Un document d'une importance capitale... ou pas.

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An 1305 de l'ère obscure

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Thimothée
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Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 Un document d'une importance capitale... ou pas.

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Serënn
MessageSujet: Un document d'une importance capitale... ou pas.    Ven 11 Jan - 17:25

Amaryl. Cela faisait des années que je n'y étais pas venu, et pourtant rien ne semblait y avoir changé si ce n'est que quelques familles étaient venues s'y réinstaller, occupant des demeures que j'avais connues inhabitées. Regrettaient-elles leur choix de revenir, ces familles, après les derniers événements qui avaient frappé ce pays que beaucoup disaient maudit? Je n'en savais fichtre rien, mais une chose était certaine: la neige et le froid avaient dû faire des ravages dans ces terres chaudes que rien n'avait préparé à affronter un tel climat. Je me demandai fugacement combien il y avait eu de morts durant ces quelques jours, et combien il y en aurait encore si d'autres catastrophes du genre s'abattaient sur le monde? Que s'était-il passé dans les autres contrées, avaient-elles aussi atteintes par ces phénomènes hors du commun? Là encore je n'en savais rien, les nouvelles circulaient lentement et nous n'avions guère pris le temps de bavarder avec les rares personnes que nous avions rencontrées en cours de route, pressés que nous étions de rapporter le document tombé entre nos mains.

Contrairement à ce que j'avais craint, Onerio, le chef de la troupe de ma compagne, n'avait émis aucune objection lorsque cette dernière lui avait annoncé notre intention de nous absenter durant plus d'un mois. Esha m'avait brièvement expliqué que c'était chose courante au sein de Valencia, chacun et chacune étant libre d'aller et venir comme bon lui semblait, ce qui était appréciable de mon point de vue. Après des adieux à Lhyra, qui avait appris je ne sais trop comment notre départ et nous avait offert à chacun une étonnante petite sphère semblant contenir un fragment du ciel incongru que nous avions eu le privilège de voir la veille, nous avions pu prendre la route sans plus tarder.

La première partie de notre voyage s'était sans encombres, les terres d'Eridania étant relativement peuplées et tranquilles. Nous aurions aisément pu nous approvisionner et dormir chez les habitants du cru, mais nous tenions aussi à profiter de l'intimité que les circonstances nous offraient et avions donc préféré monter notre petit camp chaque soir et subvenir à nos besoins au moyen de chasse et de cueillette. Cela avait aussi été pour ma compagne l'occasion de me voir dans mon élément et, sans doute, d'apprendre bien quelques petites astuces sur la vie en milieu sauvage.

La deuxième partie de notre périple nous avait conduit dans les colonnes d'Ebreus, terres autrement plus hostiles que les plaines du sud d'Eridania. L'eau et la nourriture y étaient rares, mais nous avions pris nos précautions en emportant des réserves suffisantes juste avant d'y entrer et cela ne nous posa donc aucunement problème. En revanche, j'avais veillé avec la plus extrême vigilance, quoique discrètement, sur Esha, dont je savais que ce retour dans son pays natal n'allait pas sans une solide crainte. Mes sens affûtés nous avaient permis de rester à l'écart des rares habitants de cette contrée et je m'étais efforcé de lui changé les idées chaque fois qu'elle me semblait replonger dans ses sombres souvenirs ou dans son inquiétude, mais malgré tout j'avais été profondément soulagé lorsque nous étions arrivés à Amaryl sans avoir fait de mauvaise rencontre.

L'après-midi étant à peine entamé en ce treizième jour depuis notre départ d'Hesperia, je proposai à mon Aimée d'aller directement demander audience aux dirigeants des Eclaris. Une fois débarrassés de cet encombrant quoique intriguant document nous serions libres de profiter pleinement l'un de l'autre et de voyager à notre rythme; mais s'il était aussi important que semblaient le penser les deux impromptus visiteurs qui avaient troublé notre soirée romantique, alors il était sans doute impératif de le rendre au plus vite aux éclaris. Nous nous dirigeâmes donc vers le grand bâtiment ironiquement nommé la "masure" des Erudits et demandâmes audience comme prévu mais, alors que nous patientions dans le hall d'entrée, ma vue se troubla soudainement, devenant si floue que c'est à peine si je parvins à distinguer le visage de ma compagne, pourtant à moins d'un mètre de moi! Je l'attrapai impulsivement par le bras, autant pour garder mon équilibre que pour m'assurer de sa présence, et m'exclamai à voix basse:

"Par les Dieux! Je...je ne vois plus rien..."

Je me frottai vivement les yeux de ma main libre, tentai de focaliser ma vue sur son visage, mais rien n'y fit. Soudain mortellement inquiet, plus our elle que pour moi, je lui demandai d'un ton où perçait mon anxiété:

"Et toi...tu n'as rien? Tu y vois normalement?"

Étions-nous soumis à un sort malveillant de la part de quelqu'un souhaitant récupérer le parchemin avant que nous ne le remettions à ses propriétaires? Étais-je malade? Impossible à dire, mais si je perdais la vue... je ne serais plus rien, plus personne, et ça...
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Esha Raj
MessageSujet: Re: Un document d'une importance capitale... ou pas.    Sam 12 Jan - 16:14

 En bout de cortège, si l’on peut dire la chose ainsi en étant que deux, Esha observait la citadelle qui se dessinait face à eux. Bien qu’ayant vécu des années en tant que nomade, puis comme artiste ambulante, elle ne s’était jamais aventurée en ces terres. Le caractère ‘’maudit’’ des lieux tenant les siens à distance, par crainte d’être eux-mêmes frappés de mauvais œil et la calamités. D’ailleurs, elle se demandait si les habitants n’avaient pas trop souffert des récents bouleversements climatiques, n’étant naturellement pas habitué, ni préparés à des chutes de neige ou de températures comme se fut le cas les semaines précédentes. Ni si certaines familles étaient tentées de quitter de nouveau cette ville pour trouver refuge ailleurs.

Elle soupira doucement, presque désolée tandis que son regard émeraude dévira lentement jusqu’au dos de son tendre aimé, tel son fier protecteur mais également détenteur du parchemin. Si le voyage – malgré la mission que le duo s’était auto-assignée – s’était fait sans réel encombre, ni mauvaise rencontre et avait su majoritairement être plaisant, offrant des moments intimes, de partages et de découverte auprès de nos deux protagonistes. L’approche de ce qu’on appelait ici et peu glorieusement la ‘’La Masure’’ ajouta un étrange et insoupçonné poids sur la poitrine d’Esha, enserrant son cœur. À moins que ce soit autre chose...

C’est donc avec cette désagréable sensation d’être oppressée que notre couple arriva aux portes du domaine des Eclaris. Loin de vouloir inquiéter Serënn dans un pareil moment, ni le solliciter d’avantages après tous les efforts qu’il avait déjà fourni tout le long du trajet, en s’assurant que les vieux démons de sa compagne ne reviennent à la surface aride du désert, la danseuse fit taire son trouble. Si c’est l’aboutissement de cette ‘’quête’’ et de possibles éléments de réponse qui la mettaient réellement en émoi, alors elle en serait normalement aussitôt débarrassée une fois le document livré et cette affaire – ne serait-ce qu’un minimum - tirée au clair. La nomade laissa son aimé prendre les devants, se présenter sommairement ou non, avant de finalement demander audience auprès des sages. Après avoir avisé des voyageurs … on leur céda l’accès.

Une fois encore ses prunelles verdoyantes se promenèrent ci et là, parcourant l’immense hall. Au début fascinée, ce sentiment fit ensuite place à une sensation intense de suffocation et d’écrasement. Menaçante. Alors qu’elle se blottit instinctivement contre Serënn comme pour se réfugier, frappée d’un soudain vertige, ce dernier la saisit soudainement par le bras. Prise par surprise, Esha émit un couinement apeuré avant de se retourner vers son compagnon et le questionner du regard. Elle se figea lorsque le Sindarin déclara ne plus rien voir. Ponctuant ses dires en frottant machinalement ses yeux. Inquiète, la nomade posa ses mains de part et d’autre de son visage.

« Laisses-moi voir !... » Dans un souffle trahissant son inquiétude tout en examinant les yeux de Serënn, notant que sa propre voix sifflait alors détestablement dans sa tête. Loin d’être médecin, rien indiquait, ni expliquait pourtant sa cécité. Aucun voile, pas même une blessure. Rien de rien ! Alors comment ?.. Quoi faire ?..

Mais bien au de-là de sa propre affliction, son aimé se préoccupa plutôt d’elle. Soucieux qu’elle soit victime des même symptômes que lui. Elle esquissa un petit geste de la tête pour indiquer que non, à la fois fébrile et réellement touchée que malgré son état, elle reste le centre de son attention. Elle caressa du pouce sa pommette, dans un geste tremblant qu’elle tentait vainement de rendre rassurant. Mais cette impression de danger était dorénavant omniprésente.

« On ne doit pas rester là.. » Dit-elle d’une voix basse et paniquée. Ce lieu … cette ville … Ça ne pouvait être que ça. Cet endroit était peut-être bel et bien maudit en fin de compte, frappant de son mauvais œil le Sindarin. Et pas que

« Serënn .. je veux partir. S’il te plaît » Supplia Esha tout en sachant pertinemment que c’était impossible dans son état, envahie par l’anxiété tandis que le bourdonnement dans sa tête s’intensifiait. Au point d’en être douloureux. En un fraction de seconde la nomade se retrouva subitement les genoux à terre, se tenant le crane. Sujette à des maux terribles et prise de panique.

« J’ai peur .. » Presque sanglotant. La respiration erratique et incontrôlée, incapable de raisonner calmement. Et bien qu’Esha était connue comme quelqu’un de particulièrement sensible, ce comportement n’était pas normal chez elle. Plus depuis qu’elle avait quittée son tortionnaire.


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