Tyka qui me guiderait »

En son for intérieur, elle espérait qu’il n’existe pas de guide qui lui soit attitré. Elle avait beaucoup aimé l’avenante guerrière d’Arganath, mais elle aspirait à un peu moins de contrôle sur sa personne et divaguer à sa guise lui manquait un peu, disons beaucoup. Même sans plan elle se faisait forte de vite se repérer quitte à s’égarer les premiers temps et à arriver à certains endroit comme un chien dans un jeu de quille ce dont son mentor lui avait demandé de s’abstenir. Seule ombre au tableau, le fantôme du Duc qui planait encore sur le haut prêtre à cause de l’objet qu’il devait lui forger. Evidemment il passait avant elle et elle en concevait une jalousie déraisonnée comme tout ce qui touchait au Kahn.

*Evidemment qui sommes-nous pour passer avant le divin Duc ?!
_ Tu ne prendras donc jamais de recul ma douce !...
_ Où est-il ce Kahn ?! Il est venu pour admirer l’artisan ?
_ Mais enfin chérie ! Tu serais venue si on t’avait proposé de te livrer l’objet de tes désirs à ta porte ?
_ Je ne suis même pas encore sure que…
_ Et nous ne sommes que son apprentis de deux mois, pas ses amies, pas sa maîtresse et il n’est notre débiteur en rien !
_ Oui, mais nous saura-t-il gré un jour des efforts que nous avons consenti pour qu’il nous accorde cette faveur ?
_ Mais enfin ma beauté ! Tu mélanges tout là !*


Elle devait bien admettre que c’était une toute petite ombre et qu’elle ne devait pas permettre qu’elle lui ôte sa bonne humeur. Elle resta donc une poupée souriante de satisfaction et d’excitation. Pour un peu elle se serait levée de table sans préavis et aurait lancé un présomptueux mais non moins enjoué : « Bon ! Vous me faites visiter ? » Mais elle se retint sachant fort bien que s’il était une chose que le forgeron détestait c’était d’être forcé de bâcler un repas ou qu’on l’empêche d’en apprécier la dernière miette de met et de temps. La patience était donc de mise même s’il suffisait de la regarder se verser ce liquide ambré qui allait feindre de la désaltérer pour comprendre qu’à cet instant elle jugeait tout cela comme une perte de temps. Elle garda un instant le silence pour laisser son maître finir son repas mais n’y tenant plus elle osa une première question qui céda la place à une suivante… Le ton d’abord presque hésitant s’enflamma au fur et à mesure qu’il semblait supporter sa curiosité. Il eût suffit d’un regard teinté d’autorité pour qu’elle se taise mais…

« Combien de temps cela fait-il que vous êtes au temple ? Pas si longtemps que cela si j’essaie de relier les différentes époques de votre vie…
Vous devez être ici plus vulnérable qu’ailleurs non ? Ou peut-être avez-vous un chambellan comme le Duc qui recrute pour vous, filtre les arrivées détaille les petite flammes lorsqu’elles franchissent le seuil du temple ?
On m’a dit que vous reconnaissiez le pas de chacune de vos ouailles au bruit de leur pas…
Vous devez avoir de nombreux passages dérobés ici, non ? Avec des murs et des piliers aussi épais… Ce ne doit pas être uniquement pour supporter les vibrations de la forge, si ?»


Et voilà ce qui arrive lorsque l’on laisse la bride sur le cou à une impatiente qui plus est curieuse. En somme c’était bien fait pour lui s’il était obligé de subir cette avalanche de verbiage. En tout cas c’est sans doute ce qu’elle aurait sans doute répondu à son procès de curieuse impénitente. Il aurait suffi qu’il se lève et commande d’un signe de tête à sa petite flamme dévouée et obéissante de la suivre et elle eût été aussi sage qu’une image silencieuse et attentive à toutes les informations qu’il lui aurait prodiguées.

Lorsqu’il baissa son regard vers elle, elle lui adressa son plus beau sourire de gamine prise en faute, car elle n’était pas complètement de mauvaise foi, ou alors, savait imaginer que son innocence ne pouvait pas être appréciée de tous et en tout temps…


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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Mar 17 Jan - 15:06



Il la regarde et lui répond, tranquillement comme à son habitude, il est ce vieil homme qu’il prétend être et que parfois certains oublie qu’il est.

“Il n’y a pas de cartes d’ici gamine, et même les apprentis ont interdiction d’en faire une, il y a juste des apprentis qui se ballade dans les couloirs, tu n’aura qu’à leur demander ton chemin si tu es perdu, et donc non pas de Tyka.

Quand à tes questions …

Cela fait longtemps que je suis au temple, après la grande guerre, peu après, peu après qu’elle se soit finit j’ai quitté le Duc, quelques dizaines d’années après, mais c’est peu au final, et je suis parti directement au temple. Donc aux yeux des Terranes cela fait longtemps, à ceux d’autres races cela dépend de leurs âges à eux.
Pourquoi cherches-tu à ce que je sois vulnérable ? Tu me vois vulnérable c’est ça ? Je le suis autant qu’ailleurs, chaque fonctionnement est différent, ici j’ai des hommes qui travails pour moi, je ne m’occupe pas des recrutement ni rien de ce qui a rapport avec le management, si ce n’est celui des haut prêtres et des lois … Mais oui je connais chaque personne qui à le droit d’entré ici, quand on est dans le cœur du monde on apprend à se faire au bruit, et finalement le bruit des pas est une vibration bien étonnante ici bas, elle est très marqué, c’est quelque chose que j’aime particulièrement … Tu écoutera quand tu en aura l’occasion chacun à une marche différentes.
Si tu cherche des passages secrets il y en a … Plein, souvent avec un seul sens, et souvent avec des mécanismes demandant plus une grande force qu’il agilité développé … Disons que j’ai volontairement grippé certain dans le but que personne ne puisse jouer avec les passages secrets autre que moi. Mais il y en a surement que je ne connais pas.

Au final je m’en fiche si des gens veulent m’espionnés qu’ils m’espionnent, si des gens veulent me tuer qu’ils essayent … Je suis et resterais Brom Ode’Bahalmarche, rien de plus mais surtout rien de moins. Alors pourquoi faire semblant d’être plus ou moins vulnérable hein, mais vrai protection c’est moi-même.

Et si tu veux te lever amuse toi bien je serais par là le temps de finir de manger et en bas dès que ce sera fait. Tu es libre profite en …”


En disant cela il lui sourit et tire vers lui un autre plat, il à bien prévu de finir ce repas convenablement, c’est-à-dire en ayant englouti bien plus que ce qu’un être normalement constitué est capable de faire disparaitre. Puis après ça il se dirigera vers la pièce du dessous pour travailler le métal qu’il veut mettre en œuvre, ce métal là particulier, celui dont il a entendu parler dans le passer et qu’il va enfin pouvoir voir de ses yeux…

Il continue à manger et d’une main commencer à inscrire sur un bout de papiers de complexes formules et des nombres autours de divers runes. Il réfléchit à sa forge et profite de son repas, voilà Brom Ode’Bahalmarche.


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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Mer 18 Jan - 20:09

Si elle avait cru que les secrets étaient moins nombreux ici qu’au palais du Duc, la voici détrompée. Pas de carte, pas de plan, et même l’interdiction d’en faire une même pour plus de commodité ? Serait-elle tombée d’une prison dans une autre ? Non elle ‘a pas envie de l’envisager. Elle met cela sur le compte des précautions bien compréhensible lorsqu’il s’agit de haut lieu de la religion.

*Quel serait l’intérêt de s’en prendre à des symboles religieux si ce n’est par provocation et mettre le feu à des croyances et des querelles de chapelles ?*

De son côté, elle est bien loin de ces préoccupations. Lorsqu’elle fait référence à la religion c’est le plus souvent à travers d’expressions toutes faites qui courent dans le langage et dont on a presqu’oublié l’origine. Elle a des souvenirs de Sindarine attachée à Delil et Fen mais la Syliméa se sent bien loin de pouvoir adorer ou vénérer des entités qu’elle n’a jamais vues.

Et bien soit elle explorera les lieux par ses propres moyens. Elle ne sera sans doute pas perdue pour bien longtemps. On finira bien par la retrouver !

Nul besoin de calculer pour comprendre que cela faisait longtemps que le haut prêtre était au temple, à part peut-être pour des Sylphides. Si elle essayait de faire le point sur ce qu’elle savait de la vie de son maître c’était comme si celui-ci avait eu plusieurs vies et certains restaient enchâssées l’une dans l’autre. Dans tous les cas la rencontre avec le Kahn restait un point de bascule, un pivot contre lequel il semblait impossible de lutter.
Y avait-il raison et matière à lutter contre ? Elle devrait plutôt dire « pivot incontournable » mais il semblait que l’irruption de ce personnage dans ses pensées devait être à jamais connotée péjorativement…

Elle eut ensuite un sourire amusé. Imaginer son maître vulnérable relevait de la fiction la plus éloignée de ce qu’elle avait pu constater, mais elle ne pouvait s’empêcher de repenser à l’entrevue avec le Sindarin des souterrains. Il paraissait évident après ce qu’elle y avait appris que le nombre de personne désirant la fin du colosse n’était pas réduit à rien. Sous la protection du Kahn, chacun devait plus ou moins se sentir responsable de la bonne santé du Dervish, mais loin d’Arganath c’était peut-être une autre paire de manches

Son sourire moqueur était destiné à sa propre personne d’avoir osé proférer une telle énormité mais elle ne parvint pas à le chasser de son visage alors qu’elle répondit.

« Vous vulnérable ? Non sans doute, mais disons que j’ai cru comprendre que certaines personnes préfèreraient vous voir mort que vif et abattre Brom Ode’Bahalmarche ferait très bien sur une carte de visite… Mais laissons cela et prenez cela comme une ineptie de votre petite flamme… »

Elle agita gracieusement la main comme pour chasser une abeille qui l’aurait confondue avec une fleur les yeux roulant vers le plafond comme pour montrer une gentille exaspération contre la naïve qui avait osé porter la conversation sur le sujet. Evidemment elle pouvait encore trouver que laisser les problèmes de recrutement à d’autre révélait une grande confiance à ceux qui s’en chargeait ou une certaine inconscience, mais elle avait appris que son mentor ne faisait jamais rien par hasard. Aussi n’avait-elle plus qu’à lui faire confiance.

Elle avait bien l’intention de se pencher sur le problème des bruits de pas. Le gris Sindarin lui avait mis la puce à l’oreille sur le sujet et elle savait qu’il y avait quelque chose à creuser dans ce sens. Bien sûr dans un premier temps ici au temple, mais de façon générale, surtout pour quelqu’un qui avait l’habitude de prendre l’identité d’autrui. Bien sûr, elle mettait la démarche et les allures au cœur de ses imitations, mais elle savait depuis qu’elle était entrée au service de Brom Ode’Bahalmarche, qu’elle n’avait eu à faire qu’à du menu fretin. Avec la nouvelle envergure qu’elle devinait en elle, allait sans doute venir des missions plus risquées et ardues à réussir dans lesquelles rien ne devrait être laissé au hasard… Parvenir à adopter la musique d’un pas serait un atout supplémentaire et parfois même indispensable. C’est pourquoi elle écouta sa réponse avec la plus grande attention.

Son regard s’alluma à l’évocation des multiples passages secrets et dérobés pour mieux s’éteindre déçu par la suite des explications. Elle ne pouvait qu’en conclure une chose. Si son maître avait décidé de fuir la paranoïa, il n’avait pas non plus décidé de faciliter la tâche à un éventuel spadassin qui connaîtrait les lieux mieux que lui. S’il pouvait éviter d’être surpris, il ferait ce qu’il faudrait pour cela.

Il ne comptait que sur lui-même pour survivre et quelque chose disait à la rouquine qu’il avait adopté la meilleure attitude, mais surtout parce que ce qu’il était lui permettait de choisir cette voie. Si elle essayait de s’imaginer dans sa situation, elle ne pouvait que se considérer comme vulnérable et devrait sans doute adopter d’autres habitudes de vie. Ce n’était pas pour rien que son petit nid, comme elle se plaisait à l’appeler, devait rester le plus secret possible. De temps en temps elle frissonnait en pensant à l’herboriste qu’elle avait eu la faiblesse d’accueillir chez elle sous prétexte qu’il se montrait serviable, naïf et inoffensif. Si un jour elle se sentait plus menacée elle serait peut être contrainte d’éliminer ce début de piste qui pouvait mener à elle ou alors de déménager ce qui signifiait abandonner un environnement qu’elles avaient mis tant d’années à se construire. Mais elle avait quitté Hespéria, petite assassin obscure et elle n’avait rien fait qui mérite qu’on se lance à sa poursuite. Elle n’avait pas encore vu sa frimousse sur les affiches de mise à prix et ses multiples changements d’identité lors de ses contrats lui ménageaient encore un anonymat confortable.
De toute façon, elle se demandait vraiment pourquoi elle se comparait au forgeron. Qu’y avait-il qui le justifie ? La réponse tombait sous le sens : rien !

Elle haussa les sourcils. Décidément, elle était trop transparente à son maître. Elle devrait travailler cela aussi. Son impatience était-elle si évidente qu’il se sente obligé de lui signifier sa liberté pour les moments prochains ? Quand elle faisait le compte cela faisait encore bien des choses à travailler pour une petite courtisane comme elle. Mais de plus en plus elle adorait cette perspective de progresser, d’apprendre encore et encore… Des rapprocher de l’horizon de perfection qu’elle s’était dessiné petit à petit. D’abord flou comme une aquarelle, la plume aiguisée en rendait les contours plus net, les couleurs moins fondues. En parallèle bizarrement les échecs ou les prises en défaut lui apparaissaient comme de nouvelles opportunités d’amélioration et bien moins comme des humiliations qu’il y avait encore un mois. Elle devait l’admettre ce voyage l’avait changée et elle aimait ce qui avait évolué en elle.

Elle sauta sur l’occasion qui lui était donnée et saisissant un dernier dé de viande fumée, elle sauta sur ses pieds et recula comme en narguant son mentor : « Tu n’aurais pas dû me donner la permission. Qui sait quelle bêtise je vais faire tandis que tu vas finir ton repas ? »

Puis dans un pas de danse fit volte-face et se dirigea vers la sortie qui n’était que l’entrée vers un autre lieu du temple…


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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Ven 20 Jan - 14:39




“Il y en aura toujours qui préfèrerons voir des gens mort que vivant, et on risque sa vie en traversant la route … Pourtant on vie. Et puis la mort à quelque chose de nécessaire, sans elle pas de vie, alors si elle doit arriver je l’attendrais. Sans précipitation, mais sans regrets.”


C’est la voix qui la laisse partir dans les couloirs du temple. Le temple, il avait quelque chose de monstrueux de Cyclopéen, parfois on pourrait croire qu’il est vivant et que le battement qu’on entend est bien celui d’un cœur, du cœur du monstre dans lequel on marche. Et les gens ici ne font rien pour changer cette impression, là les gardes et les maitres d’armes qui semblent aux décences immunitaires de cette chose, se baladant comme si quelque chose pouvait arriver mais aussi avec calme. De nombreux caristes passaient souvent des lourds chariots soit d’arme, soit de matière première comme si la chose respirait du métal et des matériaux divers pour en faire des objets d’une grande pureté. Enfin dans de nombreuses pièces le corps fonctionnait par des organismes étonnant et concentrer qu’on pouvait appeler artisan. Enfin les prochaines cellules venaient compléter tout ça, déambulant dans les couloirs, se collant à leur cible pour essayer de comprendre leur travail et de le reproduire …

Seul les quelques prêtres qui passaient rarement semblaient ne pas faire parti intégrante de l’organisme, certes ils avaient ce rôle de régulateur et de guide, mais il ne semblait pas nécessaire, mais les prêtres qui n’étaient pas artisans eux même semblait se compter sur les doigts d’une main.

En ouvrant la porte et en sortant de la forge privé de Brom ou de Bor, elle était sortie du centre pour entrer dans le lieu même où fourmillait la vie.

Personne ne semblait s’occuper d’elle si ce n’est parfois quelques gardes, le monde avait des choses à faire et rien ni personne n’était là pour autre chose que pour son travail. Mais il ne manquait pas pour autant d’activité, les objets qui passaient était pour la plus part digne des meilleurs, et si certains étaient raté c’était tout de même rare les maitres veillant. La plus part des portes des ateliers étaient ouvertes et certain étranger au temple venaient et passait de temps en temps accompagner d’un prêtre ou d’un apprenti pour venir passer commande à un artisan précis, ou plutôt à un des artisans du temple car rare étaient ceux qui pouvais se permettre d’avoir accès à leur ambition, par manque d’argent ou simplement car la plus part des artisans ici avait le loisir de refusé toute commande qu’il ne souhaitait pas faire. Ici ils étaient en paix et leur travail était reconnu.

Puis en déambulant au bruit on pouvait tomber sur les salles d’entrainement des maitres d’armes, un petit organisme étonnant dans le monstre. A horaire régulier il semblait y avoir des cours pour les artisans qui le souhaitaient, venant la plus part du temps avec des armes précises soit ils apprenaient eux même soit il les faisait tester. Le reste du temps il y avait toujours quelques hommes et femmes qui répétaient calmement des katas bien trop long, ou s’affrontait en cherchant à se glisser dans le temps de l’autre pour atteindre un point toujours plus lointain dans la perfection du mouvement.
Car ses êtres là étaient là uniquement pour la perfection de cet art là, cet art que l’artisan travail avec son corps et qui n’est qu’éphémère, cette représentation qui s’estompe à la seconde où elle est, passant rapidement … Pourtant cet art là fait autant parti de Shanra que de Bor.



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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Sam 21 Jan - 14:02

C’est à ce genre de paroles qu’elle savait qu’elle n’était pas encore aussi sage que le haut prêtre de Bor ou bien qu’il lui paraissait bien plus fou qu’elle. Car quoi ?! Attendre la morte ? Très peu pour elle ! Elle avait encore bien des choses à faire en ce monde. Quoi ? Elle ne le savait pas précisément mais elle se sentait pleine de cette force vitale dont le monde a besoin pour tourner et qu’il serait criminel de gaspiller. Alors elle vivait autant qu’elle le pouvait, courait d’un plaisir à l’autre, d’un projet à l’autre, d’une envie à l’autre et mordait dans chaque pomme, chaque instant que la vie mettait sur son chemin. Quelle folie d’attendre la fin sans avoir peut de n’avoir pas tout vu tout vécu !
Pourtant elle sentait que son maître tenait une vérité. Celle de ne pas craindre la mort dont elle avait une peur panique. Pas cette peur qui vous empêche d’agir, mais au contraire vous incite à vous enivrer de la vie. Cette peur de la disparition et du néant. Son athéisme ne lui faisait entrevoir nulle caverne de Kron où tout pourrait être recommencé ou continué. La mort était une absurdité qu’elle refusait et rejetait de tout son être. Elle la savait inévitable mais voulait se sentir immortelle. Après tout, les sylphides l’étaient bien ! Alors si la camarde devait venir la faucher qu’elle le fasse sans s’annoncer que le néant la saisisse sans qu’elle puisse s’en rendre compte, en plein envol entre deux toits, au milieu d’un orgasme devant un miroir qui lui dirait qu’elle est la plus belle...

Mais la voilà hors d’atteinte  des sentences déprimantes  libre de divaguer à sa guise dans le domaine du maître. Son premier réflexe est cependant de s’arrêter une nouvelle fois envahie par la pulsation qui semble remplir les moindres vagues de cette atmosphère pulsante. Elle pose comme par réflexe, la main à plat contre la paroi. Le rocher n’est pas froid comme le minéral aurait pu le laisser croire. Elle ne sait pas pourquoi mais elle n’en est pas surprise.  La pierre est lisse et compacte comme le plus dur des métaux avec un aspect de céramique ou de verre qu’elle n’est pourtant pas. Elle prend le temps de se réhabituer aux vibrations qui la pénètrent jusqu’au cœur. Elle respire lentement pour obliger son corps  à accepter cette pulsation obsédante et approche ses narines de la pierre qu’elle ne reconnait pas. Seulement alors, elle observe la construction. Trop occupée à supporter la respiration des forges et à suivre son maître lors de son arrivée dans les lieux elle n’a pas pris la mesure de l’architecture. Ses yeux montent jusqu’au sommet des voutes, en ogive comme il se doit soutenue par des piliers monstrueux qui font saillies le long des murs qui les relient. La pierre est dure et bleutée sur le premier tiers inférieur et semble prendre des reflets dorés à mesure que le regard rampe vers les sommets. Elle laisse glisser sa main sur le roc pour trouver les interstices, la tête inclinées sur l’épaule comme pour donner plus d’acuité à son regard, mais les ajustements sont si bien faits qu’elle n’e trouve aucun alors qu’elle ne peut admettre que tout ceci puisse avoir été taillé dans un seul bloc. Mais après tout, elle est dans le temple du dieu artisan servi par les meilleurs alors elle ne devrait pas s’étonner de cette prouesse. Toujours attentive à la pierre, ses pas son comme emprunts de précaution comme si elle marchait dans l’antre d’une bête à ne pas réveiller. Cette bête qui impose sa respiration à tout son domaine. Le regard a de la peine à naviguer sur tout le volume qu’elle traverse aussi se cantonne-t-il rapidement dans les hauteurs proches ne faisant que des incursions régulière vers les sommets.

Mais très vite le couloir en rejoint un autre perpendiculaire et la question se pose de savoir dans quelle direction aller. Elle quitte le contact avec la pierre. Ici elle en est certaine s’arrête les quartiers privés de son maître. L’activité y devient fourmillante. Un instant interdite elle s’arrête pour laisser passer une patrouille de quatre gardes. Elle ne prend pas le temps de les détailler outre mesure et de leur côté, ces derniers ne semblent pas prêter à sa présence. Elle plisse les paupières en direction des quatre voies qui s’ouvrent devant, en pleine réflexion.

*Et maintenant ma beauté ?
_ Je dirais que continuer dans la même direction nous donnerait l’axe du temple…
_ Ma jolie égocentriste ! Si c’était ton temple, sans aucun doute, l’axe passerait par tes appartements mais tu es chez Brom Ode'Bahalmarche où ce genre de logique n’a pas cours.
_ Tu as raison une nouvelle fois mon amour. Donc si on essaie de se mettre à sa place… Il élit ses quartiers près de sa forge qui doit être proche du « cœur » si ce n’est pas le cœur lui-même et pour qu’il puisse donner libre cours  à ses créations il lui faut de la puissance, de l’énergie donc  c’est le volcan dont il a parlé qui doit l’alimenter hors ce serait étonnant que sa petite fournaise privée se développe de façon rectiligne sous le sol. Donc…
_ Donc si on trouve les autres ateliers, on ne devrait pas se trouver très loin de…
_ De la source d’énergie ma beauté et sans doute en trouvant les fourneaux…
_ Et où cela nous mène-t-il ?
_ A en savoir un peu plus ?...
_ Hum… Je vois.*


Elle resta interdite devant son indécision. Elle n’était pas une artisane mais ne pouvait qu’être fascinée par le travail des artisans qu’elle imaginait être comme elle des élèves de la main de Bor. Elle n’était pas sidérurgiste et s’enfoncer vers les fourneaux n’avait pas d’intérêt immédiat et pourtant imaginer tout ce feu, la puissance maîtrisée avait sur elle l’effet de la lumière des fanaux sur les navires dans la tempête.

Et puis passa un apprenti, en tout cas c’est comme ça qu’elle l’identifia. Le visage juvénile de Terran, au crane soigneusement rasé vêtu d’un tablier de cuir sur des vêtements épais trop blancs pour être fonctionnels. Enfin, blanc à l’origine car à présent, le travail lui avait ôté de sa splendeur candide tout comme à la peau maculée d’un résidu de cendre et au regard fatigué. Restait cependant un éclat de fierté posé sur un étui d’ébène d’environ 3 pieds peut être un peu plus de long et un demi de large. Finement modelé mais avec des lignes sobres, des ferrures finement ciselées le fermaient  et il était posé dans les mains sur une cotonnade blanche immaculée sans doute pour ne pas souiller le précieux contenant.

*Certainement de la belle ouvrage juste achevée…
_ Je te vois venir ! Et bien soit. De toute façon, tu pourrais mourir de curiosité si tu ne voyais ce qui repose dans cet étui…*


Elle laissa au jeune homme le temps de prendre quelques pas d’avance avant de lui emboîter le pas en essayant de conjuguer discrétion et naturel. Ses yeux pétillèrent à l’idée du jeu auquel elle se livrait gratuitement. Il y avait longtemps de cela qu’elle n’avait pas eu une telle liberté, obligée qu’elle était de tout considérer comme un défi imposé. Cependant son entraînement n’était jamais loin de son esprit aussi repensant à la conversation qu’elle venait d’avoir avec son mentor elle se demanda si elle parviendrait à imiter le pas du jeune garçon. Elle commença comme lorsqu'elle usurpait l'identité de quelqu'un par tenter de se mettre à sa place.

*Je suis fatiguée mais fière de ce que je porte. Quelqu’un d’important m’attends… Je ne dois pas traîner mais je ne dois pas abîmer mon fardeau… *

Petit à petit elle calqua son pas sur celui de sa cible tentant d’en imiter même la musique. Se mettre à l’unisson de ce qu’on pénètre ou que l’on suit ne pouvait que lui servir dans le futur…

De temps à autre, elle jetait un regard dans les embranchements qu’ils laissaient derrière eux et qui lui laissait une vague idée de tout ce qui lui restait à explorer. Ils laissèrent derrière eux les sons des ateliers les plus divers et elle se demanda si son maître les maîtrisait toutes. Elle savait qu’il travaillait le métal et le cuir à la perfection mais les autres matières premières ? De temps alors qu’ils bifurquaient elle mettait à profit les coudes de leur itinéraire pour vérifier qu’elle n’était pas elle-même suivie. Et puis les ateliers s’évanouirent derrière eux elle n’eut pas beaucoup d’effort à faire pour reconnaître des salles d’entraiment aux arts martiaux.

*C’est donc là que nous allons…*

Certaines cellules de chaque côté du couloir étaient ouvertes et on pouvait y entrevoir des entraînements variés mais elle ne s’attarda pour les observer sous peine de perdre sa proie de vue. Mais sa filature touchait à sa fin car l’apprenti s’arrêta devant une double porte de bois sombre largement ouverte semblant attendre quelque chose. Elle-même se tourna vers le mur opposée comme pour frapper à une porte dans le dos de sa cible le surveillant du coin de l’œil. Il ne fallait pas qu’il tarde à entrer sous peine de rendre sa propre attente suspecte. Elle se voyait bien être obligée de frapper et se voir invitée à entrer et perdre ainsi son objectif de vue. Heureusement pour elle, il s’inclina assez vite avant d’entrer sans doute invité par…
Elle traversa le couloir et approcha sur le côté de la porte, saisit d’une main la masse de ses cheveux pour les maintenir en arrière et pouvoir glisser un œil dans la salle. Mais un pas feutré qu’elle reconnut immédiatement pour l’avoir imité durant des hectomètres de couloirs parvint à son oreille attentive. Elle ôta vivement sa botte droite et la secoua, la tige renversée, comme pour en chasser un caillou sous le regard mi étonné mi amusé de l’apprenti qui s’éloignait déjà. Lorsqu’il se retourna pour jeter un dernier regard à la créature cette dernière lui envoya un sourire coquin empreint de la souffrance que le gravier importun avait occasionné à son pied qu’elle massait encore, remonté sur son genou opposé. Le buste penché en avant, la chemise lâche laissait apparaitre des trésors incarnats, les cheveux retombant en cascade contre sa joue. Lorsqu’il disparut enfin, elle renfila sa botte. Elle tendit l’oreille pour essayer de deviner l’activité qui se déroulait dans la salle. Une respiration légère et rythmée lui indiqua que la personne qui s’y tenait était en plein exercice. Elle passa donc un œil pour constater qu’elle ne s’était pas trompée, un homme s’adonnait à un kata une lame dans les mains. Elle chercha l’étui que le garçon devait y avoir abandonné et le trouva soigneusement posé sur une sorte d’autel, ouvert et vide. Il ne lui était pas difficile de deviner que l’arme dans les mains de l’homme en avait été ôtée. Elle essaya de détailler l’homme et y vit des ressemblances avec une certaine « ombre ».  Une ombre qui n’aurait qu’une arme… Elle admira ses enchaînements jusqu’à ce qu’il retourne à l’autel et y range, dos tourné à la porte, l’arme avec toutes les précautions qu’elle méritait. Lorsqu’il se retourna un sourire satisfait aux lèvres et une petite serviette blanche pour éponger son front perlé de sueur, il aperçut une silhouette féminine qui était enfin sortie de sa position d’observation et se découpait dans l’encadrement de la porte. La rouquine s’inclina en un salut respectueux, un sourire engageant sur sa bouche gourmande.


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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Lun 23 Jan - 14:02



L’homme la regarde un instant, c’est un Terrane aux habits large aux motifs de Bor, aucune armure sur lui simplement les mouvements classiques de tissus doux et rêveur qui peuvent voler et se positionné comme bon leur semble, mais assez proche du corps pour ne pas gêner les mouvements.
Ainsi on voit sur lui se dessiné ses larges épaules et les muscles de son coups, ainsi que des poigner habituer à porter des armes bien plus lourdes que des sabres. C’est un guerrier franc et puissant, un homme sans limites dans les armes avec lesquelles il peut jouer, et ses mains larges en ont porté plus d’une. Pourtant il n’a rien à voir avec les montagnes que sont les Arghanatiens. Plus petit, presque frêle en comparaison des titans qu’on trouve là bas, c’est un homme puissant mais de la carrure d’Umbra.
Sur sa mâchoire carrée se découpe un sourire, et il la détaille du regard un instant avec un soupçon d’envie avant de se dirigé vers les bureaux où il prend un papier et s’assoit. Puis tout en écrivant il lève à nouveau les yeux vers la demoiselle et ouvre la bouche. Il parle le commun avec un peut d’accent de Phelgra ce qui le rend étonnant mais pas désagréable comme la puissance roulante et crachante qu’elle a entendu pendant les derniers temps :


“Que puis-je pour vous ? J’écris se rapport et je vous écoute. Je dois le faire maintenant sinon je vais perdre mes mots.”

Alors il écrit, rajoutant dans son texte des runes de Bor et des symboles incompréhensible pour qui n’est pas du temple mais si l’ont jette un œil on comprend facilement qu’il écrit un rapport sur l’arme qu’il vient d’essayer. Là on parle d’équilibre, ici de rigidité, là encore on parle des styles qui lui conviendrait le mieux et de la personne qui devrait la porter idéalement… Il raconte l’histoire de l’arme ce dont elle est capable et ce dont elle rêve comme si il lui avait parler, car si le premier feuillet qu’il met de coté est pour le forgeron et critique l’arme par les yeux d’un maitre d’arme, le second feuillet lui raconte ce que l’arme veux et par son âme à elle, comme si c’était à elle de choisir.

Quelques minutes plus tard le premier feuillet est mis dans un casier portant le nom de l’artisan qui a mener l’arme ici, le second feuillet est lui mit avec l’arme dans son étuis et posé sur un bureau avec d’autres créations toutes comportant un feuillet identique.

Il se retourne enfin vers la demoiselle avec un sourire engageant, le sourire engageant que savent faire tout les hommes quand une demoiselle magnifique leur sourit et qu’ils ont enfin la possibilité de lui parler.


“Voilà je suis tout à vous !”


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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Mar 31 Jan - 0:11

Les regards se croisent. Chacun semble devoir percer à jour celui qui lui fait face. Très vite elle sait qu’il est préférable de ne pas recevoir de coup de sa part et que malgré son gabarit plus réduit que ceux qui ont cours dans la « première », un seul toucher peut être fatal. En outre elle e vu la maîtrise de ses enchaînements et de toute façon, nous sommes dans le temple de Bor le domaine de Brom Ode'Bahalmarche et aucun guerrier n’y doit être pris à la légère. Elle lui rend son sourire et le regarde alors qu’il se dirige vers son bureau. Ses appuis sont sûrs sans être lourds. Il lui fait penser à un animal mais elle n’arrive pas à définir lequel. Dans un premier temps elle aurait pensé à une panthère mais ce sourire le rangerait plus du côté des loups. Ce n’est pas très important et elle se contente de le regarder rédiger sa note. La chose ne souffre pas de retard et elle le comprend aisément. Les sensations peuvent-être si fugaces, qu’il est bon de ne pas les laisser s’évanouir. Elle agite la main en un gracieux moulinet autour de son poignet signifiant qu’elle a tout son temps et qu’il ne doit pas s’en faire pour si peu. Elle préfère user de geste : les mots pourraient polluer pense-t-elle les pensées et les souvenirs du guerrier.

Elle devine en partie l’objet de son écrit car son maître et Tyka et la femme serpent aussi lui entrouvert des portes sur les armes, leur forge et leur âme, le lien qui les unissent à leur guerrier. Elle n’utilise plus le mot de propriétaire même si elle ne sait pas comment le nommer : manieur, alter égo, prolongement… Par contre, elle en ignore les détails et serait curieuse qu’on lui fasse une explication de texte de la manière d’analyser l’arme qui vient de sortir de l’atelier. C’est tout un pan de sa formation que la Main de Bor n’a pas abordé avec elle alors même qu’il serait le plus expert pour cela. En même temps, elle ne lia jamais posé la question et c’est une formation de combattante qu’il lui dispense et non de forgeron.

Elle ne bouge pas du seuil mais darde son regard curieux en direction du dos du scribe comme si elle pouvait espérer lire à travers son corps les notes qu’il trace avec la plus grande application d’après ce qu’elle peut en voir. Il doit être haut placé dans l’estime du maître car il se consacre entièrement à la tâche qu’il s’est assignée au moment où elle doit être réalisée. Tout à l’heure guerrier à l’entraînement testant une nouvelle arme et maintenant analyste et rédacteur. Les eux se rejoignent quelque part entre deux moments, mais ne se chevauchent pas.

Quelques instants plus tôt elle aurait joué à le provoquer mais maintenant admirer l’homme à sa tâche à pris le dessus de ses préoccupations. Elle attend patiemment que chaque objet prenne sa place et que l’homme puisse une nouvelle fois se consacrer à autre choses entièrement. Peut-être à elle ? Voici le moment où tout est accompli et où autre chose peut commencer comme un rêve abouti qui peut laisser place au réveil sans laisser le dormeur regretter de ne pas avoir eu le dénouement de son songe.

Elle salue en cassant le bute et lance un regard interrogateur au guerrier en indiquant de la main l’intérieur de la salle.

« Je peux ? »

Mais elle ne laisse pas le loisir à l’homme de répondre et se dirige sans plus hésiter vers lui. La tête haute de son pas dansé qui ne conviendrait sans doute pas à la guerrière que son maître voudrait qu’elle soit. Puis elle s’arrête à deux mètres de son hôte. De quoi pouvoir réagir en cas d’attaque même sans volonté létale.

« Elië Valanatëel. Et je vous remercie de m’accorder un peu de temps. Pour être honnête c’est tout bonnement la curiosité qui m’a conduite ici et à vous observer. »

Elle marqua une pause après cette entrée en matière des plus directes. Elle n’était pas là pour négocier ni se faire passer pour autre chose que ce qu’elle était. Si ce style convenait pas à son interlocuteur il serait assez grand pour le lui signifier voire la congédier.

« J’ai cru comprendre que vous testiez l’arme qui vous a été apportée... »

Son regard se porta vers l’étui à présent refermé sur la lame qui avait étincelé de toutes arabesques des enchainements experts du guerrier.

« …et je me demandais si vous auriez quelque minutes pour m’instruire sur votre façon de faire, vos méthodes, ce que vous recherchez, ce que vous devez mobiliser comme connaissance ou expérience pour une juste évaluation de l’arme qui arrive entre vos mains. Est-ce que vous êtes spécialiste d’un type d’arme ?... »

Elle s’interrompit dans un rire enfantin et passa sa main derrière sa tête inclinée sur le côté. En fait elle avait en elle quelques intuitions sur les réponses qui lui seraient faites, si tant est qu’elle aurait des réponses, mais elle se méfiait un peu de ses intuitions depuis qu’elle avait rencontré son maître qui lui avait appris à plus analyser qu’à se fier à son instinct, même si le travail d’analyse devenant plus facile, il pouvait petit à petit passer pour de l’instinct…

« Mais vous devez vous dire que cela fait beaucoup pour une première approche de quelqu’un qui vous est inconnu… Veuillez pardonner ma curiosité maladive. Je me trouve parfois fort mal élevée. »

Elle étendit ses lèvres sur les côtés de son visage comme pour s’excuser de ce défaut contre lequel elle n’avait pas beaucoup de prise.

*S’il savait à quel point tu es mal élevée, il prendrait ses jambes à son cou !*

Elle n’avait plus qu’à espérer qu’il était d’aussi bonne composition que son maître sinon pour sa première sortie dans le monastère, elle serait contrainte de rentrer bredouille ou d’aller tenter sa chance ailleurs car en définitive, elle n’en avait exploré qu’une infime partie.


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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Ven 3 Fév - 16:00



L’homme lui fit un sourire charmeur, ou du moins ce qu’il pensait être un sourire charmeur, ce n’était pas un spécialiste de ce genre de choses, il croisait des femmes certes mais surtout d’autres maitres d’armes ou des artisans, enfin des gens avec qui il avait une passion commune et pas des gens qui ressemblait à une lumière pour le moindre papillon passant à moins d’un kilomètre. Cependant ça restait un maitre d’arme et par cela étonnamment maitre de lui-même.
Il avait entendu parler de la demoiselle, elle était arrivée avec le maitre des forges, son invité ? Il avait un doute que ce fut sa maitresse ou que quelque chose de taille inferieur d’un Zélos puisse être la maitresse du monstre sans une forme de magie ou de mort prématuré. Il était donc tranquille vis-à-vis de son sourire charmeur, il prit donc un ton le plus neutre possible et répondit aux questions qui avaient fusées comme des flèches :


“Bien entendu que je peux vous montrer, je ne suis pas vraiment spécialiste, j’ai toute une gamme d’arme que je teste, mais mon travail reste surtout dans les épées entre un et quatre pieds. Le reste je les laisse à des collègues, j’ai une préférence pour les lames courbes mais c’est très personnel et j’évite de mettre en relation de personnel et le travail … Les études en sont affreusement fausser.

Mais je suis imbécile je ne me suis pas présenté, Antoine De Saint Just, maitre d’arme pour vous servir.

Tenez prenez celle que je viens de tester, voilà, c’est une lame courbe avec une très faible courbe certes mais une courbe donc un simple tranchant, et aucun contre tranchant, longue de trois pieds elle peut être prise à une main ou à deux … C’est un chef d’œuvre regarder la parti non tranchant il y est écrit en rune : Danse avec les morts.

Prenez là en main en positionné vous, elle est très légère, le forgerons l’avait pensé à une main, mais si vous chercher une vrai position vous la trouverez légèrement trop en avant, de même pas un pouce mais si vous lancer une attaque à une main et que vous devez changer de direction alors vous êtes perdu, vous perdez votre seconde d’avance, il faut donc pouvoir y mettre la seconde main. De plus la lame et le métal est résistant, trop résistant dirait la main de Bor, il faut donc quelqu’un qui sache la manier, elle pourra aisément trancher une armure de cuire même en estoc mais si jamais vous prenez un coup de travers ou êtes arrêter par une épée longue bien forger votre lame se brisera ou se tordra … Elle est donc réserver à l’apparat ou à un bretteur hors paire qui n’utilise pas la parade … J’ai marquer Ladrini sur la fiche en proposition mais même parmi eux la plupart serait navré avec cette arme qui vue les matériaux utilisé vas couter une fortune, regarder comme elle est agréable à porter. Mais celle-ci était facile à qualifier il y en a des douzaines ici, on essaye de savoir la force que l’être qui vas les prendre vas devoir avoir l’agilité, la connaissance en arme … C’est tout notre art qui est là, et il faut avoir prit en main des centaines d’armes pour y arrivé vraiment. Ceci dit si cela vous intéresse je veux bien essayer de vous formé. Vous avez mon nom et je suis certain que l’on pourra s’arranger pour négocier un apprentissage à bon prix, mais je ne peux vous prendre sans l’accord des secrétaires de gestion à l’entré, le grand bureau à droite.
Et ce même pour quelques jours je regrette.

Tenez reposez là là que je la range.”


Il sourit à la demoiselle se demandant si il avait été trop direct, trop taquin, trop quelque chose, il n’était pas habituer à ce genre de jeux et pas agile à ces derniers, il savait que certain le maitrisait parfaitement mais lui maitrisé les lames, et non la langue ou les postures du corps pour parler aux autres. Tout à coup il le regrettait un peux mais il attendit que la demoiselle ai finit de la prendre en main et qu’elle ait reposé l’arme dans son étuis pour la ranger sans pour autant lui montrer ses notes.

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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Lun 13 Fév - 16:36

Ah! Ah!:
 
Elle lui rendit son charmeur en y ajoutant une note d’innocence coquine. Il ne lui était pas difficile de percer à jour l’inexpérience de son vis-à-vis dans les jeux de séduction. Après tout c’était son fonds de commerce et elle n’avait pas joué depuis trop longtemps pour qu’elle s’abstienne de tirer avantage de la situation. C’était plus fort qu’elle et percevoir un peu d’embarras chez le maître d’arme suffirait à son bonheur. Mais qui sait jusqu’où le jeu pouvait aller. Le fait d’être l’invitée ici de son maître était bien la seule chose qui pouvait la convaincre de rester dans les limites de la décence et il n’était pas certain que cela suffise…

De plus l’homme faisait preuve d’une modestie touchante. Il n’était pas spécialiste disait-il. Pourtant les katas auxquels elle avait assistés démontraient une grande maîtrise. Elle profita de son l’acquiescement  pour s’approcher de quelques pas chaloupés le col de sa tunique glissant un peu plus bas sur son épaule. Elle hocha cependant du chef d’un air connaisseur.

*Quatre pieds c’est déjà une lame respectable. Enfin pour nous*

Elle songea aux Zélos qu’elle avait rencontrés dans la montagne.

*Evidemment eux, ont besoin de mensurations plus importantes…*

Elle murmura une réponse songeuse.

« Vous avez raison. Mélanger le professionnel et le privé n’est jamais bon, cela fausse beaucoup de choses et nous oblige à des choix que nous ne pouvons regretter… »

Elle songea une nouvelle fois à Audrey et son maître, se demandant s’ils avaient vraiment regretté leur choix… Un instant elle fut à deux doigts de questionner le maître d’arme sur le sujet, mais elle se dit qu’il ne devait pas savoir grand-chose sur le sujet et que même dans l’affirmative, il ne s’aventurerait pas à donner ce genre de précision à une inconnue fût-elle l’invitée de la Main de Bor. Elle se contenta de répondre à la présentation de son interlocuteur en lui assenant un nouveau sourire enfantin, des étoiles dans les yeux.

« Enchantée Monsieur de St Just. »

Quelque chose lui disait que son nom ne lui était pas inconnu, mais sans qu’elle ne parvienne à remettre un contexte autour de cette identité.

Elle laissa l’homme placer la garde de l’épée dans a main pour donner raison à son analyse. Les lignes de l’objet étaient parfaites, d’une rare élégance mais elle sentait qu’elle tirait sur son poignet et fut obligée d’avancer sa prise. Cela changea tout de suite son impression de confort. La garde basse, elle fit tanguer son poignet pour estimer l’influence de la courbure de la lame sur les directions des attaques avant d’admirer les runes ciselées dans le métal et de porter le coude en arrière et la garde de l’arme à hauteur de son œil comme visant le regard d’un ennemi, les pieds à dix heures vingt et les genoux légèrement fléchis. Elle simula alors  une attaque d’estoc et les changements d’assaut décrits par l’analyste. A chaque fois elle était bien obligée de lui donner raison quoi que, si elle y avait été obligée elle se serait bien contentée d’une telle arme. C’était un peu décevant de se dire qu’un si bel objet ne servirait qu’à paraître. Elle s’aventura cependant à mimer la volte apprise quelques semaines auparavant qu’elle avait appris à affectionner. Cela lui parut approprié à tester le changement de direction combiné à la prise à deux mains en fin de mouvement. La légèreté de la lame était à n’en pas douter un atout dans ce genre d’enchaînement. Elle regarda dans les yeux le maitre d’arme.

« C’est une lame magnifique. Ladrini vous avez dit ? Ils n’ont pas vraiment d’armes d’apparat si ?»

Elle laissa pivoter la garde dans sa paume afin de la présenter l’arme horizontale au-dessus de son étui comme le lui avait demandé l’homme et lui sourit reconnaissante maintenant à quelques centimètres de son épaule gauche.

« Voilà une proposition des plus alléchantes. Evidemment que ce serait un honneur et un plaisir que d’être initiée par vos soins. »

Elle sa une main légère sur l’avant-bras du maître d’arme pour accentuer le plaisir et la reconnaissance qu’elle ressentait à son offre.

« Mais je ne sais pas si cela entre dans mes humbles moyens et si mon maître m’en donnera la permission… Croyez-moi, vous ne regrettez pas autant que moi. »

Sa mine s’était fait un tantinet contrite et désolé derrière son sourire gourmand. Elle sembla ensuite être frappée par une idée lumineuse.

« Mais en attendant que je ‘assure que cela est possible, peut être pourriez-vous me dire quelles armes me serait le plus indiquées ? »

Elle se mit alors de face, tandis qu’il refermait précautionneusement le coffret, les bras légèrement décollés du corps comme une invitation à la détailler et à entamer l’exercice.


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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Jeu 16 Fév - 13:33

Hum:
 



Il lui sourit et la regarde, il est à la fois très à l’aise et fortement décontenancer, comme n’importe quelle homme devant une joli demoiselle, oui mais surtout n’importe quelle homme qui normalement connais son travail son métier et sa vie sur le bout des doigts et auquel on introduit sans détour une demoiselle magnifique.

Alors qu’il lui répond sans plus rien avoir dans les mains il jongle d’un pied sur l’autre, au subrepticement mais ses appuis changeant ne ressemblent pas à ce maitre d’arme. Il est en train de se demander si il n’a pas mal fait de parler de public et de privé et tout se mélange dans son esprit tel une grosse confiture informe que l’ont pourrait faire avec tant d’idée.


“Ho, les Ladrinis ? Non pas beaucoup, disons qu’ils ont besoin de lame d’apparat qui pourraient leur servir dans une action, une action de grâce parfaite, leur sauver la vie, tout en la faisant passer pour une arme d’apparat. Ce que cette lame fera très bien, surtout aux eux d’experts qui se demanderons peut être comment la dites personne à mis la main dessus mais après tout ceci n’est pas notre problème à nous tant qu’on nous paye et que le porteur correspond à la lame ce qui suit, leur histoire qu’ils écrivent ensemble, cela ne nous regarde pas.

Enfin ce n’est pas dans la politique du temple, j’aime bien les histoires mais je divague !”


Il se reprend comme dans un sursaut de son esprit qui repasse un faible instant sur le devant de la scène pour lui rappeler qu’il a d’autres choses à faires et que la demoiselle se tiens devant lui dans une position fort étonnantes mais pas désagréable bien qu’elle serait mieux… Dans un effort de volonté il essaye de penser avec un manque de flux sanguin étouffant et se rattrape aux branches :

“Vous voudriez acheter une arme ici ? La main de Bor est bien plus qualifier que moi pour ce travail si j’ai bien comprit vous êtes venu avec lui. Mais je me dédouane, allons-y … Hum mais faisons ça dans les règles … Oublions rapidement les haches et les armes lourdes, hum vous connaissez les armes à chaines ? Non trop exotique demande un temps d’apprentissages étonnants, vous pratiques les armes vue votre corps, donc vous savez probablement déjà ce qu’il vous faut, c’est juste un test pour vous jouer de moi, ce qui est très mal …
Mais je relève le défi, je ne sais pas ce que j’y gagne mais jouons sans aide. Je dirais lame, idéalement plusieurs vue votre corps et vos muscles longs, grande souplesse, des couteaux ou des dards de lancer, mais comme lame principale, celle de votre main … droite. Il faudrait … Tenez moi ça !”


Après avoir tourné autour d’elle de nombreuses fois et toucher plusieurs muscles du regarde et des doigts, plusieurs points de pressions dans son dos pour sentir les dits muscles, il a sorti d’un placard une tige de fer comportant divers poids qui peuvent être bougé et revisser pour être fixer à divers endroits de la tige. Un poigner au début est la seul chose qui fait plus penser à une lame qu’à un tisonnier. Il la met dans la main de la demoiselle. Puis alors qu’il parle il règle les poids :

“Hum, trop en avant, frapper, toujours. Voltez comme vous aviez fait … Pas mal, et si je fais ça ? Ou ça ? Ou bien ceci ? Oui oui je pense que c’est ce réglage le mieux n’est-il pas ?

Verdict ! Un lame de 4 pieds ou main équilibré en arrière, presque sous la main à un pouce de la prise je dirais, légère, vous ne cherchez pas à sentir l’adversaire on peut donc aller loin derrière, mais vous avez besoin que la lame vous donne de la force, il ne faut donc pas trop reculer … Il ne reste donc que cette possibilité là.

Ais-je été correcte ?”


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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Mar 21 Fév - 12:55

Dire que cela navre la rouquine de voir l’homme en face d’elle ne sachant plus sur quel pied danser serait bien évidemment mentir. Cela fait partie des choses qui la ravissent. Alors elle papillonne des paupières à lui rayer les prunelles de ses longs cils, le regard innocemment concentré sur ses explications tourmentées. Ces embarras sont charmants et elle finirait presque par croire à la légende qui veut que les religieux se consacrent uniquement à leur sacerdoce. Elle ne connaît que mal les règles qui dirigent leur vie mais celles relatives à leur libido encore moins. Il faudra qu’à l’occasion elle se penche sur le sujet. Elle pourrait même poser la question au bretteur si elle ne craignait de le voir prendre ses jambes à son cou.

Mais le discours sur les armes semble fait pour redonner contenance au prêtre et elle ne peut qu’écouter et peser la pertinence des réponses qui lui sont données car après tout c’est elle qui a posé les questions.

*Pour un Ladrini fortuné et qui veut donner le change et se faire passer pour ce qu’il n’est pas…
_ Comme nous mon amour non ?
_ Oui comme nous ma très précieuse.*


Elle imagine quelle sorte de collègue, cela lui fait drôle de parler de collègue elle qui se croit toujours seule au monde et unique en son genre, peut bien être assez fortuné pour collectionner des armes jusqu’à en posséder des destinées au paraître. Sans doute des assez fortunés…

*Ou des plus économes ma jolie !...*

Elle hoche la tête. Il faudrait sans doute qu’elle soit plus économe et investisse plus dans son activité mais elle le sait, elle tant de centre d’intérêt et la vie est si pleine de belle et bonnes choses qu’elle sait que ce sera un vrai défi qu’elle devra relever. Non pas qu’elle ait envie d’une telle arme.

*C’est le genre d’arme qui vous fait repérer et reconnaître en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « attrape-moi si tu peux ».
_ D’ailleurs en parlant d’attraper ma jolie…*


Mais son interlocuteur est des plus sérieux et elle ne sait pas trop si elle a envie de pousser son avantage. Après tout, elle est l’invitée du maître et s’être laisser aller à ses penchants lubriques.

*Nous allions oublier notre promesse d’Arganath…
_ Notre promesse ?
_ Ne fais pas l’innocente petite délurée ! Celle n’être une disciple parfaite.
_ Cela implique-t-il l’abstinence ? Nous avons quartier libre très chère rabat-joie !
_ Dans l’enceinte du temple ? Sans doute pas et il n’a jamais été question de quartier libre !
_...
_ Tu vois tu es obligée…
_ Disons que nous le laissons tranquille mais que s’il nous fait des avances nous ne le décevrons pas.
_ Nous en sommes rendues à ce point ?*


Elle prend un air innocent qui n’est pas tout à fait composé. En effet, le forgeron lui a donné des indices, mais n’a pas tout révélé de quelle arme lui conviendrait. En gros elle a bien compris le guerrier et son arme étaient des partenaires, qu’à chaque arme son manieur et vice-versa, mais la façon de définir l’un par rapport à l’autres reste pur elle un mystère.

« Je vous assure… »

Elle ne peut s’empêcher de poser sa main sur la sienne.

« Ce n’est pas notre but. Oui nous avons déjà des armes, mais rien qui n’arrive au niveau de ce qui se fait ici… »

En tête elle n’avait qu’un seul forgeron mais ne voulait pas blesser qui que ce soit en le mettant d’ores et déjà hors course. La Main de Bor ne souffrait de comparaison avec personne, même si elle ne connaissait pas les artisans du temple.

« C’est sans doute de la curiosité, mais de la saine curiosité d’une ignorante qui ne demande qu’à apprendre. »

*Non ! Ne répond pas à ça !*

En effet il était trop simple de répondre à la question de ce que pouvait y gagner l’homme, et puis il se pouvait bien qu’elle y gagne sur les deux tableaux en ayant des réponses à toutes ses questions, légitimes ou pas.

Elle le regarde et laisse faire. Elle se sent un peu comme lorsque son maître avait pris ses mensurations pour lui confectionner son cher corset sauf qu’elle était à ce moment nue  sans arrière-pensée alors qu’à présent, elle était parfaitement ou presque décente mais la tête et le corps libertins. Mais l’homme reste parfaitement professionnel. Ses mains ne se montrent pas plus entreprenantes qu’il ne le faut et c’est lui qui l’aide à se concentrer sur le processus d’estimation.  Elle écoute son raisonnement et obéit à ses instructions, fait jouer son poignet, volte au ralentit et plus vite. Elle sent en effet le poids de l’arme factice se répartir de mieux en mieux et suivre ses enchaînements au plus près de ce qu’elle cherche à faire.

« Oui en effet. Je suis impressionnée… »

Elle hésite avant de répondre à la dernière question.

« Correct ? Vous venez de me faire une parfaite démonstration et si j’ai bien compris mon maître, mon maître, il préconisait en effet une lame courte. Peut-être même deux. Mais c’est peut-être moi qui extrapole _ parfois on prend ses désirs pour des réalités… Elles devraient permettre le combat en espace réduit et la déflexion des coups autant que l’attaque. Donc je ne sais pas si vous êtes dans le vrai mais certainement dans la même optique que la Main de Bor. »

Elle mima une dernière fois le tisonnier avant de le remettre, avec respect mais sans se départir de son sourire,  à l’analyste…

« Vous m’avez appris beaucoup de choses. Vous êtes vraiment adorable et vous suis redevable, même si je ne sais pas ce que je pourrais vous apprendre. »

*Menteuse ! Tu es une belle hypocrite !
_ C’est toi qui m’a dit…*


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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Mar 21 Fév - 13:57



Il était mal à l’aise, ho il n’était pas puceau, loin de là, ni même normalement mal à l’aise en présence des femmes, il avait eut plusieurs relations avec d’autres maitres d’armes, et même parfois quelques clientes qui voulaient savoir à quoi ressemblait le corps du maitre d’arme de leur mari, souvent bien mieux construit, l’homme ayant été à ses début pendant deux ans dépêcher comme Maitre d’Arme Livreur d’Epée il avait passer presque ses deux années là dans les cours et bien souvent à mettre des cornes aux mari si fier de leur armes pendant qu’ils allaient la montrer à leur ami aussi fier et digne.

Mais la demoiselle devant lui n’avait pas les mêmes allures, elle faisait penser aux princesses de comptes, trop belles pour existé vraiment, trop fine de pensé pour être dans un corps aussi magnifique, en un mot trop parfaite. Et il ne savait donc aucunement comment l’abordé ni même comment se comporter avec elle, il savait que les femmes de cours attendant des choses, et il n’avait jamais été dépêché que chez des nobliaux, et les quelques fois où il avait rencontré des femmes comme elle elles étaient aux bras de gens dont même des années de travail directement pour Brom ne pourrait acheter les titres. Des filles qu’on regarde de loin et qu’on a dut mal à imaginé en dehors des cliché qui détruise la réalité et le coté rêve de l’instant.

Pour résumé il ne savait as si il avait devant lui une reine, une princesse ou quelque chose s’y rapportant et que traiter avec des mots normaux vous ferait décapité ou quelqu’un de plus classique et simplement béni par tout les dieux connus et certainement d’autres qui ne faisait que passer.

Il resta donc pantois un moment face à elle sans trop savoir comment rebondir puis finit par choisir que dans la doute il préférait garder sa tête sur les épaules plutôt que de risquer l’impossible et de jouer aux imbéciles, il avait mis assez longtemps pour arrivé ici, il n’était donc pas vraiment sur de pouvoir y revenir si il avait une autre vie. Il aimait bien son travail.


“Je suis contant d’avoir put vous aiguillé, et d’autant plus heureux d’avoir été dans la même optique que la main de Bor. Mormalement les expertises font parti du prix des armes, je ne sais même pas comment vous facturer ça … Hum tenez …”

Il se retourne vers la table et écrit ce qu’il a déjà déclaré à la demoiselle, sur le papier le même tisonnier est déjà dessiné, il rajoute les poids et les cotations de distance et de masse puis finit par y apposé son sceau.

“C’est ce qui montre que j’ai travaillé pour vous, il y a mon nom et mon matricule, en vérité c’est le numéro de ma chambre c’est pour qu’il soit plus facile de nous retrouver nous sommes des centaines à travailler ici. Si jamais ça vous intéresse et que vous avez un budget vous pouvez toujours aller à l’accueil au bureau des ventes et demander une vendeuse avec ce papier elle vous amènera les armes que nous avons qui correspondes, et si vous acheté quelque chose alors une partie me sera reversé pour l’expertise. Si vous n’acheté rien, et bien j’aurais travaillé pour rien mais c’est un risque à prendre.

Je vous souhaite bon vent et j’espère vous revoir un jour, pour des leçons ou autres.”


Pour quelqu’un qui aurait eut la capacité de lire dans les pensé il aurait put y voir quelque chose comme, pour devenir ma femme, ou autres choses du même genre mais son regard restait presque neutre. Presque c’est un maitre d’arme pas un politicien.

Sans atteindre dans faire une bêtise il s’en retourna à ses applications et sorti une autre arme qui attendais dans un coffre, un Naginata, vraiment ? Il regarda les autres coffres, reposa la lance et sorti une épée droite à deux mains, un ouf traversa son esprit et il se concentra sur l’arme l’observa longuement avant de commencer à l’étudier. Il espérait presque que la demoiselle ai disparut quand il sortirait de son travail, il ne savait vraiment plus comment lui parler.



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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Dim 26 Fév - 11:27

La belle devait bien l’avouer elle s’amusait beaucoup des tergiversations de son interlocuteur. Les scrupules qu’elle nourrissait à l’égard de son maître ne parvenaient plus à lui donner mauvaise conscience. Après ses semaines passées en tête à tête avec lui ou bien consigné en espace luxueux mais sans rencontre autre que des guerriers qui la dévisageaient comme une étrangère dont on ignorait comment elle avait obtenu l’honneur d’être prentis Dervish, elle avait beau se trouver dans un temple, c’était presque pour elle trop de liberté d’un coup, l’occasion trop belle de décompenser. Elle aurait pu tomber sur un vieil érudit des armes tout décati, ou bien un rabat-joie glacial qui l’aurait renvoyée auprès de son mentor, mais tomber sur un maître d’arme dans la fleur de l’âge fort bien fait de sa personne et qui est fort aimable était un cadeau du hasard et malgré les promesses internes qu’elle s’était faites, elle n’imaginait pas que ce jeu ne finisse pas en ébats très intimes.

De son côté elle ne connaissait rien de l’expérience de l’analyste en matière de flirt. Il lui semblait avoir déjà donné assez de raisons de faire quelques pas vers elle, mais elle eut soudain l’impression d’être un objet auquel on ne touche pas ce qui pouvait devenir très frustrant pour la rouquine libertine. Elle était certes capable de tendre de vilains pièges en se servant de sa séduction, mais en l’occurrence elle se demandait bien ce qui pouvait retenir son interlocuteur. Elle n’était pas bien effrayante à moins que ce ne soit son maître qui soit le plus intimidant se tenant peut être comme un fantôme entre la Syliméa et sa proie. Elle devait bien en convenir elle ne savait rien des exigences que le haut prêtre et l’ordre en général avait vis-à-vis des serviteurs à l’égard des visiteurs, invités, ou de leur vie intime. Cela pouvait être un obstacle mais la victoire n’en serait que plus belle.

L’homme restait cependant très maître de lui en s’appuyant sur son art et sa profession. Il esquivait habilement les situations ou les propos qui pouvaient le mettre en danger.
Elle eut un sourire innocent de celle qui ne connait pas tous les usages du lieu ce qui était en grande partie vrai.

« Si c’est le cas je suis navrée de vous avoir fait perdre votre temps. Mon maître répond à mes questions sans me les facturer aussi ai-je peut-être pris de mauvaises  pris de mauvaises habitudes. Notre entretien n’a sans donc pas été aussi agréable pour vous que pour moi. »

Elle le laissa griffonner les références de l’arme qu’il venait de virtuellement créer. Elle les garderait sans doute mais elle avait d’autres projets et espérait bien les mener à bien. Si elle n’avait pas senti çà et là pointer son malaise elle aurait presque pu le mettre dans la catégorie sombre ascète de bois. Elle tendit gracieusement la main pour prendre la note qu’il lui tendait retenant un sourire de satisfaction à ma mention du numéro de chambre plein de promesse.

*Des centaines ? Voilà qui…
_ Cela ne te suffit pas, catin, d’avoir déranger ce malheureux et lui avoir fait perdre son temps ?
_ Je voulais juste poser des questions ! C’est lui qui rapporte tout à l’argent !
_ A quoi rapportes-tu tout toi ? Allez mignonne laisse lui faire ce qu’il a à faire.*


Elle s’inclina légèrement un sourire énigmatique aux lèvres.

« Qui sait peut être viendrai-je vous porter votre dû en personne… »

Elle fit volte-face et se dirigea vers le couloir de son pas dansé qui indiquait une grande satisfaction. Après tout n’avait-elle pas réussi à joindre l’utile à l’agréable ? Elle fit un pas dans le vestibule avant de se retourner et de passer la tête à a porte. L’homme lui tournait le dos et avait déjà l’objet de sa prochaine expertise dans les mains.

« Je suis nouvelle, ici et je ne sais pas où se trouve… Non… Désolée… Je vous laisse travailler… »

Elle disparut comme un courant d’air.

*Tu l’as fait exprès vilaine !
_ Oui je l’avoue…
_ Maintenant nous devons continuer notre exploration et pourquoi ne pas trouver le quartier des vendeuses, amour ?
_ Vas pour le quartier des vendeuses ! Nous venons du côté des forges, nous sommes passées chez les analystes. Si nous suivons le chemin logique d’une arme, en continuant dans la même direction nous devrions fatalement le trouver quelque part…
_ Par-là !*


Elle pointa la direction choisie au premier embranchement de passages en se fiant à son raisonnement et à son orientation qui généralement était assez fiable. Elle se sentit confortée dans ses déductions par les aller et venus de charriots ou d’étuis. Elle prit même le temps d’arrêter un commis, enfin c’était la fonction qu’elle lui donnait : commis, novice, aspirant forgerons, tout cela n’avait pour elle aucune importance.

« Je dois porter ce message à la chambre 313 mais je ne suis pas d’ici… »

Elle avait pris soin d’ajouter 3 au numéro de chambre pour ne pas jeter l’opprobre sur Antoine de St Just. Tant pis pour l’infortuné à qui appartenait cette chambre. Mais le jeune homme, visiblement un Yorka de type équidé lui répondit sans montrer d’émotion hormis le temps qu’il prit à la dévisager. Les explications fusèrent précises et claires ce qui encouragea la rouquine à se faire expliquer un peu plus la structure du temple.

« J’ai un peu de mal à me représenter l’organisation de l’ensemble… »

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle se trouva en possession de toutes les explications qu’elle souhaitait. Il était visiblement très serviable ou très pressé de reprendre le cours de sa journée.

*Voilà une bonne chose de faite !
_ Nous aurions dû commencer par ça au lieu d’aller conter fleurette ! Nous sommes assez près du point de vente, ma belle. Autant pousser jusque-là, même si…
_ Et bien soit !*


La visite fut brève autant dire inexistante. Elle jeta un œil distrait aux hôtesses entre leur comptoir et les râteliers encadrant des sortes d’arrières boutiques. Bien vite elle repartit en exploration se répétant à chaque changement de direction les indications qu’elle avait réussies à glaner.

« Hum… Alors nous sommes revenues sur nos pas donc il faut prendre à… Gauche !
_  C’est bien ça !
_ C’est bien ça ! Regarde ! Numéro 310 !
_ J’ai compris l’idée mais tu as encore du temps devant toi…
_ Le cœur du volcan mon amour. J’ai vraiment envie…
_ Est-ce la peine que je dise quoi que ce soit ?
_ Je savais que tu en mourais d’envie toi aussi ma chérie»


A l’approche d’un trio de forgeron ou d’aides-forgeron à en juger par leur tablier de cuir et leur mine cuite, elle se tut et les salua d’un petit geste de la main accompagné d’un sourire amusé.
Un vrombissement continu semblait joindre ses vibrations aux battements des forges auquel elle finissait par s’habituer

*Je crois qu’on approche.*

En effet, elle se trouva bientôt devant une porte colossale. Elle semblait toute entière faite d’énormes pièces de métal solidarisées entre elles par des rivets gros comme la main de la rouquine. Elle faisait un angle de trente degrés avec la verticale, semblant annoncer derrière, un escalier plongeant vers les profondeurs. De chaque côté deux roues de fonte semblables à celle de la barre d’un navire accaparaient  l’attention de deux Zélos en faction devant la porte. Elle s’arrêta à quelques mètres de cet étrange tableau. Visiblement, ils étaient là pour manœuvrer la porte qui devait peser plusieurs quintaux et dont l’inclinaison ne facilitait pas les mouvements. Peut-être aussi seraient-ils de garde même s’ils ne semblaient pas armés.  Un comble dans un pareil endroit ! Elle se rappelait les paroles de son maître qui l’avait autorisée à aller partout à ses risques et périls, pourtant elle était un peu intimidée par ce tableau de métal austère.


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MessageSujet: Re: A Semblance of Normality   Jeu 16 Mar - 11:25



Les portes du volcan, deux lourds massifs plantés là au milieu des couloirs comme pour arrêter les fous ou simplement la chaleur, on raconte qu’on les sens quand même rayonné en restant à leur coté mais les Zélos semble ne pas y attacher d’importance, et ce même quand ils prennent les lourds anneaux pour l’ouvrir légèrement à la demoiselle qui sens ainsi la première vague de chaleur afflué vers la nouvelle aération qui c’est crée.

Elle peut entrer dans le couloir où il fait déjà plus de trente dégrée et plus elle descend plus elle croise des petites colonnes d’aérations qui semble vouloir remonter jusqu’à la surface échangeant l’air chaud contre un air plus frais qui est posé par l’eau qu’on entend couler sous l’escalier.

En bas la salle est immense, mais plutôt que d’une salle c’est une simple grotte, personne ne s’est embêter à travailler les détailles inutiles, et on a simplement creusé pour faire place aux forgerons et à ce qu’ils travail. Il y a ici une petite dizaine de maitres forgerons, peux se retourne même si ils sont pour la plus part peut enfoncer dans la grotte le bruit est immense et affolant. Près de l’entré la rivière coule à flot une eau qui devait être fraiche mais qui est déjà tiède après être passé sous l’escalier. Elle permet tout de même de maintenir une température agréable dans la seule alcôve qui semble fait pour les visiteurs si l’on oublie le nombre de cruche qui y attendent que les forgerons viennent s’y désaltéré ou prendre de l’eau.

Plus loin le marteau pilon qui bat le bruit du Cœur de la forge est là, immense, il bat en rythme et semble pouvoir écraser bien plus d’un homme sans le moindre effort. Quand il remonte on entend un cliquetis qui semble vouloir aider la force qui le pousse vers le haut, et puis l’extravagant son dure de l’arme qui écrase le métal. Celui qui travail dessus n’est autre que Brom, il fait des allé retour entre le marteau et le fond de la grotte où la lave en fusion éclaire bien assez pour que personne n’ai eut besoin d’amener de lumière.

Là il travail sans relâche le torse nu sous la chaleur qui fait refléter autour de sa peau la lumière de la salle comme si une couche de soleil s’était accrocher à lui et rayonnait sur sa peau comme sur les écailles d’un serpent. Lentement il lie des métaux Vif-Argent qui semble toujours vouloir s’enfuir mais peu à peu prend forme. Une forme oblongue d’un peu plus d’un mètre, qu’il travail, sans relâche, qu’il tire et repli, parfois avec un simple marteau sur son enclume immense qui semble avoir été faite pour lui, parfois avec le Cœur de CoeurVent.

Il met près d’une heure à la remarquer si il reste, il lui fait signe qu’il arrive et ça sera près d’une demi heure plus tard qu’il viendra la voir dans son alcôve, car si elle peut s’approcher des autres forgerons il est complexe de s’approcher de Brom, voir impossible, cependant, elle peut sentir le feu qui est ici omniprésent, et même si l’eau ruisselle juste à ces coté c’est le feu qui reste ici le maitre, le feu et ses odeurs de métaux chauffé à blanc, le feu et ses odeurs de folie, le feu et sa violance, le feu qui forge, le feu qui détruit, le feu qui soigne, le feu qui réchauffe, le Feu ou tout les feux …

Il s’approche de l’alcôve et bois dans ne grande cruche qui doit être la sienne :


“Comment trouve tu le Cœur ?”

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