Le monde est fou [Lucius & Cal]

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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• Civils: 18

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An 1305 de l'ère obscure

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 Le monde est fou [Lucius & Cal]

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Deirdre Luberym
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Deirdre Luberym
MessageSujet: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Mar 8 Jan - 23:08

La nuit avait été une intolérable tourmente pour la gorgoroh. Ses rêves avaient été gouvernés par de vieux souvenirs et les plus douloureux. Elle n'avait eu de cesse de s'agiter toutes les heures et s'était réveillée en nage et en hurlant. Son cri avait réveillé son valet qui s'était rué dans sa chambre afin de savoir ce qu'il se passait, comprenant très vite qu'elle venait d'être saisie d'une terreur nocturne. Il lui fallut plus d'une heure pour tenter de calmer sa maîtresse, restant même à se côtés le temps que le sommeil veuille bien d'elle à nouveau. Tel était la dévotion d'Uriel.

Quand le matin fini par arrivé, la jeune femme n'avait jamais autant ressemblé à la mort. Son visage était plus pâle que jamais, le regard cerné, les yeux rouges. Elle n'était pas de bonne humeur, et ses cheveux ébouriffés lui donnaient une allure de démente.

" Uriel. Apporte-moi le journal. "
" Oui, Madame. "


A ces paroles, le jeune homme lui tendit le quotidien qu'elle désirait, tout en lui apportant un plateau sur lequel était servi une tasse de thé et des viennoiseries hespériennes. D'un geste las, elle agita la main pour signifier à son domestique de la laisser tranquille et dans son apparente soumission, il quitta sa chambre. Là, ses yeux fatigués lisaient les dernières nouvelles de "La Voix du Messager". Le monde semblait devenir fou. Mais au même moment, alors qu'elle consultait un article parlant d'une potentielle épidémie, une violente douleur la saisit à la poitrine. Cela la lançait à l'endroit même où sa lance l'avait empalé autrefois. D'une main, elle empoigna sa chemise, il lui semblait que l'air lui manquait mais.... n'était-ce pas ridicule pour une morte?  

Toute la matinée demeura pénible. Sa douleur ne la quitta pas au point qu'Uriel voulut chercher un médecin. Mais Deirdre lui pria d'abandonner cet idée et qu'elle n'avait pas de temps à perdre. Mieux! Elle préférait même aller prendre l'air. Seule. Autant vous dire que l'idée ne plut guère à son subalterne mais qui ne pouvait pas aller à l'encontre de l'entêtée jeune femme.

Sur cette peu judicieuse décision, Deirdre choisit d'aller se dégourdir les jambes dans les rues de Tyrhénium en début d'après-midi. Comme à son habitude, tout dans son attitude faisait illusion à son état : elle avait prit le soin de se maquiller un peu, souligner ses yeux de noirs et ses lèvres d'un rouge sanguin, ses cheveux sombres étaient présentement bien coiffés. Quant à son allure, elle était revêtue d'une tenue un peu garçonne : une élégant chemisier blanc avec un petit jabot, un pantalon haut avec une ceinture à laquelle pendait une petite sacoche dont le contenu semblait bien mystérieux, des bottines en cuir et une cape en velours bleu portée d'une manière à cacher son bras gauche - son bras mécanique. Cela pouvait paraître bien léger mais quand on était insensible au basse température.... tout du moins, en règle générale.

" Par Kron! Qu'est-ce que... "

La douleur reprit Deirdre, au point qu'elle vacilla légèrement et dût se rattraper en s'appuyant sur un muret. Elle porta sa main à son ventre, cela la lançait encore. C'était un mal insidieux et lancinant. Pourquoi avait-elle mal? Depuis qu'elle avait été fauché à l'aube de sa vie, toutes sensations pénibles - et même les plus agréables - lui avaient été ôtées. Alors pourquoi avoir mal?

La commerçante tenta de se redresser avant de se rendre compte que les choses ne tournaient pas rond, et pas uniquement pour elle. En effet, son regard d'ambre fanée daigna enfin à observer les promeneurs. Il y en avait beaucoup qui avait des comportements étranges : un yorka canin semblait étrangement perdu - ce qui était ironique pour un être qui se devait d'avoir du flair; un zélos semblait ne plus être capable de soulever sa propre hache; un couple de lhurgoyf semblait se quereller autour d'un bout de papier...

" Misère... "

Mais autour d'elle, il y en avait d'autres qui semblaient décontenancer et légèrement plus lucides que ceux qu'elle regardait jusque là. Peut-être qu'ils étaient au courant de quelque chose? En tout cas, Deirdre ne manqua pas de les apostropher.

" Hey! Vous là! Pourriez-vous me dire si un quelconque évènement vient de se produire? "

La jeune femme se tenait toujours le ventre et se retenait de grimacer. Toujours paraître. C'était important dans son métier.
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Caldensilas Thalmaendir
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Caldensilas Thalmaendir
MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Jeu 10 Jan - 20:23

« Par le derrière de Sharna, mais que se passe-t-il à la fin ? »

Le juron était finalement sorti dans la rue. Avec une bonne dose d’irrespect envers la religion, comme dans beaucoup des injures de Caldensilas.  Il considérait cette dernière et ses pratiquants le lui rendaient bien. Tous des moutons stupides, suivant désespérément une illusion de dirigeants suprêmes lointains voire utopiques, invoquée par des leaders plus préoccupés par leurs propres intérêts que les divins commandements. Une arme de plus de contrôle en sorte utile uniquement lorsqu’elle impose aux peuples la paix des armes et la paie des impôts. Et tous ces gens qui se laissaient embobiner par ces charlatans n’étaient guère mieux lottis dans son estime, même pas capable de se rendre compte des illusions qu’ils se racontaient à eux mêmes... Ni d’aucune forme de second degré avec ça. Alors que, clairement leurs divinités, pour peu qu’elles existent, avaient un sens de l’humour certain. Comment expliqueraient-ils sinon les incohérences et les choses ridicules qui existaient en ce bas-monde. Non, définitivement la seule idée qu’ils aient fait ça à dessin le dépassait.

Mais en cette matinée, ce n’était pas la religion qui le poussait à sortir la boîte à injure, no c’était la seule chose qui, pour le moment, ne l’avait jamais trahi : son corps. En temps que Sylphide, il n’avait jusque là jamais eu à s’inquiéter de sa fiabilité, les avantages des corps synthétiques étant clairs à ce niveau là. Mais dès le matin, au lever, il s’était pris ce qu’il appelait « une bonne chute de maladresse ». Un pied par terre, l’autre qui dérape et hop le nez dans la parquet. Cela le fit paniquer sur le moment. Avait il été victime d’une malédiction, d’un sortilège, d’une mauvaise potion ? Il se força à respirer et à se calmer. Il n’avait pas d’ennemis en ville à sa connaissance, sa porte était fermée à clef et ses sens suffisamment développés pour pouvoir détecter un intrus. Il décida donc de faire la seule chose à faire : relever sa face du bois qu’il regardait. Il reprit ses affaires et descendit, plus précautionneusement qu’à l’ordinaire. Il se surprit même à regarder ses pieds en marchant, ce qui le fit sourire. Quel image ridicule il donnait quand même.


Arrivé en bas, Calden avait déjà réussi à se reconstruire une contenance. Après tout, ce n’était sans doute qu’un passage, un phénomène étrange et inexplicable qui ne se reproduira pas. Mais une fois dans la pièce, il fut pris d’une sensation jamais expérimentée : ce que ses compagnons de beuverie  nommaient un « haut le cœur », à la seule odeur de la nourriture. Il partit vite, souhaitant seulement  de l’air frais. Encore une sensation et un besoin inconnu… Inquiétant. Ou plutôt fascinant en vérité. L’esprit de curiosité de Calden reprenait déjà le dessus une fois dans la rue. Il diagnostiqua avec une fascination quasiment morbide son propre corps hésitant même à abandonner son enveloppe charnelle pour aller en récupérer une plus fonctionnelle. Mais une fois de plus, son envie de comprendre et d’en découvrir plus sur ces sensations nouvelles prirent le dessus. Ce fut même avec le sourire qu’il tenta de s’autopsier du mieux qu’il le pouvait.

Après un échec cuisant sur sa tentative amenant à une méditation sur les dieux et un blasphème, il releva la tête. Manifestement, il n’était pas le seul à ressentir un dérangement profond. Ca et là, les gens devenaient fous. Qui à fleur de peau hurlait sur quiconque le regardait de travers, qui errait comme une âme en peine le regard vide, qui regardait dans le vague, un air affolé passant parfois éclairé un regard dans le vague, qui encore peut être conscient des réalités. Ce fut une dame qui l’aborda finalement, semblant pâle et à la limite de perdre le contrôle. Pas une paysanne, sans aucun doute, au vu de sa tenue et de sa coiffure, appuyée à un muret et ne semblant pas pouvoir le lâcher. Elle l’invectiva d’une voix qui semblait dissimuler une once d’angoisse :

" Hey! Vous là! Pourriez-vous me dire si un quelconque évènement vient de se produire? "

Il répondit sur un ton qui se voulait détaché, sans savoir si il y parvenait réellement :

Il se passe des évènements tout le temps chère dame, mais nous faisons avec.

Il se sentit immédiatement ridicule avec cette bravade. Au vu de son état, de sa démarche hésitante sur ses jambes flageolante, de sa tête secouée maintenant de spasmes de la bouche, il était pathétique. Et c’était vrai qu’il se passait quelque chose de bizarre. Ce fut donc sur un ton plus amical qu’il répondit :

Mais ce n’est pas une raison pour se laisser abattre, même si effectivement cette journée semble particulière. Souhaitez vous un appui pour vous relever ? Nous pourrions en même temps tenter de comprendre pourquoi la folie de ce monde s'est une fois de plus mise en marche.

Il s’avança, ignorant la douleur qui le prit un coup, descendant de la tête au pied. Fulgurant rappel de sa condition de créatures d’Istheria, que nul n’est au dessus de ce qui a tout créé. Que ce soit les dieux ou autres d’ailleurs. Et si c’était eux qui existaient, ils avaient effectivement le sens de l’humour développé que Calden leur imaginait…
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Lucius Aelianus
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Lucius Aelianus
MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Lun 21 Jan - 20:50

L’élégance était pour Lucius quelque chose d’important. De capital, même. Une sorte de repère souverain selon lequel orienter ses actes et ses pensées, quelque chose d’apte à le guider au-delà des tremblements incertains de la vie. Tant qu’il conservait sa haute stature, son port monumental, alors rien n’était perdu. Il regarda autour de lui les pierres monochromes sur lesquelles la lumière grise de ce début de matinée venait se briser, se dispersant dans les portes entrebâillées et les fenêtres à moitié ouvertes, et ses narines se plissèrent légèrement. Quelque chose n’allait pas. Il n’était pas homme à vouer une confiance aveugle en son instinct, sachant que ce dernier était loin d’être infaillible, mais il avait appris au fil des ans que quelqu’un comme lui y gagnait beaucoup à faire preuve d’un minimum de prudence. De paranoïa, auraient rétorqués, la lèvre sèche et l’œil malfaisant certains de ses détracteurs (tous depuis longtemps réduits au silence, comme il se devait pour quelqu’un, encore une fois, de très élégant). Ses doigts s’agitèrent doucement le long de son corps, dansant dans les airs comme des ballerines mécaniques, leurs corps désaxés peinant à trouver un rythme cohérent. Il quitta la chambre qu’il avait loué, et referma soigneusement la porte derrière lui. Quelque chose n’allait pas. Il pouvait l’entendre dans le chaos indicible qui semblait régner dehors, il pouvait le sentir dans le parfum plein d’azote qui flottait jusqu’à sa langue. Pire que cela, il pouvait le pressentir. Comme si son sixième sens s’était fait plus aiguisé, comme s’il avait réussi à percer le voile diaphane qui séparait présent et futur, et que pouvaient normalement seuls percer les divinateurs les plus experts. Il regarda l’escalier et la petite dizaine de marches qui devaient le mener jusqu’au rez-de-chaussée, et ce dernier lui sembla une épreuve insurmontable.

Il haussa les épaules, chassant le sentiment. Cela n’était rien, et cet escalier non plus. Il avait une longue journée qui l’attendait, et s’il voulait réussir à en tirer profit, il devait chasser de son esprit ses pensées les plus vagabondes et se concentrer sur l’urgence première : suivre le plan qu’il avait établi de longue date, celui qui n’était perturbé par rien d’autre que ses doutes infondés. Sa main se posa sur le bois de la rambarde, et comme pour le punir de son assurance, il sentit son esprit se brouiller, un violent mal de tête envahissant sa tête. C’était comme si dix mille cavaliers avaient décidé de galoper à l’intérieur de son crâne, les secousses engendrées par les sabots furieux de leurs bêtes apocalyptiques brisant les barrières de sa psyché. Le jeune homme grogna, et porta une main à son front, avant de reculer dans les ombres complices de l’étage. Il posa un genou à terre, et essuya le filet de bave qui avait commencé à couler à la commissure de ses lèvres. Il resta là facilement dix minutes à souffrir en silence, jusqu’à ce que comme la marée, sa douleur le quitte quelque peu et redevienne supportable. Il se releva, et regarda autour de lui si quelqu’un avait assisté à sa piètre représentation. Visiblement personne. Ne pouvant se départir de ce sentiment tenace de danger, il changea rapidement d’apparence, adoptant la face anonyme d’un homme de la quarantaine au visage rugueux et aux traits durs.

Il ne savait pas si cette crise avait un quelconque rapport avec la folie qui semblait avoir conquis le monde, et à vrai dire ne jugeait pas l’information des plus importantes. Seul comptait maintenant pour lui une chose, un impératif qui supplantait par sa seule existence tous les autres : se prémunir d’un autre accès de douleur. Son esprit était à la fois son outil de travail et le médium par lequel s’exprimait son génie et son art, et il était hors de question d’accepter que ce dernier puisse être diminué. Il descendit les marches branlantes, et regarda autour de lui, ses yeux froids toisant les rares personnes perdues d’aussi bon matin dans l’établissement. Au moins son don télépathique fonctionnait-il toujours. Il cibla un terran, et scanna rapidement ses pensées, pour découvrir avec stupeur que ces dernières ressemblaient étrangement aux siennes. Affolées. Apeurées. Dominées par un mal de tête sans précédent. Il grinça des dents, se demandant ce que cela voulait dire. Il avait besoin de plus de données. Il s’occupa à chercher dans les esprits qui l’entouraient des informations sur ce qu’il vivait, et quelques instants plus tard, se trouva gagné par la plus grande confusion. Les symptômes semblaient différer de personne en personne, et s’il lui semblait voir émerger quelques motifs récurrents dans les afflictions qui touchaient visiblement la totalité de la population, il manquait encore de données.

Il sortit dehors, prudent, regardant autour de lui. Plusieurs possibilités s’offraient à lui. Soit quelqu’un avait décidé de s’en prendre à eux, de plonger le monde ou tout du moins la ville dans le chaos, soit ils avaient à faire à un dérèglement général du monde. Il ne savait pas quelle hypothèse était pour lui la plus profitable, et surtout la moins dangereuse. Il grogna de nouveau, un nouveau mal de tête montant en lui, cette fois accompagnés d’acouphènes stridents vrillant ses tympans. Il regarda autour de lui, les yeux rougis par l’épreuve, cherchant vainement la source de cette agression. Il ne trouva que deux personnes proches de lui, un curieux rassemblement, un caprice du destin. Deirdre, une ladrini sur laquelle il avait, comme sur tous les ladrinis qui valaient quelque chose, des renseignements extensifs. Et Caldensilas, qu’il avait croisé, certes sous une autre apparence. Les deux étaient capable de déployer de nombreuses ressources, et il se rapprocha de ces derniers, avant de les héler, se joignant à leur conversation :

"Almir Fengard. J’ai entendu votre conversation, et je souhaiterais me joindre à vous. Quelque chose ne va pas. J’ai peur que tout cela ne dégénère, et je crains qu’il ne faille d’abord nous mettre en sécurité."

Cela était bien. Gagner la confiance de ces deux individus des plus capables était un excellent premier pas vers la sécurité. Il ne leur faisait pas confiance, bien entendu. Mais cela était chez lui normal. Il lui suffirait de rester attentif, de rester calme, et de surveiller son dos. Il ne pouvait avoir confiance en rien ni personne, surtout pas dans cette situation.
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Le Messager
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MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Mar 22 Jan - 20:01


Deirdre, Caldensilas, vous voilà tous les deux dans la rue qui semble en proie à un chaos certain. Toute la ville bouillonne de la même folie, et il n’est pas rare qu’un bruit lointain de verre ou de crie ne recouvre vos mots.

Deirdre, tu te sens effectivement bien… Vivante. Alors que tes jambes peinent à te soulever, tu éprouves également tous les symptômes d’une vivante aux portes de la mort. Ton ventre de fait de plus en plus souffrir : par vagues, les douleurs t’assaillent et c’est en hélant un passant que tu te rends compte que tes sens se réveillent, et que tu respire… Ne serait-ce qu’un peu. Kron t’accorderait-il un répis ? Delil viendrait-il te chercher ?

De ton côté, Caldensilas, tes jambes viennent de te tromper. Coup du sort ou du hasard ? Tu choisis de le prendre avec une certaine légèreté, et en profite pour essayer de te comprendre toi-même – si cela est possible. Alors que tu proposes gentiment une aide pour aider la passante en détresse, ta gentillesse semble te jouer des tours : quand tu tend le bras vers la jeune femme, celle-ci refuse de t’obéir. Et c’est en l’attrapant de ta seconde main que tu réalises qu’elle ne répond plus du tout.

Lucius, tu n'es pas en reste. A ta grande déconvenue et ta plus grande exaspération, tu t'es montré faillible et semble abattu par le mal et les sensations nouvelles qui t'assiègent. Alors que tu rencontre par hasard les deux premiers protagonistes, te voilà de nouveau assiégé par la migraine et la sensation imminente de danger. Sauf que cette fois, tu n'es pas tout à fait dans le faux.

Ce n’est pourtant pas ce qui vous empêche de vous interroger sur les étranges évènements qui saisissent tout le monde. Et vous n’avez guère le temps de comprendre ce qu’il vous arrive ou de trouver des réponses aux maux qui vous assiège, un des lhurgoyfs qui haussait la voix dans la rue a cédé à la bête : un monstre semblable à un serpent de trois mètres se débat dans la rue face à sa compagne excédée.

Alors que les questions vous assaillent, vous voilà pris au piège : fuir, rester ? Allez vous tenter de raisonner la créature ou penserez-vous d’abord à sauver votre peau ? Quoique vous décidiez, il semblerait que le sort ait encore en réserve de nouveau tours à vous jouer…

♦♦♦♦

Règle :
- Vous avez une semaine pour poster votre réponse au messager.
- Vous devez poster votre message à la suite de celui-ci.
- A la suite de votre message, le messager vous contactera pour vous donner la marche à suivre.
- Bon jeu !





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Deirdre Luberym
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Deirdre Luberym
MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Jeu 24 Jan - 20:27

Deirdre était toujours d'une grande délicatesse - il s'agissait là d'une pure ironie. Lorsqu'elle apostropha l'inconnu, elle ne s'attendait pas à une réponse de cette nature et autant dire qu'elle accueillit cela avec un sourire jaune. Il fallait dire que la douleur l'assaillait avec fulgurance mais elle tentait vainement de faire bonne figure. Seulement, la grimace qui apparut sur son visage la trahissait assez aisément.

" La folie? Mais la folie a toujours été là, elle n'est jamais partie. Par contre, je vis en ce moment quelque chose qui n'aurait jamais dû revenir. La douleur. "

La jeune femme se plia à nouveau quand sa poitrine lui fit mal à nouveau. Elle y porta sa main, froissant sa belle chemise et ce fut à cet instant que le choc fut plus grand. Cela se soulevait comme... comme si elle respirait.

" Par Kron! Qu'est-ce que... "

Pendant quelques instants, ce fut la peur qui prit Deirdre. Est-ce que la vie lui était rendue? Cela faisait des siècles qu'elle avait appris à vivre avec les frustrations de la mort, ce n'était pas pour que l'on se moque de ses efforts en lui rappelant tout ce qu'elle avait perdu : sentir le souffle du vent sur sa peau, le goût des fraises d'Enkilil, le toucher d'un homme... Cela la mettait en colère rien que d'y penser.

Mais dans ce monde de dingue, l'inconnu eut toutefois la délicatesse de lui tendre le bras pour l'aider et devenir ainsi un support de fortune. Et alors qu'elle s'apprêtait à se saisir de son bras, il se dérobait comme pour jouer une mauvaise plaisanterie.

" Hey!!! Si vous ne voulez pas m'aider, il ne fallait pas m'en faire la proposition! "

Un autre homme s'approcha, un homme d'un tout autre genre que la mort-vivante regarda avec un air plus suspicieux. Mais elle n'avait pas le temps pour la méfiance, pas dans l'état déplorable dans lequel elle se retrouvait. Elle ne s'était jamais sentie aussi vulnérable qu'à cet instant et elle regrettait amèrement de ne pas être accompagné de son serviteur Uriel. Il aurait été d'un grand soutient mais que voulez-vous... on ne pouvait pas toujours joué d'une bonne intuition?

" Même si vous vous moquez de ma réponse, sachez que je suis pour que l'on se mettre à l'abri... je ne peux décemment rester là.... argh.... "

Une nouvelle fois, la douleur paralysa la jeune femme. Elle se pliait littéralement en deux, elle avait l'impression de retrouver cette lance qui l'avait fauché au beau milieu de son corps. Un souvenir qu'elle aurait préféré ne plus avoir en mémoire. Et comme la chance n'était définitivement pas de son côté, voilà qu'à quelques mètres de là, un lhurgoyf perdit la tête et se transforma.

" Il ne manquait plus que ça. "

Deirdre n'était pas en état de combattre, ni par les armes, ni par la magie.

" Messieurs... j'ai bien peur de vous annoncer que je vais devoir compter sur vous... ou sinon la mort viendra une seconde fois pour moi... "

La gorgoroth s'adossa contre le mur, respirant péniblement, aussi étrange que cela puisse paraître. Cette journée serait véritablement maudite, elle n'aurait jamais dû quitter sa chambre.
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Caldensilas Thalmaendir
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Caldensilas Thalmaendir
MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Dim 27 Jan - 22:55

Au moment où il proposait son bras, Caldensilas ne regardait déjà plus celle à qui il l'avait offert, le regard déjà tourné vers l'agitation qui arrivait. Les événements le perturbaient plus qu'il ne voulait l'admettre. Son corps avait toujours été la seule chose dont il ne pouvait pas douter. Et la vie se chargeait bien de lui rappeler. En tout cas, la rue s'animait. Il ne put guère plus en voir car la jeune femme le réprimanda, tandis que son bras s'écartait. Et bon sang, qu'est ce que c'était que ça encore? Il commença à réprimander mentalement son membre, tout en essayant d'en reprendre le contrôle. Et même si ce dernier ne lui faisait pas de gestes obscènes, il se sentait encore plus insulté que si c'était le cas. Bon eh bien très clairement, sa main droite et le reste de son bras venait de faire sécession.

Il s'excusa d'un revers de l'autre main, tout en faisant une révérence gâché par la main pendante :

Je vous prie de m'exécuter mais il semble que la folie vient de pousser la partie droite de mon torse à la révolution, et que le nouveau gouvernement ne souhaite pas vous aider pour le moment. Je me vois donc contraint de devoir vous laisser vous débrouiller seule le temps que je contraigne les rebelles à baisser les armes...


Tout en se redressant, il observa l'homme qui arrivait. Regard fourbe et aux alertes, quoiqu'un peu déboussolé. Attitude de l'homme qui veut garder une contenance qu'il n'est pas sur de posséder, mais détermination qui reste intact. Intéressant, surtout qu'il se proposait de former un petit groupe de fortune. Un loup solitaire qui se joint à une meute, ce n'était jamais par envie, mais à cause d'une plus grosse menace. Et ce ne furent pas ses paroles qui affirmèrent le contraire, à la petite déception de Cal. Suggérer la prudence lorsqu'on assiste à quelque chose d'unique.... Bon tant pis, et puis il fallait bien avouer qu'il n'était pas en état non plus de s'amuser correctement non plus. Il s'adressa donc au dénommé Almir et à la femme, qui jurait elle aussi sur les dieux. Croyante ou hérétique? Il fallait espérer la seconde, sinon ils n'allaient pas rire tous les deux. En tout cas il acquiesça simplement :

Même si j'aurai préféré que nous restions, je pense que personne n'est en état de profiter du spectacle. Le problème c'est qu'ils ne risquent pas de nous laisser passer eux...

Il pointa du doigt les autres individus de la rue. Le lurghoyf fou, des gens qui semblaient s'affoler, sa femme qui s'énervait.Vraiment intéressante cette rue. Et dans le même temps son bras lui semblait de plus en plus lourd. Il arma donc sa magie, la seule chose qui lui restait. Les flammes prêtes à jaillir tel un dragon, il était prêt. Il écouta attentivement le laïus de la dame, analysant la situation. Et ce fut la voix armée d'une certaine tension qui l'étonnait lui même qu'il s'adressa à Almir :

Bon ben mon ami, je crois que nous allons devoir contrer ces gens. Ma magie me permettant d'avoir heureusement les mains libres, je vais espérer que cela continue. Je peux compter sur votre soutien en cas de problème?

Il se retourna maintenant vers celle qui avait fait comprendre, volontairement ou non qu'elle était une gorgoroth :

Madame, comme mon tronc semble encore sous mon contrôle je vous suggère de vous y accrocher, si toutefois vous avez la force. Cette rue, si amusante qu'elle soit, n'est pas un endroit convenable pour se reposer.

Joignant le geste à la parole, il s'agenouilla. Durant une seconde, il s'amusa de la situation plus que cocasse, tandis qu'il prononçait une dernière phrase. Une gorgoroth qui avait la sensation de pouvoir mourir, un homme arrogant qui se voit contraint de demander de l'aide et un sylphide dont le corps déraille, c'était quand même une drôle d'équipe :

Restez néanmoins prudente, je dois avouer qu'on ne sait pas quelles parties de mon corps peuvent partir de ma zone d'influence.
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Lucius Aelianus
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Lucius Aelianus
MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Jeu 31 Jan - 15:57

Ils parlaient, et parlaient encore, leurs bouches s’agitant comme les mâchoires désaxées de poissons que l’on aurait sorti de l’eau. Par tout ce qui était beau et sacré, par son Art, ne se taisaient-ils donc jamais, ne comprenaient-ils pas que la situation exigeait d’eux qu’ils cessent de gémir pour se concentrer sur les décisions qui allaient être exigées d’eux ? Son humeur massacrante se dégrada encore d’un cran, touchant des tréfonds abyssaux que Lucius pensait encore un instant auparavant appartenir au domaine de l’abstrait. Son visage resta impassible, écoutant leur échange avec un sourire teinté de douleur, et il comprit au moins quelques choses sur eux, ses dons télépathiques venant épauler ses talents de psychologue. Deirdre venait de revenir à la vie, ou en tout cas en manifestait les symptômes. La Gorgoroth devait en ce moment traverser une véritable crise existentielle, et cela voulait dire qu’elle était ouverte. Comme les coroles irisées d’une fleur au petit matin, c’était en ce moment qu’elle était la plus élégante, que la rosée délicate de l’existence venait colorer ses pétales d’un halo éphémère. Quant à Caldensilas, eh bien… Il perdait le contrôle de lui-même. Cela l’inquiétait déjà un peu plus. Si, comme il le craignait, ces symptômes étaient appelés à empirer, alors la créature artificielle risquait de devenir au mieux un poids, au pire un danger certain. Il ne voulait pas avoir à se battre comme le barde lorsque ce dernier perdrait totalement le contrôle de son corps. Lucius hésita un instant à manipuler l’esprit de la ladrinis pour instiller en elle une méfiance accrue envers le barde, mais il se ravisa. Elle pourrait toujours faire barrage si le comportement de ce dernier dégénérait comme il le craignait, et pour l’heure, le barde représentait un allié bien trop précieux pour qu’il puisse ainsi envisager de s’en séparer.

"Je rejoins notre ami ici présent, la plus grande prudence me semble de mise, et…"

Son crâne recommença à le harceler, comme si une mégère furieuse avait décidé de s’installer à l’intérieur de ce dernier et de hurler tout sa furie, sa voix stridente perçant la coque épaisse de sa boite crânienne pour se répandre dans tous les nerfs de son corps. Pire que la douleur, qu’il pouvait se forcer à supporter une fois la surprise passée, il y avait cette sensation de danger. C’était quelque chose de physique, d’absolument manifeste et tangible, quelque chose qui le prenait aux tripes et refusait de le lâcher. Il avait la désagréable impression que le ciel allait l’écraser de tout son poids, que le sol menaçait de se dérober sous lui, que les multiples bruits qu’il entendait se faisaient des murmures conspirationnistes, l’avertissant de sa démise prochaine. Il grogna, et se ressaisit. Il ne devait pas se permettre de faire preuve de faiblesse, pas devant ses nouveaux alliés. Il se devait d’être le point de stabilité sur lequel tous pourraient se reposer dans cette crise, et faire ainsi montre de la plus honteuse faillibilité ne l’arrangeait que très peu. Il poursuivit, et continua :

"Je peux vous offrir si nécessaire mon bras, fit-il en le tendant. Mon corps semble m’obéir encore, même si ces furieuses migraines ne me laissent aucun répit."

Ayant joint le geste à la parole, il regarda un instant le serpent gigantesque qui leur faisait face, et décida de l’ignorer. Ce n’était pas son problème, et il n’était pas en état d’affronter ce genre de créature dégénérée. Il ne l’aurait de toute façon pas fait s’il avait possédé toutes ses capacités, alors maintenant que cette sensation insidieuse de danger s’infiltrait en lui par tous les pores de sa peau, il préférait marquer entre lui et elle une distance respectueuse, tant que cette dernière semblait décidée à faire de même.

"Je propose que nous nous mettions à l’abri immédiatement. Quelqu’un connait-il ici un endroit isolé et tranquille, facilement défendable si possible ?"

Lui en connaissait un certain nombre. Mais si possible, il préférait ne pas dévoiler les cachettes des ladrinis à des inconnus, et était de toute façon à peu près certain que l’un ou l’autre de ses compagnons improvisés saurait mettre à contribution un lieu répondant à ses attentes. Pour l’heure, il lui fallait travailler sur leurs esprits, les rendant plus réceptifs à ses instructions et les amenant à lui faire confiance. Rien de bien remarquable pour commencer, son influence s’étendant doucement dans les psychés de ses nouveaux camarades, sournoise et indétectable. C’était toujours un moment délicieux, hélas gâché par le vacarme de fin du monde ambiant et le fait que sa vie était actuellement grandement menacée. Mais il lui fallait tout de même apprécier les petits moments de répit dans ce chaos, et il n’oublia pas de le faire, se délectant de sentir son influence commencer à prendre pied dans les esprits de ses deux nouvelles victimes.
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MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Dim 3 Fév - 15:54


Face à la créature et à vos états respectifs, vous décidez tous les trois d’un commun accord de prendre la fuite et d’attendre le retour au calme dans un lieu propice.

Assistée de ces deux précieuses rencontres, Deirdre, tu as à ta disposition des bras bienveillants pour te mener hors de ce mauvais pas, si tant est que le calme revienne un jour. Tu acceptes néanmoins leur aide, et vous décidez ensembles de prendre la fuite. Alors que tu retrouves les battements de ton cœur et un sentiment perçant de douleur qui ne te quitte plus, tu devras tout de même ralentir un peu ta nouvelle procession : une tâche de sang tâche rapidement ton vêtement là où tu as été transpercée. Il va falloir traîter ce problème rapidement : qui sait ce qu’il peut t’arriver si la blessure venait à être refermée.

Caldensilas, quant à toi, tu t’aides de ce qu’il te semble être le dernier recourt sur lequel tu peux encore compter à tes yeux : ta magie. Tes flammes sont prêtes à palier à tous les potentiels dangers que vous pourriez rencontrer, et pourtant à part le lurghoyf, il n’y en a pas directement à vue. Cela pourrait te donner l’occasion de te rendre compte que tu recouvre l’usage de ton bras droit, pile à temps pour partir… Et assez pour découvrir que ta jambe gauche est à présente raide comme un sceptre. Inutile de vouloir courir : tu es condamné à clopiner pour le reste du trajet.

Lucius, tu fais aussi parti de la petite confrérie nouvellement formée, et tu maintiens tant bien que mal les apparences pour faire avancer tout le monde… Dans ce qui semble être un de tes nids de vipères. Tu y vois l’opportunité de mener une nouvelle manigance et espère pouvoir utiliser tôt ou tard un de tes pouvoirs de manipulation. Néanmoins, le sors ne te laissera pas faire aussi facilement : après que vous vous soyez mis en route, tu sera soudain frappé par un étrange phénomène qui ne semble toucher que toi. Alors que vous marchez, tu seras soudain pris d’une étrange vision que tu verras comme si tu y étais, bien que tes yeux ne bougent pas de leur cible. Face à toi, les ruines d’une ancienne cité envahi par la végétation, la nature et la mousse. Elle te semble similaire et pourtant ne t’évoque rien… L’illusion ne dure qu’une minute, et pourtant c’est comme si tu y es resté une heure.

Votre route semble déjà semé de confusion, et autour de vous vous constatez que tous les terrans souffrent de la même manifestation – certains tiennent des propos délirants. Lucius, comment vas-tu réagir ? Quel sera ton discours face à tes nouvelles rencontres ? Prendras-tu la décision de leur en parler, ou vas-tu garder tout cela pour toi ? Parviendrez-vous à mettre Deirdre en sécurité, le temps que son mal passe ? La route n’est plus longue, mais semée d’embuche. Le mal prendra-t-il fin ?

♦♦♦♦

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MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Sam 9 Fév - 16:43

L'enfer ne faisait que commencer pour la jeune femme. Chaque douleur, chaque tiraillement, lui rappeler le plus horrible moment de sa vie : sa mort. Elle se rappelait de chaque détails avec une telle précision que cela éveillait en elle toute sa rage et sa colère, sa peur, son refus que tout s'arrêta à l'aube de sa vie. Pire encore, de savoir que c'était lui qui l'avait tué et ne pas savoir pourquoi. Les grands savants n'avaient de cesse de dire que l'on devenait plus mauvais encore une fois que l'on revenait du monde de Kron. Ils étaient si loin de s'imaginer à quel point en ce qui concernait Deirdre. Certes, elle n'avait jamais été une femme de bonne société mais fallait-il encore voir avec éléments elle avait commencé sa vie. Elle s'en était sortie car elle avait été capable de se montrer brillante. Mais visiblement pas assez pour se rendre compte que la pire vipère dormait dans son lit.

Et voilà que tout devenait ironie. Les dieux, si c'était leur jeu, lui faisaient revivre le pire moment de son existence. Les gorgoroths n'avaient déjà pas une vie assez lamentable pour les torturer de cette manière? N'avaient-ils déjà pas tout perdu?

Voilà que le monde redevenait fou et un enfer sans nom. Chassant sa fierté, Deirdre accepta l'aide qu'on lui tendit avec un sourire forcé. Non pas qu'elle n'appréciait pas l'aide fournie, mais parce que la douleur qui lui brûlait le ventre la tenaillait.

" Messieurs.... argh.... sachez que je saurais faire preuve de reconnaissance si nous nous en sortons... arrrgh... vivants... "

Bien évidemment, comme toute femme de pouvoir, la demoiselle ne s'avança pas sur la manière dont elle pourrait faire preuve de gratitude. Après tout, elle n'était pas le genre de personne à faire des promesses sur la comète. Sur ces paroles, elle se saisit du bras généreusement tendu de celui qui se prénomma Almir et s'accrocha à ce qu'elle put du cynique Caldensilas - c'était un compliment pour elle. Ce fut donc ainsi que l'étrange trio de mal-en-point tentèrent de fuir les environs pour chercher un lieu plus calme et serein, où les tensions de ce monde ne pourrait les atteindre.

" Si nous arrivons à nous... argh... engagez deux rues plus bas...  nous tomberons sur mon établissement... le "Aux mille couleurs ". Nous serons à l'abri... "

En effet, son casino n'était pas encore ouvert, ce qui signifiait que les seuls individus potentiellement présents étaient ses employés qui n'étaient, d'ailleurs, pas tous présent. Cela limiterait au moins les mauvaises rencontres.

Mais à peine eut-elle le temps de faire cette proposition que la douleur se fit bien plus prenante que les instants d'avant. Elle porta son attention sur sa chemise et la vit qui commençait à se colorer de rouge.

" Par tous les dieux... c'est une blague? "

Voilà que maintenant elle se mettait à saigner comme n'importe quel mortel. Cela en était trop! Elle sentit sa colère monter mais elle ne pouvait que subir dans le silence et la douleur. Mais peut-être aussi, qu'en son fort intérieur, elle était effrayée à l'idée de mourir à nouveau car elle n'avait toujours pas accompli sa vengeance.

" Je refuse de crevée comme un rat. Dépêchons-nous.... "

Telle une vague d'adrénaline, l'envie de vivre de la jeune femme eut l'effet de coup de fouet. Elle prie sur elle pour ne pas devenir un poids trop lourd, se moquant de la plaie qui se mit à saigner. Elle vivait depuis des centaines d'années, ce n'était certainement pas pour en finir ici, de cette manière aussi pathétique.

" Si on tente de nous faire barrage... vous m'excuserez messieurs si je viens à me montrer eu amicale... mais je ne suis pas d'humeur... "

Deirdre pouvait être charmante.... mais aussi effrayante.

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MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Sam 16 Fév - 21:42

Le retour de sensations dans son bras fut comme une onde de choc pour Caldensilas. Un éclair de stimuli nerveux faisant vibrer tout son être d’un seul coup. Et manifestement, sa jambe gauche semblait trop sensible pour ce genre de foudre. Ou alors cette foutue catastrophe ne pouvait pas lui rendre un de ces membres. A moins que… non les dieux n’existaient pas. La convergence commençait vraiment à lui taper sur les nerfs vu comment il s’en prenait à des êtres inexistants de manière quasi-certaine, ou en tout cas très peu intéressés par son propre cas. Il devait y avoir une explication, même si il n’en saura sans doute jamais rien. Pas la curiosité, ni même l’envie. Et puis il faudrait déjà qu’il se sorte de cette journée de fou, et vu sa jambe gauche, cela risquait de ne pas être facile. Il continua le chemin cahin-caha, tentant de pallier la raideur de sa jambe en s’appuyant sur l’autre. Succès mitigé, pour ne pas dire échec certain. Il semblait donc qu’il allait devoir clopiner pendant quelques temps. Sa jambe devrait bien finir par revenir, comme son bras auparavant. Ou en tout cas il fallait espérer. Il prévint donc ses compagnons :

Vous m’excuserez, ou en tout cas je l’espère, mais les rebelles qui occupaient mon bras ont fui dans ma jambe gauche. Je me vois donc dans l’obligation de continuer avec une jambe raide comme du bois.

Avisant la tâche de sang suspecte qui s’étendait sur la chemise de Deirdre, il ajouta :

Mais je pense que ne pas avancer trop vite sera bénéfique pour d’autre, non ?

Il tourna ensuite son regard vers Almir. Celui-ci lui semblait curieusement silencieux et…. Absent. Cela faisait longtemps qu’il se demandait si il était affecté par la convergence. Il semblait bien souffrir de quelques migraines mais rien de vraiment révélateur. Et il semblait pris d’une intense concentration comme si… comme si il lançait un sort en fait. Il se reprit brutalement. Impossible que quelqu’un ait une telle puissance, ou alors ils étaient vraiment dans une situation désespérée. Malgré tout, l’autre semblait vraiment ailleurs… Inquiétant, très inquiétant. Quels genres de pouvoirs pouvait il bien posséder pour affecter autant de monde, sur un zone aussi large ? Monstrueux, car pour revigorer le corps d’une gorgoroth il fallait quand même sérieusement y aller. Caldensilas décida donc de l’interroger un peu :

Et toi cher compagnon d’infortune, es tu épargné par la situation ? Ou suis je juste trop affecté pour ne pas le voir ?

Il continua dans le même temps à march… à boiter péniblement dans la rue, vers le bâtiment indiqué par Deirdre. Son esprit s’éclaircit progressivement, au fur et à mesure de leur avancée. De toute façon il pouvait pas y faire grand-chose, que son compagnon soit ou non responsable du phénomène. Et puis, si il en était effectivement à l’origine eh bien… cela serait une bonne occasion de se faire une relation des plus…. Intéressantes et amusantes. La blessure de Deirdre elle était plus préoccupante. Que ce soit par le simple fait qu’elle affaiblissait beaucoup la gorgoroth physiquement, mais surtout mentalement. Si comme il le pensait c’était les évènements qui refaisaient saigner sa compagne d’infortune, ils devaient la perturber plus qu’imaginable. Ce qui se remarquait bien sur son visage, passant de désespoir à rage, en passant par des tentations  d’abandonner. Mais il semblait que ce soit surtout la rage qui l’emportait, et ses paroles le confirmaient bien.Cal acquiesça simplement :

Je dois avouer être d’accord avec vous. Et même si j’avoue que j’aurais aimé m’amuser, je pense que nous pourrons tout autant le faire devant un bon jeu de carte dans votre établissement.

S’autorisant un petit clin d’oeil, il enchaîna en s’adressant à son collègue porteur « peut-être génie magique mais pas sur » :

Vous savez jouer aux cartes rassurez moi cher comparse pilier ?

Au vu du sérieux permanent d’Almir Cal en doutait mais se moquer de ses collègues faisaient partie de ses choses préférées et il ne s’en privait pas. Surtout quand les gens ne s’y attendaient pas. Et que la situation ne s’y prêtait pas.
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MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Dim 3 Mar - 18:22


Vous avez tous décidé de prendre la fuite, et ce choix s’avéra plus tard judicieux : on apprendra que le llurghoyf a causé de nombreux dégâts dans la rue et blessé plusieurs passants s’étant opposés à lui. Deirdre, tu te proposes de guider la troupe vers ton établissement pour attendre la fin du malaise, et pendant ce temps, Caldensilas, tu fais de ton mieux pour essayer d’en savoir plus sur ces soucis.

Bientôt, vous êtes arrivez devant l’établissement, mais vous n’êtes pas seuls : devant vous, se pressant devant les portes, un petit groupe composé de deux yorkas chevaux et d’un terran. Celui-ci semble particulièrement mal en point et délirant, et vocifère des menaces sur un monde apocalyptique, et sur la fin annoncée de la magie. Vous voilà tous impactés, mais ce groupe vous barre définitivement la route.

Vous pouvez soit les faire déguerpir : dans ce cas, les yorkas risquent de s’en prendre à vous, mais vu leur état elles ne risques pas de vous faire grand mal. Sinon, vous pouvez vous intéresser à ce petit groupe et essayer de leur prêter également main forte. Après tout, on est tous plus fort à plusieurs.

Quelque soit votre décision, vous allez petit à petit sentir que le mal s’éloigne : Deirdre, la douleur dans ta poitrine s’estompe petit à petit, comme le souffle qui brûle ta gorge et le sang qui souille tes vêtements. Caldensilas, ton corps t’appartient un peu plus : ta jambe qui te faisait défait fini par revenir petit à petit à elle, et te permet de nouveau de te mouvoir sans chaînes. Malgré quelques spasmes dans ta main gauche qui ne vont pas durer, tu retrouveras au bout de dix minutes l’ensembles de tes facultés.

Vous voilà à six à essayer de vous mettre, et vous pouvez ou non finir votre course dans l’établissement de Deirdre. Dans tous les cas, vous êtes tous secoués par ce qu’il vous est arrivé, et vous avez besoin de réponses. Vous comprenez que tout cela touche les races indépendamment les unes des autres, mais ce mystère vous échappe grandement. Quelles réponses trouvées ?

♦♦♦♦

Règle :
- Vous devez poster votre message à la suite de celui-ci.
- Votre message fera office de conclusion à ce chapitre de l'histoire: le messager n'interviendra plus à votre aventure... Jusqu'à la prochaine fois.
- Vous êtes libre de développer comme vous le souhaitez, et autant que vous le souhaitez pour vous remettre de vos émotions.
- Bon jeu !





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MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Jeu 7 Mar - 13:06

Deirdre faisait partie de ces personnes qui refusaient de se contenter de peu et de se complaire lâchement dans une situation qui le lui convenait pas. Si Kron avait déjà vomi son âme une première fois après lui avoir bassement volé, il était hors de question pour elle de revivre cette tragédie une nouvelle fois. C'était une femme d'une grande ténacité et elle estimait qu'elle avait encore bien des choses à accomplir plutôt que de se laisser prendre par un mal totalement inconnu. On lui avait déjà fait le coup. Pas deux.

" Nous amuser? Je vous avoue... argh.... que je préfère choisir mes compagnons de jeux. Ceux-là... ne me donne pas bien envie. "

Grâce au soutien du sylphide, la gorgoroth, bien qu'elle peinait un peu dans sa démarche, était capable d'avancer. Paradoxalement, elle-même servait un peu de béquille à ce dernier dont la jambe s'était brutalement raidi. D'un point de vue extérieur, ils devaient ressembler à un couple qui avait un peu trop forcé sur la boisson et qui cherchait un autre bar ou bien l'adresse de leur maison. Ou bien deux complices qui avaient reçu une sacré rouste, et Deirdre en était la moins chanceuse puisqu'elle était blessée. Elle préférait que l'on pensa à la première option. Ne vous demandez pas pourquoi.

" L'ami, nous devrons tourner à la prochaine à gauche.... puis enfin à droite. Nous nous trouverons dans la bonne rue. Nous n'aurons plus qu'à remonter. Mon enseigne est assez voyante. "

Si sa situation était pathétique, l'ironie était que ces pensées étaient tournées vers son garde du corps, Uriel. "Gamin" comme elle avait eu l'habitude de l'appeler. D'une part, elle était soulagée que ce dernier ne soit pas présent pour la voir dans cet état - car elle le connaissait assez bien, il lui ferait des remontrances et se mettraient à chercher un médecin comme un maniaque qu'il trainerait de force pour la soigner. D'autre part, si cela devait être sa fin, elle aurait bien aimé qu'il soit présent. C'était certes un peu sentimental mais il existait des êtres - très très rares - à qui elle accordait ce qui se rapprochait le plus de la confiance. Après tout, elle lui avait fait son éducation. Une forme d'instinct maternel? La bonne blague.

Suivant les indications de la jeune femme, Caldensilas et Deirdre parvinrent par une chance qui s'approchait du miracle à atteindre leurs objectifs. Mais chance était peut être un grand mot.

" Qu'est-ce que... Raaah.... Qu'est-ce que ces gens encore? Par tous les dieux, sont-ils fous aussi? "

Deirdre saignait toujours et les douleurs la paralysaient. Se battre impunément ne lui rapporterait que plus de malheur. Sans compter que si on apprenait que la directrice du casino avaient égorgé quelques citoyens devant les portes de son établissement, cela ferai chou gras dans les journaux. Il fallait tenter de négocier.

" Hey!! Vous! Que faites-vous devant chez moi? Avez-vous aussi rencontrer quelques malheureux problèmes? "

Le ton était moins agressif que le laissait suggérer la phrase et elle réussit à attirer l'attention d'un des Yorkas. L'autre tentait de calmer le terran.

" Pardonnez-nous madame! Nous ne voulons aucun problème.... nous.... nous n'arrivons pas à retrouver notre chemin.... nous tournons en rond depuis un bon moment... nous ne savons plus quoi faire et.... notre ami... "

Il porta son regard sur le terran qui avait plus l'air d'un dément qu'autre chose.

" Perdus? Des Yorkas? En voilà une histoire. Mais après ce que nous avons pu voir, plus rien ne m'étonne. "

Deirdre regarda son compagnon, lui faisant comprendre qu'il n'aurait sans doute pas le choix que de faire avec. L'avantage était qu'il ne s'agissait pas de lhurgoyf agressif comme celui qu'ils avaient réussi à éviter. Mais alors qu'elle était prête à éventuellement les inviter chez elle, une drôle de sensation la saisit à nouveau. La douleur, la pression de son souffle revenu.... tout s'atténuait. Son rythme ralentissait lentement. Son saignement semblait prêt à s'arrêter également. Cela devenait tolérable à chaque seconde qui passait.

A cet instant, la gorgoroth quitta l'appui qu'était devenu le sylphide pour se redresser d'elle-même. Elle ne se tordait plus en avant. Elle posa sa main sur sa poitrine et son cœur semblait... s'arrêter. Bizarre? Pour un vivant sans doute. Pour une morte, c'était le retour à la normale.

Pourtant, elle laissa sa main, elle écouta ses derniers battements. Cela lui faisait presque quelque chose puisqu'elle pouvait en avoir complètement conscience. Cette vie qui la quittait à nouveau. C'était une illusion, certes mais cela faisait... quelque chose. Puis tout s'arrêta.

" L'ami... je crois que c'est fini. Je suis morte. Enfin à nouveau. Bref, vous m'avez comprise. Et vous? Votre jambe? "

De la même manière, elle se tourna vers le petit groupe devant elle comme si elle cherchait à s'assurer que le phénomène venait aussi de s'arrêter pour eux. C'était le cas... mais le terran semblait toujours perturber et murmurait que la magie allait disparaître. Le monde était fou.

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