Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]

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• Nérozias: 5
• Gélovigiens: 4
• Ascans: 2
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• Civils: 18

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cicium
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 Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]

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Esha Raj
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Esha Raj
MessageSujet: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Dim 2 Déc - 11:12

Lorsqu’Esha reconnue finalement son amie, qui lui adressait un regard incrédule devant sa réaction, celle-ci s’excusa platement dans un souffle erratique, se sentant coupable de s’être emportée de la sorte. Pire encore à l’idée que, si elle avait été armée comme à son habitude, Esha aurait pût clairement se retourner contre Lhyra. Elle détacha sa main de l’arme fantôme avant de serrer le poing. Son amie ne sembla pas remarquer son geste – comme le précédent d’ailleurs, ni s’inquiéter réellement de sa réaction. Bien que panique. Lhyra l’avait pris par surprise. Voilà tout. Esha offrit un sourire doux mais piteux à sa camarade. Une part d’elle soulagée que sa camarade n’ait pas poussée l’investigation. Ni pris ombrage.

Elle remarqua ensuite Serënn, qui les rejoignit. Lorsqu’il congédia poliment Lhyra – non sans susciter quelques remarques, la nomade comprit alors qu’il avait lui aussi été témoin de la scène. Geeti quant à elle s’était définitivement calmée et avait aussitôt rejoint le Sindarin, s’asseyant aux piede. Comme signe trahissant de sa gêne et de son malaise, Esha renvoya quelques mèches de jais derrière son oreille. À sa question, c’est d’une voix encore troublée et hésitante qu’elle tenta d’y répondre.

« Geeti s’est mise soudainement à grogner et.. J’en sais rien. Je me suis senti observée. » Ce qui était idiot en un sens. Tout le monde observait tout le monde à un moment donné. « Ce devait être.. mon imagination. Rien de plus. » Voulut rassurer Esha, pour Serënn comme pour elle-même. Elle doutait que cette réponse soit suffisante pour son aimé. Mais assurément conscient de son trouble, il avait peut-être tout naturellement décidé de la laisser tranquille.

C’est non sans que le Sindarin lui remit ensuite quelque chose. Esha cligna des paupières et récupéra le sachet. Intriguée, elle examina son contenu. Rien qu’à la subtile odeur elle comprit qu’il s’agissait d’herbes. Du ‘’thé de lune’’ précisa Serënn. Du moins est-ce ainsi que son peuple l’appelait. Une sorte de .. contraceptif naturel.

« Oh. Oui c’est.. peut-être de rigueur maintenant. » Hasarda Esha, qui à l’instar de son compagnon prit quelques rougeurs. Ce genre de chose était proscrite au sein de sa tribu. Puisque les femmes étaient mariées justement dans l’optique de fournir un héritier. Cependant –

« Encore que.. Je ne sais pas si.. c’est vraiment nécessaire.» D’une voix basse. Presque honteuse. Après des années de vie commune, Esha n’était pas tombée une seule fois enceinte. Et bien évidement, il aurait été saugrenu et outrageant de supposer que le problème vienne dudit époux. Et la nomade s’était – forcément – faite à cette idée. Mais passons. Elle se plierait tout de même à cet médication.

L’un comme l’autre déstabilisés de cette situation, Serënn préféra ensuite rebondir sur un autre sujet. Il expliqua s’être entretenu quelques minutes avec l’Eclari au sujet de cette ‘’convergence’’ et ce dernier lui conseilla alors d’observer le ciel cette nuit. Il se disait alors que ce serait une bonne occasion pour eux de passer une soirée rien que tous les deux. Et que le spectacle ne serait que plus appréciable loin des lumières artificielles de la ville. Esha se garda bien de rappeler ce que l’Eclari avait également révélé, sur un tout autre sujet. La jeune femme ne voulait que Serënn pense qu’elle ait prit ombrage. Bien que son compagnon ait – volontairement - oublié ce détail. Ils pourraient toujours en discuter plus tard. C’est donc tout en le gratifiant d’un sourire tendre que la Terran céda à son aimé.

« Ça me paraît être une excellente idée. » Mais avant ça. Ils avaient d’autres choses à s’occuper. Non sans lui offrir un baiser, elle rappela à Serënn qu’ils avaient encore du travail d’ici ce soir. Elle le réquisitionna donc pour le rangement, s’assurant ainsi que le Sindarin ne comète pas de folie. Après tout, sa blessure ne remontait tout de même qu’à quelques jours.

[…]

C’est bien plus tard dans l’après-midi que Valencia fut enfin démontée et remplacée par les fameuses estrades. Au bout du compte – si on met de côté l’épisode avec le sergent – tout s’était plutôt bien passé. Et c’est bien plus sereinement que les Valenciens retournèrent au campement. Soit pour un repos bien mérité, soit pour se préparer à ressortir et assister eux aussi à cette soirée exceptionnelle. Comme ce fut le cas pour notre couple. Qui eut peut-être le plus grand mal à quitter la roulotte.. si nos deux jeunes s’étaient adonnés à un de leur nouveau pense-temps préféré.

C’est tout de même chaudement vêtus et avec quelques provisions apportées par Esha que notre duo se décida enfin à préparer cette balade, sellant les chevaux pour l’occasion assurément tentés de se dégourdir les pattes – même si le grand galop serait logiquement déconseillé pour Serënn. Geeti était évidement de la partie elle aussi. Installée à sa place habituelle, soit dans la capuche de sa maîtresse. Avisant une dernière fois de l’état des sangles, Esha attendit ensuite patiemment que Serënn se déclare également fin prêt, caressant le museau d’Atlas qui soufflait et frappait du sabot son impatience. Étalon fier et encore dégourdi qu’il était.

« Shh... » À l’intention de l’équidé, que la douce voix d’Esha sembla aussitôt calmé.

Le départ donné, Esha se mit en selle et laissa son compagnon mener le cortège. Ils avaient encore un peu de temps avant que les lieux soient plongés dans la pénombre et le ciel nimbé d’étoiles. Peut-être que les lucioles de la nomade trouveraient alors leur utilité. Mais en tous les cas. La soirée semblait prometteuse.

C’est ensemble qu’ils décidèrent finalement d’un endroit à l’installer, soit vers une petite clairière dérobée. Les arbres présents autours les protégeraient ainsi d’un possible vent frais, mais n’obstrueraient pas le ciel ainsi espacés.

Esha fit descendre Geeti de son perchoir et récupéra son lot d’affaires tandis que le Sindarin s’occupait probablement des chevaux. Soit de quoi manger et se chauffer, grâce à une grande et épaisse couverture qui les couperait du contact humide et frais du sol herbeux. Tout en leur permettant de s’y enrouler. Une fois le pique-nique improvisé installé, c’est teinté de sérénité et de tendresse que la nomade savoura chaque instant passé auprès de son aimé. En attendant l’heure H.

Au final, elle n’aura trouvé guère le temps, ni l’occasion de relancer le sujet sur les Astars, dont Serënn faisait partie. Bien qu’elle comprenait bien que si son compagnon n’avait rien dit à ce propos l’autre soir, c’est parce qu’il avait de bonnes raisons. De tels fonctions ne devaient sûrement pas être à crier sur tous les toits.

C’est alors que le phénomène tant attendu se produisit. Les yeux un instant levés vers le ciel, un éclat d’émerveillement brilla dans ses prunelles émeraude. Dans un souffle – comme par crainte de briser l’évènement, elle appela son compagnon. Sur l’étendue obscure et dégagée se dessinèrent des voiles colorés.

« Ce sont .. des aurores boréales ? » Douta Esha, n’ayant jamais témoigné d’un tel phénomène autrement qu’à travers les livres, puisque normalement propre au territoire polaire de Cimméria. Elle se releva, quittant un bref la chaleur de la couverture, comme si cela pouvait la rapprocher d’avantages. Complètement fascinée. La Terran ne pensait pas avoir la chance d’assister à un tel spectacle un jour. Encore moins sur ces terres.





Dernière édition par Esha Raj le Lun 3 Déc - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Dim 2 Déc - 15:03

Je fronçai les sourcils en voyant ma douce compagne replacer une mèche de sa chevelure d'ébène derrière son oreille, geste qu'elle ne faisait jamais que lorsqu'elle était mal à l'aise, et en l'entendant me répondre d'une voix qui n'avait rien d'assuré:

"Geeti s’est mise soudainement à grogner et.. J’en sais rien. Je me suis sentie observée. Ce devait être... mon imagination. Rien de plus."

J'aurais pu adhérer à cette hypothèse, s'il n'y avait eu la réaction de la petite renarde. Quelqu'un d'autre que moi n'aurait peut-être pas prêté grande attention au comportement de Geeti, mais j'étais un forestier Sindarin et ma relation avec la nature étant ce qu'elle était, je ne pouvais l'ignorer. D'autant plus que je la connaissais assez pour savoir qu'elle ne grognait jamais sans raison, si elle l'avait fait c'était qu'elle avait senti un quelconque danger menaçant sa maîtresse. Mais qui, ici aurait pu lui vouloir du mal? Un "admirateur" malsain qui, l'ayant vue danser avec une sensualité débridée, songeait à laisser libre cours à ses pulsions? Ou, plus inquiétant encore, ce mari qu'elle avait fui s'était-il mis à sa recherche et avait-il fini par la retrouver? Je parcourus rapidement les alentours d'un regard acéré, mais je ne vis rien de suspect et revins le river dans celui de ma bien-aimée pour lui répondre doucement:

"Ce n'est peut-être rien, mon Amour, mais il faut aussi savoir écouter notre instinct, il ment rarement. Sois vigilante et préviens-moi au moindre signe suspect, même s'il te semble absurde ou insignifiant. Mieux vaut être trop prudent que pas assez."

Je ne voulais pas l'inquiéter, mais lui affirmer que ce n'était qu'un mauvais tour de son imagination alors que je ne le pensais pas une seconde aurait été idiot, et s'il y avait bel et bien eu quelque chose, mieux valait qu'elle soit attentive et, surtout, ose m'en faire part si cela se reproduisait. Soucieux toutefois de la rassurer, je caressai tendrement son visage et ajoutai d'une voix ferme:

"Quoi qu'il en soit tu n'as rien à craindre, je veille sur toi princesse, et tu sais maintenant que c'est en quelque sorte mon métier."

Je lui remis ensuite, avec une gêne palpable, les herbes contraceptives que j'avais achetées, ce qui la fit s'empourprer quelque peu et d'admettre d'une voix hésitante que c'était peut-être de rigueur. Avant de se contredire en ajoutant d'une voix basse que ce n'était peut-être pas nécessaire. Mais par tous les dieux, était-ce bien de la...honte que je percevais dans son ton et dans ses beaux yeux de jade? Que signifiait cette réponse au juste? Qu'elle avait envie d'un enfant et qu'elle supposait que mon geste impliquait que moi je n'en voulais pas? S'imaginait-elle que c'était parce qu'elle était Terran et que, si je pouvais coucher avec elle je ne pouvais en revanche imaginer d'avoir un enfant avec elle? Ou était-ce autre chose, en lien avec son passé peut-être? Avait-elle été si durement battue qu'elle avait subi une blessure la rendant incapable d'enfanter? Ou encore, compte tenu des traditions des nomades du désert d'Argyrei, dont je pensais savoir qu'elle était originaire, n'avait-elle pu donner un héritier à sa brute de mari et avait-elle en conséquence été méprisée par son époux et sa tribu? Je me promis d'éclaircir au plus vite ce point, mais pour l'heure nous avions du travail et je me bornai donc à l'embrasser amoureusement avant de lui répondre avec un doux sourire:

"Souviens-toi de ce que je t'ai dit, Esha: je t'aime telle que tu es, sans compromis ni conditions, quoi que tu aies traversé. Sois fière d'être la femme que tu es, il n'y a rien dont tu aies à avoir honte, rien du tout."

Un peu plus tard, je lui proposai une soirée en amoureux hors de la ville afin d'admirer le spectacle évoqué par l'Eclari, une idée qui sembla plaire à mon adorée, bien qu'elle me rappelât que nous avions de l'ouvrage à achever avant de songer aux loisirs. Cela nous prit toute la journée mais, en fin d'après-midi, le chapiteau était plié et les estrades montées, une fois de plus la collaboration avait fait la preuve de son efficacité. Nous nous accordâmes ensuite un moment de repos, enfin, prétendûment car dès que nous fûmes seuls la passion qui nous animait reprit ses droits et dire que nous dormîmes aurait été mentir. Il nous fallut nous forcer quelque peu pour nous résigner à ressortir de la roulotte devenue notre nid d'amour, mais l'idée d'assister à un spectacle céleste extraordinaire nous motiva et nous nous préparâmes pour la petite expédition prévue.

Assez chaudement vêtus pour ne pas risquer d'avoir froid, munis de provisions ainsi que de couvertures qui nous isoleraient de l'humidité nocturne, nous nous mîmes en route au pas tranquille de nos montures. Je retrouvai la nature avec une joie non dissimulée après ce séjour de plusieurs jours en ville, emplissant mes poumons d'air pur et des délicates fragrances sylvestres. Si la scène était le monde d'Esha, la forêt était le mien et c'est sans la moindre hésitation que je la guidai jusqu'à une petite clairière où j'avais déjà campé par le passé. Les arbres l'entourant étaient assez peu denses pour que nous ayons une bonne vue du ciel, elle se trouvait assez à l'écart de la ville pour que ses lumières n'y parviennent pas et assez éloignée des chemins pour que nul ne vienne nous déranger. Aussitôt arrivés, je m'occupai des chevaux tandis qu'Esha préparait le pique-nique, puis je dégageai rapidement un trou que j'avais pratiqué dans le sol lors de mon précédent séjour et y allumai un petit feu. Ainsi enterré, il n'était visible qu'à condition d'en être très proche et sa lueur ne perturberait que très peu notre vision nocturne tout en nous apportant une bienfaisante chaleur en cas de besoin. Je tressai aussi quelques branches souples pour former un panneau rectangulaire que je recouvris d'épais feuillages et positionnai de sorte à ce qu'il forme un abri incliné au-dessus de la couverture posée au sol. Ainsi, même s'il venait à pleuvoir, nous resterions au sec.

Nous dégustâmes ensuite le repas bien mérité concocté par ma tendre compagne, sans guère parler, comme si nous avions à coeur de profiter simplement de la présence de l'autre et de ce rare moment d'intimité. Je n'aurais pu être plus heureux qu'à cet instant, en pleine forêt aux côtés de la femme que j'aimais, nous étions en paix et l'air de sérénité visible sur le visage de mon aimée me réchauffait le coeur mieux que le plus ardent brasier. Un moment de pure tendresse s'écoula ainsi, puis, soudain, Esha leva les yeux au ciel et, un éclat émerveillé dans les yeux, murmura mon nom pour attirer mon attention avant de se lever pour mieux pouvoir contempler l'incroyable spectacle qui s'offrait à nos regards. Dans la voûte céleste, d'immenses et somptueux voiles colorés étaient apparus, que mon aimée identifia aussitôt avec incrédulité:

"Ce sont .. des aurores boréales ?"

Tout aussi émerveillé, je la rejoignis vivement et me plaçait derrière pour pouvoir l'enlacer amoureusement sans lui couper la vue avant de lui répondre d'un souffle:

"Je crois...mais je ne pensais pas qu'il pouvait y en avoir aussi au sud...c'est...magnifique!"

Bien que tout aussi fasciné que ma bien-aimée, je ne pus m'empêcher de me demander par quel prodige des aurores boréales illuminaient le ciel d'Hesperia et quelles seraient les conséquences de cette conjonction si, bien avant qu'elle n'ait véritablement lieu, de tels phénomènes se produisaient. Mais je chassai bien vite ces questions de mon esprit, sachant que j'aurais beau les retourner en tous sens sans avoir la moindre chance de trouver une réponse. Pour l'heure tout ce qu'il y avait à faire c'était d'admirer le spectacle et de savourer ces instants de pur bonheur en compagnie de la femme de ma vie blottie contre moi.
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Mar 4 Déc - 18:54

Vous voilà à la capitale Hesperia. Dans la cité carrefour, inutile de mentionner que tout le monde est resté réveillé pour admirer le spectacle, mettant de côté les fatigues et les courbatures après une longue journée de travail. Il n’est pas rare de voir des familles entières dans la rue, dans les parcs et sur la grande place, venu admirer tous ensembles les lumières dansantes dans le ciel isthérien.

Alors que la ville profite de la fête et que même la royauté semble être de la fête, vous avez choisi de vous éloigner du centre pour vous retrouver un peu tous les deux. Dans votre coin de paradis et sous les lumières fantastiques des aurores boréales, tout est réunis pour que vous passiez une soirée romantique. La forêt abrite une obscurité tamisée, qui rend le spectacle plus éclatant encore. Le ventre plein, vous vouliez certainement, et l’un et l’autre, profiter de l’instant et de la présence de l’aimé.

Pourtant, le destin ne semble pas voir les choses du même œil. Quelques minutes après le début du phénomène, vous sentez les chevaux particulièrement tendus. Ils s’agitent, soufflent nerveusement et finissent même par hennir, poussant l’un d’entre vous à aller vérifier ce qu’il se passe. Alors que le pays est ébloui par les lumières, vous avez un mauvais présentiment. A votre arrivé, les bêtes se calment, pourtant ils regardent avec inquiétude autour de vous.

Si vous ne remarquez rien de prime abord, et qu’autour de vous c’est le silence, un craquement derrière les chevaux attire votre attention. Brusquement, et sortant des fourrés, un homme visiblement apparaît, blessé et couvert de sang. Il semble avoir été frappé au crâne par un objet plat, mais la surprise vous empêche de réfléchir plus vite. Visiblement essoufflé et désorienté, il bafouille péniblement :

« …Des-moi… Aidez-moi, j’ai été attaqué par un… Fou… »

Epuisé, il s’effondre au sol. Détournés des lumières, vous voilà face à l’individu qui vient malgré lui gâcher votre plan. Allez vous l’aider, le fouiller ou fuir ? Essaierez vous de le soigner, ou mettrez-vous en doute son histoire ? Et surtout… Où est son assaillant ?


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Mer 5 Déc - 19:13

À peine quelques instants après s’être relevée, Esha fut rejoindre par son aimé. D’instinct la nomade se blottit contre lui, bénéficiant ainsi de sa chaleur et d’un sentiment de sécurité. Serënn valida la thèse des aurores boréales, tout aussi émerveillé et surpris qu’elle de témoigner de ce spectacle en Eridania. D’ordinaire.. un tel phénomène ne se produisait dans les terres Cimmériennes. Et une part d’Esha ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Se demandant si le reste d’Istheria était aussi sujet à de tels effets météorologiques – et si oui lesquels. Ainsi que les possibles répercutions que cela pouvait engendrer à l’égard de Dame Nature, doutant qu’elles soient anodines.

Mais d’une autre part, la Terran ne pouvait que savourer cet instant. Finalement privilégié avec Serënn. Son amour. Un moment à garder en mémoire. Un souvenir commun. Un sourire naquit sur ses lèvres, un brin rêveuse.

Soudain, un frisson quitta Esha. Non de froid, mais d’appréhension. Menacée. L’instant d’après leurs chevaux, Atlas et Saëlhyn, commencèrent à s’agiter et frapper nerveusement des sabots. Sentant quelque chose. De même que Geeti, de nouveau toute hérissée et babines retroussées. Comme si elle se tenait prête à attaquer.

« Serënn.. » Souffla-t-elle en se réfugiant contre son compagnon - assurément alerté bien avant elle. Probablement à sa demande, Esha accepta de rester là avec Geeti. Tandis que le Sindarin s’approchait des montures pour les calmer et voir ce qu’il en était. Peut-être était-ce un simple animal qu’il rôdait, attiré par l’odeur de nourriture ? Puis l’un et l’autre semblèrent entendre un bruit, comme une branche qui venait de céder. La danseuse esquissa un sursaut et jeta un regard en direction du son. Du moins elle supposait qu’il venait de là, aiguillée par son animal.

À peine cette action faite qu’une silhouette surgit des bosquets, titubante. Esha hoqueta et se figea d’horreur en découvrant un homme couvert de sang. Qui balbutia quelques mots avant de s’écrouler au sol. Malgré une possible contre-indication de Serënn, elle voulut aussitôt porter secours à l’inconnu, maintenant inconscient.

Elle s’agenouilla à ses côtés et, après s’être assurée qu’il n’était pas lui-même armé,  remarqua la blessure à sa tête.. à l’origine de tout ce sang perdu. Difficile, voire même quasiment impossible d’envisager que le malheureux vienne de très loin après avoir reçu un coup pareil. Ni qu’il se soit fait ça tout seul. Esha offrit un regard à la fois inquiet et entendu à son compagnon, qui devait en avoir sûrement déduit la même chose en détaillant la scène. Qu’était-il arrivé bon sang ?! L’homme avait dit.. s’être fait attaqué par un fou. Pas vrai ?

Les yeux de notre danseuses s’écarquillèrent, faisant – à tors ou à raison – le rapprochement avec l’incident de cette après-midi. D’instinct, le cœur battant chamade, elle promena son regard aux alentours, comme si elle pouvait sonder quelque chose parmi la pénombre. Évidement en vain.

Esha chercha donc plutôt un moyen d’aider notre pauvre hère, comme essayer par exemple de contrôler l’hémorragie en comprimant la plaie. Si la situation n’était pas aussi dramatique, la Terran se serait peut-être risquée à un vague trait d’ironie. Comme en avouant que cela lui rappelait ‘’vaguement’’ quelque chose. Mais là –

« Il faut partir Serënn. Il faut que nous le ramenions en ville et qu’un guérisseur se charge de lui. Rapidement ! » Dit-elle à l’intention de son amour, d’une voix alarmée. La simple idée qu’un agresseur rôde dans ces bois et qu’il soit effectivement assez fou pour s’en prendre à eux la paniquait. Esha espérait aussi sincèrement qu’il n’était pas trop tard pour notre malheureux. À moins que ~

Non. Bien qu’ignorant jusqu’où elles pouvaient aller, il n’était pas question que Serënn use de ses capacités. Qui sait s’il n’en subirait pas le contrecoup. Et à quel degré. Elle refusait obstinément. Egoïstement, c’est vrai. Mais que les choses soient claires, il n’y avait désormais rien, ni personne qui importerait plus que le Sindarin, son âme sœur. Quand bien même sa propre vie serait en jeu.


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Jeu 6 Déc - 13:08

Accaparé par le fastueux spectacle céleste aussi bien que par la présence de mon Aimée contre moi, je ne réalisai que quelque chose clochait que lorsqu'un frisson la saisit, aussitôt suivi de signes de nervosité de la part de nos montures. Comme pour confirmer qu'une menace approchait, Geeti se hérissa à son tour, comme elle l'avait fait quelques heures plus tôt au camp des saltimbanques, me faisant maudire ma distraction et, surtout, regretter d'avoir laissé mes armes près de mon cheval. Visiblement inquiète, Esha se blottit plus étroitement dans mes bras en murmurant mon nom afin de me prévenir, à quoi je répondis dans un souffle, tous les sens en alerte:

"Reste ici et baisse-toi, je vais chercher mes armes et calmer les chevaux..."


Sans doute n'était-ce qu'un prédateur rôdant dans les parages, mais dans le cas contraire la jeune femme constituerait une cible plus difficile à atteindre en étant accroupie et je m'assurai qu'elle suive mon conseil avant de me diriger rapidement vers nos montures. Alors que je m'en approchai, le bruit caractéristique d'une branche se brisant se fit entendre, ce qui me fit m'assombrir notablement. Les prédateurs sylvestres ne se faisaient jamais repérer ainsi, ils étaient bien trop malins et discrets pour poser stupidement une patte sur une branche sèche. Faisant fi de toute discrétion, le coeur battant à tout rompre, je me précipitai vers mes armes et récupérai vivement mon carquois et mon arc sur lequel j'encochai fluidement une flèche. Si c'étaient des maraudeurs qui nous avaient repérés et qui pensaient trouver en nous des proies sans défense, ils allaient avoir une très mauvaise surprise...

A peine me fus-je armé qu'un homme jaillit des fourrés, si subitement que je bandais mon arc d'un geste instinctif avec la ferme intention de lui ficher un trait mortel dans les tripes sans prendre le temps de discuter. Je retins pourtant in extremis mon tir en réalisant qu'il titubait et qu'il était salement amoché à la tête, une chance pour lui que j'aie de bons réflexes...  Visiblement épuisé et complètement perdu, le blessé nous supplia à cet instant de l'aider en déclarant avoir été attaqué par un fou avant de s'effondrer au sol comme une masse. Mais que se passait-il bon sang? Une chose était certaine, l'homme ne pouvait pas venir de bien loin vu son état, ce qui signifiait que si fou il y avait, il ne pouvait qu'être dans les environs et...

"Esha! Non!"

Comme de juste mon altruiste compagne venait de se précipiter vers le blessé, au détriment de toute espèce de prudence... un geste que j'aurais été malvenu de lui reprocher vu que c'était cette même bonté d'âme qui l'avait incitée à me sauver la vie quelques jours plus tôt, mais n'aurait-elle pu attendre une minute par tous les dieux?! La mort dans l'âme, je ne pus que hausser vaguement les épaules lorsqu'elle me jeta un regard aussi inquiet qu'entendu, ce qui était fait ne pouvait être défait, il allait falloir faire avec. Elle-même ne tarda d'ailleurs pas à réaliser la situation dans laquelle nous nous trouvions, à en juger par ses yeux qui s'écarquillèrent et tentèrent de fouiller l'obscurité environnante; mais cela ne l'empêcha évidemment pas de retourner persque aussitôt toute son attention sur le blessé pour essayer d'endiguer son hémorragie en me disant encore d'une voix alarmée:

"Il faut partir Serënn. Il faut que nous le ramenions en ville et qu’un guérisseur se charge de lui. Rapidement !"

Sans cesser de scruter les environs avec anxiété, à l'affût du moindre bruit, je la rejoignis rapidement et lui murmurai:

"Pas question mon Amour. Ce type pourrait aussi bien être un assassin et avoir été blessé en attaquant un innocent qui se serait défendu. Et si ce n'est pas le cas, alors il y a un taré qui rôde tout près d'ici et qui pourrait nous tomber sur le dos par surprise si nous faisons l'erreur de nous laisser distraire."

Ce n'était pas en nous faisant tuer que nous aiderions qui que ce soit et, même si je savais pertinemment que cela ne lui plairait pas, j'ajoutai d'un ton pressant en désignant un groupe de petits arbres très serrés:

"Laisse-le et va te cacher sous ces arbres. S'il y a un tueur dans le coin il ne m'échappera pas..."

Jusqu'à preuve du contraire c'était moi le chasseur, dans l'histoire, mais pour que je puisse traquer l'éventuel agresseur il fallait qu'Esha se mette en sécurité et que je sois libre de me fondre dans la sylve. Peu d'êtres étaient capables de me surpasser à ce petit jeu, mais aurai-je seulement le temps et le loisir de mettre mes capacités à contribution?
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Mer 12 Déc - 18:52

L’homme est inerte au sol, et le peu que l’on puisse dire est qu’il a réussi à perturber votre soirée de la pire des façons.

Esha, vous vous êtes montrée bienveillante et avez voulu tendre une main vers l’individu, bien que rien n’indique qu’il s’agisse d’un innocent, au lieu d’une menace. Serënn, vous vous montrez plus méfiant, et vous êtes conscient que si l’individu a été agressé, c’est qu’il doit il y avoir non loin un agresseur…

Vous vous tenez proches, et bien que vous ayez intimé l’ordre à votre demoiselle de se cacher, rien n’indique qu’elle va vous écouter et vous laisser affronter la menace seule. Les bois autour de vous ont retrouvé un silence de cathédrale, et rien ne vous alerte, à part le craquement hasardeux de quelques branches. Les aurores boréales semblent de plus en plus vives, et éclairent bien la petite clairière que vous aviez choisi comme poste d’observation. Vous êtes entourés par la pénombre, le silence et la crainte d’être éminemment attaqués.

C’est tout aussi brusquement qu’un autre craquement vous alerte : plus loin cette fois-ci, ce qui vous laisse le temps de deviner d’où vient le bruit. Vous vous laissez approcher, prêt à répliquer à la moindre occasion. A votre grande surprise, c’est un sindarin qui surgit hors du bois. Il est armé d’une épée dont le manche est tâché de sang. Il se tient le bras droit, qui semble déboîté, et dissimule sous sa main une blessure ouverte. En vous découvrant, il a l’air surprit, et laisse immédiatement tomber son épée sur le sol. Choqué, il prend les devant et s’adresse à vous.

« Ne m’attaquez pas ! Je ne vous veux aucun mal. » Il s’arrête, et regarde autour de lui. Il est visiblement là pour quelque chose, qui n’est pas vous. Quand il remarque l’individu au sol, il ne réprime pas un soupir satisfait. « Je te tiens, enfoiré… »

A ces mots, il vous regarde, impassible. « Je suis Eclari, et je le suis depuis Argyrei. J’en suis parti peu avant les premières neiges… A la poursuite de ce salaud qui m’échappe depuis. Il nous a volé quelque chose, un document qui pourrait nous être de la première importance pour expliquer le merdier qui nous condamne tous… Remettez-moi l’individu, s’il vous plaît. »

Il ne paye pas beaucoup de mine, avec son bras pendant, mais il parle avec un incroyable aplomb. Cependant, rien ne vous indique qu’il dit vrai : allez vous vous fier à ce nouvel inconnu ? N’est-il pas lui-même le ladrini qu’il accuse ? Ne serait-ce pas un piège pour vous amadouer ? Et une dernière chose… A-t-il bien parler de neige en Argyrei ?


★★★★★

LES REGLES :


  • Vous devez poster votre message à la suite de celui-ci.
  • Votre message fera office de conclusion à ce chapitre de l'histoire: le messager n'interviendra plus à votre aventure... Jusqu'à la prochaine fois.
  • Vous êtes libre de développer comme vous le souhaitez, et autant que vous le souhaitez.
  • Bon jeu !





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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Jeu 13 Déc - 11:27

Au grand étonnement d’Esha, son compagnon exposa son refus quant au fait de ramener l’homme à la capitale pour l’y faire soigner, cette dernière plongeant ses émeraudes dans les siennes ; à la fois interrogatrice et choquée. Serënn expliqua que la présence du malheureux incluait forcement une seconde personne. Qui pouvait tout aussi bien être ledit malfrat qu’une victime qui se serait montrée plus coriace que lui. Dans un cas comme dans l’autre le Sindarin se refusait de prendre un tel risque. La Nomade fronça le nez. Elle comprenait le résonnement de Serënn ainsi que sa prudence, mais se refusait à lui donner totalement raison.

« On ne peut pas non plus se contenter de l’abandonner là. Quand bien même ce serait un criminel notoire, ce n’est pas à nous de faire son procès ici et maintenant, mais aux personnes habilités et compétentes. » Voulut faire entendre raison Esha. Cependant, elle reconnu qu’il serait imprudent de prendre la route avec une supposée victime ou menace dans le dos.

Un frisson la quitta quand du mouvement se fit entendre autours d’eux. Geeti grognant plus férocement encore, son poil hérissé la faisant quasiment doubler de volume. Serënn ordonna alors à sa tendre compagne d’abandonner le blessé et de se mettre à l’abris ; affirmant que si c’était bel et bien un ennemi qui rôdait dans l’ombre.. il saurait s’en charger.

Une vague d’inquiétude à l’égard de son aimé la submergea, ne pouvant s’empêcher de penser à sa blessure malgré ses talents de guerrier. Une part d’elle se savait également être une gêne et source de risque pour lui, si le rôdeur décidait de s’en prendre à elle. Esha se mordit durement la lèvre, en proie au doute.

Soudain le bruit d’un craquement fut perçu au loin. Aussitôt la Nomade braqua ses prunelles dans sa direction. Le spectacle au-dessus de leur tête semblait s’être sensiblement intensifié, puisqu’offrant plus de luminosité qu’auparavant. Ainsi le duo put entrapercevoir une silhouette entre les arbres. L’instant suivant, un homme appartenant vraisemblablement au peuple de Serënn apparu.

Armé d’une épée, son bras droit pendait et semblait particulièrement douloureux. Esha remarqua aussi d’ici le sang qui perlait de sa main. Apparemment surpris de rencontrer d’autres personnes ici – et supposément menacé par une flèche encochée à l’arc de Serënn, il demanda aussitôt de ne pas l’attaquer ; affirmant qu’il ne leur ferait aucun mal.

La Terran cligna des paupières. Quand le nouvel arrivant remarqua la présence du blessé et sembla le reconnaître, Esha adopta spontanément une posture défensive à l’égard du malheureux et se plaça subtilement devant lui. Dans l’attente de plus amples explications. Le Sindarin affirma que cet individu était en réalité un criminel doublé d’un fieffé voleur et qu’il le traquait depuis Argyrei, peu de temps avant …

« Les premières neiges ? » D’une voix basse et teintée d’une réelle surprise. Ses terres natales n’avaient jamais été sujettes à des chutes de neige. Quand même les nuits dans le désert pouvait être particulièrement glaciale. Mais après tout. Les aurores boréales n’avaient également pas lieu d’être en Eridania. Et pourtant.. Cette convergence, fallait-il finalement et raisonnablement s’en inquiéter ?

C’est en tout cas ce qu’affirmait le prétendu Eclari, tenant un discours plutôt alarmant et étonnement ordurier. Ce qui contrastait avec l’érudit calme et pacifiste rencontré plus tôt dans la journée. Il mentionna également la présence d’un document important que le blessé leur avait soi-disant dérobé et qui saurait apporter des éléments de réponse. Le regard d’Esha dériva un instant en direction du supposé malfrat, qu’elle détailla simplement de pieds en cap, avisant ensuite du comportement de Geeti, avant de revenir au Sindarin. En quête du moindre détail. Elle convenu toutefois de ceci.

« Vous êtes blessé mon brave. Vous devriez vous laisser conduire à Hespéria avant toute chose. Je gage que cet homme ne puisse s’enfuir de lui-même dans cet état. » Supposa la nomade d’une voix rendue égale et bienveillante ; malgré son trouble. Voyant là une méthode pour rapprocher ces hommes de la capitale et de ses autorités. Ils seraient – en toute logique - mieux à-même de confirmer leur identité et de les soigner.  Si l’homme était ce qu’il prétendait être, il n’y verrait normalement aucune objection. Et puis en l’état actuel il pouvait difficilement combattre. Autant éviter les effusions inutiles.
 


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Jeu 13 Déc - 16:56

Ma belle compagne me dévisagea d'un air aussi choqué qu'interrogateur lorsque je refusai de m'occuper du blessé, puis elle fronça son adorable petit nez une fois que je lui en eus expliqué les raisons, pas convaincue le moins du monde visiblement:

"On ne peut pas non plus se contenter de l’abandonner là. Quand bien même ce serait un criminel notoire, ce n’est pas à nous de faire son procès ici et maintenant, mais aux personnes habilitées et compétentes."

Je levai brièvement les yeux au ciel d'un air faussement exaspéré avant de lui rétorquer, un sourire tendrement amusé aux lèvres:

"Je croyais que mon cheval était têtu, mais c'était avant de te rencontrer ma douce!"

Je lui désignai néanmoins un groupe d'arbres susceptible d'offrir une bonne cachette et la pressai de s'y réfugier pour que je puisse me charger de l'éventuel fou traînant dans le coin, mais un nouveau craquement de branche nous fit nous figer sur place. Il provenait d'un peu plus loin cette fois, pas assez pour qu'Esha ait le temps de se dissimuler et moi de disparaître dans les frondaisons, mais suffisamment pour que j'aie le loisir de me placer de façon à avoir le blessé et le nouvel arrivant dans mon champ de vision et à pouvoir aisément m'interposer entre Esha et le potentiel agresseur. La lumière des aurores s'était assez amplifiée pour que nous y voyions clair, du moins jusqu'à l'orée de la clairière, ce qui nous permis bien vite de discerner le nouvel arrivant: un Sindarin salement amoché au bras et muni d'une épée qu'il lâcha dès qu'il nous aperçut. Visiblement surpris et choqué, il s'exclama qu'il ne nous voulait aucun mal et nous demanda de ne pas l'attaquer, puis il aperçut le blessé et soupira d'un air satisfait:

"Je te tiens, enfoiré…"

Je m'assombris légèrement à ces mots: lequel des deux tiendrait l'autre, voilà qui resterait à définir, pour l'heure c'est moi qui le tenais en joue et il avait tout intérêt à montrer patte blanche s'il ne voulait pas finir avec une coudée de bois dans les tripes. Avec un aplomb quelque peu démesuré compte tenu de sa précaire situation, il ajouta:

"Je suis Eclari, et je le suis depuis Argyrei. J’en suis parti peu avant les premières neiges… A la poursuite de ce salaud qui m’échappe depuis. Il nous a volé quelque chose, un document qui pourrait nous être de la première importance pour expliquer le merdier qui nous condamne tous… Remettez-moi l’individu, s’il vous plaît."


Je remarquai à cet instant qu'Esha s'était positionnée devant le blessé afin de le protéger, cela alors même qu'il pouvait fort bien être un assassin sanguinaire, si bien que ce n'est que lorsqu'elle demanda d'une voix basse et surprise s'il avait bien parlé de neige à Argyrei que je percutai l'incongruité de la chose. Mon premier réflexe fut de penser qu'il nous racontait n'importe quoi, il n'avait jamais neigé sur Argyrei pour ce que j'en savais, mais... il n'était pas censé y avoir des aurores boréales dans le ciel d'Eridania non plus. Perplexe, je jetai un rapide coup d'oeil à Esha, sans parvenir à capter son regard car elle observait pensivement le blessé, puis sa renarde hérissée avant de reposer son attention sur le Sindarin à qui elle déclara d'un ton bienveillant:

"Vous êtes blessé mon brave. Vous devriez vous laisser conduire à Hespéria avant toute chose. Je gage que cet homme ne puisse s’enfuir de lui-même dans cet état."

Je fronçai les sourcils de contrariété à ces paroles: l'un des deux nous mentait, mais nous ne savions absolument pas lequel des deux racontait des bobards et il était hors de question que nous relâchions notre vigilance avant d'en avoir le coeur net. Les emmener tous deux à Hesperia, où nous pourrions quérir l'aide des autorités et trouver un médecin était une bonne idée, dans le fond, mais. Mais j'étais le seul en état de hisser le blessé inconscient sur l'un de nos chevaux et cela m'obligerait à lâcher mon arme, ce qui était à mon sens la mauvaise idée du siècle. Aussi intervins-je rapidement d'un ton dur:

"L'un de vous deux ment comme un arracheur de dents, sieur, et nous ne vous remettrons certainement pas cet homme avant d'en avoir le coeur net. Commencez par vous écarter de votre arme, et pas de gestes brusques si vous tenez à votre peau."


Je m'adressai ensuite à Esha d'un ton beaucoup plus doux:

"Fouille le blessé pour voir s'il a vraiment un tel document sur lui, veux-tu?"


Semblant fortement ennuyé par nos paroles, le Sindarin crut bon de rétorquer d'un ton pressant:

"Je n'ai pas le temps d'aller à Hespéria. Vous ne comprenez pas ce qui est en jeu, il est impératif que je ramène au plus vite ce document à Amaryl, d'innombrables vies en dépendent! Laissez-moi l'emmener, c'est d'une extrême importance!"


Inflexible, je lui répliquai froidement que la seule chose importante pour lui à l'heure actuelle était que je ne desserre pas les doigts. Personne ne bougerait de cette clairière avant que j'aie défini lequel de ces deux indésirables visiteurs nous menait en bateau, et si nous ne parvenions pas à éclaircir ce point c'est ficelés comme des rôtis que nous les emmènerions à la capitale.
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Jeu 13 Déc - 22:03

En réalité Esha savait pertinemment que les ramener à Hespéria serait impossible dans leur situation, puisqu’incluant que Serënn hisse le premier et se détourne donc du second. Hors rien n’indiquait que le Sindarin n’était pas une menace. Ni que le supposé voleur ne reprenne pas connaissance  sur la route et oppose une soudain résistance. Sait-on jamais. Elle aurait surtout aimée voir les réactions de leur opposant. Qui malgré l’état de son épaule semblait plus que pressé de reprendre la route et rejoindre rapidement Amaryl.

La nomade n’était franchement pas convaincue qu’il puisse voyager en étant ainsi blessé et avec cette météo devenue dangereusement capricieuse. Mais si le document mentionné était si important et son cheminement une priorité absolue .. cela pouvait expliquer son urgence.

Sur un ton ferme et tranchant comme un lame, Serënn rappela pourtant durement son congénère à l’ordre. L’un de ces hommes était forcément un menteur et un gredin d’après lui. Il se devait de démêler le vrai du faux avant de l’autoriser à faire quoique ce soit. Il ordonna à l’inconnu de s’écarter de son épée qu’il avait précédemment jetée au sol.

Puis d’une voix rendue sensiblement plus douce et tendre, il demanda à Esha de fouiller le malheureux et voir si ledit document se trouvait bien en sa possession. La Nomade esquissa un petit hochement de tête et s’y attela donc. Elle fit preuve d’une infinie précaution à son égard. Comme si notre danseuse craignait d’aggraver son état ou de lui faire mal. Elle s’alarma d’ailleurs de son extrême pâleur.

Sous le regard attentif de sa petite renarde, Esha chercha dans toutes les poches et coutures de ses vêtement. Un froissement de papier se fit entendre dans l’une des caches intérieure de son manteau. Doucement elle sortit un enveloppe portant vraisemblablement le sceau des Eclaris. Le document était complètement froissé et abimé, comme si on avait tenté de l’arracher des mains. Il y avait également de nettes et fraiches traces de sang ; qui pouvaient êtres liées à cette blessure que le Sindarin avait à la main. La Terran fut étonnée de cette trouvaille et questionna un instant son compagnon du regard. Mais en un sens ça ne prouvait pas grand-chose. Après tout s’il avait volontairement agressé l’homme pour ces papiers, il était logique qu’il en connaisse la source et son contenu.

Soudain et aller savoir pourquoi, mais la Nomade voulut alors s’assurer de quelque chose. Un simple détail. Sous couvert des regards du prétendu Eclari, toujours maintenu en respect par Serënn. C’est avec prudence qu’elle se saisit de l’une des mains de l’inconnu et l’examina scrupuleusement. Ça paraissait stupide comme idée mais .. les mains étaient souvent révélatrices du labeur d’un individu, en fonction des cales et des cicatrices présentes. Ou non.

Les Eclaris étaient avant tout des individus de Science et de Savoir. Ce qui impliquait nécessairement de longues années d’études au milieu des livres. Et tout comme pour les libraires, les archivistes et même les bibliothécaires, il arrivait que l’encre aille jusqu’à pénétrer la pulpe des doigts à force de manipuler les anciens ouvrages. À ce même titre, ceux qui écrivaient régulièrement et des heures durant développaient souvent ce que l’on appelle ‘’la boule de l’écrivain’’. Littéralement une bosse qui se formait à force de tenir la plume d’une même main. Tout en faisant son inspection, Esha murmura d’une voix hésitante et timide ; tant cette hypothèse lui paraissait ridicule, voire hasardeuse.

« Est-ce que .. Est-ce que tu peux lui demander de nous montrer ses mains ? S’il te plaît Serënn. » À l’intention de son âme-sœur.

Et au cas où son compagnon émettrait des doutes ou s’interroge .. La Terran se contenta d’indiquer silencieusement l’état des mains du blessé. Notons qu’elles étaient dépourvues de callosité et n’avait aucun signe d’usure, ni de blessure qui pouvait être relié à un travail de force. Ou même le maniement fréquent d’une arme.

En revanche, toutes les deux avaient bel et bien des traces d’encre sur les doigts ainsi que sur les manchettes de sa chemise en lin usée ; incrusté dans le tissu. Il avait aussi cette fameuse bosse sur l’index de sa main gauche. Esha espérait que Serënn suive alors son raisonnement, aussi saugrenu soit-il en apparence. Peut-être que la réaction de son vis-à-vis apporterait aussi indirectement un élément de réponse.
 


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Sam 15 Déc - 13:33

Acquiesçant à ma demande d'un petit hochement de tête, ce fut avec tout un luxe de précautions que ma tendre compagne se mit à fouiller l'homme inconscient, comme si elle craignait d'agraver son état, tandis que je continuai à tenir en joue le Sindarin. Bien que visiblement ulcéré par la situation, ce dernier demeura pourtant prudemment immobile, mais je vis une grimace de contrariété apparaître sur son visage lorsque ma bien-aimée finit par extirper une lettre froissée et tachée de sang des poches de l'homme. Bon, au moins le document cité existait-il, mais cela ne nous avançait guère pour déterminer lequel des deux nous mentait. Alors que je réfléchissai à une manière de démêler ce sac de noeuds, Esha me murmura soudain:

"Est-ce que .. Est-ce que tu peux lui demander de nous montrer ses mains ? S’il te plaît Serënn."

Je lui jetai un coup d'oeil étonné, ne comprenant tout d'abord pas la raison de cette demande, puis je vis qu'elle me désignait discrètement les mains de l'homme à terre comme pour m'inciter à y prêter attention. Perplexe, je les examinai durant un bref instant avant de comprendre soudainement le sens de sa requête en découvrant des taches d'encre sur les doigts du blessé, par ailleurs dépouvus des cals que confèrent le maniement des armes. L'homme avait des mains d'érudit, cela ne faisait pas le moindre doute. J'adressai un sourire appréciateur à mon aimée, trouvant son idée des plus ingénieuses, puis je refis face au Sindarin et lui ordonnai durement:

"Montrez-nous donc un peu vos mains, sieur, que nous puissions juger de votre prétention d'être un Eclari."

Ce ne serait pas une preuve indubitable bien sûr, tous les Eclaris n'étaient pas des rats de bibliothèque et rien ne permettait d'affirmer que l'un d'eux ne fut pas un voleur, mais le fait demeurait qu'il était rare qu'ils manient suffisamment les armes pour avoir des mains de guerrier. Mon exigence sembla d'ailleurs fortement ennuyer le Sindarin qui ne fit tout d'abord pas mine d'obtempérer, mais il finit par s'y résoudre lorsque je tendis un peu plus mon redoutable arc long d'un air sombre et nous présenta enfin ses mains. Un seul coup d'oeil me suffit pour voir que, contrairement à l'homme à terre, le Sindarin était un habitué du maniement des armes, si bien que je repris d'un ton plus menaçant:

"Je vous suggère vivement d'arrêter de nous prendre pour des abrutis, sieur, ma patience s'amenuise et mes doigts tiennent de moins en moins fermement cette corde dont dépend votre vie..."

Le Sindarin jura copieusement, puis il admit d'un ton rageur:

"D'accord, je vous ai menti en me prétendant Eclari, j'espérais juste vous convaincre plus rapidement et je reconnais que c'était une erreur. Mais cet enfoiré a bien volé un document de la plus haute importance. Tout ce que je veux c'est ce foutu papier, les sages d'Argyrei offrent une bonne récompense pour le récupérer et j'ai besoin de cet argent pour nourrir ma famille. Faites ce que vous voulez de cette vermine, je me fous qu'il vive ou qu'il meure, mais donnez-moi ce papier pour que je le rapporte à ses propriétaires légitimes."

Je fronçai les sourcils à ces propos, même s'ils s'approchaient sans doute plus de la vérité le fait qu'il ait commencé par mentir ne m'incitait nullement à les prendre pour argent comptant:

"Admettons que ce document ait bien été volé, mais qu'est-ce qui me dit que l'homme que vous avez blessé n'est pas un Eclari qui serait parvenu à récupérer le bien volé et s'apprêtait à le ramener à ses pairs? Et que si vous l'avez attaqué, c'était uniquement pour toucher cette prime que vous évoquez, et non parce qu'il est un voleur?"

Je tournai brièvement la tête vers Esha et ajoutai à son intention:

"J'ai effectivement lu récemment dans le journal du Messager qu'un important document en lien avec la conjonction avait été dérobé à Amaryl, mais je n'ai pas la moindre bribe de confiance en ce menteur et je n'aime pas toute cette histoire. Si ce papier est réellement crucial pour la compréhension de ce qui se passe actuellement, je pense que nous ferions bien de le ramener nous-mêmes à qui de droit, au moins nous serons sûrs qu'il atterrira entre de bonnes mains. Qu'en penses-tu?"

J'avais bien conscience que cela l'obligerait à quitter sa troupe durant un bon mois, Amaryl n'était pas la porte d'à côté, mais un tel voyage nous donnerait l'occasion de passer plus de temps ensemble et, peut-être, d'en apprendre plus sur ce qui se tramait. J'espérai qu'elle accepterait cette proposition mais, bien entendu, je me rangerai à sa décision, pouvant parfaitement comprendre qu'elle ne souhaitât pas s'absenter aussi longtemps de Valencia ou courir les risques d'un tel périple en ces temps troublés.
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Dim 16 Déc - 14:58

Si au début Serënn parut perplexe face à la demande de la Nomade, il sembla toutefois rapidement suivre son cheminement lorsqu’elle lui présenta les mains de l’homme, comme bon indicateur à sa profession, et lui offrit un sourire entendu et appréciateur. Esha ne put s’empêcher de prendre quelques rougeurs malgré la situation tendue. Comme s’il était surprenant, voire même parfaitement incongru que son compagnon lui prête une oreille aussi attentive. Toujours est-il qu’à la demande d’Esha il ordonna durement à son vis-à-vis de lui montrer ses mains. La nomade observa Serënn non sans un mélange de respect et de crainte. Elle ne l’avait jamais vu aussi ouvertement menaçant et guerrier envers quelqu’un ; tout en réussissant pourtant à se faire douceur sitôt qu’il reposait son regard sur elle. Comme maître absolu de ses émotions – et de la situation.

À défaut de composer une preuve solide ç’eut au moins le mérite de déstabiliser l’homme, qui se montra réticent une demi-seconde, avant que Serënn menace de décocher. Le supposé Eclari montra alors ses mains. D’ici l’on put remarquer une nette différence avec celles de la victime. Couplé à son attitude, il ne semblait plus faire aucun doute. Sur un ton rendu consciemment autoritaire et malveillant, Serënn crut bon de faire comprendre à son congénère qu’il était grand temps de dire la vérité. De préférence avant que ses doigts ne fatiguent et relâchent la corde. À ses mots Esha écarquilla légèrement les yeux et jeta un regard à la fois suppliant et inquiet en direction de son aimé, consciente qu’il en serait capable ne serait-ce avant tout pour la protéger. Mais il y avait déjà eu assez de sang et de violence à son goût .. pour ce qui ne restait au final qu’un simple morceau de papier.

Face à cet ultime avertissement, notre bonimenteur accepta enfin de tout révéler. Il n’était pas Eclari, mais prétendait que le malheureux se trouvant au sol  était bel et bien en revanche un voleur et Argyrei promettait une forte récompense à celui qui ramènerait le précieux document. Le Sindarin le vit alors comme une chance de mettre sa famille à l’abris pour un temps. Quand bien même il aurait du abattre cet homme, dont la survie lui importait peu.

Un éclat mêlant à la fois tristesse, compassion et incompréhension naquit dans les prunelles émeraudes d’Esha. À la fois sincèrement désolée que lui et sa famille traversent de tels difficultés, mais tout aussi accablée de voir jusqu’où cela pouvait mener. Ce monde ne tournait décidément pas rond. À moins que ce ne soit elle qui résonnait dans le mauvais sens. Force est de reconnaitre que cet altruisme dont elle faisait preuve en toute circonstance la rendait ‘’déconnectée’’ de cette réalité parfois trop cruelle.

À ce propos d’ailleurs, le Sindarin demanda à Serënn de le laisser au moins récupérer la lettre, qu’il puisse la remettre à ses légitimes détendeurs et bénéficie de la prime associée. Mais ce dernier refusa. Bien qu’il reconnu cette version plausible en comparaison de la précédente, rien n’indiquait que cet Eclari était le présumé voleur. Peut-être avait-il justement réussi à reprendre ces documents et que la Sindarin l’agressa dans le but d’empocher la récompense. Le regard de l’homme se durcit d’avantages au propos de Serënn, qui détourna un instant son attention de lui pour s’adresser à sa danseuse.

Il lui avoua avoir eut vent de cette affaire de lettre dérobée en lien avec la convergence, ce qui étonna Esha – ne voyant pas à quel moment il aurait été informé de ça. Compte-tenu aussi de son importance et puisque ne faisant aucunement confiance au malandrin face à lui, il ajouta qu’ils feraient peut-être mieux de le remettre en main propre.

La Nomade fut prise de court. Elle ne s’attendait évidement pas à ce que tous deux héritent d’une mission de ce type. D’autant plus en essayant de passer une soirée en amoureux à l’origine ! Mais comme l’avait souligné Serënn, le contenu de cette enveloppe apporterait peut-être son lot de réponses sur la Convergence ; qui touchait supposément tout Isthéria. Mais cela imposait évidement de quitter Valencia pour minimum un mois.

Le regard d’Esha dériva alors inconsciemment vers le document, réfléchissant. Ce serait sûrement pur égoïsme de faire comme si de rien n’était et refuser d’intervenir. Mais quitter Valencia.. La nomade ne s’était jamais éloignée de son nouveau chez elle. Où elle s’était pour ainsi dire ressentie en sécurité et reconstruite. L’idée de s’en éloigner pour sillonner les routes en était donc presque effrayante pour elle. Pourtant elle céda, car se disant après tout sous bonne garde avec Serënn. Et puis les évènements de l’après-midi avaient suffisamment inquiétée Esha pour la pousser à quitter la capitale. Quand bien même son esprit avait du simplement lui jouer des tours, tant ça lui paraissait invraisemblable après tout ce temps.

«  Tu as sûrement raison. Pensons à ramener ce malheureux en ville avant de programmer notre départ. » Souffla nerveusement la Nomade tout en offrant un sourire tendre à son amour, doutant fortement que l’autre ait la civilité de le faire après l’avoir lui-même mis dans cet état. De toute façon, le couple ne partirait pas à l’aventure dés ce soir. Ce dernier pesta en voyant la prime définitivement lui filer sous le nez, sifflant supposément un tonnerre d’injures et de protestations. Ce qui mit Esha mal à l’aise et la fit se recroqueviller.

«   Vous devriez laisser votre arme où elle est et partir. Cette histoire a déjà causé assez de dégâts comme ça.. » Lui conseilla la Nomade d’une voix basse. Ou bien le Sindarin risquait de se prendre une flèche ou d’être trainé jusque dans une geôle. Partant du principe qu’il avait fait ça par nécessité.. Esha trouvait ça plus juste d’en rester là. Mais restait à voir si Serënn serait du même avis. Après tout c’est lui qui tenait l’arc.
 


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Lun 17 Déc - 16:16

Une légère rougeur gagna les joues de ma compagne lorsque je lui souris d'un air appréciateur, comme s'il lui paraissait presque incongru que je tienne compte de son idée pourtant pleine de finesse. Une fois encore je mesurai quel genre d'homme pitoyable avait du être son ancien mari, s'il avait été capable de la frapper je doutai fort qu'il ait seulement pris la peine de l'écouter. Quelle tristesse...mais le moment était mal choisi pour s'étendre sur le sujet et j'ordonnai durement au Sindarin de me montrer ses mains. Non sans réticence, il finit par nous les présenter et je l'enjoignis alors rudement d'arrêter de nous prendre pour des sots sous peine de se prendre ma flèche dans les tripes. Du coin de l'oeil, je vis mon Aimée me jeter un regard inquiet et suppliant, ce qui ne m'étonna nullement compte tenu de sa bonté d'âme. Je l'aurais bien rassurée sur mes intentions, je n'étais pas du genre à prendre une vie sans y être vraiment contraint, mais cela aurait atténué la menace aux yeux du Sindarin et je m'en abstins donc, la mort dans l'âme à l'idée qu'elle puisse me croire capable de tuer de sang-froid un être qui ne nous avait somme toute rien fait.

Après qu'il nous eut enfin servi une histoire un peu plus plausible, et subi mon net refus de lui remettre le précieux document, je proposai à Esha de ramener nous-mêmes le papier à Amaryl en prenant bien soin de lui laisser la décision finale. Visiblement prise de court, ma tendre amie prit quelques instants pour réfléchir tout en examinant pensivement le document. Je lui laissai tout le temps nécessaire, conscient - au moins en partie - de ce qu'une telle aventure impliquait pour elle. La pensée me vint subitement que cela pourrait aussi l'effrayer de retourner en Argyrei, pays dont elle était indubitablement originaire, après ce qu'elle y avait vécu. J'ignorai où résidait celui qui l'avait tant maltraitée, mais dans tous les cas aller là-bas signifierait s'en rapprocher et j'aurais compris sans mal qu'elle s'y refuse. Pour ma part j'étais divisé, d'un côté j'espérai bien ne jamais le croiser, sachant que si cela advenait je lui planterai sans hésiter ma lame dans le coeur pour ce qu'il avait fait, mais d'un autre... Esha pourrait peut-être plus facilement se défaire de ses peurs si elle n'avait plus à craindre qu'il la retrouve. Tout à mes pensées, je sursautai légèrement lorsqu'elle répondit enfin à ma proposition d'un souffle, visiblement aussi tendue que mon arc:

"Tu as sûrement raison. Pensons à ramener ce malheureux en ville avant de programmer notre départ."

A ces mots, le Sindarin jura comme un charretier et nous insulta copieusement, ce qui eut pour effet que ma douce moitié se recroquevilla comme en prévision d'un coup. Je m'assombris notablement à cette vue, mais contrairement à ce que je craignais, Esha osa néanmoins ajouter d'une voix basse:

"Vous devriez laisser votre arme où elle est et partir. Cette histoire a déjà causé assez de dégâts comme ça..."

J'approuvai d'un léger hochement de tête et ajoutai d'un ton polaire:

"Suivez ce sage conseil, sieur, et gardez-vous bien d'oser insulter une fois de plus ma compagne ou je vous jure que vous ne vivrez pas assez longtemps pour le regretter."

Aveuglé par la rage de voir la prime promise lui filer sous le nez, l'homme se précipita vers sa lame à terre en s'exclamant:

"Allez vous faire foutre, enfoirés!"

Aurais-je été seul qu'il se prenait mon trait dans la gorge, mais je savais qu'Esha le vivrait très mal et je déviai juste assez mon tir pour que la flèche ne fasse que lui frôler le visage d'assez près pour qu'il en sente le vent en prévenant:

"Dernière chance, sieur, n'allez pas vous imaginer que j'ai manqué ma cible..."

Déjà une deuxième flèche avait remplacé la première et, s'il commettait l'erreur de faire encore le moindre geste en direction de son arme, celle-là ne le manquerait pas. Blême, le Sindarin eut fort heureusement le bon sens de reculer puis, après un dernier regard haineux à notre adresse, de décamper en nous maudissant copieusement. Je le suivis des yeux jusqu'à être certain qu'il filait pour de bon, soulagé de ne pas avoir été contraint de l'éliminer, puis je rejoignis Esha et caressai tendrement sa joue en lui murmurant:

"C'est fini mon Amour, tout va bien."

Je déposai un doux baiser sur son front puis me reculai un peu pour accrocher son regard et ajouter avec une légère grimace de dérision:

"Ce n'est pas exactement ce que j'avais imaginé pour cette soirée, mais au moins nous nous en souviendrons de cette première sortie en amoureux. Enfin, nous ferions bien de ne pas traîner si nous voulons avoir une chance de sauver ce malheureux."


Joignant le geste à la parole je remisai mon arc et chargeai le blessé sur mon cheval. J'aurais sans doute pu le soigner, mais sa plaie était importante et cela m'aurait notablement affaibli, ce qui me semblait risqué avec le Sindarin toujours dans les environs. Mieux valait le confier à un médecin de la capitale, ou au moins attendre d'être en lieu sûr pour que j'use de ma magie. Une fois que nous eûmes pliés nos quelques affaires et que nous nous fûmes mis en route, je souris amoureusement à la belle danseuse et remarquai:

"Je suis heureux que tu aies accepté de faire ce voyage, ainsi je pourrai te faire découvrir un peu mon monde..."

J'étais heureux d'être à ses côtés, que ce soit dans le cadre de sa troupe ou pas, mais l'idée de voyager seul avec elle m'enchantait plus que je n'aurais su le dire. Un tel périple nous donnerait l'occasion d'apprendre vraiment à nous connaître et nous profiterions d'une intimité bien plus grande que celle, forcément restreinte, qui était possible au sein des saltimbanques.
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Lun 17 Déc - 21:29

Pour le plus grand soulagement d’Esha, son compagnon soutint sa décision quant au fait d’en rester là et laisser le Sindarin s’en aller ; quoiqu’en laissant toutefois son arme derrière. Quand bien même il était responsable des blessures de l’Eclari, il y avait eu bien assez d’effusions pour aujourd’hui. Serënn recommanda donc à son congénère de suivre ce précieux conseil. Et de s’abstenir de se montrer une nouvelle fois injurieux envers sa promise. Mais sous le coup de la colère et tonnerre de jurons, ce dernier voulut reprendre son épée, dans la ferme intention d’en faire usage.

Esha hoqueta à la fois de surprise et de peur en voyant l’action. À la demi-seconde qui suivit, une flèche frôla dangereusement le visage du Sindarin. Celui-ci se stoppa net dans son élan, soudain échaudé. Toute aussi choquée, le regard de notre danseuse dériva vers Serënn, qui en avait déjà encoché une seconde. D’une voix peut-être bien moins tempérée que précédemment il avertit l’homme une dernière, affirmant que ce trait l’avait sciemment évité. Mais que ce ne serait plus le cas au second. Le Sindarin tout comme Esha blêmirent à cette annonce, avant que l’imprudent prenne la fuite. Sous le regard attentif de notre couple et les jappements menaçants de Geeti.

Ce n’est qu’une fois assuré qu’il était définitivement parti que Serënn rejoignit son aimée. Tout en glissant une main contre sa joue et embrassant son front, dans un geste assurément protecteur, il rassura Esha en affirmant qu’il n’y avait plus rien à craindre. La Nomade accueillit cette démonstration de tendresse par un sourire, avant que ses méandres captent les siennes. Il tenta alors de dédramatiser ce qu’il venait de se passer par une légère pointe d’humour ; avouant qu’il aurait espéré plus romantique comme soirée. Esha fut totalement prise au dépourvue, cligna des paupières en signe d’étonnement, avant de rire nerveusement mais de bon cœur.

« Je vais surtout finir par croire que les Dieux me poussent à la reconversion, à force de semer tous ces blessés. » Avant d’opiner quant au fait qu’ils devaient ramener le malheureux en ville. Les pouvoirs de Serënn auraient effectivement pu être mis à contribution. Mais Esha aurait sans aucun doute refusée qu’il subisse un tel contrecoup ; encore moins en sachant qu’un Sindarin courroucé rôdait. Au lieu de quoi le couple remballa rapidement leurs affaires et se tenu prêt à reprendre le chemin inverse.

« Fais attention mon cœur, s’il te plaît..» Murmura la Nomade quand son compagnon hissa le blessé sur la monture, soucieuse vis-à-vis de sa propre blessure. Quand tous deux finalement assurés que l’Eclari ne chuterait pas en route, ils se mirent en selle. Pour l’occasion la Nomade était montée avec Serënn. Au moins ils avaient trouvés matière à se rapprocher. Placée devant lui, elle se lova littéralement  contre et profita ainsi de sa chaleur.

Si une bonne partie du trajet se fit au début en silence, probablement le temps que l’adrénaline redescende et qu’ils retrouvent un sentiment de sécurité, le Sindarin finit par déclarer qu’il était heureux qu’Esha ait acceptée d’entreprendre ce voyage ; voyant là une occasion de lui faire découvrir son monde – et d’être à deux. La charmante danseuse pivota légèrement sa tête pour lui offrir un regard au coin. Elle lui sourit doucement et réclama un baiser. Mais force est d’admettre que la crainte d’arpenter Argyrei était présente. Dés lors qu’Esha avait quittée sa tribu, elle pensait avoir définitivement tirée un trait à son ancienne vie, à ce désert qui l’avait vu naître et lentement dépérir. Hors la voilà coursière pour un parfait inconnu, en compagnie de son précieux mais controversé amour. Son regard émeraude remonta en direction des magnifiques aurores boréales, pensive.

« Je me demande quel genre phénomène touche les autres royaumes. Tu n’es pas inquiet pour Canopée ? » S’informa Esha, ne pouvant que sincèrement le comprendre auquel cas.

Puis le duo réapparu en ville. Sans surprise, les gardes qui surveillaient l’accès principale furent interpellés à la découverte de l’Eclari. La Nomade expliqua d’une voix calme et rendue habituellement doucereuse la situation, évitant volontairement d’évoquer les détails qui vaudraient une enquête un peu trop approfondie. Puis s’informa de l’adresse d’un guérisseur. L’un des soldats sembla s’en contenter et lui indiqua l’emplacement d’un cabinet médical, ainsi que les ruelles qu’ils pouvaient emprunter sans encombre – faute à la foule – pour s’y rendre. Esha l’en remercia avant de jeter un regard entendu à Serënn, le laissant les mener.

Le duo mettra en tout dix minutes avant de trouver l’adressa du soigneur. Tandis que son compagnon se chargerait probablement du malheureux, notre danseuse tambourina contre la porte. Des chandelles furent allumées à l’intérieur de la bâtisse avant que son propriétaire ouvre la porte, une trentenaire à la chevelure de feu ; assurément tirée du lit. Esha s’excusa platement de l’importuner à cette heure devenue tardive, mais expliqua qu’un des gardes lui avait indiqué son cabinet comme le plus proche. Et au vu de l’urgence.

Le regard azuré de la médecin lorgna en direction du Sindarin et de l’Eclari, avant de les inciter d’une voix bienveillante à entrer et d’installer le blessé sur la table. La Nomade proposa spontanément d’aider son aimé. Ceci fait la guérisseuse se mit aussitôt au travail, ses mains au préalable stérilisées ; tout en remerciant les deux samaritains de s’être occupé de lui. Esha comprit alors qu’elle intimait poliment notre duo de la laisser. La Nomade ne put s’empêcher de se montrer soucieuse pour l’Eclari, espérant alors qu’ils n’aient pas agis trop tard. La mort dans l’âme et après remercié la rouquine d’en prendre soin, elle se résigna donc à repartir.


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Mer 19 Déc - 15:41

Une fois que le Sindarin eut détalé je m'approchai d'Esha pour la rassurer tendrement, ce qui me valut un beau sourire, puis je tentai de détendre un peu l'atmosphère en plaisantant. Ma douce compagne parut totalement prise de court par cet humour mais, après avoir cligné des yeux d'étonnement, elle éclata d'un rire nerveux et répliqua qu'elle allait surtout finir par croire que c'était une incitation à se reconvertir en guérisseuse au vu du nombre de blessés qui lui tombaient dessus ces derniers jours. Elle acquiesça lorsque je lui proposai ensuite de nous hâter de retourner en ville pour remettre l'homme inconscient entre les mains d'un médecin et m'enjoignit de faire attention quand je chargeai le blessé sur sa monture. J'opinai simplement d'un hochement de tête et pris soin de ne pas trop tirer sur ma plaie encore récente, puis nous montâmes tous deux sur mon fidèle Saëlhyn, en qui j'avais davantage confiance pour nous porter tous deux sur le sol inégal de la forêt, et nous mîmes en route pour la capitale.

Malgré les troublants événements qui venaient de nous tomber dessus, je savourai sans retenue la présence de ma bien-aimée, étroitement blottie contre moi, et lui déclarai combien je me réjouissai de ce périple qui nous attendait. Elle se tourna pour me jeter un regard en coin, teinté d'une certaine anxiété me sembla-t-il, puis quêta un baiser que je lui offris de bon coeur avant de se questionner quant à l'ampleur du phénomène météorologique et de me demander si je n'étais pas inquiet de ce qui se passait à Canopée. Je pris un instant pour y réfléchir, puis je lui répondis pensivement:

"Si, un peu, mais quoi qu'il s'y passe je ne pourrais certainement pas y faire grand chose, alors je préfère ne pas trop y penser et consacrer mon attention sur des choses que je peux influencer. Peut-être qu'apporter ce document aux Eclaris d'Amaryl nous permettra de comprendre ce qui se passe et, qui sait, d'aider les nôtres à surmonter les périls qui pourraient les menacer?"

Un bon moment plus tard, nous parvînmes aux portes d'Hesperia et, bien évidemment, la présence du blessé éveilla les soupçons des gardes qui nous barrèrent aussitôt la route. Mais Esha leur expliqua habilement la situation, prenant soin de ne pas entrer dans les détails afin de nous épargner une enquête en règle, si bien qu'ils finirent par nous laisser passer après nous avoir indiqué l'adresse d'un guérisseur et la manière la plus rapide de nous y rendre. Ma compagne me jeta un regard entendu auquel je répondis malicieusement après que nous nous soyons un peu éloignés des soldats:

"Bien joué! Tu ferais une très bonne diplomate si jamais le métier de guérisseuse ne te tentait pas."


Quelques dix minutes plus tard, nous arrivâmes chez le guérisseur indiqué et Esha alla frapper à la porte tandis que j'attachai les chevaux et déchargeai le blessé. Des chandelles furent allumées dans la demeure et, après un moment, une trentenaire aux cheveux roux finit par ouvrir la porte, encore ensommeillée et visiblement tirée du lit. Là encore ma compagne prit les choses en main et pria la femme de nous pardonner de la déranger en pleine nuit avant de lui expliquer ce qui nous amenait. La rouquine nous invita alors à entrer et, avec l'aide d'Esha, je déposai précautionneusement le blessé sur une table. La guérisseuse se mit aussitôt au travail et nous remercia de nous être occupés de lui, une manière polie de nous inviter à la laisser travailler ainsi que nous le comprîmes tous deux. Mon Amour s'inquiéta encore que nous ayons trop tardé, mais la médecin l'ayant rassurée à ce propos, elle la remercia et nous ressortîmes dans la rue, laissant le blessé entre ses mains et celles du destin. Je me tournai alors vers mon aimée, songeur:

"Je pense que nous devrions retourner chez toi pour examiner un peu ce document afin de définir s'il a vraiment autant d'importance que semblait le penser ce Sindarin. Et si c'est le cas, je suppose que nous ferions bien de nous mettre en chemin au plus vite. Qu'en penses-tu?"


Il restait peu de temps avant la conjonction, et si ce document pouvait permettre aux Eclaris de prévoir ses conséquences et d'en limiter les dégâts éventuels sur les populations, la plus grande diligence s'imposait. Mais ce papier était-il vraiment assez crucial pour justifier pareil voyage? Cela restait à déterminer. Après un temps, je repris d'une voix douce:

"Ceci dit, j'imagine que ce ne sera pas facile pour toi de retourner en Argyrei... je comprendrais très bien que tu ne veuilles pas aborder ce sujet, mais... peut-être que cela te ferait tout de même du bien de m'en parler? Et puis, je ne sais pas s'il est dangereux pour toi de retourner là-bas, mais si c'est le cas, nous trouverons une autre solution pour rendre ce parchemin à ses propriétaires..."
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Mer 19 Déc - 20:18

À sa question Serënn avoua être effectivement un peu inquiet de la possible situation en ses terres, doutant qu’elles aient été épargnées par le phénomène. Quel qu’il soit. Mais même si le Sindarin s’était actuellement trouvé sur place, il n’aurait  guère pu faire grand-chose. Si ce n’est en témoigner. Alors il préférait ne pas trop y penser dans l’immédiat et se rendre utile là où il pouvait ~ Notamment en portant le document aux Eclaris et obtenir des réponses qui seraient sensiblement bénéfiques pour tous. Esha esquissa un petit hochement de tête, comprenant bien évidement le ressenti de son aimé.

Ils arrivèrent ensuite aux portes de la ville, évidement gardées. La Nomade se permit alors de prendre les devants, car se doutant bien que la présence du blessé allait interpellée. Elle choisit intelligemment les éléments à exposer et la façon de les tourner. Jouant aussi sur le fait – et c’est vrai – que l’homme avait besoin de soins d’urgence. Ce qui sembla convaincre les soldats qui indiquèrent même où se rendre et par quel chemin. Le couple repartit alors aussitôt. Serënn commentant alors l’attitude finaude d’Esha, tout aussi parée pour une reconversion en tant que diplomate. Cette dernière vira au rouge pivoine et trouva pour excuse :

« Nous n’avions pas vraiment la tête de marauds. Et je pense malheureusement qu’ils étaient proches de la relève et ne voulaient donc pas s’encombrer de cette affaire. » Dans un fin et chaleureux sourire.

Après qu’ils aient enfin ramené l’homme en sécurité, quittant le cabinet médical, Serënn se tourna vers Esha et supposa qu’ils feraient mieux de retourner à la caravane, pour étudier ce fameux document et déterminer de sa réelle importance. Elle réfléchit un instant, puis opina timidement du chef. D’accord avec son compagnon. « Tu as raison, rentrons chez nous et voyons ce qu’il en est. » Déclara-t-elle dans un sourire tendre, rappelant ainsi que cette roulotte lui appartenait tout autant désormais. Et si cette lettre se révélait déterminante pour la compréhension de tous ces phénomènes, ils devraient se résoudre à se mettre en route.

Alors qu’Esha revenait auprès d’Atlas et le flattait d’une caresse sur le museau, comme pour le récompenser de ses efforts, Serënn questionna sa compagne d’une voix habituellement rendue douce. À propos de ce voyage en Argyrei et de ses possibles – quoique logiques – réticences. À ce titre. Il se demandait si ça ne lui ferait pas du bien de lui en parler et semblait s’inquiéter pour sa sécurité ; auquel cas ils trouveraient un autre moyen de faire parvenir cette lettre. Les prunelles d’Esha se perdirent dans le vague une fraction de seconde, pensive, avant qu’elle se tourne vers Serënn et lui sourit avec tendresse.

« Tu t’inquiètes trop mon aimé. Vraiment. » Un brin taquine mais évidement touchée qu’il fasse preuve d’autant de sollicitude à son égard.

Elle reprit ensuite plus posément et sérieusement, estimant que Serënn était en droit de savoir ça. « Je n’ai plus remis les pieds en Argyrei depuis … des années maintenant. Officiellement j’ai été enlevée, je voulais ainsi éviter le déshonneur et les représailles chez les miens. Mais je doute d’avoir été ne serait-ce qu’un jour suffisamment importante au regard de ma famille ou de mon ‘’cher mari’’ pour qu’ils me recherchent encore après tout ce temps. Au final je ne restait rien de plus qu’une marchandise perdue, donc remplaçable. » La Terran marqua un temps, comme si elle cherchait à s’en convaincre. Elle laissa pourtant échapper un discret mais tremblant soupir. Après la frayeur de cette après-midi ... Elle esquissa un petit haussement d’épaules, comme pour en chasser une soudaine tension.

« Ça n’a pas d’importance. Si ce document s’annonce capital, nous nous devons de le rapporter en main propre. » Trancha la jeune femme, son regard émeraude plongé dans le sien. Il en valait du bien du plus grand nombre après tout. Une vision que partagerait logiquement et tout naturellement son compagnon, tous deux ayant un fort esprit communautaire. Pour la plus grande surprise du Sindarin d’ailleurs ; le soir de leur rencontre. « Et puis j’ose espérer que le désert est bien assez grand pour que nous n’ayons pas à croiser ma tribu. En supposant aussi qu’on me reconnaisse – ce que je compte savamment éviter au moyen d’une tenue adéquate. » Sur un ton qu’elle cherchait à rendre à la fois quelque peu malicieux et détaché. Une part d’elle savait pertinemment que si d’aventures Serënn se retrouvait face à son ex-époux, il ne saurait conserver son calme. Ayant bien notée la fureur et l’indignation dans son regard lorsqu’Esha mentionna son passé pour la première fois. Elle craignait cet affrontement et espérait l’éviter à tout prix.

La Nomade observa longuement son aimé, puis s’approcha. Après s’être timidement blottit contre Serënn, elle glissa une main contre sa joue, telle une tendre caresse. « Alors oui. Ce ne sera pas facile, mais tout de même nécessaire. Et tu es là, alors je n’ai rien à craindre. » Ses pommettes prirent une demi-teinte, tout en ajoutant avec une sincère admiration. « Tu étais impressionnant tout à l’heure.. et si différent de d’habitude. »

Mais elle n’avait pas oubliée un certain détail pour autant. Et c’est soudainement qu’elle se hissa juste un peu pour mordre durement le cou du Sindarin. Pas assez fort pour lui faire mal, mais suffisant pour le marquer. Esha lui braqua ensuite un doigt faussement accusateur tout en feintant un air revêche. « En revanche ne t’avises plus de me comparer à ton cheval. Je ne suis pas têtue … juste déterminée. C’est totalement différent ! » Essayant bien évidement de détendre l’atmosphère. Après tout, cette soirée était censée être un moment de complicité et de romantisme.
 


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Sam 22 Déc - 14:29

Mon adorée s'empourpra joliment lorsque je la complimentai sur la manière qu'elle avait eu de convaincre les gardes de nous laisser passer sans autres questions, et c'est avec un fin et chaleureux sourire qu'elle me rétorqua:

"Nous n’avions pas vraiment la tête de marauds. Et je pense malheureusement qu’ils étaient proches de la relève et ne voulaient donc pas s’encombrer de cette affaire."

Avec une petite moue taquine, je lui répondis d'un ton amusé:

"Ta modestie t'honore, ma douce, mais la relève ne vient qu'à l'aube."

Je lui proposai ensuite de rentrer à sa roulotte afin d'étudier le fameux document et, après un instant de réflexion, elle hocha légèrement la tête et convint que l'idée était bonne, précisant toutefois implicitement avec un tendre sourire que c'était chez nous que nous rentrerions et pas juste chez elle. Chez nous. Songeur, j'inclinai simplement le visage sans répondre; il me faudrait un peu de temps pour considérer les choses de cette façon, je n'avais plus eu de vrai chez moi depuis que j'avais quitté la demeure familiale et cela me faisait drôle de me dire que la petite roulotte constituerait peut-être notre foyer pour les temps à venir. Du moins une fois que nous serions revenus du périple envisagé, pensée qui me fit aborder le sujet plus sensible de savoir comment Esha le vivrait et les risques potentiels qu'elle courrait en se rendant en Argyrei. Ma question plongea ma douce compagne dans un silence pensif, brièvement car elle me sourit presque aussitôt avec tendresse en répliquant avec une certaine malice que je m'inquiétais trop. Plus sérieusement, elle reprit sous mon attention perçante:

"Je n’ai plus remis les pieds en Argyrei depuis … des années maintenant. Officiellement j’ai été enlevée, je voulais ainsi éviter le déshonneur et les représailles chez les miens. Mais je doute d’avoir été ne serait-ce qu’un jour suffisamment importante au regard de ma famille ou de mon ‘’cher mari’’ pour qu’ils me recherchent encore après tout ce temps. Au final je ne restais rien de plus qu’une marchandise perdue, donc remplaçable."

Je retins de justesse un grondement d'indignation à ces mots. Une marchandise, vraiment? Je m'efforçai généralement de respecter les us et coutumes étrangères, mais cette vision des femmes était plus que je n'en pouvais tolérer, d'autant plus s'agissant de ma bien-aimée. Domptant difficilement ma colère, je la laissai poursuivre, non sans remarquer le soupir quelque peu tremblant qu'elle laissa échapper ensuite et le léger haussement d'épaules sans doute destiné à apaiser la tension que ma question avait fait naître en elle. Replongeant dans mon regard, elle ajouta que tout cela n'avait pas d'importance et que, si ce document était réellement crucial, nous nous devions d'aller le remettre en main propre. Par ailleurs, elle espérait que le désert serait assez vaste pour que l'on ne tombe pas sur sa tribu, dont elle pensait en plus se dissimuler en adoptant une tenue adéquate. Je ne fus pas vraiment dupe du ton léger qu'elle avait employé pour dire tout cela, ses beaux yeux trahissant par trop son inquiétude, mais une fois encore je m'abstins d'intervenir afin qu'elle puisse exprimer tout ce qu'elle avait sur le coeur.

Après m'avoir longuement scruté, elle vint timidement se blottir contre moi et me caressa tendrement la joue en avouant que ce ne serait certes pas facile pour elle mais que c'était nécessaire. Je l'enlaçai amoureusement, ému de son courage et de son immuable abnégation, puis eus une petite moue gênée lorsqu'elle ajouta que de toute façon j'étais là pour la protéger et, rosissant légèrement à ces propos, qu'elle m'avait trouvé impressionnant lors de la confrontation qui avait gâché notre soirée en amoureux. Aussi rouge qu'elle l'avait été précédemment, je marmonnai:

"Bah, un homme armé d'un arc bandé est toujours impressionnant... mais j'aurais préféré ne pas avoir à te montrer cette facette de moi, je n'aime pas devoir recourir à la menace..."

Me prenant ensuite totalement par surprise, elle se hissa subitement sur la pointe des pieds pour me mordre férocement le cou, bien que sans risquer d'entamer ma peau, puis se recula pour me pointer d'un doigt accusateur et s'exclamer d'un air faussement revêche:

"En revanche ne t’avises plus de me comparer à ton cheval. Je ne suis pas têtue … juste déterminée. C’est totalement différent !"

Riant de bon coeur, j'attrapai son doigt tendu et le mordillai en douceur avant de l'attirer à moi pour l'étreindre passionnément et lui murmurer malicieusement à l'oreille:

"Il est vrai que la nuance est de taille, où avais-je donc la tête?"

Je lui offris un langoureux baiser avant de l'entraîner tendrement en direction du campement de Valencia puis, une fois les chevaux désharnachés et abreuvés, jusque dans cette roulotte que je devais apprendre à considérer comme notre foyer. Là, après avoir allumé le feu pour chasser la fraîcheur nocturne et mis de l'eau à chauffer, je m'approchai lentement d'Esha et, sans prévenir, la soulevai de terre en douceur pour aller la déposer délicatement sur le lit avec un sourire mutin:

"Sans vouloir te comparer à un quelconque cheval, serait-ce trop audacieux que de présumer qu'une folle chevauchée n'aurait rien pour te déplaire? De toute manière nous n'y verrions rien sur ce parchemin, autant attendre que le soleil soit levé, non?"

Bien entendu ce n'était qu'un prétexte, il nous aurait suffit d'allumer une ou deux bougies supplémentaires, mais cette soirée étant originellement vouée à passer un moment romantique ensemble, j'estimai que nous avions assez consacré de temps aux importuns et aux tracas du monde. A moins que ma bien-aimée ne s'y opposât, notre univers s'arrêterait aux parois de la roulotte pour les quelques heures à venir et le précieux parchemin attendrait...
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Sam 22 Déc - 18:34

C’est tout naturellement que Serënn l’avait recueillit dans ses bras lorsque la nomade vint s’y blottir, comme si elle pouvait glaner un peu de son courage en prévision de ce qui les attendaient. Elle préféra toutefois ne rien laisser paraître, et ce même si elle savait que son compagnon n’était pas dupe et captait la moindre de ses émotions. À l’écoute et sensible à son bien être.

Esha mit plutôt en relief avec quel aplomb le Sindarin était intervenu tout à l’heure. Et à quel point elle l’avait trouvée impressionnant – quoiqu’un peu effrayant aussi. Ce fut alors à lui de prendre de vives rougeurs et de se parfaire en excuses ; affirmant que n’importe serait impressionnant avec un arc tendu. La nomade pouffa en retrouvant cette facette si timide de lui. Serënn ajouta qu’il aurait tout de même aimé éviter de se montrer sous un tel jour auprès de sa dulcinée. Lui-même n’appréciant guère faire acte de menace ou de violence. Un sourire tendre et bienveillant naquit sur ses lèvres.

« Tu l’as fait dans l’unique but de nous protéger Serënn. Et tu n’en as aucunement abusé. » Le défendit-elle ouvertement, d’une voix qu’elle chercha à rendre rassurante. Il aurait tout aussi bien pu l’atteindre dés son premier tir plutôt que de résonner son vis-à-vis comme il l’avait fait. Jusqu’au bout il avait parlementé avec lui. Et en fin de compte, aussi agitée fut cette altercation, aucune mort inutile fut à déplorer. C’est tout ce qui importait.

Comme pour changer de sujet ou tout de moins le rendre moins pesant, Esha vint mordre le Sindarin tout en jouant les fausses rancunières et indignées ; n’ayant pas oublié sa comparaison avec sa tête de mule de monture. Serënn en rit de bon cœur, fit mine de mordre le doigt que sa compagne lui avait pointée avant de la prendre à nouveau dans ses bras et de s’excuser, avouant que cette comparaison ne la mettait pas du tout en valeur. Esha esquissa une mine faussement boudeuse avant qu’il ne vienne capter ses lèvres dans un passionné et langoureux baiser. Auquel elle répondit avec délice, mettant de coté sa pudeur en se sachant seuls.

C’est tranquillement que le couple rejoignit Valencia. Une fois qu’ils furent sur place, le Sindarin prit soin de déharnacher les chevaux tandis qu’Esha leur donnait de l’eau. Ceci fait ils regagnèrent la roulotte. Leur chez eux. Pendant que Serënn s’occupait du poêle, la nomade alluma quelques bougies et déposa l’enveloppe souillée sur la commode après s’être défaite de sa cape. Elle revint ensuite à son compagnon, que la Terran observa longuement alors qu’il s’affairait encore.

Pensive, elle se remémorait les évènements de l’après-midi, notamment de sa conversation avec l’Eclari. Elle aurait bien aimée en apprendre d’avantage sur les Astari. Mais le hasard en avait décidé autrement, reportant cette échange à plus tard. Au final ce voyage aura peut-être cet avantage-là : permettre de se découvrir mutuellement. Un sourire amusé ourla ses lèvres. Ça paraissait étrange dit comme ça. Il formait un couple et se découvrait pourtant à peine. Preuve que tout s’était fait dans une certaine précipitation, causée par l’émoi et la … fougue de la jeunesse. Mais franchement, cette rencontre, quelle bouffée d’air frais.

Une fois assuré que le poêle remplissait correctement sa tâche, Serënn revint aux côtés de la Nomade. Esha gloussa comme une jeunette lorsque son aimé la souleva sans prévenir dans ses bras, avant de la déposer au lit. Un sourire filou égaya les traits du Sindarin qui, loin de vouloir retenter la comparaison avec un équidé, lui proposa toutefois une fougueuse chevauchée. Plutôt que de s’abimer les yeux à lecture du document.

La danseuse s’empourpra net et rit de plus bel, bien consciente que ce n’était là qu’une piètre excuse. L’idée loin de lui déplaire, Esha se mordit la lèvre inférieure, ponctuant ainsi son hésitation avant d’entrainer Serënn dans leur couche, pour mieux lui grimper dessus. À califourchon sur lui, elle offrit un regard embrasé à son aimé. Ce qui contrastait avec son apparente timidité.

«  Tu as un étrange sens des priorités mon cœur. » Se moqua la danseuse, une main tentatrice parcourant d’ores et déjà son torse.

Elle se pencha un instant vers Serënn pour lui réclamer un autre de ces merveilleux baiser, glissant un tendre ‘’je t’aime’’, en guise d’élément déclencheur. Laissant Sindarin meneur de cette danse. Après tout la nuit n’était pas terminée. Et cette soirée était censée être romantique. Alors autant qu’elle se boucle sur une note plus agréable et légère, avant l’hypothétique départ demain matin. Et ma foi, s’ils avaient encore assez d’énergie pour s’octroyer finalement un peu de lecture.. libre à eux. Mais honnêtement ça semblait mal parti.
 


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Sam 29 Déc - 15:23

Ma bien-aimée gloussa comme une jouvencelle lorsque je la soulevai de terre pour la déposer sur le lit en lui proposant une folle chevauchée, sous couvert de l'excuse qu'il faisait trop sombre pour s'abimer les yeux sur un parchemin. Elle s'empourpra joliment à ma question, se mordilla la lèvre comme si elle hésitait puis, toute timidité envolée, elle m'attira fougueusement dans la couche et me renversa de façon à se retrouver à califourchon sur moi. Son regard embrasé et les caresses dont elle gratifia mon torse me confirmèrent, si besoin était, que l'idée n'avait rien pour lui déplaire. D'un ton moqueur, elle remarqua que j'avais un étrange sens des priorités, ce qui me fit sourire et lui rétorquer avec malice:

"Tu veux dire qu'entre un vieux parchemin et toi je devrais plutôt consacrer mon attention au parchemin?"


Enchanté par cette audace qu'elle manifestait, bien lointaine de la sourde crainte qu'elle avait laissé transparaître lors de nos premiers ébats, j'accueillis avec joie le sensuel baiser qu'elle m'offrit ensuite et l'étreignis avec force, profondément ému, lorsqu'elle murmura qu'elle m'aimait. Cela ne faisait que quelques jours que nous nous connaissions, et pourtant... comment douter de la force des sentiments qui nous unissaient? J'étais prêt à braver les tabous de mon peuple, voire la volonté de la Reine, pour elle, ce que je n'aurais jamais seulement imaginé avant de la rencontrer. Je caressai son visage avec une infinie tendresse, les yeux dans les yeux, et murmurai simplement:

"Mon Amour..."

La suite se passa de mots, les gestes sont parfois plus éloquents que le plus long discours et cette nuit était nôtre, seulement nôtre malgré les imprévus qui s'étaient abattus sur nous. L'aube était levée depuis un bon moment lorsque nous émergeâmes enfin de notre bienheureuse torpeur, mais ce n'est qu'après un moment de tendresse supplémentaire que je proposai à Esha d'examiner le fameux parchemin. Comportant visiblement une carte du ciel ainsi qu'un antique texte d'astrologie difficilement compréhensible aux profanes que nous étions, je peinai à définir s'il avait une réelle importance et c'est un peu dubitatif que je demandai à ma compagne:

"Qu'en penses-tu? Je ne comprends pas grand chose à tout ça, pour être honnête..."


Après un instant de réflexion, j'ajoutai pensivement:

"Mais si des hommes étaient prêts à risquer leurs vies pour s'en emparer, je suppose que ce n'est pas pour rien..."


Je m'étirai de tout mon long et baillai longuement, la nuit avait été courte, avant de compléter:

"Je crois que nous ferions bien de le ramener à Amaryl comme nous l'avions prévu, même sans certitude qu'il soit vraiment crucial. On se prépare?"

Joignant le geste à la parole, je commençai par préparer un café puis me décrassai rapidement avant de me résoudre à m'habiller, réfléchissant dans le même temps à voix haute:

"Il nous faudra quelques provisions, pas besoin d'en prendre beaucoup, nous pourrons chasser en route. Une tente, des couvertures et des vêtements chauds seraient utiles aussi, sait-on jamais avec ce climat qui fait des siennes...et pour le reste, la nature pourvoira à nos besoins, pas la peine de nous charger comme des mules."


Il ne nous faudrait pas plus d'une heure pour être prêts au départ, j'avais l'habitude de voyager léger et de me débrouiller avec ce que je trouvais, mais une question importante demeurait:

"Sais-tu où Valencia a l'intention d'aller après Hesperia, où nous pourrons les retrouver une fois que nous aurons accompli notre tâche?"

J'ignorai s'ils avaient prévu de poursuivre leur tournée ou s'ils faisaient des pauses de temps à autre et, le cas échéant, combien de temps elles duraient. Je savais qu'Esha manquerait à la troupe, après tout elle était la vedette du spectacle de danse, mais peut-être aurions-nous le temps de faire un crochet par Canopée avant de la rejoindre? Tôt ou tard il faudrait que j'y retourne, mais peut-être ne serait-ce pas envisageable pour l'instant, rapport aux obligations d'Esha et à ce que nous apprendrions peut-être à Amaryl? L'avenir le dirait.
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Sam 29 Déc - 21:29

C’est donc sur une note bien plus voluptueuse que cette soirée prit fin, portée par des gestes passionnés et des mots tendres. Comme s’il en avait toujours été ainsi entre eux. Comme s’ils avaient déjà vécus des années ensembles. Ce lien qu’ils avaient noués, cet amour aussi soudain et pourtant si fort. Esha ne pourrait tout simplement vivre loin de cet homme, être séparée de lui ne serait-ce qu’un jour. Cette simple perspective enserrait péniblement son cœur. Malgré toutes ses bonnes résolutions, malgré que la Nomade se disait accepter sa vie de soldat et ses obligations – présentes et à venir. Egoïste, certes. Mais ne pouvait-elle l’être un peu ? Pour une fois dans sa vie.

Une heure avant que brillent les premières lueurs du jour, le sommeil d’Esha parût agité. Fait extrêmement rare en tant que marche-rêve, puisqu’une partie de son subconscient permettait un libre accès et contrôle à ses rêves. Lorsque cela lui était impossible cela ne voulait alors dire qu’une chose : ses rêves n’en étaient pas, il s’agissait d’une vision. Et dans ces cas-là Esha ne pouvait faire autrement que le subir… Pourtant, ladite vision ne fut qu’un brouillard informe. Aucune scène, ni aucune silhouette ne se détacha clairement. Et les quelques voix qui firent échos dans son esprit étaient méconnaissable, n’offrant aucun discours clair.

C’est dans un sursaut que la Terran s’arracha à cet univers brumeux, sous les grondements de Geeti qui ressenti le trouble sa propriétaire. Pourtant les premières inquiétudes d’Esha furent pour son compagnon. Elle n’eut heureusement qu’à se tourner pour constater que le Sindarin n’avait pas bougé du lit, offrant à sa vue son dos large et musclé. C’est tout en se sentant à la fois stupide et soulagée qu’elle viendra contre lui, inspirant son odeur. Assaillie de questions maintenant, elle fut toutefois incapable de se rendormir. Peut-être que la Convergence y était pour quelque chose. Qui sait.

Lorsque Serënn fut à son tour réveillé, c’est avec un plaisir non feint qu’ils trainèrent un peu. Avant de prendre enfin connaissance du parchemin. Son contenu révéla une carte des cieux et un texte qui eut tout d’un charabia pour eux. Esha esquissa une moue alors qu’elle détaillait la carte, toute aussi dubitative que son aimé et – en toute logique - bien moins érudite que lui. Ils semblaient tout de même d’accord sur un point : si des personnes ont manquées de se faire tuer pour de tels informations... Définitivement il s’agissait donc de les rapporter. Seuls les Eclaris seraient capables de déterminer l’importance de ce parchemin.

« Oui. Faisons ça. » Opina la Nomade lorsque son compagnon proposa de se préparer, non sans lui réclamer un baiser. À la suite de quoi Serënn énuméra tout ce qu’il lui semblait nécessaire pour un tel voyage, tandis qu’il s’était résigné à quitter leur couche pour boire sa boisson, se décrasser et s’habiller. En bonne élève et le sachant expérimenté, Esha prit note tout en lorgnant sur le corps finement sculté de son amant.

Bien qu’enfant du Désert et membre d’une troupe itinérante elle avait toujours voyagée avec sa maison. Donc avec un minimum de confort, dans son petit univers. Là, les choses seraient différentes. Doutant qu’ils aient besoin d’énormément de temps pour se préparer, puisqu’il était inutile se charger inutilement, le Sindarin s’interrogea alors de l’itinéraire de Valencia. Probablement pour savoir où les rejoindre au retour.

« Hm. Normalement, nous devions nous rendre ensuite à Thyrénium. C’est la dernière étape de notre tournée. Nous restons sur place ensuite. D’ailleurs il faudra que j’informe Onerio de notre départ. » Expliqua Esha, tout en quittant à son tour la chaleur des couvertures et procédant aux même étapes que Sërenn ; à un détail près, sa boisson fut le fameux thé de lune. Valencia était majoritairement composée d’esprits libres et de vagabonds, beaucoup de personnes allaient et venaient librement. L’annonce de leur absence ne serait donc aucunement mal vu, ni jugée. Même en perdant une danseuse et une paire de bras efficace.

« Je vais préparer mes affaires – au moins personnelles. Et pendant que tu règleras les derniers détails, j’irai m’entretenir avec lui. Ça te convient ? » Alors qu’elle passait le dernier bouton de sa tunique, puis nouait ses longs cheveux de jais par une simple que de cheval. Elle se tourna ensuite vers son compagnon, plongeant ses méandres dans les siennes. Son accord supposément donné, Esha le gratifia d’un sourire tendre, l’embrassa timidement, puis s’occupa de son sac. ‘’Strict minimum’’... c’est ce qu’elle se répéta à plusieurs reprises, surtout lorsque son regard émeraude se posa sur sa collection de livres. Geeti quant à elle était sagement assise sur la banquette, inclinant la tête d’un côté et de l’autre en les voyant, visiblement intriguée de les voir s’agiter de la sorte.

Une fois cette étape remplie, c’est comme prévue qu’elle laissa Serënn se charger du reste et alla voir Onerio. À son grand étonnement, elle le trouva déjà levé. À voir ses traits tirés, l’homme avait profité du ciel nocturne jusqu’à très tard. Esha esquissa un sourire amusé et taquin, mais revint rapidement à l’essentiel. Bien que l’annonce de ce départ surpris naturellement Onério, il ne la questionna pas outre mesure – ce qui était tout à son honneur - et promit qu’il garderait sa roulotte. La Nomade l’en remercia, sincèrement touchée de sa compréhension et de son soutient infaillible. Puis Esha fila aussitôt rejoindre Serënn, peut-être déjà vers leurs chevaux. Elle ne voulait pas risquer de croiser d’autres Valenciens, prendre du retard avec une succession de ‘’ô revoir’’ ou en devant répondre aux mêmes questions. Mais nul doute que certains penseront simplement que le jeune couple s’était offert une sorte de … voyage de noces. Cette remarque fit spontanément rougir la Nomade. Puis sourire. Après tout, autant tirer le bon parti de cette quête. Malgré les doutes et les craintes.


 


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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Sam 5 Jan - 19:20

Esha approuva ma proposition de nous rendre à Amaryl malgré le fait que nous ne comprenions pas vraiment l'importance du parchemin que nous avions récupéré et, une fois que nous nous fûmes résignés à sortir de sous les couvertures, je lui demandai où Valencia se rendrait ensuite. Ma bien-aimée me répondit que la troupe se rendrait à Tyrhénium, dernière étape de leur tournée, et qu'elle y resterait ensuite quelque temps, ce qui nous permettrait donc de la retrouver sans difficulté. Elle ajouta qu'il lui fallait prévenir Onerio, ce qu'elle comptait faire pendant que je préparerai nos affaires communes, et j'acquiesçai d'un sourire tout en achevant de boire mon café.

Si ma compagne sembla avoir un peu de mal à limiter ses bagages, du moins à en juger par les regards désolés qu'elle jetta à sa collection de livres, mes propres affaires furent prêtes en un rien de temps. Je ne possédai que le strict minimum, à dire vrai, je vagabondai depuis trop d'années pour m'encombrer encore du superflu, je n'avais pas véritablement de chez moi et mes maigres biens tenaient aisément dans un petit sac. Le reste, la nature me le fournissait généralement sans mal, en quelque sorte c'était elle, ma demeure.

Une fois qu'Esha fut allée prévenir Onerio comme prévu, je contrôlai soigneusement l'état de mes armes puis, une fois assuré qu'elles étaient parfaitement fonctionnelles, j'allai dégotter une toile cirée, quelques couvertures supplémentaires et un petit rouleau de cordelette. Eussé-je été seul que je m'en serais passé, mais ma tendre amie n'étant sans doute pas habituée à camper à la dure, cela lui offrirait un minimum de confort et rendrait ce voyage plus agréable pour elle, du moins je l'espérais. Muni de ce barda, j'allai nourrir les chevaux et les harnacher avec soin, veillant là encore au parfait état du matériel, puis attachai solidement notre équipement sur leur dos.

Quelques instants plus tard, ma compagne me rejoignit, rougissante pour une raison que je ne cernai pas vraiment, peut-être l'idée que certains se faisaient de notre périple, imaginant sans doute que c'était en quelque sorte un voyage de noces? Amusé de cette timidité retrouvée, je l'embrassai tendrement puis lui demandai:

"Pas de souci avec Onerio? Il pourra se passer de toi durant ce voyage?"


Je ne voyais pas vraiment leur chef s'opposer à ce périple, les Valenciens semblant très libres de faire ce qui leur chantait, mais dans le doute... Une fois qu'elle m'eut répondu, je dessinai rapidement une esquisse de carte dans la poussière du sol au moyen du manche de ma pique:

"Le chemin le plus court pour se rendre à Amaryl depuis ici passe à proximité du temple d'Aléa, puis par les colonnes d'Ebreus, j'imagine que tu connais un peu la région? Il faudra que nous pensions à acheter quelques outres supplémentaires, on y trouve peu d'eau, mais nous devrions trouver ça dans un des derniers villages au sud des plaines d'Eridania."

Je lui souris tendrement et, pressé maintenant de prendre la route, lui demandai doucement:

"Tu as tout ce qu'il te faut? On se met en chemin avant qu'il fasse nuit?"

Une petite moue amusée souligna mes dernières paroles, midi était encore loin et nous pourrions faire du chemin avant l'obscurité, mais jamais nous ne nous étions levés aussi tard depuis que nous nous étions rencontrés. Une fois qu'ell em'eut confirmé être prête, nous nous mîmes en route et quittâmes enfin cette cité où je n'avais passé, à mon goût, que bien trop de temps. Les grands espaces et la nature me manquaient, même si cela avait de loin été le séjour citadin le plus plaisant de mon existence, les premiers jours exceptés bien entendu.
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MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores. [Pv. Serënn]   Dim 6 Jan - 14:27

C’est avec toute la tendresse qu’on lui reconnait désormais que Serënn accueillit sa compagne d’un baiser, ce qui ne fit qu’accentuer ses rougeurs ; pour une raison obscure. La Nomade y répondit tout de même avec douceur, ponctué d’un sourire doux et solaire. Le Sindarin l’interrogea ensuite sur son entrevue avec Onério, savoir si l’annonce de ce départ ne posa aucun problème à ce dernier. Esha secoua doucement la tête et lui répondit sans une pointe d’émotion, tant elle s’étonnait toujours de la gentillesse des Valenciens. ~

«Tout s’est bien passé, rassures-toi. En réalité il n’avait même l’air particulièrement étonné. Vu que je lui ai passé les détails concernant l’enveloppe, je suppose qu’il a interprété ce voyage comme un moyen pour nous d’avoir un peu d’intimité. » Ce qui serait en fin de compte un peu le cas. Même si l’acheminement de ce document se révélait d’une certaine importance. Il n’empêche que c’est aussi la première fois que le couple ne serait véritablement que tous les deux. Un fin et amusé sourire orna ses lèvres.

«Et puis les choses ont toujours été ainsi. Les gens vont et viennent. » Et ce même si d’un point de vue extérieur cela pouvait paraître déplacé. Valencia s’était toujours proposé comme un refuge, un lieu où il était possible de ‘’reprendre tout à zéro’’ et de se reconstruire. Lorsqu’un de ses membres décidait de la quitter, c’était au final généralement bien perçut. Comme le signe qu’un cap avait été franchi. C’est pour ça que Hoor l’avait envoyée ici. Et rien ne rendait Esha plus heureuse que de prendre ce qui approchait d’un nouveau départ avec Serënn. C’était important pour elle. Cette étape donc faite et les chevaux également prêts, le Sindarin esquissa un rapide tracer au sol pour illustrer le parcours le plus direct. La Nomade s’accroupit et observa de plus près son esquisse, tout en lui prêtant une oreille attentive. Elle esquissa un petit et timide hochement de tête quand son vis-à-vis supposa qu’elle devait connaître cette région. Tout en se défendant d’une voix basse et mal assurée.

«Mais après tout ce temps … » Nul doute que son compagnon, adepte des voyages et plus expérimenté, n’aurait guère besoin de son aide. Le regard émeraude d’Esha se promena un instant sur la carte improvisée, pensive. Au point qu’elle esquissa un léger sursaut lorsque Serënn reprit la parole, ce dernier lui demandant si elle avait récupérée tout ce qu’elle voulait et s’ils pouvaient se mettre en route dés maintenant ; histoire de profiter du jour. La Terran opina timidement, ponctuant son geste d’un sourire. Faisant indirectement écho à celui de son compagnon.

«[color=#FFE4B5]Je crois que c’est le mieux à faire, oui. Autrement nous risquons de camper indéfiniment dans notre roulotte et ce précieux document ne sera finalement livré qu’à la prochaine chute de neige en Argyrei. » Dans un petit rire. Bien que l’idée de s’enfermer chez eux n’était pas des plus déplaisantes, ils ne pouvaient décemment plus s’offrir de tels matinées de paresse. Une chose qu’Esha n’avait jamais fait jusqu’à lors, ses journées quasi-millimétrées. Ancrée dans une certaine, mais tranquillisante routine. Sur ce, elle émit sifflement mélodieux à l’intention de Geeti. La petite renarde y répondit pas un couinement typique et rappliqua aussi sec à ses pieds. La Nomade la réceptionna alors et, comme de coutume, la laissa prendre place dans sa capuche.

« J’en connais une autre à qui ce retour aux sources va surprendre. » En parlant de sa compagne. Après tout, elle aussi venait de ces terres. Elle s’approcha ensuite d’Atlas. Elle sourit un peu lorsqu’elle constata que les sangles avaient été vérifiées par Serënn, puisque le nœud différenciait du sien. Elle lui offrit un regard reconnaissant et un sourire radieux, touchée par cette simple marque de sollicitude. Puis après avoir flattée l’encolure de sa monture, elle se hissa avec la légèreté qui la caractérise. Là encore, Geeti ne broncha même, déjà confortablement installée.

Alors que le Sindarin avait supposément fait de même, prêt à mener le cortège, une voix féminine se fit entendre. Esha reconnue tout de suite Lhyra, qui dut apprendre son départ par le biais d’Onerio. Sa collègue danseuse esquissa une moue faussement boudeuse et indignée. « Vous comptiez vraiment partir en amoureux sans me dire au revoir ?! » Grogna la jeune femme. La Nomade sourit, à la fois amusée et coupable alors que Lhyra approchait de sa monture.

« Tu dormais à poings fermés jusqu’à maintenant. » Se défendit Esha. Son amie posa une main sur une de celles toujours gantée de la Nomade. Elle répondit à son geste en posant la sienne par-dessus.

« J’ai quelque chose pour vous deux. » Déclara-t-elle ensuite en fouillant dans la poche de sa cape, dans laquelle elle sortit deux petites sphère, dont la surface lisse était l’exact rendu du ciel de la veille. « Un homme vendait ça en ville. Je me suis dit que vous auriez aimés avoir un souvenir aussi. » La Terran cligna doucement des paupières, surprise et évidement touché. Elle jeta un regard en coin à Serënn, amusée quand à cette histoire de souvenir. Ah ça. Nul doute qu’ils en garderaient un, indépendamment de cet objet. C’est avec délicatesse qu’elle les récupéra, évidemment fasciné par le rendu et touchée du geste.

« C’est vraiment gentil à toi Lhyra. » Dit-elle en rangeant le tout, puis en se penchant légèrement pour être serrée par le cou.

« [color=#ADD8E6]Faites attentions à vous deux et profitez-en. » Dans un murmure – faisant rougir Esha, avant de s’écarter pour aller saluer pareillement Serënn.

« C’est promis ! Pas de bêtise d’ici là. »

« Tu me connais ! »

« Justement ! » Dans un rire, qui fut rapidement partagé par son amie. Puis notre duo se résolut à partir. Esha jettera un dernier regard en direction de Valencia, non sans un petit mais logique pincement au cœur


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