Bienvenue chez nous



 
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 Bienvenue chez nous

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MessageSujet: Bienvenue chez nous   Mar 2 Nov - 22:56


    Tout le monde était là. Enfin, le peu d'Ascans restant de la tribu. Nous étions une petite vingtaine. C'était faible, mais c'était déjà ça. Je m'apprêtais à partir de l'île d'El Bahari, notre île. Je souhaitais voir du monde, je souhaitais chercher en vain des recrues, ou des Ascans égarés, et les remettre sur le droit chemin. Je cherchais également à parler aux autres castes, à parler aux autres peuples, de notre tribu, qui n'est pas pleinement reconnue comme telle. Nous avons notre importance, et cela, je cherche à le prouver. De plus, nous sommes loin d'être minables. Nos capacités de chasse et de survie dans la nature et bien meilleur que quiconque. C'est pourquoi les gens nous voit un peu comme des sauvages... mais il ne faut pas... Il faut que cela cesse. Nous ne sommes pas des sauvages, nous vivons, certes, en cohabitation avec la nature, mais nous sommes civilisés.


    Je promettais à mes confrères que je réaliserai mon souhait le plus chère, et que j'assurerai la survie de l'espèce, la survie de cette caste en renseignant, et en me rendant utile, pour montrer que nous sommes des gens biens, aux yeux du continent. Ils me regardèrent partir en faisant de grands signes. Je ne devais pas les décevoir. Tout de même, j'étais leur chef. Je les représentaient, tous, qu'ils le veuillent ou non. Surtout qu'ils avaient confiance en moi. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils m'avaient choisi, et pour ma sagesse, ma maturité, mes convictions et mes performances au combat. Il fallait penser à un éventuel combat également. Cela pouvait arriver à n'importe quel moment, et je devais défendre et représenter ma tribu. Il fallait à chaque seconde être sur ses gardes et être prêt.


    J'étais en route, sur ma belle monture, Léan. Ma jument au pelage foncé m'emmenait vers les plages, quittant ainsi le cœur de la forêt, soit la résidence principale de la tribu, pour s'aventurer vers les mers, dans le but de prendre une embarcation. Je ne rencontrai aucun problème pertinent lors de ma route, traversant la forêt et certains endroits que j'eus redouté il y a un certain temps. Maintenant, ce n'était plus le cas, on m'avait décerné une médaille de courage lors de mon test d'initiation pour appartenir à la caste des Ascans il y a bien longtemps. Maintenant que j'étais leur chef, je ne serais pas effrayé par de futiles choses. Cela ne m'atteignait pas.


    Après une plutôt longue route, je m'arrêtais un peu, pour que ma belle jument se repose. Je pris soin de ne pas tacher ma veste blanche en descendant de Léan, car ce ne serait pas très élégant de parler d'un peuple civilisé en n'étant pas habillé proprement. Je la détachai un moment, pour la laisser gambader librement et se reposer ou elle le souhaiterai. De toute façon, j'avais confiance, elle reviendrai, une fois en pleine forme.


    Nous reprîmes ensuite la route. Il n'y avait plus beaucoup de chemin à faire, car nous avions déjà fait les trois quarts de la traversée de l'île pour atteindre les plages. Voilà que nous étions arrivés.


    " Bon, maintenant Léan, il faut attendre qu'une embarcation parvienne jusqu'ici pour nous assurer le voyage. "

    Il y avait souvent des petits voyageurs qui venaient par ici pour se faire un peu de sous en faisant traverser les passants, mais c'était souvent de petites barques. Et, je ne laisserai pas mon cheval sur l'île. Il faut que l'on trouve une barque assez grande et solide capable nous faire traverser, moi et ma jument. Et ça, ce n'était pas gagné. Enfin, nous avions le temps, étant de forts survivants. Nous nous posèrent donc sur une carcasse de tronc d'arbre couchée. Enfin, je m'y posais moi. Léan n'avait pas besoin de cela. Alors qu'elle se mit à courir avec joie sur la plage, je guettais les horizons, en vue d'un éventuel visiteur, qui pourrait m'amener sur le continent.


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MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Mer 10 Nov - 2:46

    L'espoir renaîtra d'un sentiment aussi pure que l'amour; une lumière que rien ne pourra éteindre et un cœur à l'épreuve des ténèbres que l'ombre n'annihilera jamais puisque l'image qui l'anime est bien plus forte, plus forte que tout.

    Le regard porté sur l'horizon, je contemplai les mouvements sauvages des vagues d'un océan calme et brusque à la fois, mon esprit flottant et divaguant vers des rêves absurdes, je sentais le temps battre en mon cœur tant il devenait maitrisable. Perché sur la poupe du bateau, j'appréciai les vagues s'éloigner de moi comme si le passé était derrière et qu'il s'envolait en prenant avec lui les fardeaux d'autrefois. Je souriais à la mer, je l'aimais tant quand j'y repensai, je ne prenais le temps de venir à sa rencontre que très rarement, pas assez du moins. Un poids semblait peser lourd dans ma poitrine et ma respiration que j'obligeais à être plus profonde ne suffit à alléger mon corps. A vraie dire, je pensai à autre chose et la mer me rendait triste et puis c'était drôle mais elle semblait partager ma peine comme la plus méritante des confidentes que je n'avais jamais connu.

    " Nous accosterons bientôt monsieur.. " me lança un marin non loin que je regardai en acquiesçant sans adresser un mot. Ce dernier semblait intrigué et me fixai depuis déjà un bon moment, je me retournai alors à nouveau vers lui pour l'observer et l'obliger à faire face à son action.
    - Vous semblez hypnotisé par l'océan, je me trompe ? me dit-il hésitant, j'acquiesçais à nouveau et il continua. C'est à dire que les gens qui veulent débarquer sur l'île de El Bahari sont plutôt rares.. Vous savez comment sont les gens, à croire toutes les légendes..
    - Je fais alors grâce aux dieux de n'être pas ce que sont les gens. Dis-je froidement, voulant profiter des derniers instants en mer avant de fouler le sol de l'île.
    - L'escale ne dura que quelques heures, alors ne soyez pas en retard.
    - ça n'est pas mon genre.
    - vous êtes ce genre d'écrivains ou d'artistes à la recherche d'inspiration ou quelque chose comme ça, je me trompe ?!
    - Quelque chose comme ça. finis-je par convenir, fermant les yeux et souriant délicatement à l'homme trop curieux sans qu'il n'en soit irrespectueux. Il semblait jeune pour un marin, il n'avait pas plus de quatorze ans à bien y regarder. Les marins de Noxis étaient des gens souvent formidables avec beaucoup d'humanité et je regrettai parfois de ne jamais avoir l'occasion de véritablement pouvoir converser avec l'un d'eux.

    Nous arrivâmes lorsque le soleil fut au zénith et bien que tout le monde semblait mourir de chaud sur le bateau, je n’avais jamais semblé aussi glacé qu’à cette heure-ci. On fit une escale comme prévu sur l’île et tous les marins avaient eu leur permission, histoire de profiter du paysage avant de reprendre la mer. Je descendais le dernier après que tout le monde soit parti, marchant sur la magnifique plage comme une virée au paradis.

    - Ce marin n’avait pas tord, c’est peut être bien l’inspiration qui manque à mes actes pensai-je tout haut d’une voix douce et légère, admirant la sublime rencontre de la mer sur les rochers. Je restai là quelques minutes sans bouger et sans dire un mot, je réfléchissais à beaucoup de choses à la fois et ne pouvais m’extraire de mes thèses et antithèses diverses dans lesquels j’avais plongé dés l’instant où l’océan m’avait hypnotisé.
    Je soupirai alors en levant les yeux en ciel, me sentant stupide d’être aussi léthargique constatant que réfléchir autant était une perte de temps me rendant aussi inutile qu’un grain de poussière ou un flocon en hiver. Je reprenais mes esprits lorsque je vue un cheval non loin semblant abandonné ; me sentant d’attaque, j’approchai la bête et passai ma main doucement pour la caresser.

    - Toi au moins tu n’as pas besoin d’une raison pour brouter ta belle herbe. Lui dis-je sans me soucier du fait que parler à un cheval pourrait s’interpréter comme un signe de perturbation mentale. Il était vrai que j’avais toujours eu énormément de mal à m’entendre avec les animaux et particulièrement les chevaux. Ce n’est pas que je n’apprécie pas les bêtes, au contraire mais elles ne m’aiment pas, je le savais dés l’instant où j’approchai un de ces machins à quatre pattes. Bon d’accord celui-là semblait différent et assez agréable mais je me rassurai en me disant qu’il n’était qu’une exception de sa race et que tous les autres chevaux d’Istheria voudrait ma mort si je les approchai. Alors oui je sais, je suis un cavalier et par conséquent il est assez paradoxal que je puisse éprouver une aversion logique pour monter à cheval ; ma foi il semblerait que je soi le seul cavalier de Sharna à combattre.. à pieds. Et j’en étais fier quand j’y repensai. Peut être qu’un jour, je trouverai un cheval qui me comprendrait et alors je pourrai l’adopter, ma foi ça n’était pas gagné !
    Je plongeai mon regard dans celui de l’animal mais n’y voyais rien. Alors qu’il ne me suffisait que d’un regard dans celui d’un homme pour deviner les contours et la profondeur de son cœur, celui d’un animal comme le cheval ne m’inspirait qu’un vide indescriptible. Je conclu par le passé qu’il s’agissait sûrement du fait que les animaux n’ont ni âme, ni conscience et que si je ne pouvais lire en leur âme c’était sûrement parce qu’il n’y avait aucun cœur à dessiner dans leur poitrine. Cependant avec le temps et à force d’observation, on semble bien voir que ce cheval par exemple est capable de bien plus d’affection et d’amour que la plus part des gens sur Terre. Oui, avec le temps, je compris que si tout ça restait un vrai mystère, ça n’était que par complexité de la chose, tout ne devait être question que de sensation et d’empathie envers son animal, sa monture.. Rien d’autre qu’un instinct lié à celui de son compagnon.
    Mon regard se tourna alors brusquement par le cavalier du cheval, assit sur la carcasse d’un tronc d’arbre, tout deux caché par l’imposante monture jusqu’à lors. Je me sentis surpris d’abord mais l’homme ne semblait pas une menace et je n’avais sûrement pas le cœur à détruire ou tuer.

    - Belle Bête. Dis-je alors d’un ton conciliant sans non plus y peindre de la chaleur dans la voix et sans lui adresser un regard. Vous n’étiez pas sur le bateau, je vous aurai remarqué je crois.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous   Mer 10 Nov - 17:58




    Je dois avouer que l'attente fut plutôt longue. Je m'attendais à voir apparaître au loin un bateau dans les heures qui suivirent, mais il ne vint pas. Heureusement que j'étais parti de bonne heure, et que je pouvais encore attendre quelques temps avant que la nuit tombe. Le soleil était à son zénith, et offrait des reflets plutôt douloureux sur les vagues lorsque ses rayons atteignaient mes yeux. Alors, je baissai régulièrement la tête.


    L'absence de bateau me laissa présager qu'une importante embarcation arriverait sous peu, remplaçant les futiles barques journalières. Je me rappelais ces barques, avec ces quelques touristes, tous aveuglés par la beauté de l'île. C'était pendant ces jours ou je partais vers les plages pour voir si les embarcations ne contenaient pas de menace au bon fonctionnement du village et au bien-être du peuple des Ascans. C'était en mon devoir de faire ces excursions, ces patrouilles, et je m'y plaisais. Celles-ci me permettaient d'observer les gens des terres, et leur comportement. J'avoue que j'étais déçu. Ce que l'on raconte sur nous plane évidemment sur toutes leurs têtes. Une fois le pied au sol, ils ont l'habitude de regarder vers là forêt si des "sauvages" les observeraient. Ils nous voient tel des bêtes. En fait, personne ne nous connait. C'est pourquoi me rencontrer changera leur idées. En tout cas, quand je partais en observation, ils ne me voyaient pas. Je n'étais pas là pour faire figuration, ni pour faire le spectacle, j'étais là uniquement pour assurer la protection de mon peuple. Enfin aujourd'hui, c'était la quête d'un autre objectif qui m'avait attiré jusque ici. Je devais me montrer ouvert. C'est Kéoris qui parlerait.


    Hum, c'était bien ce qu'il me semblait. Un bateau assez conséquent s'approchait. Des gens descendirent, surement pour se reposer et profiter de l'île. Je remarquais pratiquement que des marins. Pensant qu'ils resteraient là une bonne heure au moins avant de repartir, je ne me décidais pas à aller directement leur demander de m'emmener. J'attendrais le bon moment, ce qui permettrait à Léan de gambader encore un peu librement, avec de faire route, et de ne plus être dans la nature, dans son endroit de prédilection.


    Mon regard commença à s'enfouir dans le vide, regardant le sable fin qui logeait sous mes pieds. C'est avec sursaut que j'entendis un visiteur. Il ne devait pas se douter que j'étais un Ascan. En général, les marins parlaient de nous comme des personnes non civilisées, alors qu'ils ne nous ont jamais vu. Que de rumeurs !

    " Elle s'appelle Léan. "


    Je levai les yeux vers ce visiteur et me levait également, par politesse.

    " Non. Je vis ici, sur cette île. Mais je le prendrai lorsqu'il repartira. "


    Est-ce que ce sous-entendu lui avait mis la puce à l'oreille quant à ma nature. Je ne sais pas, mais cet homme m'inspirait autre chose chose que les autres. Je ne pense pas qu'il se fie vraiment aux rumeurs, en fait, je ne pense pas que ce soit un de ces naïfs qui font et croient à tout ce qu'on leur dit. Je n'aime pas cette catégorie de personne. L'opinion, on la construit par nous même, et pas autrement.

    " Vous aimez les chevaux ? "

    C'était une approche comme un autre, que j'avais privilégié voyant que l'homme caressait ma monture.

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