Veto Havelle, garde de Cimmeria [terminé]

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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Effectifs

• Eryllis: 2
• Ladrinis: 2
• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 2
• Nérozias: 2
• Gélovigiens: 8
• Ascans: 1
• Marins de N.: 2
• Civils: 9

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Béamas Mois:Tiria
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 Veto Havelle, garde de Cimmeria [terminé]

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MessageSujet: Veto Havelle, garde de Cimmeria [terminé]   Jeu 6 Jan - 18:06


PRESENTATION
Havelle




    NOM: Havelle
    PRÉNOM: Veto
    SURNOM: Le jouet du sort

    SEXE: Mâle
    AGE: 25ans (supposés)
    PEUPLE: Terran

    CASTE: Civil
    MÉTIER: Garde de Cimerria (Sergent)

    ARMES PRINCIPALES: Glaive // écu au blason de la déesse Kesha // Arc de chasse
    AUTRES POSSESSIONS: Une sorte d'encyclopédie d'Ischtéria héritée de son séjour chez les Sylphides. Il l'étudie dès qu'il le peut.

    DON: Agilité développée // Grande adaptibilité
    POUVOIRS: Contrôle de la glace // Soin guérisseur // Contrôle de la terre // Rêves Éthérés // Animorphisme
    SPÉCIALITÉS: Maître d'arme // Apprentissage rapide // Combattant d'exception // Dicrétion // Bricoleur

    PHYSIQUE:
    De taille moyenne, le cheveu plutôt court et les épaules assez carrée, il avait tout d'un garde de chiourme avant son arrivée déjà à Cimmeria. Son entrainement avec la garnison par la suite a étoffé d'avantage sa stature et a maintenu sa coupe réglementaire : jamais plus longue que la nuque, taille maximum qui était exceptionnellement atteinte d'ailleurs.
    Son visage aux traits plutôt fins reste assez séduisant malgré les deux-trois cicatrices qui parcourent son front. Il sait que la plus grande lui vient du jour du meurtre de sa mère et imagine que leur agresseur l’aura manqué lui ; les autres sont venus au fil de l’entrainement et forme approximativement un « V ». Une plus petite lui barre le sourcil gauche, vestige d’une arcade ouverte.
    Ses sourcils sont fins et droits, épurés d’avantage par leur couleur : il est blond. Ces sourcils surmontent une paire d’yeux bleu-azur bordés de cils longs qui encadre un petit nez simple mais pas parfait : une narine plus petite que l’autre.
    La barbe naissante n’est jamais domptée malgré ses efforts, tout comme ses cernes et les bords de sa paupière inférieure rosés par la fatigue, héritages de quelques nuits excessives passées à lire un peu trop tard la nuit.
    Il semble plutôt sérieux, voir triste. Son froncement de sourcil et sa petite bouche y contribue particulièrement. La fossette au dessus de sa lèvre supérieure est minuscule et lorsqu’il sourit, ses lèvres fines s’inscrivent dans une parenthèse séduisante.
    Son menton volontaire et sa mâchoire carrée semblaient le prédestiner à la vie dure. Tout comme ses mains fermes, osseuses et déjà râpeuses. On note des ongles courts et ronds ainsi que divers petites blessures.
    Sa pilosité est, de ce que l’on en voit habituellement, assez classique pour un blond. Malgré un « pelage » assez fourni et des poils longs, leur blancheur les fait passer inaperçus. Il n’y a que sur son ventre que leur couleur brune dénote. Ils sont d’autant plus remarquable que sa peau est assez pâle et ce fut un bon sujet de moquerie de ses camarade de caserne à ses débuts jusqu’à ce qu’ils se lassent presque tous.
    Sa masse graisseuse est presque celle d’un homme mince… Presque ! Cela n’enlève rien à sa musculature de garde entraîné.
    Ne reste plus à noter son habillement règlementaire et sobre ; ses pieds osseux et son majeur sans ongle à la jambe droite.


    PERSONNALITÉ:
    Veto est plutôt quelqu’un de discret. Il n’est pas homme à enfreindre facilement le règlement, même si la tentation devient grande lors des frénésies joviales de ses collègues dans les dortoirs. Cependant, il est arrivé une fois ou deux qu’il cède à la tentation, emporté par la foule qui vous entraine et…
    Et chaque fois il fut pris par ses supérieurs. Il faut avouer que cette malchance chronique l’aide à rester calme.
    Pour ce qui est de l’humour non vandale, il est toujours présent, très friand des jeux d’esprits. Azryel, la sylphide, le mettait souvent à l’épreuve, lui posant toujours des énigmes en guise de réponse lorsqu’il lui demandait quelque chose ou le confrontant à d’autres jeux d’esprits. S’il ne trouvait pas, parfois il lui répondait, d’autre, il le laissait chercher ; cela dépendait.
    Cependant, il est très respectueux de la hiérarchie également et ne se permet jamais de rire avec plus haut gradé que lui. Il sait rester à sa place et n’a pas de grandes ambitions, même s’il aime le travail bien fait. Au risque de passer pour un lèche-botte, il reste perfectionniste.
    Sérieux au travail, il n’en reste pas moins rêveur chaque fois que l’occasion se présente. Son imagination galopante le prend parfois au dépourvu, comme sa curiosité. Captivé, il peut rester des heures à observer quelque chose qui l’intéresse sans s’en rendre compte.
    Pourtant, parfois, face à quelque chose qui étonne ou fascine les autres, il restera de marbre et ne fera pas l’effort de s’y intéresser par désire de conformité. S’il pense avoir déjà fait le tour de la question, il se tiendra à son jugement. Les attroupements autour des faits divers, par exemple, ne sont pas sa tasse de thé. En tant que garde, il éprouve d’ailleurs un certain soulagement à pouvoir disperser les foules curieuses et invasives.
    La nature voyeuriste de certains Terrans ou autre le surprend encore parfois, sinon l’écœure. L’indifférence ou la sérénité des Sylphides lui manque alors profondément.
    Fidel et téméraire, il est un camarade exemplaire pour ses collègues, même si cette perfection le rend parfois moins accessible que les autres. Pourtant, il n’en tire aucune vanité ou condescendance.

    Un défaut majeur reste peut-être son entêtement à avoir raison. Il est têtu comme pas deux lorsqu’il est persuadé que l’autre à tord. Il ira jusqu’à se fâcher avec son interlocuteur plutôt que d’admettre le contraire.
    Pour revenir sur son humour, il peut paraître un peu trop piquant parfois pour certains.
    L’éducation militaire et la vie avec des être dénué de la sensation de douleur l’aura laissé un peu brutal et pataud dans certains gestes qui devraient pourtant être doux et affectueux. Seuls quelques animaux en ont souffert au regard de sa vie sentimentale actuelle.
    Et il déteste les chats. Cela va de l’indifférence au rejet total selon l’humeur ou la pulsion.

    En ce qui concerne la santé mentale à proprement parlé, depuis le meurtre de sa mère, il a la fâcheuse tendance à entendre des voix. Des phrases qui résonnent autour de lui comme dans un grand hall vide. Comme s’il était seul et observé. Parfois c’est son nom qui est murmuré ou apostrophé. En public, il a appris à s’efforcer de les ignorer. En privé, il cherche par contre à les localiser. Il a l’impression que quelqu’un ou quelque chose cherche à entrer en contact avec lui. Qu’on le cherche. Qu’on l’appelle. Qu’on voudrait l’inciter à faire quelque chose.
    Cette excentricité est renforcée par des rêves récurrents. Il déambule dans un monde fait de nuage semblable au notre ou tout s’évapore lorsqu’il y touche jusqu’à ce que le sol lui-même cède sous ses pas et qu’il sombre avant de se réveiller.
    D’autre fois c’est notre monde décoré avec excès par des miroirs où des formes lumineuses ou vaporeuses apparaissent derrière son reflet, file, vivent leur vie. Ça n’a rien d’ectoplasmes. C’est plutôt comme si les miroirs étaient des fenêtres donnant sur un autre monde où la vie se ferait en parallèle à la notre.
    Le dernier rêve le fait arpenté un univers semblable au notre ou un loup qui parle le guide à travers des paysages splendides mais désertique de vie humaine. Seuls les animaux et les plantes parlent sur sont chemin. Les objets aussi. Mais toujours, le loup finit par se retourner et lui dire que ce n’est pas aujourd’hui encore qu’ils arriveront au bout de ce chemin. Il se réveille alors. Leur point de départ et le point de rupture est toujours le même mais à changé depuis qu’il a quitté Cimmerium et a évolué lors de son voyage jusqu’à Cimmeria. Il ne saurait dire cependant s’ils se sont rapprochés de leur but, cet animal et lui.
    Il ne trouve aucun sens à ces songes mais en cherche un. Que ce soit dans son passé ou dans son présent. Peut-être son futur sera-t-il un jour guidé par ces visions étranges.


Dernière édition par Veto Havelle le Mar 17 Sep - 18:43, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Veto Havelle, garde de Cimmeria [terminé]   Jeu 6 Jan - 18:16

    HISTOIRE:
    Le châtiment libérateur

    Cette femme arriva dans la communauté au tout début de sa grossesse, bien consciente d'être enceinte.
    La première phase de son plan était de se faire accepter chez ces femmes sauvages et de s'octroyer un minimum de leur confiance pour passer à la suite.

    À l'âge de huit ans, le petit garçon suivit sa mère qui décidait de quitter la communauté pour s'occuper de lui, les mâles, même en bas âge, n’étant pas acceptés longtemps parmi elles.

    Quelques mois plus tard, sa mère et lui, voyageant à pied dans les vastes plaines d'Eridania, s'arrêtèrent brusquement. La femme était nerveuse depuis bien des jours et scrutait l'horizon sans cesse.
    Ce jour là des cavaliers approchaient depuis l’endroit d’où ils venaient. La femme se tourna vers son enfant et lui intima de faire ce qui était prévu lorsqu'elle le lui dirait. L'enfant docile et soumis se cacha derrière sa mère et prit les quatre pierres restantes du pactole que la femme avait déjà grandement dilapidé.
    Au loin, des cris féminins couraient le long du terrain plat, mêlés au bruit des sabots rageurs. Des femmes à cheval ; plus de doute possible pour la mère : elle ordonna à son fils.
    Il s'exécuta, avalant l’une après l’autre les trois premières pierres, toussant, s'étouffant, mais continuant. Les larmes finirent par lui venir, la douleur dans la gorge meurtrie et dans le ventre pilonné s'amplifiant avec les secondes. Il ne lui restait plus qu'une pierre qu'il hésita un instant à mettre dans sa bouche, pris d'une quinte de toux. Sa mère la lui enfourna brutalement, lui choquant une incisive au passage, laissant un impact au sommet de celle-ci.
    L'enfant tomba à genou, sa mère lui maintenant la bouche fermé tandis qu'il expectorait sur sa main par le nez. Elle s'en moquait. Tout ce qu'elle voyait c'était les cavalières à quelques dizaines de mètres.
    Elle l’insultait, lui ordonnait d’avaler. Il essayait mais rien n’y faisait. Son œsophage était plein.
    Lorsqu'elles arrivèrent, elle lâcha son fils qui tomba à quatre pattes, luttant pour ne pas lâcher la pierre d'entre ses dents, sachant ce que sa mère lui avait promis s’il le faisait. Ses cheveux mi long cachaient son visage. Chaque hoquet faisait remuer les pierres qui l'étouffaient et martelait dans son estomac.

    -Bonjour Pétra.
    -Emma ! Que fais-tu ici ? Vous allez bien ?
    -Autant qu'on peut l'être après des semaines à cheval.
    -Ah ? Et que fuyez-vous comme ça ?

    La mère avait l'air perturbée, comme terrorisée par ces quatre cavalières qui les encerclaient elle et son enfant. Celui-ci continuait de toussoter dans l'herbe.

    -Fuir ? Ahahah ! Toujours aussi drôle Pétra. Qu'a ton fils ?
    -Il... Il est malade ! Nous nous rendions à... À Canopée pour quérir un docteur et les faveurs de Kesha. Oui.
    -Ah oui ? Mais tu n'es pas tout à fait dans la bonne direction dans ce cas, tu sais ?
    -Ah ? Mince alors. Ahahah ! L'orientation et moi...
    -Tu te diriges trop à l'ouest. Canopée est plus de ce côté, par là.
    -Tu crois ? Je...
    -J'en suis sûre. Veux-tu que nous te conduisions jusque là-bas ?
    -Oh non je...
    -Si, si, j'insiste.

    Elle descendit de cheval, se dirigeant vers l'enfant.

    -Attends, je vais m'en occuper.
    -Oh mais quelles magnifiques boucles d'oreille ! Et ce collier. Je ne les avais pas remarqués à cause du manteau de vison !
    -Ce... Ce n'est pas du vison enfin… Qu’est-ce que tu racontes. Ce ne sont que des breloques ! Je…
    -Ahah ! Je plaisante. C'est vrai que ça aurait fait un peu beaucoup pour une femme qui nous a quitté il n'y a que quelques mois avec un enfant à charge, même avec tout ce que nous t’avons donné.
    -Oui... C'est vrai... Votre aide m’a été précieuse d’ailleurs !

    La femme semblait de plus en plus pâle, jetant des regards inquiets aux trois autres femmes encore à cheval qui la toisait d'un air peu rassurant. Elle était penchée sur son fils mais n’y accordait guère plus d’attention que nécessaire pour savoir où était son dos pour poser ses mains dessus et s’y appuyait, pour faire face à la pression.

    -Dis-donc ! Tu ne sais pas ? Peu de temps après ton départ, nous avons retrouvé plusieurs lieux d'extraction de pierre. Ces chiens de chasseur de sphène, sans aucun doute !

    Une cavalière cracha par terre comme pour approuver le qualificatif attribué aux chasseurs.

    -Ah ? Et... Alors ? Vous... Vous les avez retrouvés ?
    -Non. Dame Sighild est furieuse d’ailleurs. D'autant plus qu'une sorte de cache a été retrouvé non loin du village. Comme si...

    Un silence de mort se fit dans la plaine, perturbé seulement par les étouffements du gamin et les renâclements des chevaux.

    -Écoute Emma...
    -De quoi ? Ah ! Tu vas m'expliquer comment tu t'es si vite refait après ton départ ? Parce que moi ça m'intéresse ! Ahah ! Pas vous les filles ? Vas y Pétra ! Relate nous ta réussite.

    Le silence des trois autres était des plus terrifiants pour la mère qui laissa son fils s’écrouler à plat ventre tandis qu’elle venait de lui enfoncer discrètement la pierre au fond de la bouche du bout du pouce.

    -Qu'est-ce que tu insinues ? Je n'ai pas trahi la communauté. Je suis parti pour mon fils !
    -Je n'insinue rien Pétra. Ton fils l’affirme.

    La mère suivit du regard ce que pointait son ancienne consœur : l'enfant à genou, la tête vers le sol, se tenant le ventre, secoué par des hauts le cœur douloureux. Devant lui, une pierre grossière couverte de bave et tâchée de sang finissait de tourner et de basculer d’un côté et de l’autre.

    La femme resta pétrifiée un instant puis donna un coup de pied au visage à l'enfant qui tomba en arrière et se griffa le bord de la main. Lorsqu'elle lui sauta dessus, un couteau à la main, elle hurlait des insanités et des damnations, sans sembler se souvenir que cette enfant était sa chair.
    Il rampa en arrière et évita un coup de couteau qui le blessa au front. Lorsqu’il réussit à se dégager, elle abattit le couteau sur son pied droit. Ce fut la dernière maltraitance de sa mère. Une lame traversa son torse, éclaboussant l'enfant au visage et pétrifiant le visage de sa mère. Elle regarda l'acier qui dépassait entre ses deux seins, lâchant son couteau, n'osant pas toucher l'arme qui la meurtrissait. Les autres femmes étaient descendue de cheval et encerclaient la traitresse, chacune un poignard à la main, les chevaux s’énervait, le vent hurler mais plus aucun humain ne pipait mot jusqu’à ce qu’Emma prit la parole, son cimeterre toujours planté dans le dos de sa proie.

    -Tu as le bonjour de dame Sighild.

    Les poignards se plantèrent à plusieurs reprises et lorsque le cimeterre sortit de la chaire, ce fut pour laisser tomber un corps presque sang vie, gémissant de douleur, incapable d'émettre un son constructif. Après un instant à regarder leur cible agoniser, le sabre s'abattit, tranchant net la tête de la vipère, tête qui roula jusqu'au pied de l'enfant, ce pied qui se répandait de son sang.

    Le cimeterre se planta dans le crâne et la meurtrière hésita un instant. Et puis, après avoir parcouru l’horizon un instant, elle se pencha sur le pied du garçon, retirant la chausse et enveloppant la plaie sanguinolente dans un large linge.
    L'enfant hoquetant à cause des pierres ne quittait plus le visage perforé par la lame jusqu'à ce que les quatre femmes l'emmènent avec elle au galop. De ses yeux, aucune larme ne réussit à sortir.

    Dommages & intérêts

    Ce soir là, le soleil crépusculaire balayait depuis le lointain les plaines de ses rayons rouges et roses qui venaient se heurter aux hauts murs de la cité de Cimmerium et la falaise dans son dos.
    Quatre cavaliers étrangement chargés vinrent s’arrêter devant la grande porte, quémandant un médecin.
    C’en fut un assez réputé qui fut dépêché à leur rencontre. La sylphide Azryel avait l’apparence d’un beau jeune homme, blond aux yeux verts. Il fut fort intrigué de voir quatre femmes venir à lui. Celle qui semblait les diriger demanda à ce qu’on soigne l’enfant qu’elles transportaient. D’un simple mouvement du bras, il balaya la longueur du jeune garçon, ses plaies se refermant mais laissant des cicatrices très visible : la balafre sur le front barré proprement mais sûrement le tiers médian du front en diagonal et l’orteil majeur n’arbora pas de nouvel ongle.
    Azriel inclina la tête sur le côté et sourit doucement avant d’inviter ceux qui le voulaient chez lui. Seule Emma entra avec lui et l’enfant, les trois autres préférant rester hors de la cité qu’elles regardaient d’un œil méfiant.

    Le cabinet était presque vide, ne s’encombrant que du strict minimum, se basant sur l’architecture surréaliste pour ce qui était du charme. Et ça marchait.

    -Posez le sur la table je vous prie.

    Emma s’exécuta. L’enfant inconscient était saisit de temps à autre par des hoquets surprenant, comme annonciateur de régurgitation mais seul des râles mortuaires sortait de ses lèvres entrouvertes.

    -Je crois qu’il a avalé plusieurs pierres de sphène.
    -Avalé ? Étrange façon de les utiliser. Si je puis me permettre, ce petit Terran est un original.
    -Je crois qu’on l’y a forcé.
    -Surprenant.

    Le médecin arborait un sourire serein tandis qu’il cherchait quelques instruments précis.

    -Je vous conseille de vous reculer.

    Un grand scalpel à la main, la sylphide éventra l’enfant sans hésitation au niveau de l’estomac. Une gerbe de sang sauta jusqu’au ventre de la guerrière qui retint un cri de stupeur face à la vue du corps frêle si mal traité.
    Le sang qui avait sauté en direction d’Azryel fut dévié et tomba sur la table. Tandis que tout autre sang semblait attiré par la cavité creusée plutôt que s’en écouler. La main du médecin pénétra littéralement dans le corps et sembla fouiller comme on fouille un pot pour trouver les derniers biscuits.

    -Une, deux,… Trois. Elle n’était pas encore arrivée. Surprenant.

    Il sortit sa main immaculée du petit récipient de sang qui était entrain de se constituer sous leurs yeux. Une bulle blanche et éblouissante suivait le trajet de sa paume et vint déposer trois pierres sur la table, s’éteignant alors. Deux des pierres avaient commencé à montrer leur vrai visage et leur éclat magnifique. Leur pouvoir aussi semblait-il.

    -Elles devaient interférer avec mes sorts de soin.

    D’un petit geste, il plaça la main tenant encore le scalpel au dessus de la plaie et le sang disparut, retrouvant sa place dans le système circulatoire avant que le corps ne se reconstitue parfaitement cette fois.

    -Mais…
    -Hémo-kinésie, sort de soin, télékinésie… Certains me disent prédestiné pour cette profession.

    La jeune femme resta interloquée, surprise qu’il ait deviné sa question.

    -Et télépathie. Pour ce qui est de garder l’enfant, je ne suis pas très partisan de cette idée. Il aurait du mal à s’intégrer parmi mes semblables et je ne possède pas l’instinct maternel.
    -Ne pouvez-vous pas…
    -Bien sûr. Cette option serait envisageable mais je doute qu’il n’y ait une seule sylphide qui recherche la compagnie d’un mortel. Ce serait comme si vous sympathisiez avec un glaçon. Le temps passer avec lui est fort peu marquant ou enviable. Quant à ce que vous comptez me proposer, oublier. Je n’ai nul besoin de ces pierres. Emmenez-les.
    -Arrêtez immédiatement de lire dans mon esprit.
    -Oui. Je vous pris de m’excuser cette indélicatesse. Durant l’opération, je recherchais des informations quant à ce qui était arrivé à cette enfant pour qu’il soit dans cet état.
    -Vous avez sondez mon esprit ?
    -N’ayez crainte. Nul besoin de lire dans votre esprit pour comprendre que si quatre femmes chevauchent seules et cherchent à se débarrasser d’un garçon, c’est que ce sont des Eryllis. Je n’ai aucunement cherché à percer vos secrets ou ceux de votre communauté. À quoi me servirait-il ? Je ne suis pas remonté dans vos souvenirs au-delà de votre rencontre entre vous et sa mère.

    La jeune femme hésita un long moment, fixant le sang sur sa tunique, cherchant ce qu’elle devait faire. Et puis elle se dit qu’elle n’avait guère d’autre choix. Elle était responsable de cet orphelin. Elle le déposerait dans le premier village sur sa route.
    Elle s’avança vers le garçon lorsqu’elle vit qu’il tenait le poignet de la sylphide dans sa petite main. Celle-ci ne réagissait pas, figé sur place, le regard captivé par ces doigts chauds sur sa peau. Il avait perdu son sourire figé et ne pensait plus qu’à une chose : le fait qu’une Sylphide ne pouvait pas avoir d’enfant. Qu’est-ce que cela représentait d’élever, d’enseigner à un être, de s’attacher à lui bien plus qu’à un collègue de travail… Azryel avait souvent été seul. En particulier à cause de son pouvoir de télépathie qu’il avait du mal à ne pas utiliser. Il était curieux de nature et ce fruit défendu en perpétuel accès ne l’avait pas aidé dans ses relations.

    -Docteur Azryel ?
    -Oui ! Prenez vos pierres, pardon.
    -Et… L’enfant ?
    -J’ai changé d’avis. J’aimerai bien en apprendre d’avantage sur le Terran.

    Il avait presque un sourire sincère cette fois. Emma sourit à son tour et récupéra les trois catalyseurs brut avec précaution et les rangea avec la quatrième dans sa besace. Elle jeta un dernier regard au garçon.

    -Dans ce corps, vous lui ressemblez beaucoup. On dirait un père et un fils.

    Elle partit sans regret, si ce n’est celui de ne jamais pouvoir avoir d’enfant.
    Azryel, lui, resta là, reposant son regard sur la petite main ; n’arrivant pas à se convaincre qu’il faudrait bien un jour libérer son poignet de l’étreinte de cette menotte douce.

    Enfance littéraire

    Au début, les autres sylphides eurent du mal à croire à la lubie de leur congénère. Et puis ils s’y firent. L’enfant sage et timide ne se faisait remarquer que par ses origines dans cette ville où presque aucun autre individus non sylphide ne vivait. Les rares étrangers qui entraient en ville, il les fuyait.
    Son passé brutal le poussait vers ces être apaisés et à l’apparence immaculée, loin des guerriers et des autres cultures bruyantes.
    Sans qu’il ne s’en souvienne, l’éducation que sa mère lui avait prodiguée avait fait de lui une loque obéissante. La permissivité d’Azryel le gêna… au début. Et puis il se fit à ces nouvelles règles. À son contact, il apprit à ne plus entraver sa curiosité et son imagination, bien que son comportement reste assez introverti.
    Très vite, il découvrit la bibliothèque et tout son savoir inaccessible dans son ensemble à un mortel. Ce détail ne le découragea pas. Il y passa le plus clair de son temps, en apprenant le plus possible.
    Du savoir d’Azryel, les Terrans avait besoin d’entretenir leur corps autant que leur esprit.
    Il veilla donc à ce que l’enfant reste dans une forme physique parfaite.
    Puis il veilla à ce que le préadolescent garde une forme physique acceptable, dans la mesure du possible, son caractère étant ce qu’il devait être à cette période. Ses questions sans réponse n’aidant pas à apaiser les discussions.
    Enfin, il réussit à en faire un adolescent aussi responsable que possible.

    Arrivé à son dix-huitième anniversaire (jour établis par Azriel comme celui de son arrivée dans cette ville), de ses souvenirs d’enfance, il ne lui restait presque rien. À son réveil après son opération déjà, l’enfant se révéla être plus ou moins amnésique. Il se souvenait être né dans une forêt pour savoir ses souvenirs les plus lointains venir de là. Il se souvenait qu’ils avaient avec sa mère écumés quelques villes et bourgs. Il en retire une certaine amertume qu’il met sur le compte de l’urbanisme Terran, ne se souvenant pas que sa mère le battait. Pour lui, cette femme était parfaite. Et l’image de son visage défiguré par la souffrance sur une tête sans corps empalait par une lame à ras de terre le hante.
    De l’épisode où les consœurs de sa mère les rattrape, il ne se souvient presque rien si ce n’est quelques visage et le nom de Sighild qui résonne durant chaque scène. Azryel lui narra qu’on l’avait amené ici et confié à lui. Il ne voulut jamais dire qui l’avait fait et répétait sans cesse que c’était à lui de le découvrir. Il nia en savoir davantage sur son passé.
    Il ne se souvenait plus de son identité non plus. Une chaine en argent pendait autour de cou avec un médaillon et son prénom : Veto. Son nom, c’est Azryel qui le lui donna. Veto le sait. Ce qu’il ne sait pas c’est qu’il n’est pas inventé. C’est le nom de celle qui l’a confié aux Sylphides cette nuit là, le nom d’Emma Havrelle. Une énigme dans le temps. Azryel en était friand.
    Pour fêter cette dernière année, Azryel lui offrit son livre le plus complet. Une sorte de culture générale couché sur papier, plus qu’il ne pourrait jamais apprendre, malgré sa facilité à le faire.
    Le lendemain de ce six mille cinq cent soixante-dixième jour, il quitta Cimmerium et ses habitants pour chercher les réponses qu’il ne pouvait trouver dans les livres, fort de son corps, fort de ses connaissances, fort de sa témérité.

    Cimmeria et ses glaces

    Ses souvenirs lui parlaient de forêt. Alors pourquoi chercher dans ce lieu désertique de canopée ? Tout simplement parce qu’il n’avait aucun sens de l’orientation. Surpris par une tempête avant qu’il ne songe à faire demi-tour, il fut retrouvé par quelque patrouille et fut héberger un temps dans la cité de Hellas, soigné par les prêtresses. Son histoire qu’il leur raconta inspira à la garnison un surnom : le jouet du sort, « celui qui ne doit sa vie sauve qu’au hasard et ses déboires aussi ! ».
    Une fois sur pied, il se dit que repartir serait sans résultat et décida de s’enrôler dans la garde du Temple, en remerciement des soins, du gîte et du couvert. La formation lui permettrait d’être mieux armé pour affronter la vie de dehors et peut-être qu’avec assez d’économies, il pourrait espérer un jour lancer de vraies recherches pour découvrir ce qui s’était vraiment passé le jour du meurtre de sa mère.
    Ainsi, il devint une nouvelle recrue et tente aujourd’hui de creuser son trou depuis déjà presque cinq années.
    Son affinité avec l’apprentissage se révéla fructueux également ici et il apprit à manier toute arme lui passant sous la main (héritant d’une nouvelle cicatrice au front).

    En ce qui concernait la magie cependant, il se montrait bien moins prometteur.
    Azryel ne lui raconta jamais l’histoire des pierres mais la sylphide pensa toujours que cette affaire impacta sur sa maîtrise de l’essence divine. Même si elle ne lui expliqua pas son intuition, elle postula que le sujet rejetait en quelque sorte les catalyseurs et qu’il y avait peut-être un lien avec ces voix qu’il entendait de temps à autre. Ou ces rêves bizarres et récurrents qu’il faisait parfois : le monde de fumée ; les miroirs remplis de personnes voilées ; les animaux, les plantes et les objets inanimés qui parlent… Le jeune homme pense que l’essence divine elle-même lui parle. Est-ce qu’il a raison ? Est-ce qu’il a tord ? Il n’en parle jamais. Il ne veut pas passer pour un illuminé.
    L’être éthéré réussit néanmoins à réveiller en lui quelques magies, tout comme sa formation de garde lui en appris une autre et à les « maîtriser » d’avantage. L’utilisation efficace d’un catalyseur reste cependant difficile pour lui et sa magie n’est que peu puissante.


Dernière édition par Veto Havelle le Jeu 6 Jan - 19:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Veto Havelle, garde de Cimmeria [terminé]   Jeu 6 Jan - 18:41


MONTURE
Maclov



    PRÉNOM: Maclov

    SEXE: Mâle

    DEscriptION:
    Un jeune cheval type percheron, pie, majoritairement blanc. Ses sabots sont ornés de longs fanons que le jeune homme n’hésite pas à entretenir lui-même de temps en temps ainsi que le reste de la robe de ce destrier, à la surprise des écuyers.
    Cet animal n’est pas vraiment sa propre monture mais lorsqu’il doit choisir un animal pour une patrouille, c’est celui-ci qu’il prend. Il l’a rencontré lors de sa première visite de l’écurie et ils se sont tout de suite bien entendus.
    C’est un cheval doux et calme, plutôt intelligent et puissant.
    Plusieurs rêveries de Veto furent passées à le regarder dans l’enclos ou à ses côté durant une pause en patrouille. L’animal broute paisiblement non loin de lui ou parfois même se couche pour l’accompagner dans sa torpeur contemplative du paysage blanc de Cimmeria.
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MessageSujet: Re: Veto Havelle, garde de Cimmeria [terminé]   Jeu 6 Jan - 20:42

Bonjour et bienvenue sur Isthéria!

Tout me semble dans l'ordre, je n'ai pas de remarque particulière à faire puisque nous avons déjà longtemps discuté par mp.


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Amuse-toi bien parmi nous!!!
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MessageSujet: Re: Veto Havelle, garde de Cimmeria [terminé]   

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Veto Havelle, garde de Cimmeria [terminé]
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