Bye bye combat truqué ! (mission)



 
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 Bye bye combat truqué ! (mission)

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Orchid Orcirdr

MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 20 Aoû - 11:19

Depuis toutes ces années à porter la parole et les volontés de la grande prêtresse aux quatre coins d’Isthéria, il était encore peu de cité où elle ne s’était pas encore rendue et Tyrhénium ne faisait pas exception. La Zélos s’était forgé son opinion sur chacune d’elle souvent la conclusion en était plutôt mitigée. Elle n’appréciait pas beaucoup les grandes cités, plus attirée qu’elle était par les grands espaces qu’ils soient de plaines de montagne et même de désert ou de marécage. Ils lui paraissaient moins fourbes que les lieux où s’entassaient tous ces esprits avides. Cependant elle avait appris grâce à ses sœurs de Hellas à faire la part des choses et à chercher dans chaque métropole ce qu’il pouvait y avoir de positif.
Ici, elle aimait à rencontrer des visages et des allures différentes. C’était comme si tous les peuples d’Isthéria s’étaient donné rendez-vous. Ils en avaient fait une fourmilière de gens affairés dont elle devait l’admettre la majorité s’échinait pour se construire un avenir meilleur. Bien évidemment, les honnêtes citoyens, se trouvaient êtres des proies de choix pour les malfrats et les aigrefins de tout bord. Et il lui était déjà arrivé de faire le coup de poing lorsqu’une injustice flagrante s’était déroulée devant ses yeux, mais c’était à présent de l’histoire ancienne soit qu’elle ne soit pas revenue ici depuis longtemps soit que la cité ait été un peu reprise en main par les autorités, toujours était que la ville lui semblait étonnamment paisible.
Cette mission allait être de tout repos : délivrer un message en main propre et puis…
La messagère laissait trainer ses oreilles comme il se doit pour une femme de main multi carte dont avait fait d’elle la grande prêtresse de l’ordre. Et des bribes de conversation se recroisaient à mesure que l’esprit de l’Igrim  les compilait.

« C’est incompréhensible ! Il n’aurait jamais dû perdre ! »
« J’étais sûr de toucher le pactole après ce combat »
« Couché au bout de trente secondes ! Tu parles d’un champion ! »
« Mais comment, il pouvait savoir que ce connard allait se retrouver au tapis en moins de deux ?!
« Putain de pari ! Qu’est-ce que vais dire à ma bourgeoise ? »
« C’est toujours les mêmes qui s’en mettent plein les poches !!! »


Sous le capuchon de sa cape noire, elle ne put s’empêcher de sourire, goguenarde lorsque les morceaux du puzzle s’emboîtèrent dans son esprit. Des paris truqués sur les combats ! Un grand classique. Chaque fois qu’un tournoi attire du monde, les arnaqueurs de tout poil font leurs choux gras.

*Des combats d’arène !*

Machinalement elle se massa l’épaule gauche, en souvenir de son premier combat et des griffes d’un certain ours. Les sentiments de la femme en noir à l’égard de cette activité étaient ambivalents.Elle ne lui inspirait rien de moins que de la haine depuis sa période d’esclavage où elle avait été contrainte à tuer pour sauver sa vie. Les yeux d’Elkantar son maître de l’époque revenait encore la hanter et repensant à la cruauté du Lhurgoyf son poing se serra à faire blanchir ses jointures  sous ses gants de rodeuse. Mais depuis elle avait appris le goût du sang et de la violence et toutes les occasions étaient bonnes pour faire ravaler leur testostérone aux mâles. Si en plus elle pouvait mettre fin à la ruine du petit peuple dépouillé de ses économies par leurs concitoyens peu scrupuleux ce n’était que bonus.

Elle se félicita d’avoir laissé Grimrl courir dans les terres sauvages alentours, cela ne le concernait pas et elle n’avait pas besoin de se faire remarquer. Elle saurait bien le retrouver en temps voulu.

Il était temps de se trouver une auberge à proximité des arènes. Ce ne serait sans doute pas la mieux fréquentée, mais au moins elle serait vite au fait des derniers évènements… Sans difficulté elle se frayait un chemin à travers la foule de plus en plus dense, au fur et à mesure qu’on approchait du lieu des combats. Certains tenaient précieusement leur bourse d’autres encore ne semblaient venir là que pour le plaisir des yeux et oublier quelques minutes leur quotidien. S’ils n’avaient pas de pain au moins avaient-ils des jeux…

Soudain un cimier écarlate au-dessus d’une cape non moins écarlate à un jet de pierre devant elle, émergeant de la foule attira son attention. Si c’était bien celui à qui elle pensait elle se demandait bien ce qu’il venait faire là. Il avait eu assez l’occasion de s’illustrer sur tous les champs de bataille pour ne pas avoir à prouver sa force dans ces minables divertissements.

*Serait-il si fauché que ça ? Il a une réputation honorable, que vient-il faire dans ce lieu de perdition ?*

Si elle suivait bien Marcus Archéon, il fallait qu’elle sache ce qui l’amenait là. Avec un peu de chance il pouvait être un allié de circonstance. Cette idée ne lui plaisait pas plus que cela, mais sa réputation d’homme d’honneur, si tant était qu’un homme pouvait avoir de l’honneur dans l’esprit de la louve de Cimméria, permettait d’envisager qu’on lui fasse confiance.
Elle hâta donc le pas afin de le rattraper, sa tâche n’était pas facilitée par la foule, mais elle arriva devant une auberge dans laquelle il venait de s’engouffrer. Elle leva les yeux sur l’enseigne.

*L’auberge pourpre pour le guerrier écarlate…*

Elle eut une moue dépitée

*Quel manque d’originalité !*

Elle était, bien sûr, bien loin de s’imaginer que le guerrier était le propriétaire des lieux, mais y entra résolument.
A sa grande surprise, l’endroit semblait plutôt calme. Elle laissa ses yeux faire le tour de la salle commune, les clients ne montraient aucun énervement et pas un n’avait levé les yeux à son arrivée, à croire qu’il ne se passait jamais rien ici. Par contre, le général n’était pas visible. Elle soupira.

*Ne me dis pas que je l’ai perdu !*

Elle s’approcha du comptoir et avisa le serveur.

« Marcus Archéon est-il de vos clients ? »

L’approche était directe, mais en bonne Zélos peu habituée aux finesses diplomatiques, elle n’en avait pas envisagée d’autre.
La réponse fut un grand éclat de rire. Les mâchoire de la femme se serrèrent.

« Pas exactement ma petite dame »

Ma petite dame ! Elle remercia l’entraînement du monastère qui lui avait appris à se maîtriser et à reconnaître ce qui était réelle offense ou abus de langage. Elle appuya donc les coudes sur le comptoir et croisa fermement les doigts de ses mains alors que le serveur continuait :

« C’est comme qui dirait notre patron. Le propriétaire de la tôle quoi… »

Elle eut un petit sourire gêné de celle qui vient de se faire prendre en défaut et eut une seconde d’hésitation.

*Les militaires ont les moyens de préparer leur reconversion à ce que je vois*

« On peut quand même lui parler ?

_ Ca dépend qui le demande… »


L’homme derrière le zinc la dévisagea de pied en cape. S’il y avait bien un tic masculin qu’elle haïssait c’était bien celui-là. Elle y voyait toute la convoitise dont elle avait fait l’objet dans la prison des déments pendant plus de deux ans et manquait encore et manquerait sans doute toujours du recul nécessaire pour admettre qu’elle faisait la même chose à chaque fois qu’elle devait jauger une personne qu’elle rencontrait pour la première fois.
Le cuir de ses gants crissa comme elle serrait plus fort la prise de ses doigts entre eux. Son ton se fit glacial, plus sans doute qu’elle ne l‘aurait voulu.

« Je ne pense pas qu’il me connaisse, mais annoncez toujours Igrim prêtresse de Cimméria. »




Dernière édition par Orchid Orcirdr le Ven 22 Aoû - 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Ven 22 Aoû - 22:47

Visiblement, le maître de lieux était bien informé. A peine était-elle entrée et avait manifesté son désir de le rencontrer qu’il apparaissait comme par magie, et  Igrim ne croyait pas aux coïncidences.
Elle jeta un rapide coup d’œil dans la salle pour essayer de déterminer lequel des convives était l’informateur. Le barman n’avait pas bougé de son zinc mais cela pouvait être n’importe qui d'autre, la soubrette qui allait et venait avec son balai, le client qui déposait sa clé sur le comptoir, un des joueurs de carte… Mais elle ne s’appesantit pas sur le problème, elle savait que si vraiment le guerrier écarlate voulait être tenu informé de ce qui se passait dans son établissement, il lui était plus facile de dissimuler des œilletons et autres judas propices à observer sans être observé.

Elle préféra se consacrer à l’homme qui avait fait son entrée. Elle ne put s’empêcher de détailler sa haute et robuste stature, impressionnante même pour une Zélos. Rien d’étonnant que la réputation du héros ait fait le tour d’Isthéria. Avec de tels atouts physiques, ses ravages sur les champs de bataille que racontaient les histoires devaient être bien réels. En plus de sa stature, le visage énergique et sa voix grave finissait de compléter le portrait d’un homme accoutumé à commander et à vivre dans l’action.

De son côté, la prêtresse n’était pas du genre à finasser. Elle n’était pas du style de ces politiciens essayant de ménager le plus longtemps possible la chèvre et le chou jusqu’à ce que leur interlocuteur ait donné assez de gages de bonne foi ou qu’il se soit révélé au grand jour. Dans ce genre de circonstances, ses armes principales étaient le silence et l’observation.  Le silence ne lui était imposé par personne mais elle avait conscience que les subtilités de la stratégie diplomatique ne faisaient pas partie de ses compétences. Quant à l’observation, elle était une arme non seulement pour elle mais pour ses sœurs du monastère. Formée à cela par sa fréquentation des loups elle savait noter les hésitations les mouvements oculaires et autres raclement de gorge qui trahissent les émotions, tout comme elle avait appris à prendre en compte les babines retroussées, les positions des queues ou des oreilles de ses amis lupins.  

Elle se faisait la même image du maître des lieux, celle d’un homme direct qui se forge rapidement un jugement et ne le remet pas facilement en question. La suite donc de leur relation  serait rapidement éclaircie et aucun des deux ne perdrait son temps. Si elle avait deviné juste, s’associer avec une personne de la réputation de l’hoplite, même mâle, était au pire un moindre mal au mieux une aubaine. L’homme ne verrait peut-être pas la chose sous cet angle et même, elle pouvait envisager d’avoir fait des déductions hâtives sur ses centres d’intérêts. Il ne suffisait pas de voir un général de guerre traîner dans le quartier des arènes pour être sûr que ce qui s’y passait éveillait chez lui une quelconque motivation.

Elle soutint le regard du colosse le visage impassible, toute trace de rancœur contre le serveur disparue et tendit une main ferme et franche à Marcus.

« Je me présente, Orchid Orcirdr, pêtresse de Cimméria »

En vérité peu de personnes la connaissaient sous ce nom car son surnom bien plus prononçable que son appellation de naissance aux sonorités rocailleuses toutes zélos, son surnom, donc, avait été adopté par ses sœurs du temple d’abord puis par tous ceux qui entendaient parler d’elle. Il fallait avoir pour le moins côtoyé les prêtresses de l’ordre pour avoir ententu mentionner cette identité : d’Orchid Orcirdr. Cependant, elle n’avait jamais oublié l’origine de ce surnom et si elle l’acceptait de ses proches, si tant est qu’elle eût des proches, elle mettait un point d’honneur à se présenter comme la Zélos qu’elle était et non la bête qu’elle avait été sur le point de devenir.

« Je vous ai aperçu près des arènes et ma curiosité ainsi que mes projets m’ont conduite à vous suivre jusqu’ici. »

Elle hésita avant de poursuivre, presque sûre la réponse qui allait lui être faite : « Vous pouvez parler sans crainte, je n’ai pas de secret pour mes hommes ». Cependant toutes ces années dans les arcanes du pouvoir religieux et politique à participer à toute sorte de complot ou d’action secrète lui avaient inculquée une prudence maladive. Mettre à bas une organisation de tricheur qui corrompait les résultats d’une des plus grandes institutions de la cité exigeait cette prudence sous peine de voir leur plan éventé si jamais ils parvenaient à s’entendre. Elle poursuivit donc:

« Peut-être pouvons-nous parler de tout ça ailleurs ? »


Comme le lecteur pourra le constater, l’art de la langue n’était pas forcément son point fort et l’expression franche de son regard était souvent un meilleur argument que les circonvolutions qu’elle aurait été incapable de construire. D’autre part elle avait déjà prononcé trois phrases d’affilée. Pour la femme d’action qu’elle était c’était plutôt rare et elle regrettait déjà de devoir ensuite argumenter ou expliquer


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 27 Aoû - 12:10

L’inflexion de ton de l’homme ne manqua pas d’attirer l’attention de la Zélos, soit il n’était pas ravi de devoir prolonger l’entretien, soit il n’était pas au meilleur de sa forme. Dans les deux cas, cela n’allait pas favoriser les desseins de la prêtresse dont les arguments principaux étaient souvent de nature belliqueuse, chose assez atypique pour une sœur de l’ordre, d’ordinaire plutôt vouées aux soins et aux négociations. Mais elle était là et devait assumer son inspiration première qui était de s’allier avec un combattant de premier ordre pour déjouer les arnaques sur les paris. Si jamais il ne se montrait pas intéressé, il lui resterait toujours la possibilité de faire ça d’une autre façon et en solo. O même aller alerter le maire de la cité et de lui demander soit simplement sa bénédiction, soit des moyens pour mener sa mission à bien.

Son premier élan lui avait été dicté par son habitude d’agir incognito sans attirer l’attention de trop de personnes, couplé avec la réputation du guerrier écarlate. Cependant elle était pragmatique et la nécessité faisait loi…

Pour en revenir aux états d’âme du guerrier elle fit comme si elle n’avait rien remarqué. Comme guérisseuse ses compétences ne s’appliquaient qu’à elle et il n’était pas toujours de bon ton de faire remarquer à un mâle, surtout à une force de la nature, qu’il n’était pas au mieux de sa condition.
Par cotre cela avait été à son tour d’être surprise à la mention de la vipère écarlate. Elle ne put empêcher un haussement de sourcils. Décidément les deux faisaient la paire ! Un guerrier et une vipère écarlates ! Une association des plus voyantes !

« En effet. Elle est un des membres les plus éminents de notre congrégation »

La fréquentation de la grande prêtresse avait permis la familiarisation de la femme d’action qu’elle était, peu verbeuse de fixer un vocabulaire en rapport avec l’Ordre. Cela tranchait souvent avec son langage simple voir cru de la Zélos.

D’autre part elle ne pouvait qu’admettre que l’argumentaire de Marcus Archeon était fort juste : quoi de plus normal que de trouver un combattant à proximité  des lieux de combats ? Elle-même n’y avait-elle pas été attirée soumise aux réminiscences de son passée d’esclave de combat ? Elle avait appris depuis longtemps guidée en cela par la grande prêtresse que chacun était le produit de son histoire. Cela avait parfois été difficile à accepter, mais Elerinna avait réussi à lui montrer les chemins qui valorisaient ce qu’elle était devenue à travers ses jeunes années et l’enseignement de Cimméria avait complété ce qu’elle était maintenant. Le militaire ne faisait sans doute pas exception et l’appel du combat devait être une force importante chez lui. Seule ses motivations et ses actes le différenciaient des spadassins de bas étage.

Cependant dans la réponse du maître des lieux planait en filigrane un petit « de quoi vous mêlez-vous ? » qu’elle ne pouvait lui reprocher mais qu’elle assumait entièrement. Dans ses attributions au sein de sa communauté elle avait aussi pour tâche de se montrer curieuse voir indiscrète et en l’espèce les circonstances l’avaient lancée sans préméditations sur les pas de Marcus. Quel mal y avait-il à cela ? En outre, elle était assez grande pour connaître les dangers qu’impliquaient sa curiosité et se défendre si besoin était.

Elle ne répondit donc rien et soutint le regard inquisiteur qui une fois de plus la jaugeait. Cette fois elle était face à la personne qu’elle était venue rencontrer et acceptait de façon naturelle ce qu’elle avait du mal admettre du premier quidam qui la dévisageait. Grâce à Elerinna et sa fréquentation des loups elle était devenue une femme droite et fière qui ne concevait pas de honte de ces actes, même si d’aucun pouvait la trouver violente voir barbare. Elle avait donc le regard clair et sans détour pour son interlocuteur.

A son interpellation, elle se tourna vers le dit Barry histoire de mettre un nom et un visage en rapport, cela pouvait toujours s’avérer utile, avec le sentiment d’une première satisfaction. Elle n’avait pas été immédiatement éconduite et les choses pouvaient encore aller dans le bon sens. C’est donc avec confiance qu’elle emboîta le pas de colosse en direction des niveaux inférieurs. Ce sous-sol était étonnamment bien aménagé et avait plus des allures de quartier général que de sellier. Son seul inconvénient pour la Zélos habituée aux grands espaces et marquée par son séjour dans la prison des déments était le manque d’ouverture sur l’extérieur. Si elle n’avait pas développé de claustrophobie, mais seulement un malaise qu'elle avait appris à maîtriser, elle le devait à sa nature de Zélos, peuple de sculpteur des profondeurs. Les séquelles de son enfermement étaient ailleurs…

La pièce était confortable sans luxe apparent. Elle laissa ses yeux parcourir l’endroit et ses yeux s’arrêtèrent une seconde sur la quantité de pièces abandonnée sur la table, paiement d’une récente mission sans doute. Le métier de mercenaire n’avait pas que des inconvénients semblait-il.

A l’invitation du guerrier elle se débarrassa de sa cape. Si le regard averti de Marcus n’avait déjà deviné leur présence, ses armes apparurent au grand jour, croisées dans son dos. Elle appuya son arc contre le dossier de la chaise qu’on lui avait indiquée afin de pouvoir s’adosser plus commodément et gardant son katana moins gênant.
C’était bien une souffrance physique qui tenaillait son hôte qui se massait les tempes. Cependant s’il n’y avait pas fait explicitement référence. Quoi que… Voilà qui était fait, mais Elle ne releva pas, toujours pour ménager l’amour propre de son hôte mais aussi à cause de son manque d’empathie naturelle et sa répugnance à parler pour ne rien dire.
A l’invitation de son hôte, elle se servit de bonne grâce. Les mets simple lui étaient plus agréables que ceux des banquets. Elle se versa un gobelet d’eau tout en écoutant le guerrier. Il entrait aussi vite qu’elle dans le vif du sujet et cela lui plaisait et le fait qu’il avoue ne pas être attiré que par le combat pouvait lui donner toutes les raisons d’espérer en une future collaboration. Intérieurement, elle sourit en pensant à la discrétion que semblait avoir voulue le militaire qui n’avait pourtant pas réussi à se défaire de ses signes distinctifs qu’étaient sa célèbre cape rouge et son fameux casque au cimier écarlate. Mais peut-être n’avait-il pas pris la mesure de la renommée dont il jouissait…

« En effet. Je suis sûr que vous l’avez compris, les combats et paris sont truqués. J’ai de bonnes raisons de vouloir mettre un terme à ces arnaques et je me disais que nous allier pour ce faire pouvait être une bonne idée...»

Elle était aussi directe que le guerrier et attendit sa réponse en croquant dans un morceau de pain, confectionné ma fois par un artisan qui connaissait son métier. Dans quelques secondes, elle ressortirait déçue de l’auberge ou alors commencerait une collaboration qu’elle espérait fructueuse. Là était l’avantage de discuter entre personnes n’ayant rien à cacher.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Dim 31 Aoû - 15:46

Ignorante des souvenirs qui affluaient dans l’esprit de son interlocuteur, la Zélos ne relava pas les propos de Marcus sur Irina Dranis. Elle n’avait pas l’habitude d’étaler devant les étrangers à l’ordre les dissensions qui le minaient. Pour tout dire elle devait avouer ne pas la connaître vraiment. Elle connaissait la rivalité qui l’opposait avec sa bienfaitrice sans en connaître les motifs exacts. La grande prêtresse ne s’en ouvrait que peu et semblait regretter cet état de fait et Irina faisait son possible pour l’éviter. Les rares fois où elle s’était trouvée en sa présence, Elerinna était là également et elles n’avaient échangé aucune parole. Igrim se doutait que la duchesse rouge l’assimilait à son mentor et qu’elle ne devait de ce fait pas la porter dans son cœur. Si elle devait être franche, cela importait peu à la Zélos, assez indifférente à l’opinion d’autrui sur sa personne hormis celle de la grande prêtresse qui avait fait toute son éducation au sein de l’ordre et lui fournissait de quoi utiliser ses talents.

Solitaire, Irina l’était sûrement malgré les nombreuses novices qu’elle avait prises sous son aile. Son isolement politique au sein de l’ordre devait sans doute lui peser… Etait-ce la raison de ses nombreux voyages ? Igrim  n’aimait pas à avoir à supputer sur les motivations des uns et des autres. Soit leurs actes parlaient en leur faveur soit les condamnaient aux yeux de la Louve de Kesha.  Un jour peut-être se trouverait-elle face à face avec celle que ses détracteurs avaient surnommée la vipère et il serait toujours temps de la juger sur ses actes.

De son côté, le guerrier avait semblé on ne peut plus absent. Avait-il succombé au charme de la prêtresse écarlate ou son esprit était-il tourné vers d’autres aventures ou encore son malaise lui occupait-il l’esprit plus qu’il ne voulait de dire.

Elle suivi son manège consistant à mettre en sécurité sa petite fortune en Dias. Le bonhomme l’avait acceptée à sa table mais elle n’avait apparemment totalement gagné sa confiance. Elle ne pouvait blâmer le guerrier. La défiance était aussi une arme pour survivre sus ces terres lorsque l’on faisait des métiers aussi dangereux que les deux personnes qui se faisaient face dans cette cave
Igrim était impatiente de continuer leur discussion et d’en venir au fait, mais son hôte semblait avoir des principes sur le port des armes en sa présence, ce qui ne manqua pas de l’étonner. Comment un guerrier et aventurier tel que lui pouvait- imaginer que les gens voyagent sans la protection de leurs armes à travers un pays dont nombres de contrées demeuraient hostiles par la faute d’êtres mal intentionnés mais aussi de créatures plus féroces les unes que les autres ? Elle n’avait encore élu domicile nulle part depuis son arrivée dans la cité et de ce fait restait aussi armée que durant son trajet. Le respect n’avait rien à voir là-dedans,  cependant elle comprit l’argument du guerrier qui pouvait en effet se sentir en danger, le comble lorsque l’on est chez soi !
Elle baissa les paupières en signe d’assentiment accompagnée d’un laconique :

« Mille excuses ! »

Puis, sans hâte, elle décrocha son fouet et le fourreau de sa dague de sa ceinture et les déposa sur la table. Elle décrocha ensuite l’étui du katana qui subit le même sort. Cela prit un peu plus de temps, mais son instructrice lui avait appris le respect dû à une telle lame et la sortir trop longtemps de sa gaine protectrice signifiait de longues heures de lustrage, polissage et vérification de son tranchant. L’arme en effet avait été forgée par un grand maître à la demande d’Elerinna et avait suscité l’admiration de la maîtresse d’arme lorsque la Zélos la lui avait montrée. Elle exprimait la gratitude de la grande prêtresse pour son élève qui était devenue sa main dans l’ombre, fidèle et dévouée. Enfin, l’arc et son carquois rejoignirent le reste des ustensiles guerriers dont elle s’était déjà départie. Le guerrier ne pourrait pas arguer d’un manque de respect ou de loyauté de la part de la Zélos. De toute façon il était clair pour elle qu’elle n’avait pas le moins du monde intérêt à se montrer agressive si elle tenait un tant soit peu à la vie. Même si elle arrivait à avoir le dessus sur Marcus ce qui restait à voir étant donnée sa réputation, comment pouvait-elle espérer sortir vivante d’un lieu rempli de ses compagnons d’armes ? Mais cette hypothèse était sans fondement puisqu’elle était là en paix et en tant que quémandeuse.

Igrim  ne put cacher sa satisfaction d’apprendre de façon officielle que le soldat écarlate était bien là pour la même raison qu’elle. En outre l’expérience de ces arènes du colosse pouvait être indéniablement un atout de taille, à la fois pour s’introduire dans le milieu et aussi pour en déjouer les pièges. Les possibilités d’alliance se précisaient à son grand contentement. Elle porta son gobelet à ses lèvres avant de le reposer dans les anneaux de son fouet.

« Nous sommes donc là pour les mêmes raisons. Peut-être qu’une action conjointe pourrait faciliter la chute de ces tricheurs et de leurs pratiques ? »

De façon à peine déguisée elle venait de lui proposer son aide ou de lui demander la sienne suivant de quel côté de l’orgueil on se positionnait. En bonne Zélos elle était peu habituée aux grandes subtilités, mais était loin d’être stupide. Dans son esprit il existait deux façons d’exploiter leur alliance. Soit de pouvoir bénéficier de la présence d’un partenaire parmi les combattants et d’un autre en coulisse, parmi les organisateurs ou les parieurs. Ou alors de s’inscrire à deux sur deux tableaux différents du tournoi. Si tout se passait bien, tôt ou tard ils devraient s’affronter et s’ils avaient été approchés par les tricheurs comme c’était fort probable, leur action conjointe pouvait permettre la ruine des tricheurs et leur arrestation par la même occasion…
Pour finir de le convaincre elle se hasarda à insister sur sa réputation.

« Si vous avez déjà combattu ici, vous risquez fort d’attirer l’attention sur vous. Il se peut que vous soyez reconnu. Cela peut être un avantage tout comme un handicap, vous pourriez avoir besoin d’une complice moins voyante… »

Mais cela supposait que le guerrier accepte de travailler en tandem avec une inconnue ce qui n’était pas gagné étant donné la défiance qu’il avait montrée à son égard, jusque-là. Il avait sans doute déjà pensé à une façon de mener à bien son projet et n’avait sans doute pas compté sur l’arrivée soudaine d’une possible partenaire. Et c’est avec une certaine impatience qu’elle attendit sa réaction.

Pour se donner une contenance elle rompit un morceau de pain dont elle sépara une bouchée entre ses crocs immaculés.


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Ven 12 Sep - 21:00

Elle laissa son hôte faire des yeux l’inventaire de tout ce qu’elle avait déposé sur la table. Elle ne tenait pas à paraître incivile, surtout que le guerrier semblait un peu à fleur de peau. S’il avait besoin de justifier son intelligence alors qu’elle n’y avait elle-même pas fait allusion, c’est qu’il devait au minimum s’être senti insulté par les paroles de la Zélos qui ne comprenait pas bien pourquoi. Elle ne poussa cependant pas la réflexion pour déterminer la cause de la susceptibilité apparente de de Marcus, peu à même de dénouer les finesses psychologiques d’un interlocuteur. Ses compétences étaient plus de l’ordre du ressenti et de l’instinct que du cérébral. Elle devait cela à la fois à ses origines Zélos et à la fois à sa fréquentation des loups dont les signaux de communications sont à la fois clairs et non explicites. Elle se contenta pour le moment d’observer et d’écouter les arguments et les explications de son possible partenaire, même si ce dernier point restait encore à confirmer.

Elle admira de loin le travail du forgeron qui avait conçu le masque que le colosse fit émerger de dessous la table. L’ouvrage semblait à la fois avoir été conçu pour être mécaniquement très perfectionné mais aussi esthétiquement très abouti et Igrim, malgré le peu de cas qu’elle faisait des frivolités stylistiques ne put s’empêcher d’admirer l’ouvrage. Avec un tel casque, bien malin était qui pouvait mettre un nom sur le combattant. En fait cela avait sans doute été un avantage pour la prêtresse d’avoir aperçu le guerrier de derrière, angle sous lequel avec sa cape légendaire, il se trouvait le plus reconnaissable. En outre la finesse de du modelé du métal laissait imaginer qu’il ne diminuait pas l’angle de vue de son porteur comme cela était si souvent le cas pour les casques guerriers. Le mirmidon ne laissait vraiment rien au hasard et le prix de cet accessoire devait avoir été exorbitant, indice de plus de l’aisance qui pouvait être la sienne.
Hormis la demi-insulte qu’elle digéra assez facilement, la suite de la démonstration au contraire ne lui parut pas très convaincante. Arrivée en dernier dans le complot, elle voulait bien ne prendre qu’une place mineure, faire partie des « détails ». Quant-au reste…

Soit, fabriquer de la fausse monnaie pour éviter d’engager se fortune personnelle lui paraissait de bon aloi. Par contre,  l’idée du poison et la certitude de ne voir que les tricheurs mordre dans les pièces, lui paraissait on ne peut plus hasardeux. Il était de coutume en ces temps troublés, dans tout Isthéria et  dans tous les milieux où la fraude était monnaie courante, de se livrer à ce genre de test ; même lorsque l’on était de bonne foi. Parier sur le fait que les parieurs honnêtes ne mordent pas dans une pièce empoisonnée afin de s’assurer de leur authenticité, était de son point de vue assez léger, pour quelqu’un qui disait vouloir mettre fin à une tricherie lésant les plus humbles parieurs. En outre même si cela s’avérait exact, le malheureux qui croquerait dans les pièces ne serait sans doute pas la tête des fraudeurs et la victime serait vite remplacée dans ce trafic. D’un autre côté, le guerrier écarlate avait semble-t-il prévu l’antidote, sinon il n’aurait pas mordu la dite pièce empoisonnée d’aussi désinvolte manière.
Une autre objection à ce plan était que soit le tromperie se faisait à l’insu des paris officiels et toutes les mises étaient alors mélangées, les empoisonnées comme les non empoisonnées, celle du clan Marcus comme celle de tout un chacun, soit les tricheurs agissaient à travers des paris parallèles ce qui était toujours possible il fallait d’abord identifier ces parieurs « cladestins ».

Tordant la bouche sur le côté, la Zélos ne put cacher son scepticisme. Afin de se donner le temps d réfléchir à sa réponse elle poussa son verre vers le pichet d’eau et se servit après que son hôte l’ait reposé sur la table. Elle porta le gobelet à ses lèvres entre ses deux canines et apprécia la fraicheur du breuvage.

Comment faire comprendre que pour faire tomber la tête de cette arnaque il fallait faire monter les paris afin de faire sortir le loup du bois et compter sur sa cupidité pour la démasquer et la faire tomber ? Là encore c’était quelque chose qu’elle sentait mais qu’elle risquait d’avoir du mal à formuler de manière simple et respectueuse pour le guerrier déjà visiblement à cran.

Elle le regarda patiemment ranger les pièces et prit sa respiration pour se lancer lorsque le dernier plan de son hôte finit de la déconcerter Si la manipulation générale pouvait sembler cohérente l’inversion des identités posait un problème à la prêtresse. Allait-il demander à un de ses homes de prendre son identité et mettre sa vie ainsi en danger ou payer quelqu’un dans la rue pour le faire, meilleur moyen pour que la supercherie soit éventée ou de se faire berner dans la classique histoire de l’arroseur arrosé ?

Décidément le facteur chance prenait de plus en plus de place dans les plans du guerrier et leur succès devenait de plus en plus aléatoire. Cela allait être son angle d’attaque en même temps que de viser la tête de la machination. Elle parla lentement pour peser tous ses mots et éviter de froisser Marcus. Son accent Zélos doublé de ses hésitations propres dues à ses années en dehors de la civilisation ressortit d’avantage, mais elle n’en avait cure.

« Sans mettre en doute votre connaissance des combats, j’ai l’impression qu’il nous faudra beaucoup de chance pour tomber sur autre chose que du menu fretin. Peut-être qu’avec un peu plus de patience, nous pourrions faire sortir la tête du trafic de sa tanière. Qu’en pensez-vous ? »


La patience ! C’était une ses choses qu’elle avait apprise pour survivre dans la prison des déments, une des choses que ses compagnons les loups lui avaient apprises durant leurs longues parties de chasse à rabattre et isoler les proies, à les épuiser avant de pouvoir se repaître de leur chair. La patience qui permettrait aux enjeux de grimper et d’attiser la convoitise des tricheurs.


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mar 21 Oct - 14:50

Quelque chose en Igrim disait que ses remarques n’étaient pas les bienvenues. Peut être une position mois décontractée qu’un instant plus tôt ou un léger crispement de la mâchoire ou encore la dilatation de ses narine du guerrier? Rien de très perceptible si bien qu’elle douta un instant de ce que son instinct lui apportait comme information. Une chose qu’elle imaginait bien cependant était que le chef hoplite ne devait pas accepter souvent d’être contrarié dans ses projets. En outre, venant d’une femme les contradictions devaient-elles, sans doute être encore moins bien tolérées. Ce n’était pas pour l’intimider, mais elle comprenait qu’elle devrait sans doute marcher sur des œufs bien plus fragiles que ce à quoi elle s’était attendue. Et malheureusement, la diplomatie n’était pas son fort. Elle espérait donc que son interlocuteur ne prendrait pas trop mal ses réticences et au pire elle se conformerait à ses indications si jamais elle ne se montrait pas assez convaincante. Après tout ce qu’elle avait en tête la mettrait sans doute plus en danger que ce qu’ils emblait vouloir lui proposer c’est dire jouer les agents d’information. Elle savait le faire et y était habitué de par sa position au sein de l’ordre, mais goûtait plus l’action armée. La grande prêtresse ne se gênait d’ailleurs pas pour utiliser ses talents lorsque le besoin s’en faisait sentir. En revanche, utiliser le poison n’était pas ce qu’elle prisait le plus et même elle devait bien admettre une certaine répulsion pour ces méthodes, discrètes certes, mais si peu engageante… La présence de ce procédé dan le plan de Marcus Archéon lui inspirait, encore plus de réticence.

La patience ! Si les tricheurs n’en avaient que peu selon le guerrier, il ne semblait pas que ce dernier en ait beaucoup plus. La sècheresse de son invitation à s’exprimer était là pour en témoigner. Elle lui sut cependant gré de bien vouloir l’écouter et inclina la tête en signe de reconnaissance polie. A elle maintenant de se montrer convaincante avec le peu de facilité oratoire qu’elle possédait. Elle soutint le regard acéré de son interlocuteur et commença ce qui malgré sa brièveté faisait pour elle figure d’exposé.

« Ce que je voulais dire est que les petits tricheurs se font tôt ou tard prendre et que nous pourrions viser les arnaqueurs plus organisés et c’est ce que j’avais compris de votre part vu les moyens que vous sembliez être prêt à mettre en œuvre. Donc si j’étais l’un de ces arnaqueurs, je serais plus intéressée par de grosses mises que par de la menue monnaie"


Elle s’arrêta une seconde pour chercher les mots de la suite de son discours. S’il avait voulu l’interrompre il aurait pu le faire à cet instant et elle prit le fait qu’il n’en fît rien comme un signe encourageant.

« J’imagine que deux guerriers sur les deux tableaux d’un tournoi pourraient faire monter les côtes. J’imagine aussi que la présence d’un cul cousu d’or sur les paris pourrait aussi attiser les convoitises des tricheurs. En finale du tournoi, les deux champions seraient sans doute approchés par les tricheurs afin de truquer le résultat du combat. Si les choses ne tournent pas comme il s le souhaitent, les voilà non seulement démasqués, mais ruinés et livrés à la vindicte populaire. »

Imaginer les gros bonnets se faire lyncher par le foule en colère n’était pas pour déplaire à la Zélos. Le genre de scène qu’elle avait tant de fois vécue dans la prison des déments lorsque qu’une des âmes maudites de l’endroit était soupçonnée de ne pas se plier à la loi du moment.
Elle se pencha légèrement au dessus de la table comme pour donner plus de poids à sa proposition.

« Il nous faut donc trois personnes de confiance : deux combattant et un appât financier. Pour les combattants je vois que vous êtes désireux de descendre dans l’arène. Si votre challenger était une femme, les paris seraient sans doute plus intéressés c’est pourquoi j’avais pensé à votre servante. Un de vos hommes pourrait sans peine jouer les riches flambeurs. Vous avez assez de connaissance ici… »

Elle fit tourner son regard et son visage vers le plafond indiquant sans le nommer l’établissement géré par le général écarlate.

« …pour soutenir la rumeur de son arrivée en ville et des sommes qu’il est capable de jouer… »

Elle se ra dossa au fond de sa chaise et attendit la réaction de son interlocuteur. Elle n’était pas entrée dans les détails. Elle espérait que la trame déjà satisferait le maître de lieux il serait toujours temps d’affiner la stratégie ensuite si besoin était. En outre c’était bien assez de discours pour elle comme cela. Elle soupçonnait le militaire d’être capable d’exhorter ses troupes avant le combat, mais pour sa part, agissant le plus souvent en solitaire et peu attirée par la rhétorique, elle avait aujourd’hui déjà plus parlé que durant plusieurs jours ordinaires. Même lorsqu’Elerinna lui demandait son avis, c’était le plus souvent sans attendre sa réponse, mais plus pour soutenir sa réflexion et lui donner un point d’appui. Le reste du temps, elle se contentait d’accomplir les missions qui lui étaient confiées sans poser de question, ou de courir les alentours en compagnie de la meute. Avec les loups nul besoin de long discours, le corps parlait avec assez d’éloquence.

Elle attendait avec sérénité les objections. Bien sûr aucun plan n’était infaillible, le sien semblait offrir un certain nombre de garantie. Doubler le nombre de combattant permettait de se donner une chance supplémentaire en cas de mauvaise surprise. Après tout, personne n’était invincible et si l’un se faisait éliminer avant la fin du tournoi, l’autre pouvait encore jouer son rôle jusqu’au bout. La présence du flambeur était l’élément psychologique permettant de faire perdre un peu de prudence aux malfaiteurs en s’appuyant sur leur cupidité…
Elle cependant oublié de répondre à l’objection de la nécessité de l’informateur.

« Je crois que par rapport au besoin de connaître les côtes, il ne sera pas difficile d’avoir accès à cette information sachant que pour l’intérêt des tricheurs mêmes, il est nécessaire que cela soit rendu publique. Les mises en dépendent directement »

En effet n’importe quel parieur doit savoir combien risque de lui rapporter sa mise en cas de succès ou combien il perdra en cas de mauvaise intuition. Elle-même avait fait les beaux jours de son maître Gorgoroth dans ses années d’esclavage. Outre le plaisir qu’il avait de voir ses créatures combattre et mourir sous ses yeux, plumer ses hôtes n’était pas négligeable pour quelqu’un qui avait un aussi grand besoin d’esclave et donc de recours illégaux. Comme à chaque fois qu’elle évoquait ce souvenir elle se massa machinalement son épaule blessée lors de son premier combat.


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 22 Déc - 11:18

Le colosse écarlate n’eut pas le temps de répondre qu’un hoplite entra précipitamment dans la  pièce et s’approcha de Marcus sans même  prêter attention à la Zélos. Il se pencha à son oreille et lui murmura quelque chose qu’elle s’efforça de ne pas entendre par courtoisie. Aussitôt le géant se leva les mains à plat posées sur la table. Visiblement quelque chose allait le perturber dans ses projets.

« Je suis désolé, mais je crois que cette affaire va devoir attendre. Un de mes hommes est impliqué dans une sale affaire et je me dois de me porter à son secours. »

Déjà il se dirigeait vers la porte et s’effaça pour laisser passer Igrim :

«  J’espère que vous parviendrez à mettre ces tricheurs hors d’état de nuire et je regrette vraiment de ne pouvoir, y prendre part »

La prêtresse habituée aux actions en solo avait du mal  à comprendre qu’l’on puisse se porter au secours toutes affaires cessantes d’un homme qui somme toute connaissait les risques lorsqu’il s’est engagé aux côtés de Marcus Archéon, surtout avec le genre de vie que sa réputation pouvait promettre. Cependant elle ne dit mot et garda ses réflexions pour elle. Après tout cela ne la concernait que peu si l’on exceptait la fin de son projet.  Elle se contenta de remettre ses armes en place avant d’emboîter le pas du commandant de la phalange écarlate, se demandant déjà si elle-même allait poursuivre ce projet. Gardant un masque d’indifférence, elle devait bien admettre sa déception. Agir en solo sur une affaire de cette envergure était sans doute voué à l’échec ou prendrait du temps et les tournois ne s’éternisent guère, à moins d’étaler son action sur plusieurs de ceux-ci et ses occupations auprès de l’ordre ne le lui permettraient assurément pas.
En remontant au niveau de la salle de la taverne, les ordres fusèrent et  une agitation toute martiale commença bien vite à animer les couloirs jusque à l’extérieur. Là, Igrim hésita sur la marche à suivre. Elle regarda à droite et à gauche comme craignant de se faire renverser par un attelage. Elle regarda le ciel, les eux soleil avaient encore une large courbe à parcourir avant de rejoindre leur demeures dorées. Les inscriptions devaient encore battre leur plein avant les sélections le surlendemain. Bref le temps commençait à être compté. Si elle ne s’inscrivait pas aujourd’hui, demain serait le dernier jour, à supposer qu’il reste des places. Trouver un complice digne de confiance relevait à présent du miracle. Il ne lui restait plus qu’à échafauder un plan sans compter sur personne. Elle plissa ses lèvres au-dessus de ses crocs. Quelles chances de succès lui restait-il ? La ténacité qui l’habitait depuis toujours pouvait se transformer en l’occurrence en entêtement, mais elle ne supportait pas de s’avouer vaincue avant d’avoir tenté quelque chose aussi désespéré que cela puisse être. Elle serra les poings et prit le chemin des arènes en maudissant un certain guerrier qui devait être couvé par son supérieur.

Comme elle le pressentait, la queue à l’entrée de l’arène était encore impressionnante. Les candidats au massacre étaient nombreux de tout peuple et des deux sexes. Certains n’étaient physiquement pas très impressionnants, mais de véritables colosses se détachaient du lot. Rien que leur capacité à encaisser pouvait en faire des adversaires redoutables. Igrim en savait quelque chose pour avoir combattu ce genre de monstre et risqué d’y laisser la vie avant de se décider à contourner la difficulté… Elle passa sa main sur l’épaule ou elle gardait la marque de son entêtement de Zélos. Cette balafre avait au moins le mérite de lui rappeler que des stratégies moins frontales étaient possibles et parfois préférables… Elle se haussait du col de temps à autre pour essayer d’évaluer le temps d’attente qui lui restait ainsi que le nombre de concurrents qu’il restait à passer, à la fois devant et derrière. En effet, les gens continuaient d’affluer dans la file. Les temps devaient être bien sombres pour que tant de personnes soient poussés à risquer leur vie dans les arènes. Certes, la renommée de certains combattants pouvait en inspirer plus d’un, mais encore fallait-il avoir le physique et l’entrainement à cela. Pour certain il était inutile de les jauger bien longtemps pour comprendre que rien ne les prédisposer à ce genre d’occupation. Certains étaient à peine sortis de l’adolescence et on n’avait qu’une envie c’était de leur conseiller de rentrer chez eux. De son côté, la Louve de Kesha n’avait pas assez d’instinct maternel ni ce compassion pour les inconnus pour ce genre de perte de temps et la fille qui se trouvait juste devant elle pouvait bien se faire découper en rondelles si elle le désirait. Au moins aurait-elle été au bout de ses projets…

De temps à autre une rixe éclatait entre deux prétendants au bourre-pif pour une histoire de place dans la file ou autre motif tout aussi futile. La garde intervenait le plus rapidement possible et extrayait les fauteurs de troubles du lent cortège, mais parfois elle ne pouvait empêcher un surin de jaillir et le sang de tinter le rue. Dans les deux cas, c’était autant de places de gagnées pour les autres…

Une recrudescence de murmures lui parvint de l’arrière. Sans doute encre une de ses escarmouches qui commençaient à la lasser, aussi attendit-elle que les réprobations se prolonge pour se retourner et voir de quoi il retourner. Nul besoin de chercher longtemps la cause de l’agitation. Ce n’était pas à proprement parlé une bagarre car pour cela il fallait être au moins deux et là, celui qui provoquait le mécontentement aurait eu du mal à trouver un adversaire à sa mesure. Ses mensurations monstrueuses suffisaient à dissuader n’importe qui.  En outre son attitude n’était vraiment agressive bien qu’étrange. On pouvait le voir entrer dans la file et en ressortir sans souci de perdre une place que personne ne lui disputait. Cette hésitation pour un concurrent avec un tel physique était presque risible… Igrim suivi son manège des yeux quelques instants, l’agitation de ses mains semblait révéler une conversation animée, mais elle ne parvenait pas à discerner son interlocuteur, d’autant que le léger contrejour l’empêchait d’avoir une vue précise de la physionomie de celui qu’elle surnommait déjà le « Titanius » en référence au monstre de Noathis. Elle n’en avait jamais vu de ses yeux, mais les représentations qu’elle en avait vu à la bibliothèque du temple faisait penser à…
Elle porta ses mains en visière afin de protéger ses yeux des rayons de soleil qui lui interdisaient de donner un visage au dit Titanium. Elle plissa les yeux pour finir son accommodation.

*Que fait-il ici ?!!!*

Celui qu’elle venait de reconnaître était connu pour son physique démesuré, et une certaine difficulté à maîtriser ses gestes, mais c’était tout de même Haut prêtre de Bor en plus d’être un forgeron réputé. Que venait-il faire en pareil endroit ? Evidemment, en tant que prêtresse elle aurait bien pu se retourner la question, mais d’une part elle n’était que prêtresse de second ordre, mais encore, était peu connue et ceux qui la connaissaient ne prenait pas très au sérieux ses motivations religieuses sur lesquelles elle ne s’étendait que peu, si tant était qu’il y avait un sujet sur lequel elle s’étendît…

*Par tous les panthéons ! Igrim serait trop bête de ne pas saisir l’occasion !*

Délaissant sa place dans la queue, elle se dirigea alors vers l’arrière et plus précisément vers le géant. Elle ralentit à quelques pas de lui afin de croiser son regard ce qui n’était pas si facile si l’on considérait la taille du personnage ainsi que le débat qui semblait l’agiter. Lorsqu’enfin elle y parvint, elle inclina légèrement le buste en signe de respect et de salutation, la main sur la poitrine :

« Brom Ode'Bahalmarche ?... »

Elle hésita à se présenter, mais remit la chose à plus tard n’étant pas certains que le forgeron donne suite à son interpellation. Le Titatinium entra de nouveau dans la file expulsant de l’autre côté deux candidats… La Zélos douta d’avoir été entendue mais prit patience, de toute façon elle avait perdu le regard du monstre et la prudence voulait qu’elle ne le dérange pas sans préliminaire, un peu comme on laisse un somnambule divaguer sans le réveiller de peur qu’il se blesse.


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 24 Déc - 14:31

    Brom, colosse digne et dépassant la foule des titans d’une bonne tête et de deux largeur se tenais là, ou plutôt tentais de se tenir car un débat prenant et philosophique –je sens comme du sarcasme- l’avais attrapé aux tripes et rien n’y personne n’y pouvais quelque chose. C’est donc là, surmontant la foule des gens normaux et sans intérêt dont le torse était moins épais que son bras qu’il divaguait, car c’est le terme, faisant des vas et vient entre son esprit et la réalité, fuyant la queux sur une parole et la reprenant sur un autre, tissant dans sa barbe ce qui n’était rien d’autre que ses plus profonde pensé lancer du haut de son olympe personnelle que les fourmis quelques têtes plus basses ne pouvais et ne devait concevoir.

    -“Mais cœur, il est de fait que les hommes se battent dans ses endroits et comment comprendre la forge et les armes si ce n’est par ce combat, par ses passes et ses tours, par ses instant où tout n’est plus que murmure et le temps lui-même se plie à la volonté maitresse d’un combattant. Là où tout n’est qu’armes, où tout n’est plus droiture et finesse comme dans les livres que nous connaissons tous mais où la vérité est forgé dans le réel, sur lui, sur ces temps instant qui ne sont et ne seront car l’autre bas à son rythme. Tu sais de quoi je parle, tu connais ce glissement, ce grisement …”

    -En premier lieu tu invente des mots, mais en plus tu oses parler de grisement, regardes ses hommes, ses femmes et ses êtres, combien survivrais à un seul de tes coups, tu es un maitre d’arme, ce sont des imbéciles. Et tu penses avoir été créé par Bor, alors à quoi bon ?! A quoi bon chercher les armes, tu forge et aucun humain, aucun être de cette humanité n’est capable de résisté à ta chaire, explosé au premier coup, ta force dépasse celle d’un zélos, ta résistance est inconcevable, tu pèses plus que toute la file et tu ne peux monter dans les étages d’une maison sous peine qu’elle s’effondre. Tout ça est fait pour que tu portes, pour que tu forge, par pour que tu te pavanes et te battes !-

    Sans atteindre, sur ces nouvelles paroles de cœur il fait un pas or de la foule, presque un sursaut. Et sans s’en rendre compte, bouscule un homme, mais la sensation sur sa peau n’est pas plus éloigner que celle d’un insecte, alors, perdu dans son esprit il ne le remarque. Pourtant, quand on s’y attarde ses gestes sont précis, fin, il déplace cette énorme carcasse comme un félin disproportionné, comme un homme ayant l’habitude et l’aptitude des armes dans son sang bien trop chaud –ça vas encore être de ma faute-. Puis il y rentre à nouveau, toujours perdu si des gens peuvent entendre ce qu’il marmonne personne ne peux entendre cœur qui réside en son sein et en son esprit seul. Se faisant les gens s’écartent autour de sa grandeur –où le fait qu’ils le perçoivent comme un colosse pouvant les écraser sans s’en rendre compte et qu’il semble fou ?-.


    -“Mon ami, ne me parle pas de regarder, de plus je ferais attention, tu le sais comme moi que j’en suis capable, les guerres sont finit, j’y ai combattu, on m’a honnie, on m’a traité de monstre, je tiens à ce que nous somme à présent, mais les armes sont un art et je dois en premier lieu présenter celle de Bor et en second étudier celle des autres, tu le sais comme moi, l’imagination et l’inspiration n’est jamais aussi grande qu’après ce genre de combat, on connais, on sait, le savoir que m’a donné Bor est trop grand, il me faut connaitre les pas des hommes de ce temps pour trouver des armes dignes de cette humanité et surtout dans le temps. Leur faire crée des passes et des parades pour une armes est aberration, l’arme est bras et ce n’est pas au bras de s’adapté à l’arme …”

    Et les débat s’éternise et continu, pourtant après quelques ressacs, après que la maré humaine de la fille est dû s’adapté aux vagues de la taille d’un Brom, espérant que la queue avance vite pendant qu’il était à l’extérieur et poussant pour ne pas être éjecter à l’instant où elle remonte. L’âme pleine du géant finit par pointer un détail important dans le débat.

    -Brom, nous savons que jamais nous ne serons d’accord, mais, pour une raison que j’ignore, une Zélos nous regarde depuis tout à l’heure et je pense qu’il serait bon de remettre la suite du débat à plus tort, sort de la queue et vas lui parler …-

    C’est donc, marmonnant sur l’habilité politique du Lézard qui partage son corps qu’il jette un premier regard sur la Zélos dont l’assiduité semble, contre toute attente, toute porté sur lui. Même si celle de nombreuses autres personnes reste identiquement portée mais plus pour des raisons de peur de se faire bousculer par un masse bien trop grosse.

    Tranquillement, il porte son visage sorti des forges sur la demoiselle et la détailles comme tout maitre d’arme le ferait. Fine, athlétique, doigt rusé et habiles, ses formes trop importantes doivent la gêner dans l’utilisation des armes et porté sur son dos, triste pour elle, mais agréable à regarder. Sans s’attarder il continu à la balayer, des yeux, et passes aux armes, aux harnachements serrés, aux cheveux, au regard … Ahh ce regard, il sourit. Et ne détourne pas ses yeux profond, tranquillement il s’y pose comme si il essayait d’y lire.


    “Que puis-je pour vous jeune assassin ? Ou guerrière mais j’en doute, doigts trop habiles, jambes trop fines, vos appuis doivent être rapide, surtout pour une Zélos et vous avez donc de ses gestes qui passent les gardes plutôt que de ces folies qui s’y oppose. Je vous en félicite, ce style est le plus beau et au final, malgré ce qu’en pense ses chevalier qui hurle à la noblesse puissent en penser, le plus adaptable à toutes les situations véritables. Mais je m’égare, Brom Ode’Bahalmarche, forgerons qui s’excuse pour son manège que vous avez dût voir, mes réflexion sont parfois …. Emportés.”

    Il sourit, un de ses sourires d’homme ancien, le sourire du père guillaume de Carroll, le sourire d’une douceur sans merci et sans fin que seul un vieil homme heureux peu produire. Le sourire qui se pose la et viens peindre, sur ce visage qui n’a jamais été forger ni pour parler, ni pour être vu, un brin de charisme rêveur. Et même si dans sa tête se bouscule nombre de question, et même si son débat avec lui-même ou avec Cœur n’est qu’en fond et ne produit plus aucun murmure, quelque chose dans le regard, dans ses yeux un peu coincer dans son visage, un petit quelque chose apaiserait la plus profonde des peurs -celle qu’on a quand on le voit pour la première fois ?.
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Orchid Orcirdr

MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mar 30 Déc - 11:06

En matière de philosophie et de questions existentielles elle n’y connaissait goutte et le débat qui semblait occuper le géant et qu’elle avait pris en cours d’élaboration lui était hermétique d’autant que du peu qu’elle pouvait en juger, une partie lui était cachée ou alors le grand prêtre était en passe de devenir fou ce qu’elle pouvait aisément comprendre. Comment pouvait-on cumuler des responsabilités si importantes sans finir par perdre la raison ? Le bien, le mal, le terrestre, et le spirituel devaient fatalement se mêler à vous rendre schizophrène. Elle envisagea un instant que le colosse ait pu converser avec un autre futur combattant, mais elle chercha vainement des yeux, quelqu’un qui pouvait sembler donner la réplique aux commentaires de la montagne de puissance.

Certaines phrases cependant pouvaient faire sens dans l’esprit de la Zélos. Laissons de côtés les références à l’histoire personnelle du monstre qui malgré ses mensurations faisait tout pour respecter la queue et les gens qui la composaient. Sa quête d’une sorte d’absolu en lien avec arts martiaux semblait occuper une place de choix dans son discours. Igrim avait une sorte d’admiration pour tous ceux qui arrivaient à se forger un idéal. De son côté elle n’en avait à proprement parler aucun et elle se surprenait à la regretter. Son rang de prêtresse n’avait pas suffi à lui insuffler un quelconque souffle mystique. En cela, Elerinna avait échoué ainsi que toutes ses maîtresses du temple et du monastère confondus. Elle était respectueuse des rites et des cérémonies et se contentait de vouer une sorte de culte au culte, sans pour autant accéder à cet univers. Certaines de ses sœurs semblaient emplies d’une foi sincère mais cette porte semblait obstinément verrouillée chez la Zélos. Pourtant, elle avait pu constater la force supplémentaire que leur certitude pouvait leur donner, face à la souffrance ou au malheur des autres. De son côté, l’empathie n’était pas non plus une de ses qualités principale, ceci expliquait peut être cela…

« Je peux comprendre que les épreuves que tu as rencontrées puissent t’avoir détournée de l’espérance, mais ne perds pas confiance, ton chemin finira par te mener auprès de Kesha »

La grande prêtresse avait son explication et la Zélos lui faisait confiance et avait renoncé à se forcer à atteindre quelque chose qu’elle parvenait de moins en moins à se représenter. Servir la Grande Prêtresse était sa façon de servir la déesse et son surnom de « Louve de Kesha » n’était pas usurpé de ce point de vue. D’aucun pensait que l’abandon de la foi spirituelle s’était reporté sur une adoration malsaine sur une idole terrestre, mais elle n’était pas en mesure jusque-là de se positionner sur le bienfondé de cette hypothèse et encore moins sur le jugement qu’on pouvait émettre sur son attitude jugée parfois servile.

En outre, ses pensées actuelles n’allaient pas vers les causes avantages ou inconvénients de la foi, mais plutôt sur la façon d’aborder celui qu’elle pensait peut être faire un allié de choix. Peut-être avait-il en tant que prêtre des velléités de justice en rapport avec les tricheries, ce qui lui éviterait une trop longue entrée en matière. Mais les derniers mots qu’elle avait pu ouïr au vol n’allaient pas dans ce sens même s’ils pouvaient donner quelques arguments à la Zélos.  La corruption et la fraude ne semblaient pas fair partie du débat intérieur qui agitait le grand prêtre.

Elle avait patienté jusqu’à ce que le géant la remarque enfin et doutant qu’il ait prêté attention à son premier salut le renouvela de la même façon : buste incliné et main sur la poitrine.
L’étape suivante en d’autres circonstances eut été une épreuve, une provocation, une insulte pour la prêtresse, abhorrant les regards masculins par trop appuyés. Elle aurait pu tourner les talons mais elle ne sut pas trop pourquoi, cette fois elle ne le vécut pas comme une agression. Chacun aura compris qu’il s’agissait de la jauge par laquelle le forgeron la faisait passer. Peut-être sentait-elle que c’était la professionnelle qui passait par le crible du regard qui plongeait sur elle. A son habitude, elle soutint ce regard plutôt bienveillant. Toujours sur ces gardes, à la limite de la paranoïa, elle pouvait avoir l’air de provoquer son interlocuteur. Ce n’était pas son intention, mais elle préférait cela que de donner l’impression de se sentir inférieure de quelque manière que ce fût.

De son côté, Igrim ne parvenait pas à porter de jugement sur le forgeron. Certes ses mensurations ne pouvaient que prêter à l’étonnement et l’admiration. Elle avait beau déjà aperçu le colosse à l’occasion de rencontres entre les hauts prêtres de chaque panthéon, cela ne cessait de la surprendre. Elle imaginait assez que le métal se liait volontiers à sa puissance et que sa présence devant les arènes allait déjà augurer du vainqueur des prochains tournois. Un seul de ses coups pouvait à l’évidence, mettre hors d’état n’importe quel assaillant. Les esquiver relevait déjà du défi tant son allonge et son rayon d’action étaient impressionnants, mais l’atteindre pouvait paraître un défi insurmontable. La vitesse devait être un atout indispensable face à Brom Ode’Bahalmarche, encore fallait-il savoir si lui-même ne possédait pas une vitesse à la mesure de sa masse…  
En second lieu, la taille grossière du visage du géant n’impressionnait pas plus que cela la prêtresse. Elle avait déjà vu tant de physionomies atypiques au fil de ses rencontres, qu’il en fallait plus pour choquer Orchid. D’autre part, elle avait assez enduré de regards méprisants que l’on pouvait porter sur les femmes et sur les Zélos en second lieu qu’elle se gardait bien de porter un jugement basé sur la beauté extérieure, d’autant que son interlocuteur n’en était pas dépourvu, bien qu’elle semblât venir de l’intérieur. Son regard et son sourire sans violence contrastaient avec son physique hors du commun, sans doute une explication à l’absence et révolte d’Igrim sous son regard…

La suite fut assez désarçonnant pour la Zélos. Que l’on puisse poser un diagnostic sur elle au premier regard la laissait pantoise et interdite. Elle ne put s’empêcher un léger haussement des sourcils et eut quelques secondes d’hésitation sur la manière de répondre, ou pas, à ce portrait d’elle qui était en partie exact, mais de là à la prendre pour un assassin… Cependant, le grand prêtre avait délivré son analyse sans agressivité ni jugement et elle ne parvint pas à se sentir offusquée, état d’esprit qui pourtant  allait assez bien avec  les réactions qui lui étaient les plus familières, du silence hostile, le plus fréquemment, au jaillissement du son poing qu’elle avait appris à maîtriser au contact de la grande prêtresse de son ordre.

Heureusement le grand prêtre en se présentant lui tendait une perche conventionnelle à laquelle elle se raccrocha avant de pouvoir remettre ses idées en place et présenter les raisons de son approche. Elle rendit son sourire au colosse analyste presque malgré elle, comme ressentant une certaine bienveillance.

« Orchid Orcirdr, prêtresse de Kesha. »

Elle se racla le plus discrètement la gorge possible pour continuer avec autant de déférence qu’il lui était possible.

« Il m’avait bien semblé vous reconnaître et je me demandais, sans jugement aucun, ce qu’une personne de votre qualité pouvait faire dans une queue de candidat au combat d’arène… »

Elle avait parlé d’ « une personne de qualité » sans flagornerie aucune. D’abord parce qu’elle en était incapable en second lieu parce qu’un haut prêtre ne pouvait qu’être une personne de grande qualité et qu’enfin, la réputation de Brom Ode’Bahalmarche n’était plus à faire. Comment ce dernier recevrait-il cette entrée en matière, cela restait incertain pour la Zélos peu habituée aux subtilités de la communication sauf il fallait bien l’avouer lorsqu’il s’agissait de faire souffrir son prochain, mais ceci était une autre histoire. Habituée elle-même à la souffrance, elle avait su mettre à profit les enseignements de l’ordre pour acquérir cette compétence qui est de distiller la peur et la souffrance sous toutes ses formes comme elle les avait endurées…

Elle avait tourné à toute vitesse la suite de sa phrase dans sa tête, essayant de déterminer si l’entrée en matière n’était pas trop brutale, mais elle ne réussit pas plus longtemps à contenir l’objet essentiel de sa présence en ces lieux.

« …d’autant qu’il est de notoriété qu’ils sont truqués… »

Voilà, c’était dit. Serait-ce suffisant pour intéresser le forgeron de Bor ? Etait-il déjà au courant ? Son intérêt pour les combats ne passerait-il pas au-dessus des considérations de justice ?


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 5 Jan - 11:21

    Il sourit, bien qu’il semble sourire tout le temps et que ce mot n’est que redondance dans mes écris sur cette être exceptionnel, il est bon de distinguer deux sourire, le naturel qui se pose sur son visage et évite à tout être de fuir, qui lisse ses traits et fait de ce géant monumental un être se rapprochant de vos ainé que vous aimez particulièrement. Ce sourire là est presque toujours sur le visage perdu dans les méandres célestes, il y est perpétuellement posé tant que certaines choses ne fond pas surface et n’est autre, que la nature profond de ce chevalier et le reflet de Cœur –un compliment ?.

    Le second est un sourire de circonstance, un petit pincement de lèvre, un ajout à la courbe, un bord de bouche qui se tord et qui défait le masque apposé sur son visage pour montré un vrai petit ajout, un instant de bonne humeur plus qu’un instant naturel de bonté et de bonheur presque suintant. Ce masque si désagréable à certain que porte les gens que l’ont croit toujours heureux et qui font juste un effort pour l’autre.

    Hors, à cette instant, le sourire est de circonstance car la demoiselle à lever un sourcil à son diagnostique avant de s’incliné, chose qui, le plus souvent, révélera la justesse et l’étonnement face à votre perspicacité, et ici face à l’esprit fin du Roi des forges. Car il est vrai que l’être aurait put douter, mais les muscles de guerrier sont autre que ceux d’un sportif, tandis que ceux d’un de ces êtres se basant sur son agilité viennent se posé entre les deux, ainsi les vêtements moulant que sont obligé de porter cette caste permet d’observer ce dessin et donc d’en tiré conclusion. Pour autant le métier mal vue, par la plus part, n’en est par pour autant déduit, il faut regarder les armes et le katana, bien que revu par tous comme arme d’assassin, n’en est pas la plus naturel, trop longue pour une manigance, trop fragile pour une fuite, elle sert au combat rapide mais pas à la mise à mort discrète … C’est plutôt le reste des armes qui murmures, les dagues et les couteaux, mais surtout, surtout les mains fines. Un guerrier, et même un combattant agile prend toujours des assauts et ses doigts, ses mains callent à force d’action. L’assassin et le voleur eux doivent garder une dextérité manuelle inaccessible au commun des guerriers et font, dès l’or, bien plus attention, et de manière différente, à leur outil de travail. Si une femme de cette caste peux être pianiste, aucun guerrier ne pourra prétendre à ce rôle à un véritable niveau.

    Pourtant déjà le sujet de conversation n’est plus le même, pas d’étonnement, juste un fait, elle accepte le verdict et passe à autre, chose à l’étonnement, et marque d’un ton ce qui l’intéresse. Ce qui fait qu’elle, prêtresse et main de la grande prêtresse si les souvenir du géant son encore viable à son âge, est présente dans cette queue, et le sourire s’élargie. Ainsi donc les femmes de la déesse se soucieraient de la justice ? La justice alors qu’il est notoire qu’elles sont aussi corrompue que le maire et qu’elle dirige la cité autant sur le dessus que dans les réseaux ? On entend même parfois murmurer qu’ils ont un accès à la plume du Serpent, le pire de tous, alors se soucier de combat truquer et de justice, il y avait de quoi faire rire. Pourtant elle semblait sérieuse, cynisme ou réel préoccupation ?

    Dans sa franchise habituelle la main de Bor répondit de sa voix posé alors que les gens, ces êtres qui fourmilles et qui se poussent pour que la queue se bougent, tendirent l’oreille, on parlant de tricherie, de leur argent, il était important d’écouter les murmures.


    -“Je suis honoré de vous rencontré ici, comme vous avez peux être put l’entendre, je débattais, probablement à voix haute, vue votre regard circonspect, sur la possibilité de m’inscrire en temps que combattant, en temps que maitre de forges il m’est d’une importance vital de connaitre le style de combat de chacun et surtout de tous pour savoir ce qui sera forger demain. Comme vous le savez une arme est le prolongement d’un bras, et je dirais même d’un corps et d’un style, or il est improbable que le bras s’adapte totalement à une arme, cette dernière se doit d’être proche du mouvement de l’être à qui nous la vendrons…

    Mais il m’est impossible de ressentir toutes les subtilités d’un tel style juste en le regardant, il faut donc, à tout prix que je sois encré dans le combat pour cela, et quoi de mieux que les arènes pour ce genre de chose ? Quoi de mieux que le véritable murmure du combat, que les instants puissants et présent. Et surtout la certitude de tombé contre plusieurs être, perdu dans leur styles, différents et vrai, là pour gagner, et donc total. On ne retrouve pas ça ailleurs sans un bien plus grand risque de mourir … Cette ville est merveilleusement cosmopolite.

    Quand à la tricherie, les trucages et le sens de la vie, je vais essayer de faire cours, je n’en ai cure. L’homme est libre et digne d’être homme, les jeux d’argents attire toujours des tricheurs et des fous, il y aura toujours des gens pour venir truquer, pour venir gagner, c’est dans la nature humaine de profité des autres, et si la police arrête ceux-ci d’ici quelques mois d’autres viendrons alors à quoi bon jouer les héros ? Il n’y a qu’une bonne raison de venir ici, se battre, non pas pour l’argent qui, au final revient toujours à la personne qui pose les combats et à la pègre qui l’entour, mais pour le combat lui-même, le style, la douceur, la vérité qui s’y cache et qui y murmure. Mais je doute que quelqu’un y puisse quoi que ce soit, la vie est ainsi faite, et l’homme qui ignore apprend toujours mieux dans la vérité brute que dans la douceur d’une école non ?”


    Dans son regard on pouvait sentir qu’il disait ce que ce sont esprit croyait, ce qui n’était autre que sa vérité, mais autre chose semblait d’importance, ce petit autre chose qu’un coup d’œil suffit à indiquer, les gens autour écoutaient et murmurait déjà, un nom, celui de celle qui avait révéler l’histoire, crier sur tout les toits un peux trop fort que le combat était truquer, et si les lois du téléphone arabe déformerait surement un nom si compliquer, le prénom et la place de prêtresse elle remontait la fil autant qu’elle la descendait et les hommes qui manipulent, ceux des ombres, ont des espions partout. Brom s’étant posé comme quelqu’un qui déclarait ne rien y pouvoir était par nature sorti du lot, parfois en mal, certes, mais en dehors de ceux qui pourraient, dans un élan d’héroïsme stupide s’opposé à une pègre bien implanté sans même savoir son nom et son influence … Qui sait, peux être n’est-ce pas ici l’affaire de quelques Ladrinis qui n’ont d’influence que dans la ville, ou d’une pègre plus petite, mais quelque chose de la puissance de la Plume à laquelle on ne s’oppose pas sans conséquence…

    Il était sorti de la queue, si elle l’invitait quelque par d’autre il l’y suivrait sans autre forme de procès, palabrant peux être sur les divinités ou les armes en attendant un coin de rue, mais si elle préférait parler ici il tiendrait position et laisserait les choses tel qu’elles sont, posé et drue, car pour lui un détaille contre la pègre ne pouvait être abordé dans un lieu publique et qu’il n’avait aucun intérêt à s’y immiscer.

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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 7 Jan - 19:43

Le lecteur un peu attentif se demandera sans soute comment deux êtres aussi dissemblables pourront s’accorder sur un quelconque projet et quelle mouche a bien pu piquer la Zélos de s’adresser au prêtre forgeron pour l’aider à réaliser son projet.

Au fur et à mesure que le spectateur les observe, il sera frappé par les abords très différents. Même en tant que Zélos, elle semble si fine comparée au colosse semblant sortir d’un bloc de granit. Son sourire vient éclairer de façon définitive sa face taillée au burin et cuite par les feux de la forge alors que Louve de Kesha semble avoir un masque sévère à jamais posé sur ses traits. Ses sourires sont le plus souvent des rictus ironiques, carnassiers voire cruels. Ses crocs sont pour beaucoup sur le manque de gaité ou de tendresse qui caractérise son visage, mais sa circonspection sur le monde qui l’entoure en est la raison la plus importante. La fréquentation de la société en général n’a depuis longtemps que peu poussé à l’optimisme ses considérations. Les gens qui ont sa totale confiance sont rares et on peut même dire qu’une seule personne pourrait s’en vanter. La grande prêtresse a ce privilège et d’aucun pourrait se demander si l’effet en a été recherché ou si le hasard de leurs histoires respectives et de leur rencontre a tissé ce lien étrange entre la finesse et la rudesse de l’une et de l’autre. Et de fait il fallait bien reconnaître que les connaissances et les façons de voir les choses de la prêtresse au katana avaient pour beaucoup été inculquées par la dirigeante de l’ordre de Cimméria. L’ancienne femme sauvage qu’elle était devenue à force de côtoyer la barbarie et les loups se souvient des longues journées et période durant laquelle elle fut accueillie et acceptée comme être civilisé en devenir par Elerinna Lanatae, mais ceci est une autre histoire…

L’aspect délié de la prêtresse tranche pour ceux qui la connaîtraient un peu avec sa personnalité monolithique. Non qu’elle soit aisée à percer à jour pour tout un chacun, son silence et sa réserve habituelle ne participe pas à la révéler au grand jour et pour avoir été reconstruite presque de toute pièce, la sculptrice n’a pas laissé énormément de place au doute et aux tergiversations. Imaginez sa difficulté alors à être confronté à une personnalité pour le moins complexe et le lecteur sait, multiple comme le géant pourtant physiquement si entier. Comment peut-elle imaginer les débats qui agitent l’esprit subtil et complexe du colosse qu’elle s’apprête à se choisir comme compagnon d’entreprise ? Si elle a pu deviner leur existence, elle ne sera sans doute jamais assez près d’imaginer ou même de concevoir leur importance dans la conduite et les décisions du haut prêtre.
De toute façon la voici bien éloigner de vouloir percer à jour la complexité du personnage. Son physique propre à assommer un bufflon d’un coup de poing et la réputation du personnage avait suffi à Igrim pour jeter son dévolu sur le forgeron. S’il en était un qui pouvait franchir tous les tours du tournois sans encombre et servir de cible aux parieurs véreux c’était bien la force de la nature qui émergeait de la queue des futur combattants ! S’il avait d’autres talents que la force brutale, et elle n’en doutait pas, ce n’était que bonus. De toute façon on ne se forge pas une telle réputation seulement grâce à la taille de ses poings d’une part et on ne survit pas non plus pour cette même raison. Un jour ou l’autre on tombe sur un malin qui arrive à contourner les attaques d’un golem. Il était alors plus qu’évident que Brom Ode'Bahalmarche pouvait également déjouer ce genre d’adversaire et devait être aussi agile et fin stratège que puissant…

Le sourire du géant la rassure sur la possibilité de pouvoir s’entendre et d’avoir un but commun. Sa volonté de faire mordre la poussière aux aigrefins qui utilisent les combattants et la crédulité des parieurs pourrait trouver un appui de taille. Oh ! Que l’on ne s’y trompe pas, Igrim n’a pas les mains plus propre que ces indélicats, mais tout en servant ses désirs de vengeance qu’elle traine au plus profond d’elle depuis sa descente aux enfers, elle se veut l’instrument d’une certaine justice. Illusion, hypocrisie ? Certes non, ni l’un i l’autre. Elle ne se considère pas comme une justicière redresseuse de tort, mais tout de même comme l’instrument d’une volonté supérieure. La plupart du temps celle de la grande prêtresse Elerinna, mais parfois aussi lorsque l’occasion se présente peut être d’un dessein plus grand que d’aucun nommerait libre arbitre, d’autre foi naissante mais qu’elle ne s’attarde pas à analyser plus avant. Les choses prennent tout à coup pour la Zélos apparence d’évidence et elle sait qu’elle doit agir. Elle accepte de se salir les mains pour des motifs qu’elle jugera « nobles» justes, elle est le principe de réalité qui veut que le mal soit parfois combattu par mal encore plus implacable. S’il fallait alors torturer ou tuer, elle n’hésitait jamais. L’ordre n’avait jamais eu à s’en plaindre et personne ne semblait jamais s’inquiéter de ce qu’elle pouvait mettre en œuvre pour lui et ses membres. Et aujourd’hui, cette posture entrait en collusion avec des souvenirs de combats d’arène, de privation, de ravalement au rang d’animal de combat dont le seul désir est de parvenir au combat suivant. Aucune hésitation n’avait alors retenu les pas et les décisions de la Zélos.

La faconde du prêtre enveloppa Igrim de son enthousiasme pour son art de forgeron. Pouvait-on imaginer un artisan prêt à autant de sacrifice pour l’excellence de ses œuvres ? Elle n’en connaissait pour sa part pas d’autres. Elle en conçut une grande admiration, même si en contrepartie, il était évident pour elle que la « Main de Bor » ne risquait pas grand-chose dans une arène. Qui pouvait bien prétendre terrasser le colosse qui émergeait de la foule comme le buste d’un nageur qui se redresse sur un haut fond parce qu’il sent qu’il a maintenant pied ?
Simultanément un certain malaise la prit qui n’avait rien à voir avec le discours du forgeron émérite. Quelque chose semblait circuler dans la foule et elle mit quelques secondes à comprendre ce que cela pouvait être. Un murmure circulait dans la file des candidats comme une onde sur l’eau après la chute d’une pierre qui roule jusqu’à la berge et revient ensuite vers l’origine de la perturbation. Quelques bribes de paroles lui parvinrent dans le discours du géant souriant :

« Truqués ?
… prêtresse…
Les salauds !
… ‘en étais sûr…
… faire quelqu’…
Les combats sont arrangés ?!!! »


Elle sera les mâchoires pour calmer la rage qui montait en elle contre sa désinvolture. Une nouvelle fois elle comprenait que la parole était sa faiblesse. Pourquoi était-elle capable d’agir en toute discrétion dans l’ombre, et en silence et que ses prises de paroles avaient un résultat régulièrement déplorable ? Elle mesurait à chaque fois le long apprentissage qu’il lui restait à accomplir pour freiner sa franchise et d’une certaine façon comme une naïveté qu’elle pensait avoir perdue depuis longtemps.

« La parole est une arme Igrim mais elle peut très bien se retourner contre celui qui la manipule sans précaution tout comme la pierre de la fronde peut se retourner vers celui qui la projette sans apprentissage et sans prudence… »


Les paroles de la grande prêtresse lui revenaient à présent mais trop tard. Il était certain que maintenant des innocents étaient prévenus et tant mieux pour eux, ils s’inscriraient maintenant en connaissance de cause, mais les mafieux avaient sans doute des oreilles dans la foule et s’ils n’étaient pas aussi mis au courant qu’une prêtresse s’intéressait à leurs activités ce n’était qu’une question de temps. Si elle garda son visage tourné vers Brom Ode'Bahalmarche, ses yeux noirs cherchaient à scruter la foule sans résultat bien sûr. Elle ne pouvait maintenant que maudire son manque de réflexion et garder son impassibilité ce en quoi elle était passée maîtresse dans l’art.

La suite des propos de l’homme de fer furent cependant comme une gifle pour les espoirs naissants de la Zélos. Décidément la ressemblance avec Bor était totale chez le lui : même physique impressionnant, même profession, et même façon brutale même si ronde et bonhomme d’énoncer les vérités et sa position. Enfin, même façon de ne pas prendre parti dans les affaires du siècle. Elle avait donc espéré en vain et sans doute là aussi avait-elle fait preuve de naïveté. Tout le monde n’a pas été l’esclave d’un Lhurgoyf et contraint à se battre jour après jour, la peur au ventre de tomber contrez l’adversaire de trop qui mettrait fin au compte de vos jours alors que malgré tout la jeunesse vous crie que rien ne vaut la vie même si c’est un enfer. Alors pourquoi en effet se mobiliser contre les pourvoyeurs de spectacles lorsque tout le monde est consentant ? Pourquoi les tricheries ne seraient-elles pas considérées comme faisant partie des règles d’un jeu que tout le monde connait même si on fait semblant de les ignorer ? Sans doute les cicatrices de la femme ne sont-elles pas que physiques et quelque chose de plus fort que la raison la pousse à s’interposer lorsque les combats sont pervertis en distraction du peuple, distraction propice à le détourner de ses créateurs. Elle se surprenait alors à voir les choses comme les dévots. L’enseignement du temple avait-il porté quelques fruits ?

La droiture du regard qui plongeait sur elle était comme une lame à même de la déstabiliser dans ses certitudes et pourtant quelque chose lui disait qu’il entretenait une certaine complicité avec elle. Pouvait-il considérer que les raisons de combattre dans l’arène seraient réduites à néant si ceux-ci étaient truqués si les styles étaient corrompus par une arrière-pensée liée à une corruption quelconque ? Ces pensées se bousculaient et elle se sentait paralysée par sa maladresse passée. Les phrases à double sens n’étaient pas son fort. Elle aurait aimé avoir la finesse de son interlocuteur, la rouerie d’Irina Dranis ou l’habileté de son mentor pour sculpter une de ces sentences comprise que des initiés. Sous son impassibilité apparente, bouillonnait l’urgence verbale à laquelle on ne peut répondre. Les paramètres de cette discussion lui échappaient au fur et à mesure qu’elle essayait de se les approprier. Si elle poursuivait pour le convaincre, elle alarmerait encore plus les oreilles qui composaient la foule déjà alertée. Si elle abandonnait elle ne se reconnaîtrait pas et devrait sans doute chercher longtemps une personne aussi capable que le haut prêtre pour le seconder. Si elle lui proposait de poursuivre cet échange ailleurs c’est lui qui deviendrait à son tour suspect et inutile pour un quelconque plan.

Les mots qui sortirent alors de sa bouche furent plus dictés par la leçon que venait de lui donner le forgeron que par un quelconque calcul, mais une fois qu’ils eurent fini de résonner à son oreille comme si quelqu’un d’autre les avait prononcés, elle se dit que plus de réflexion ne l’aurait pas conduite à meilleure réponse.

« Heureux ceux qui ont le privilège de manier le fruit de votre labeur ! Conscients soient-ils de l’âme qui les a forgés car elle est belle et sage. Vous venez de me donner à réfléchir et sans doute avez-vous raison. Mon orgueil avait besoin de vous entendre… »

Elle se tourna brièvement vers l’arène pour évaluer la longueur de la queue. Le haut prêtre aurait sans doute besoin encore de deux bonnes heures avant d’atteindre les recruteurs qui, plume en main et maigres écots sur le table à distribuer aux nouveaux engagés, lèveraient la tête vers le visage rocailleux et ne manqueraient pas de laisser leurs gestes en suspend avant de reprendre leurs esprits devant le nouveau venu au physique de golem et au sourire enfantin. Recroisant le regard profond et habité du forgeron, elle poursuivit :

« Avant de rejoindre mon auberge, une séance de méditation, en face, au sein du temple de Kesha, sur tout ceci ne me fera pas de mal… »


S’il voulait la retrouver après son inscription, il pourrait toujours l’y rejoindre. Entre temps, elle irait de toute façon méditer. Méditer était le mot approprié. On ne pouvait parler de prière pour la Zélos dont la foi, nous le savons déjà était encore à découvrir. Cependant, l’atmosphère recueillie des temples convenait à construire sa pensée… De plus, un repas serait sans doute propice à faire connaissance… Mais elle n’osait encore crier victoire après sa récente déconvenue. Peut-être attendrait-elle en vain le colosse…
Elle s’inclina de nouveau pour prendre congé :

« Que Bor vous accompagne et favorise vos projets… »

Elle tourna alors les talons pour se diriger vers le temple de Kesha dans le quartier religieux. Du moins les petites frappes au service la pègre pourraient rassurer leurs employeurs si elles s’amusaient à la suivre…
La beauté du temple était comme tous ceux répandus sur Isthéria et dédiés à la déesse aussi beau que Kesha selon la légende, mais ce n’était ni les voutes, ni le marbre, ni les fresques à la gloire des femmes qui attiraient Igrim en ces lieux. La beauté architecturale n’avait pas le don de l’émouvoir plus qu’une lande sauvage et déserte en hivers. Si ce n’était le silence et le recueillement elle pourrait éviter l’endroit assez facilement. Il y avait aussi son titre de prêtresse à justifier… Elle choisit une absidiole sans éclairage et s’enfonça dans la demie pénombre et profita de la solitude pour s’assoir à même le sol en tailleur, présence stoïque, un rien inquiétante. Elle ferma les yeux pour repenser à cette étrange rencontre. De temps à autres la vision du haut prêtre de Bor lui renvoyait, sa maladresse qu’elle ne parvenait pas à oublier.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, la semi pénombre s’était muée en obscurité à peine troublée par les lueurs sacrées des offrandes. Les sons feutrés des pas des fidèles avaient disparu. La journée était arrivée à son terme et il était temps de rejoindre l’auberge dans l’espoir qu’un haut prêtre aux mensurations titanesques se présente.

Il suffisait de traverser le parvis et l’esplanade aux larges dalles claires pour rejoindre l’auberge. Elle était tenue d’offrir une image convenable de par sa situation et n’avait rien à voir avec certains bouges dans lesquels la prêtresse avait déjà trainé ses guêtres. La façade était blanche et sans ostentation, soignée, l’enseigne discrète et la porte aussi immaculée que les murs. Igrim en poussa l’huis. Si une fois à l’intérieur on retrouvait l’atmosphère classique d’une auberge, on sentait la tenue d’un établissement respectable, sans doute un peu trop pour la Zélos, mais elle ferait avec. Elle jeta un œil circulaire pour choisir une table. Elle laissa parler ses réflexes et décida de fuir les fenêtres et la cheminée et s’assit bientôt sur une des solides chaises devant une table en noyer patinée par le torchon obstiné des maîtres des lieux car en effet, les tenanciers étaient deux Yorkjas mâles, raton laveur et sans doute aviforme si on en jugeait par le masque sombre qui cernait le regard de l’un et les plumes qui soulignaient les articulations du second. On s’inquiéta bien vite de ses désirs et elle accueillit avec plaisir la cervoise qu’elle avait commandée afin de patienter jusqu’à l’arrivée du forgeron ou la fin d’une attente décevante. Les doigts croisés devant sa boisson, elle prit le temps d’admirer la mousse dense et blanche ainsi que la couleur ambrée du breuvage. De fines bulles montaient sans hâte vers le nuage cotonneux dont le niveau dépassait un peu celui du col de la pinte de verre. Les parfums de houblon et de levure se mêlaient aux notes de miel et de cannelle. Elle savait que la fraîcheur apporterait en sus à ses papilles la légère amertume qu’elle attendait et donnait tout son caractère à une des rares boissons alcoolisées qu’elle prisait…


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 12 Jan - 12:16

    Le matin blême pleure la neige, et les poètes ou les chroniques tout d’atours vêtue, murmurait déjà qu’un géant, dans la file des fourmis, faisait bien semblant d’être un homme alors qu’il était un de ces titan sorti des mythes et qui font l’étoffe des héros. Cette étoffe que l’ont vois peux, ce rêve que l’on murmure. Mais lorsqu’elle est venu, lorsqu’elle inclina son destin les bardes et les muses se questionnaires sur la destiné de ce chevalier au cœur pure, combattre ou battre froid dans l’attente et l’expectative ?

    Mais personne ne fut déçut la femme rentré dans l’ordre des choses, disparut dans les ombres laissa la file faire une place de son plein gré au géant qui pensotait déjà à nouveau dans des murmures de sa barbe. S’écartant alors par pure courtoisie une couronne de respect s’était à nouveau installer autour du chevalier dansant. Valsant de ci de là il parvint au bureau où les greffiers, les yeux rivé sur leurs feuilles durent lever vers la naissance de l’ombre et le soleil bien bas, caché par cette carrure, leur petit nez taché d’une encre sale et corrompue. Et pendant quelques minutes, aucun n’éleva la voix, ni ici, ni derrière lui, par pure respect encore une fois –tu te fous vraiment de la gueule du monde hein ? Ca s’appelle de l’instinct de survie pas du respect …

    Puis le chevalier, digne, inclina son hirsute visage d’ombre vers les hommes et tu fus décidé alors que son nom était inscrit sur les feuillets et qu’on lui expliquait comment le tournoi devait se déroulé cette fois-ci. Comment les règles et l’art allait être mis à rude épreuve et déjà les petits yeux venimeux des parieurs et des tricheurs, injecter de vice et de haine le fixait et le détaillait.

    Hors soit notre héros n’en avait que faire, soit sa grandeur le cachait de toutes ses choses et au final ce qui importe est que ce fut un homme de marbre qui parcouru les rues, et qui s’engagea en direction d’une certaine taverne. Pourquoi ? Lorsqu’il obliqua même lui n’en avait aucune idée, et c’est, alors qu’il cherchait, se remémorant tant bien que mal les informations de son passé pour trouver la dite auberge, qu’il finit par trouvé un semblant de plan dans son cerveau usé par le temps mais toujours aussi vif.

    En premier lieu il devait trouver une raison pour voir la demoiselle, celle qu’il aperçut à une table, mais cela n’était pas des plus complexes, ensuite une raison pour lui faire un long discourt, ou un faux dialogue, et ceci non plus n’était pas difficulté. Alors d’un pas décidé de celui qui veut apprendre, il s’engage vers la Zélos en bousculant un peu un homme qui la fixait, regard en coin, chance, effet du hasard ou volonté ? Qu’importe si le destin y met ses doigts le géant semble toujours chercher ce qu’il veut vraiment et …

    D’une main qu’il pose sur la tête de la Zélos avec une certaine douceur il lui baisse le visage et de l’autre il lâche, avec un mélange de discrétion feinte et d’inhabileté crasse qui semble l’habité, une bourse de quelques beau Dias à la dame en murmurant le visage entièrement caché :


    -“Bouche dans l’ombre, articulez ou murmurez ce que vous voudrez dans mes blanc, ici je paye pour des renseignements…”

    Puis, plus clairement, mais toujours dans le murmure alors qu’il s’assoit il commence sont long discourt dans lequel on peu lire l’habitude d’être obéie d’un maitre de temple.

    “Pour une raison inconnu il est facile de me suivre, autant qu’il est facile de me voir dans l’arène, car au final Bor m’a battit comme tel et rien ni personne ne peux défaire ce que Bor a fait, il le marque dans la trame même de l’histoire. Je me suis inscrit mais je demandait ce que vous saviez de ces combats”

    Le ton se fait bas, et les silences se pose de temps à autre, pour qu’elle dise ce qu’elle veut ou qu’elle fasse semblant de parlé si rien n’était à dire, pas même un autre discourt en parallèle. Car durant sa jeunesse il était bien plus proche du mercenaire que du vieux forgerons qu’il était à présent et qui, parmi les hommes de contrat n’est pas capable de suivre un double discourt ?

    “Rentrons dans le vif du sujet. Je marche avec vous si vous le voulez mais j’ai besoin de quelqu’un comme vous après cette mission, dans quelques semaines, je cherche quelque chose et je l’ai presque retrouvé, un retour de service si vous préféré. Par contre, je suis un homme de conditions …

    En premier lieu je veux savoir qui est derrière cette tricherie et si c’est un ensemble de l’ordre de la plume du serpent, alors, ne compte pas sur moi, je n’ai aucun souci à quitté la ville après cette histoire et je compte même aller à un endroit où aucune pègre ne pourra m’atteindre durant quelques semaines, puis vous y emmener aussi si l’échange vous tente, mais je ne compte pas me caché durant toute ma vie. J’ai autre chose à faire et pas la possibilité de vivre dans l’ombre.

    Demain matin, puis à midi, enfin le soir, les trois premier combats seront lancer, je ne serais surement pas approché durant ceux-ci, ou alors le soir même, nous nous retrouverons à mon auberge, dans ma chambre, au rez-de-chaussée, le Souvenir D’Arghanat, la fenêtre sera ouverte, j’y ai mes habitude et vue ma masse peu d’auberge peuvent me loger car les étages ne supporte pas le fatras d’os, et cuire que je suis. Mais je serais d’abord dans la grande salle au cas où des hommes veulent m’approché, sait-on jamais… La chance peu nous sourire. Ce soir là, si vous n’avez pas trouvé la nature de la pègre, alors je vous abandonne et continue seul, si vous venez nous en rediscuterons, ce qui vous donne une soirée et une journée complète.

    Cependant, et pour une question de logique je vous conseil de trainé vers l’arène et d’essayer de voir au moins un de mes combats, je vous chercherais dans les gradins et j’attendrais de vous un signe, si rien ne vient vous risquez d’être mal accueillit dans la chambre car je ne vous attendrais plus vraiment …

    Ensuite, je pense pouvoir atteindre la final ou au moins la demi final, je ferais attention à mes adversaires, tous autant qu’ils sont, et pendant que je ne combattrais pas je serais dans les gradins en train de surveillez ces hommes, je pense que m’approcher à ces moments là serait stupide, cependant vous pouvez utiliser la vieille ruse de l’enfant … Ils sont toujours fort compétant pour porté des messages avec une grande discrétion tant qu’on y met le nombre de bonbon, et il n’en manquera pas, l’arène et peuplé de famille et donc de gamin qui s’ennuient.

    A mon avis ils essayeront de ma parler demain soir, ma négociation sera simple, je veux bien perdre en final seulement ou gagner si il le souhaite, et seulement à partir du troisième round, ce qui vous laisse tout le temps de posé votre plan et vos pièges. Après le combat, si vous laissez le temps au soigneur de l’arène de faire sa magie, je serais à vos ordres jusqu’au lendemain matin.

    Est-ce que cela vous suffit ? Je fais l’appât, et je suis sur qu’ils mordront, ils m’observent déjà et je suis presque sur d’avoir été suivit. Je vais tout même m’assuré qu’ils sont assez sur de moi pour mordre dans quelques minutes, après votre réponse. Vous vous occupé des renseignements et de la plus grande partie du plan, demain soir, ou nuit nous voyons le reste ensemble. Cela vous va ? Et au fait, pardon pour les restes de votre couverture.”


    Il attend quelques minutes, il attend la dernière de ses réponses, ses blancs ont été multiples et elle a put choisir de s’expliquer et de parler durant ses moments là mais qu’importe, après un clin d’œil et sa réponse il explose d’un rire franc et brutal qui fait se retourné les quelques êtres de la taverne, lui qui n’a rien commander et qui venait discuter, tout le monde peux maintenant regarder le géant qui parle en se levant.

    “En vérité vous n’en savez pas plus que moi et n’avez pas l’intention de chercher plus, garder la monnaie vous m’avez fait rire, mais sachez que je n’ai plus d’intérêt pour ce genre de chose, ceci dit revenez discutez autant que vous voulez, je suis maitre d’arme et forgerons, et très heureux de vous aidez pour ça. Pour ce qui des hommes et de la triche, je m’en fiche, je ne perdrais pas mais je suis juste ici pour observer les combats, voir comment les hommes se battent, gagner ne m’intéresse pas véritablement, même si perdre toucherais mon honneur …”

    Il sourit et se retire, après tout elle a eut le temps de parler, de dire ce qu’elle voulait et si elle veut son aide ou discuter longuement dans une taverne plus sur elle connait aussi sa destination. Mais personne d’autre n’as put savoir le reste, jusqu’il discutait, la bouche de la Zélos dans l’ombre, le visage du titan tourné loin de la foule. Et il posé tout ce qu’il avait à poser, elle a toutes les cartes en main et aucune raison que la pègre qui décide qui doit gagner ou perdre ne s’intéresse à son cas, lui qui à le physique d’un appât, le physique tel qu’aucun poisson, même le plus fourbe et le plus réfléchit ne pourrais se refusé de mordre. Car déjà, pendant qu’il parlait, son cours montait, on le voyait déjà vainqueur de la final, car la légende disait que, même sans armure, la peau de Brom était plus dure que du métal et tenait aux coups d’épée … Alors à quoi bon chercher un autre vainqueur qu’un maitre d’arme plus résistant qu’une armure ?

    Il sourit en marchant dans la rue, il aimait bien sa nouvelle compagne de jeux, pourquoi ? Bonne question, juste un sentiment, une impression que Cœur, toujours digne et à l’instinct merveilleux partageait. C’est d’ailleurs lui qui l’avait convaincu d’aller la rejoindre, sans lui, jamais il ne serait venu, alors tout les deux souriaient.

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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Dim 18 Jan - 10:41

La pinte n’avait pas eu l’effet escompté sur elle. Le boc à moitié plein trônait au centre de la table semblant donner la réplique aux réflexions internes de la Zélos. Sans doute le temps qui passait laissait-il un peu trop d’amertume en arrière-goût. Amertume de s’être trompée dans ses choix de ne pas voir le géant se présenter au rendez-vous. La sensation d’être peut être à contrecourant dans ce projet fou de faire rendre gorge à des profiteurs ne naïveté. Mais elle-même n’était-elle pas naïve dans l’espérance que faire cesser un trafic donnerait à réfléchir à tous ceux qui auraient des velléités de se lancer dans ce type d’entreprise. Le colosse soliloquant avait peut-être raison. A quoi bon perdre du temps et peut être plus dans ce genre de croisade toujours à recommencer ? Elle comprenait alors fort bien que le haut prêtre fasse le choix de se préoccuper uniquement de ses affaires, de ses intérêts qui somme-toute pouvaient paraître bien légitimes, en accord avec ses passions et ses titres. Les mains posées sur la table et le dos collé au dossier de sa chaise, ses yeux semblaient chercher une réponse, un réconfort, un second souffle au sein du liquide tiédissant lentement son relief navrant de mousse se raccrochant obstinément sur les parois de verre comme si elle espérait vaincre la pesanteur de l’humeur de  la prêtresse déconfite. Et puis lorsque la bière est tirée, il faut la boire. Elle se saisit donc de la anse froide et porta, sans motivation le col à sa bouche, ses crocs tintant timidement contre le verre du godet. Ses lèvres pâlirent de mousse alors que la cervoise répandait ses saveurs douçâtres que ne ravivait plus sa pétillance éventée, sur sa langue déçue et sa gorge raidie.

C’est alors qu’il apparut comme une explosion dans le théâtre de cette taverne abandonnée par la verve de son actrice principale, étrangère au jeu des seconds rôles qui abandonnaient progressivement les lieux. Elle arrêta son geste, les lèvres encore dans l’écume délitée, elle regarda au-dessus de son verre le géant faire irruption dans la salle commune. Sa stature lui aurait permis de remplacer avantageusement la porte qui se referma derrière lui par la simple inertie du rebond qu’elle talonna en bout de course sur ses gonds. Quelques éclats de neige volèrent autour de ses pieds décidés alors qu’Igrim reposait lentement et machinalement sa boisson sur le plateau à côté du rond de condensation qu’elle avait laissé quelques secondes plus tôt. Un homme inattentif à la masse qui fondait sur lui pivota violemment sur lui-même, obligé de se rattraper à une chaise pour garder son équilibre et suivant de son regard hébété le titan qui avait réussi à pénétrer ce lieu si paisible quelques secondes auparavant.

L’amatrice de cervoise s’essuya les lèvres d’un revers de main, et regarda d’abord interloquée la bourse tomber sur le table avant de sentir la paume titanesque se poser sur son crâne lui rabattant de grandes mèches de cheveux noirs sur les yeux. Elle aurait pu craindre pour l’intégrité de sa boîte crânienne, mais la main était étonnamment délicate et elle en accepta la pression. Elle ne comprit pas tout de suite les propos du haut prêtre à part qu’il s’agissait de donner le change et d’être discret. Sa bévue lors de leur première rencontre était encore bien présente à son esprit pour qu’elle évite de recommencer la même erreur. Elle savait tout de même qu’elle devrait s’adonner à un jeu qui ne lui était pas très familier, alterner les propos destinés à l’assistance et ceux réservés au prêtre qui lui avait fait la grâce de se présenter et qu’elle ne tenait pas à gratifier d’une nouvelle maladresse et lui donner une raison supplémentaire de la laisser se dépatouiller avec son projet.

Heureusement les premières secondes ne lui demandaient que peu de prendre l’initiative et elle eut assez de temps pour rassembler ses esprits après une entrée en matière aussi brusque qu’inattendue. Elle se composa cependant une mine outrée premier gage de la non complicité des deux prêtres. Elle rejeta les quelques mèches qui restaient obstinément devant son regard noir d’un geste brusque et offensé et ramena les pieds vers les pieds de sa chaise comme si elle allait se dresser, tel un diable qui sort de sa boîte et balaya d’un revers d’avant-bras la bourse jetée devant elle comme une insulte. Elle comprenait fort bien  que le colosse avait besoin de savoir où il mettait les pieds c’est-à-dire avec qui il s’embarquait mais aussi qui allaient être les « indélicats » à démasquer et éventuellement à châtier…

Elle se fit donc un devoir d’apporter toutes les précisions qu’elle pouvait au fur et à mesure que le forgeron lui en laissait la place et commença en marmonnant chose qui lui était presque habituelle, les yeux dans ceux de son interlocuteur.

« Je sais que les résultats sont  de plus en plus souvent surprenants. Que le fort perd toute vigueur que le leste a des jambes de plomb et qu’en revanche, le débile remporte des tournois et disparait et qu’enfin, le peuple perd ses économies. »


Elle avait légèrement monté le ton sur la dernière proposition afin que d’éventuels espions aient de quoi se mettre quelque chose sous les tympans. De son côté elle rendit sa mâchoire prognathe comme une menace mais plus pour lutter contre le sourire qui menaçait de déformer sa bouche car la nouvelle d’une éventuelle acceptation si vite eut le don de lui redonner l’espoir qui l’avait abandonnée quelques minutes plus tôt… Le ton baissa à nouveau tout en restant guttural, héritage de la langue Zélos, roulant parmi les rochers :

« Un service en vaut un autre si vous pensez que je peux convenir… Igrim n’est pas une ingrate. Annoncez vos condition »


Que pouvait-il bien attendre de spécial de sa part, elle n’avait pas de fortune personnelle, était déjà dévouée à Kesha, peut être serais-t-il plus ,exact de dire à Elerinna Lanatae... Certes elle avait quelques talents de guerrière, mais ne se considérait pas comme invincible, loin de là. En revanche s’il voulait un guide dans certaines régions d’Isthéria, qu’elle avait naguère parcourues, elle se faisait forte de la mener à bon port. Etant donnée l’entrée en matière plus que directe du haut prêtre, elle s’attendait à être assez vite fixée sur les attentes de Brom Ode'Bahalmarche.

« Je ne peux vous certifier que « la plume » n’est en rien mêlée à cette histoire. Ces activités semblent relativement récentes à ce que j’ai pu comprendre. Si le serpent avait voulu jeter son dévolu sur les paris des arènes il l’aurait fait je pense depuis longtemps et pour des sommes plus importantes et surtout ne manière moins voyante… La première étape sera donc d’identifier les tricheurs et s’il s’agit de la grande pègre, nous pourrons toujours imaginer faire marche arrière… »

Cette dernière éventualité ne plaisait guère à la louve de Kesha, mais elle pouvait comprendre que les affaires, et l’amour de la tranquillité puisse dissuader de se frotter à une des organisations les plus craintes d’Isthéria. En effet, elle ne faisait pas de cadeau et ne renonçait jamais à un contrat une fois lancé sur la tête d’un ennemi. Elle-même devrait se positionner par rapport à un tel danger s’il venait à se présenter… Ceci dit elle savait que faire marche arrière une fois les choses enclenchée serait difficile car une fois contacté, le combattant était comme un poisson dans une nasse. Il n’avait pas d’autre solution que de se plier aux mafiosi…
Le Géant maniait le chaud et le froid avec habileté montrant à la fois qu’il était prêt à s’impliquer puis à se retirer et enfin redonnait espoir en proposant une rencontre dans son auberge. A elle de donner les gages qui permettrait au combattant de s’engager définitivement à ses côtés. Ce ne serait pas facile, mais c’était le genre de mission qu’elle avait déjà exercée et elle avait une petite idée de comment s’y prendre.

"… D’ici notre prochaine rencontre, je mettrai tout en œuvre pour nous tranquilliser sur le sujet. J’espère bien pouvoir finir de vous convaincre. Je serai au rendez-vous quelques soient les informations que j’aurai pu dégotter.»


De toute façon, la perspective de voir combattre de titan était suffisante pour se rendre aux arènes. Observer comment cette masse pouvait se mouvoir de façon assez agile pour éviter les coups car il devait offrir une surface d’impact intéressante était déjà assez motivant en soi et y retrouver la préoccupation du forgeron énoncée tantôt dans la queue une autre qui promettait une danse des plus fascinantes.
Il fallait cependant donner encore quelques gages aux observateurs et sa voix sonna plus claire à leur intention :

« Vous avez su m’ouvrir les yeux et je heureuse de vous voir combattre. Personne n’est obligé de parier… »

Elle détendit les traits de son visage pour ajouter plus bas :

« Dans les gradins si vous m’apercevez avec des plumes dans les cheveux c’est que vos craintes sont justifiées. Sinon c’est que nous n’avons rien à craindre de ce côté. Dans votre chambre demain soir c’est entendu ! »

Il était quoi qu’il en soit hors de question qu’elle s’éclipsât sans avoir revu le prêtre de Bor ne serait-ce que pour s’excuser du dérangement si jamais leur coopération devait s’arrêter avant même d’avoir commencé. Si la Zélos se montrait implacable avec ses ennemis et indifférente à la plupart des vivants, elle mettait un point d’honneur à montrer tout le respect qui leur était dû aux personnes qu’elle portait en estime même si ce n’était que fondé sur peu de chose, une intuition, un ressenti. Le sourire du prêtre l’avait peut être trompée, mais elle y voyait une humanité dont peu de gens pouvaient se prévaloir, quelque chose qui allume une douce flamme dans les âmes qu’il croise. Rien que pour cela, Orchid sentait que le colosse, sous ses allures bourrues voire perdue était une belle personne.

La suite consistait en précisions qui allaient de soi. Que le combattant aux poings marteaux se retrouve dans les phases finales du tournoi ne surprendrait personne et en effet ce n’était qu’à ce moment que les enjeux seraient le plus convoités par les arnaqueurs et aussi au même moment qu’il faudrait se montrer le plus prudent. Quant à faire passer des messages les moyens étaient nombreux et si les enfants en faisaient partie l’imagination était la meilleure alliée. Cependant il était rassurant de voir que son futur complice était déjà dans la feu de l’action et avait déjà envisagé les cas de figure les plus probables. Poser le piège était la partie qui allait contenir le plus de difficultés. Etre assez visible pour appâter les convoitises mais pas trop pour ne pas éveiller les soupçons. L’idéal serait que les tricheurs se ferrent eux-mêmes et subissent les foudres du public et ou des autorités compétentes… Elle se contenta donc de hocher la tête consciente qu’elle n’en était qu’aux balbutiements de sa stratégie qui demandait encore à être précisée et affinée. Elle dépendrait en grande partie des informations qu’elle parviendrait à accumuler sur la manière de détourner les paris du public de la bande de tricheurs. Si effectivement comme le pressentait Brom Ode'Bahalmarche, il était suivi, l’occasion pouvait être belle d’en savoir plus sur les malandrins. Les choses allaient plus vite qu’elle ne l’aurait espéré, mais pouvait-elle prendre le risque dès ce soir  de faire échouer son enquête par trop de précipitation ? Elle savait en tant que chasseresse que les occasions ne se représentent pas toujours mais elle savait aussi que le gibier trop vite assailli se met hors de portée s’il perçoit le danger. Elle garda pour l’instant ses réflexions pour elle, consciente que si elle décevait le haut prêtre de Bor elle devrait sans doute se passer de ses on aide. Par contre elle ne put lui cacher sa satisfaction :

« C’est parfait !... »

Pour ce qui était de sa couverture, elle l’avait déjà mise à mal toute seule, les voir ensemble visiblement en désaccord et entendre la prêtresse faire amande honorable ne pouvait que renforcer celle du géant et pourquoi pas, avec un peu de chance, relâcher la surveillance et les soupçons dont elle avait pu être l’objet jusque-là à cause de sa bévue. Elle n’avait donc rien à pardonner bien au contraire…

La fin plus brutale qu’elle ne s’y attendait. Le rire fut comme un coup de poing à son amour propre. Elle savait maintenant que c’était comédie de la part du forgeron, mais dans ses paroles trainait un fond de vérité. Elle devait en apprendre plus et c’était sa tâche prioritaire, pour prétendre mettre fin à ce trafic surtout si elle désirait le faire avec l’aide du prêtre. Une certaine urgence se dessina dans son esprit et son hésitation à se mettre en chasse s’évanouit. Elle se leva pour faire face à son interlocuteur

« Merci de m’avoir ouvert les yeux. Je suis obligée d’admettre que vous avez raison sur tous les points et des leçons d’escrime d’un maître de votre qualité seraient un honneur pour moi… »

Elle s’inclina pour appuyer son propos, trop longtemps sans doute car il avait déjà tourné les talons et passait la porte pour se perdre dans la nuit. Elle aperçut brièvement une parcelle de sa stature passer devant la fenêtre.  Elle n’avait plus qu’à se rassoir, observer les curieux à la dérobée certains allaient-ils se lever pour suivre le géant ? Apparemment non… Son regard tomba sur la bourse qu’elle avait oubliée. Elle s’en saisit et regarda la porte. Certainement humiliée de ce présent désinvolte elle allait poursuivre le prêtre pour la lui rendre… C’était en tout cas ce qu’elle aimerait communiquer à d’éventuels espions. Elle laissa largement de quoi payer sa cervoise, issu de sa propre bourse et sortit à la suite du colosse.
Une bise balayait la place et la neige poudreuse ne parvenait pas à la couvrir durablement. Les traces allaient être difficiles à suivre même celles d’un golem d’autant qu’elle devait faire elle-même preuve de prudence. Elle pouvait bien elle aussi, être l’objet d’une filature. Elle prit la direction indiquée par le départ de Brom Ode'Bahalmarche, mais obliqua brusquement dans un étroit passage obscur, se cala contre le mur de la ruelle et attendit quelques secondes afin de s’assurer qu’elle n’était pas suivie. Rassurée, elle reprit sa quête. Le géant avait mentionné le nom de son auberge mais non son adresse aussi devrait-elle faire appel à son intuition pour la découvrir. Souvenir D’Arghanat… Si l’on en croyait le goût des habitants du duché pour l’ordre et la tranquillité, cette auberge devait être plus que convenable et à l’écart des quartiers mal fréquentés. Elle devait aussi permettre au combattant de rejoindre facilement les arènes. Etant donnée la direction qu’avait prise le prêtre en la quittant, s’il rejoignait effectivement son logis du moment, elle ne voyait qu’un secteur vers lequel se diriger pour espérer se rapprocher d’une éventuelle  filature dont il ferait l’objet… Elle pressa le pas louvoyant d’ombre en obscurité, gardant ses sens en éveil juste au cas où sa précaution de tout à l’heure n’eût pas été suffisante. A cet heure, et par ce temps, les gens se faisaient rare dans les rues préférant le confort des foyers, chaque présence hantant les artères de la cité pouvait être considérée comme suspecte… mais nulle présence ne semblait vouloir lui donner un quelconque indice et elle commençait à douter de ses intuition, sur, le point de renoncer.

Une ombre massive disparut au coin du pavé à un jet de fronde devant elle, sa stature ne laissait aucun doute sur son identité. Elle se glissa dans l’ombre d’une porte cochère, si le forgeron était effectivement suivi, le limier n’allait pas tarder à se manifester s’il ne voulait pas perdre sa cible des yeux. Enveloppée et dans sa cape elle n’avait pas cru bon de tirer son capuchon sur sa tête préférant garder son champ de vision intact  et laisser les sons de la nuit lui parvenir sans filtre quitte à supporter le pincement de la bise, depuis longtemps sa compagne dans ses pérégrinations dans le nord. Décidément le haut prêtre était un allié précieux : une silhouette précautionneuse émergea de l’ombre d’une encoignure de porte et se lança à sa suite. La chasse était véritablement lancée. Les automatismes acquis chez les loups remontèrent à la surface, furtive et silencieuse, elle attendit que l’espion passe lui aussi le coin de la rue pour se lancer à sa poursuite. Son but étant non de découvrir l’ »auberge, ni de protéger le son complice qui était bien assez grand pour cela mais plutôt de repérer un quelconque repère des malfaiteurs, elle pouvait lui laisser une certaine avance, jusqu’au Souvenir D’Arghanat en tout cas, moment où la filature deviendrait plus difficile car l’espion pourrait alors se souvenir qu’il pouvait lui-même être surveillé.

Il était vraiment temps qu’elle rejoigne les deux personnages, car ils n’eurent plus longtemps à marcher pour atteindre l’auberge. L’appât y pénétra tandis que la silhouette mystérieuse se calait contre la margelle du puits qui trônait au milieu de la placette où ils étaient arrivés. La Zélos se contenta de remercier intérieurement sa bonne étoile et l’espion qui lui évitait ainsi de chercher l’auberge de son complice. Il ne restait plus qu’à attendre, attendre qu’il soir convaincu ne voyant pas ressortir le prêtre qu’il logeait bien à cet endroit. A ce moment il s’éloignerait et avec le la chance irait au rapport auprès de ses patrons. Le minutes s’égrenèrent et finalement la silhouette se décida à quitter les lieux. La Zélos fut presquze déçue du peu de précautions qu’elle prenait pour ne pas être à son tour suivie. Etait-elle si sûre d’elle ? Ses complices étaient-ils si peu professionnels qu’ils louaient les services d’un amateur ? Elle n’osait croire que leur petite comédie de tout à l’heure avait fonctionné au point de leur faire perdre toute prudence. Le doute s’insinuait petit à petit dans son esprit si bien qu’elle se livra à une ultime vérification pour s’assurer qu’elle-même n’était pas filée. Mais non…

La traque ne dura alors que quelques dizaines de minutes, le temps d’arriver en marge du quartier artisan de la cité, devant un immeuble coincé entre un atelier de tisserands et un tapissier. Au contraire de ses voisins l’immeuble semblait encore en activité sans qu’une enseigne ne vienne indiquer une quelconque profession. De même les lourds panneaux de bois qui viennent clore les ateliers durant le nuit n’étaient pas frileusement replié sur la devanture. Celle-ci n’était cependant pas éclairée et la lumière qui filtrait semblait venir de bien plus profond au cœur de l’échoppe.  Peut-être la demeure d’un artisan aisé mais si elle en croyait sa filature de la soirée, l’explication pouvait bien être tout autre. L’homme, car un rai de lumière accrocha une barbe, se retourna à peine pour vérifier qu’il était seul et ne manifesta aucune inquiétude. La Zélos de son côté, à croupie, tapie dans l’ombre de barriques indigentes, oubliées là par le tonnelier devant l’atelier duquel elle s’était arrêtée, tentait de ne perdre aucune miette de l’arrivée. Trois coups furent frappés, ce qui ne représentait aucun indice particulier puis une lueur s’approcha de l’intérieur et la porte s’ouvrit. On sembla montrer quelque chose, peut être un signe de reconnaissance, avant d’entrer et le quartier retomba dans l’obscurité. Elle patienta les temps de s’assurer que l’homme n’allait pas ressortir avant de s’approcher de la façade. Si l’on en croyait l’allure générale si cet atelier avait été  en activité, cela devait remonter à certain temps. Elle s’approcha des carreaux pour contrer l’obscurité et son propre reflet et tenter d’apercevoir quelque chose à l’intérieur, ses mains en œillère autour de son visage. C’était bien ce qu’elle pensait. Quelques vieux établis plus moins opérationnels mais plutôt plus couverts de poussière et de toiles que l’on dit d’araignée mais c’est faire injure aux arachnides de les croire capable de vivre dans un tel capharnaüm. Des planches en pitoyable état s’amoncelaient ici et là tandis que sous la couche de crasse et d’oxydation on avait du mal à reconnaître les outils jetés au sol ou abandonnés après ce qui avait dû être une vie de bons et loyaux services. Elle examina la porte qui faisait contraste avec le reste des lieux. De bois sombre, mais solide, elle n’était pas luxueuse, mais de bonne facture, de celles qui découragent les intrus amateurs. Elle chercha en vain une marque distinctive, une celles qui pouvaient donner à penser qu’il s’agissait d’un signe de reconnaissance, mais ce qui attira son attention, fut le marteau. L’homme ne l’avait pas utilisé, le son que ces heurtoirs distillent est reconnaissable et pourtant il était là, rutilant. La seule chose rutilante d’ailleurs dans ce décor. Du genre que l’on a posé depuis peu ou que l’on astique régulièrement. S’il correspondait avec le début des tricheries… Elle l’examina. Une tête de renard semblait-il. Le motif en est assez rare pour qu’elle le note. On ne savait jamais, il était peut être le signe qu’elle recherchait. Cela restait à vérifier mais… C’était assez décevant comme  récolte d’indice, mais pour une première sortie improvisée qui plus était. Mais Orchid mettait un point d’honneur demain à se présenter devant le Prêtre avec les renseignements qu’il attendait et la nuit n’était pas finie… Si la façade ne t’apprend pas ce que tu cherches, l’arrière sera peut-être plus loquace. Elle ne risquait pas grand-chose à faire le tour du pâté de maisons… Elle se mit donc en demeure de contourner les bâtiments mitoyens afin de se retrouver sur ce qui était d’un point de vue commercial l’arrière des ateliers. Ici, point de jardinet, mais une sorte de porche clos par une grille, apparemment mal fermée : pas de chaine ni cadenas et des ventaux disjoints. Cependant pas de place pour laisser passer sa stature de Zélos. Il eut été facile de pousser la grille pour se glisser à l’intérieur, ou de se hisser au sommet pour la franchir, mais un grincement dans la nuit vous trahit aussi sûrement qu’un troupeau d’oies dans une ferme. Elle fit une moue dépitée. Il semblait que sa reconnaissance nocturne s’arrêtât là. Au moins elle savait par où commencer le lendemain.


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mar 20 Jan - 12:18

    Le lendemain, voilà un jour qu’on pourrait murmurer comme un autre, mais personne aux alentours de l’arène n’aurais osé dire une tel absurdité, personne, pas même l’imbécile “on”, car tous savait que le titan allait entrer dans l’arène ce jour d’huis. Et ce dit jours, s’il n’était pas spécialement attendu par les concurrents qui se pressaient devant les panonceaux pour savoir qui le tirage “au sort”, parfaitement non truqué, avait mis en face du colosse.

    Pendant ce temps là, le dit colosse lui était posé dans la cave du Souvenir, où, calme et le regard posé sur ses mains, il se faisait frotté le dos par une masseuse qu’il avait demandé à Cynn, sœur de Fuay et tenancière de la dite auberge de trouvé. Les mures de céramique de la salle des bains dans laquelle il était, les pieds dans l’eau car son corps ne pouvait entrer en entier dans la baignoire posé là par les deniers du Duc d’Arghanat et que la gérante rentabilisait avec habileté en la faisait miroité, ainsi que ses masseuses et masseur, au service des nombreux nobles qui logeait dans son auberge sachant que le Duc lui-même venait y séjourné lorsqu’il était ici. Or, parmi les nombreux accords qui avaient servit à faire baisser le prix des armures que Brom avait lui-même forger sur mesure pour la Première Phalange, il y avait un accès privilégier comme à toutes les auberges officiels d’Arghanat. Le sourire calme il laissait ses muscles se mouvoir sous les mains expertes après sa première séance d’échauffement du matin.

    La demoiselle elle, regardait la peau dure comme des écailles avec un œil interrogateur et savait que quelques dizaines de minutes de massages suffirait à lui détruire les mains et se questionnait sur ce qui avait bien put faire ses balafres sur cette maile qui ressemblait à s’y méprendre à de la peau … Mais au dessus de son aine, un tatouage en forme de plume fait à l’or fin sur une marque de brulure à la même effigie, lui rappelait sans cesse qu’elle était une bonne esclave et ce qui est demander sera fait, d’autant plus que, contre toute attente, lui géant ne semblait pas vouloir plus de service et son bas ventre s’en porterais très bien. Une bien maigre douleur comparé à ce qui pourrait lui avoir été infligé si l’être n’avait pas été aussi bien veillant. Tellement qu’elle se prit à espéré qu’elle lui proposerait quelque chose pour sortir de sa condition, un homme aussi influant devait le pouvoir, mais elle fut bien vite rattraper par la réalité des choses, soit il n’en avait pas conscience, soit il n’en avait que faire. Pourtant, quelque chose en elle lui murmurait que ce chevalier avait un Cœur merveilleux. Et le sourire qu’il lui rendit alors qu’il se leva car elle avait laissé échapper un petit crie de douleur lorsque sa main avait ripé sur une écailles lui certifia que c’était une vérité des plus profondes –Si elle avait sut, qu’il est juste détruit et qu’il sait qu’il ne peut rien.

    Se levant donc il se rhabilla, passa ses bottes ferré après avoir essuyé ses pieds et vérifier qu’ils étaient bien sec, et sur une chemise raide, il enfila juste un lourd tablier de gros cuire. Enfin ses manches furent surmontées de deux brassards métalliques ouvragé et damasquiné, cuivre pour la souplesse, acier très carboné pour la dureté, les couches étaient fines et honteusement nombreuses. Lorsqu’on les regardait à la lumière ont pouvait y voir courir des lézards sur le sol brulant du désert, ou se mouvoir une montagne parcouru de frisson orange et noire. Mais ce genre de brassard demandait un entretient de tout les instants, le cuivre bleuit et l’acier rougeoie vite à la simple exposition avec l’agressive humidité de l’air. Mais il avait choisit de les sortir, car si les trois premiers combats était officiellement sans arme, la magie pouvait sortir sans le vouloir de son maitre.

    Tranquillement, le chevalier qui ressemblait plus à ce mercenaire qu’il avait été durant le temps des guerres, marchait en direction de l’arène, aucune arme, mais son tabar de monte qu’on aurait put prendre pour un tablier jouait tranquillement en suivant le mouvement de ses jambes et ses bottes charger de fer, martelait le bruit de ses pas qui contrastait avec son sourire toujours vivace. En lui un petit lézard fulminait, il allait à nouveau se battre et tout ce qui était en rapport avec ça lui portait sur les nerfs bien plus que les histoires de Dieu auquel, têtu, il refusait d’admettre une existence –Prouve-la moi … .

    La place se fit nette et le géant se posa devant le panonceau, en ce jour six hommes allaient l’affronter, les combats prendraient cette forme, quatre, puis trois, puis deux, demain, trois puis deux puis deux, mais demain tout serait permis … Sauf de tuer ou de blesser à mort. Deux cents huitante huit participants, tant de monde … Il entra et trouva une place au milieu des hommes qui aillaient le voir ce matin, une petite cellule qui donnait sur l’arène derrière une grille qui ne s’ouvrirait qu’à son tour.

    Au milieu des mures et du sable, dos posé contre le mure, il s’assit en fixant an travers la grille les combats qui se déroulait, jamais il ne jeta un regard à ces futures adversaires jusqu’à ce que la grille, dans un crissement métallique s’ouvre en grand dévoilant enfin le sable et le quart d’arène qui leur était dévolu …

    Enfin il regarda les autres, tour à tour, comme il avait regardé Orchid, détaillant les statures, observant les muscles, se jetant dans leurs regards et ne laissant rien, pas même la forme des mains aux hasards d’un détaille qui pourrait lui sauvez la vie. Il était fermer, hermétique, et même depuis les tréfonds de son âme, pas une chose ne pouvait lui parvenir, il était là pour se battre.

    Le premier n’avait rien à faire là, son regard était sur le publique et plus précisément une demoiselle qui était avec un autre et qui riait sous cape du mauvais tour qu’elle avait jouer à ce prétendant prêt à tout, trop maigre, trop fin, trop fragile, il n’était là que pour inspiré la pitié et n’avait même pas les muscles long de ces combattant qu’on prend pour des gamins … Cœur aurait surement voulut qu’ils perdent face à lui, mais Brom était au combat et son regard passa sur le suivant.

    Colosse de son état et même pour sa race que son les Zélos, il était bien plus sportif que combattant et avait déjà jeté son dévolu sur le gamin dont il ne ferait qu’une bouché, il serait passé sans souci dans un groupe normalement constitué mais même sa taille ne rivalisait pas avec la démesure du chevalier qui fit un clin d’œil au gamin dont les genoux tremblait déjà, disparaissant des ses yeux noire une lueur était venu accompagner son perpétuel sourire. Un plan prenait place.

    Le dernier était un homme standard, un de ses brigand des rues qui sais se battre et massacre un citadin ou deux pour le plaisir, mais ne fait pas le poids contre un vrai guerrier… Lui aussi avait des vue sur le gamin car tous cherchait à ne pas être le premier à terre…

    Il regarda le monstrueux publique qui était venu s’installer là mais déjà la cloche de leur combat sonna et c’est avec un coup de retard qu’il explosa. Car c’est le terme qu’on emploi ici pour la contraction musculaire brusque que subirent les muscles de sa jambe, en direction du gamin qui charger par trois personnes, tenait son sol contre toute attente, et sans perdre sa vessie.

    Alors que, plein d’une inertie honteuse de part sa masse hors du commun, sa course rejoignait celle de ses deux autres compères qui avait des vue sur le jeune, il se jeta en avant bras ouvert tel un ange descendu des cieux dans un prise de catch qui aurait porté un nom comportant paradis et brutalité. Et si le Zélos esquiva habillement cette main monumentale, le brigand, lui ne fit qu’un pli. Ses jambes rejoignirent le sol, plaqué là par l’arme de la forge, très vite rejoint par le visage qui vint rejoindre le sol.

    Pas d’exploit, juste une habile roulade pleine de grâce –La même que l’ours malade dont on parle depuis tout à l’heure, avec jupon et ballerine- et manœuvré sur le bras qui n’avait pas touché puis stoppé par celui qui avait planté dans le sable. Il se relève dans le même mouvement, genoux, botte, botte, tout est fluide comme son sourire qui ne l’a pas quitté. Fixant le colosse il laisse le gamin venir dans l’angle mort du sportif qui, obligé pour prendre le moins de risque, le fixe maintenant. Personne n’attache plus d’importance au brigand qui ne se relèvera pas.

    Brom, lentement, lève ses deux mains au niveau de sa tête, puis les ouvrent à moitié, en patte d’ours comme on dit dans le jargon de la savate puis s’approche du Zélos alors qu’avec le gamin il referme la tenaille. Un coup de pied part du forgeron, rapide, vif, les genoux d’abord, puis le pied suit, presque mou, mais il est accompagner par la hanche, et si l’allonge est fantastique le Zélos n’as d’autre choix que d’esquivé, esquive qui le met à la merci du maigrichon qui lui saute au coup et sans hésité monte en étranglement, un vieux compte à réglé probablement. Sans s’en soucier outre mesure Brom vient le cueillir sous le menton au niveau du coup, la mâchoire sonne et le cerveau s’arrête un instant … Assez pour que corps décide qu’il en a vue trop et s’effondre sur le maigrelet qui n’a d’autre choix que de lâcher sa prise, il se relève et donnant un dernier coup de pied dans l’homme a terre, lève les mains en signe d’apaisement, Brom à gagner, mais aucun intérêt, juste travailler encore et toujours l’économie de coups, les prochains combats devrait l’être bien plus, les choses commencerons bientôt…

    Alors une dernière fois, avant de rentré dans sa cellule il la cherche du regard, elle …
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Dim 25 Jan - 10:51

… Elle s’était levée aux aurores. C’était le rythme qu’elle avait depuis toujours semblait-il en tous les cas depuis qu’elle avait émergé des profondeurs de la terre et qu’elle pouvait enfin se fier au rythme des soleils. Elle n’avait pas besoin de forcer pour cela. De même elle pouvait veiller une bonne partie de la nuit et était capable de récupérer dans la journée s’il le fallait. Les loups lui avaient enseigné que les siestes parfois n’étaient pas que de la paresse comme on l’apprend aux êtres dits civilisées. Elle avait des choses à vérifier avant d’honorer le rendez-vous avec le Titan des arènes.

En premier lieu elle avait revêtu des loques qui lui serviraient à passer pour un pauvre hère de la cité, ce genre de personne trop indigente et négligeable que peu s’en soucient. Il était aisé de trouver dans les rebus de la ville derrière les arrières cours de ceux qui ne savent pas que tout peut un jour resservir pour peu que l’on ne soit pas difficile ou que la moindre miette de civilisation vous permette de survivre. C’était donc un mendiant bien différent de la prêtresse de Cimméria qui arriva sur la placette que bordait la maison au heurtoir en forme de renard.

Elle n’avait évidemment pas les armes qu’elle affectionnait en temps ordinaire. Seule sa fidèle dague capable de se dissimuler dans la pauvre botte éculée qu’elle avait trouvée dans les rebuts d’un cordonnier ou encore dans un baluchon de fortune l’accompagnait ainsi qu’un bâton pour soutenir le mendiant encapuchonné ou servir de défense au cas où… Son visage était souillé de la crasse des rues et seul celui qui aurait croisé son regard aux aguets aurait pu la distinguer d’un gueux cherchant sa subsistance dans les rues de la cité. Elle s’assit à même le pavé, attentive aux aller et venu de la place. A son arrivée, le disque solaire n’avait pas encore pointé au-dessus du faite des toits et bien peu de gens circulaient, mais de timides lueurs éclairaient déjà les intérieurs plus ou moins bien protégés des regards indiscrets par des rideaux ou des volets frileux. L’ancien atelier accaparait une grande partie de son attention : il ne s’agissait pas de perdre la moindre occasion d’en savoir plus sur les habitudes de l’endroit. Elle n’eut un homme sortit du bâtiment, suivi quelques minutes plus tard par une femme à la mise de soubrette. Ce ne fut pas sans étonner la Zélos qui ne s’attendait pas ça. Sans doute l’endroit se passait-il de ménage et n’avait pas besoin de fée du logis, mais alors cette femme appartenait-elle aux habitants et c’était à se demander ce qu’elle allait faire… Il lui vint à l’idée  qu’elle n’était peut-être pas la seule à se déguiser. Elle aurait pu décider de la suivre, mais préféra continuer sa surveillance. Mais le temps passait et plus personne semblait devoir sortir de la demeure mystérieuse. Igrim finit pas se demander si son instinct ne lui avait pas fait défaut et que les seuls occupants des lieux avaient déjà disparu sous ses yeux. Elle aurait peut-être mieux fait de suivre la mystérieuse servante. Le temps passait et le premier astre du jour était  passé au-dessus des toits de la cité et les combattants  allaient certainement arriver à l’arène. Elle avait encore un peu de temps mais pas tant que cela vu le programme qu’elle s’était fixé. Il ne s’agissait pas de manquer la première sortie du forgeron. Même si les choses ne seraient pas très palpitantes, la victoire du colosse au premier tour ne faisant guère de doute, un rendez-vous était un rendez-vous et elle ne se pardonnerait pas d’être en retard de plus elle avait une autre chose à vérifier. Peut-être aurait-elle du commencer par ça…

Elle avait assez attendu et se décida  passer à l’action. Elle passa à l’arrière du vieil atelier pour rejoindre la fameuse grille qui lui avait bouché le passage. Derrière le porche, la cours qu’elle protégeait ressemblait plus à un terrain vague qu’à une entrée de marchandise ou un passage de livreur. Des barriques à moitié démantibulées débordaient de tout un bric à brac difficile à identifier. Les herbes folles avaient trouvé leur chemin entre les pierres du dallage. Mais c’était les fenêtres borgnes et la porte arrière qui gardait toute son attention. Aucun signe d’activité. Etait-il possible que tous les occupants soient déjà partis sans laisser personne garder l’endroit ? L’angle fermé par le porche l’empêchait d’en apprendre beaucoup plus. Elle devait prendre des risques si elle voulait faire progresser son enquête. Elle écarta un ventail du portail juste de quoi s’y faufiler. Un léger grincement la fit tressaillir. Si quelqu’un avait été alerté il n’était plus temps de reculer. Elle était là, autant aller jusqu’au bout… Elle avança prudemment guettant les ouvertures derrière lesquelles un observateur pouvait se tapir ou la viser d’une arbalète… Elle se dirigea vers unes des barriques et en examina le contenu. Ce qui en émergeait était là semblait-il de longue date et n’allait rien apprendre à la Zélos. Elle parvint enfin au mur de la construction. Elle était percée d’une large porte et deux petit fenêtre tellement couverte de crasse qu’il était difficile de voir à travers. Elle réussit tout de même à distinguer sous un autre angle le même ancien atelier de la nuit précédente. Elle tiqua.  Les gens qui entraient et sortaient d’ici ne se cantonnaient pas dans cette partie. Elle le savait pour l’avoir vu. Elle finit par apercevoir sur la gauche une porte. Là devait résider la clé du mystère… Il fallait juste passer de l’autre côté de la porte à double battant sans doute destiné à laisser passer un charroi… Elle tenta de la secouer prudemment mais elle était encore en bon état et ne se laisserait pas ouvrir sans se défendre. Elle n’avait rien sur elle pour tenter de la forcer discrètement ou non. Si elle devait s’attaquer à cette tâche, elle en serait réduite à faire pas mal de bruit. Tant qu’à en faire elle se résolut à frapper à la porte. Cela lui indiquerait si l’endroit était occupé ou si les habitants ne pouvaient de toute façon pas l’entendre… Au pire elle pouvait arguer qu’elle cherchait du travail à profiter du rebut de l’arrière, enfin elle trouverait bien… Elle tambourina mais n’eut aucune réponse, même après avoir patienté quelque secondes. Elle se retourna donc vers le bric à brac derrière elle. Elle trouverait bien quelque chose… Elle avisa dans un coin, un vieux volet à moitié démantibulé, les traverses étaient de celles en fer plus ou moins bien forgé qui servaient même temps de gond. Elle fit porter tout son poids sur les planches pour finir de les détacher. Quelques coups de talon et elle put enfin se saisir de cet outil improvisé. Elle l’introduisit dans entre les deux battants de la porte pour faire levier et tenter de faire céder la porte. Mais en vain. Le pêne d’un loquet apparut dans l’interstice qu’elle était parvenue à créer et pas moyen d’y glisser les doigts pour faire jouer la pièce de métal et la faire coulisser. Pas question de renoncer ! Il ne lui restait plus que les fenêtres mais comment espérer les casser sans que les occupants des lieux ne s’en aperçoivent dès qu’ils reviendraient. Le changement de lumière, le courant d’air, immédiatement ils sauraient que quelqu’un avait pénétré l’endroit par effraction… Elle regarda autour d’elle. Il fallait qu’elle trouve et vite. Le temps jouait contre elle et les corbeaux qui croassaient au-dessus de la ville semblaient  la narguer. Elle leva les yeux vers leur vol noir et…

La barrique roula sur son arête contre le mur. Elle grimpa dessus et agrippa la chanlatte. Sa taille le lui permettait. Une poussée de ses jambes accompagnée d’une traction sur ses bras et elle se hissa tant bien que mal sur le toit. Les tuiles crissèrent l’une contre l’autre. La Zélos était maintenant à genoux sur la toiture en appui sur ses mains. Il n’est pas toujours aisé d’évoluer sur ce genre de terrain. Les tuiles instables, la pente du toit, la solidité hasardeuse, il était des milieux dans lesquels Orchid se sentait bien plus à son aise, mais quand il fallait y aller… De toute façon elle ne devait pas aller bien loin dans son projet. Enlever juste ce qu’il fallait de tuiles pour se laisser glisser à terre, et commencer son exploration. L’endroit était ouvert de poussière même devant la porte tant convoitée. Aucune poignée ne permettait de l’ouvrir et aucune trace de main ne révélait qu’elle avait été récemment ouverte. Par acquis de conscience elle poussa su coude mais elle résista. Visiblement ce n’était pas la porte du paradis tant espérée. Ele n’avait plus d’autre choix que de se rendre à la porte de devant. Elle y découvrit les traces dans la poussière qu’elle fut surprise de ne pas trouver devant le porte, mais elle s’arrêtait bien vite devant une grosse malle. Elle eut un sourire vainqueur et ouvrit le gros coffre de bois sombre avec la poignée qui semblait l’unique point pour en soulever le couvercle, raison sans doute pour laquelle la couche de poussière était presque intacte. A l’intérieur, une sorte d’échelle de meunier menait à un niveau inférieur. Aucun son n’en provenait mais une torche éclairait le bas de l’échelle peut être laissée là active pour le retour des derniers sortis mais aussi signe d’une occupation des lieux. Notre Espionne s’engagea sur les degrés avec la précaution qui s’impose lorsque l’on tourne presque fatalement le dos à un éventuel danger et que l’on n’est pas assez sûr de ce que l’on va trouver en bas. Heureusement, les degrés de l’escalier raide étaient assez rigides pour avoir la bonne idée de ne pas grincer. Arrivée en bas elle marqua un arrêt pour prendre toutes les informations que ses sens pouvaient collecter. Pas de lumière, pas de bruit et juste devant elle ce qui semblait être un couloir dont elle ne parvenait pas à définir la longueur. Elle se résolut à remonter se munir de la torche qu’elle avait laissée derrière elle. Le passage était en fait assez court et donnait sur une porte anonyme. Le sol était égal et dallé, signe que les lieux avaient eu de longue date une utilité…  Après l’arrêt d’usage afin d’entendre des signes quelconques d’activité derrière, elle la manœuvra et celle-ci eut la bonne grâce de ne pas gémir. Un souffle régulier la fit tressaillir. La pièce était occupée. Elle se figea mais aucun mouvement ne lui parvenait ; elle cacha la flamme derrière sa main et s’enhardit à pénétrer dans la pièce. Un vrai petit quartier général clandestin comme on se l’imagine : bureau et paperasse indistincte dans la semi-obscurité, couchettes et chaises et dans le fond ce qui ressemblait à une cuisine de campagne et provisions. Une des couchettes était occupée par un dormeur. Celui-ci devait avoir le sommeil bien lourd si l’on songe à ses deux camarades qui étaient sortis peu de temps auparavant… Elle se dirigea vers le bureau derrière lequel elle prit place. Cela avait l’avantage de lui permettre de surveiller le dormeur plus aisément. Elle examina rapidement les diverses feuilles qui y trainaient, rien de très parlant à part une liste sur laquelle figurait un nom qui ne lui était pas inconnu, Brom Ode'Bahalmarche. Rien de surprenant étant donné la raison pour laquelle elle se trouvait là… Des listes avec des nombres, sûrement des sommes d’argent, ne lui apprirent que peu de choses supplémentaires si ce n’est que les gains sans être médiocres étaient modérés, signe sans doute d’une activité au début de son expansion… Enfin, elle s‘approcha du dormeur. Il était toujours bon de mettre des traits sur un possible adversaire et cela pouvait être un avantage de reconnaître sans être soi-même reconnu. Elle s’en approcha à pas de velours. Des babines rosés, un nez pointu sans doute un Yorka belette ou mustélidé quelconque. Il était juste enroulé dans sa cape de voyage retenu par une broche dont le motif ne l’étonna qu’à moitié. La forme vulpine semblait être attachée aux lieux ou à l’organisation… Mais le temps passait et il y avait encore tant à faire… Le chemin du retour fut retardé par les précautions qu’elle dut prendre pour laisser le moins d’indice de son passage. Ses traces dans la poussière en dehors de celles des occupants de l’ancien atelier en particulier retinrent toute son attention. Repasser par le toit et remettre les tuiles en place furent plus athlétiques que compliqué mais bientôt dans la rue, elle put relâcher la tension que la discrétion lui avait imposée. Elle regarda les deux astres de lumière dans le ciel. Il ne lui restait que peu de temps et elle devrait, faire une croix sur la possibilité de se changer avant de monter dans les gradins…

Elle courut aux arènes et se rendit directement aux affichages sous le porche d’entrée afin de vérifier l’ordre des combats. Le forgeron ne passerait pas dans les premiers, ce qui lui laissait encore quelques minutes si tant est que les premiers fassent un peu durer le plaisir. Des gradins au-dessus de sa tête, lui parvenaient les clameurs des spectateurs tantôt déçus tantôt enthousiastes.

A l’extérieur, étaient reléguées les officines plus ou moins clandestines de paris et des affiches de côtes collées à la colle à base de farine de poisson se superposaient en épaisses couches. Devant, des bookmakers faisaient les cent pas. Elle chercha et ne fut pas longue à trouver les affiches au pictogramme au museau fouineur et aux yeux mariols. Tous les indices concordaient maintenant. Elle aurait bien pris quelques initiatives supplémentaires, mais une clameur grandiose ne pouvait que saluer l’entrée en lice du colosse de Bor. Il était temps de se rendre dans les gradins. Elle dut jouer un peu des coudes pour parvenir à passer la queue de ceux qui n’avaient pas pu trouver de place. Lorsqu’elle émergea enfin, le forgeron finissait sa roulade. Elle eut à peine le temps de se faufiler vers les places les plus en hauteur, les seules encore un peu accessible sans faire jouer de musculature. Le prêtre la repèrerait-il de si loin et dans cet accoutrement ? Elle enleva son capuchon et se passa un revers de manche sur le visage avant de suivre une idée soudaine. Elle sortit sa dague de sa botte et fit jouer la lumière du soleil sur l’acier afin de diriger un reflet dans les yeux du géant qui se tournait déjà vers les gradins comme pour saluer de son regard perçant mais plein de bonté le public enthousiaste. Nul doute que sa côte allait baisser, mais ce n’était pas l’important pour le moment…


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 26 Jan - 12:06

    Marcher, marché et rire, écrire un instant qui n’en est un que pour celui qui le vie, voilà ce que l’ont essaye de faire, ce que l’ont transcrit et ce que les bardes, tout de gloire auréolé, murmurent doucement, alors que leur grandeur et leur chant ne sont que les instants de ces héros perdu comme on en trouve que peu, de ces héros comme celui qui, dans un coin de ses yeux, voit la lumière et la fixe, elle est là, belle ange, sous cette éclaire, belle ange de bonne nouvelle puisque ne portant pas de plume, alors à quoi bon ? D’un mouvement il projette le gamin sur son épaule, il s’est avoué vaincu mais il sortira dignement, et l’amène avec lui en direction des grilles, ses grilles, celles qu’il va garder jusqu’à demain soir.

    Sa volonté, sa technique est simple, il veut, de par des techniques de combat simples, gagner en montrant le moins d’efforts possible, gagner comme si les choses étaient simples, ses gardes sont nonchalantes, folles, oublié par le passé alors qu’elles sont bien véritable, et si les pates d’ours peuvent sembler une imbécilité, c’est l’une des gardes les plus efficaces de la savate. Qu’on ait l’air stupide ou de se moquer de l’adversaire n’y change rien, il veut gagner vite, et montrer la simplicité. Ainsi, ainsi il sera le meilleur choix de ses ennemi de l’instant, car si sa cote baisse c’est que beaucoup de gens parie sur lui, plus il est aimé, plus les gens sont sur qu’il gagnera, plus l’argent vas affluer sur sa personne, et plus … Dans un mouvement le gamin se baisse, sa tête à faillit heurté le haut de la grille mais il a des reflexes, le géant qui l’avait presque oublié le pose, et alors qu’il commence à lui raconter sa vie, le forgerons se pose séant sur le sable claire et regarde les autres combats.
    Ce jour d’hui il est un fauve, un fauve en cage, mais un fauve qui pense, qui met en place sa stratégie, les parieurs clandestins vont vouloir faire rentré de l’argent, en proposant des cotes plus intéressantes, sur lui à condition que tout le monde soit sur qu’ils gagnent, que sa cote soit basse, et surtout, eux vont parier contre lui, car ils auront un accord, un accord simple, il perdra le dernier match, celui où sa cote sera tellement basse que tous seront sur qu’il gagnera, son adversaire aura donc un cote folle, et les gens, les tricheurs et ceux qui connaissent la vérité de la vie gagneront de l’argent. Car tout ça n’a qu’un but, l’argent.

    Il sourit, il vient de s’adosser au mure, près de la seconde grille, il a choisit de rester un fauve, enfermer, derrière la grille des gens peuvent passé le voir, regarder cet homme qui se pose en bête de foire, observer sa musculature, il exècre la politique mais il la connait, il sait que les gens voudrons le voir, il sait qu’il doit garder ses distances, donner l’air d’être professionnel, les conforté dans leur sensation, il est là pour vaincre, il ira jusqu’au bout et le fera simplement : Sans difficulté car il est née pour le combat, ou pour la forge, mais qui fera la différence ? Il sourit, comme il sourit à la demoiselle sur les gradins, pour une raison inconnu ou presque il est heureux de faire équipe avec elle, une petite sensation qui réchauffe son Cœur, elle pourrait être sa petite fille, perdu là-bas, au loin, comme un ilot dans une tempête, elle n’a pas peur de lui, contre toute attente, et quelque chose lui dit que, malgré son ilot, elle n’as pas besoin de protection, juste d’un sourire.

    L’homme se replonge dans sa contemplation des combats, de temps à autre un être passe devant sa grille, il regarde le monde, il sait, il a une idée de comment il va s’y prendre, comment il va gagner ou du moins chercher à le faire. Non il va gagner et attiré l’attention sur lui.

    De temps à autre il répond à un badaud qui murmure, demain il sera une vrai bête de foire, demain on se pressera devant sa grille, déjà Cœur en frissonne de dégout, se rappelant des passés, mais il faut savoir se vendre, savoir gagner, savoir souffrir pour le bien être d’une mission qu’il n’a pas demandé. D’un coup d’œil au gardien qui vient lui demander de sortir il fait de cette entré sa cage, il s’attendait à devoir verser quelques Dias mais l’œil à suffit, il avait presque oublié sa stature imposante et son visage dont la noblesse, bien que fantastique, ressort difficilement dans un autre endroit que ses yeux et son sourire. Tristement il se rappelle être un fauve, puis laisse disparaitre ses sentiments, si elle vient il l’écoutera, si elle demande quelque chose il répondra, mais sinon, sinon il se concentre sur les passes.

    Et le temps s’envole et virevolte, tourne et volette, il ne mange pas, boit ce qu’il faut, et le début d’après midi s’annonce alors que des demoiselles aguichantes passent dans les gradins avec de la nourriture à un prix défiant la concurrence de faire faire plus haut, plus fou. Pourtant les gens, perdu dans leurs jeux, achèterons le pain, l’humanité simple et sans noblesse… Mais son regard n’est pas là, il est sur ses deux prochains adversaires…

    Le premier est une brute, on monstre de son acabit, une montagne de muscle et d’ossature seyante, Zélos transformé par les dieux probablement, il se bat comme un monstre de foire, il a été choisit pour le tester, il lui jette souvent des regards, ils savent que ceci se jouera entre eux. Mais lui, la chose se bat comme un fauve, comme un monstre, la technique est quelque chose qu’il a oublié pour ne concentré que sur ses forces.
    Le second n’est pas a oublié mais il a perdu, fin, agile, il espérait arriver jusqu’aux armes avant de rencontré des phénomènes comme ses deux prochains adversaires, lui, ils se le disputeront, ou pas … Le temps est aux stratégies, mais pas à celles de combats, non, à celles d’arènes, à celle de guerre et de haine, à celle de tuerie, à celle de spectacle. Dans l’ombre de sa cage une lueur incarnat, igné s’allume au fond de ses orbites trop calmes.

    Il entre, toujours sur son quart d’arène, alors que dans son dos entre la demoiselle qu’il a fait mander à Cynn, elle l’attendra ici, dans sa cage, soigneuse et véritable masseuse, celle qu’il a déjà vue ce matin même. Son regard est calme, posé, d’un vague coup d’œil il regarde le Zélos et le Sindarin, sans façon, sans grimace, jusqu'à ce que… La cloche retenti, un mouvement, conjoint, les deux montagnes se lancent vers le sindarin, un coup d’œil, un accord, il les voit, il lève les mains et s’assoit, il a perdu. Les hurlements se font entendre, on l’abjure, mais il a vue leur regard, il sait que si un coup l’atteignait, pas malchance, par mégarde, il n’aurait pas été certain de vivre, on l’oublierait. L’arène, la brutalité de la vérité, l’alliance des forts, des adversaires qu’on trouve digne pour avoir enfin un vrai combat.

    Face à lui l’être hérisser de pique osseux, regarde le chevalier, et comme deux fauves, comme deux démons, ils commencent ce long ballait, cette instant où ils se tournent autour, il ne pourra pas gagner simplement. Un sourire, un regard qui semble se perdre et le Zélos charge, posant ses appuis Brom y oppose une frappe du pied, toujours savaté, toujours volante, pourtant le bras du monstre vient se poser devant sa tête, comme une quinte, et comme une quinte il la glisse alors que ses os ne craquent pas, les Dieux l’ont béni d’une résistance digne de celle de Brom. Mais déjà il se redresse, s’étant, se lance avec violence sur sa cible et le géant bascule et s’écrase à terre. Son dos percute le sol, lui coupe le souffle, il remonte ses gras à son visage, plie ses jambes, mais déjà le Zélos frappe, griffe, hurle, se jette avec rage.
    Un murmure, un sourire, un hurlement plus grâve remonte, plus puissant, à faire trembler des gorges, un coup dégage le Zélos, poing ? Pied ? Dans cet amas de membre qu’était la mêler dure de le dire, mais le titan se redresse, il crache un glaviot de sang rougeoyant, sa bouche et écarlate, pleine de sa vie, pleine de ce liquide qui le fait bouger, il sourit, ce sourire fou, pleine d’hormone, ce pique violant. Ses yeux… Déjà redresser il frappe, son poing percute les os, garde prime, trop haute, il protège sa tête, le second poing remonte, crochet, ventre, plexus, il remonte, il hurle, la magie et le pic hormonal fait son effet, la douleur décuple la force, le Zélos décolle et vas s’écrasé plus loin, le titan est dessus, il le frappe à nouveau, la vision rouge. La cloche sonne, il frappe. Le rythme est fou, il frappe à nouveau et se rappelle.

    Il se relève, regarde ses poings légèrement vermeilles, puis, après avoir lever la main et craché un autre amas de liquide coagulé et s’être essuyer sa barbe il lève le poing et faire un tour du public, son regard s’attarde à nouveau sur elle, son sourire se fait plus calme un instant, puis son masque de foire revient, il est gladiateur, il est celui qui cherche à rameuter la foule vers lui, cette foule adepte de victoire et de violence.
    Alors, à nouveau, le pas calme il se dirige vers sa cage et sa soigneuse, le prochain combat sera à la nuit tombé, le prochain sera le dernier test, demain tout sera vraiment truqué, il le sait et déjà il en souffre, il ne doit pas rater une miette de ses derniers combats, de ceux qui se battent pour de vrai, de cette façon d’être qui définira la façon de forger de demain.

    Il ouvre la bouche où sa langue à demi sectionné libère encore des flots de sang trop chaud, et laisse la demoiselle faire sa magie, puis regarde les combats sans compassion pour le Zélos qu’on évacue dans une civière le visage légèrement déformé …
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Dim 1 Fév - 18:09

Jamais les bardes ne chanteront ses actions car elle n’a pas l’habitude de se mettre dans la lumière. Elle a choisi de marcher dans l’ombre et la répartition des rôles lui convient ainsi. Tantôt ombre dans l’ombre tantôt mendiant parmi les indigents, elle fait ce que l’on attends d’elle ou croit que l’on attend d’elle sans rien attendre en retour si ce n’est l’espoir d’être dans sa vérité, que chacun pourra contester, mais qui s’impose à elle. Lorsqu’elle se fait la main de la Grande prêtresse ou lorsqu’elle s’empare d’un fait divers comme les tricheries elle le fait en toute sincérité, sans chercher de récompense si ce n’est l’estime qu’elle peut avoir d’elle-même lorsque c’est possible, même si pour cela elle doit ôter la vie de l’un ou de l’autre. La fange ne la rebute pas lorsqu’elle devient une nécessité, elle l’accepte sans remord.

Le colosse cille confirmant ainsi qu’il l’a aperçue. La voilà rassurée et libérée jusqu’au soir pour vaquer à des occupations les plus utiles possibles à leur mission. Là n’est pas la chose la plus facile pour la Zélos que de prendre des initiatives sans en référer à son complice. Ce devra être fait que sur des bases que personne ne pourrait remettre en cause. Le forgeron et ses victoires vont voir leur côte baisser et il sera une proie tentante pour les tricheurs. Un tel combattant est assuré de remporter le tournoi mais quelle surprise s’il venait à perdre alors que tous le voient vaincre ! Misez alors sur son challenger et votre mise en sera décuplée voire plus. Les mafieux iront donc trouver le potentiel vainqueur et tenteront d’obtenir sa complicité. Pour eux deux arguments possibles, le partage du butin ou la menace. Le partage du butin serait pour ceux qui pensent pouvoir corrompre le combattant, mais la réputation du prêtre fait de lui quelqu’un de droit que l’argent ne touche pas. Reste la menace. Menacer le colosse serait comme du suicide, mais menacer quelqu’un  chose ou quelqu’un de cher à ses yeux aurait des chances de faire plier la droiture de leur proie. La Zélos essayait de se mettre dans la peau du maître forgeron et d’imaginer ce qui le tient viscéralement en vie et à cœur. Sa forge et son art sans aucun doute, mais cela ne se perd pas. Existerait-il des personnes chères à son cœur dont la protection deviendrait difficile à assurer ? Elle devait s’en assurer. Elle espérait que non mais qu’elle pourrait en créer afin de ferrer les tricheurs et endormir leur vigilance  en les rendant certains de tenir le colosse à leur merci. Jamais elle n’a entendu parler de personne attachées à la personne du prêtre et elle s’en réjouit mais de fait sa curiosité s’en trouva tout à coup aiguisée… Il est parfois seulement utile de sonder la populace pour se faire une idée du savoir des gens sur les héros puis d’aller creuser un tout petit peu plus profond pour s’assurer que l’éventuel mafieux ne découvrirait rien sur le combattant.

La Zélos se fraya donc un chemin vers l’extérieur en grattant les quelques piécettes qui pouvaient toujours être utiles au fond de son sac et se dirigea vers les stands de officines de pari. La première avait déjà encaissé la baisse côte du prêtre des arènes où il ne cotait déjà plus qu’à 3 contre un.
Elle regarda les affichages des paris  au-dessus de la Yorkas furet en faisant jouer ses pièces dans ses mains :

« Brom Ode'Bahalmarche n’a pas une côte bien élevée… J’avais jamais entendu parlé de lui… »

Elle avait marmonné ces considérations presque pour elle seule, heureusement, la bookmaker en bonne commerçante attrapa ses propos au vol.

« Si si, c’est un prêtre de Bor !
_ Un prêtre dans les arènes ?
_ On le dit un peu spécial, mais ce n’est pas interdit que je sache…
_ Non certes. Ca vous ôte des occasions de vous faire des potes, mais ce n’est pas interdit…"


La Yorka ne put s’empêcher de rire au qui pro quo de la Zélos

« Je parlais d’être prête et de combattre dans l’arène, mais vous avez raison on ne lui connait pas de fréquentation stable, en ville tout au moins..
_ Ca cote n’est pas très alléchante…
_ Il a un peu tué le tournoi avec sa dernière prestation… Mais ça en fait une valeur sûre pour qui veux assurer son gain… »


Elle avait appuyé son propos par un examen de la tenue loqueteuse de son interlocutrice. Un mendiant qui aurait quelques pièces à miser pouvait empocher une petite somme sans trop de risque en pariant sur le forgeron…

« Mouai !... Je vais aller faire un tour du côté de vos concurrents… A plus peut être… »

Elle se dirigea ensuite vers les autres stands dont les cotes affichées n’étaient pas plus brillantes concernant le chevalier des forges. Seule exception le stand au renard qui annonçait encore un six contre un plus alléchant.

« Vous allez attirer les foules avec des offres aussi alléchantes !
_ Personne n’est à l’abri d’une défaite.
_ Non mais le colosse semble intouchable
_ Chacun calcule les risques à sa façon…
_ Vous en savez plus que les autres sur lui ?
_ Tout ce qu’il y a à savoir est à voir dans l’arène
_ Tout de même, il doit attiser la curiosité non ? Sa belle va finir par être jalouse des combats !
_ Pas de fem… Je veux dire que la rumeur le duit assez solitaire.
_ Bon,  j’ai trois dias à miser… Tout le monde à des amis…
_ Trois dias de quoi manger si vous gagnez. Des amis ? Faut pas avoir peur de finir écraser entre ses paluches, ni comme meuf ni comme copain… Votre reconnaissance de mise »



Le terran lui tendit la feuille cachetée au signe du renard

« Merci ! Je reviens dans ?...
_ Deux heures… Tout devrait être fini…
_ A tantôt alors ! »


Elle s’éloigna des arènes. Apparemment, personne ne connaissait de relations intimes  au forgeron, mais les membres du gang du renard pouvaient très bien cacher leur jeu. Si elle était eux le moins qu’elle aurait fait était d’aller se renseigner au temple de Bor. Il avait assez clamé qu’ils e recommandait de cette divinité pour que l’on comprenne qu’il était prêtre. Elle repassa donc par le chemin des écoliers se changer pour avoir l’air plus présentable en évitant d’être reconnue, puis prit la direction du temple de Bor. A arpenter la cité de long en large, elle allait la connaître comme le fond de sa poche, avantage collatéral du travail que l’on veut effectuer avec les plus de méticulosité possible.

L’intérieur du temple était fort différents de celui de Kesha dont la beauté pure côtoyait souvent une sorte de froideur tout comme la déesse à laquelle il était consacré. Là au contraire, régnait les couleurs rougeoyantes des forges et le métal était omni présent. Métal poli ou structuré, scintillant ou patiné, tous les états de des différents minerais semblaient représentés… Elle s’arrêta devant une fresque représentant le dieu forgeron et elle ne put s’empêcher de comparer la divinité à son haut prêtre dans son apparence. Le haut prêtre avait-il servi de modèle au peintre ?

« Impressionnante n’est-ce pas ? »

Igrim se retourna vers le nouveau venu. A sa toge brodée aux emblèmes des Forges de Bor, elle ne put ignorer qu’il s’agissait d’un prêtre.

« Très !  Je me disais justement que cette représentation me rappelait étrangement votre Haut prêtre, Brom Ode'Bahalmarche…
_ Notre guide en ce monde semble en effet été expressément choisi par Bor pour le représenter. Son art, son dévouement et son physique même, tout indique que nul autre mieux que lui, ne pouvait occuper une telle place. »


Le ton du prêtre indiquait une certaine exaltation ou pour le moins une grande admiration pour le forgeron qui combattait au même moment dans des arènes on ne peut plus séculière.

« Ce doit être une lourde charge de porter une telle prédestination…
_ Je suppose oui… »


Le prêtre fronça tout à coup les sourcils et regarda avec attention la Zélos.

« Vous avez l’air de beaucoup vous préoccuper de notre Guide… D’aucuns pourraient trouver cela suspect…
_ N’y voyez rien de coupable dans mon intérêt. Il se trouve que j’ai rencontré brièvement votre Grand prêtre et qu’il m’a fait forte impression par sa sagesse… Parlez-lui en si vous le désirez… »


Elle s’inclina et se présenta

« Igrim, prêtresse de Kesha. Il se souvient certainement de mon orgueil…
_ Dans ce cas, je serais ravi de vous en dire autant que possible sur lui. Me ferez-vous l’honneur d’accepter une collation dans nos quartiers ?
_Avec plaisir !... »


La Louve de Kesha suivit alors le prêtre sur les extérieur du péristyle jusqu’à une dépendance au temple qui semblait devoir abriter les appartements prétoriaux. Ils parvinrent enfin dans la cuisine où la fonte et l’acier se partageaient le décor jusqu’à une lourde table en acier brossé autour de laquelle les deux prêtres s’assirent. Le disciple de Bor frappa dans ses mains et une servante apparut bientôt. Le sang de la Zélos ne fit qu’un tour en reconnaissant la femme sortie le matin même du repère du renard… Soumise elle apporta quelques gâteaux secs et une théière emplie d’un breuvage parfumé au gingembre, tandis qu’Orchid tentait de l’observer à la dérobée. Comment avait-elle pu se faire engager si vite ? Etait-elle là depuis plus longtemps que cela, Etait-ce une coïncidence ? Tous les ordres étaient –ils infiltrés pour parer à toute éventualité ? Toujours était-il que le moyen de faire pression sur le forgeron de Bor semblait résider pour les aigrefins dans le temple et sans doute, la sécurité des moines et des prêtres.

« Comme je le laissais entendre tout à l’heure, notre guide est tout dévoué à sa tâche et a ainsi renoncé à bien des joies terrestres comme celle de fonder un foyer…
_ Il doit bien avoir quelques amis cependant…
_ Et bien son art lui a valu l’admiration de beaucoup en particulier les destinataires de ses œuvres. Dire qu’il s’agisse maintenant d’amis… »


Le prêtre eut une moue dubitative accompagnée d’un geste évasif de la main.

« Peut-être voue-t-il beaucoup d’affection à ses disciples…
_ Hélas, notre maître ne se considère pas assez digne de Bor pour prendre des apprentis ou des disciples…
_ Cette modestie n’est-elle pas dommageable à votre ordre ?»


La conversation s’éternisait et l’on sait que ce n’est pas l’exercice de prédilection d’Igrim qui prit bientôt congé. En outre les combats allaient bientôt livrer leur lot de qualifiés pour les tours suivants et elle avait non seulement un gain de pari à retirer mais aussi un rendez-vous à honorer…

Une heure plus tard alors que l’après-midi touchait à sa fin, Orchid se présentait aux arènes dans sa tenue de mendiante pour assister au deuxième combat de du colosse. Les choses sont moins aisées que prévu mais le combat ne dure malgré tout que quelques minutes. Elle essaie de deviner ce que ressent le prêtre, avec le goût du sang dans la bouche. Ce goût, elle le connait et elle en connait les effets possibles, la montée de la rage incontrôlable qui décuple vos forces ou bien le dégoût de la violence. Elle applaudit au succès du géant…
Un peu plus tard, devant le stand du renard.

« Pas de regret d’avoir misé chez nous. Hein ?
_ Non et il se pourrait même que je revienne si j’arrive à garder quelques Dias d’ici demain…
D’autant qu’avec le combat de ce soir sa côte risque d’augmenter…»


Le résultat concernant Brom Ode'Bahalmarche n’avait pas été un grand suspense et la manœuvre des renardeaux pour attirer les parieurs était transparente lorsque l’on connaissait leur but final. Il allait bientôt se répéter que mise chez eux était plus intéressant qu’ailleurs et le jour de la finale, la majorité des paris irait grossir leurs carnets de mises. A ce rythme-là les autres officines allaient devoir mettre la clé sous la porte. Un mystère persistait cependant, comment avec un mécanisme aussi simple, ne s’étaient-ils pas encore fait repérer ?
Igriml passa devant les autres stands en les chambrant plus que de raison.

« Vous devriez en prendre de la graine !
_ C’est du suicide ! Ils viennent d’arriver à l’arène et pensent déjà tout connaître des combats et des paris. Je ne veux même pas savoir combien ils ont perdu aujourd’hui… »


Là encore, un mystère se présentait. Comment expliquer que la triche préssentie par le peuple depuis plusieurs jours déjà n’ait pas désigné les renards comme les escrocs ? A moins qu’ils aient commencé dans la clandestinité et que pour accroitre leur profit ils aient pris pignon sur rue. Ils devraient alors se montrer plus prudents mais l’aubaine que représentée par la présence du prêtre devait leur permettre de réaliser une bonne opération, même si ensuite ils devaient ralentir leurs activités frauduleuses pour donner le change jusqu’à la prochaine occasion…
Cela faisait beaucoup de théories à exposer à son complice ce soir…

Le soir. L’heure des complots, des conjurés, des complices et des forfaitures. Elle s’était glissée dans le jardin de l’auberge délaissé en cette saison. Point besoin de magie ce soir pour se faufiler d’une embrasure à une autre les extérieurs étaient dégagées et peu fréquentés. Rien de plus facile que d'atteindre la chambre  repérée la veille. Elle guette les éventuelles présences indiscrètes dans l'ombre et pousse doucement la fenêtre. Pas de déception, celle-ci est déjà ouverte. Elle se coule à l'intérieur de la chambre et referme les deux ventaux avant de se caler, assise par terre, dans la coin le plus obscur e la chambre, hors de vue d'un regard extérieur, mais en vue de la porte par laquelle le prêtre devait faire son entrée. Elle n'était pas là pour le surprendre...


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 11 Fév - 18:30

    Le soir, la nuit, la haine, la rumeur qui se pose qui se propose, qui murmure et s’étire, on vient le voir. Là dans cette cage d’où personne n’ose le déloger, on vient l’observer, contempler la statue qui regarde fixement les autres combats, sans un mot, sans un commentaire, colosse d’airain secret, puissant, craint.
    Par contre les murmures alimente la rumeur, les bruissements se font parvenir de l’autre coté des barreaux, car au font ce sont eux les animaux qui se cachent derrières ses grilles de fer si fragiles, eux qui le regarde avec un mélange d’envie et de peur. Eux qui, au milieu des feuillages métalliques, ne se tiennent droit que car d’autres moutons et brebis se pressent contre eux, caché, oui ils sont caché dans la masse comme une sardine se cache dans son banc, perdu dans ce mouvement brownien, aléatoire et honteux qui consiste à regarder et a murmuré. La Masse est contente, elle a ses jeux, elle a sont envie, sa passion.

    Les mots volent et piailles :
    Indestructible ? Il en est loin, mais qui dans une arène de cette envergure, avec de tel limitations pourra, le battre. Il a le corps d’une montagne et les avatars de ce monde ont d’autres chats à fouetter que de se produire en spectacle. Surtout que la plus part pourraient y mourir par mégarde.
    Montre ? Oui au fond, tout au fond il n’est rien d’autre, une créature de Bor crée par lui pour lui, pas pour les hommes, mais pour l’artisanat … Alors à quoi bon être humain quand on en a plus les préoccupations ?
    Prêtre ? Non, il ne l’est plus, il est main, il est marteau, mouvement, mais prêtre sous entend voix, conversion, recherche, il a trouvé son dieu, et chacun fait ce qu’il veut de sa foi, Bor n’en a que faire, lui cherche l’art, la grandeur, l’infini temporel, le rêve, pas les hommes.
    En vérité les mots qui hululent dans les ombres de sa forêt de fer n’ont pas d’intérêt, la seul chose qui en as c’est les mouvements de ces êtres, de ces hommes là.

    Il sait déjà qui il va combattre, les tirages ont été changé, on veut le tester une dernière fois, il fait changer les plans, demain, les deux premier combat seront facile, honteux, aujourd’hui, ce soir, rien n’est jouer, mais tout doit se jouer, se danser. Alors il regarde son homme, il est fort mais fin, agile, vif, ses muscles sont longs, tiré par des entrainements sans failles aucunes, il est combattant, guerrier, rodeur et probablement assassin, il est ici pour se vendre, pour montré qu’il est le meilleur, efficace, mais il n’a pas l’air de savoir qui il va affronter, il en montre trop.

    Il lui rappelle la demoiselle avec qui il fait équipe : la perdu dans les murmures du vent et les ombres de sa grotte, il sourit. Comme elle il a choisit un bon moyen, mais sans en connaitre les implications. Comme elle il pense connaitre le monde mais n’en voit que le dessus. Comme elle il vie par son art, pour celui-ci et oublie qu’on le regarde pas forcement de la manière qu’il conçoit. Il cherche l’admiration, mais les yeux du géant, enfouit tout au fond, obombré par les pierres et la peau, la chair et les os, ces yeux là décortique, oscule et découpe ses mouvement. Et comme elle il est battit de la meilleur façon pour l’avoir et le réduire au silence, tout en finesse et en beauté.

    Son pied bat le sol, oui c’est ça, c’est là qu’est le monde, le verdict, son pied si agile n’est pas un amis du sable, surement connait-il les branches et les pavé, les sols solide et puissant, mais il ne connait pas le sable, alors il se bat contre lui, il lui impose une propulsion, une honte, alors le sable, tout de go, sans amitié, en absorbe une partie. Il se bat contre le sable, et dans toute sa splendeur, dans son effort pour être vue, il n’a pas observer ce petit quelque chose … Peux être car il n’en a pas eut besoin, après tout ces sauts, ses mouvements était largement assez bon, parfait …

    Dans sa grotte le vieil ours inspire une bouffé de souvenir, de désert hurlant, de soleil brulant, de sué froide et de mort, le sable sera son seul allier, main contre main, corps contre corps … Le temps se pose, il sourit à nouveau, il a tellement vue, le monde a fait des grandeur, les styles sont large et l’absence de guerre a tuer l’efficacité, mais certaines choses sont belles, et le jeune hommes qu’il vas affronté est magnifique.

    Il se lève, et dans un grognement de métal qui crisse contre la pierre, marche.

    Le soleil se couche, bas il illumine inégalement l’arène, alors, prenant une grande inspiration il se place et commence à tourné, la ronde se fait, puits il se fige, il est dos au soleil, l’homme comprend et s’élance.

    Il s’appelait Johan, il était apprécier, bien vue, beau, aimé des femmes, forts et puissant, droit, il se voyait héros d’Istheria, mais il était brisé en son cœur, son pauvre cœur, c’était un homme comme on en voit tant sur ces lieux, trop héroïque, trop beau, trop forts, il en oublie d’être. Trop triste.

    Son pied droit explose le sable, son appuie est parfait, sa lancer magique, il passe par-dessus le bras du géant, l’esquive sans souci, le colosse est lent, trop lent, bien trop lent ? Non ce n’est que son imagination, et il est là pour se vendre, la foule l’acclame, il se doit de battre le colosse. Il aime ces ovations, sinon pourquoi serait-il si beau ? Il est passé par-dessus son bras, par-dessus sa jambe, ses esquives sont calculé, parfaites, juste, il a même réussit à le frapper, deux fois, de la paume et quatre fois du poing, il connait tout du combat et sais donc où il faut frapper. Le géant en a même eut le souffle coupé, une lueur dans ses yeux si étrange indéchiffrable c’était allumé, la douleur, sans questions.

    Un autre coup, un tout petit peux plus bas, le chevalier à été toucher, six fois, à chaque fois il a sourit, ce sourire du guerrier, l’homme cherche les poids de douleurs, ces points qui se situe sur des failles des muscles, dans l’épaule, jonction artériel, l’aine et sa coquille, plexus, ce genre de choses, mais il n’a pas observer le noble homme sui se présente à lui et sa constitution … Alors il ne voit pas que les coups sont fait pour être équitable, pour donner confiance et … La carotide, même avec un coup de taureau cela fait mal, très mal, la main de Bor hâlette, deux battement de cœur, le premier lui vos une frappe à l’épaule gauche, le second la même, cette fois il l’a eut, cette fois il en est assez, les pulsions se réveille, la race, le monstre, Cœur se fait plus petit tout au fond de son âme.

    Il se baisse et monte ses poings, les pattes d’ours reviennent, encore, il laisse le jeune le frapper, transverse contracter brulant, brutaux, puis il s’élève sur un coup grandiose, grandiloquent, qui ? Le jeune homme, mais trop bas, le coup de pied retourné est une imbécilité, très beau, très puissant il passe au dessus de la première main alors que la seconde cacher derrière les immenses pates du chevalier s’abat sur la jambe en mouvement. Le craquement est sinistre, la main du chevalier bleuit mais ne faiblit pas, sa seconde main s’est refermer sur la jambe basse. Son épaule le torture, sa main est brisée mais c’est un étau de muscles contracté. La douleur est violente, brutale, honteuse, mais sans attendre il rabat ses main vers le sol et se laisse tombé sur la chose qui enfin connaissait la douceur toute relative du sable. La cloche hurle mais il ne se relève pas, la douleur de son épaule et de sa main est affreuse, le coup était puissant, très puissant. Il ne doit pas le montré, il a gagné en colosse. Alors il se redresse et lève de sa main valide le comateux vers le ciel.

    Il le repose et sans attendre qu’on lui dise un mot se dirige vers sa cellule. Un mouvement du visage, les yeux, la demoiselle qui l’attendait comme promis comme convenu lui tend un immense drap qu’il balance sur ses épaules et sur son visage. Il marche sans regarder, droit digne puissant, lutteur, il quitte l’arène en guerrier ou en monstre, il n’en a que faire car déjà un homme vient le soutenir, un Arghantien de passage ? Il n’en sait rien, la douleur rend sa vision flou alors il se laisse guidé jusqu’à la taverne.

    Long brouillard de douleur qui s’emplie quand les hormones retombent, il marche et devant une porte se rappelle, il se réveille, dans la taverne devant sa porte, d’un sourire il prend le baume et demande à la demoiselle de revenir plus tard, dans deux heures, le temps qu’il se ressaisisse. Il promet de ne pas s’endormir et Cynn d’un regard appuis ses dires, alors seulement, il ouvre la porte et s’engouffre dans sa chambre.

    Elle est là, il le sait mais il n’y fait pas attention, il connait les lieux par cœur et dans un mouvement se pose sur le lit et se redresse, il ne doit pas s’adosser, il pose le baume à coté de lui et prenant une inspiration prend la parole.

    “Ils m’ont testé, le dernier fut plus dure que prévu, tu as environs deux heures, après elle viendra me soigné puis Cynn laissera entrer les hommes, tu pourras te cacher dans l’armoire si tu le souhaite. En premier lieu j’aimerais que tu m’amène la bassine d’eau, elle doit être près de la porte, puis la boisson qui à coté de celle-ci elle doit être chaude et sentir affreusement si tu en soulève le couvercle. Pour le reste, tu as une chaise, assez toi et discutons. Et si je tourne de l’œil, tu as l’obligation de me réveiller … Comme tu le voudras, n’hésite pas pour une bonne claque.”

    Utilisa la bassine il se rince son visage de sable et de sang, puis d’une traite bois ce résidu, son visage est formel, la chose est affreuse, dans la gorge les épices se mélange, les écorces, les amertumes qui cherchent toutes à prouver quelque chose, et le marc, cette affreux marc de cette boisson noirâtre que les gens aiment pour rester réveiller, concentré tiré, cette nuit il dormira surement peu … Puis une fois fait, alors que sa vision commence doucement à revenir il se concentre sur la demoiselle et les problèmes qui ne font que commencer.
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Ven 13 Fév - 10:08

Assise en tailleur dans le noir, elle laisse ses sens scruter la nuit. Le temps est déjà froid mais qu’attendre d’autre de la saison ? Le vent ne déchaine pas encore ses fureurs glaciales et seuls quelques souffles parviennent jusqu’à ses oreilles. L’auberge est calme en cette période de dernières foires avant l’hivers les commerçants qui ont fait le déplacement de leur atelier jusqu’à la cité pour tenter quelques dernières ventes sont encore attablés derrière une dernière choppe ou déjà dans leur chambre leur esprit ne doit pas être celui des périodes de fête qui agitent les heures tardives de la nuit de leurs beuveries, leurs chants, leurs musiques et leurs orgies. Dans quatre mois la fin de la saison froide sera annoncée par l’embrasement de la dernièrement tempête symbolisée par le ... de bois façonné pendant la morte saison par la guilde des charpentiers.

En attendant elle repasse les informations de ces derniers jours. Les choses sont à la fois simples et complexe. Le plus rassurant est d'avoir affaire à une bande en construction qui essaie de faire son trou dans le milieu du jeu. Il vaut toujours mieux tuer le monstre lorsqu'il est encore jeune que lorsqu'il toutes ses griffes et toutes ses dents en sa possession et que sa taille aux multiples tentacules le rende plus difficile à éradiquer. Chose aisée maintenant à comprendre, la stratégie du renard. Attirer les parieur en leur faisant miroiter des gains plus importants que les autres officines puis faire perdre tout ce petit monde en soudoyant le favori ou faisant pression sur lui. Les choses plus difficiles à comprendre, comment ils vont s'y prendre pour mettre la main sur le prêtre. Son seul point faible semble être sa communauté religieuse. Est-il assez attaché à elle pour s'en soucier? Si oui, la présence de la soubrette au sein du temple de la cité, pourrait devenir une arme efficace. Empoisonnement? Autre forme d'assassinat? Elle pourrait décimer l'ordre de Bor si elle parvenait à exterminer ne serait-ce que ses têtes dans le temple de la cité frontalière sans parler des dommages collatéraux qu'une telle attaque pourrait provoquer: méfiance inter-ordre, chasse aux sorcières dans les rues de ville, faire sortir les prêtres de Bor de leur réserve et neutralité habituelles...

La stratégie que les deux complices allaient devoir mettre sur pied devrait donc prendre en compte tous ces aspects. La base était simple, faire croire au renard qu'il a la main sur le champion de Bor pour le surprendre par une victoire qui l'obligerait à rembourser tous les parieurs et le ruinerait du même coup. Cependant, il faudrait compter avec le danger qui se terrait dans le temple et d'autre part, Igrim avait des ambitions plus importantes pour la chute des tricheurs. Elle rêvait d'une fin infligée par le peuple des parieurs, une de ces fins qui ferait réfléchir les éventuels successeurs de cette bande. Il faudrait donc, en premier lieu, faire en sorte que les prêtres soient en sécurité au moment où le colosse bernerait tout le monde sans que les tricheurs ne se doute de quoi que ce soit. Il faudrait donc faire en sorte de découvrir de quelle manière la charmante vipère que le temple de Bor abritait en son sein comptait passer à l'action pour la contrer sans compromettre le reste de cette opération. L'idéal en outre serait d'attiser la colère des parieurs contre le renard fourbe.

Un hululement profond annonça le départ en chasse d’un grand-duc…
La première façon et sans doute la plus sûre serait de le mettre dans une situation de banqueroute qui l'empêche d'honorer ses engagements. Il s'agirait donc de faire en sorte qu'un maximum de joueurs parie chez eux et qu'en plus la somme à rembourser soit colossale. L'avantage du duo formé par la prêtresse et le forgeron de Bor était que la petite troupe de parieurs indélicats ne pouvait pas mettre le même stratagème à chaque tournoi sous peine d'être trop facilement soupçonné. En contrepartie, elle devait optimiser ses gains pour que leur petite magouille soit rentable... Il devrait être possible d'appâter alors ces malfrats par une mise conséquente. Encore fallait-il la trouver... Elle ne roulait pas sur l'or et elle ne se voyait pas demander une participation financière à son complice dont elle ignorait en outre l'étendue de sa fortune, même si elle estimait que le commerce de ses talents pouvait largement le mettre à l'abri du besoin, encore fallait-il qu'il soit intéressé par la fortune ce qui était loin d'être évident...

Brom Ode'Bahalmarche. Elle ne pouvait s'empêcher de songer à son complice maintenant que par nécessité elle était entrée dans sa vie et qu'elle avait cherché des réponses à des questions qui en avaient ouvert d'autres. Plus elle pensait à lui plus il lui apparaissait aussi proche que possible de l'image qu'un prêtre de Bor pouvait avoir. Observateur mais en marge, plutôt bienveillant du moins de ce qu'elle avait pu en voir et dévoué à son art, n'était-ce pas le portrait de la divinité patronne des forgerons? Même physiquement, sa stature, son aspect rugueux son regard, elle avait pu le constater dans son temple le faisait ressembler étrangement au dieu solitaire. Seule sa stature restait un mystère. En le rencontrant on ne pouvait qu'être frappé par les dimensions du chevalier forgeron. Un tel gigantisme n'était atteint chez aucun peuple, même parmi les Zélos et pourtant si on le regardait avec crainte, admiration, envie peut-être, personne ne semblait s'interroger plus avant sur le caprice du destin qui avait pu forger le maître des métaux, le poing de Bor.

Un rat trottina à l’extérieur le long du mur…
Taillé sans précaution par mère nature ou par Bor, ses écailles passent pour la conséquence de son art. Sa couleur y va de même et sa taille semble si propice à ce qu'il est! Mais d'où vient-il? Il n'est assurément pas Sindarin, ni Zélos. Un Terran au destin contrarié? Sa longévité supposée ne le permettait pas. Un Yorkas ours ou reptile monstrueux? Peut-être... Pas un Sylphide adepte d'une beauté éthérée ni même un Lhurgoyf soumis à la même vanité... Un Gorgoroth vient de quelque part, d'un peuple avant la mort... Et puis qu'importait? Tel ou tel peuple, n'était-ce pas les actes qui vous font appartenir à ce que certains nomme l'humanité? Elle même s'était vue si souvent rangée irrémédiablement dans la classe des Zélos stupides et impulsifs. Elle avait si souvent lutté contre les à priori qu'elle n'allait pas se laisser guider par eux surtout vis à vis d'un partenaire. Etait-ce une occasion de s'en libérer grâce à l'inconnu? Cette idée lui plut immédiatement et elle cessa de chercher les origines de Brom Ode'Bahalmarche. Un chat miaula à l’extérieur tandis que le pas feutré d’une servante effleura le plancher derrière la porte accompagné d’un rai de lumière jaune qui filtra sous la porte…

Elle devait aussi se l’avouer pour l’instant la tâche la plus difficile incombait au haut prêtre. C’était lui qui devait se mesurer dans l’arène à des combattants de tout poil. Elle ne se faisait guère de souci pour lui, mais tout de même, on ne pouvait s’engager dans une telle activité en se disant que tout était déjà joué et que rien ne pouvait vous arriver. µA aucun moment elle ne se donna bonne conscience en pensant que de toute façon, affaire de tricherie ou pas il se serait tout de même inscrit au tournois. Leur projet lui mettait certainement une pression supplémentaire quoi qu’on en dise… En outre l’invincibilité n’était pas de ce monde. Les légendes étaient pleines de héros qui se faisaient anéantir par un petit poucet ou une trop grande confiance en eux. Les légendes mais aussi les pages tourmentées de l’histoire d’Isthéria… Elle n’a vu le dernier combat, et se demande quel genre d’adversaire lui a été opposé. Le genre à pouvoir le mettre à mal ? Quel combattant pourrait avoir une chance contre le colosse ? Quelqu’un de plus observateur et de plus patient que lui ? Quelqu’un de plus rapide que lui ? Quelqu’un en tout cas d’assez puissant pour que les coups portés fassent plus que l’effleurer. Sans doute quelqu’un qui réunisse toutes ses qualités à la fois. Difficile à imaginer mais toujours envisageable et toujours à envisager si l’on ne voulait pas mordre la poussière et subir de graves désillusions. Elle se souvient de son premier combat qui avait failli être son dernier. Elle se rappelle la maîtrise qu’elle avait dû aller chercher pour forcer sa nature profonde à se faire différente pour contrer l’ours. Nul doute que la main de Bor en soit capable. Elle revoit tous ces mois à combattre pour sa survie à tuer pour ne pas être tuée. Tuer sans haine, sans motif valable à part le désir de vivre un jour de plus… Il n’y avait pas de soin pour les vaincus comme dans les arènes des cités. Seulement la possibilité de guérir par chance ou de finir infirme pour la fin de ses jours, jours qui ne duraient que peu. Un infirme ne servait à rien. Elle revoit les vols de vautours au-dessus des dunes. Ces charognards de faisaient que peu de différence entre l’infirme abandonné au désert et le gangréné qui pourrissait juste un peu plus vite… Elle aurait pu s’inscrire elle aussi à ce tournoi et pourtant à aucun moment il n’en avait été question. Le forgeron n’avait jamais évoqué cette possibilité. Déférence pour sa qualité de femme ou désir de combattre ? Mépris pour ses compétences ou reconnaissance de ses qualités d’espionne ? De toute façon, il ne faisait aucun doute qu’il était le mieux placé pour ce rôle sauf s’ils avaient décidé de s’inscrire tous les deux sur deux tableaux différents pour se donner plus de chance. Mais avec l’impossibilité de mener une enquête parallèle aux combats… Etrangement elle n’avait pas eu le temps de se formaliser des choix du colosse. Il ne l’avait pas ménagée durant leur bref entretien et elle avait aimé qu’il la tienne comme responsable de ce qu’elle faisait sans mention d’autre chose que ses actes et de ce qu’elle aurait à faire. Impossible de lui faire de procès d’intention et elle aimait ça. Elle laissa un sourire satisfait se dessiner dans l’ombre de la chambre.
Le sol tremble. Point de chat ou de rat encore moins de hibou. Ce ne peut être que lui. La démarche est irrégulière. La fin de journée a sans doute réservé des surprises. Elle ne l’imagine pas s’adonner à la beuverie pour fêter sa victoire…

La porte s’ouvre. Dès le premier regard elle sait que le combat final de la journée fut difficile ou en tous les cas moins aisé que les précédents. Elle ne dit mot et se lève. D’abord par respect pour le maître des lieux et ensuite parce que la moindre des choses est de lui accorder l’aide qu’il demande. Les instructions sont précises, les gestes de la Zélos également. Elle pose la bassine et le la boisson dans ce qui ressemble plus à un bocal qu’une bouteille ou une fiole. Elle note l’épaule qui ne se meut plus aussi aisément, la main inutilisée. Le mieux ce serait qu’il ôte sa tenue et qu’elle lui applique le baume par contre, si quelque chose est cassé, la suite de leur plan risque de s’en trouver compromise. Elle ne dit mot, elle lui fait confiance, il sait ce qu’il a à faire.

Elle prend le pot d’onguent et pose la chaise devant le colosse et enlève le couvercle. L’odeur est forte comme si l’efficacité d’un principe actif se mesurait à l’intensité de son parfum… Elle s’assied le pot à la main, le regard interrogateur vers le visage marqué du prêtre.
Mais le temps est compté, elle n’attend pas sa réponse et commence en phrases brèves l’énoncé des informations qu’elle a pu glaner. Entre chacune d’elles elle marque une pause pour s’assurer qu’il a bien compris et qu’il ne veut pas répondre.

« Je les ai trouvés.
Ils ont une personne au temple.
Ils vont sans doute vouloir gagner gros.
Votre côte doit être au plus bas pour continuer à les appâter...»


Elle sait que c’est l’évidence même, mais l’état de la main du combattant l’inquiète. Comment se passeront les combats du lendemain ? Pourtant elle doit l’avouer ses talents de guérisseuse sont de piètres talents. L’étude des armes et de leur maniement a pris beaucoup de temps et d’énergie et sa magie de régénération personnelle ne peut être appliquée à autrui. De quoi parfois regretter certains choix. Elle espère cependant que la dite Cynn saura régler ce problème. Le haut prêtre a bien dû prévoir une soigneuse à la hauteur… Cette dernière pensée la rassure alors qu’elle observe le forgeron évaluer et traiter des premiers soins ses blessures…

« Nous avons besoin de savoir ce qu’ils mettront en jeu pour vous convaincre d’entrer dans leur plan pour les contrer. »


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Ven 13 Fév - 16:27

    Faisant un effort pour ouvrir un peu plus les yeux il hôte sa chemise sous le regard de la demoiselle ou plutôt suite à son regard et à sa prise du pot, il ne lui aurait pas demandé lui-même, après tout il ne sait ni qui elle est ni ce qu’elle a traversé et même si elle est prêtresse il est sur que les soins ne sont pas son métier, les armes sont bien trop encré dans ses mouvements.
    Quelques gestes suffisent à première vue quelqu’un l’avait déjà aidé à défaire les complexes lacets de ses protections sur la route, il jette donc ses bracelet sur le lit où ils reprennent en écho les quelques lumières qui daignent arriver jusqu’à eux puis y pose sa large chemise, sans frivolité ni geste impromptue, c’est juste un combattant et homme fatigué qui hotte ses vêtements, pas un de ces hommes qui cherche la grâce par la musculation.
    D’ailleurs son corps est au reflet de cette théorie, il est bien plus proche du corps du bucheron que du corps d’un rodeur aux muscles d’acier. Dure, carré, il a oublié le “V” que les femmes aiment tant et travail juste dans la droiture. Il dévoile donc d’abord un léger ventre soutenu par une forte ceinture abdominal ayant travaillé aussi bien sur les transverses que sur les abdominaux fronteaux qui forme les belles tablettes de chocolats qu’il n’a pas, ou plutôt qui sont là mais invisible, ici, comme sur tout le reste de son corps des poils poussent comme si rien ne les guidaient, les plus jeunes sont blond, d’autres noir brulé, enfin certain sont de cette couleur brune qui fait sa barbe et ses cheveux. Sont torse se révèle être cette amas de muscle auquel on pouvait s’attendre, des pectoraux monstrueux qui viennent joindre des épaules démesuré apte à broyer un arbre simplement en le serrant dans ses bras noueux. Mais surtout ici et là de nombreuses cicatrices qui se dévoilent petit à petit, la plus part viennent d’armes, certaines viennent du feu et d’objets trop chaud qui sont rentré en contacte avec la peau, certaines sont profonde d’autres non, elles parlent d’un métier passé, d’un métier de combat, alors que celles du feu chantes les louanges de l’apprentissage et des erreurs qui sont humaines. Enfin quelques écailles rappelle qu’il n’est ni humain, ni Zélos, ni toutes ces choses qu’on pourrais espéré mais bien une noblesse encore plus grande car dans le cœur d’une créature dont les pulsions sont meurtrière de part sa race même.

    Enfin son épaule est nue, dévoile l’étendu des dégâts, rien de cassé chance ou action divine, mais un bleu d’une taille fantastique généré par deux frappes qui ont probablement fait des dégâts à l’intérieur du muscle, un coup de chance que Cynn ai une mage de soin, ou juste une normalité si on la considère pour ce qu’elle est, l’une des personnalités d’une pègre tentaculaire et fantastique généré par un Duc tranquillement assit en Arghanat à géré la politique et la tactique de tout son domaine. Les bords, déjà rougeoyant sont donc encré en filament généré par les muscles, en leurs centres deux marques bleu violettes de la taille d’un poing et d’une paume … Le bougre à forcement utilisé de la magie pour venir percer la carapace de cuire du géant, et surtout, une pâtie du bleu, à cheval sur les écailles que comporte ses épaules n’a pas été arrêté.

    Sa main quand à elle a probablement des os brisés et est rougeoyante lorsqu’il la pose sur la soie de son lit, il doit se reposer, décontracter ses muscles pour que la demoiselle puisse faire son travail tout à l’heure. Alors il laisse sa main sur la couverture de ce lit honteusement large mais qui ne pourra accueillir personne d’autre une fois qu’il sera couché dessus, et se rappelle la douceur d’Arghanat, les vertes prairies, les odeurs des montagnes, des fleures, de la neige, et il ne se demande plus pourquoi le luxe est une de ses spécialités et pourquoi cette auberge ressemble à un écho d’Arghanat dans cette ville qui semble si sombre. Chalet de bois et de pierre au milieu d’une honte de pavé et de fange …

    Il se détend.


    -“Pour l’onguent, je suis seul, n’en met pas aux endroits que je ne pourrais pas atteindre, il est là pour diminué la douleur et décontracter les muscles pour que la mage de soin puisse faire son travail tout à l’heure. Dès qu’elle viendra, une heure ou deux dirons-nous …

    Bien passons aux choses sérieuses, elle frappera avant d’entrer, ici les gens sont comme les Arghanatiens, plein de respect pour les lois et l’intimité.
    Comme tu as put le voire ma côte est au plus bas, parier sur moi est sur et les gens viennent surtout pour voir les matchs, si quelqu’un propose une cote intéressante, pour peu qu’il se fasse un peu de pub et disparaisse après, tout le monde viendra parier chez eux. Même ceux qui ont voulut me tester ont du croire que je suis invisible vue comme j’ai rossé leur champion. Si ce gamin m’avait donné deux coups de plus j’aurais surement perdu …
    Mais visuellement je suis sorti vainqueur et indemne, à par Cynn, sa soigneuse et un de ces gars personne n’as vue mes blessures. Et Cynn est protéger par le Duc de Seh et l’auberge paye sa dîme à la Plume du Serpent, aucune autre pègre ne se risquera à l’embêté.
    Tu es ici sur le territoire de la Plume si tu ne le savais pas, dans cette ville chaque commerce est sous la protection d’une pègre à qui il paye une dîme, auberge y comprit, ce n’est pas un choix malheureusement, les temples y échappe par chance mais aucune forge ne peux vivre sans payer la protection de celui qui rampe sous son quartier.

    Maintenant ma question qui vas définir si j’abandonne et je déclare forfait, les laissant se débrouillé ou si j’obéis à leur ordres, ou enfin si je continu avec toi : Qui as-tu trouvé ? Ils ont une seule personne au temple ? Sont-ils du genre à faire chanter stupidement ou juste à chercher des renseignements ? Au temple assassin ou personne d’un rendez-vous ? Comment se déplaçait leur espion ? Et bordel ma tête, je déteste ce mal de tête !

    Attend attend … Moi ? Ils veulent me faire chanter en prenant des gars du temple en otage ? Les hommes du temple sont libre et ne sont pas de mon état, je suis leur chef mais si ils peuvent en tuer un ou deux mo seul devoir est de les venger, je n’ai pas de famille en vie et je doute qu’ils s’attaquent à un de mes peu nombreux amis … Donc ils vont venir avec de l’argent et tu liras leur soulagement dans leurs yeux lorsque je dirais que l’argent me vas. Ils tenteront peut être le coup du poison mais depuis le temps je doute qu’ils y croient encore. J’ai rencontré un apothicaire qui disait vendre un anti poison universel un jour, je n’en connais pas à part de faire chauffé ton corps pour dégradé le poison … Et encore à condition que le poison soit organique, mais si ce n’est pas le cas alors je compterais sur toi pour aller le volé … Mais sincèrement je doute qu’il soit stupide au point d’essayer d’empoisonné un homme qu’ils ont vue explosé dans une arène et qui pourrait faire de leur tête de la charpie … Les négociations tournerons cours si ils essaye de m’empoisonner … Donc je penche sur l’argent.

    Quel est ton plan ?”


    Il avait toujours le sourire aux lèvres à l’idée que des hommes puissent tenter de le faire chanté, il se souvient des dernier et de leur regard hagard lorsqu’il avait lui-même exécuter le prêtre qui faisait parti de ceux qui avait manigancer contre lui par le passé, combien ne l’avaient fait ? Ils se comptent sur les doigts des main d’un manchot amputé de quelques doigts … Puis ses kidnappeur en gardant un en vie pour en apprendre plus, qu’importe il avait vengé l’homme et ce dernier n’avais pas souffert. La mort est douce.
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mar 17 Fév - 12:03

Le combattant n’était pas du genre à faire des chichi, en quelques gestes dont l’amplitude n’était contrariée que par la lassitude et peut être la douleur, il se défit de ses effets qui masquaient ses blessures. Son physique n’était pas celui d’un statuaire Sindarin, mais tout en lui, reflétait la puissance la force brute contrastant en cela par la technique qu’elle avait pu voir dans l’arène. Le forgeron était un homme plein de contraste, mais des contrastes qui formaient à la fois un personnage entier et complexe comme elle avait commencé à s’en rendre compte lors de sa brève enquête sur lui. La force brute pour le forgeron et la technique pour le guerrier ? Elle n’arrivait pas se contenter de cette hypothèse. Un forgeron de sa réputation se devait certainement de posséder une technique irréprochable à moins que ce ne fut une technicité irréprochable, plus contenue dans la connaissance des métaux et du feu que dans un geste précis même si elle se doutait qu’on ne frappe pas sur l’enclume n’importe comment, le point d’impact du marteau se doit d’être atteint avec force et précision… Mais tout ceci n’était qu’imagination et hypothèse d’une novice en forge, elle ferait mieux de se concentrer sur ce qu’elle savait faire et ce pour quoi elle était là…

Alors que le lit se couvrait de son accoutrement de lutteur, elle ouvrit le pot dont le contenu était censé préparer les soins de la mage qui allait se présenter. Avant de plonger ses doigts dans la pâte luisante à l’aspect onctueux, elle observa la peau du colosse. Marquée par les cicatrices de tous ordres. Il était évident que dans tous les sens du terme, il avait vécu plusieurs vies. Les années étaient passées nombreuses sur lui pour prendre le temps de se couvrir de tous ces stigmates et la nature différente des marques révélait la vie de forgeron mais aussi celle du guerrier. Certaines plus marquées que d’autre indiquaient qu’il avait dû affronter des périls qui en aurait effrayé et tué plus d’un. Elle se félicita de pouvoir compter sur un allié de son acabit… Elle ne fit aucune remarque sur les écailles qui couvraient par endroit son derme épais et qui devait à lui seul pouvoir lui tenir lieu d’armure et s’attarda plutôt à examiner la blessure de l’épaule. Quel était donc cet adversaire qui avait non seulement réussi à passer la garde du chevalier forgeron, mais encore était parvenu à lui infliger de telles marques ? Elle ne put s’empêcher de l’admirer intérieurement se demandant ce qu’il était devenu pour sa part… Elle ne put s’empêcher de remarquer que les écailles n’avaient été s d’aucune protection. Elle passa le doigt sur l’une d’elle au milieu de l’hématome. Rugueuse et dure, était-il possible que le combat ait opposé deux êtres de même nature ? Les spectateurs devaient de toute façon en avoir eu pour leur argent.

Durant une fraction de seconde elle essaya de s’imaginer deux Brom Ode'Bahalmarche face à face, spectacle titanesque s’il en est, puis se reconcentra sur sa tâche d’infirmière. Par chance, l’épaule est normalement atteignable en grande partie par le blessé lui-même, malgré la largeur de son torse qui pourrait faire barrage à son allonge extraordinaire. Enfin elle plongea ses doigts dans le baume et se mit en devoir de l’appliquer sur la blessure. Les poils accrochent ses ongles et les écailles irritent ses doigts et le haut de sa paume alors qu’elle rente de faire pénétrer l’onguent pour qu’il agisse le plus en profondeur possible. Le derme est épais et rigide sous les écailles ce qui rend encore plus admirable la blessure ou plutôt le coup qui l’a provoqué. Elle sent la chaleur de la préparation médicinale dans ses doigts et continue son massage jusqu’à ce que la peau ne semble plus pouvoir en absorber. La main sur le lit a déjà attiré son attention, mais elle ne dit mot à ce sujet. Elle a comme l’intuition que l’orgueil du forgeron aurait du mal à accepter trop de sollicitude. Il est en outre personne à savoir jusqu’où il peut aller. Il ne mettra pas en danger son outil de travail. Elle sait que son art est la plus importante part de lui-même. Ne plus pouvoir l’exercer ne doit pas être envisageable pour lui.

Durant le massage de la prêtresse, il ne perd pas de temps confirmant qu’il est toujours dans l’action et ce sans arrière-pensée… Igrim a toujours tendance à écouter plus qu’à parler et donc à diriger. Elle se contente de hocher la tête en signe de compréhension ou d’approbation. L’arrivée de la soigneuse ne sera pas un problème. Elle jette un rapide coup d’œil sur l’armoire qu’elle a eu tout le temps d’observer durant son attente, mais que son regard machinalement toise pour se confirmer une nouvelle fois s’il en était besoin qu’elle pouvait se glisser rapidement à l’intérieur. Si l’on considère qu’elle à l’échelle du lit du géant, tout le monde comprendra que ce ne peut être qu’une formalité…

Les reste est plutôt rassurant, à part bien sûr les dégâts encaissés par la main du colosse. Ce dernier semble avoir analysé les choses comme elle. C’est un bon point de départ. La question de la pègre est un tantinet plus dérangeante. Paradoxale aussi pour les deux complices. Comment justifier que l’on s’en prenne à une petite bande de tricheur qu’on ne se formalise pas de l’existence des confréries plus tentaculaires et sans doute plus influentes et plus dangereuses ? Pour le colosse, la Zélos ne possède pas la réponse. Pour ce qui est de son point de vue, Igrim ne se fait plus d’illusion depuis longtemps. L’existence des pègres de toute sorte est une chose entérinée depuis longtemps et si l’on y de plus près elles contribuent à une certaine stabilité des cités. De leur côté, les forces de l’ordre ne sont pas assez présentes pour jouer le rôle de tutélaire qu’elle devrait tenir. En outre, la prêtresse en a plus après ceux qui s’enrichissent sur le dos de combattants. Si elle en avait le pouvoir elle mettrait fin à ce genre de spectacle… qui lui avait laissé un souvenir cuisant. Elle oubliait souvent que les combattants qui se présentaient dans les arènes le faisaient de leur plein gré non après avoir été vendus comme esclaves comme cela avait été son cas à l’époque…

Mais était venu le temps pour elle de rendre compte de son activité durant cette journée où Brom Ode'Bahalmarche avait risqué son intégrité physique. Elle pouvait au moins se targuer de ne pas être restée inactive, mais elle ne savait pas si cela suffirait à se rendre crédible aux yeux de son partenaire qui lui montrait une nouvelle fois qu’elle avait encore à faire ses preuves à ses yeux. Elle ne pouvait lui en tenir rigueur et elle-même agirait de la sorte dans sa situation. Cela lui mettait juste un peu de pression, elle qui n’était pas à l’aise en position d’oratrice… Heureusement son activité de masseuse improvisée la plaçait un peu derrière le colosse et la rassurait un peu, hors de son champ de vision qu’elle était. Elle prit une respiration d’élan avant de commencer :

« Je vais essayer d’être le plus clair possible. Si j’oublie des détails qui vous emblent importants n’hésitez pas à me couper et à me poser des questions.
Comme vous l’aviez supposé, dès l’inscription vous avez été repéré et suivi jusque devant cette auberge ce qui m’a permis d’arriver jusqu’à leur repère… »


Elle passa sous silence le tâtonnement que la découverte de leur cache lui avait occasionné. Ce n’était pas là l’important.

« Apparemment c’est une bande peu nombreuse. J’en ai vu trois mais il est probable qu’ils soient plus, je dirais entre cinq et dix… Parmi les trois, il y a celui semblez chargé des missions d’espionnage _peut être n’est-il pas le seul, à leur place…_ le bookmaker et la servante qui officie au temple. L’espion fut assez facile à filer. Il se déplace en silence et d’ombre en ombre, mais il oublie de vérifier que lui-même n’est pas suivi… Le bookmaker semble être un petit malin assez bon commerçant, mais sans doute pas le chef de la bande, quant-à la femme, comédienne mais… Il faudrait pousser la surveillance pour faire un tour plus exhaustif de leur gang et surtout identifier le cerveau…»

Pour répondre à la question fatidique elle prit deux secondes de réflexion ?

« Je pense que c’est une bande qui en est encore à ses débuts. Qui se débrouille bien, mais qui doit encore se faire une place au soleil. Ils viennent apparemment de mettre leur officine sur la place publique. Il est donc possible que qu’ils aient envie de passer à la vitesse supérieure après avoir peut être amassé de quoi se payer peut être des espions ou des hommes de main. Ils ne doivent pas avoir franchi le cap de la violence et doivent donc normalement essayer de passer par des voies pacifiques, de corruption. Ce qui ne veut pas dire que s’ils grossissent, ils ne soient pas contraints à faire du ménage au besoin… La fille au temple n’est pas là depuis longtemps, elle doit être arrivée là en urgence pour juste essayer d’en savoir plus sur vous, si ce que vous dites est vrai. En tout cas je l’espère, sinon… »

Elle se pencha devant le torse et le visage du colosse afin de vérifier que ce qu’elle avait énoncé depuis quelques minutes avait été compris mais surtout pour s’inquiéter de la santé du géant.

« Votre tête ?... Vous avez quelque chose pour ça ?... »

Elle espérait que ce n’était pas les conséquences du tournoi ni… Non ce n’était pas possible que le breuvage ou le baume ait été empoisonnés… Etant donné la remarque du haut prêtre sur les antidotes, il était peu probable qu’il soit sensible à cela mais sa paranoïa ne put s’empêcher de se réveiller. Elle jeta à la bassine et le bocal un regard en coing.

Son plan… Comme le lecteur le sait déjà il y avait le plan facile t réalisable et puis l’idéal qui la ferait jubiler. Chacune des possibilités avait ses objectifs différents et il lui était difficile de faire des choix seule. Elle attendait donc de savoir quel était le niveau d’implication que le combattant voulait prendre. Il lui faillait juste encore faire un effort d’explicitation de ses désirs et des projets qui allaient avec.

« Mon objectif est de réduire à néant les projets de ses gaillards, mais aussi de faire passer pour quelques temps l’envie à d’autres d’occuper le terrain. »

Comprenons, la nature a horreur du vide et dans l’esprit de la Zélos, il était évident que si cette bande disparaissait une autre prendrait la place.

« J’aimerais donc bien que la fin de cette association de malfaiteur soit assez sanglante pour frapper les esprits. S’ils parviennent à flouer assez de monde pour les mettre en colère, rien de plus simple ensuite de les désigner à la vindicte populaire qui se chargera de les lyncher… »


Vous aurez noté dans cette dernière partie du vocabulaire bien mal assorti à notre maîtresse des basses œuvres, vocabulaire emprunté à son mentor, la raffinée et cultivée Elerinna Lanatae. A certains moment, la fréquentation de cette dernière avait réussi à lui inculquer un vernis de sophistication qu’elle n’était d’ailleurs pas en mesure de maintenir bien longtemps.

« Le principe serait donc dans un premier temps de jouer leur jeu en incitant directement ou non les gens à parier sur vous, ce qui ne devrait pas être bien difficile et surtout que les mises explosent à un tel niveau que lorsque, vous gagnerez, il soit impossible d’honorer tous les paris. J’envisage donc de parier gros sur vous et d’être la première à réclamer mon du afin de contribuer à vider les caisses de ces salopards. D’autant que même à deux contre un, personnellement… »

Elle eut un petit sourire amusé en pensant que si on lui avait dit qu’elle se ferait de l’argent sur des paris et plus encore sur des paris aux arènes elle aurait certainement poussé de hauts cris, mais que les circonstances vous amènent parfois à faire les choses les plus étranges qui soient, y compris celles qui sont le plus étranger à votre nature ou vos convictions. La Zélos, habituée à se salir les mains dans les opérations les plus improbables en avait déjà fait l’expérience, mais elle ne cessait de s’étonner de tout ce qu’elle était capable de faire pour arriver à ses fins… Elle poursuivit et l’enthousiasme montait dans son ton si ce n’était dans le volume de la voix. Il ne fallait pas en effet que des passants innocents ou non se doutent de sa présence dans la chambre du Haut Prêtre de Bor…

« Dans l’idéal je trouve un pauvre bougre qui irait parier à ma place. Le plus simple aurait été que je le fasse moi-même, mais j’ai peur d’être reconnue après ma maladresse d’hier… »

Elle hésita un peu à ce moment, car au fil de la journée sa position avait changée plusieurs fois et l’avis de son complice serait des plus précieux. Moins d’intermédiaires il y avait et mieux c’était. Cela évitait une trahison qui ferait tout capoter, mais comme elle s’était faite un peu remarquée… En même temps elle avait bien précisé à l’auberge du temple qu’elle se ferait un plaisir de parier sur lui… Bref, parfois elle était prise d’hésitation et elle se rendait copte que se servir de ce qu’il y a dans deux tête était plus intéressant que de se contenter de ce qu’il y a dans une seule. En contrepartie, en agissant en solo elle ne s’exposait qu’à un échec personnel que personne d’autre ne devait supporter. En l’espèce, elle avait un partenaire et se sentait la responsabilité de ne pas l’entrainer là où il ne voulait pas…

« S’il s’avère que vous avez raison et que personne du temple n’est réellement en danger, cela nous simplifiera les choses. Le plus difficile sera de nous répartir et de coordonner la suite des évènements… »


Ce dernier point n’était pas le moindre. La Zélos se voyait déjà obligé de se trouver à différents endroits à la fois pour protéger les prêtres et être présents aux arènes et pourquoi pas au repère des malfaiteurs…
La peau rugueuse du colosse commençait à demander grâce et n’absorbait plus de baume. Ses mains finissaient par en absorber bien plus. Ce n’était pas forcément désagréable, mais pas nécessaire.

« Bon je crois que j’ai fini… »


Cela pouvait aussi bien se référer au soin qu’elle s’était appliquée à prodiguer qu’au résumé de ses projets… Elle finit donc par se rasseoir face au colosse attendant son opinion sur tout ce qu’elle avait puy débiter depuis les dernières minutes.


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 18 Fév - 16:27

    Au fur et à mesure du massage l’épaule de Brom se détend, il la laisse faire, il écoute avec toute son attention. Car malgré le fait qu’il soit un titan, un géant de contes, un murmure oublié d’un passé violant, un chevalier dans on armure de peau d’or et de bronze, il n’en est pas moins un homme et toute cette humanité est contrainte par la douleur à ne pas résister, à écouté ce bourdonnement sourd, à avoir cette part du cerveau qui parle à elle-même en répétant, en hurlant même. En vérité si Brom n’avais pas été cette être de légende au grand cœur, cette être tailler par Bor lui-même et munie non seulement d’une résistance physique mais aussi mental et une aptitude à oublier la douleur, tout homme dans sa condition serait en train de hurler sur le sol de l’arène et aurait perdu le combat. Mais pour lui, pour la nature divine qui se cache en lui et murmure, la douleur n’est qu’un signale comme un autre, un de ceux dont on peu passé outre … Outre et si loin.

    Alors il tend son esprit, tout son esprit, sa force vertigineuse qui lui a permit de rester à son poste malgré tout les gens qui veulent sa place pour en faire un poste purement politique, un poste pour soit, une chaire confortable couverte de coussin, il la tend et l’arrime à la voie de la Zélos. Il écoute donc patiemment, il essaye de pensé, il cogite, il tire des traits de flamme au milieu des murmures de la douleurs entre les choses, pour s’en souvenir, pour les inscrire dans un grand tout, une pièce, une œuvre qu’il contemple, regarde et complète, oui la douleur en dessine les bords, en ronge des détailles, mais après tout son travail n’est pas de peindre le grand œuvre dans son ensemble, mais juste d’aider la demoiselle, pourquoi ? Pour la forge, pour rien d’autre, pour son murmure et sa puissance, pour sa vérité : la forge.

    Il sourit et quelques instants il oublie, il se remet à penser aux différents styles qu’il a vue, à ceux qu’ils à senti, le monde se tend vers une force brute, une absence de précision et à la fois une étrange recherche des ses figures folles qui ne marchent que dans les espoirs les plus fou … Pour quel raison absurde ? Il ne le sait mais il va devoir s’y faire, faire des armes légères, équilibré en arrière, les gens veulent pouvoir agité une épée longue, agité une épée longue ? Avez-vous vue plus aberrant ? Pourtant son travail est de rendre ça possible ! Alors équilibre sur l’arrière, arme légères, alliage fin et noble, un bon module, une hardness des plus respectable, les armes vont demander du Damas, encore que la nouvelle génération semble être toute bien forgé, large d’épaule pour les hommes, fine mais musclé pour les demoiselles, et beau à en mourir de jalousie, c’est incroyable le nombre de beaux êtres dans cette génération … Non pas qu’il ne soit beau, il est le magnifique titan de Bor, mais lui-même ne veut voir cette beauté et se fit au regard des autres qui ne voient pas sa noblesse, qui le considère comme un monstre …
    Même les cicatrices les rendent beau… Cicatrices ? Alors il repense à ses cicatrices. A la main de la demoiselle qui quitte enfin sa peau, son regard divagant se fige et il murmure :


    “Réveille moi … Cœur ?” Puis reprend “Reveille moi !”

    Dans son cœur un petit lézard ouvre enfin les yeux pour voir ce qui se passe, plus de violence, plus de malheur, juste des faits pour aider son prochain, il peu le supporté, il contemple donc les dégâts, -et ce n’est pas beau à voir, déjà de base ce n’est pas beau à voir mais là il s’est pris quoi ? L’arène sur l’épaule ?- puis son regard se tourne vers l’extérieur, vers la demoiselle et son mouvement et dans les yeux de Brom s’allume à nouveau cette lueur généreuse et merveilleuse, cette lueur de son Grand Cœur tellement lumineux qu’il en rejoint son regard comme pour essayer de sortir de ce corps …
    Il n’a aucune idée elle vient de se faire mal sur son visage fort et carré, mais il sait que sa joue le pic assez pour qu’il puisse à nouveau se concentré sur ce monde et ne pas se perdre dans ses pensé. Pourquoi une autre douleur permet-elle ça ? Car l’autre est beaucoup trop sourde, elle s’en transformé en monstre rampant que le cerveau cherche à fuir, celle-ci est plus … Plus.
    Elle vient de se mettre face à lui il la détaille un instant, cherchant le plus possible à ce rappeler de tout ce qu’elle à dit, tout ce qu’il a put retenir… Puis se lance :


    -“Merci, je crois que c’est à moi, alors je vais essayer d’être clair, et pas trop confus … Ce qui je l’avoue s’avère de plus en plus complexe. Commençons donc :

    La demoiselle que tu as vue au temple n’a aucun moyen de pression sur moi, ils peuvent le tenté mais je doute qu’ils soient assez stupide lorsque je leur aurais exposé les fait tel qu’ils sont dans quelques heures, car si tu ce que tu dis est vrai ils doivent déjà attendre dans la grande salle. Cynn fait du bon travail personne n’a encore frappé à la porte n’est-ce pas ?

    Deuxième point, demain matin mes deux premier combats seront simple, mais je suis venu ici pour la forge, et je ne changerais pas d’avis, je ne t’aiderais pas entre les combats et je regarderais ce qui se passe, ceci dit tu pourras toujours venir me voir dans ma cage, je pense que les gens de l’arène se font un fric fou avec ça, en graissant un peu la pate d’un des gardiens du couloir tu doit même pouvoir venir me voir sans que personne ne soit là en même temps. Sache cependant qu’ils ne toucherons pas à ce qui m’es cher car c’est bien défendu …”


    Un instant il repense à Lupen et Tekum, il se demande ce qu’est devenu ce rodeur qu’il avait croisé, Léo ? Les Eryllis, ces femmes qu’il livre en arme … Il a peu de relations, peu d’amis, mais tous sont hors d’atteinte d’une simple pègre. Puis replonge dans les yeux d’Orchid avant qu’elle décide de lui mettre une seconde torgnole, il aime bien ces yeux, ils ont une vrai détermination.

    “Je suis encore là, je disais donc, sachant cela tu auras donc moins de travail que prévu, dans ce domaine ça devrait rembourser le fait d’un type qui ne peux en rien être discret ne t’aide pas outre mesure. Quand à ta question … Tu peux parier toi-même tu ne devrais pas attirer trop l’attention des parieurs, par contre vas y un minimum costumé, car c’est le peuple qui vas te reconnaitre quand tu viendras retirer tes gains. Or le peuple est facilement dupable … La preuve, il parie encore.

    Enfin la guilde, pour moi il y a anguille sous roche, soyons franc je ne vois pas comment 5 ou 10 personnes peuvent s’implanté sur l’arène, il y a des années qu’il y a des paris, des années qu’il y a des trucages, ce n’est pas neuf, ça fait partie du spectacle. Nous avons donc trois possibilités :

    Ils ne sont pas seule et ils essayent de se faire une place, ce qui est plus que probable soyons franc, mais comme ils ne se sont pas encore fait manger ils sont soit trop petit et compte grossir d’un coup, soit ont des alliances.
    Ce qui me donne la seconde possibilité, c’est une succursale, une filiale d’une guilde plus grosse qui ne veut pas affiché son nom. Ce qui est bon pour moi car cela veut aussi dire qu’elle n’est pas assez grosse pour mettre des moyens assurant la sureté de son annexe, et elle la coupera comme une gangrène si cela tourne mal. Donc pas une des grandes qui n’investissent qu’avec des moyens.
    Enfin la dernière possibilité, la plus avantageuse pour nous, il y a eut un règlement de compte, une descente des autorités récemment, et une place a été laissé vacantes, tes renard ont donc monté une fourrure dans l’urgence en voyant la manne leur tendre les bras, mais ne sont pas des pros …

    Et grand Dieux ce que ce gamin à touché juste, c’est … Obnubilant. Dernier point, si tu manque d’argent ou que tu préfère je suis sur que je peux demander à Cynn de parier, mais il y a des chances que la Plume en profite…
    Ceci dit c’est toi qui a le dernier, tu es ma chef ici, je suis juste un têtue qui est officiellement à tes ordres mais qui décide lui-même ce qu’il fait. Et même si je le voulais je serais incapable de prendre la tête de cette histoire, la mienne bourdonne bien trop fort …”


    Il sourit comme pour atténué cette insolente douleur qui traine dans ses gestes et ses yeux, pour une raison inconnu il ne veut pas vraiment l’inquiété, mais en vérité c’est simplement par noblesse.
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Jeu 19 Fév - 22:31

Honnêtement la Zélos ne savait trop quel avait été l’effet du massage sur le colosse blessé. Si cela n’avait pas eu les effets escomptés, cela ne lui avait certes pas fait de mal, mais il était tout de même souhaitable que la mage guérisseuse qui allait suivre puisse travailler en toute efficacité. Elle avait ce soir pas mal de travail et d’autre part, si les deux alliés de circonstances voulaient avoir un peu de marge de manœuvre, il était préférable que tout deux soient en pleine possession de leurs moyens, celui qui allait combattre en particulier… Considérant son infortuné patient _infortuné car malgré son titre de prêtresse de Kesha, la Zélos était loin d’être une guérisseuse émérite_ elle eut la sensation étrange qu’il était entré en lui-même et n’osait imaginer ce qui lui était parvenu de son discours. Il avait réagi par quelques exclamations au début, mais depuis quelques minutes, une force mystérieuse semblait l’accaparer. Etait-ce là le signal pour lui asséner la claque qu’il avait demandé plus tôt ? Sans doute pas car malgré son état qu’elle avait tendance à qualifier de second, le haut prêtre était bien conscient… De plus elle avait du mal à imaginer le colosse terrassé par quelque chose de terrestre. Ni adversaire, ni maladie… Une catastrophe naturelle peut-être et encore…

Et l’image du dieu Bor revient encore à son esprit. Comme lui, il a le détachement des affaires du commun des mortels. Alors elle se demande pourquoi il a accepté de l’aider car somme toute ce doit lui paraître bien futile de vouloir débarrasser la cité d’une bande de tricheurs. Bien sûr, il y a leur accord, sa promesse d’un service en échange, mais elle doute que ses compétences qu’elle n’a guère montrées jusque-là soient suffisantes pour intéresser quelqu’un d’aussi puissant que le forgeron… Le regard du géant tourné semble-t-il vers l’intérieur ne lui donnera pas la réponse cette fois. Sans doute n’osera-t-elle jamais la lui poser.
Elle est loin en tout cas de supposer ce qui peut agiter son esprit en ce moment même. Elle se contentait de guetter les changements de respiration et d’éventuels déséquilibre dans ses postures. De fugaces sourire la rassurent tout autant qu’ils ne l’inquiètent car rarement interprétable directement par rapport à ce qu’elle vient de dire ou à son état physique, sans doute une réponse à la force intérieure qui semble ne pas le quitter… L’injonction la prend presqu’au dépourvu tant son éventualité restait plus qu’hypothétique. Mais trop désireuse de ne pas être prise en défaut, son coup est armé presque simultanément à sa frappe. Son bras fouette l’air et sa main ouverte claque sans retenue sur la face de granit. Une fois une fois seulement, suffisante pour lui donner l’impression d’avoir giflé une statue. Si le visage de Bor avait eu plus de relief elle se serait sans doute cassé un carpe, là elle en était pour sentir un brulant fourmillement sur toute la surface de sa paume et de ses doigts, mais elle se doit d’être stoïque et laisse la douleur irradier sans sourciller, prête à recommencer si l’effet escompté ne se fait pas sentir.

Le regard des forges se rallume alors et elle est sûre à présent qu’elle a bien le forgeron face à elle. Le forgeron ou le chevalier et qui sait peut-être aussi le prêtre. Tous présents derrière la lueur chaude de ses prunelles. Tel un être de légende, elle l’imagine en pleine transe forger les armes les plus magiques, sans concession aux avatars de la flamme ou du minerai, chevalier de la forge, son ennemie est l’imperfection. Qui alors est donc digne de manier les lames sortie de la fournaise de son atelier ?

La première intervention du géant confirma le fait qu’il n’était pas tout à fait présent pendant les dernières minutes, mais il fut facile à la Zélos de le rassurer sur le fait que personne n’avait tenté d’entrer ou de se faire introduire.

« Non personne »


Dans le cas contraire, la gifle se serait abattue plus tôt et elle aurait intégré l’armoire dans la foulée…

Les propos du prêtre étaient en outre rassurant sur les moyens de faire pression sur lui. Si les prêtres n’étaient en rien menacés, il serait plus facile de gérer la suite de l’histoire, si tant est qu’elle soit capable de ne pas commettre trop de maladresses. Leur rapports allaient pouvoir être moins discrets et cela allait faciliter les choses ‘ils pouvaient si besoin communiquer en cours de journée le lendemain. Par contre les raisons et les moyen de protection du temple restaient encore mystérieux pour l’aventurière _car elle était bien plus une aventurière qu’une prêtresse en ces jours où ses agissements de reposaient que sur sa libre initiative. Pour ceux qui la croiraient trop inféodée à la grande prêtresse Elerinne Lanatae c’était une preuve qu’elle était capable d’agir et de penser de façon autonome. Après, libre à chacun d’approuver ou non ses actes, elle n’en avait cure. Que ce soit par motifs idéologique ou pour son simple plaisir et la satisfaction d’une intuition voir d’un instinct, elle était capable de répondre de chacun de ses actes… Elle agissait pour sûr souvent au coup par coup sans un dessin général lorsqu’elle était hors de l’emprise de la grande prêtresse de Kesha et c’était bien des réactions instinctives qui la guidaient le plus souvent et le plus fréquemment, ses vieilles haines prenaient le dessus sans lui laisser le loisir d’intellectualiser une quelconque règle de conduite qui pourrait la rendre plus cohérente qu’elle ne l’était… C’’est pourquoi elle était cfonsciente d’avoir souvent besoin de conseil lorsqu’elle n’engageait pas qu’elle seule dans une aventure. Celui de Brom Ode'Bahalmarche sur la possibilité de parier elle-même était donc le bienvenue et elle hocha la tête en signe de d’approbation autant que de satisfaction. Il lui faudrait sans doute faire quelques emplettes pour se vêtir de façon à être quelqu’un d’autre que le va-nu-pieds qui avait parié aujourd’hui et miser assez pour faire pencher la balance du bon côté des évènements. De son côté pour la première fois le prêtre avait laissé supposer un jugement de sa part sur la crédulité des gens. Cela étonna un peu Igrim qui le pensait au-dessus de ces considérations.

Le dernier point abordé par con partenaire lui montra combien elle avait encore à apprendre sur les organisations souterraines qui sévissent dans les cités. Par contre, le colosse semblait bien les connaître et ce n’était pas la première fois qu’il faisait allusion à sa connaissance des pègres en tout genre. Les yeux de la Zélos se plissèrent intriguée par tant de connaissance pour un artisan prêtre de surcroit. Mais le débit d’informations était tel qu’elle préféra remettre à plus tard ses réflexions sur le sujet et s’appliquer plutôt à évaluer les conséquences de cette nouvelle donne.

Aucune des possibilités ne changeait vraiment les projets qu’ils avaient. Si les renards étaient indépendants et petits comme elle l’avait supposé de prime abord, ce serait relativement facile, encore plus s’ils étaient novices, mais cela relevait plus de la chance et il valait mieux se préparer à affronter des professionnels aguerris plutôt que d’avoir de mauvaises surprises en n’ayant pas pris assez au sérieux l’ennemi. Si ce gang avait passé des accords avec d’autres pour avoir les coudées franches, cela ne changeait pas grand-chose non plus si ce n’était la possibilité de faire avoir d’encore plus gros ennuis aux renards, les alliances ça se monnaie et ne pas honorer ses engagements ça se paie également… La succursale comme se plaisait à la qualifier le combattant pourrait mettre indirectement la mafia mère en difficulté au moins un temps si cette branche venait à connaître des déboires. Igrim n’avait pas l’intention d’aller voir plus loin en tous les cas pour le moment avec les faibles moyens qui étaient les siens… Elle était assez réaliste pour savoir qu’une personne seule ne pouvait qu’avoir une influence limitée dans ce milieu…

Visiblement, il était temps que la soigneuse arrive car malgré son endurance, la douleur semblait accaparer une grande partie des facultés du forgeron et elle ne pouvait s’empêcher de se faire du souci pour lui et pour les combats à venir même si le blessé les avait présentés comme faciles.

« Je pense jouer un millier de Dias… Evidemment si Cynn comme vous la nommez peut ajouter au volume de paris à rembourser, ce ne sera que mieux. Ce n’est pas le gain qui m’intéresse en premier lieu,  donc si « La Plume » veut prendre son éco sur le résultat, je me contenterai de ce qui restera… »

Elle ne contredit pas la distribution des rôles qui finit le discours de son compère même s la position de chef lui était étrangère. Elle n’avait jamais donné d’ordre à une quelconque troupe étant donné son travail en solitaire, mais elle admettait qu’elle était à l’origine de leur association et du projet de démantèlement et se devait d’assumer un certain nombre de prérogatives. Elle ne perdit donc pas de temps et informa son complice de ce qu’elle avait l’intention de faire.

« Voici comment je vois les choses demain. J’arriverai pour les premiers combats ni en prêtresse ni en mendiant. J’assisterai à vos premiers combats qui devraient permettre encore à votre côte de descendre. Ensuite je viendrai vous voir dans votre cellule des arènes hors des oreilles indiscrètes. Cela aura pour objectif de montrer que je m’intéresse à vous avant d’aller parier sur votre victoire finale de façon à que cela se sache. A cette occasion nous pourrons réajuster notre stratégie s’il devait se produire des évènements imprévus. Lors de la finale vous gagnez. Cynn et moi allons demander notre dû de quoi déjà mettre en difficultés les goupils. Le peuple devancé ne peut que se mettre en colère. Si l’adresse du repère arrive à ses oreilles je ne donne alors pas cher de leurs abatis… »


C’était simple, voir primaire, mais elle pensait ce plan apte à la faire parvenir à ses fins. Si des failles à son plan apparaissaient, elle pensait pouvoir compter sur l’esprit critique de son partenaire même s’il ne semblait pas au mieux depuis le milieu de leur conversation. De son côté, elle devait s’acquitter de quelques détails à la première heure. En premier lieu se trouver une tenue plausible pour parier et être repérée sans être trop tape à l’œil. A noter qu’un millier de Dias pour la prêtresse était un investissement raisonnable compte tenu de son dégoût pour l’idée d’échouer et le faible besoin de liquidité qu’elle avait. L’ordre subvenait à la plupart de ses besoins et thésauriser les largesses de Cimméria n’avait pas grand intérêt pour la louve de Kesha dont le mode de vie la tenait bien loin des besoins de consommation que pourraient avoir d’autres personnes.

Mais il n’était plus temps pour ce genre d’élucubration. Trois coups furent frappés à  la porte comme pour annoncer une nouvelle pièce. Igrim jeta un dernier regard vers le blessé, ce devait être sa soigneuse. Avant de se glisser dans l’armoire bien peu encombrée et dont la position centrale sur le mur à droite du lit permettrait de voir quelques petites choses de la scène qui se déroulerait dans la chambre. Les quelques millimètre d’entrebâillement allaient ménager de larges angles morts, mais c’était mieux que rien et la lumière était assez tamisée pour qu’elle n’ait pas à craindre qu’un rai de lumière vienne la trahir dans sa cachette…


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 23 Fév - 12:25

    La douleur qui sourde, le monde instable qui tangue et parle comme parle un vieille homme face à la mer, à sa mer bien aimer, elle parle avec amour et une passion inaudible, avec un bruit de fond, perpétuelle et presque, non absolument perdu, perdant, fort sans l’être mais d’une redondance affolante, un ressac, un oubli. Ho le doux oubli, un pure bonheur serin qu’est l’oublie mais il n’en était pas temps, pas tant, il garde les yeux ouvert et se concentre sur sa jeune protéger. Pourquoi protégé ? Pourquoi tout ce cirque ? Cœur le savais surement –bien entendu- mais Brom, Colosse de chaire et de sang, loin des considérations métaphysique d’une âme démoniaque n’en avait que faire, il ne le cachait pas derrière une noblesse ou un acte chevaleresque, ce qui était le cas –en partie ?-. Il vivait simplement le jour présent, comme chaque heur, comme on apprend à vivre quand on vie sur un front, quand on vie des guerres, des gangues, qu’on connait la pègre, qu’on a côtoyé la mort.
    Mais malgré tout ça Cœur est bien là, son regard ne s’est pas éteint, la vie pulse encore dans ses yeux perdu dans la face de marbre et de granite, dans ce visage casquer de chevalier servant. Alors il lâche quelques mots, et surtout un sourire, un de ceux qu’on distribue, toujours par apaiser, après tout c’est un colosse presque divin n’en est-il pas ?


    -“Parfait, je le dirais à Cynn … Quelques dix milles dias de plus ne feront pas de mal et vue ma cote ils risquent d’en souffrir … Pour les premier combats, vas faire autre choses, ils n’auront pas d’intérêt, ne seront que du spectacle, demain, avant la final il n’y aura que du spectacle, du trucage… Et les gens qu’on peu se permettre de laisser libre.”

    Puis il se laisse tomber encore un peu plus sur lui-même alors qu’elle fuit vers la protection du bois cachette éthéré d’espoir de d’œillade, et si le poids des âges ne l’atteint pas de part sa race la fatigue et la fatigue physique, le désespoir face à ce monde qui ne peut et ne demande même pas d’être sauvé, qui fait tout pour s’enfoncer seule, ce désespoir là lui pèse. Alors comme son Dieu et comme tout homme bon qui garde les yeux ouvert et ne se met pas d’honteuses œillère, il regarde de plus loin, ne s’attache plus à ces hommes mais à ce qui traverse le temps, et alors que la femme entre il ne la regarde même plus, il a les yeux perdu entre la forge et les combats, les yeux dans ses mouvements qu’il a vu, dans la réflexion du métal… Les hommes se battent dans le spectacle, les armes prochaines seront équilibré en arrière mais à combien ?

    Elle ? Petite demoiselle aux épaules nues où l’on peu entrevoir la plume du serpent, elle entre, elle semble ne pas s’attarder sur la chambre, ni sur le reste, elle regarde son patient de ses yeux à la fois plein d’admiration et vide d’espoir. Elle sait qu’elle fait parti des esclaves les mieux traité, et si parfois des nuits sont dure, avec sa maitresse a le droit de refusé, mais elle n’a pas choisit de faire se métier, ni de soigné ni de rendre les nuits de gens de passages plus heureuses contres quelques pièces. Pourtant dans le regard perdu du colosse, et dans son sourire vague de celui qui l’aperçoit entre les brumes de ses pensé elle sait que ce soir elle n’aura rien à craindre, et son frisson de peur face à la stature démente de l’homme dont elle s’était rappeler s’éteint. Il attend juste qu’elle le soigne, simplement de ses blessures physiques.
    Cynn lui a demandé de faire plus, d’un coup d’œil à une main sort d’une blessure il lui indique le contraire, mais ce n’est pas vraiment un regard agressif, il est juste dure, sortant brutalement des brumes, mais toujours posé sur ce sourire doux, c’est un ordre, mais un ordre de compassion.

    Alors elle se lance dans sa médecine, dans ses soins, la magie coule de ses mains comme on transfère un espoir de guérison. Ces mages sont courant et de nombreux esclaves de la plumes ont cette capacité, d’autant plus ici, tout près des quartiers de la Plume où viennent se reposé au calme ceux qui n’en peuvent plus, où certains ont besoin de soin suite à une affaire qui tourne mal, il y a ici du monde tant de personnes qui gravitent dans cette ville … Un petit monde qui rampe sous les pieds et les pavé, bien avant d’y trouver l’espoir ou une scène quelconque, mais bien mieux caché.

    Brom ferme donc à nouveau les yeux alors que ses phalanges se ressoudent, il suit les indications, les demandes, bouge ses doigts lorsqu’il le faut, malgré la douleur, à demi là, à demi dans ses brumes où le monde n’as pas d’importance, où seul vie l’Art.

    Et demain ? Ho grand dieux il sait déjà avec quoi il jouera demain, demain quand les armes seront permises il s’amusera avec ce qu’il doit, avec sont rêve, il se souvient encore des heures qu’il a passé sous le feu rougeoyant à la regarder le métal se tordre, puis le damas, les coups, l’écho qui résonne, malgré toutes ses cherches il n’est jamais arrivé à donné l’écho qu’elle lui a fournit, il doit encore chercher, pour comprendre comment donné cette âme divine aux objets, comme donné l’écho à cette âme si spécial qu’on leur insuffle. Il a lut, il a apprit de Bor lui-même, dans ses rêves, toutes ces choses, mais quelque chose, quelque chose de lui manque encore…

    La douleur revient, trop violente alors qu’un nerf se coince entre deux os qui se rejoignent, il grommèle, la demoiselle recule, prise de terreur, elle ne sait ce qu’elle a fait, ne sait si elle survivrait à une frappe de cet homme, même juste incontrôlé. Alors il baisse les yeux, et regarde sa main, bouge ses doigts, bouge son épaule, il est parti si longtemps, presque une heure d’après ce qu’il sait de ce genre de magie.
    Et, alors qu’elle tremble de tous ses membres il lui tapote gentiment la tête, puis comme un vieux grand père caresse doucement les cheveux de sa petite fille, et s’excuse :


    “Merci petite demoiselle, merci beaucoup, ouvre la commode, tu y trouveras une lettre cacheté avec mon sceau, donne là à Cynn elle devrait te permettre de prendre quelques vacances à partir de demain soir, une fois que tu auras fait la fin de ton travail, une amie risque d’avoir aussi besoin de toi demain soir … Repose toi bien, je compte sur toi.
    Merci encore.”


    Toujours ce sourire, ses membres ne lui font plus mal, elle a fait son office, il ne souvient presque plus, quelques images flou d’elle tournant autour de lui, parfois sur le lit, parfois non, quelques ordres, quelques mouvements, une espèce de folie dans l’euphorie de la douleur. Rien de marquant, justes quelques fait. Il se rend alors compte qu’Orchid à dût voir le tatouage, le connait-elle ? Elle qui semble tout ignoré des pègres, que pense-t-elle de lui maintenant ? Et si cette question se pose quelques secondes, quelques secondes de trop pour quelqu’un comme Brom perdu dans le fil du temps, elle ne reste pas, elle est libre de pensé, c’est la seule liberté inaliénable, et la plus belle, qu’elle en profite.

    Il se relève alors que la demoiselle sort avec ses petits yeux qui pétilles, elle est belle, petite, des formes agréable, ni trop rondes ni trop faible, elle ne fait pas partie de ses filles qu’on a peur de brisé en serrant dans ses bras, il ne se demande pas pourquoi elle a autant de succès et donc pourquoi Cynn lui a attribué cette dernière. Il espère juste que la lettre fera son effet, cela fera un petit manque à gagner pour Cynn mais contre ce qu’il va lui proposé …

    Elle entre à son tour, dans l’embrasure de la porte, ses cheveux court, son sourire narquois, son petit nez, ses grands yeux et ses gestes fins, un peu trop plates, cette pensé fait sourire le colosse et l’entretient arrive rapidement :


    -“Ils sont là pour toi, deux différents, tu vas gagner ou perdre ?”
    -“Gagner, je te laisse l’honneur de parier, parie chez les renards, mas cote y sera basse, et, officiellement je vais perdre, mais flûte, l’autre sera trop faible … Je n’aurais pas put me retenir, qu’en dis-tu ? Ca arrive on ? Je t’en aurait bien demander plus sur les renards mais je doute qu’on ait le temps … Bon paris, ça remboursera la dette de la petite …”


    Il sourit à nouveau alors qu’elle sort et que le tour du premier homme qui va devoir négocier arrive, il est temps de prendre un peu de plaisir dans cette histoire, alors il pose sa chaise, dos à la porte et s’y assoit, puis écoutant les gonds qu’on tire pour refermer derrière soit il sort de sa voix grave et puissante :

    “Je vous attendais monsieur … approchez-vous, n’hésitez pas, je ne vais pas vous manger, je l’ai déjà fait pour tout ceux que vous m’avez envoyé dans l’arène j’ai un appétit d’Ogre mais je ne suis pas stupide, Cynn ne le permettrait pas, personne ne tue personne dans cette auberge, règle édicté par ses protecteurs.”
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 9 Mar - 0:07

Les premières remarques soulagent en partie des appréhensions de la Zélos. Pas de remarques qui lui laissent penser que son rapport n’est pas assez précis ni que son plan ne tiendra pas la route. Au contraire même, la promesse de cette somme inespérée qu’elle n’a jamais possédée la conforte et lui fait presque croire que la perte des escrocs est déjà acquise. Mais elle sait bien qu’il y a loin des lèvres à la coupe et qu’elle doit demeurer circonspecte et concentrée. Quelle que soit l’inexpérience supposée de ce gang, ils ne doivent pas non, plus être complètement naïfs et avoir envisagé d’être poursuivi, pas seulement par le maréchaussée, mais aussi comme le suppose Brom par des rivaux avides de mettre la main sur leur combine somme toute assez juteuse pour en attirer plus d’un. Quoi qu’il en soit elle est reconnaissante au colosse qui la soutient et l’aide plus que ses paroles ne le laissent supposer. Derrière chacune d’elle se cache à la fois comme un défi ou une menace déguisée et pourtant son sourire est généreux et ses actes loyaux. C’est un peu comme si son physique destructeur allait avec ses paroles et que son regard plus que pour quiconque était le reflet d’une âme chaude et bienfaisante. Cette dichotomie interpelle Igrim en même temps qu’elle remercie intérieurement son partenaire, même s’il se défend de l’être. Son implication lui en donne le titre dans les faits. Elle le sait, elle en même fière car elle a rarement rencontré de personne de cette trempe. Malgré elle son regard perd un peu de sa froideur et on peut y lire la reconnaissance que l’on doit à de tels gens.

Mais l’action a ses priorités et la prêtresse n’est pas prompte aux effusions. Demain en effet lors de la première partie des rencontres, elle aura à faire : affiner ses informations et parier aussi parier pour laisser croire que les flambeurs sont suffisamment appâtés. Ce ne sera qu’en fin de tournoi lorsque _ elle l’espère, les projets des tricheurs auront du plomb dans l’aile_ que les choses pourront devenir dangereuses. Un animal acculé peut devenir dangereux…

Blottie dans l’armoire, elle récapitule les derniers évènements, les dernières informations et puis comme reprises des tics de l’espionne qu’elle est à l’occasion, sans doute plus souvent qu’elle ne s’en rend compte, elle jette un regard à travers l’interstice de la porte. En fait comme pour beaucoup de ces ouvrages, il y en a trois d’intéressants. L’entrebâillement bien sûr qui donne assez directement dans la chambre sur le pied du lit où est encore installé le haut prêtre, mais aussi, de l’autre côté » du battant, son alter égo entre les gonds qui donne sur le fond de la chambre. En dernier lieu, pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, la fente horizontale en bas du cadre de la porte qui donne sur le parquet et peut servir à observer les pieds et leurs allers et venus dans la pièce si tant est qu’ils se déroulent assez près de l’armoire…

Seul le frôlement de l’air lui parvient dans un premier temps. Les pas légers lui indiquent que la personne qui est entrée est d’un gabarit modeste et d’une démarche humble et discrète. Lorsqu’elle passe devant le blessé, elle ne le masque presque pas et la Zélos se demande bien comment une si frêle personne peut soigner un combattant de cette stature. Mais la magie n’est pas une question de taille. Elle se contente d’observer la femme remplir son office en silence et consciencieusement sur les blessures du géant docile vouté sur lui-même comme prostré. Elle est gracieuse dans ses gestes et la plume danse sur son épaule à mesure que ses bras et ses mains accompagnent sa magie. Une plume c’est la deuxième fois depuis qu’elle a rencontré Brom Ode'Bahalmarche. Un hasard ? Rien n’indique qu’il s’agisse d’une plume de serpent, mais une intuition qu’elle ne parvient pas à finaliser germe dans son esprit. Elle se heurte cependant au style de vie qu’elle a tissé autour de son compère qui ne correspond pas à celui d’un mafieux. Ce ne doit être qu’un tatouage comme un autre, plutôt joli d’ailleurs et discret. La fille s’affaire sans crainte apparemment. Comme la Zélos elle a compris la bienveillance qui réchauffe son âme… L’esprit de la Zélos va de la femme au colosse, de la taverne si bien fréquentée qu’elle possède son propre guérisseur. Non content d’être un être surnaturel, c’est comme ça qu’elle le voit, il semble aussi organisé et prévoyant. Elle se souvient de la promesse qu’elle lui a faite et… Un soupçon de fierté passe en elle. Elle ne s’imagine pas qu’il s’encombre de quelqu’un qu’il jugerait inutile voir nuisible…

La mage, murmure à peine pour se faire comprendre et le géant obéit, docile et confiant. Il semble à peine présent et pourtant son attention semble toute acquise à sa soigneuse. Même les imprévus douloureux confirment la bonhommie du prêtre de Bor. Ses gestes son précautionneux et presque tendre et ses paroles se soucie de la condition de l’esclave. La Zélos baisse un instant la tête, émue plus que de raison.

Lorsqu’elle relève la tête c’est au léger déclic de la porte qui s’ouvre. Une nouvelle voix, la voix d’une personne qu’elle ne connait pas qui apparemment introduit de nouveaux arrivants si l’intuition du combattant est bonne, ce devrait être les renards… Une nouvelle tension prend possession de l’espionne. Elle sait que son partenaire n’a pas besoin de son aide, mais elle sait aussi que tout ce qui se dira ici aura peut-être son importance. C’est comme si ses oreilles s’étiraient vers la chambre et que ses yeux se faufilaient dans les interstices. La femme, car c’est une femme qui parle à n’en pas douter semble être aussi une personne de confiance. Décidément Brom Ode'Bahalmarche connait beaucoup de monde ici !... Elle se doute des affaires traitées ici et pourtant elle ne semble pas effrayée, en parle librement. Une initiée à n’en pas douter. Une mafieuse aussi ? Une repentie ? La plume lui revient en mémoire. Quelque chose empêche les pièces du puzzle de s’emboîter et ce quelque chose c’est pourtant le point commun entre toutes ses questions, Brom Ode'Bahalmarche quelle ne parvient pas à mettre dans le rôle d’un mafieux, même s’il semble en connaître beaucoup, plus qu’elle en tout cas, même si les gens qui gravitent autour de lui… Mais il n’est pas temps de pousser les déductions plus loin.

La porte se referme et des talons durs de botte raclent le parquet. De ce qu’elle peut en voir, l’homme est bien mis mais simplement. Rien qui n’attire l’attention plus que de raison. Il lui tourne le dos, elle ne voit pas son visage. Sa stature ne lui rappelle pas ceux qu’elle a déjà identifiés. Un nouveau donc à mettre sur la liste.

Les basses de la voix du prêtre retentissent les premières et font leur effet à en juger par le temps de silence qui les suit. L’homme prend enfin la parole. Son timbre est affable et suave…

« Bonsoir mon seigneur. C’est un honneur de rencontrer un combattant de votre trempe. »

Il en fait un peu trop, mais c’est assez compréhensible. On ne prend jamais assez de précaution face à une montagne de puissance et surtout on n’est jamais assez flatteur pour s’assurer les bonnes grâces de cette même montagne. Il fait le tour de la chaise pour se placer face à son interlocuteur et de ce fait face à l’armoire. Il arrive à hauteur de visage de Brom assis en face de lui. Son regard est vif et la moustache fine et bien taillée. Serait-ce possible qu’il soit le chef de la bande, ou n’est-ce qu’un négociateur ? En son for intérieur, elle parierait pour la tête de gang et s’il vient ce soir c’est qu’il n’a pas encore assez de personnel sous ordres ou qu’il n’a personne d’assez digne de confiance… I jette un regard alentour comme pour admirer la chambre avant de se ressaisir et de reprendre d’un voix qui a pris de l’assurance.

« Je ne vais pas vous faire perdre votre temps. La journée à été rude et vous avez mérité de vous reposer… »

Il marque une courte pause avant de reprendre et pour quelqu’un qui s’annonce comme directe s’offre le luxe d’une introduction oratoire.

« Vous êtes un combattant d’exception chacun vous voit invincible. De ce fait, les paris ne présentent plus guère d’intérêt. »

Il soupire faussement comme pour attirer la complicité du champion qui attend patiemment la suite du discours. Il n’est rien pour sa part auquel il ne s’attende et laisse le poisson entrer dans la nasse.

« Pour que cela change, il faudrait une surprise… »


L’homme se penche un peu vers le visage de granit impassible.

« Vous savez de quelle surprise je veux parler. L’intérêt serait relancé. Pour vous et moi… »

A-t-il éveillé l’intérêt du forgeron ? Il patiente quelques secondes sans doute espère-t-il que ce dernier va reprendre la balle au bond, mais c’est le silence qui lui répond. Un petit bruit de succion impatient chuinte entre les dents.

« Je m’explique. Vous connaissez le principe j’en suis sûr. Si vous perdez en finale dix pour cent de mes gains vous reviennent… »

Le colosse se contente de croiser les bras, mais garde le silence. Le renard ne voit plus la même bonhommie dans ses yeux.

« Je peux même vous promettre quinze étant donné tous ceux qui vont parier demain… cinq milles Dias minimum»

C’est apparemment le dernier mot du soudoyeur. Il attend sa réponse avant de reprendre la porte. L’entretien n’a que très peu duré. C’est sans doute ainsi que les affaires malhonnêtes se traitent. La Zélos reste songeuse dans l’obscurité de l’armoire. Le forgeron n’a donc qu’à aller retirer son gain une fois le combat perdu ? Le tricheur compte-t-il sur cinquante mille Dias de gain ? Elle doit bien l’avouer, elle n’arrive pas à se faire une idée des sommes engagées lors de ces mises. Ces dernières doivent être bien disparates. Entre les petites du peuples qui rêve de mettre un peu de beurre dans les épinards, les plus grosses des flambeurs qui mettent toute leur vie en danger, pour le rêve d’un gain qui les mettra à l’abri du besoin et celle plus conséquentes des bourgeois, et seigneurs qui veulent se donner quelques frissons…

Mais la soirée n’est pas finie et un deuxième personnage pénètre dans la chambre. Un homme encore. A-t-il croisé le précédent ? La tenancière de l’établissement a-t-elle instauré des circuits afin que cela ne se produise pas ? Ici, pas de botte mais des bottines de luxe. Un pas plus décidé et vivement un ton plus sûr de lui presque menaçant. Il tourna autour de Brom Ode'Bahalmarche presque hautain. Il a enlevé son chapeau de feutre brodé ton sur ton et joue machinalement avec le ruban intérieur. Il ne semble pas pressé et commence par faire les cents pas dans la chambre. Il horripile Igrim qui essaie de se mettre à la place du prêtre. Il n’aurait qu’à tendre le bras pour assommer ou pire le bellâtre…  Soudain il s’arrête de profil par rapport à son interlocuteur et lui parle sans le regarder.

« Félicitation pour votre dernière victoire ! »

Il finit enfin par croiser le regard de Brom.

« Le rôdeur était notre homme et il était supposé aller en finale vous comprenez ? »

Si le pauvre adversaire du géant lui avait été opposé pour le tester, certains avaient pour lui d’autres ambitions. Visiblement cette défaite était contrariante pour le nouveau venu, mais il forçat un sourire vers le forgeron puis alla s’appuyer contre le mur à côté de la fenêtre avant de reprendre.

« Mais personne n’est indispensable et vous devenez de fait le nouveau champion et favori. Quelques personnes de mes… amis… ont même parié gros sur vous »
Il avait traîné de façon entendue sur le mot « ami ».


Même Igrim novice dans le milieu comprit qu’il s’agissait de pigeons qui ne demandaient qu’à se faire plumer.

« Et pour être tout à fait honnête, cela me plairait assez qu’ils se trompent. Ils viennent de la très haute société et leurs mises sont à la hauteur de leur position et de leur fortune… Six milles Dias si vous perdez !... »

Décidément d’un côté ou de l’autre les paris rapportaient de petites fortunes que l’on brasse l’argent du commun des mortels ou celui de l’élite ! L’impassibilité de Brom n’avait pas dû se démentir, car il poursuivit.

« Je savais que je n’avais pas affaire à un naïf… On fait comme ça donc ? »

Quelle assurance le silence du prêtre lui avait-il fourni ? La Zélos aurait été bien incapable de le dire. Toujours est-il qu’il semblait très sûr de la coopération du combattant. Il fit claquer son chapeau contre sa cuisse avant de prendre congé. Il s’arrêta cependant à la porte pour se retourner et lâcher un dernier :

« Que voulez-vous j’ai horreur de perdre… »


La porte se referma sans discrétion avant que le silence ne retombe. Dans sa cachette, la louve de Kesha rongeait son frein et cherchait déjà le moyen de châtier cet aigrefin prétentieux... Elle attendit cependant patiemment que son partenaire vienne lui indiquer qu’elle pouvait à présent sortir de l’armoire.


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Bye bye combat truqué ! (mission)
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