~ Fenris Skirnir ~

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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Effectifs

• Eryllis: 2
• Ladrinis: 2
• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 4
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 2
• Civils: 10

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Béamas Mois:Toula
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 ~ Fenris Skirnir ~

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:: Le Loup Borgne ::

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:: Le Loup Borgne ::
Fenris Skirnir
MessageSujet: ~ Fenris Skirnir ~   Lun 8 Sep - 0:05



QUI ES-TU ?
Un monstre en liberté, paraît-il...



Fenris Skirnir
"Ils savent ce que je suis. Qu’ils viennent, s’ils en ont le courage."


SURNOM: L’Enchaîné, le Borgne
ÂGE: Entre 290 et 300 ans, par là
SEXE: Masculin, jusqu’à preuve du contraire
PEUPLE: Lhurgoyf
CASTE: Ascan
MÉTIER: Mercenaire, marin


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ARMES PRINCIPALES:


Bianca : Une Arbalète plus légère et plus maniable que la moyenne, sa compagne favorite et son arme signature. Il est l’un des rares tireurs d’élite du continent capable de s’en servir à la fois efficacement et surtout avec une rapidité étonnante. Grâce aux ajustements qu’il a lui-même réglés sur cette dernière, il peut prendre à peu près n’importe quel arc (court ou long) de vitesse, même si sa portée est forcément plus réduite.


Gleipnir : Épée longue à une main, forgée dans un métal Ascan particulièrement solide. Elle est parcourue d’arabesques discrètes sur le pommeau et la garde, et sa lame est très acérée. Malgré son état parfaitement entretenu, le temps a laissé des cicatrices qui laissent deviner une origine très lointaine dans le passé.

AUTRES POSSESSIONS:
Si vous avez du matériel important, un catalyseur, des biens précieux qui méritent d'être marqués

DON:
Transformation Monstrueuse : Le Loup Enchaîné. Il s’agit d’une créature animale démoniaque, même si à la regarder de plus près -ce que je vous déconseille vivement- elle n’a rien d’aussi simple. Son regard, son aura et son gabarit sont proches d’un énorme canidé faisant dans les deux mètres, sans toutefois qu’on puisse la résumer à cela. Ses muscles puissants ne peuvent être dissimulés par son épais pelage blanc, et ses crocs meurtriers luisent souvent dans sa gueule ouverte. Au bout de chacun de ses membres pendent des chaînes lourdes et sombres, qu’il traîne dans son sillage dans un crissement sépulcral. Son œil gauche est aussi mort que sous sa forme humaine, ce qui laisse présager que ce handicap pourrait lui être fatal. Pourtant, sa force est telle que le poids ne semble pas le ralentir dans ses déplacements, ni le dissuader de continuer à traquer ses proies. Bien sûr Fenris est incapable d’utiliser ses autres pouvoirs sous cette forme, néanmoins ses réflexes, sa force et sa vitesse sont largement suffisantes à en faire une arme mortelle.

POUVOIRS:

Maîtrise de l’Air : C’est à la fois son élément et sa liberté. Maniant le vent comme une arme, Fenris a aussi appris à en faire son bouclier. Ce talent lui a souvent permis de survivre en mer lors de sa longue vie de pirate, tout comme il lui permet de rectifier parfois les trajectoires de ses carreaux. Il espère également pouvoir s’en servir pour contrôler ses chutes ou pour se propulser plus vite au combat, ce qui pour le moment est à l’état de projet. Un peu d’entraînement s’impose…

Changement d’état corporel : On peut dire pour faire court qu’il peut passer à l'état gazeux, à volonté. En changeant la structure moléculaire de son propre corps, Fenris est capable de changer de forme pendant un court laps de temps (pas plus d’une minute ou deux pour l’instant). Il peut ainsi se faire fumée intouchable pour esquiver ou s'infiltrer sans être vu. Je précise qu’il doit revenir à son état normal avant la fin du temps imparti, sous peine de se désintégrer purement et simplement, ou rester bloqué dans l’un des états temporaires ; sans parler de la fatigue suscitée par l’utilisation prolongée.

Empathie : C’est un don inné qui s’est manifesté quand il n’était encore qu’un enfant. C’est un procédé subtile qui le lie émotionnellement à autrui, volontairement ou non. Bien entendu s’il le désire il pourra jauger leur humeur et leurs sentiments, l’efficacité dépendant de leur proximité physique, le toucher facilitant le processus. Évidemment il lui faut aussi parfois gérer la violence de de vécu par procuration, ce qui a tendance à impacter sa propre stabilité. Il lui est également possible de retrouver une personne dont il a été séparé en suivant son instinct, pour peu que leur lien soit suffisamment fort bien sûr. C'est une méthode hasardeuse et pas très fiable, bien qu'elle l'ait tiré d'affaire une paire de fois. On peut comparer cela à un chien suivant une piste à l’odeur. Si cette dernière n’est pas assez forte ou si elle s’estompe avec le temps, il ne pourra pas la retrouver.

SPÉCIALITÉS:
► Excellence spécifique en arme (Arbalète)
► Combattant d'exception

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PHYSIQUE:

Un grand gaillard blond, toujours sourire aux lèvres. Oui, les gens le décrivent souvent comme un grand bonhomme, un colosse de plus de deux mètres qui surplombe la foule de son regard perçant. D'un regard profond et intense il scrute jusqu'à votre âme à travers son œil unique, d'un bleu tirant sur le violet. Un cache-œil recouvre son côté gauche, dissimulant une profonde blessure et les sillons dérangeants de sa cicatrice. On peut dire qu'il évite de choquer les âmes sensibles, davantage par besoin qu'on lui foute la paix plutôt que par vrai souci de l'opinion publique. Malgré tout son apparence assez impressionnante ne fait pas que tenir en respect les inconnus les plus belliqueux. Derrière cette force indéniable se cache un homme simple, qui a toujours le mot pour rire et dédramatiser toutes les situations. D'ailleurs le plus souvent on lui reproche de ne rien prendre au sérieux, que ce soit la guerre, la maladie ou les situations où sa propre vie est mise en jeu. Nonchalant devant l'éternel, il ne se laisse pas aller à la paresse, bien qu'il ne se presse jamais pour autant, au grand dam de ses employeurs. Sa démarche est aussi élégante qu'elle semble lente -à tort- puisqu'il en réalité chacun de ses mouvements est calculé et mesuré pour ne pas gâcher la moindre once d'énergie. Il lui arrive souvent d'exprimer des mimiques bien singulières, parfois presque animales, qui sont les restes latents de sa forme monstrueuse, une forme qu'il a gardée très longtemps à certaines périodes de sa vie. Enfin au moins il ne peut plus légitimement s'offusquer d'être traité de 'sale chien', c'est toujours une bonne chose. Bref.

La plupart du temps, Fenris attache ses longs cheveux d'un blond presque blanc en queue de cheval ou en natte, afin qu'ils ne le gênent pas au quotidien. Cette excentricité dont il a toujours refusé l'explication a le don d'attirer pas mal de regards, ce qu'il vit avec une indifférence détachée. Il est souvent paré de tenues sombres et discrètes, avec des vestes longues ou des gilets de cuir, ne s'embarrassant pas d'une chemise à moins que les conditions météo l'en dissuadent. Loin d'être pudique il n'en est pas moins réservé et a simplement un peu de mal à abandonner certaines vieilles habitudes prises lors de ses longues années en mer. Par ailleurs il semble avoir en permanence la clope au bec et un chapeau de cuir vissé sur la tête, ce qui contribue sans doute à sa réputation de tombeur de ces dames.
Cependant si ses manières sont irréprochables et son talent à sympathiser (et embobiner ?) n'importe qui est notable, sa peau est loin de l'esthétisme d'un dandy, car elle a gardé trace des nombreux combats qu'il a menés jusqu'à aujourd'hui. Son teint est plutôt hâlé, et reflète parfaitement le fruit de son dur labeur au grand air. Son dos et ses bras sont les plus touchés par les cicatrices, son torse n'ayant pas non plus été vraiment épargné. Il a aussi plusieurs tatouages çà et là, le plus distinct restant une grande tête de loup sur le bras gauche, dont la fourrure commence à l'épaule pour descendre jusqu'à l'avant-bras, emmêlée de motifs tribaux complexes. Il est fort probable qu'il ait eu recours à ces artifices pour dissimuler certaines vieilles blessures... mais nul ne sait si c'est là plus qu'une simple affabulation.

Après l'avoir rencontré, on retient souvent de lui la douceur mesurée de ses gestes, ses grandes mains calleuses d'homme manuel, et l'odeur doucereuse de tabac épicé qui l'entoure en toute occasion. Il est plutôt rare de le voir hausser la voix, sauf bien sûr quand il s'agit de faire la fête et scander des chansons à boire jusqu'au petit matin. Grand fêtard, il sait apprécier les plaisirs simples d'un bon repas, d'une compagnie agréable, et de quelques paris pour pimenter le tout. Avec l'âge il a appris à s'écarter des biens terrestres, à ignorer l'envie et la cupidité pour se focaliser sur les moments éphémères mais ô combien plus épanouissants de son existence.
Par conséquent il est peu attaché aux biens matériels, et n'a pas non plus de pied-à-terre fixe. Fenris se complait dans une vie de nomade et de mercenaire voyageur, sillonnant Isthéria en tant qu'homme à tout faire. Il ne porte pour accessoires qu'une chevalière d'argent à la main gauche et un petit catalyseur frappé d'une rune, suspendu à une lanière de cuir, en guise de collier. Bien entendu il ne se sépare jamais de ses armes, Bianca -amoureusement qualifiée de « sa femme »- toujours attachée sur son dos accompagnée de son carquois, et Gleipnir fidèlement glissée à sa ceinture. Il est également raisonnable de penser que ce ne sont pas les seules armes dont il dispose, mais si vous tenez tant que ça à en savoir plus il va falloir vous risquer à vous approcher, au risque d'écoper d'une morsure enragée.



PSYCHOLOGIE:

Que dire à son sujet, qui ne soit pas un évidence au premier abord ? Fenris est un homme abordable et même plutôt sociable, capable de s'adapter à peu près à tout type de communautés. C'est une personne pragmatique devant l'éternel, qui admire le savoir en général mais abhorre les gens qui se bourrent le crâne d'inepties, par vanité ou arrogance. Rentabilisant ses siècles de vie, il essaie d'apprendre de ses erreurs, et aussi de se cultiver un minimum au contact des gens qu'il côtoie. C'est ainsi qu'il a appris les divers langages du monde connu, dont l'alfari qu'il parle couramment, même si l'ellendë lui pose encore quelques soucis. Il faut dire que l'occasion de le pratiquer ne sont pas légion, et les sylphides se montrent toujours aussi réticents à enseigner. Certaines choses ne changent jamais, et à défaut de mieux au moins ça permet de ne pas trop se sentir dépaysé.
En tant qu'ancien marin, Fenris voue un certain respect à l'évocation de Soulen, même s'il se clame volontiers athée. Ceci dit il a eu suffisamment de mauvaises expériences, entre les abordages et les naufrages pour se garder d'injurier ou de froisser le dieu d'aucune façon que ce soit. Disons qu'ils est plus superstitieux que vraiment croyant, et que depuis bien longtemps il a ses raisons de juger qu'il pourrait être maudit, sa chance lui ayant été volée par un sortilège dont il ignore tout. Il se peut néanmoins que ce ne soit là qu'une énième de ses lubies fantasques, et qu'il soit peu avisé de lui prêter beaucoup de crédit.

Exception faite de son frère, le mercenaire n'a plus aucune famille vivante, au moins à sa connaissance, et est de toute façon peu enclin à s'attacher à qui que ce soit. C'est là que se trouve l'ironie de son caractère affable et extraverti : s'il batifole sans vergogne et trouve des compagnons de voyage très facilement, il n'en demeure pas moins méfiant et distant dès qu'il s'agit de long terme. Franchir la ligne de sécurité et les vastes murs de ses défenses tient donc de l'exploit, et bien peu nombreux sont ceux qui pourraient y prétendre. En vérité ils ne sont qu'une poignée à y être parvenus tout en ayant une aussi grande longévité. Léogan Jézékaël en fait partie, et il s'en mord probablement les doigts jusqu'au poignet à l'heure qu'il est. Bien que solitaire et indépendant, Fenris a le sens de la meute et ne laisserait jamais quelqu'un qu'il apprécie dans le pétrin, quitte à s'y fourrer aussi jusqu'au cou. Vraie teigne de persistance, il finit toujours par les retrouver qu'ils le veuillent ou non, faisant irruption dans leurs vies comme s'il n'en était jamais sorti, toujours avec le même air goguenard et provocateur. Et à sa décharge c'est par ce biais qu'il arrive souvent à garder le lien intact en dépit des années, ravivant les flammes qu'il ne laisse jamais s'éteindre totalement.
Ami fidèle et digne de confiance, il est parfois si insistant en railleries qu'il en fait perdre patience à ses rares proches. C'est un spécimen rare d'obstination -jamais aveugle- et un cas perdu de la science, un individu plein de contradictions et de principes confus, un homme simple à comprendre mais complexe à percer à jour. Un amoureux de la nature bien plus qu'il ne l'est de ses semblables – ce qui lui a valu son surnom de Fen-, épris des arts bien qu'il n'en pratique pas assidûment lui-même, un admirateur des talents culturels bien qu'il ne se clame que simple orateur, bien en dépit d'un très vaste répertoire. Des histoires de marins aux mythes classiques du panthéon, on peut dire qu'il peut charmer un auditoire de sa voix rauque et traînante aussi facilement que le meilleur des bardes, qu'il se met souvent à dos.

Grand épicurien, il est conscient de la menace constante qui pèse sur sa tête comme une épée de Damoclès, les Lhurgoyfs se voyant traqués par les autres races, incapables de les comprendre ou de les contrôler depuis aussi loin qu'il se souvienne. Profitant de chaque jour comme s'il n'y avait pas de lendemain, il est dépensier et peu prévoyant, comptant sur sa débrouillardise pour rebondir sans cesse, quitte à tremper dans des affaires pas toujours nettes. D'ailleurs il est un grand joueur de cartes et de dés, et ne refuse jamais un bon pari. Champion indétrônable de tricherie, il ne lésine pas sur les moyens illégaux de se faire un peu d'argent, bien qu'il n'ait aucune intention d'en faire son gagne-pain.
Pour cette même raison, il s'est reconverti en mercenaire, ce qui lui permet pour l'instant de mener sa vie comme il l'entend, sans les contraintes que représenterait l'intégration d'une organisation comme les Ladrinis, ou les guildes du genre. Son rêve reste de se trouver un but avant de reprendre la mer, pour retrouver par ce moyen la liberté parfaite dont il a le souvenir mélancolique et fuyant. Néanmoins quelque chose manque encore pour qu'il puisse regagner le grand bleu. Il lui faut encore accomplir une tâche dont la teneur lui échappe, terminer de remplir le vide intérieur qui menace de l'engloutir, bien qu'il n'ait pas encore trouvé ce dont il s'agit. Mais là encore, peut-être que les chaînes qu'il doit briser sont à l'intérieur, retenant silencieusement le prédateur exilé qu'il contient depuis si longtemps, dans une faible cage de chair et d'incertitude...


BIOGRAPHIE:


L’histoire de Fen est aussi longue qu’elle est alambiquée, emplie de détours et d’imprévus qui rendraient son énonciation complète interminable. Mais n’est-ce pas aussi prévisible, lorsque l’on a vécu aussi longtemps ? Le contraire aurait été décevant, et en bon raconteur qu’il est, il vous l’aurait garanti. Mais revenons-en au sujet principal. Fenris a il y a bien longtemps été un gamin chétif et à la santé plutôt fragile, un petit gabarit comme tant d’autres, qui a grandi dans les ruelles sombres et décharnées de Mavro Limani, avec son frère jumeau Seior. Le souvenir qu’il garde de ses parents est plutôt vague et confus, leurs visages n’étant plus qu’un souvenir flou et distant qui lui échappe sans cesse. Il se souvient seulement qu’ils vivaient dans une petite maisonnette en bois, davantage une cabane qu’une vraie bâtisse, et que sa mère lui chantait souvent pour l’endormir. Les quelques vestiges de souvenances restant de sa mère sont agréables, bien que le seul objet tangible qu’il lui reste soit un vieux pendentif en argent. En outre il ne peut se plaindre d’avoir manqué d’amour parental, bien que cette présence maternelle et bienveillante ait été brève. Sa mère Vanadis périt alors qu’il était encore un môme pleurnichard et trop jeune pour saisir la profondeur du désespoir de son père, Gil Skirnir. Hélas avec la mort du pilier de la famille, vint l’instabilité financière et affective de tout le foyer, qui tomba en ruines en quelques mois, au sens propre comme au figuré.
Son paternel plongea de plus en plus dans la dépression, jusqu’à fondre dans l’appât de l’argent facile -affluant à travers les multiples activités illicites florissant dans cette ville véreuse- qui lui permettaient de noyer son chagrin dans la drogue et les spiritueux. Trempant dans des affaires de contrebande de plus en plus sordides, le Lhurgoyf traîna sa carcasse creuse plus qu’il ne vécut pendant ses dernières années. Ses deux fils avaient bien tenté de l’écarter de cette voie, seulement même si dans certains éclairs de lucidité Gil reconnaissait ses fautes, se confondant en mille excuses vaines, il n’avait simplement plus la force de se battre, ni d’élever ses fils. Seior et Fenris furent donc forcés de se mettre au travail à un très jeune âge, joignant les deux bouts comme ils pouvaient en vivant de petits boulots et de larcins quand nécessaire.

Néanmoins les activités condamnables et tumultueuses de leur père finirent par avoir raison de lui, puisque celui-ci fut trouvé mort près de leur domicile, un couteau planté dans la poitrine. Ce fut le frère cadet Seior qui fit la macabre découverte, bien qu’il ait été incapable de déterminer si son père avait été tué par un de ses collaborateurs mécontents, ou s’il s’était suicidé. Le mystère demeure entier encore aujourd’hui, et à vrai dire Fenris y est plutôt indifférent. Les circonstances de sa mort ne le ramèneraient pas, pas plus que cela ne dissuaderait les nombreux créanciers de frapper à leur porte. Les jumeaux essayèrent bien de rembourser les dettes de feu leur père, mais étant données les sommes en jeu, ils auraient tout autant pu travailler pour le restant de leurs jours. Ils convinrent donc assez vite qu’il leur fallait quitter cette ville pour s’en aller le plus loin possible, ce qui les amena à économiser secrètement pour payer un passeur qui les fit embarquer à bord d’un navire marchand qui voguait vers le sud.

***

Ce fut à la fois la découverte et la révélation. La vie en mer était dure et exigeante à tous points de vue, ne laissant pas la moindre marge d’erreur pour deux adolescents qui se faisaient le plus petits possibles, travaillant d’arrache-pied de peur de se faire jeter par-dessus bord. Néanmoins le capitaine finit par se prendre d’affection des lascars blonds, et malgré ses menaces constantes de nourrir les créatures sous-marines pour apaiser la rage de Soulen, il les intégra à l’équipage. Le navire marchand faisait de nombreux voyages à travers Isthéria, parcourant les ports du monde essentiellement pour acheter et vendre des épices -et bien d’autres choses encore, officieusement-. Ce fut d’ailleurs vers cette période que Fen découvrit les vertus apaisantes et parfumées du tabac, dont il devint graduellement dépendant, au grand dam de son frère. Cependant la crainte de le voir dériver comme leur père était toujours très présente, ce qui poussa Seior à lui faire promettre de ne jamais s’endetter ou se laisser à d’autres substances addictives. Ce fut un serment que Fen se força à respecter religieusement pendant des siècles durant, en dépit des nombreuses tentations à bord comme sur terre.
Quoi qu’il en soit, leur vie se calqua au rythme des marées et des tempêtes depuis ce jour. Inséparables, les deux Skirnir n’eurent d’autre choix que d’apprendre un nouveau métier qui les menait sans cesse vers de nouveaux horizons. Et ce changement qui n’était initialement qu’un simple jeu de circonstances leur allait très bien, vu qu’ils étaient prêts à tout pour ne pas retourner à Phelgra. En ce sens, le ‘Mjoln’ les emmena bien plus loin qu’ils ne l’auraient cru. Samuel Jantiss, leur capitaine à la peau noire comme la suie avait décidé de rentrer en sa terre natale, une île dans les eaux chaudes du sud, pour faire réparer son navire endommagé par les intempéries. Il sembla alors très solennel lorsqu’il leur fit jurer sur la dépouille de leur mère de ne jamais révéler l’existence ou l’emplacement de cette région, qui selon lui « serait irrémédiablement souillée par une civilisation arrogante, corrompue et aussi opportuniste qu’un vautour ».

Le voyage fut long et périlleux, le Mjoln passant près de la catastrophe à de nombreuses reprises. Trop effrayés par ses tourbillons d’une rare violence, ainsi que par ces vents traîtres qui mettaient à mal le vaisseau blessé, les deux jeunes promirent tout et n’importe quoi. Accrochés au mât comme deux chiots désespérés, ils invoquèrent Soulen jusqu’à ce que leurs voix s’éteignent d’épuisement, effacées par le grondement du tonnerre vrillant le ciel obscur ; et qu’enfin à l’aube d’un nouveau jour voilé de brouillard, la foi revive à la vue de la terre ferme. El Bahari les accueillait à bras ouverts… du moins c’est ce qu’ils avaient cru dans leur naïveté. La vérité fut en fait bien plus cruelle et injuste.
Jantiss avait réussi à rendre leur présence tolérable à force de plaider en leur faveur auprès de la tribu locale, prétextant qu’ils étaient des neveux depuis longtemps perdus de vue, mais c’était largement insuffisant à gagner la confiance des natifs. Avec leurs cheveux clairs et leurs dégaines de jeunes matelots (plus si inexpérimentés que ça suite aux nombreuses vadrouilles) ils peinaient énormément à se fondre dans la masse des habitants de la jungle. Pour aider la communauté ils joignirent donc le groupe des pêcheurs, devant à nouveau s’adapter à leur milieu pour aller de l’avant. Et évidemment apprendre toutes ces nouvelles choses sans comprendre un seul mot de ce que racontaient les autochtones, ce n’était pas une partie de plaisir. Il leur fallut des années avant d’arriver à dépasser la barrière linguistique, et environs une décennie avant d’être pleinement intégrés comme Ascans. Il n’y a pas grand-chose à raconter de cette période-là, les deux frères s’étant pliés à la vie sédentaire malgré leur soif croissante d’aventure. Finalement avec le temps passant (et ayant peu d’emprise sur leur physique) les gens finirent par oublier qu’ils n’étaient pas nés sur l’île, ils finirent par mettre de côté leur méfiance et par apprécier ces deux enfants « crachés par la mer ».

Bien entendu Fenris s’attira bien plus d’ennuis que son cadet, sa nature étant profondément plus turbulente, plus espiègle et plus animée. Son physique mûri l’avait transformé en un grand coq fier de sa crinière ornée de perles et de plumes, et de sa grande taille… l’emplissant par la même occasion de l’orgueil de la jeunesse. Il faillit bien se faire couper en deux par des hommes soucieux de protéger leurs biens de ce qui pourrait être un voleur, et fut bien mêlé à quelques bagarres stupides déclenchées pour des broutilles, sans jamais que ce soit très sérieux. Sa réputation fut celle d’un jeune délinquant aussi excentrique que travailleur, ce qui heureusement amenait les anciens à pardonner la plupart de ses écarts… moyennant contrepartie d’heures supplémentaires.

Leur routine avait progressivement pris forme, et bien qu’elle fut occupée et laborieuse, ils purent couler des années heureuses et relativement insouciantes, loin de tous les troubles sombres du continent. Oh Fenris avait bien sûr pondéré suivre à nouveau la voie de la piraterie en compagnie de Jantiss, seulement Seior se plaisait dans sa nouvelle vie d’apprenti orfèvre, ce qui en définitive l’écartait des voyages. Contrarié, Fen noya sa frustration dans les fêtes et les parties de chasse de plus en plus risquées, et se disputa de plus en plus souvent avec son frère. Désireux de fuir cette vie monotone qui l’empêchait de s’épanouir pleinement, le jeune homme tuait le temps plus qu’il ne trouvait goût à cette vie. Ce fut d’ailleurs vers cette époque que la chance qui lui avait souri jusque-là se mit à tourner de façon significative.
Son médaillon se brisa lors d’un accident sur le port où il fut grièvement blessé, ce qui marqua -à tort ou non- le tournant et l’abandon de celle qu’il appelle « dame Fortune ». Suite à sa blessure il fut dans l’incapacité de travailler pendant plusieurs mois, ce qui porta préjudice à ses finances déjà peu fameuses. Les ressources étaient rares et il se retrouva alité, obligé de demander de l’aide chaque fois qu’il devait manger ou se déplacer. On peut dire qu’à cette période tout ce qui pouvait mal se passer tourna effectivement de façon défavorable, ce qui lui creusa une mauvaise réputation de plus en plus répandue. Les habitants les plus superstitieux de l’île firent alors planer la rumeur selon laquelle il était victime d’une malédiction, ce qui en fit une sorte de paria au sein de sa communauté d’accueil. Cela commença par des regards en biais, des murmures malveillants, et puis tout doucement vint le mépris et la méfiance, ainsi que le refus de lui redonner du travail.

Tournant en rond malgré sa guérison lente et progressive, Fen fut donc contraint de trouver un autre moyen de survie. Il lui était inconcevable de vivre seulement du travail de son frère, et sa fierté lui empêchait de lui demander le moindre sou. Par conséquent sa tête se tourna de plus en plus souvent vers la mer, priant même parfois les dieux Ascans dans son désespoir. Pourtant aucune solution miracle ne vint. En fait… En fait les choses ne firent qu’empirer à partir de là. Car d’une façon ou d’une autre, les natifs avaient raison… il était bel et bien maudit, même s’ils étaient alors loin de deviner le mal dont il souffrait en réalité. Un mal qui n’en est pas un, un mal qui n’est autre que sa nature profonde jusque-là toujours contenue par le sort qui avait été jeté à son médaillon.
Pris de violentes migraines qui lui sciaient la tête, Fenris se fit plus irritable, plus caractériel et plus à fleur de peau qu’il ne l’avait jamais été. Son corps entier lui faisait constamment mal, comme si sous sa peau rampait une fourmilière entière, prête à le faire imploser. Impatient de s’écarter du village et de ses commérages avant de céder à l’envie d’en étriper quelques-uns, Fen saisit la première occasion de foutre le camp au moins quelques jours. Il se présenta spontanément comme escorte pour un groupe de mineurs, qui avait sollicité de l’aide pour les débarrasser des créatures qui se tapissaient dans leurs galeries. Ils partirent donc au petit jour, s’engouffrant à travers la jungle et ses mystérieux détours. Sa tête lui faisait de plus en plus mal. Lorsque ses employeurs lui avaient fait un discours sur les précautions à prendre, il les écouta à peine. Il avait déjà du mal à s’entendre penser, alors se concentrer, c’était trop lui demander. Les suivant machinalement il ne pipa mot, jusqu’à ce qu’enfin ils arrivent devant l’entrée des souterrains. Une meute de Pyrors commença alors à lentement marcher vers eux, se dressant sur leurs pattes arrière en une posture de plus en plus menaçante… Mais ils n’eurent jamais l’opportunité de passer à l’offensive.

Fenris s’était agenouillé à terre, hurlant à pleins poumons dans une tentative vaine de chasser la douleur qui déformait ses os et voûtait son échine. Il se sentait se briser de l’intérieur, la créature si longtemps retenue en lui ayant enfin trouvé le moment pour se libérer. Ses bras s’amincirent tandis qu’il se roulait en boule, devenant des pattes immenses et griffues tandis que son visage s’allongeait en un museau au pelage presque argenté. Sa mâchoire se plissa alors en une gueule affreuse ornée de crocs aiguisés, ce qui prit bêtes comme humains au dépourvu. Ces derniers n’hésitèrent pas un instant à se retourner contre cette menace inconnue, et dressèrent rapidement leurs armes dans sa direction. Ils réussirent alors à jouer de leur nombre pour l’enchaîner au mur grâce aux chaînes qui servaient à tirer les lourds chariots de métal, chargés de charbon. Peu importait, car ils ne pourraient éternellement retenir la force brute qu’il représentait. Leur chair serait tout aussi nourrissante, animaux comme humains. Un grognement profond, et il était déjà trop tard. Les lourdes chaînes noires cédèrent, et lorsqu’il bondit en leur direction, elles pendaient à chacun de ses membres, faisant un bruit distinctif chaque fois qu’il bougeait. En quelques minutes, Fenris anéantit toute forme de vie dans les environs, sous sa forme de Lhurgoyf. Sa fourrure rougit sous le festin, et bientôt il ne resta de ses proies que les restes méconnaissables de leurs cadavres... Mais la douleur elle, était toujours présente, vive et aveuglante. Épuisé et confus, le jeune homme perdit connaissance après quelques heures d’errance.
Il avait été blessé dans la bataille pourtant si brève, mais surtout il avait été horrifié de découvrir le carnage qu’il avait provoqué. Nu comme un ver et sans nulle part où aller, Fenris erra dans la jungle d'Ilanî jusqu’à la nuit tombée. Ce ne fut qu’une fois l’obscurité réconfortante tombée sur lui et les traces macabres lui rappelant son crime qu’il trouva le courage de retourner vers la ‘civilisation’. Pourtant, son retour ne serait qu’un passage. Coupable et honteux de ce phénomène auquel il ne comprenait rien, Fen réalisa que malgré tous ses efforts pour l’éviter, il fallait qu’il parte avant qu’il ne soit trop tard. Il n’avait tout simplement plus le choix… Les villageois avaient finalement raison de le traiter en paria, ils avaient raison de ne plus lui faire confiance ! Et puis rester reviendrait à les mettre en danger, et risquer que ce genre de choses se reproduise. Rester signifierait les exposer au danger constant qu’il était devenu, et c’était une option qu’il refusait d’envisager. Gardant toujours les chaînes dont il avait été affublé à sa transformation, il en fit l’éternel rappel de ce qu’il est vraiment. Ainsi il porte en permanence le poids de son pêché, dont il espère pouvoir s’affranchir un jour.

***

L’inévitable avait fini par avoir lieu. Après un bref passage chez lui, il prit quelques vêtements, ses armes et le peu d’argent qu’il lui restait avant de supplier Jantiss de l’accepter à bord. Il laissa simplement une lettre à son frère expliquant son départ, bien qu’en réalité toute l’histoire concernant son ennui ne soit qu’un mensonge effronté. En n’importe quelles autres circonstances il n’aurait jamais laissé Seior seul. Enfin quel choix lui restait-il ? Être chassé par toute son île d’accueil, traqué comme un animal sauvage ? Non… Non, impossible. Il préférait encore mourir dévoré par les poissons, reposant à jamais dans les entrailles marines. En voyant son urgence, le capitaine Jantiss avait eu la délicatesse de ne pas poser plus de questions. Et puis il était trop content de retrouver son protégé, de le voir redevenir un de ses matelots et compagnons de voyage… C’est donc le cœur lourd et plein de regret que Fen vogua vers le nord, vers le continent… et vers une nouvelle vie.
Comme en un retour amer vers son passé, le Mjoln avait fait route vers Mavro Livani, le ramenant ainsi à son point de départ, il y a de cela bien des décennies. Interprétant ça comme un coup du sort le mettant face à ses fantômes, le pirate décida de ne pas réembarquer tout de suite. Il avait envie de retrouver la ville de son enfance, les odeurs de son port et le va et vient des pêcheurs alors que les soleils n’étaient pas encore levés. La nostalgie se mêlait aux remords et à l’envie de tout envoyer valser. L’absence de Seior, l’autre moitié de son âme scindée, lui pesait énormément, mais il n’y avait pas de retour possible. Plus que jamais il avait besoin de se sentir vivre, il avait besoin de se sentir libre et puissant, assez détaché pour pouvoir choisir son propre destin.

Il se força à vite retrouver ses marques, rassembler les informations permettant de faire de bonnes affaires, repérer les bonnes personnes et identifier leurs méthodes. Sans le sou, il versa dans le banditisme en toute connaissance de cause, allant du larcin au vol qualifié, et même quelques meurtres chaque fois qu’il était question de sauver sa peau. Il devenait aussi crapuleux que son père, l’addiction en moins, se frottant souvent à des types qu’il valait mieux ne pas froisser. Néanmoins il avait commencé à se tailler une réputation peu enviable, son nom voyageant de bouche en bouche jusqu’à le précéder. Il avait bon nombre de sobriquets tous peu flatteurs, mais en tout cas ce qui est sûr c’est que les gens ne tenaient pas à se coltiner la colère d’un monstre. Il trempa dans toutes sortes d’affaires illégales à cette époque, à tel point qu’il avait pris la tête d’un petit groupe d’hommes et femmes qui comme lui, étaient prêts à tout pour des bourses pleines de dias. Son but était de mettre de côté pour faire construire son bateau, et rien ne pouvait décemment le détourner de son but ultime.
Son influence de mercenaire grandit pendant des années et se répandit dans tout Phelgra, ce qui l’amena à traiter avec des gens avec une absence de scrupules plutôt similaire. Et le hasard le fit alors croiser le chemin de Léogan Jézékaël, alors trafiquant de toutes sortes de substances illégales et bien sûr fort intéressantes pour le négoce. Ils firent affaire à de nombreuses reprises, scellant toujours leurs accords par des beuveries mémorables chaque fois que les choses se passaient bien. Et à force de se côtoyer, ils se lièrent d’une amitié inattendue, se serrant les coudes dans le merdier qu’était devenue leur vie. De plus en plus proche du Sindarin, Fen finit par voir en lui un ami inespéré et un autre frère, la seule personne qui semblait comprendre ses délires fantasques, qui appréciait ses histoires farfelues et partageait le même humour bidon. L’idée de faire affaire ensemble leur vint donc plutôt naturellement, et le bateau qu’il avait fait construire trouva une utilité future toute particulière. Il serait leur meilleur moyen d’importer de la cindine pour la revendre aussi ailleurs à prix d’or, le tout sans jamais attirer l’attention des gardes peu scrupuleux de la ville.

Le plan fut adopté, et tous se mirent à l’ouvrage pour faire de ce projet une réalité. Il investit donc jusqu’à son dernier dias dans ce navire qu’il baptisa ironiquement « Cerberus ». L’équipage fut recruté sur le volet, et enfin il prépara ses cartes, son astrolabe et tout le reste à ce voyage périlleux. Il était loin d’être un bleu en mer et il connaissait les risques, ce qui lui avait fait prendre toutes les précautions possibles. Ils avaient prévu d’hisser les voiles pendant la belle saison, et son trajet avait été modifié pour éviter les zones réputées comme les plus dangereuses des océans. Le Cerberus quitta le port sans encombre, approvisionné à ras bord et empli d’une cargaison précieuse qui leur rapporterait gros. En compagnie de Léogan, Fen redécouvrit le plaisir de voyager sans contraintes, lui apprenant au passage une partie de ce qu’il savait. Il s’était fixé le défi de lui donner le goût de naviguer, et s’amusait beaucoup des protestations constantes de ce dernier, qui ne pouvait cacher l’étincelle nouvelle dans son regard malgré son caractère exécrable. La mer éroderait ses appréhensions aussi sûrement que les marées se suivaient, il en était sûr. Tout se passait plutôt bien. Et pourtant… pourtant cela ne suffirait pas à effacer sa malédiction.
Environ trois semaines et demie après le départ, l’embarcation fut prise d’assaut par un navire pirate qui n’hésita pas à leur tirer dessus. Ces derniers n’avaient pas la moindre intention de les aborder, car en fait seule la marchandise les intéressait. Les coups de canon détruisirent le mât principal, et soudain leur vaisseau gisait immobile tel un chien blessé. Le reste ne fut qu’une simple formalité. Les flèches enflammées eurent raison de ce qu’il restait, les marins devant se jeter à l’eau pour espérer sauver les vies. Et ainsi, dans un clin d’œil et par simple caprice de corsaires inconnus, leur rêve échoua lentement jusque dans le royaume abyssal de Soulen. Plus grave encore, seule une poignée d’hommes survécut à l’attaque, beaucoup d’entre eux ayant subi des blessures graves. Ce fut d’ailleurs le cas de Fenris, qui en plus de son bien perdit aussi son œil gauche, transpercé par un projectile qui avait bien failli lui coûter la vie. Heureusement il fut capable de céder son globe oculaire en le transformant en fumée, sans jamais pouvoir le récupérer... Ce qui fut un choix très difficile mais empêcha le gros de l’hémorragie, dans un dernier geste désespéré de lutte pour sa survie. Commença alors la dérive aussi physique que morale, qui amena les rares hommes restants à se serrer les coudes plus que jamais. Pendant des jours ils errèrent sur les morceaux d’épave, récupérant quelques vivres d’entre les affaires qui flottaient, ce qui leur fit gagner un peu de temps.

Ils dépérissaient à vue d’œil, maigres comme des chats errants, souffrant du soleil et du manque d'eau potable. En vérité ils avaient déjà abandonné tout espoir lorsqu'enfin les contours d'horizons familiers se dessinèrent sous l’œil unique de Fenris. Ce fut alors qu'il perdit conscience, bercé par un sursis incertain que les dieux semblaient vouloir lui accorder. Les naufrages, cela ne lui réussissait décidément pas... surtout que les flots cruels s'obstinaient à le ramener à El Bahari, comme pour mieux le narguer. Était-ce une façon peu subtile de lui rappeler ce qu'il y avait fait, ou bien au contraire un moyen de lui faire comprendre que sa place était là-bas ? Il n'en savait rien, et ça lui était égal.

***

Le fait est en tout cas que dans son état de santé, il n'avait d'autre choix que de rester sur l'île pour un temps indéterminé. Au milieu de la solitude et de l'agressivité gratuite desquelles il s'arma, Léogan fut son point d'ancrage et son seul contact avec le monde extérieur. Aussi surprenant que cela puisse paraître de sa part, il se montra être un ami d'une extrême patience, lui trouvant un nouveau foyer grâce à quelques conseils avisés. Grâce à connaissances, Fen lui indiqua comment agir et à qui faire confiance, ce qui permit à Léo de rapidement trouver une cabane inutilisée qu'ils avaient l'autorisation d'utiliser. Celle-ci se trouvait à l'orée de la jungle ce qui rendait la vie quotidienne assez dangereuse, mais au moins elle était en retrait et leur offrait une intimité respectable, ce dont ils avaient cruellement besoin. Les mois qui suivirent le naufrage furent très compliqués. Léogan tentait de s'intégrer à la communauté -devenue moins hostile envers les étranges depuis que les grands courriers étaient plus nombreux- et le borgne de son côté faisait de son mieux pour ne pas sombrer dans l'auto-destruction.
C'était loin d'être gagné, malgré tout. Se sentant abandonné du monde et ne voyant pas quel avenir il lui restait avec un tel handicap, Fenris avait recommencé à bouger sans jamais avoir retouché à son arme. Il avait abandonné l'idée de ré-apprendre à se battre avec un œil en moins, et ce avant même d'avoir essayé. Forcément ce n'était pas au goût de Léo qui ne cessait d'en prendre pour son grade malgré ses bonnes intentions. Et au final la tension croissante finit par exploser lorsqu'un jour le sindarin excédé le renvoya dans ses cordes avec sa verve habituelle. « T'arrêtes de jouer les pleureuses, oui ou merde ?! À moins qu'une beigne dans la gueule t'aide à te remettre droit dans tes bottes... ? Si c'est l'cas, compte sur moi pour être le premier volontaire ! Sors-toi les doigts du c** !! » Bon ce ne sont pas les mots exacts -après tout cela remonte à loin, tout ça- mais je pense que c'est suffisant à rendre du haut niveau philosophique de la conversation.

On peut dire qu'après leur coup de foudre fraternel était finalement venu l'électrochoc. Outre nombre d'insultes et quelques coups sans conséquences, ainsi que plusieurs jours de bouderie mutuelle, le Lhurgoyf finit par se faire une raison. Même si les méthodes peu diplomates de Léo laissaient à désirer, il était bien obligé de reconnaître qu'il avait raison sur au moins un point : ce ne serait pas en s’apitoyant sur son sort comme un pathétique miséreux que les choses changeraient. Par conséquent il ne tenait qu'à lui de se reprendre en mains et montrer à Seior, ainsi qu'à tous les autres, qu'il n'était pas l'ordure qu'ils croyaient. Le déclic ne résolut évidemment pas tous ces problèmes, mais on peut dire qu'au moins il y avait une nette amélioration. L'ambiance s'allégea sensiblement tandis que sans un mot, Fen avait accepté de suivre Léogan dans ses tâches journalières, l'aidant comme il pouvait. Son corps entier était un peu rouillé, mais les mécaniques roulaient seules. Bien entendu cela n'allait pas sans frustration à cause de l'angle mort du côté gauche, et tous ses gestes autrefois si précis se faisaient bien moins fluides. Léo eut alors le tact de ne pas se moquer ou le dissuader de continuer ses efforts, l'encourageant même à persévérer tout en le secondant dans la mesure de ses moyens. Après quelques mois de galère, Fen reprit un entraînement à l'épée sous l'aile de son ami, tandis qu'il s'entraînait au maniement de l'arbalète en solitaire. Il passait également de nombreuses heures sous sa forme lupine afin d'apprendre à se maîtriser, et à pleinement contrôler les tenants et aboutissants de cette métamorphose.
Déterminé à récupérer une partie de ce qu'il avait perdu, il n'avait pas encore repris confiance, mais commençait tout doucement à retrouver son amour-propre. Il avait même entrepris des ajustements sur son arme, œuvrant le bois de façon à l'adapter à son utilisation bien spécifique. Avec le temps le jeune homme parvint à parfaire celle qu'il avait affectueusement surnommée Bianca, la rendant plus maniable et plus légère. Ses entraînements le menaient souvent dans la jungle qu'il connaissait comme sa poche, et il vivait à nouveau de la chasse et de travaux manuels plus ou moins lourds. On lui apprit alors que son frère avait décidé de quitter l’île pour s’installer sur la côte d’Argyrei, où les offres étaient plus nombreuses pour un orfèvre comme lui. Apprendre qu’ils étaient à nouveau séparés le rendit nostalgique, mais il ne se laissa plus abattre. Bien qu'il continue de surveiller avec envie l’océan, et par extension le foyer de Seior qui coulait une vie heureuse en compagnie de son épouse et de leurs deux enfants, il avait recommencé à vivre, et c'était le plus important.

Il avait également porté un grand cache-œil, ou parfois la moitié d'un masque afin de dissimuler son orbite blanche et vide, ce qui ajouté à sa longue absence le rendait méconnaissable. Seules quelques rares personnes encore en vie pourraient le reconnaître, et si Seior ne voulait plus lui parler ou entendre prononcer son nom, au moins avait-il évité de le balancer. Il en fit sa force et entreprit de travailler d'arrache-pied pour rétablir sa réputation. Et il réussit partiellement à se remettre, le temps aidant à refermer ses nombreuses blessures. Dans l'absolu il se fit plus mesuré et plus sage, bien qu'il n'ait jamais perdu son goût des bonnes choses. Lui et Léo s'en donnèrent à cœur joie pendant bien des années,... Jusqu'à ce qu'enfin leur passé les rattrape.

Par une belle journée de la saison chaude, une magnifique jeune femme au teint pâle débarqua comme tombée des nues, demandant à parler au brun. Fen qui attendait une livraison sur le port se trouva entendre le nom Jézékaël prononcé, et bien entendu, tendit l'oreille. Il avait appris les rudiments de l'ellendë auprès de son colocataire, et de fait il était bien curieux de savoir pourquoi une créature aussi distinguée avait fait un si long trajet. Au départ il hésita à se présenter à elle, non seulement parce qu'il n'était qu'un rustre à côté de ses manières sophistiquées, mais aussi parce qu'il n'était pas sûr que Léo veuille revoir qui que ce soit l'ayant connu sur le continent. Cependant comme Elerinna n'avait ni les tics d'une guerrière belliqueuse, et parce qu'il fallait bien le reconnaître, son apparence tout à fait charmante avait tendance à lui faire gagner des points, Fen s'avança.
Leur échange fut bref, et il comprit bien assez vite qu'elle ne comptait pas lui donner la moindre explication plausible. Reconnaissant là une femme qui savait mener sa barque, il se contenta d'accepter de l'amener à Léo, afin qu'ils s'expliquent comme il leur plairait. Après tout, les histoires de gonzesses ça lui réussissait à peu près autant que les naufrages, avec quelques points communs indésirables : il risquait gros pour pas un rond, et au final revenait toujours au point de départ, les mains vides. Se tenant donc à l'écart pour les laisser discuter, il réapparut plusieurs heures plus tard, seulement pour constater avec gêne qu'ils n'avaient visiblement pas encore terminé. Néanmoins sa présence ne changerait rien à ce qui visiblement était déjà décidé. Elerinna était venue solliciter la compagnie de son ami de longue date, avec la même moue princière et pourtant fragile qu'arboraient les donzelles des histoires de marins. Léo ne sut comment dire non, même si Fen nota très facilement le manque de joie, et le devoir contrit qui transpiraient dans les traits de son ami.

***

Et ce fut tout. Des brefs adieux, une poignée de main et de grandes tapes dans le dos, et il était parti. Fenris avait beau se dire qu'ils pourraient toujours se revoir plus tard en d'autres occasions ou sous d'autres horizons, leur longévité leur permettant nombre de caprices, cela ne pouvait effacer le sentiment de perte. Ce con bourru et mal élevé avait été son soutien pendant vingt ans, et la planche salvatrice qui lui épargné la noyade. La vie après son départ lui parût donc encore plus morne et encore plus fade. Il n'avait plus personne à qui pourrir la vie, et cela jouait considérablement sur son humeur. Son frère ne voulait toujours pas le voir, alors il y avait peu d'espoir qu'il soit un jour présenté à ses neveux. Ses options étaient plutôt limitées dans un milieu aussi petit... Alors après presque deux ans de tournage en rond, il se décida enfin à retenter sa chance sur le continent.
Il n'était pas question de suivre Léo, ni même de reprendre la vie criminelle qui l'avait maintenu à Phelgra. En fait il rêvait de recommencer à zéro, de repartir à neuf et voyager à travers Isthéria afin de découvrir les trésors que le monde avait à offrir. Son cœur était et resterait toujours Ascan, mais ce n'était pas suffisant pour brider sa curiosité. Il choisit donc Eridania comme première destination, et y vécut pendant un moment dans une chambre d'auberge miteuse, le temps de trouver mieux. Il est passé par Elusia et ses splendeurs et puis par Canopée, qui le retint bien moins longtemps. Néanmoins il avait depuis appris à se comporter face aux strates les plus hautes de la société, et les sindarins avaient au moins le bon goût d'admirer sa capacité à apprendre leur langue complexe.
Non que cela lui soit d'une utilité extraordinaire en réalité. Ces milieux huppés et fastes avaient tendance à lui donner le tournis, surtout que même s'il était un excellent menteur, ce n'était pas toujours amusant de se faire passer pour ce qu'on n'est pas. Faire semblant d'avoir une bourse pleine c'était plutôt fatiguant, et à vrai dire il préférait encore rouler sa bosse sur les routes malfamées que serpenter entre les tables pleines des banquets nobles. En bref, depuis les cinquante dernières années il vit en nomade, travaillant toujours au gré des contrats qu'on lui propose, éclatant la majorité de sa solde en fêtes et en jeu. Il vit sans se presser, se consolant avec le sentiment infime mais fort que Léogan et son frère sont encore en vie, quelque part. Son œil unique scrute alors souvent la mer avec un espoir indicible, espérant qu'un jour ce sera de plein gré qu'il voudra retrouver les côtes arides et luxuriantes d'El Bahari.






MON COMPAGNON
Mon amie de toujours



NOM:
Eesa (prononcez Issa)
RACE:
Renard
SEXE:
Féminin
POUVOIR:
Changement de taille
DESCRIPTION:
Il s'agit d'une renarde au poil doré clairsemé de blanc, une femelle particulièrement intelligente et entremetteuse, qui fait pleinement justice à ce qu'on raconte sur son espèce. Curieuse et très peu farouche, elle n'hésite pas à s'approcher des humains pour les observer, bien qu'elle ait le bon sens de détaler au moindre signe de danger. Il n'est pas rare qu'elle suive Fenris contre son gré, l'espionnant à a sa façon et semblant se jouer du fait qu'il sente sa présence. Elle porte un catalyseur autour du cou, et ce dernier lui accorde le pouvoir de changer de taille à volonté. Lorsqu'elle grandit de plusieurs mètres, il lui arrive de la prendre comme monture.


Dernière édition par Fenris Skirnir le Lun 6 Oct - 18:15, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Lun 8 Sep - 20:35

Bonjour et bienvenue sur Istheria!

Si tu as la moindre question, n'hésite pas!

Bonne continuation pour ta fiche!

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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Dim 14 Sep - 9:59

Je préviens au cas où, j'suis un peu débordé en ce moment, mais je n'abandonne pas ma fiche. C'est en cours de rédaction !

study
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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Dim 14 Sep - 11:44

D'accord. Préviens-nous dès que tu auras fini.

Par contre, je me permet d'avance de te faire des remarques sur les pouvoirs, pour que tu apportes des changements :

_ Changement d’état corporel => Tu ne peux pas te changer dans tous les états, liquide, gazeux et solide en même temps. C'est un peu trop. Il te faut choisir qu'un seul élément. Et les raisons sont que notamment, ce serait injuste vis à vis d'autre joueur qui n'ont qu'un unique changement et à mes yeux, c'est amplement suffisant. Tous c'est beaucoup trop puissant. Par exemple, mon personnage a un pouvoir qui lui permet de prendre uniquement une forme brumeuse. Il y a un autre joueur qui lui, peut prendre uniquement une état "électrique" et enfin une autre joueuse qui peut faire de son corps du roc. Il te faut choisir qu'un seul élément si tu souhaites conserver ce principe d'élément.

_ Empathie => Pour moi " Il lui est également possible de retrouver une personne dont il a été séparé en suivant son instinct, pour peu que leur lien affectif soit suffisamment fort. Il peut aussi suivre une cible en imposant volontairement sur elle une marque psychique, afin de l’espionner et connaître ses déplacements. Ce sera bien plus hasardeux d’y arriver toutefois, s'il la connaît mal. De fait, on peut le comparer à un chien suivant une piste à l’odeur un peu étrange. Si cette dernière n’est pas assez forte ou si elle s’estompe avec le temps, il ne pourra pas la retrouver." C'est pas de l'empathie et tu associes deux pouvoirs bien distincts en un. L'empathie, c'est être capable de ressentir les sentiments ou les humeurs d'un individu, et pas de le tracer parce que tu l'as touché. Donc il te faut choisir. Soit, tu marques un individu en le touchant pour le pister un certain temps, soit tu ressens ses émotions. Pas les deux.


_ Contrôle de l'air => Juste à titre indicatif, si tu te sers de l'air pour te propulser et te déplacer un peu plus vite, note que tu n'iras jamais plus vite qu'une personne possédant une pouvoir de vitesse accrue.



Voilou! Je te laisse continuer, en espérant avoir des nouvelles vites!
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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Mer 17 Sep - 9:25

Normalement c'est terminé, j'espère que ça ira ! Pfiou enfin fini...  deprim

J'ai pris note de tes commentaires et j'ai édité en conséquence pour les pouvoirs.
Pour l'empathie je garde seulement le lien avec ses proches qui couvre la distance, et non plus le système de marque. En espérant que ce soit bon. Voilà !
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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Sam 27 Sep - 15:15

Re bonjour!!

Pardon du retard! J'ai eu quelques soucis!

Nous arrivons bientôt au bout de nos peines, mais de toutes petites modifications sont encore à faire :

_ l'apparence monstrueuse >>> C'est le coup des chaînes qui ne va pas. Lorsque tu prends ton apparence monstrueuse, tu es nu comme un ver. lool Tu n'as pas le droit aux armes, tu n'as pas d'habit (sauf si tu les as pas déchiré), et du coup, tu n'as pas de chaînes qui apparaissent subitement. C'est une pure transformation physique, mais une magie qui fait apparaître des trucs. C'est un peu comme Hulk en fait.

_ Changement d'état corporel >>> Il y a une phrase qui prête à confusion que tu as oublié de supprimer "Pour l'instant il ne maîtrise que l'état gazeux, bien qu'il ait pour ambition d'en faire de même avec les autres (solide et liquide)." Entendons nous bien, que tu ne pourras jamais accéder à un état solide ou liquide, ici, tu as fait le choix de te transformer uniquement en état gazeux.

_ Histoire >>>> Un petit détail technique dans la lecture au sujet des ascans. Tu parles de ton personnage qui est devenu relativement bel homme et qui a attiré les foudres de certains papounets. Chez les ascans, il n'y a aucune filles, aucune femmes. Ce n'est que des hommes. Tu n'as pas pu rencontrer de "vrai" ascans, mais uniquement des hommes qui ont échoués sur l'île et adoptés le style de vie des "anciens" ascans. Pour une raison mystérieuse, il n'y a jamais eu de femmes qui se sont échoués sur l'île.


Voilou.
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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Dim 28 Sep - 21:46

Merci d'avoir pris le temps de tout lire ^^

Alors j'ai quelques questions, suite à tes commentaires:

- Pas de soucis pour la population Ascanne étant strictement masculine, je ne savais pas xD Je vais éditer en conséquence ! Mais donc ça veut dire qu'il y a 300 ans il n'y avait déjà plus un seul "vrai" Ascan ? O.o Qu'est-ce qui leur est arrivé ?

- Pour le changement d'état j'ai juste dit qu'il chercherait à maîtriser les autres, en gros je pense prendre ça comme prochains pouvoirs une fois que j'aurais pris en expérience (Sauf si je n'en ai pas le droit ?). Ne t'en fais pas, ce n'est pas une façon détournée de m'accorder des pouvoirs en plus à ce stade.

- Par contre concernant les chaînes je suis un peu embêté. En fait ce n'est pas un accessoire ou une arme, ce sont simplement des chaînes de fer sans aucune particularité. Sa forme monstrueuse est inspirée de Fenrir, le loup nordique enchaîné. Cela ne lui apporte aucun avantage particulier, que du contraire vu que ça fait un sacré bruit. Cela fait partie intégrante de ce qu'il est, au même titre que des crocs, des ailes ou des cornes. C'est ce qui le différencie d'un simple loup Yorka par exemple, en fait ce n'est là qu'un symbole et rien de plus. Voilà pour l'explication à ce sujet. Quoi qu'il en soit si tu juges toujours que ça n'est pas viable, je me plierai à ta décision.



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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Mar 30 Sep - 16:17

Alors :

_ La disparition des Ascans est un peu mystérieuse, tout comme le fait qu'on ne saisit pas pourquoi depuis des siècles aucune femme ne s'échoue sur l'île ou se survit pas dans le coin. Mais les ascans se sont éteints notamment à cause d'un cataclysme maison ne connaît pour le moment pas les détails. Les survivants n'étaient que des hommes, ils se sont éteints naturellement. Les derniers ayant enseignés leurs connaissances et tout le touti à ton chef actuel, Isaril.

_ Si, si, tu pourras tout à fait prendre comme prochain pouvoir, un autre changement d'état. C'est tout à fait possible. Mais note qu'il s'agira du hasard. Toi, joueur, tu désires ce pouvoir, mais ton personnage ne peut pas de lui même faire en sorte que ce pouvoir devienne le sien. Cela sera une pure coïncidence.

_ Pour les chaînes, même si j'aime beaucoup l'image, cela reste incohérent avec les dons. Les dons ne sont pas des magies, mais des particularités physiques d'une race, au même titre que les sindarins ont des sens développés, ou que les zélos ont une force surdéveloppée. C'est naturel. Inclure l'apparition de chaîne dans ta transformation n'a rien de naturel. La seule manière pour que sous ta forme monstrueuse tu es des chaînes, c'est que tu en es aussi sous ta forme humaine. Mais cela serait contraignant je pense.
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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Lun 6 Oct - 18:16

- Concernant les Ascans c'est noté, c'est édité.
- Noté pour les pouvoirs, idem.
- Pour les chaînes je suis disposé à endosser le malus de les porter sous forme humaine, même si clairement c'est contraignant. Le perso entier est basé sur ce concept donc ne pas les avoir me forcerait à tout changer.

Merci de ta réponse. Mes modifs sont terminées, j'espère que tout est bon !



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MessageSujet: Re: ~ Fenris Skirnir ~   Lun 6 Oct - 18:40

Dans ce cas, tout me semble entendu.

Fiche validée!


Tu vas pouvoir faire une demande de rang personnalisé et te recenser (lien jaune) dans la zone évènementielle.

Tu pourras également ouvrir ton compte en banque, ton journal, ta boîte aux lettres et ton inventaire.


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