Le monde est fou [Lucius & Cal]

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• Eryllis: 3
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• Eclaris: 2
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 6
• Nérozias: 5
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 6
• Civils: 14

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cobel
[Janvier/Février en temps réel]

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Thimothée
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Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 Le monde est fou [Lucius & Cal]

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Deirdre Luberym
MessageSujet: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Mar 8 Jan - 23:08

La nuit avait été une intolérable tourmente pour la gorgoroh. Ses rêves avaient été gouvernés par de vieux souvenirs et les plus douloureux. Elle n'avait eu de cesse de s'agiter toutes les heures et s'était réveillée en nage et en hurlant. Son cri avait réveillé son valet qui s'était rué dans sa chambre afin de savoir ce qu'il se passait, comprenant très vite qu'elle venait d'être saisie d'une terreur nocturne. Il lui fallut plus d'une heure pour tenter de calmer sa maîtresse, restant même à se côtés le temps que le sommeil veuille bien d'elle à nouveau. Tel était la dévotion d'Uriel.

Quand le matin fini par arrivé, la jeune femme n'avait jamais autant ressemblé à la mort. Son visage était plus pâle que jamais, le regard cerné, les yeux rouges. Elle n'était pas de bonne humeur, et ses cheveux ébouriffés lui donnaient une allure de démente.

" Uriel. Apporte-moi le journal. "
" Oui, Madame. "


A ces paroles, le jeune homme lui tendit le quotidien qu'elle désirait, tout en lui apportant un plateau sur lequel était servi une tasse de thé et des viennoiseries hespériennes. D'un geste las, elle agita la main pour signifier à son domestique de la laisser tranquille et dans son apparente soumission, il quitta sa chambre. Là, ses yeux fatigués lisaient les dernières nouvelles de "La Voix du Messager". Le monde semblait devenir fou. Mais au même moment, alors qu'elle consultait un article parlant d'une potentielle épidémie, une violente douleur la saisit à la poitrine. Cela la lançait à l'endroit même où sa lance l'avait empalé autrefois. D'une main, elle empoigna sa chemise, il lui semblait que l'air lui manquait mais.... n'était-ce pas ridicule pour une morte?  

Toute la matinée demeura pénible. Sa douleur ne la quitta pas au point qu'Uriel voulut chercher un médecin. Mais Deirdre lui pria d'abandonner cet idée et qu'elle n'avait pas de temps à perdre. Mieux! Elle préférait même aller prendre l'air. Seule. Autant vous dire que l'idée ne plut guère à son subalterne mais qui ne pouvait pas aller à l'encontre de l'entêtée jeune femme.

Sur cette peu judicieuse décision, Deirdre choisit d'aller se dégourdir les jambes dans les rues de Tyrhénium en début d'après-midi. Comme à son habitude, tout dans son attitude faisait illusion à son état : elle avait prit le soin de se maquiller un peu, souligner ses yeux de noirs et ses lèvres d'un rouge sanguin, ses cheveux sombres étaient présentement bien coiffés. Quant à son allure, elle était revêtue d'une tenue un peu garçonne : une élégant chemisier blanc avec un petit jabot, un pantalon haut avec une ceinture à laquelle pendait une petite sacoche dont le contenu semblait bien mystérieux, des bottines en cuir et une cape en velours bleu portée d'une manière à cacher son bras gauche - son bras mécanique. Cela pouvait paraître bien léger mais quand on était insensible au basse température.... tout du moins, en règle générale.

" Par Kron! Qu'est-ce que... "

La douleur reprit Deirdre, au point qu'elle vacilla légèrement et dût se rattraper en s'appuyant sur un muret. Elle porta sa main à son ventre, cela la lançait encore. C'était un mal insidieux et lancinant. Pourquoi avait-elle mal? Depuis qu'elle avait été fauché à l'aube de sa vie, toutes sensations pénibles - et même les plus agréables - lui avaient été ôtées. Alors pourquoi avoir mal?

La commerçante tenta de se redresser avant de se rendre compte que les choses ne tournaient pas rond, et pas uniquement pour elle. En effet, son regard d'ambre fanée daigna enfin à observer les promeneurs. Il y en avait beaucoup qui avait des comportements étranges : un yorka canin semblait étrangement perdu - ce qui était ironique pour un être qui se devait d'avoir du flair; un zélos semblait ne plus être capable de soulever sa propre hache; un couple de lhurgoyf semblait se quereller autour d'un bout de papier...

" Misère... "

Mais autour d'elle, il y en avait d'autres qui semblaient décontenancer et légèrement plus lucides que ceux qu'elle regardait jusque là. Peut-être qu'ils étaient au courant de quelque chose? En tout cas, Deirdre ne manqua pas de les apostropher.

" Hey! Vous là! Pourriez-vous me dire si un quelconque évènement vient de se produire? "

La jeune femme se tenait toujours le ventre et se retenait de grimacer. Toujours paraître. C'était important dans son métier.
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Caldensilas Thalmaendir
MessageSujet: Re: Le monde est fou [Lucius & Cal]   Jeu 10 Jan - 20:23

« Par le derrière de Sharna, mais que se passe-t-il à la fin ? »

Le juron était finalement sorti dans la rue. Avec une bonne dose d’irrespect envers la religion, comme dans beaucoup des injures de Caldensilas.  Il considérait cette dernière et ses pratiquants le lui rendaient bien. Tous des moutons stupides, suivant désespérément une illusion de dirigeants suprêmes lointains voire utopiques, invoquée par des leaders plus préoccupés par leurs propres intérêts que les divins commandements. Une arme de plus de contrôle en sorte utile uniquement lorsqu’elle impose aux peuples la paix des armes et la paie des impôts. Et tous ces gens qui se laissaient embobiner par ces charlatans n’étaient guère mieux lottis dans son estime, même pas capable de se rendre compte des illusions qu’ils se racontaient à eux mêmes... Ni d’aucune forme de second degré avec ça. Alors que, clairement leurs divinités, pour peu qu’elles existent, avaient un sens de l’humour certain. Comment expliqueraient-ils sinon les incohérences et les choses ridicules qui existaient en ce bas-monde. Non, définitivement la seule idée qu’ils aient fait ça à dessin le dépassait.

Mais en cette matinée, ce n’était pas la religion qui le poussait à sortir la boîte à injure, no c’était la seule chose qui, pour le moment, ne l’avait jamais trahi : son corps. En temps que Sylphide, il n’avait jusque là jamais eu à s’inquiéter de sa fiabilité, les avantages des corps synthétiques étant clairs à ce niveau là. Mais dès le matin, au lever, il s’était pris ce qu’il appelait « une bonne chute de maladresse ». Un pied par terre, l’autre qui dérape et hop le nez dans la parquet. Cela le fit paniquer sur le moment. Avait il été victime d’une malédiction, d’un sortilège, d’une mauvaise potion ? Il se força à respirer et à se calmer. Il n’avait pas d’ennemis en ville à sa connaissance, sa porte était fermée à clef et ses sens suffisamment développés pour pouvoir détecter un intrus. Il décida donc de faire la seule chose à faire : relever sa face du bois qu’il regardait. Il reprit ses affaires et descendit, plus précautionneusement qu’à l’ordinaire. Il se surprit même à regarder ses pieds en marchant, ce qui le fit sourire. Quel image ridicule il donnait quand même.


Arrivé en bas, Calden avait déjà réussi à se reconstruire une contenance. Après tout, ce n’était sans doute qu’un passage, un phénomène étrange et inexplicable qui ne se reproduira pas. Mais une fois dans la pièce, il fut pris d’une sensation jamais expérimentée : ce que ses compagnons de beuverie  nommaient un « haut le cœur », à la seule odeur de la nourriture. Il partit vite, souhaitant seulement  de l’air frais. Encore une sensation et un besoin inconnu… Inquiétant. Ou plutôt fascinant en vérité. L’esprit de curiosité de Calden reprenait déjà le dessus une fois dans la rue. Il diagnostiqua avec une fascination quasiment morbide son propre corps hésitant même à abandonner son enveloppe charnelle pour aller en récupérer une plus fonctionnelle. Mais une fois de plus, son envie de comprendre et d’en découvrir plus sur ces sensations nouvelles prirent le dessus. Ce fut même avec le sourire qu’il tenta de s’autopsier du mieux qu’il le pouvait.

Après un échec cuisant sur sa tentative amenant à une méditation sur les dieux et un blasphème, il releva la tête. Manifestement, il n’était pas le seul à ressentir un dérangement profond. Ca et là, les gens devenaient fous. Qui à fleur de peau hurlait sur quiconque le regardait de travers, qui errait comme une âme en peine le regard vide, qui regardait dans le vague, un air affolé passant parfois éclairé un regard dans le vague, qui encore peut être conscient des réalités. Ce fut une dame qui l’aborda finalement, semblant pâle et à la limite de perdre le contrôle. Pas une paysanne, sans aucun doute, au vu de sa tenue et de sa coiffure, appuyée à un muret et ne semblant pas pouvoir le lâcher. Elle l’invectiva d’une voix qui semblait dissimuler une once d’angoisse :

" Hey! Vous là! Pourriez-vous me dire si un quelconque évènement vient de se produire? "

Il répondit sur un ton qui se voulait détaché, sans savoir si il y parvenait réellement :

Il se passe des évènements tout le temps chère dame, mais nous faisons avec.

Il se sentit immédiatement ridicule avec cette bravade. Au vu de son état, de sa démarche hésitante sur ses jambes flageolante, de sa tête secouée maintenant de spasmes de la bouche, il était pathétique. Et c’était vrai qu’il se passait quelque chose de bizarre. Ce fut donc sur un ton plus amical qu’il répondit :

Mais ce n’est pas une raison pour se laisser abattre, même si effectivement cette journée semble particulière. Souhaitez vous un appui pour vous relever ? Nous pourrions en même temps tenter de comprendre pourquoi la folie de ce monde s'est une fois de plus mise en marche.

Il s’avança, ignorant la douleur qui le prit un coup, descendant de la tête au pied. Fulgurant rappel de sa condition de créatures d’Istheria, que nul n’est au dessus de ce qui a tout créé. Que ce soit les dieux ou autres d’ailleurs. Et si c’était eux qui existaient, ils avaient effectivement le sens de l’humour développé que Calden leur imaginait…
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