MINI EVENT : Les Fanélides

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 2
• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 5
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 2
• Civils: 11

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Riguear Mois:Ginik
[Septembre/Octobre en temps réel]

Miss/Mister Fanélides


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 MINI EVENT : Les Fanélides

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:: The Boss ::

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:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: MINI EVENT : Les Fanélides   Mer 21 Fév - 20:20


MASCARADE
" Mini-event "


◈ ORGANISATION ◈


Bienvenue au grand Festival des Fanélides!

Il s'agit ici d'un petit event festif afin de se détendre mais aussi le moment idéal pour faire des rencontres avec les autres joueurs. L'organisation sera simple et se doit d'être dynamique :


  • on respecte toujours le nombre de 15 lignes minimum;

  • pour y participer, vous avez dans l'obligation de vous inscrire, le cas échéant vous ne pourrez pas intégrer l'event plus tardivement. Inscrivez-vous même si vous n'êtes pas sûr d'avoir le temps;

  • vous avez 5 jours pour poster votre premier message, au bout de ce délai, votre tour est sauté. Si vous souhaitez revenir dans la partie suite au premier tour, veuillez contacter le staff qui vous donnera des consignes. Si au deuxième tour vous ne pouvez toujours pas participer, vous serez exclus de l'event;

  • le staff se donnera le droit d'intervenir à tout moment pour pimenter votre jeu, en bien ou en mal. Il pourra vous envoyer certaines directives à prendre en compte pour votre rp de manière personnelle ou générale;

  • votre personnage se doit d'être masqué, voir même costumé, pas d'exception à la règle!



◈ RAPPEL DES PARTICIPANTS ◈


₪ FESTIVALIERS ₪

● Ari’El Miluiel ( 2 jours)
● Kalysta Elyomar ( 2 jours)
● Alastor ( 2 jours)
● Othello Lehoia ( 2 jours)
● Deirdre Luberym ( 2 jours)
● Mäje ( 2 jours)
● Balibe Duscisio ( 2 jours)
● Fenris Skirnir ( 2 jours)
● Enteri ( 2 jours)



◈ Les Fanélides, le grand Festival masqué ◈


Époque : 1er jour de Tymbé, An 1305
Lieu : Tyrhénium
Durée : 2 jours
Caractéristiques : Célébration masquée et costumée

Le premier jour : Il s'agit de la journée d'ouverture du Festival qui démarrera lorsque les soleils seront à leur zénith. Et ce n'est autre que le régent lui-même qui fera un discours. Une grande cérémonie se déroulera dans l'arène. De grands magiciens sont invités pour ouvrir le festival et de somptueux numéros s'y dérouleront tout au long de la journée. De nombreux commerçant auront investi le périmètre du colisée afin de vous permettre de vous vendre à boire ou à manger. Vous pourrez ainsi profiter des spectacles sur les gradins, ou bien vous mettre à l'ombre dans les coulisses pour profiter des divers stands. En soirée, un bal sera organisé au sein même de l'arène.


Les Dieux semblaient de son côté et de celui de sa cité car un beau jour s'annonçait. Fanel avait mis plus d'une semaine à se décider sur la manière dont il se parerait pour le grand festival car dans mégalomanie, n'oublions pas qu'il devait en être la grande figure. Après tout, cette fête n'était-elle pas un hommage au grand homme qu'il pensait être? Il porterait les plus belles étoffes que l'on pouvait s'offrir au sein de la cité frontière et de la meilleure qualité, mais dans un ton étonnamment sobre. En effet, son costume serait dans les tons noir et bleu nuit, et dans une coupe élégante. On ne distinguerait pas une once de peau car il porterait des gants de cuir, un masque blanc tout ce qu'il y avait de plus simple avec une coiffe hirsute qui donnerai du volume au tout. Pour ce carnaval, le régent souhaitait s'entourait de mystère.

Costume de Fanel:
 

Le discours d'ouverture? Il n'en avait préparé aucun. Il souhaitait faire preuve de spontanéité, et il fallait dire que les préparatifs et toute l'organisation des Fanélides lui avaient pris tout son temps.... mais il se sentait fin prêt pour le jour J. Ce fut donc avec toute son escorte, des dames de compagnies, des soldats et autres ouailles cupides qu'il se rendit dans la grande arène car c'était là, le lieu de la fête.

Lorsqu'il arriva de manière presque incognito, il se ravit de la foule présente. En effet, il y avait de l'animation partout, à l'extérieur comme à l'intérieur des lieux. Les coulisses étaient envahis par des commerçants de toutes les sortes : des vendeurs ambulants qui criaient pour appâter leurs clients, des odeurs qui vous faisaient saliver éveillant tous vos sens gustatifs, les parfums des femmes du monde qui se mêlaient à la chaleur ambiante... L'arène était devenue un essaim d'abeilles, vrombissants sous les conversations. Il était particulièrement difficile d'avancer mais heureusement, Fanel avait ses hommes qui lui dégageaient le passage. Et même si l'on ne distinguait son visage, beaucoup avait compris qu'il s'agissait de l'excentrique Régent, pour la simple raison qu'il était l'unique personne qui avait accès aux places d'honneur.

Lorsque cette grande figure prit sa place avec toute sa petite cour, il constata que les gradins étaient tout aussi bondés que les couloirs où se trouvaient les commerçants. Les plus curieux avaient fait en sorte de prendre leur place en avance, bien que les mouvements de foule rendaient les choses complexes. Il était si facile de se faire bousculer et emporter comme par la houle. D'ailleurs, il était quasiment impossible de s'asseoir... sauf pour les proches du régent. Ce dernier balaya du regard tout le monde et sa satisfaction semblait grande. Le pensez-vous peut-être trop sûr de lui? Cela était mal le connaître. Tout était en réalité parfaitement encadré. Il avait placé de nombreux hommes et femmes de sa "maison" parmi la foule, capable d'agir à tout moment pour assurer la sécurité de ces concitoyens. Il y avait également des soldats à l'extérieur et l'intérieur qui étaient de garde ou effectuait des rondes à la vue de tous. Mais cela ne gâchait en rien l'esprit de fête : des lanternes, des confettis, les éclats de rire et surtout les petits tours de magie innocents.

Puis le grand moment arriva, celui où les soleils étaient au plus haut dans le ciel, l'instant fatidique où le grand régent allait ouvrir officiellement le festival. Il s'avança, bien en évidence du haut de son estrade, contemplant toute l'arène. Une jeune femme costumée s'approcha de lui et le saisit par la main et là, la voix du régent fut soudainement claire et audible pour tout le monde, il ne criait pas, il ne hurlait pas et pourtant tout le monde pouvait l'entendre distinctement.

" Chers amis, chers istheriens, je tiens à attirer votre attention quelques instants! Cela ne durera que quelques minutes, je vous le promet! "

Le régent attendit que le silence se fasse.

" Si nous sommes tous réunis en cette belle journée de Tymbé, c'est pour vivre un grand moment : les premières Fanélides de notre ère! Cette fête, ce carnaval, a été créé et organisé par votre serviteur afin de rassembler tout le monde dans un instant de convivialité au sein de Tyrhénium. Nous avons tous vécus de pénibles instants ces dernières années et nous méritons bien un peu de repos. Pour le cœur et pour toutes les âmes! Ainsi, qu'importe la créature que vous êtes, qu'importe vos actions, bonnes ou mauvaises, aucune d'entre elles ne transpireront de votre être car tel n'est pas ce jour! Non! Les Fanélides sont faites pour rire, pour s'amuser, pour oublier, pour festoyer!! Mes amis, je vous annonce que le Festival est ouvert!!! Que les jeux commencent!!! "

Fanel leva les bras et une musique retentit soudainement. Une fanfare apparut sous des explosions de couleur en plein centre de l'arène, émettant une musique qui semblait apporter une étrange jovialité à tous ceux qui se trouvaient dans les gradins. A ne pas en douter, il s'agissait bel et bien de magie!


◈ CONSIGNES POUR LE 1er POSTE ◈

Qu'importe ce que vous avez prévu, voici ce que vous devez prendre en compte pour votre premier poste :

_ même si vous arrivez à plusieurs, vous allez tous vous retrouver séparer à cause de la foule, que vous soyez dans les coulisses avec les commerçants ou bien les gradins : vous allez tous vous trouver dans un coin différent au moment du discours de Fanel;

_ vous avez 5 jours pour poster votre premier message, vous recevrez d'autres directives à ce moment là;

_ vous allez tous être touché par la vague magique qui émane des musiciens de l'arène; vos personnages vont se sentir de bonne humeur.





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:: Le rosier blanc ::

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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Ven 23 Fév - 14:22

Après un long voyage d'Hesperia à Tyrhénium à bord d'une calèche que possédait maintenant Duscisio, accompagné de la grande dame Othello, pour l'occasion.
Durant ses plusieurs jours, ils furent confronter au tracas habituelle des routes comme certaines personnes mal intentionné que le jeune herboriste devait se confronter lui-même afin que sa passagère ne soit pas blessée.
Ce nouveau moyen de transport était une aubaine pour notre jeune homme qui sut le personnalisé à son goût et à sa renommé. Les voyages seront à présent beaucoup moins pénible, mais le sujet n'est pas là.
Aujourd'hui, ils sont tout deux ici pour participer au Mascarade organisé à la ville frontalière afin de s'y détendre et allait être rejoint plus tard par Fenril, un ami de l'ondine. Le festival allait permettre d'oublier à l'ensemble de la population les divers événements de malheur qui se sont produits ses deux dernières années.
Un festival costumé et masqué, bien entendu et en toute logique, nos trois personnages sont venus avec leur costume et leur masque respectif. Si Othello s'envolait avec un apparat prenant l'apparence d'une grande colombe. Quant au rosier blanc, il resta dans son sujet de prédilection.

Le masque en bois représentant parfaitement les branchages d'un arbre dépassant de son feuillage, la totalité de son costume resta dans le thème sylvestre en prenant une apparence d'arbre ou de buissons à fleur totalement improbable. Presque totalement en vert, les nombreuses feuilles de tissus agréablement fabriquer pour ressembler à une feuille d'un arbre peu connu vu d'assez loin pour ne pas remarquer la matière utilisée. Quelques véritables branches dépassaient également le long de ses membres comme le reste de son corps afin de couper la monotonie du vert de diverses nuances. Finalement, pour ne rien perdre de ses habitudes, quelques roses s'affichaient également par-ci par-là, notamment sur coiffe du couvre chef, où le plus grand nombre proliféraient cachant en grande partie sa chevelure argentée dont la longueur avait augmenté jusqu'en milieu du dos, caché par les branchages et les feuilles du costume. Coiffe qui avait autant un rôle décoratif qu'utile, celle-ci le protégeant de l'exposition direct des soleils, principalement lorsqu'ils seront au zénith, heure où les malaises dût à l'insolation sont les plus fréquents à cette époque de l'année. Il serait dommage d'en avoir pendant la fête et qui gâcherait sa journée.
Bien entendu on n'oublie pas le détail le plus important de son costume : les roses blanches sont en tissus également. Pour des raisons discrètes de sécurité, elles remplacent les véritables roses issus de la Pistilose, ses cinq derniers mois, il ne cessa de chercher et étudier la plante qui l'habitait, ses roses présentes un danger de prolifération dès que se termine la saison froide. La plante elle-même se fait donc endormir par une pierre d'intra disposé dans un bracelet à son poignet droit, invisible sous son costume comme tous les bourgeons qui dépassent de sa peau.

Dès le lendemain de leur arriver, Duscisio et ses compagnons durent se préparer et habiller leur costume respectif afin d'être prêt pour le festival et ceux avant midi. Sans surprise, le jeune homme était levé le premier, une habitude dont il n'arrive pas à se défaire quand bien même il avait besoin de se reposer le corps et l'esprit depuis son dernier voyage.
Laissant la dame se préparer d'elle-même, il s'habilla sans facilité de son costume, puis resta devant son masque sans y toucher durant quelques minutes. Se posant toujours la même question, si vivre derrière un masque était la seule solution pour se garder à l'abri du regard des autres à cause d'un changement que l'on pourrait juger contre-nature. La fusion entre une plante et un homme. Quelle personne lambda ne prendra pas ça pour une curiosité ou une crainte de subir la même chose.

D'une main, il saisit l'ustensile et le fixa sur son visage en fermant les yeux qui allaient être suffisamment caché par un émaillage fin de tissu noir pour confondre ses iris dorés. Il était maintenant près pour le festival. Allant toquer la porte de l'ondine pour savoir si elle avait besoin malgré tout besoin d'aide pour les derniers détails de son costume de plume pour finalement prendre la direction de l'arène de la ville où se déroulait les mascarades.

Très vite, l'ambiance festive se faisait sentir par le nombre de personnes présentes ou en direction des arènes. Le nombre de costume confondait la population de différents horizons. Bien qu'il ne porte ni arme ni protection, laisser à l'auberge, il ne put s'empêcher de penser qu'il pourrait arriver malheur pour n'importe quelle raison. Sans doute la pression des derniers événements qui restaient de sa tête en toute circonstance, du moins jusqu'à qu'il entre dans l'arène et constate que les soleils étaient au plus haut dans le ciel.
Peu de temps après, un homme dont le costume violet au masque blanc si fit remarquer en haut de son estrade. La conclusion se faisant très vite sur sa présente en tant qu'organisateur, fut mis en évidence par son discourt après avoir demandé le silence des participants.
S'amuser, il n'avait pas entendu ce mot depuis bien longtemps, malgré tout il pouvait ressentir une bonne humeur s'installer dès le commencement de la musique après un feu d'artifice pour noter leur présente soudaine et après un court instant pu constater qu'il fut séparé de l'ondine au costume de plume sans qu'il ne le remarque.
Enfin, cela avait une importance, mais il n'avait pas à s'inquiéter de trop pour elle. Une bonne humeur s'empara de lui comme la magie qui parcourait ses veines et l'envie de festoyer se présentant à lui comme une évidence.
Comme l'avait dit le régent, ils étaient là pour oublier le malheurs et goûter à un semblant de bonheur afin que tout le monde puisse s'amuser.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Ven 23 Fév - 22:25

Autant dire que ces derniers temps Kalysta n'avait pas vraiment eu de temps à elle. Entre ses responsabilités en tant que Nérozia mais aussi son travail de messagère, parce qu'il fallait bien vivre, elle passait son temps par monts et par vaux. Alors si, certes, cela lui permettait de voir du pays et de se dégourdir les jambes, la jeune femme avait aussi de moins en moins l'impression de maîtriser sa vie. Elle avait la sinistre impression que cette dernière appartenait à une poignée d'individus qui ne réalisaient pas vraiment à quel point il commençait à lui en coûter. Et c'était bien pour cela, un des rares soirs où elle pouvait se poser quelques heures chez elle, qu'elle décida qu'elle allait se payer le luxe de quelques vacances…

La syliméa n'avait rien de bien extravagant en tête, bien entendu. Elle n'était pas du genre à abandonner complètement les siens non plus... Elle envisageait juste une poignée de jours où elle pourrait être un peu insouciante, légèrement frivole et définitivement libre de toute forme de responsabilité. Inutile de dire que ce plan avait commencé à germer dans son esprit dès les premiers hérauts annonçant les Fanelides à venir. La jeune femme réalisa même qu'elle possédait suffisamment d'économies pour se permettre un petite folie. Non seulement elle pourrait résider dans une auberge qui n'élevait pas les puces de lit de façon industrielle, mais elle pourrait aussi renouveler sa garde-robe en conséquence. Car il ne fallait pas se voiler la face, Kalysta pouvait avoir un charmant minois mais elle avait rarement l'occasion d'être vraiment féminine.

Le sacrifice d'une partie de son bas de laine résulta en l'acquisition de trois tenues et d'un masque. Cet attribut indispensable à la fête avait été son tout premier achat, la jeune femme tombant littéralement amoureuse de la pièce... La fine couche de cuivre martelé qui recouvrait la base en cuir l'avait fascinée et elle avait fait en sorte que le tailleur puisse s'en inspirer pour les trois tenues qu'elle lui commanda. Ce dernier s'était amusé à travailler des satins et de la soies, jouant sur des reflets presque métallisés afin de le rappeler. La syliméa était désormais l'heureuse propriétaire de trois robes corsetées dont les tons allaient du cuivre, à l'or en passant par le mordoré. Les décolletés étaient plongeant, la taille artistiquement affinée et les jupons presque trop nombreux à son goût. En somme, elles étaient complètement aux antipodes de ce qu'elle portait habituellement…

Et ce n'était pas non plus complètement sans raisons qu'elle cherchait à mettre ainsi ses atout féminins en avant. En terme de déguisements, si elle s'était laissée aller, elle n'aurait certainement eu aucun mal à battre n'importe quel festivalier. Sauf peut-être certaines personnes de sa connaissance et à la nature aussi changeante qu'elle... Mais lorsqu'elle avait pris la décision d'y participer, elle avait aussi décidé qu'elle en profiterait pour saluer Fenris. Et comme elle gardait de bons souvenirs, pour rester sage, de leur rencontre, elle ne voulait pas non plus le décevoir. La syliméa était à peu près sûre qu'il n'apprécierait pas de se faire voler un baiser par un gamin de cinq ans ou par un barrique d'homme à l'air buriné...

Fort heureusement pour elle, le voyage s’était relativement bien passé… Non seulement sa potion lui avait permis de prendre un attelage de temps à autres mais, pour une fois, elle n’avait quasiment pas fait de mauvaise rencontre. Rien qui n’était destiné à rentrer dans la légende en tous cas… Plus elle se rapprochait de la ville et plus elle sentait l’excitation monter en elle, lui donnant l’impression d’être la gamine insouciante qu’elle aurait dû être. Partout les gens se préparaient à la fête, tant en pavoisant leurs maisons qu’en préparant leurs costumes. Les enfants couraient partout, certainement les plus excités de tous, rivalisant d’imagination dans leur confection de leurs masques… Du moins était-ce ainsi qu’elle percevait les choses, son regard émerveillé ne sachant trop où se poser.

Elle se retrouvait maintenant noyée au milieu de la foule, se laissant guider par le flot jusqu’aux arènes. Son costume était suffisamment près du corps pour qu’elle n’ait pas peur d’en perdre un bout au passage mais elle avait malheureusement dû laisser son sac à sa chambre, ne prenant avec elle que le strict nécessaire. Un nécessaire habilement caché sur sa personne pour éviter les ennuis. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que son idée d’essayer de rejoindre Fenris dans les gradins tenait plus de l’utopie que de la réalité. Il y avait trop de monde et trop d’excitation dans l’air pour qu’elle puisse se frayer un passage. Elle était condamnée à se laisser porter…

Pour une fois elle ne joua pas trop de malchance car, au bout d’un moment, elle parvint à voir une ouverture dans la foule. Ne cherchant pas plus loin, elle se faufila entre les corps et parvint à se positionner dans l’un des gradins, dans une zone où le risque de finir piétiner n’était plus que modéré. A quelques pas d’elle, la syliméa pouvait même profiter d’un petit spectacle de magie impromptu, un jeune homme s’amusant à tourner en bourrique l’un des festivaliers en lui dérobant un à un les accessoires de son costume…

Mais tout cela fut soudainement arrêté par la voix magiquement portée jusqu’à leurs oreilles. Kalysta dut se mettre sur la pointe des pieds et se tordre un peu le coup pour parvenir à apercevoir Fanel et sa compagne. Son discours la fit sourire mais ce ne fut rien en comparaison de l’immense sentiment de joie, proche de l’ivresse, qui l’étreignit lorsque les musiciens firent leur formidable entrée en scène. Tout comme certains membres de la foule, elle était toute disposée à s’oublier au profit de quelques heures de joie et d’insouciance…


Spoiler:
 


Si vous voulez une réponse rapide à un MP, veuillez mettre un titre de plus de 12 caractères, merci !




Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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Mäje
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Sam 24 Fév - 19:08

Les trois soleils menaient une course folles jusqu’à leur apogée... Ils ignoraient peut-être qu’au cœur d’une vaste arène, une ville entière bouillonnait pour eux.

Adossé dans un coin, armé d’un sourire ravageur et carnassier, Äjhem parcourait la foule du haut de sa longueur. Rien n’avait commencé, et c’était déjà une joyeuse réunion qui promettait des heures de festivités et d’allégresse. Cela faisait une sacrée plombe qu’il n’avait pas vu autant de noble réunis en un même lieux, cent ans peut-être ? Et à en juger par les accoutrements tous plus extravagants les uns que les autres, ils prenaient l’évènement très au sérieux. C’était amusant de voire l’hypocrisie palpable dans cette marmite de d’individus, de sentir d’ivresse et la décadence...
Il soupira : il faut dire qu’il ne dérogeait pas vraiment à la règle, paré de son bel habit. La règle était simple : fair dans l’élégant et le raffinement, pas dans l’exubérance ni dans la vulgarité. Il avait donc été stratège : homme un jour, et femme le lendemain. Il espérait ainsi pouvoir s’en sortir avec plus de conquêtes... Et de flacons de vapeurs vendu sous le manteau.

Ce jour-là il avait revêtu un habit sombre et traditionnel d’Argyrei, fait de velours et d’un tissu épais aux motifs tribaux produit dans la région. De hautes bottes en cuir sombre, un sarouel élégant, une ceinture épaisse de soie noire sertie de perles et d’anneaux d’or, un veston noir côtelé de velours montrant son torse finement musclé, à semi masqué par une longue étoffe enroulé autour de ses épaules et tombant jusqu’à ses genoux... Simple et élégant : l’idéal pour être remarqué, juste ce qu’il faut pour ne pas trop attirer l’attention. Tout cela sous le masque félin et fabriqué main par des artisans du désert... Dommage qu’il faille cacher un si beau visage, il en pleurerait presque.

Dans son sarouel, il avait discrètement camouflé des poches qui renfermaient une à deux petites bouteilles de ses sublimes vapeurs qu’il comptait bien offrir... Au plus offrant, bien sûr. Après tout, qui ne comptait pas profiter de la fête pour goûter à une nouvelle forme de rêverie ? C’était l’endroit idéal ! Des dizaines d’âme qui étaient prêtes à s’enivrer jusqu’au bout de la nuit... Ils n’auraient manqué ça pour rien au monde. C’était le moment parfait pour faire la publicité de son domaine tout en écoulant son stock, et ramener dans les dunes des dias sonnants. Avec un regard, il trouva dans la foule quelques uns de ses employés venus pour lui tenir compagnie et faire sa promotion, et il les envoya semer la discorde parmi les invités.
Avec un mélange d’excitation et d’arrogance, il s’élança comme une panthère, et eut vite fait de rejoindre les autres invités. Au même moment, un homme s’avança au-dessus de la foule et commença un discours. Il devina qu’il s’agissait du maître de cérémonie... Et dire qu’il avait bien connu son père, un homme bien plus nuancé et moins imbu de lui-même que sa progéniture... Voir son héritage avait quelque chose de décevant. Tant pis ! Une dynastie peut survivre à l’arrogance d’un monarque. En passant parmi les êtres, il remarqua quelques belles personnes qu’il essaya de rejoindre avec le pas d’un serpent. Pourquoi ne pas en profiter ?

La musique résonna soudain en grand triomphe. Et Äjhem ne put s’empêcher de se sentir brusquement grandiose... Puissant ! Une joie immense immergea de lui, rendant sa démarche bien plus conquérante qu’elle ne l’était plus tôt. Il dépassait beaucoup des gens par sa taille... Autant en profiter ?  
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Ari’El Miluiel
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Dim 25 Fév - 11:35

Nous étions arrivés la veille. Venir dans cette cité m’avait semblé une évidence malgré l’ombre qu’elle faisait à la capitale. Il avait fallu choisir d’en informer le roi Thimothée en l’assurant que ce passage dans la ville du Régent n’était pas une façon pour moi de jouer double jeu. Je ne comptais pas rencontrer ni le régent ni ses conseillers. De plus la mise en scène d’une fête qui somme toute était auparavant liée à une tradition m’interrogeait personnellement. Ce serait donc l’occasion de constater comment le peuple allait adhérer à cette récupération et peut être deviner les objectifs de Fanel en faisait cela. J’avais appris au cours des siècles précédents, que les puissants n’organisent pas de telles festivités simplement pour divertir leur peuple. Derrière se cachait souvent la volonté de le mettre dans sa poche, de lui faire oublier que les choses allaient mal ou le préparer à quelque chose qui pourrait le pousser au mécontentement, voire à la colère et au soulèvement. Cependant, j’avais par le passé été prise en défaut dans ma compréhension du fonctionnement des autre peuple et je voulais bien laisser les événements former mon jugement.

Cela m’attendit à chaque fois, mais je savais qu’une nouvelle fois Alastor était contre ce nouveau périple dans les terres extérieures, mais fidèlement m’avait suivi comme le plus fidèle des amis. J’admirais et lui était reconnaissance comme à chaque fois de passer outre ses principes et ses désirs pour me suivre et s’inquiéter de ma sécurité et mon bien être au sens large. Parfois il parvenait, sans le vouloir, à me faire culpabiliser et je me demandais dans quelle mesure je ne profitais pas de sa loyauté. Cela me menait parfois à des débats interne desquels je cherchais à démêler ma mauvaise foi éventuelle. A chaque fois je retombais sur la même conclusion. Il y avait des choses que je m’étais fixées des lignes de conduite inexorables desquelles je n’arrivais pas à déroger. J’espérais simplement que mon ami se sentait assez de liberté pour rentrer à Cimmérium s’il pensait que je dépassais les bornes de ce qu’il pouvait endurer. Le lui faire comprendre était chose délicate car lui dire que s’il n’était pas d’accord il pouvait rentrer pouvait être pris comme une insulte à son honneur de guerrier et de garde du corps. Il n’était pas toujours aisé, je l’avoue, de parler au militaire en tant qu’amie.

Toujours était-il que nous étions arrivés la veille du début des festivités en même temps qu’une foule grouillante et chamarrée. Les portes de la ville étaient engorgées de festivaliers et d’artistes qui ne pouvaient faire autre chose que prendre patience plusieurs heures avant de pouvoir entrer. D’ailleurs la cité avait englouti une telle population que nombre de personnes avaient choisi de planter un campement de fortune sous les remparts au grand dam d’Alastor qui y voyait une menace pour la cité qui aurait pu profiter de ses condition somme toute un peu chaotiques pour la prendre d’assaut. De mon côté, je faisais confiance à la prévoyance du Régent pour avoir anticipé cette éventualité.

Lorsqu’enfin au couché du dernier soleil nous avons pu passer le dernier contrôle sous le regard suspicieux du guet, et pénétré dans la ville, Alastor se mit en quête d’un logis et vu l’affluence nous nous sommes résolus à un hostel de luxe, les autres auberges et bouge de tout acabit, étant complets depuis belle lurette. Il allait falloir puiser dans nos fonds de réserve mais le jeu en valait pour moi la chandelle. J’avoue que l’attente avait fait monter en moi une grande lassitude et que me retrouver dans un lieu calme et privé me fit le plus grand bien. Je pris donc le temps d’investir notre suite tandis qu’Alastor était parti en quête de masques accessoires obligatoires pour participer aux festivités. Heureusement notre logis avait devancé le désir de ses clients et un accessoiriste avait été invité à prendre ses quartiers à la réception avec tout un stock de masques et autres déguisements pour les voyageurs comme nous qui n’avaient pas prévu leur venue. En cette saison la soirée était douce et la nuit à l’avenant.

Le matin nous trouva donc reposés et les soleils approchant de leur zénith et tenant à ne pas nous retrouver pris dans le flot des festivaliers, nous nous étions retrouvés devant l’arène assez tôt. Pas assez pourtant pour échapper à la bousculade. L’ironie voulut qu’alors que nous avions passé l’obstacle des portes de la ville la veille sans désagrément la cohue finit par me séparer de mon garde du corps. Un mouvement de foule brutal, sans doute dû à l’écroulement d’un stand culinaire, nous surprit et je me vis disparaître aux yeux de mon ami. Le dernier regard que je lui lançai se voulait rassurant et apaisant. J’imaginais assez bien le peu de cas qu’il était capable de faire des vies des gens autour pour me rejoindre s’il me sentait en danger... D’autant que je ne m’étais pas encombrée de mon bâton et que seule ma dague me servirait de protection en cas de danger. Le lançai dont en même temps un message rassurant sur les ailes de l’essence divine, il me rejoindrait plus tard et il serait le premier averti en cas de problème. Un temps je vis sa tête argentée et puis alors que je passais les portes de l’arène, il disparut encore sur le parvis noyé de monde.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur je me laissai ensuite guider vers les gradins ou je trouvai une place relativement confortable, si l’on considère la foule qui s’y pressait. Jetant un regard alentours, je constatais que pour compacte qu’elle soit la foule de l’assistance aurait pu être bien plus serrée. Nombreux devaient être ceux qui n’avaient pas été admis à passer l’entrée. Je me demandais si je n’avais pas eu tort de prendre notre séparation la légère. Alastor avait-il réussi à entrer ? De toute façon, il était trop tard pour se poser la question. Je regardai le ciel où les trois soleils atteignaient le paroxysme de leur course. Les éléments emblaient mettre les festivités sous les meilleurs hospices. Je sentis la curiosité et l’excitation me gagner. Un mouvement de foule attira mon attention. Visiblement le régent faisait son arrivée, précédé par son escouade de garde du corps. L’homme semblait tenir à la ponctualité. De là où je me trouvais je ne pouvais distinguer que le haut de sa personne, c’est-à-dire peu de chose. Mais bientôt, il prit place la tribune d’honneur accompagné sans doute de ses proches, dans toute la magnificence de sa fortune et de sa mégalomanie légendaire

Enfin, il prit la parole pour un discours sensé justifier ces festivités. Dissimulé sous autant de tissu et de luxe, il devait avoir bien chaud et transpirer abondamment. Sa harangue était simple et de mon point de vue inutile, mais enfin, le festival était ouvert. Le régent avait fait en sorte que les gens se trouvent dans le meilleur état d’esprit et je me sentis bientôt encline à participer à cette agitation sans arrière-pensée si ce n’est celle de comprendre que mon humeur était d’origine magique.


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Deirdre Luberym
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Dim 25 Fév - 21:00

Cela faisait quelques jours que la jeune femme tournait en rond dans ses appartements. Il fallait dire qu'elle pouvait se montrer particulièrement pointilleuse et un tantinet exigeante, surtout lorsqu'elle avait une idée bien particulière en tête. De quoi il était question? Et bien de son costume voyons! Il lui fallait quelque chose de beau, de clinquant et qui ne passe pas inaperçu. Pour cette raison, elle avait jeté son  dévolue sur des couleurs qui ne manquaient pas d'attirer l'attention et avait depuis la nuit des temps attirer l'avidité des Hommes : l'or. Pour ce faire, elle avait littéralement vidée de son énergie son pauvre Uriel en l'envoyant et renvoyant aux quatre coins de la cité parce qu'elle n'était pas satisfaite de ces choix. Pourquoi n'y allait-elle pas elle-même? Parce que d'autres affaires plus ténébreuses avaient son attention. De plus, elle avait parfaitement confiance en son valet.

Après de multiples aller-retour, on finit par trouver ce qui ferait le bonheur de la dame. Elle paya d'ailleurs les meilleures mains pour lui coudre le tout en moins de temps qu'il en fallait pour le dire. Pour son masque, elle avait fait le choix de le peindre elle-même et de le fabriquer. Elle n'avait pas fait dans le plus confortable, car son masque était de fer, peint en blanc et recouvert par endroit de feuilles d'or. Pourquoi avoir choisi un métal si peu noble? Et bien parce qu'elle ne comptait pas se promener avec ces armes habituelles, mais sa tenue serait parsemée de ressource à sa magie. Bien évidemment, elle n'avait pas oublié Uriel qui l'accompagnerait. Pour lui, elle choisit l'argent. Ainsi tous deux serait une face différente du jour et de la nuit. Elle aimait étrangement cette métaphore.

Quoiqu'il en fut, elle choisit de quitter ses quartiers, à pieds, vers la fin de matinée, assez pour avoir le temps d'arriver pile au bon moment, quant le régent ouvrirait sa cérémonie. Elle trouvait que ce dernier ne manquait pas de goût, et dans son égocentrique, peut-être aurait-elle eu la même idée que lui, de donner son nom à une fête. Mais cela pourrait toujours arrivé non? Parfaitement dissimulée dans sa tenue qui était digne d'un clown - et cela était volontaire, tout avait été fait pour dissimuler sa féminité - tout comme son comportement. Elle s'amusait à être quelqu'un d'autres, faisant des petits tours aux enfants qu'elle croisait, les faisaient sourire. Elle aimait les yeux innocents et admiratifs des enfants... étrangement. Uriel, lui, la suivait silencieusement, sur ses gardes comme à son habitude.

Lorsque l'immense silhouette de l'arène se profila, grouillant de monde, la jeune femme se sentit exaltée.

" Observe Uriel! Observe le monde! Quelques jours avant, ils pleuraient tous, et maintenant les voilà qui rient! Les émotions sont fugaces et volatiles, et facilement manipulables. Ce régent est décidément bien malin. "

Les deux jeunes gens se faufilèrent tant bien que mal parmi la foule qui se compactaient au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient. Mais il était hors de question pour Deirdre de rester à l'extérieur, il fallait à tout prix qu'elle puisse rejoindre les gradins. Si son corps manquait de force brute, il n'en restait pas moins habile et se faufilait comme une anguille parmi la masse. Ce fut Uriel qui eut le plus de mal à la suite, mais il ne pouvait la manquait grâce à son costume si voyant. Si la tête de la jeune femme ne dépassait pas, le jeune homme pouvait toujours distinguée des plus dorées gigotées étrangement entre deux passants.

Il fallut bien dix minutes, sans doute plus, pour qu'elle puisse trouver des escaliers qui lui permettrait d'avoir accès aux gradins. Oh! Elle aurait pu aisément acheter des places dignes de son porte-monnaie, mais elle n'avait pas envie de gaspiller son argent ainsi, il lui était si simple de filouter comme autrefois. Sur le chemin, elle se chamaillait deux ou trois fois avec des individus qui souhaitaient eux aussi trouver une bonne place, mais la ténacité de la gorgoroth paya. Parfois, elle agissait comme une enfant capricieuse mais cela lui réussissait. S'imposant alors aux autres, forçant le passage et tirant par la manche du pauvre Uriel qui n'avançait définitivement pas assez vite pour elle, elle atteignit finalement son but.

Mais le temps que cela lui prit, le discours de Fanel avait déjà commencé. Ce n'était pas grave à ses yeux, cela lui importait peu. Le régent allait encore fournir de belles paroles vides aux peuples qui attendaient que leur seigneur lui accorde de l'intérêt. Puis ce fut alors que ce dernier déclara le festival ouvert. La foule s'écria folle de joie, Deirdre également, emportée par la fièvre de la meute. Là, une fanfare apparut par magie en plein cœur de l'arène, des musiciens aussi colorés que leur musique. Elle sut que la magie n'imprégnait pas que leur apparition mais aussi le son qu'ils émettaient. Une étrange chaleur l'envahit, une chaleur qui étira un large sourire sur ses lèves mais personne ne pourrait en être le témoin, car rien ne pouvait paraître derrière son masque....

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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Lun 26 Fév - 1:48

Il faisait une chaleur étouffante, et la masse bouillonnante et grouillante de monde avait de quoi impressionner. Comme un essaim de guêpe ou une marre de poussin piaffant, l’arène était passé de temple de la bataille à un rendez-vous mondain plus ou moins ordinaire, si l’on ne tenait pas compte du contexte.

Dans ce four bruyant, cette cacophonie au bord de l’asphyxie, un oiseau un peu perdu peinait à se sentir à sa place. Avec un peu de mal, elle faisait de son mieux pour se faufiler parmi les invités et fouler à son tour la poussière qui tapissait le ventre de l’arène. En ce premier jour de festivité, elle venait de débarquer d’Hesperia la capitale avec l’herboriste pâle et bienveillant, avec en son cœur de grands projets et pourtant si peu d’assurance à offrir à la plèbe. Et il ne lui fallut pas quelques minutes pour se retrouver loin de son groupe, à force d’écarter les bras liés et de chercher un passage étroit entre les corps serrés des convives. Le cœur battant, le front lourd, c’est avec une certaine crainte qu’elle retrouvait la sensation de la masse, la chaleur d’une foule.

Depuis les derniers évènements au Haut-Monastère, les réunions de masse avait un aspect coupant, anxiogène, terrifiant. Luttant pour souffler le plus lentement possible, la petit colombe faisait de son mieux pour garder en laisse ses démons trop récents, ces cicatrices à peine fermées dans son cœur comme dans celui des fidèles. Les poitrines se soulevaient de toutes parts dans une respiration époustouflante, et pourtant elle avait la désagréable sensation de manquer d’air. Son groupe était toujours avec elle ? Duscisio, sous son masque de bois, était-il toujours là ? Un coup d’œil sombre et boisé ne lui renvoya aucun regard, aucun masque familier... Mais lui confirma que la porte d’où elle venait était à de nombreuses enjambées déjà, et alors qu’elle s’apprêtait à rebrousser chemin, un bras inconnu et enthousiaste l’attira vers la foule avant de disparaître à son tour. Apparemment, il n’y avait qu’elle pour ne pas être auréolée de bonheur.

Après cette petite course un peu imprévue, Othello se retrouva à déambuler un peu au hasard devant un petit couloir où des tables et des marchands proposaient aux passants attroupés boissons et douceurs ; Les odeurs d’amande et de cannelle remontèrent brusquement à ses narines, et loin de lui donner la salive aux lèvres, elle sentit son ventre se plaindre dans une curieuse pirouette. Détournant le regard d’un marchand un peu trop insistant, elle tourna les talons. Il ne fallait pas qu’elle oublie les raisons de sa venue : Quelque part, derrière un de ces masques, le marin se cachait, et avec lui la promesse d’un périple salvateur. S’accrochant à cet espoir et à celui de le retrouver, elle parcouru les visages alentours, ne trouvant qu’une armée de masques dont la neutralité et la froideur avait quelque chose d’irréel, entre la fête et l’oppression. Il y avait de quoi se perdre... Après tout, n’était-ce pas ce pourquoi la fête était prévue ?

La foule semblait s’assombrir de minutes en minutes, et elle finit par trouver refuge dans un coin ombragé, d’où elle pu voir un promontoire visible par tous. Alors qu’elle distinguait un individu s’avancer, elle croisa son regard dans un plat d’argent disposé là par un marchand soucieux de vendre. Avec surprise, elle découvrit sa personne et pu à peine se reconnaître. Si elle ne s’était pas su sous ce masque coloré, elle aurait certainement cru voir une dame distinguée, de la cours, une de ces dames qui tiennent le monde entre leurs cils et entre leurs lèvres, et qui le soufflent en un battement sur leur ventre ou leur poitrine.

De son visage, on ne voyait plus que sa mâchoire fine, ses lèvres pâles et pleines qui dépassaient sous l’imposant masque coloré, l’oiseau qui déployait ses ailes largement sur le côté. Sur son front, une opale resplendissait. Seuls ses yeux bruns et brillants pouvaient encore la trahir, ondulant mystérieusement sous ce front couvert, d’où l’on voyait à peine le blanc de ses cils. Un trait unique et doré barrait ses lèvres en leur milieu, une marque tribale qui devait évoquer un bec mais qui donnait lieu de maquillage sophistiqué. Ses oreilles marines avaient disparues, nouées et rabattues sur le côté de sa tête par une coiffe de plume bleue qui habillait son crâne sous le masques – loin d’être pratique, cela avait la vertu de scier au costume.
Celui-ci commençait sûrement de sa gorge déployée, seulement abrité par ses immenses cheveux blancs, tressées en deux nattes très épaisses qui ruisselaient devant son torse et coulaient sur sa robe comme des rivières. Des rubans rouges s’y mêlaient, et servaient plus bas de liens. Un collier de soi rouge et brodée soutenait l’ensemble. Sous un bustier recouvert d’un fin duvet blanc, une longue robe de voiles et de soi blancs glissait : une ceinture de rouge et de bleu mêlés était nouée sous sa poitrine, et donnait à sa jupe des allures de traînes. Au bout de celle-ci, des longues plumes colorées frôlaient doucement le sol, cachant discrètement ses petits souliers rouges. Si elle tournoyait, elle aurait certainement soulevé tous les volants, une vraie danseuse – ou un oiseau de paradis. Finalement, des gants carmins habillaient ses doigts, et remontaient jusqu’en haut de ses bras, devenant blanc puis s’achevait en plumes bleues et soyeuses. Quand on lui avait parlé du costume, la sirène avait presque refusé. Mais elle devait admettre qu’il était splendide, et magnifiquement réalisé.

A se regarder ainsi via le prisme d’un reflet, elle s’imaginait qu’elle pouvait être n’importe qui. Et l’idée d’être incognito et d’être un masque parmi tant d’autre lui plaisait de plus en plus. C’était étrangement grisant, et elle hésita à finalement oser se lancer dans la danse... Sans trop savoir sur quel pied danser. Au moins, elle pouvait profiter de ce moment et ne plus être la Haute-Prêtresse des traîtres et des manipulés, redevenir une simple citoyenne que personne ne reconnait.
C’est la voix de l’intervenant qui la tira de sa rêverie passagère : elle comprit bien vite qu’il s’agissait de Fanel en personne, venu ouvrir ses festivités, et l’ondine redoubla alors d’attention, ne pouvant s’empêcher de balayer la foule à la recherche d’un regard connu, d’une main tendue, ou d’un assassin venu de nouveau les terroriser. Elle ne pouvait s’empêcher de craindre la foule, et ce qu’elle pouvait renfermer, qu’un nouveau fou ne vienne les prendre en otage pour des raisons futiles. Brusquement, et dans un éclaire retentissant, les instruments se mirent à jouer. Il émergea en elle, sans qu’elle n’en comprenne tout de suite l’origine, une profonde quiétude. Elle eut vite fait de germer doucement, de pousser à son rythme et de bourgeonner pour devenir une joie douce et euphorisante, un calme pradoxal qui l’entraînait vers la musique. En même temps, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir bizarrement coupable de ressentir la paix alors que la seconde d’avant, elle était rongée par la peur... La déduction vint d’elle-même : les musiciens. Peu assurée, elle poursuivi alors sa ballade : enjouée malgré elle, elle faisait de son mieux pour ne pas baisser sa garde.
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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Lun 26 Fév - 18:32

Chapitre X: Fanélides

Acte I: Subterfuges


Durant sa longue vie d'errance Fenris avait hélas été témoin de graves épisodes dramatiques pour les grandes masses populaires, entre les naufrages en haute mer, les catastrophes naturelles, les affres de la guerre ou les vendettas sanglantes ; il en avait vu suffisamment pour avoir une claire idée de ce dont l'Humain était capable. Sidéré par des événements qui le dépassaient il avait assisté au meilleur comme au pire, vu l'abnégation honorable et la craintive couardise de ses semblables... et surtout observé les nombreuses teintes de gris entre les deux. En spectateur inlassable il avait navigué au milieu de tout cela avant de voguer vers d'autres océans, à la fois effrayé et admiratif de ces merveilles imprévisibles et cruelles. Pourtant aujourd'hui encore, reclus dans un coin des coulisses, le lupin se demandait comment tous ces insouciants parvenaient à se détacher si aisément des souvenirs de sang brutalement versé, de vies gâchées par caprice. À peine avaient-ils sorti la tête de l'eau qu'ils replongeaient de plus belle dans les mêmes eaux comme si de rien n'était, avec une candeur téméraire... ou un dément masochisme. Cela faisait longtemps qu'il ne partageait plus leur enthousiasme, néanmoins il ne pouvait critiquer ceux qui avaient encore la force de se jeter à corps perdu dans ce tourbillon incessant.

Au fond, Fenris enviait leurs sourires vibrant en cascade, les étincelles malicieuses derrière leurs déguisements, les éclats de conversations enjouées et ce défilé de couleurs si vivantes qu'elles en étaient presque agressives. Finalement aujourd'hui peu importaient les ratures du passé, les hoquets du présent, ou le parfum des regrets. Tout ce monde s'enivrait de l'illusion d'être quelqu'un d'autre le temps du festival, fuyant leurs responsabilités en s’enveloppant d'anonymat ou s'adonnant à la satyre sans s'attirer les foudres de leurs cibles. Les apparences devenaient encore plus pernicieuses au beau milieu de cette foule compacte et bruyante, formée d'acteurs avides de prolonger le jeu théâtral envers leurs voisins. Les Fanélides étaient décidément une vaste mascarade,... dans tous les sens du terme.
Le blond soupira un grand coup dans son coin d'ombre, reculé entre un étalage de fruits exotiques et les rayons d'un antiquaire ascan qu'il connaissait bien. Absorbé qu'il était par cette procession carnavalesque, il mit un certain temps à réaliser qu'il devait avoir l'air d'un videur particulièrement inexpressif plutôt que d'un festivalier. Un masque en bois en forme de loup cachait entièrement son visage et ne laissait voir qu'une seule prunelle couleur améthyste. Il avait mis un peu de temps à s'adapter à cette marge peu idéale étant donnée sa vision déjà diminuée, ce qui avait effrayé une paire de donzelles trop curieuses de sa semi-nudité. Les hommes le regardaient également avec une certaine méfiance, jusqu’à ce qu'un autre coup d’œil plus avisé ne leur indique la thématique plus sauvage de son exotique costume. En ce jour toutes les extravagances étaient permises.

Paré d'une tassette en cuir par-dessus son pantalon noir, Fenris avait choisi de raccommoder une création de Snorri afin d'en faire un costume sur mesure d'inspiration ascane. Torse pratiquement nu, le marin arborait ses tatouages pour tout vêtement sur le haut du corps. Seul son bras gauche était entièrement recouvert d'une longue spallière, d'un brassard et d'un gant de cuir, le droit révélant un autre tatouage, plusieurs bracelets en argent autour de son biceps ainsi que les habituelles chaînes à ses poignets. Ses larges épaules étaient recouvertes d'une duveteuse fourrure blanche, soit l'épaisse crinière de sa forme lupine passant aisément pour une parure artificielle. De sous son masque émergeaient seulement de longs cheveux blonds tirés en arrière dans une demi queue de cheval, soigneusement tressés avec des perles en argent et des plumes entremêlés.
Ces derniers étaient par ailleurs une constante dans cet accoutrement, et ornaient la plupart des lanières de cuir en teintes de blanc, argenté et carmin. Une bande de soie rouge entourait par ailleurs sa taille afin de le protéger des morsures des attaches de cuir, qui par cette chaleur risqueraient de causer un certain inconfort. Néanmoins c'est avec une certaine aisance qu'il reportait une armure de chasseur ascan, quoiqu'elle soit clairement modifiée pour des raisons d'esthétisme. Pour certains il  serait un énième clampin déguisé en barbare, pour d'autres un noble rêvant de se faire gladiateur l'espace d'un jour... mais pour Fenris il s'agissait de porter les couleurs Ascanes avec fierté, surtout maintenant que ce qui restait de leur civilisation était disséminée aux quatre coins du monde.

Tête haute et œil rivé sur la foule, il posa une main au repos sur la garde de l'épée à sa ceinture. Rassuré par sa présence il se prit à écouter de force le discours de Fanel, qu'il aurait ignoré avec grand plaisir si ce dernier n'avait pas été propagé par la magie. Agacé par ce qui lui faisait l'effet d'une cacophonie insupportable de musique, acclamations diverses et arrogance politicienne Fen serra les dents, soudainement résolu à échapper à l'énorme mouvement de foule qui suivrait l'ouverture des festivités. Le sortilège -a priori bénin ?- charrié par la mélodie ne manqua pas non plus de faire sonner les carillons de son empathie, ce qui lui donna un désagréable frisson malgré l'enthousiasme qui cherchait à s'immiscer sous sa peau hâlée. Les manipulations très peu pour lui,... il préférait encore se mentir à lui-même que de laisser des inconnus le faire à sa place. Une main prudente posée sur la sacoche en bandoulière et l'autre sur le pommeau de son épée, Fenris se fraya une route à travers la marée humaine, cherchant à reconnaître les visages derrière les masques.




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Le Messager
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Lun 26 Fév - 22:40


MASCARADE
" Mini-event "


◈ Les Fanélides, le grand Festival masqué ◈


Époque : 1er jour de Tymbé, An 1305
Lieu : Tyrhénium
Durée : 2 jours
Caractéristiques : Célébration masquée et costumée

Le premier jour : Il s'agit de la journée d'ouverture du Festival qui démarrera lorsque les soleils seront à leur zénith. Et ce n'est autre que le régent lui-même qui fera un discours. Une grande cérémonie se déroulera dans l'arène. De grands magiciens sont invités pour ouvrir le festival et de somptueux numéros s'y dérouleront tout au long de la journée. De nombreux commerçant auront investi le périmètre du colisée afin de vous permettre de vous vendre à boire ou à manger. Vous pourrez ainsi profiter des spectacles sur les gradins, ou bien vous mettre à l'ombre dans les coulisses pour profiter des divers stands. En soirée, un bal sera organisé au sein même de l'arène.


Fanel s'était tu lorsque la prestation commença. Il fallait dire qu'il était également là pour en profiter à son maximum, comme chacun de ses concitoyens. Il se laissa prendre comme chacun pour la musique et en apprécia toute la beauté. Il laissait d'ailleurs négligemment sa main battre la mesure comme si il en était le maître d'orchestre. Les musiciens continuaient leur office, les confettis semblaient danser eux aussi puis soudain, les petits bouts de papiers de couleur devinrent de fines gouttelettes d'eau. A ce même instant, une plateforme de terre souleva les musiciens afin de les surélever, et l'arène se remplit comme un immense bassin.

En quelques minutes, l'eau avait envahi toutes l'arène. Et puis tout aussi soudainement, une, deux, trois... six personnes sortirent de la foule pour se mettre debout au bord du bassin. Là, les costumes de chacun disparurent pour laisser apparaître des yorkas aux profils de créatures aquatiques. La foule laissa s'échapper un grand étonnement, mais comprirent rapidement que cela faisait partie du spectacle. D'un seul coup, ils sautèrent tous dans le bassin et commencèrent à danser de manières surprenantes avec poésie et harmonie, tout en jouant avec la magie, car est-ce qu'ils s'agissaient d'eux ou d'autres magiciens, l'eau du bassin suivait leur mouvement, singeant leurs gestes, prenant des silhouettes de créatures fantastiques. Pendant un instant, un léviathan aqueux se profila, attisant les petits étincelles dans les yeux des enfants.

Puis dans la continuité du spectacle, à force de mouvements et de jeux d'eau, toutes les éclaboussures commencèrent à devenir flocon. Et en moins de temps qu'il en fallut pour le dire, l'immense bassin se figea pour devenir une véritable patinoire, qui sous le soleil de midi, apportait une fraicheur non négligeable et fortement appréciable. Quant aux musiciens, ils continuaient leur musique ne faisant pas attention à tout ce qui se tramait autour d'eux... le spectacle continue....


◈ CONSIGNES POUR LE 2nd POSTE ◈



Pour Duscisio Balibe :
Alors que tu regardes tranquillement le spectacle, une étrange personne se poste tout près de toi. Cette personne se met à commenter tout ce qui se passe avec une voix plutôt irritante, et se rit de tout. Son allure te semble légèrement familière, comme si tu en avais déjà vu le portrait quelque part.
Spoiler:
 
Mais cela ne nuit pas à ta bonne humeur. Plusieurs options se dressent à toi :
_ questionner l'inconnu (quelles questions);
_ tenter de chercher Othello (quelles directions);
_ autres choix?? (et c'est toi qui choisit).

Indique moi ton choix par mp.


Pour Kalysta Elyomar :
Pendant que tu profites du spectacle, un petit garçon se met à gesticuler et pleure parce qu'il ne voit rien. Il est trop petit et semble avoir perdu ses parents. Pour une raison étrange, il s'est agrippé toi, une façon de réclamer ton aide sans doute. (tu es libre d'imaginer le petit costume du garçonnet). Que fais-tu :
_ tu aides le petit garçon en le portant pour regarder le spectacle;
_ tu tentes de le calmer pour comprendre son soucis;
_ tu lui proposes directement de retrouver ses parents.

Indique moi ton choix par mp.


Pour Mäje :
Alors que tu te frayes un chemin parmi la foule, un grand gaillard te bouscule, il s'en excuse mais tu as senti quelque chose craquer sous ta veste. C'est l'une de tes précieuses bouteilles. Pas de chance, mais il t'en reste toujours une au moins. Tu pourrais en être irrité mais la magie de la musique fait en sorte de contenir ton désappointement. Que fais-tu :
_ tu souhaites que l'homme te rembourse et tu le rattrapes;
_ tu vas tenter de chercher un endroit où nettoyer tes vêtements;
_ autre choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Indique moi ton choix par mp.


Pour Ari’El Miluiel :
Alors que tu as trouvé un siège, une petite fille déguisée en lapine plutôt effrayante se poste près de toi. Elle n'arrête pas de gesticuler, et elle râle beaucoup. Elle ne tient visiblement pas en place et ne cesse de critiquer les magiciens de l'arène. Il y a quelque chose d'étranges chez elle, mais cela n'entache en rien ta bonne humeur. Que fais-tu :
_ tu questionnes la jeune fille (quelles questions);
_ tu ignores la jeune fille;
_ autres choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Indique moi ton choix par mp.


Pour Deirdre Luberym :
Tu es toujours en compagnie d'Uriel, mais brusquement ton valet disparaît. Il semblerait qu'un mouvement de foule l'est pris avec elle. Tu te retrouves toute seule quand un étrange homme s'approche, intrigué par le costume doré. Il te complimente. Que fais-tu :
_ tu pars chercher Uriel;
_ tu discutes avec l'inconnu;
_ tu envoies balader l'inconnu.

Indique moi ton choix par mp.


Pour Othello Lehoia :
La musique qui est jouée est entrainante et donne envie de danser. Cela semble t'apaiser, et tu voies de plus en plus de personnes se prendre aux jeux de la musique. Quelques visiteurs se mirent même à danser joyeusement. D'ailleurs, un homme s'approche de toi et te tend la main, silencieusement, pour te proposer de danser. Que fais-tu :
_ tu te laisses prendre au jeu et tu acceptes;
_ tu refuses poliment et tu continues ton chemin;
_ autres choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Indique moi par mp ton choix.


Fenris Skirnir :
Trop de prudence, tue la prudence. Ton œil surveille tout, et ton anxiété joue contre toi. Un petit groupe de garnement semble t'avoir remarqué et peut-être s'imagine-t-il que tant de prudence équivaut à une bourse pleine de dias. Cinq garnements te bousculent sans sommation - bien que cela ne représente qu'une pichenette pour toi - mais l'un d'entre eux réussit à te piquer de l'argent. Que fais-tu :
_ tu tentes de poursuivre les enfants qui se faufilent comme des anguilles;
_ tu laisses tomber, il y a trop de monde;
_ autre choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Indique moi ton choix par mp.


Alastor et Enteri :
Vous avez la possibilité d'intégrer l'event pour le second tour. Pour ce faire, vous avez le choix. Vous deviendrez l'un des inconnus qui rencontrent vos camarades ci-dessus. Je vous laisse choisir votre "partenaire" (sauf Duscisio qui a un pnj spécial).






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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mer 28 Fév - 19:00

Chapitre X: Fanélides

Acte II: Phantom Pain

Il n'y avait nulle angoisse dans son regard de cyclope solitaire surplombant la foule, seulement un tenace intérêt mêlé à un mauvais pressentiment aux antipodes de l'humeur générale. À tort ou à raison son instinct le détournait du spectacle de plus en plus grandiose, dont l’apothéose à venir arrachait de nombreuses exclamations enjouées et de bruyants applaudissements. Le mercenaire ne se mêla pourtant pas à l'assistance, peu attiré par l'idée de se retrouver coincé au milieu de tous ces gens à l'enthousiasme débordant. Il n'avait que méfiance envers cette vulgaire manipulation, manœuvre outrancière qui influençait les réactions de ce public artificieusement béat d'admiration. Jamais il n'aurait de respect envers des 'artistes' ayant recours à de telles facilités. L'art c'était bien plus que ça. L'Art c'était la capacité noble d'émouvoir son prochain en se livrant à l'audience, en personnifiant son œuvre entière pour mieux la partager ; cela n'avait rien à voir avec la capacité de déclencher des sentiments à souhait comme on presse le bouton d'une vieille machine.

Dodelinant de la tête il continua d'avancer dans les coulisses qui commençaient a également être surpeuplées, il murmura quelques excuses en se frayant poliment un chemin. En cours de route il aperçut les mains baladeuses de deux gamins d'environs huit ans s'approcher de sa sacoche, mais le temps qu'il réagisse c'était trop tard. À peine avait-il compris ce qui se passait que ces derniers se faufilèrent à nouveau entre les jambes des adultes, plus riches d'une poignée de dias. Fenris soupira de son infortune mais ne les poursuivit pas pour si peu. Il n'avait pas d'objets de grande valeur sur lui et puis franchement rattraper ces garnements au milieu de tout ce monde lui paraissait impossible. Se donner autant de mal pour quelques pièces lui paraissait insensé, bien que cet incident n'arrange pas ses finances.

Mettant la main à sa sacoche il se certifia que sa boîte à cigarettes était intouchée. Une fois rassuré il referma le tout en resserrant les cordons afin de ne pas être à nouveau pris pour cible. A posteriori il mourrait d'envie de s'en griller une pour faire passer cette euphorie stupide et prendre son mal en patience. Néanmoins il ignorait si les autorités lui causeraient des ennuis, sans parler du risque de brûler un passant imprudent. Frustré, il évita de justesse une dame tout de rouge vêtue qui pressait le pas en fulminant de sous son énorme chapeau à plumes. Manquant de se faire renverser par cette furie aux mille jupons, le marin se dévia comme il put sur le côté, finissant par atterrir sur un homme bien plus petit que lui.
Balbutiant des excuses, Fen posa une main sur son épaule pour l'aider à garder l'équilibre. Ce dernier portait un costume étrange et fort raffiné en des tons irisés bleu et or, dans un tissu fin et vaporeux qui ne ressemblait à rien qu'il ait déjà vu. Ses cheveux étaient couverts par un voile brodé  à la main dans une coiffe improbable, le rendant plus éthéré et mystérieux encore. Dans cet accoutrement et avec un masque en tissu lui recouvrant le haut du visage, il était impossible de lui accorder un genre ou même lui donner un âge. Intrigué, Fenris s'arrêta un instant la tête penchée sur le côté, jusqu'à ce qu'une sensation vieille de deux cents ans le frappe comme un buffle lancé au galop. Ce regard... Il le connaissait bien. Soudainement blême sous son costume, le borgne se baissa pour lui parler en couvrant le bruit alentour. C'est en dialecte ascan qu'il s'exprima pour lui demander confirmation sur son identité.


« Isaril, kisa lie monritl ? »





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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mer 28 Fév - 21:59

La musique... Elle résonnait partout, un concert d’oiseaux, de cordes, de voix, il y en avait dans l’air, les cieux, les nuages. Alors que la foule vrombissait avec extase, Othello peinait encore à séparer le vrai du faux, ce qu’elle prenait pour acquis et les sentiments qui émergeaient encore en elle, et qui contrastaient pour beaucoup avec les premiers. Pendant quelques instants, elle fut la victime d’une lutte intestine, une bataille qu’elle finit par perdre. Douce et subtile, l’euphorie gagna petit à petit du terrain, s’enroulant autour de ses bras comme ses gants jusqu’à flotter hors de son nez, enveloppa sa tête comme un petit nuage. La seconde d’avant, elle sentait que l’arène pouvait grouiller de menaces. A présent, elle pouvait posséder le monde dans la paume de sa main.
Pourtant, elle ne débordait pas d’extase ou d’excitation comme d’autres membres de l’assemblée. Au contraire, l’effet de la magie prenait surtout la forme d’une caresse élégante, d’un sentiment de légèreté qui faisait de chaque pas un pas de chat. Elle mit un certain temps à s’habituer à la sensation que l’un de ses sentiments n’était pas contrôlé, et pourtant, sans se débattre, elle finit par apprécier l’expérience.

Cà et là, des couples ou des passants, portés par la musique et les notes vibrantes de magie des instrumentistes, se laissaient aller au jeu des danses. Tantôt seuls, tantôt accompagnés, ils décrivaient des gestes plus ou moins sûrs, plus ou moins adroits au rythme des percussions. Les dames faisaient voler leurs jupes, réalisaient de grands cercle, tournoyaient délicatement. Une jeune femme déguisée en danseuse – que ce fut approprié – commença une chorégraphie lascive et impressionnante. Il lui était impossible de dire si cela était prémédité ou non, si elle faisait partie du spectacle ou si cela était complètement spontané. Avec surprise, Othello se découvrit en train de battre la mesure du talon, le plus discrètement possible sous sa jupe. Elle s’était arrêtée dans sa marche, et se trouvait à présent figée devant les danseurs, appréciant silencieusement le spectacle, n’osant bouger plus. Sous l’effet du sort, elle se sentait plus aventurière que jadis, sans pour autant oublier ses bonnes manières, ou plutôt les limites infranchissables qu’elle s’imposait au quotidien.

Et pourtant, une lueur d’envie pétillait doucement dans son regard abrité. Sous les plumes qui parcouraient sa chevelure, elle se rêvait à danser elle aussi, à tournoyer doucement, à s’envelopper de chaleur, de voiles et de lumière. N’ayant connu que l’ardeur des combats, des danses rituels, elle se surprenait à vouloir partager le même rythme,  la même audace. Le sentiment de liberté grisant qui pourrait s’emparer d’elle si elle dansait, comme les mouvements débridés et loin des chaînes qu’elle pouvait faire sous l’eau, alors qu’elle embrasait sa forme animale. Après tout, entre la danse et sa nage, il n’y avait qu’un pas : on trouvait de la beauté dans les mouvements du tissu que soulevait cette femme là-bas, alors pourquoi pas dans ceux de sa queue de poisson quand elle tournoyait sous l’eau ?

Absorbée par le spectacle, elle ne remarqua pas tout de suite la présence silencieuse qui s’était installée à côté d’elle. Ce n’est qu’après plusieurs secondes qu’elle sentit au creux de son instinct la chaleur émanant de ses épaules, et le parfum musqué qu’il diffusait autour de lui, un encens suave et vaporeux sous la chaleur bouillonnante. Brusquement, Othello se retourna vers lui, le mélange de sentiments se faisant plus brusque et plus contrasté, l’euphorie luttant ardemment contre la menace, la tenant en tenaille quant à la marche à suivre. Alors qu’elle hésitait à faire un pas en arrière ou à faire bonjour, elle finit par simplement lever les yeux en sa direction sans plus mots dire. C’était presque avec désappointement qu’elle constata que l’inconnu était comme tous convives venus en ce jour : masqué et costumé des pieds à la tête. Et ce n’était pas pour l’aider que de constater qu’il ne trahissait aucun indice sur son identité : pas un morceau de peau traître, pas un sourire visible, ni même une mèche capricieuse qui pourrait en dire trop sur sa personne. A son grand étonnement, l’individu – qui était un homme, elle pouvait le jurer – lui répondit par le même silence. Mais il n’y avait rien d’agressif dans sa posture, dans ses gestes, et son regard bienveillant ne véhiculait rien de plus qu’une étincelle malicieuse et douce qui finit de distiller le reste de scrupule et de crainte dans l’esprit entre deux eaux de l’ondine.

Toujours plus surprenant : l’inconnu sans voix tendit vers elle une main gantée, ployant élégamment son genou, adoptant une pose cavalière. Pendant un temps, Othello le fixa sans trop comprendre, oscillant entre la vue de cette paume ouverte, et le regard accueillant et étrangement familier du festivalier. Au bout de plusieurs secondes, les regards se tournaient déjà vers eux, et un cercle se dessina pour leur laisser le champs libre, prenant la sirène entre dépourvu et tentation. C’était étrange... Elle aurait juré ne pas le connaître, et pourtant il y avait quelque chose en lui de familier... Les regards insistants se firent plus nombreux, les chuchotements émanèrent derrière elle. Et elle hésitait... Pouvait-elle vraiment se lancer ? Entrer dans la valse d’un inconnu, sentir ses mains sur ses épaules, ses hanches ? La sensation froide et frissonnante parcouru son dos. Intimidée par le touché imaginaire, le refus de vouloir accorder sa confiance et l’envie enivrante de se jeter à l’eau, elle se résout à agir d’instinct, à plonger tête la première dans ce danger tentant – le charme de la musique resserrant sur elle son emprise de son.

Doucement, elle déposa sa petite main gantée dans la grande paume qui se referma sur elle. Encore incertaine, elle jeta un discret regard vers la foule : si les choses tournaient mal, elle pourrait encore passer à travers les corps pour filer comme une anguille. Mais en face, c’est un regard ravi qui lui répondit, les plis nouveaux aux coins de ses paupières lui indiquant que l’individu souriait. Brusquement, il l’attira contre elle, et la jeune femme se retrouva ainsi encerclée, une main sur le bas de son dos, l’autre en l’air, supportée par des doigts experts. L’homme semblait être un bon danseur, se cambrant immédiatement pour tendre son dos, ses jambes, et ses pieds adoptant la position de départ sans qu’elle ne le réalise. Et c’est alors qu’elle réalisa brusquement et avec effroi : elle n’avait jamais dansé. Une peur candide et ridicule l’envahit, mais son partenaire de l’instant sembla percevoir sa détresse. Doucement, il resserra ses doigts, et lui indiqua calmement qu’il n’y avait rien à craindre. Othello laissa échapper un soupire, mais appuya sa paume un peu plus fort, mû par une certaine fascination. Etait-ce elle, ou le tempérament de la musique venait de changer ?

1, 2, 3... 1, 2, 3... Sans même s’en rendre compte, ses pieds décollèrent fragilement du sol poussiéreux. En face, le danseur la guidait gentiment dans la marche à suivre, lui transmettant les gestes sans trop qu’elle comprenne comment. Mais le charme fit son effet : rapidement, elle épousait ses gestes, et les mouvements lui vinrent plus naturellement qu’elle ne l’imaginait. Se prenant au jeu, elle respira doucement, se rappelant de ses longues nages infinies dans le bleu de la mer, où le rythme des vagues guidait ses gestes et les battements de son cœur. Plus à l’aise, elle prenait en force, rendait à son cavalier la pareille en tournoyant gracieusement : les voiles de sa jupe se déployèrent comme les ailes d’un oiseau, causant des murmures admiratifs chez les passants alentours. Quand elle suivait, elle se faisait courant d’air, subtil, entourée de ses longs cheveux dociles, de ses rubans et de ses plumes. Quand elle osait, il la suivait à son tour, n’osant sûrement déranger les fulgurances créatives de la demoiselle timide qui profitait de son anonymat pour franchir ses barrières, grisées par la musique, enivrée par le rythme, et charmée par le sortilège.

Dans le cercles de danse laissé par les convives, elle tournoyait, tournait, et suivait attentivement chacun de ses pas. Ils décrivaient un ballet mécanique et spontané, taillé dans le brut maladroit des premières fois et la beauté usée de la pratique rigoureuse. Quand le morceau s’acheva dans une liesse générale de toute l’arène, Othello et son cavalier se retrouvèrent eux aussi figés dans une pose aérienne causé par un élan trop enthousiaste. Doucement, il la déposa : à bout de souffle, elle fut étonnée par la délicatesse de son cavalier, et sa bienveillance pendant tout le morceau. Il n’avait rien tenté qui puisse la mettre mal à l’aise et cela avait de quoi la rassurer. Loin d’être heurtée, elle avait apprécié l’expérience, et se rendit compte avec un certain dépit qu’il était bien plus facile et agréable de danser que d’être à la tête d’un des douze temples du continent.
Sa poitrine se soulevait encore dans un rythme rapide, et, perdue, elle ne su de suite quoi dire. L’arrêt soudain du morceau l’avait brutalement ramené à la réalité, à la poussière, au brouhaha cacophonique de la foule. Poliment, elle attrapa les côté de sa jupe et s’abaissa dans une gracieuse révérence, imité à moindre ampleur par son cavalier. Elle eut la sensation que ses yeux pétillaient de plus belle.


« - Ma Dame, si vous me permettez... » Alors que les archets des violons sonnaient le début d’une petite sarabande, l’inconnu lui présenta de nouveau sa main. Une nouvelle danse ?  

Comme brusquement rattrapée par ses principes, la sirène hésita de nouveau fortement devant cette main tendue. Sa tête tournait doucement, tant à cause des tourbillons qu’à cause du sortilège. Un peu penaude, elle balaya la foule alentours du regard : toujours aucun visage familier. Et les regards inquisiteurs des passants n’étaient pas pour l’aider... Etait-ce le moment de jouer les anguilles ? Sous son collier, ses clavicules se découpaient sciemment à chaque respiration encore effrénée après la danse ; Elle sentait l’air moite couler dans ses poumons comme de l’eau. Finalement, calmant ses passions et ses folles fulgurances, l’ondine s’avoua vaincu, et préféra rendre les armes.


« Merci pour cette danse, ce fut fort plaisant – vous êtes un très bon danseur. Mais je sais quand tirer ma révérence... » Dit-elle en repoussant la main du galant vers lui. Ses yeux pétillants se firent un peu déçu, mais Othello encaissa : bien qu’elle ne fut personne, que l’ombre d’un oiseau, une entité anonyme, elle ne s’en oubliait pas. Et danser une fois de plus serait ouvrir à cet homme des portes qu’elle voulait garder fermer. « Sur ce, je dois... »

« Attendez ! Me feriez-vous l’honneur de rester en ma compagnie pour voir le spectacle de plus près ? » Dit-il en lui indiquant du bras le cœur de l’arène, d’où glapissait des bruits d’eau.

Othello cilla, mais au fond, elle ne fut pas difficile à convaincre. Outre le fait que l’individu lui semblait bienveillant, c’était assez rassurant de ne plus se retrouver seule dans une foule aussi compact. Dans un même temps, l’homme lui semblait particulièrement familier... Sa voix évoquait à son esprit les rémanences d’un passé lointain sans qu’elle ne puisse l’expliquer, ni savoir d’où lui venait ses souvenirs. Curieuse d’en savoir plus, et non sans cultiver un certain mystère, elle oscilla du visage, le courba doucement pour acquiescer. Gardant pieusement ses mains liés devant elle, elle entama de le suivre en direction du nouveau bassin – il lui souffla qu’il avait des places au premier rang.


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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mer 28 Fév - 22:18

Kalysta sentait bien que l'espèce d'euphorie légère qu'elle ressentait n'était pas tout à fait naturelle, que quelque chose renforçait le phénomène. Probablement les musiciens si elle se fiait au timing ou autre chose, des personnes agissant en coulisses pour s’assurer que la fête n’ait que des aspects positifs. Bien entendu, une partie d’elle ne pouvait s’empêcher de trouver cela suspicieux… Manipuler ainsi les sentiments d’une foule pouvait se révéler très dangereux et l’outil préféré des pires despotes… Mais, pour aujourd’hui, Kalysta n’était ni une nérozia, ni une syliméa cherchant désespérément à ne pas être découverte. aujourd’hui, Kalysta n’était qu’une simple jeune fille venue faire la fête, s’amuser et rire…

Et c’est ce qu’elle entreprit de faire dès les premières notes de musique et continua se laissant aller au sein d’une foule tout aussi enthousiaste qu’elle. L’arrivée des plongeurs et le spectacle sublime qu’ils offrirent furent salués par des « ohhh » et des « ahhh » émerveillés et de circonstance. Elle avait peu l’occasion de fréquenter le fascinant peuple des yorkas, ils avaient tendance à être dangereusement mal à l’aise en sa présence, et c’était une chance rare de les voir à l’oeuvre. Et puis, même sans le coté transformation, ces artistes étaient véritablement doués. Ils méritaient chaque cri d’émerveillement et chaque applaudissement que le publique leur prodiguaient !

La jeune femme aurait pu continuer à profiter du spectacle comme des centaines d’autres si des gémissements plaintifs et des accoues persistants sur le bas de ses jupons ne lui avaient fait baisser le regard. Agrippé à ses jupes, semblant pleurer toutes les larmes de son corps, un petit garçon déguisé en abeille duveteuse semblait avoir décidé que Kalysta était la solution à l’immense chagrin qui l’accablait. Une décision fort mal avisée tant la syliméa était mal préparée pour gérer des enfants aussi jeunes. Ou des enfants tout court.

La première réaction de la nérozia fut un mélange de panique et d’incrédulité. Qu’avait-elle donc fait pour s’attirer ainsi de telles intentions ? Elle ne se souvenait pas avoir piétiné sauvagement une abeille, ni avoir fait quoi que ce soit pour provoquer autant de larmes en provenance d’un si petit corps !! Après quelques instants d’incrédulité silencieuse où elle constata, surtout, que personne d’autre ne semblait se soucier du pauvre malheureux, la jeune femme finit par s’accroupir pour se mettre à son niveau. Avec un peu de chance cela le rassurerait un peu et lui permettrait aussi de mieux l’entendre par dessus les bruits de la foule.


-Hey hey hey… Calme toi petit. Pourquoi ce gros chagrin, hein ? Tu n’aimes pas le spectacle?

Ou un ours a mangé ta grand-mère ? On t’a volé tes billes ? On s’est moqué de ton costume ? On a mangé ton goûter ? Autant de théories possibles si elle se référait au babillage apoplectique du bambin dont elle ne comprenait pas le moindre mot. Elle avait eu beau essuyer ses larmes avec un bout de ses jupons, foutus pour foutus disait-on, rien n’y faisait. Le petit ne semblait pas se calmer et elle ne comprenait rien à ce qu’il disait. En tous cas cela semblait lui tenir à coeur et le traumatiser profondément même s’il semblait paradoxalement rassuré d’avoir une audience attentive.

Face à un dialogue de sourd qui risquait de ne jamais en finir et consciente que la foule extatique et excitée n’allait certainement pas arranger les choses, Kalysta estima nécessaire de changer de stratégie et de relocaliser l’action vers un endroit un tout petit peu moins bruyant et grouillant. Ce ne serait pas une mince affaire fut l’allégresse générale mais elle n’allait pas non plus abandonner ce pauvre gamin au milieu de la foule. Il devait bien avoir des parents en train de le chercher quelque part mais, pour l’instant, personne ne semblait répondre à cette description dans leur environnement proche.

Ni une, ni deux, la jeune femme souleva donc le garçon, plus lourd qu’il n’en avait l’air, et le positionna sur l’une de ses hanches. L’abeille vint instinctivement passer ses bras autour de son cou pour mieux se tenir et vint cacher son visage dans son cou. Kalysta manqua perdre un œil à cause d’une antenne de son masque mais elle n’en dit rien. Au lieu de cela, elle essaya d’afficher un air sûr et enjoué...


-Et si on allait grignoter un bout ? Hein ? Regarde, y’a tout un tas de bonnes choses par là ! On peut pas pleurer le ventre plein...

De sa main libre elle désigna un stand, un peu à l’écart. Divers douceurs étaient présentées, n’attendant que les becs sucrés pour être dévorées. Il y avait des gâteaux de toutes les couleurs, des chaussons de toutes sortes et des spécialités locales qu’elle ne connaissait pas. Surtout, le stand était un peu à l’écart donc un peu plus calme. Et si ses parents fouillaient la foule à la recherche de leur petite abeille, ils auraient plus de facilités à les voir là. Du moins espérait-elle. Le petit garçon acquiesça avec plus d’entrain qu’il ne bredouilla sa réponse et la syliméa entreprit de remonter la foule à contre-courant jusqu’au stand...

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Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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Alastor
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Jeu 1 Mar - 4:58

Retard:
 
Les Fanélides, une célébration créé par l’un des misérables mortels errant sur cette terre, le fruit de l’égo d’un être insignifiant dans le grand jeu de la création.  Pourtant, tout cela semblait avoir su attirer l’attention et piquer la curiosité de dame Ari’El, et cela au grand désarroi de son gardien.  Ce dernier n’avait nul désir d’y faire acte de présence, et avait même tenter d’en décourager la dame, mais malheureusement pour lui lorsque cette dernière avait une idée en tête il était difficile de la convaincre du contraire.  Il avait donc cédé et cela malgré le fait qu’il avait peu confiance en les mortels. Son dégoût absolu à l’idée de les côtoyer lors d’une célébration pour laquelle il n’avait aucun intérêt dû être mis de côté, car son devoir passait ici avant tout.

Leur approche de la cité, la recherche de logis dans le chaos immédiat et la foule venue pour la célébration fut des plus pénibles.  Le légionnaire avait fait les préparatifs nécessaires lors de leur départ, calculant minutieusement leurs dépenses prévues, la capacité d’objets qu’ils pouvaient transportés, Alastor n’avait certes pas su prévoir un tel évènement.  Il faut dire que rien de cela faisait parti de leur itinéraire initial, la visite dans la cours du régent était un imprévu qu’ils auraient pu éviter avec quelques jours de retard… ou un peu d’avance sur le voyage.  Ceci était en partie dû manque d’intérêt du légionnaire en ce qui concernait les traditions des mortels de la région… une grave erreur.  Il devait être donc un peu plus vigilant, car une telle foule était idéal afin d’y cacher un être ténébreux.  

Une fois le logis trouvé, il y avait l’histoire des vêtements de la soirée, pour cet évènement masqué.  Voilà donc un souci supplémentaire, un évènement où tous seraient des inconnus.  Si celui-ci était du genre à afficher ses sentiments et ses songes, ce dernier serait visiblement nerveux.  Toutefois, il devait demeurer posé, et concentrer ses pensées sur son objectif, et son devoir.

La soirée venue, le noble Sylphides revêtis son enveloppe charnelle des habits les plus fins qu’il avait pu trouver. Ses vêtements de voyage n’auraient point fait bonne figure lors d’une telle célébration.  Fait d’une soie noire avec quelques motif fleuris brodés, l’habits d’Alastor était à la hauteur de la noblesse Sylphide.  Son masque argenté avait su conserver sa personnalité militaire, ce qui était en partie le but.   Une longue tresser longeait son dos, nettoyant un peu son apparence.   Toutefois, si le légionnaire faisait fière allure, cela n’était rien en comparaison à la noble dame qu’il accompagnait.  Dame Ari’El représentait magnifiquement en cette soirée la grâce Sylphide.   Alastor cru d’une importance capitale de mémoriser les vêtements et le masque de cette dernière… au cas où il avait le malheur de la perdre dans la foule… ce qui avait su devenir la réalité.   Suivant une série d’évènement, les membres de la foule avaient suffisamment su se faufiler entre la dame et le légionnaire qu’il fini par la perdre de vue.  

Frustré par la situation et désirant la retrouver, ce fut la musique qui su le distraire de son objectif.  Il n’aurait su dire avec certitude pourquoi, ou quoi mais il y avait un ‘’je ne sais quoi’’ hantant cette mélodie.  C’était comme si un spectre du passé avait su refaire surface, apportant un temps plus heureux dans l’esprit d’Alastor.  Il ressentait ce qu’on aurait pu qualifier comme étant de la joie, ou du moins la limite du bonheur qu’il pouvait ressentir.  Il fallait dire qu’il n’était pas du genre à exprimer ses émotions de la même façon que les mortels.

Cherchant toujours à retrouver la dame dans la foule, avec un cœur un peu plus léger cette fois, il tentait de trouver parmi la masse ce qu’il pouvait qualifier de l’essence typiquement Sylphide.  Malgré ses tentatives de la trouver par télépathie, la foule présente était trop grande… et un trop de grand nombre de pensés envahissait son esprit.  Alors qu’une nouvelle vague de divertissement fit son entrée en scène, il tentait se suivre son flaire à travers la foule, observant du coin de l’œil l’évènement. Il pouvait sentir une Sylphide, mais en s’en approcher un peu plus, il remarqua qu’il ne s’agissait nullement de la dame… l’être devant ses yeux ne possédait nullement les mêmes vêtements… ou les mêmes proportions.   Utilisant sa langue maternelle, il s’adressa à celle-ci… espérant qu’il n’irait point ici se tromper.

-Anam neo-bhàsach mu mo shùilean, am faca tu fear eile againn fhìn?*

Il ignorait si l’être possédant un habit sombre et traditionnel d’Argyrei, chose étonnante considérant l’impression qu’il avait eut sur le légionnaire, avait su le comprendre.  Toutefois il ne désirait point souiller sa langue avec le dialecte commun, et espérait que la chance allait lui sourire.


Résumé et phrase:
 



Ceci est un DC, afin de plus facilement communiquer avec moi via MP, dirigez vous vers mon compte principal Marduk Nargaroth
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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Jeu 1 Mar - 19:23

Il fait bon vivre de bon moment comme celui là. La foule est entraînée par la musique et la boisson, sans oublier les tours et acrobaties venant de tous horizon. Regardant le spectacle, le jeune homme s'aperçut pas tout de suite un étrange personnage qui ne semblait aucunement entraîner ni par la bonne humeur ni par la joie de la fête. Sa voix plutôt irritante semble se moquer de tous ceux qui passait devant lui sans distinction.
Le masque facial et son costume le recouvrant totalement laisse tout de même une impression de déjà-vu. Comme s'il connaissait cette personne il resta un instant pour l'observer sans grand intérêt. Ce petit être semblait jouer le rôle de son costume.
La capuche à corne lui donnait l'air d'un petit diable. Son masque – à se douter que cela en soit réellement un - moqueur arborant un grand sourire rendrait ses paroles sadiques si on arrivait à les entendre. Le genre de personne détestable par un comportement inapproprié envers des inconnus. Entièrement marron dans différentes nuances, le rôle du sinistre diablotin lui allait bien. Il semblait assez petit et d'être non pas un enfant, mais une femme.
Si les apparences pouvaient être trompeuses, cette petite forme au niveau de sa poitrine pouvait très bien être avec le costume pour tromper son observateur. Ses effets semblaient vieux, déchiré par endroit comme s'il avait été empruntés avant d'être porté ou sujet à une confrontation qui aurait mal tourné. Ses déchirures semblaient tout de même dater de plusieurs mois voir plusieurs années. Aucune réparation n'avait été faite et certains morceaux de cuir se détachaient. Un lépreux ?
Dans un costume, tout le monde pouvait être n'importe qui, ou n'importe quoi.

Dégageant son regard, il porta son attention à la recherche de la jeune femme avec qui il était entré pour la fête. Sa tenue de colombe ne passerait sans doute pas inaperçu. Attirerait sûrement les regards de toutes sortes, portait l'intérêt d'homme sachant où regarder. Pour la direction à prendre, elle se fit au hasard dans la foule qui l'observait par moment. Certains lui proposant une boisson sûrement alcooliser qu'il refusa d'un geste de la main à chaque occasion, toujours un léger sourire aux lèvres, mais son regard ne changeait aucunement que par l'allégresse du festival et l'observation d'un costume connu.
C'était une tâche ardu que de se faufiler à travers la foule. Comme on pouvait s'y attendre, l'impression que le monde se déplaçait en un seul petit endroit que l'arène de la ville se sentait. L'impression d'étouffer un peu aussi commençait à le prendre. Duscisio n'ayant aucunement l'habitude d'avoir autant de monde autour de lui, n'était pas du tout dans son élément qui arbore plus une ambiance calme et isolé.
La musique continuait de faire effet sans qu'il en soit frustré, seulement l'étrange présence le suivait, le petit diable avait prit la même direction que l'albinos. Un hasard, une coïncidence peu importe.
Au bout de quelques longues minutes, il réussit enfin à trouver du regard la belle habillée de plumes en train de danser avec un cavalier fort habile dans le domaine. Il ne pouvait en dire autant, le rosier blanc se démarquerait plutôt dans la démonstration magique en faisant quelques tours de manière aléatoire.
Il sortit de la foule en pensant qu'elle le verrait dans son apparence d'arbre à rose vivant. Loupé, le danseur insistait pour qu'elle l'accompagne. Rien d'impressionnant comparé au petit diablotin qui continuait de le suivre. Celui-ci restait non loin comme pour rester observateur, si la silhouette du commerçant avait été reconnu par celui-ci cela ne portait aucune altercation grave qui pourrait se dérouler un moment donné.
S'il était mécontent et commentait désagréablement son entourage, il ne devait pas faire bien plus pour le rosier immaculé.

Le danseur qui accompagnait la jeune femme, lui proposa à nouveau une danse, ou bien une autre activité qui les dirigeait hors de centre de l'arène, en occurrence les tribunes. Bien qu'elle ne semblait pas sûr d'elle, elle acquiesça. C'est en voulant jouer sa place d'ami et protecteur, l'herboriste prit la peine de commencer à les suivre. C'est bien pour elle, qu'elle s'était déplacée à cette fête et non pour en rester séparer tout au long par le hasard des choses.
Suivre quelqu'un ne restait pas néanmoins quelques choses de simple. La foule se déplaçant telle une marée de sardines empêchait les déplacements réguliers et se cachaient les uns les autres. Dès lors que celle qu'il était en train de suivre quitta la bulle de danse pour se fondre dans l'océan festif.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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Ari’El Miluiel
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Ven 2 Mar - 11:30

Cjhacun semblait de très bonne humeur, un peu trop peut-être pour que ce soit naturel et petit à petit l’influence de la magie ne fit pas de doute pour moi, mais dans la mesure où mon libre arbitre était préservé je ne voyais pas le mal. Je me disais qu’Alastor, que je cherchais parfois du regard, ne devait pas être de cet avis.

Sans arrière-pensée je me laissais aller à écouter la musique, et à regarder danser les confettis magiques. Ce n’était pas que la fête soit exceptionnelle, j’avais déjà assisté à des réjouissances plus magnificentes, mais l’ambiance générale poussait à l’émerveillement. Même la petite fille devant moi semblait surexcitée. Elle dénotait un peu dans la recherche générale de beauté des gens qui se pressaient dans l’arène. Son costume était un peu effrayant, enfin, pour une demoiselle de son âge j’entends. L’allure générale de son déguisement était celle d’un lapin, mais le visage était déformé comme si elle avait attrapé la myxomatose et les couleurs n’arrangeaient rien de ce côté. Malgré mes années d’exploration et d’étude des autres peuples j’avoue ne pas être une experte en enfants. Je me dis que cette volonté de paraître un peu provocante devait faire partie des caractéristiques de son âge ou alors que ses parents n’étaient pas très doués ou sans le sou car à y bien réfléchir le déguisement pouvait très bien avoir été récupéré.

Mais je n’eus pas le temps d’approfondir mes réflexions sur elle qu’elle finit par se tourner vers moi comme si elle voulait engager la conversation. Après un échange de politesse convenue, je tentai de me reconcentrer sur le spectacle. Les courants d’eau tumultueux qui emplissaient l’arène étaient pour moi d’une grande poésie et je ne voulais rien manquer de la suite. De son côté, le petit lapin malade ne semblait pas de mon avis et se mit à vitupérer contre le spectacle qui n’était pas à son goût visiblement. Soit elle était trop petite pour bien voir, soit les musiciens jouaient trop fort et enfin, les confettis lui faisaient mal aux yeux à briller ainsi à contre-jour des soleils. Comme quoi, la magie ne semblait pas agir de la même manière sur tous. D’ailleurs, un instant cela me sembla suspect. Pourquoi ne se mettait-elle pas à l’unisson des autres spectateurs ? Je cherchai alors des yeux ses parents qui étaient les plus à même à supporter ses récriminations mais personne ne semblait chercher une petite déguisée en lapin ou en quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Elle devait avoir la permission de s’éloigner ou même devait-elle être venue au spectacle seule. Moi qui pensais que les gens avaient tendance à protéger à l’extrême leur progéniture…

Je comptais bien profiter du spectacle des créatures qui venaient de plonger dans le bassin. La grâce des courbes de leur nage et la vigueur de leurs plongeons étaient bien plus dignes d’intérêt que la mauvaise humeur de la gamine. Leur balai était parfaitement mis en scène et je ne voulais pas en manquer une arabesque.

Mais c’était sans compter avec les besoins d’une petite fille revêche. Elle se tourna vers moi avec le désir impérieux de me faire la conversation. Son soudain sourire quoiqu’étonnant ne me permit pas de refuser d’entrer dans son manège.

« Moi c’est Mona et toi tu t’appelles comment ?

Au moins elle était directe et cela m’arracha un sourire et je me penchai pour lui répondre avec bonne humeur. Je ne savais pas que j’ouvrais ainsi la boîte de Pandore.

« Ari’El.
_ Tu es drôlement belle !
_ Merci…
_ Tu n’es pas Terrane toi. Tu es quoi ? Sindarine ?
_ Euhh ! Non.. Sylphide. Mais dis-moi tu es seule ici ? »


Un claquement de queue sur l’eau me fit dresser la tête alors qu’une gerbe d’écume montait vers le ciel dessinant le cou et la tête d’un monstre marin que je n’eus pas de mal à identifier, mais je fus de nouveau happée par l’intransigeance de Mona.

« Wahou ! »

Enfin quelque chose qui avait l’heur de plaire à la gamine !

« Tu aimes les spectacles ?
_ Ca dépend, celui-ci est fantastique mais je voudr…
_ Et les bonbons ? Tu aimes les bonbons ? »


Je ne savais pas trop comment réagir à cette avalanche de questions. Je supposais que c’était l’apanage de cette tranche d’âge…. Les autres peuples ont cet inconvénient qu’ils passent pas une sorte de stade larvaire durant lequel ils ne sont pas éduqué ni même apte à faire ce qu’ils devront une fois arrivés à l’âge adulte. Un peu décontenancée j’entrai dans son jeu.

" Les bonbons ? Oui aussi. Mais vraiment tu es une drôle de…
_ Si t’aime les spectacles tu dois aimer les bals. Tu vas aller à celui de ce soir.
_ J’ai prévu d’y aller oui, si je n’ai pas de migraine. »


J’essayais de faire ainsi comprendre avec un peu d’humour à Mona qu’elle m’étourdissait avec toutes ses questions, mais visiblement elle avait décidé d’être au-dessus de la santé de son interlocutrice car elle poursuivit comme si de rien n’était. Une explosion de hourra me refit cependant relever la tête. Il neigeait ! Je n’avais pas pu assister à la transition entre les tableaux et malgré ma bonne humeur il me tardait que la fillette soit accaparée par le spectacle plutôt que par une Sylphide en visite dans sa cité.

« Je suis sûre que tu as un amoureux ! Tu as un amoureux ? T’e mariée ? »

Malgré mon impatience naissance j’éclatai de rire. Cette petite n’avait pas froid aux yeux ! Je passai ma main sur le sommet de son déguisement. J’avais vu faire ça par des adultes à leurs petits en signe d’affection.

« Non, je ne suis pas mariée… »

Mais qu’est-ce qui pouvait bien donner une telle curiosité à une gamine en plein spectacle ? Un courant d’air frais me parvint.


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Mäje
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Sam 3 Mar - 1:40

La musique était assourdissante ! Tout autour de lui, des passants semblaient trouver cette cacophonie supportable. Le premier morceau était impressionnant, mais à présent que les rires et les chants et les gloussements émergeaient de toutes parts, il commençait à se lasser. Enfin, ce n’était pas pour ternir sa bonne humeur. Le sylphide avait des cœurs à conquérir et des affaires à mener, après tout...

Une forêt de dos lui faisait face, mais il n’en avait cure. Là, un groupe de damoiseau : il s’approchait, échangeait quelques mots sur le temps, des courtoisies communes. Rien d’intéressant, mieux valait continuer son chemin. Là, un groupe d’amies venues ensembles. Il passait à côté d’elles avec un sourire étiré de serpent. « Belles journées mesdames... ». Il n’en fallait pas plus pour que leurs regards le suive dans la foule. Peut-être les reverrait-il ?

La foule devint de plus en plus épaisse, il dut commencer à faire des bras pour s’immiscer dans les conversations. C’est alors qu’un gaillard très larges d’épaule eut la même idée que lui, et, dans le sens contraire de sa marche, le bouscula à l’épaule. C’est le craquement croustillant du verre qui répondit à leur entrechoc... Äjhem se figea brusquement. Merde... Et dire que jusqu’ici, la journée se passait à merveilles. Par réflexe, il passa la main sur son pantalon, récupérant dans sa paumes les débris de verre dans une de ses poches mystères. Plus qu’une coquille vide dépossédée de sa précieuse contenance. Si le grand éternel était long à la détente, la mémoire lui revint bien vite en tête, et dans une large vrille il dessina un tour pour suivre du regard toutes les personnes se trouvant dans son plus proche entourage.

Il savait très bien pourquoi il vendait cette vapeur... Pourquoi elle était si précieuse, à lui et à son commerce. Ses effets psychotropes et euphorisants n’avaient pas leurs pareilles, surtout sur le marché noir. Alors chez les petits nobles de Thyrénium ! C’était une vraie catastrophe. Alors que plusieurs regards commençaient à caresser le ciel et qu’une dame somma quelqu’un de la retenir, et que la dizaine de personne autour de lui ne commence à sourire bêtement en riant comme des mômes, Äjhem, lui, devint livide. Blanc comme un linge ! Et il savait que cette couleur donnait à son teint une couleur cramoisie... Décidément, quand on n’a pas de chance...

Néanmoins, il ne se sentait pas le cœur d’en vouloir à son assaillant, bien innocent au final. Cela pouvait arriver, et personnes dans son entourage ne pouvait savoir ce que contenait sa petite cargaison. Mais les effets de ce petit accident avait de quoi être spectaculaire. Une demie douzaine d’êtres étaient tombés sur leurs séants dans un grand éclat, et au moins cinq autres étaient devenus un peu amorphes, et se balançaient sur leurs jambes avec maladresse. Un peu comme des métronomes qui souffrent d’un rythme trop lent... Ce n’était décidément pas la cours qu’il espérait. Et encore moins pour le mettre en lumière pour les bonnes raisons ! Mieux valait prendre la fuite. En baissant les yeux et les épaules, le sylphide tenta de faire profil bas et de s’enfuir comme il pu.

Brusquement, une main le retint par l’épaule, et il sentit les doigts s’appuyer contre sa peau pour le retenir, lui qui luttait un peu contre la pression. Il avait horreur qu’on le touche sans son accord... Un peu forcé et colérique, il se retourna lentement, et tomba sur... Son agresseur ! Surprise... Un sourire faux et joueur éclaira le bas de son visage sous son masque félin.

- Ne serait-ce pas ce polisson qui vient de me bousculer ?  Fit-il gaillardement.  Vous auriez-pu me casser quelque chose, vous savez. Mais passons, nous ne sommes pas à ça près.

Le grand garçon, qui semblait être un terran, haussa les épaules et le regarda droit dans les yeux.
-Pardon pour la bousculade... Quelque chose dans son ton ne semblait pas tout à fait sincère, mais c’était déjà des excuses de faites. Il n’était pas très vieux, ce bonhomme... Äjhem baissa un peu ses épaules et son sourire de renard pour se faire plus fin encore. Le terran dessina alors un grand arc de cercle autour d’eux, comme pour lui indiquer le comportement... Anormal des personnes présentes. Vous avez une idée de ce qu’il se passe ?

-Moi ? Pas une, jeune homme. La chaleur a dû leur tapé sur la tête, ou cette satanée musique, peut-être...
-Mais j’ai entendu du verre se casser en vous heurtant ! Vous ne transportez rien de dangereux, j’espère ?
-De dangereux ? Pour qui me prenez-vous ! Le sylphide prit une voix particulièrement offusqué, très grave et bien plus menaçante qu’il ne l’aurait voulu. Vous pensez que j’aurai le culot et le mépris de venir à cette célébration avec un sort ou une farce pour faire s’évanouir les bonnes gens ? Non seulement, on me bouscule, mais maintenant on m’accuse ?
-Oh, non, monsieur...
-Sachez que ce n’était rien d’autre que le verre de liqueur que m’a servi un marchand, pour 15 dias de surcroît. En disant cela, le négoce lui présenta sa main rempli de morceaux de verre éparpillés.

Le garçon eut l’air penaud, et s’excusa encore. Ouf, c’était moins une. Äjhem sentait déjà sous son turban les gouttes de sueur perler. Un peu plus, et il était bon pour parlementer avec la garde de la cité. Heureusement, le petit était encore un peu naïf, et une vieille ruse de chafouin pouvait encore le tirer d’affaire ! D’un geste de la main, il indiqua au jeune homme son chemin, et ils se quittèrent ainsi. Enfin il pu filer, laissant les festivaliers à leur rêverie impromptue. Il ne lui fallut pas quelques pas pour être rattrapé par quelqu’un de plus... Surprenant. Äjhem se retourna brusquement, aussi surprit d’entendre la langue du pays que d’être mis face à un parfait inconnu, un homme découpé comme une armure et qui était auréolé de la grâce et de l’élégance sublime qu’il affectionnait tant. Il trahissait une posture martiale, et une discipline remarquable par sa langue et ses gestes tenus. Un soldat, un garde ? Un diplomate ? Ce n’était pas surprenant d’en croiser loin de Cimmerium, surtout par un tel rassemblement. Mais il se demanda tout de même pourquoi les leurs s’étaient donnés la peine de descendre pour assister à ce ragoût de mortalité ; ce n’était pas leur signature, habituellement. Et pour ce qui est d’une autre sylphide... Il lui présenta un sourire des plus polis et des plus courtois, tenant à l’abri la malice qui émergeait en lui.

-Chan e, mo bhràthair nèamhaidh. Is thusa a 'chiad fhear againn a choinnicheas mi an seo*. Ainsi, il prouvait qu’il parlait bien la langue mère, et sa race était prouvé. Et maintenant, pour la suite… Ma tha thu ag iarraidh, bidh mo shùilean agad airson a lorg**. Joignant le geste à la parole, il descendit son torse dans une belle reverence. Les choses prenaient un tour des plus intéressant...

*Non, mon frère des cieux. Tu es le premier des nôtres que je croise ici.
**Si tu les désires, mes yeux seront les tiens pour la retrouver.
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Enteri
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Dim 4 Mar - 22:05

Tyrhénium, ville frontière, antre du vice, du lucre et des lumières éphémères de la gloire et de la fortune. Enteri connaissait suffisamment cette cité pour y avoir mené nombres d’affaires crapuleuses et encore maintenant ce lieu attirait toutes ses convoitises. Aujourd’hui, à l’occasion d’un bal costumé tous les regards s’étaient rivés sur le fief du Régent Fanel, un homme dont le chef des Ladrinis ne savait que penser…S’agissait-il d’un habile opportuniste ou d’un vulgaire pantin au service du souverain d’Hespéria ? Sans doute un peu des deux, mais pour l’heure l’assassin ne désirait guère s’appesantir sur de telles réflexions.

En ce premier jour de festivité, une chaleur caniculaire régnait transformant l’atmosphère des lieux en une véritable fournaise. D’autres en auraient été incommodés mais l’homme semblait impassible, se contentant de jeter un regard indifférent sur la foule bigarrée qui se pressaient autour de lui. Coudoyant au milieu de tous ces badauds, l’assassin parvint à se frayer un passage jusqu’à un couloir rempli de marchands dont les tables regorgeaient de boissons et de diverses victuailles dont les odeurs alléchantes mettaient l’eau à la bouche. Enteri se serait bien laissé tenter par une coupe de vin si celui-ci ne désirait pas demeurer parfaitement sobre, aussi repoussa-t-il le vendeur de spiritueux qui lui tendait un verre de liqueur.

Autour de lui, les individus s’agglutinaient et le mystère de leurs traits était dissimulé derrière des masques aux couleurs chatoyantes. Les lippes de Ladrini se plissèrent en songeant à l’ironie de sa situation.

A présent, il se rendait à un bal costumé, masqué comme il se devait à l’image de ces parfaits inconnus, alors que toute son existence se résumait à n’être qu’une ombre, un homme sans visage, aussi fugace que le vent…

Se déguiser afin de participer à ce bal costumé n’éveillait aucun sentiment d’excitation chez Enteri, que du contraire, il se serait presque senti plus vrai que jamais. Ses mires grisâtres se dardèrent sur les gentes demoiselles vêtues de leurs plus beaux atours, des robes de dentelles aux couleurs criardes, rivalisant en plumes et en pierreries et compensant le voile de leurs visages par le dévoilement de leurs gorges d’une blancheur lactescente.

Cet univers de paillettes et de lumière ressemblait à une vaste plaisanterie, à un théâtre empli d’hypocrisie où chacun faisait semblant l’espace de quelques jours de devenir quelqu’un d’autre avant de regagner le confort étriqué d’un foyer bourgeois.

Enteri remarqua la silhouette gracile d’une jeune fille, aux cheveux neigeux, aussi délicate qu’une colombe et dont les prunelles brunes, qui transparaissaient derrière son masque parcouraient la foule d’un air affolé. Était-il perdue ou en quête de quelqu’un ?

Le chef des assassins tenta de frayer un chemin dans la marée humaine pour s’avancer jusqu’à cette mystérieuse inconnue,  lorsque soudain la voix du Régent Fanel retentit. Le Ladrini tourna la tête dans sa direction et examina l’homme qui pour cette grande occasion avait redoublé d’efforts et portait une tenue des plus élégantes composée d’un costume dans des tons noirs et bleu-noirs qui rappelaient le firmament nocturne. Un masque blanc opalescent ornait son visage encadré par les mèches désordonnées de sa chevelure brune.

Fidèle à lui-même, Fanel en raison de son narcissisme désirait faire une entrée remarquée et frapper l’esprit de ses invités. Enteri ne savait s’il devait en rire ou en pleurer, mais pour l’heure il était bientôt temps d’ouvrir le bal masqué.

Le Régent débita d’un ton grandiloquent un discours auquel l’assassin ne prêta aucune attention avant de donner le signal d’ouverture des festivités. Une fanfare apparut faisant résonner une musique aux sonorités entrainantes. Le chef des assassins profita de cet interlude musical pour poursuivre sa route en direction de la jeune femme à l’allure lunaire, dont il ne pouvait deviner l’identité mais qui l’avait frappé par la grâce éthérée qui émanait d’elle. Comme prisonnière d’une bulle de rêve, cette dernière semblait bercée par la musique et ne lui prêta guère attention jusqu’à ce qu’il manifeste sa présence en lui tendant une main gantée.
Puis, entraînés par la musique endiablés, ils débutèrent une danse fiévreuse, renouvelée à deux reprises et qu’Enteri n’interrompit qu’à regret, car sa cavalière ne semblait pas désireuse de renouveler l’exercice. Dès lors, l’homme lui proposa d’assister au spectacle qui avait lieu dans l’arène en sa compagnie, et l’invita à s’installer aux places situées aux premiers rangs.



Dernière édition par Enteri le Dim 4 Mar - 22:35, édité 3 fois
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Deirdre Luberym
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Dim 4 Mar - 22:06

Deirdre semblait retrouver son âme d'enfant. Il fallait dire qu'elle eut toujours aimé les spectacles, le sensationnel et le clinquant. Tout ce qui se passait dans l'arène s'avérait finalement à son goût, même la musique lui était curieusement plaisante. Elle applaudit à la fin de la première chanson, mais elle se ragaillardit de plus belle quand elle vit ce qui était une arène de sable se transformer en véritable bassin aquatique.

" Voilà qui me donne des idées Uriel!! Nous devrions peut-être faire construire un bassin dans l'arrière-cour du Aux Mille couleurs! Je suis sure que les vauriens de Tyrhénium apprécierait de boire et manger allongés aux bords de l'eau pendant que des naïades font trempettes! "

Le valet de la jeune femme ne pipa mot, et resta droit comme un piquet à ses côtés. Il se contentait d'observer que personne ne viendrait les déranger, tout en jetant un regard de temps à autre aux spectacles. Pour une raison obscure, même si la musique semblait lui faire relâcher son attention, il demeurait sur ses gardes. Il ne connaissait que trop sa maîtresse pour savoir qu'elle était capable de se mettre dans des situations incongrues. Mais finalement, c'était lui qui allait se retrouver dans un situation maladroite.

Deirdre continuait à observer tranquillement, conviant son ami à en faire de même, mais voilà qu'un petit groupe de jeunes femmes très enthousiastes entraînaient le jeune homme avec elle, loin de la gorgoroth. Il tenta vainement de l'appeler mais sa maîtresse n'entendit rien du tout car au même moment, une explosion d'enthousiasme étouffa son appel au secours. La liesse de la jeune femme aussi.

" Uriel!!! Regarde! Regarde!! Ils sautent comme des poissons! Les yorkas sont vraiment amusants!!! Reg... Uriel? "

La jeune femme venait à peine de se rendre compte que son valet avait disparu. Depuis combien de temps? Elle sentait le rouge monter à ses joues, de colère et de honte de parler dans le vent, quant subitement elle se fit accoster par un homme - elle le comprit à l'attitude et à la sombre voix.

" Mademoiselle? Que voilà un sublime costume. On en dénomme rapidement la qualité et le goût de celle qui le porte. "

La commerçante ne pouvait être insensible aux compliments, surtout quand on savait avec quelles méticuleuses attentions elle avait recouru pour faire ces vêtements.

" Mais je vois que j'ai également affaire à un homme de goût puisque vous êtes capable d'y voir ces détails. Seuls ceux qui ont un sens de l'observation aguerri peuvent connaître la qualité de ce que je porte. Permettez-moi de vous renvoyer le compliment. "

L'inconnu fit alors une révérence distinguée, signe que ce dernier possédait de bonnes manières et sans nul doute une bonne éducation. Il s'ensuivit alors quelques banalités d'usages, sur le spectacle, le royaume, et autres petits mots sans intérêts si ce n'était pour combler les vides. Jusqu'à ce que l'intriguant fasse une proposition qui attira en une façon la curiosité de la jeune femme, mais pas au point de l'accepter.

" Madame, vous semblez être une personne d'un esprit aiguisée et avec qui il est plaisant de converser. Néanmoins, même si cette fête est formidable, je pourrais en apprécier toute la grandeur dans un endroit plus calme. Je possède un hôtel particulier, un endroit plaisant qui n'accueille que des gens convenables. J'aimerais vous y inviter. "

" Ho? Des gens convenables dites-vous? Mais j'ai bien peur de ne pas faire partie de cette race là. Il n'y a rien de convenable chez ma personne, ni mon verbe, ni mes conversations, ni forcément toutes mes affaires. Je ne voudrais pas salir la réputation d'un hôtel qui regorge de gens convenables. D'ailleurs, le seul acte convenable que je suis prêtre à faire est de refuser, avec toute ma gratitude, votre invitation. Mais je suis sure que vous trouverez parmi ces nombreux jeunes gens qui sont venus festoyés des personnes éminemment convenables. Voire mieux encore, respectables! "

" Madame, je suis sure que vous exagérez. Tout dans votre être respire ce qui a de plus respectable. Votre allure, votre attitude, votre voix et votre charme me laisse à penser que vous êtes plus dignes que vous me le laissez croire. "

Derrière son masque, Deirdre eut un large sourire qui en disait long. Si tout le monde pouvait être aussi crédule, cela lui faciliterait bien plus l'existence. Toutefois, elle n'en demandait pas tant. Son désir? Retrouver son valet. Parce que finalement, la discussion à laquelle elle se livrait l'ennuyait et elle était présente pour se divertir.

" Mon ami. Si vous saviez à quel point tout cela es bien faux. J'aurais aimé être à la hauteur de votre attente mais il n'en est rien et je ne me permettrais de vous mentir en une si belle journée. Si vous m'invitez, vous n'aurez que des regrets, je vous l'assure. Prenez donc mon refus comme une bénédiction car je pense que cela fera partie des meilleures choses qui puissent vous arriver. "

L'élégant inconnu déclara alors forfait et n'insista pas outre mesure. La dame se refusait, il en acceptait visiblement le jeu. Il la salua et partit dans une autre direction, sans doute à la recherche d'une nouvelle proie pour s'acoquiner pour la soirée. Quant à Deirdre, elle ne prit plus le temps d'apprécier la magie qui se déroulait sous ses yeux, car son regard cherchait un point argenté dans la foule...


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Le Messager
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Jeu 8 Mar - 0:10


MASCARADE
" Mini-event "


◈ Les Fanélides, le grand Festival masqué ◈


Époque : 1er jour de Tymbé, An 1305
Lieu : Tyrhénium
Durée : 2 jours
Caractéristiques : Célébration masquée et costumée

Le premier jour : Il s'agit de la journée d'ouverture du Festival qui démarrera lorsque les soleils seront à leur zénith. Et ce n'est autre que le régent lui-même qui fera un discours. Une grande cérémonie se déroulera dans l'arène. De grands magiciens sont invités pour ouvrir le festival et de somptueux numéros s'y dérouleront tout au long de la journée. De nombreux commerçant auront investi le périmètre du colisée afin de vous permettre de vous vendre à boire ou à manger. Vous pourrez ainsi profiter des spectacles sur les gradins, ou bien vous mettre à l'ombre dans les coulisses pour profiter des divers stands. En soirée, un bal sera organisé au sein même de l'arène.


Le spectacle continue, alors que les soleils continuent leur course, la musique en faisait de même. Maintenant que l'eau avait disparu pour laisser place à de la glace, les prestations en furent aussi modifier. En effet, les mélodies se firent plus intenses comme si elles annonçaient quelque chose des évènements plus sombres. Ce fut à ce moment là que six magiciens entrèrent en scène. Unissant leurs forces, trois d'entre eux créèrent un léviathan de glace qui eu le don de fasciner chacun des spectateurs. Le monstre s'agitait et serpentaient tout autour de l'arène, mimant des attaques furtives auprès de ceux qui l'admiraient. Même des enfants prirent peur! Mais les trois autres magiciens jouaient le rôle des protecteurs avec une magie de flamme, le tout avec un sens de la pyrotechnie impressionnante. Ainsi le feu et la glace s'adonnaient à un combat grandiose et la musique s'accordait à chaque parade, comme si on assistait à une pièce de théâtre dont on ne connaît l'issu. Petit à petit, le feu faisait fondre la glace, celle du sol tout comme le monstre jusqu'à ce qu'il ne resta plus rien.

Lorsque la glace disparut, on applaudit alors les magiciens, ainsi que la fanfare. Mais brusquement, le climat se transforma étrangement. De l'herbe commença à pousser, puis des fleurs, puis des arbres à une vitesse étonnante. L'arène devint un vaste jardin enchanteur avec nos éternels musiciens qui commencèrent une nouvelle symphonie plus sereine.

Mais au même moment, un intrus surgit de nul part, criant "à mort le régent! ". Ce fou se trouvait parmi les invités du régent, et choisit de s'en prendre physiquement au gouverneur. Lame à la main, il lui planta une dague dans l'épaule, faisant fléchir Fanel. Toutefois, sa garde était assez efficace pour repousser violemment l'agresseur. D'un coup de vent, par la magie, ils repoussèrent l'assaillant qui tomba de la balustrade, basculant dans l'arène. Ce dernier ne semblait pas posséder de magie capable de le sauver de la chute, et personne ne tenta de le sauver. Un grand silence s'était brusquement imposé. Les musiciens s'étaient arrêté, et un mage qui possédait des dons de soins s'attelaient auprès de Fanel. La blessure ne semblait pas grave car au bout d'une dizaine de minutes, alors que les spectateurs commençaient à se regarder, inquiets, Fanel avait rassembler tout son bagout et s'adressa à la foule.

" Voilà une animation à laquelle je ne m'attendais pas! Mais ne vous inquiétez pas, je me porte comme un charme grâce à nos compatriotes! "

D'un geste, il salua son guérisseur ainsi que les soldats qui avaient repousser son assaillant.

" Mais il semble que cela ne soit pas le cas de cet intriguant bien mal avisé! "

En contrebas, on ne distinguait plus le corps du pauvre fou qui avait tenté de l'assassiner maladroitement. Les plantes avaient fait disparaître les traces.

" Maintenant que cet interlude n'est plus, et que vous avez pu constaté que vous pouvez compter sur le gouvernement de Tyrhénium, le spectacle doit continuer! Que la musique et les jeux reprennent!! "

La foule se mit à applaudir le gouverneur, saluant son courage et sa dignité. Et comme le voulait le grand maître de la fête, les musiciens reprirent leur mélopée, et le jardin improvisé laissa échappé des nuages de pollens colorés qui ressemblaient à des confettis...




◈ CONSIGNES POUR LE 3ème POSTE ◈



Pour Duscisio Balibe :
Alors que le spectacle continue, tu perds de vue à nouveau Othello. Impossible pour toi de la rattraper, la foule se densifie et de toutes manières, tu ne pourras pas avoir accès aux tribunes. Pas de bol. Par contre, tu as toujours ce drôle de personnage qui te tombe dessus. Il te bouscule "accidentellement" et te renverse sa boisson. Néanmoins, il s'excuse et te demande si ça va.

Que fais-tu :
_ tu lui dis que ce n'est rien et tu l'ignores, tu tentes de reprendre ta route;
_ tu essayes de savoir ce qu'il veut parce qu'il te suite depuis tout à l'heure;
_ autres choix?? (et c'est toi qui choisit).

Indique moi ton choix par mp.


Croisement pour Kalysta Elyomar X Deirdre Luberym:
Kalysta, tu parvins à atteindre le stand de viennoiserie que tu cherchais à atteindre. Le coin semble en effet plus calme et le marchand te paraît d'ailleurs plutôt curieux. Cela ne t'empêche pas de regarder ce qu'il y a avec le petit garçon. Au même moment, Deirdre s'éloigne du spectacle pour chercher son valet et prend le chemin qui va la conduire au même stand. Vous vous retrouvez toutes les deux face à face, Kalysta toujours l'enfant dans les bras. L'enfant se met à pointer du doigt Deirdre, sans dire un mot.

Kalysta, que fais-tu :
_ tu dis à l'enfant que ce n'est pas poli de pointer du doigts et tu lui achètes quelque chose à manger;
_ tu demandes à l'enfant pourquoi il pointe cette personne du doigt;
_ tu questionnes Deirdre qui vient d'arriver sur l'enfant.

Deirdre, que fais-tu :
_ tu t'arrêtes pour prendre quelque chose à manger;
_ tu continues ton chemin pour chercher ton valet;
_ tu questionnes Kalysta afin de savoir si elle a croisé ton valet.

Indiquez moi vos choix par mp.


Croisement pour Mäje x Alastor:
Le monde est petit pour que deux sylphides se croisent dans une telle cité. Mais peut-être est-ce un signe? Vous allez faire un petit bout de chemin ensemble, assez pour traverser la foule et tenter d'atteindre les gradins. Vous vous retrouvez coincés - par le monde - au pied d'escaliers qui pourraient vous mener vers l'arène. Mais brusquement, vous entendez une femme crier "au voleur! au voleur! arrêtez l'homme au masque de diable! ". Ce dernier passe juste à côté de vous pour tenter de se perdre dans la foule.

Mäje, que fais-tu :
_ tu vas tenter d'arrêter le voleur;
_ les affaires terrannes ne te concernent pas, tu laisses filer;
_ autre choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Alastor, que fais-tu :
_ tu vas tenter d'arrêter le voleur;
_ les affaires terrannes ne te concernent pas, tu laisses filer;
_ autre choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Indiquez moi vos choix par mp.


Pour Ari’El Miluiel :
La petite fille ne veut visiblement pas te lâcher et elle continue inlassablement à te questionner. Mais à un moment donné du spectacle, quand le léviathan de glace se montre menaçant, elle prend peur et se réfugie dans tes jupes. Elle trouve le monstre terrifiant, bien qu'il ne soit pas "réel".

Que fais-tu :
_ tu tentes de la rassurer et tu te montres maternelle;
_ tu tentes de la rassurer et tu cherches à te débarrasser d'elle;
_ autres choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Indique moi ton choix par mp.


Croisement pour Othello Lehoia X Enteri:
Othello, tu as accepté l'invitation d'Enteri qui t'amène donc au premier rang pour mieux profiter du spectacle. Mine de rien, vos places ne sont pas loin de l'estrade de Fanel que vous pouvez voir distinctement. Vous avez assisté à cette tentative d'attaque contre le régent, mais vous n'avez pas pu bouger, les choses s'étant passées trop vite. La situation est rapidement maîtrisée, et le spectacle reprend.

Othello, que fais-tu :
_ cela te rappelle de mauvais souvenir, tu restes plutôt figer;
_ Tu souhaites voir si tu peux aider à quelque chose;
_ autres choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Enteri, que fais-tu :
_ tu veux tenter de te renseigner sur la situation et rester voir la fin du spectacle;
_ tu souhaites emmener Othello dans un autre lieu;
_ autres choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Indiquez moi par mp vos choix.


Fenris Skirnir :
Alors que tu t'approches de cette personne qui n'est peut-être pas un inconnu et que tu le questionnes, te voilà bousculé à nouveau par celle que tu as surnommé "la furie à plume rouges". Un mouvement de foule t'écarte alors de cet homme et tu te retrouves avec cette femme étrange qui est toujours aussi furibonde.

Que fais-tu :
_ tu essayes de savoir ce qu'à cette femme afin qu'elle se calme;
_ tu envoies balader cette femme et tu cherches à rattraper;
_ autre choix (tu peux m'indiquer ce que tu veux).

Indique moi ton choix par mp.







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Deirdre Luberym
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Lun 12 Mar - 21:43

Il y avait des jeux que l'on ne pouvait apprécier que lorsque l'on se trouvait en bonne compagnie. Les fanélides n'échappaient pas à cette règle après tout. Ho, certes, la magie était superbe mais si on ne pouvait critiquer ou s'extasier sans que personne ne soit là pour vous entendre... Quelque part, aussi étrange et cynique que soit la gorgoroth, elle n'aimait guère la solitude ou l'idée d'être abandonnée - le grand traumatisme de son existence. Néanmoins, elle n'en paniqua pas pour autant. Uriel était un jeune homme plein de ressource, plus intelligent et plus fort que le laissait croire les apparences. Cela était sans compter qu'elle avait une grande confiance en ce dernier. Il ne l'abandonnerait jamais. Jamais elle vous dit! Et elle non plus...

Ce fut donc avec un certain agacement qu'elle partie en quête de son valet. Pour se frayer un chemin, elle ne prit pas le soin d'éviter quelque passant qu'elle bouscula sans leur adresser le moindre pardon. Après tout, tout le monde se retrouvait à la même enseigne. Elle connut une certaine délivrance quand elle trouva des escaliers qui pouvaient la mener en direction des commerçants. Ces immenses couloirs étaient plus calmes et on se sentait moins à l'étroit. Ce fut donc avec nonchalance qu'elle traça sa route, le regard alerte.... jusqu'à ce qu'elle atteignit un stand où se tenait une jeune femme qui donnait l'impression de sortir d'un conte pour enfant mais dont la manière de se tenir trahissait le manque d'habitude concernant le revêtir de ce genre de tenue. Mais elle n'était pas seule et un véritable enfant en costume d'insecte se tenait dans ses bras. Une mère et son fils? Toutefois, la première chose qui l'intéressa était le vendeur bizarre et ses succulentes viennoiseries. Elle pouvait se permettre de s'arrêter et de prendre quelque chose avant de partir en quête de son valet perdu.

Seulement voilà, à peine avait-elle atteint le stand que le petit garçon en tenue d'abeille se mit à la pointer du doigt, tout en gémissant dans les tissu de la jeune femme. Dans des moments comme cela, autant vous dire que Deirdre n'appréciait les enfants, mais d'un autre côté, elle admirait dans leur innocence, leur sixième sens. Peut-être sentait-il qu'il y avait quelque chose de peu naturel en elle. Qu'importe, elle n'avait rien à craindre d'un enfant.

" Et bien petit, on ne t'a jamais appris qu'il n'est pas bien de pointer les gens du doigts? Tu pourrais te le faire croquer! Héhé! "

A ce moment là, elle reporta son attention sur la jeune femme qu'elle pensait être la mère du petit impoli. Mais elle ne fit aucune autre remarque à propos de son éducation. Ce fut alors qu'elle se tourna quelques instants vers le commerçant avec qui elle tenta de négocier, comme à son habitude, le prix de ce qu'il vendait.

" Boulanger, je trouve que ce que tu vends est plutôt cher. Mais je suis prête à prendre dix de tes viennoiseries si tu me fais un prix. "

Le commerçant commença à bougonner, il ne semblait pas avoir envie de brader son gagne-pain.

" Allez l'ami! Fais un geste? Ce n'est pas comme si tu ne te prenais pas déjà une large marge. Tu ne seras pas perdant et en plus, tu feras des heureux! En un si beau jour de fête, montre-toi aussi généreux que notre bienfaiteur Fanel. "

Le boulanger râla à nouveau, mais il s'avoua à lui-même que beaucoup de passant préférait boire que manger. Il ne pouvait laisser passer cette occasion de vendre en gros. Mais alors qu'il allait emballer les douceurs, Deirdre lui fit signe de faire deux paquets, divisant le tout en deux. Elle s'en garda un, et donna le second à la jeune femme et son enfant.

" Voici pour vous Madame, et pour votre mignonne petite abeille. Et je n'accepterais pas le moindre refus. En échange, je ne vous demanderais qu'une unique chose. Je cherche un... ami. Je l'ai perdu dans la foule. Il était assez grand, plutôt fin, il porte un costume tout en argent. Son masque est assez simple, et on voit ses cheveux blancs dépasser. L'auriez-vous vu par hasard? "

La gorgoroth sourit derrière son masque, à l'abri des regards. Mais il n'y avait là rien d'inquiétant, ni dans sa voix, ni dans son attitude.
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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Lun 12 Mar - 23:08

La syliméa sentait que son costume devenait de plus en plus humide au niveau de son cou mais, point positif, le petit garçon semblait déjà bien plus calme qu'au début. Ses gros sanglots déchirants s'étaient finalement régulés à un niveau plus supportable sous la forme de longs reniflements accompagnés de larmes occasionnelles. La jeune femme parvenait difficilement à le tenir sur sa hanche et la prise qu'il avait autour de son cou se resserrait dangereusement à chaque fois qu'ils étaient bousculés par quelqu'un dans la foule… Pour autant Kalysta ne chercha pas à s'en plaindre… Elle préférait ne même pas imaginer la difficulté de garder le petit à l'oeil s'il s'était simplement tenu à ses côtés…

Atteindre le petit stand de viennoiseries revenait presque à atteindre une oasis… Elle n'était peut-être pas en plein désert mais le vendeur était suffisamment éloigné de l'excitation générale pour qu'elle puisse pousser un long soupir de soulagement. Elle regrettait de ne pas pouvoir profiter de la suite du spectacle mais elle n'avait vraiment pas le coeur d'abandonner l'enfant à son triste sort. Même si elle se sentait un peu dépassée par la situation… Que ferait-elle une fois une, ou deux, pâtisseries consommées ? Avec un peu de chance, la petite abeille serait suffisamment calmée pour pouvoir parler un peu plus clairement. De là, elle parviendrait peut-être à lui soutirer assez d'informations pour pouvoir identifier ses parents ou un endroit où elle pourrait le reconduire.

Alors qu'elle prenait enfin place devant le stand afin que le petit puisse choisir ce qu'il voulait grignoter, la jeune femme prit quelques instants pour observer le vendeur. Elle fronça légèrement les sourcils… Elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus mais quelque chose, chez lui, la dérangeait. Malheureusement son attention fut à nouveau forcée sur la petite abeille, cette dernière manquant presque de tomber dans sa précipitation à pointer du doigt la distinguée jeune femme qui se tenait à leurs cotés. Elle oublia le vendeur au profit de l'étrange inconnue, une pointe d'espoir venant de se réveiller. Peut-être qu'elle allait pouvoir résoudre son souci d'enfant plus rapidement qu'elle ne le pensait ? Kalysta prit la petite main tendue dans la sienne avant de la baisser doucement, évitant ainsi qu'il ne pointe l'inconnue du doigt, ou qu'il ne lui crève l'oeil par accident.


-Tu connais la dame…?

La question avait été chuchotée et répondue par un brusque mouvement de la tête. Par contre, elle n'avait pas l'impression que Deirde puisse être sa mère. Elle aurait probablement réagi autrement si cela avait été le cas… Elle ne put offrir qu’un léger sourire gêné en guise d’excuses pour l’attitude du bambin. Le petit se blottit un peu plus contre elle, comme s’il cherchait à se cacher du monde alentours… Autant pour les espoirs de la syliméa de pouvoir rapidement régler son problème. L’inconnue avait surtout réussi à faire peur à la petite abeille, ce qui ne faisait pas avancer les choses…

Gardant un œil prudent sur la jeune femme, après tout ce n’était pas parce que son costume avait impressionné sa charge temporaire qu’elle n’était peut-être pas réellement dangereuse, Kalysta entreprit de commander le plus gros chausson aux pommes du stand avant de se faire couper l’herbe sous les pieds par l’inconnue. Bien qu’elle lui paraisse fine et relativement délicate, elle devait avoir un appétit d’ogre pour commander autant ! A moins qu’elle ne soit elle aussi aux prises avec toute une armée d’enfants affamés attendant qu’elle ne leur rapporte de quoi calmer leurs estomacs. En tous cas la demoiselle savait marchander et elle ne pouvait que l’admirer pour cela...


-Merci à vous Ma Dame...

Visiblement le petit n’était pas le seul a être perdu… L’inconnue cherchait elle aussi quelqu’un. Assez mince, de taille moyenne et au costume argenté. La description était vraiment trop vague pour que la nérozia puisse être certaine de l’avoir croisé ou pas. Elle avait bien vu pas mal d’éclats argentés au sein de la foule de spectateurs mais il ne lui semblait pas s’être approchée de quelqu’un répondant exactement à cette description. Surtout s’il avait les cheveux blancs. La jeune femme haussa les épaules autant que sa charge sanglotante le lui permettait.

-Je ne crois pas l’avoir vu même si j’ai croisé plusieurs costumes argentés… Cela dit je garderai l’oeil ouvert. Si d’aventure nous devions croiser sa route, je ne manquerai pas de signaler qu’il est recherché par une Belle Dame.

Si l’attitude du petit avait rendu Kalysta relativement méfiante, elle ne pouvait pas non plus se montrer impolie. Surtout après avoir été achetée à coups de douceurs… Et si l’inconnue avait bel et bien perdu quelqu’un dans la foule, rien ne l’empêchait de garder un œil ouvert. Après libre à elle de lui fournir plus d’informations… La syliméa pouvait toujours décrire son costume et la direction dans laquelle elle serait partie si elle venait à croiser son valet…


Si vous voulez une réponse rapide à un MP, veuillez mettre un titre de plus de 12 caractères, merci !




Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mar 13 Mar - 19:53

Pour cet assemblé, le régent avait semblerait-il recruter les meilleurs mages pour offrir à la population présente un spectacle digne de ce nom.
Fervent utilisateur de magie, Duscisio ne pouvait qu'être attirer par une telle aisance à manipuler ainsi la glace et le feu pour leur faire prendre une forme qui avait une fidélité remarquablement précise. Si précise, que les premiers instants, l'herboriste ne se serait pas demandé si une mauvaise intention n'était pas à l'oeuvre. Sa main gauche se rapprocha de son poignet droit pour y retirer le bracelet qui bloquait volontairement ses pouvoirs. Fort heureusement, s'il était impressionné au début, il se laissa prendre à la fête par l'observation des mages qui étaient les créateurs de cet art.
Si trois mages suffisaient à mouvoir cette sculpture, trois autres se chargeait du rôle de protecteur par une magie de feu faisant fondre lentement la créature gelée.
À peine eu t-il le temps de porter le regard sur la jeune femme qu'il était en train de chercher et dont il avait perdu de vue après le spectacle précédent, il put sentir indirectement que cela n'était pas terminé puisque sous ses pieds, le sol sablonneux changea de couleur, ou plutôt de nature.
Ainsi la végétation fit mine de prendre ses droits, de l'herbe poussa sous ses pieds, suivi de fleur et même de plusieurs arbres. Aucun doute que plusieurs mages y mettaient tout leur force pour satisfaire la population. Si lui-même il se contentait de maintenir la rose blanche ou de faire pousser quelques plantes dans son arrière-boutique, cet effet là était des plus impressionnant. L'envie d'essayer à quel point il pouvait faire la même chose lui mordait une curiosité visible sous le visage masqué.

D'un seul coup, la musique changea ce qui donna un effet salvateur pour notre herboriste qui avait maintenant l'impression d'être parmi les siens, à la nature. Jusqu'à que soudain une faible voix dissimulée parmi celle de la foule émerveillé, un incident se produisit au loin, proche du régent.
Cela se passa très vite, un homme s'en prit à ce dernier pour le blesser à l'épaule, la réaction époustouflante de sa garde rapproché mis hors d'état de nuire à cet individu qui fut repoussé par une magie de vent et tomba de l'estrade du gouverneur ce qui lui fut fatal.
Quelques minutes plus tard, le gouverneur attribua à la foule qu'il n'y avait pas à s'inquiéter. Cela laissait suspicieux, le maître herboriste essayait de savoir s'il n'y avait pas un lien avec d'autres attaques dont il avait eu vent, comme celle de la communion. Cela recommence ?
Aucune réponse ne pouvait lui parvenir pour autant, car la musique reprit de plus belle sous les ordres du responsable du festival dans un nuage de confettis florale.
A l'instant d'après, sa préoccupation principale refit surface pour joindre son regard à la recherche de la jeune colombe, constatant rapidement que la direction qu'elle avait prise lui avait belle et bien fait perdue de vue.
À peine eu le temps de prendre un regard inquiet qu'il se fait bousculer par quelqu'un. Quand sa tête se tourna vers ce dernier senti un liquide se verser sur sa tunique, mais davantage occupé par l'individu qu'il reconnut tout de suite.
Encore vous ? Je peux savoir pourquoi vous me suivez depuis tout à l'heure ?
Le petit diable de cuir le regarda étrangement, pencha la tête sur le côté marquant un air d'incompréhension avant de rire.

Hihihihihi! Mon pauvre monsieur, je ne vous suis pas du tout. Mais la foule ne cesse de nous mettre sur le même chemin. C'est un signe! Oui oui oui! Hihihihihi! Je suis désolée pour le verre, avec votre costume, on aura qu'à dire que j'étais là pour arrosée les plantes! Mais laissez-moi m'excuser, voulez-vous que je vous offre quelque chose?

Une femme ? Si on référait à sa voix, elle n'en avait pas l'air, mais son rire démarquait son genre féminin de manière peu explicite. Il n'en était pas sûr.
Néanmoins, sa manière de le juger, autre son costume dont il trouve grossier la manière dont elle s'adressait à lui ne lui plaisait guère. Ignorant totalement sa proposition pour boire quelque chose, il s'adressa à elle comme d'une menace à cause de sa manière de l'appeler.

Le seul signe que je perçois c'est la moquerie. Ce n'est pas bon de ne pas être honnête avec moi. Qui es-tu ?

Bien qu'il y avait peu de chance qu'elle sache pour la pistilose, son regard doré l'observa quelques instants.
Hormis son timbre de voix neutre et son rire efféminé ne laissait aucun doute sur le fait qu'elle soit une femme. Elle avait l'air d'une personne totalement normal. Ni grande ni petite, plutôt fine et athlétique. D'une manière ou d'une autre, elle possédait de bon réflexe devant les gestes de l'albinos qui - étant en garde - se mit rapidement sur la défensive devant la menace, comme si elle savait qu'il ne valait mieux pas qu'il aille plus loin dans son entreprise qui commença en mettant la main sur son poignet droit, là où se trouvait son bracelet qui lui coupe l'utilisation de l'essence divine.
La petite diablesse - à la constatation de sa tenue et de son rire - ne s'offusquait pas le moins du monde.

Qui je suis? Mais personne, comme l'a si bien indiqué notre régent. Aujourd'hui est une journée où nous ne sommes personnes que des masques. Bon ou mauvais, cela ne fait pas la différence. Toi aussi tu n'es personne. Nous sommes  pareils en ce jour. Hihihihi

L'herboriste était quelques peu troublé. Elle avait quelques choses de véridique dans sa voix et se relâcha. Profitant de cet instant, l'étrange personnage se rapprocha si vite de lui qu'il n'eut pas le temps de réagir. Elle se collait à lui et se montre très chaleureuse, malgré son rire agaçant.

Je ne souhaitais pas me moquer tout à l'heure, je trouve que tu es vraiment une belle plante mais une plante un peu triste. Je suis sure de pouvoir te remonter le moral! Hihihiihi

Selon ses dires, elle savait qui il était. Il restait figé, tout autant troubler par la manière dont elle avait de parler de lui. Elle l'avait sondé ? Comment ? Pourquoi ? Pendant quelques secondes il resta immobile pour réfléchir sur ce point puis il fléchit les bras pour la repousser doucement d'un ton mimant l'ignorance.

Je ne vois pas de quoi vous parler.

Alleezzzzzzzz! Tu sembles bien tendue!!! Viens avec moi!!!

Très entreprenante et insistante, elle ne comptait pas le laisser se débarrasser d'elle comme ça. Aussitôt, elle lui saisit la main pour l'embarquer en direction des commerçants. Bien qu'il lutta pour ne pas la suivre, elle lui serrait tellement la main qu'elle l'obligea à la suivre.

Mais, attendez je dois...

Il ne pouvait que contester sans possibilité de finir sa phrase, alors qu'il emboîta le pas en sa compagnie malgré lui.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mer 14 Mar - 11:36

Qui qu’il y eut sous ce masque mystérieux, il ne lui mentait pas. Bientôt, l’étrange duo d’inconnu masqués pu approcher les rebords de l’arène en se frayant tant bien que mal un chemin dans la foule compact et dense. Sous son masque aux ailes étirées, la sirène commençait à ressentir la chaleur épaisse des corps massés entre eux, et les sentiments étranges et synthétiques générés par la musique incessante commençaient à embrumer son esprit, et à peser cruellement sur son estomac vide. Si elle avait le pas léger, ses paupières devenaient lourdes, son souffle visqueux et rapide, et sa tête, comme coincée dans un étau, semblait étouffer. Sa vue tournait doucement, alors qu’elle semblait manquer d’air, trouvant à chaque inspiration des fumées plus lourdes et plus chaudes que les précédentes. Ce fut un soulagement quand ils arrivèrent enfin devant le cœur de l’arène qui s’était transformé à l’occasion par un grand bassin frais : rempli d’eau, la fraîcheur eut le mérite de la calmer, de la ramener un temps parmi les vivants.

Toujours à ses côtés, le mystérieux inconnu se trouva à son tour une place. Quoique curieuse, Othello ne parlait pas. Par pudeur ou par crainte, ou par respect peut-être, elle restait tapie dans une forme de féérie abstraite, distraite par le bruit des vaguelettes et des clapotis en contrebas. Elle devait également l’admettre, elle était bien mauvaise dans le jeu des conversations, et il lui était dure de trouver les mots et les tournures pour entamer la discussion, même après quelques pas de danse. Sous ses yeux sombres, l’eau se distordait par les coups de queues et d’écaille de ses frères et sœurs... Brusquement, le contraste entre ses émotions ce fit plus vif, plus distinct. Si la musique lui imposait de rester étrange sereine, elle luttait pour permettre à une douce mélancolie de s’épanouir sous cette couche de gaieté. Voir ses parents s’animer ainsi sous le regard avide des autres convives avait de quoi lui déplaire, et elle trouvait cela profondément attristant de les voir contraint de se donner en spectacle alors qu’ils pourraient s’épanouir dans les profondeurs marines. Et comme toujours, la proximité d’eau lui rongeait le cœur que de se jeter en elle pour à son tour disparaître dans les profondeurs.

Absorbé dans l’écume de ses pensées, elle passa ses mains dans ses mèches nouées, lissant du bout de ses doigts blancs ses boucles sélénites qui subsistaient dans ses tresses. D’un regard, elle releva ses yeux vers le mystérieux homme au masque, cherchant à sonder ce qu’il ressentait du bout des prunelles. Là-encore, elle était une bien faible joueuse. Il n’y avait rien à faire, elle ne parvenait pas à déceler quelles pensées ce cachait sous ce masque élégant, sous les courbes de ces paupières abritées derrières les reflets métalliques de ce déguisement. Ouvrant doucement les lèvres pour rompre le silence et essayer de poursuivre le brin d’échange qu’ils avaient eu, autant pas politesse que par égard, c’est un silence et des cris affolés qui prirent le pas sur ses paroles.
Brusquement, elle braqua les yeux vers la tribune royale non loin d’eux. Ce qui semblait être un forcené se jeta à corps perdu sur le régent costumé, et l’instant d’après, celui-ci chavira, ébranlé. Comme figé dans ses gestes et dans son corps, Othello était tétanisée. La musique s’était brusquement arrêtée... Et la laissa possédée par une violente terreur, les fantômes trop vifs d’un trop récent traumatisme l’enfermant dans leurs bras squelettiques et sépulcraux. Elle ne prit garde au déluge de magie qui s’en suivie, seulement aux cris et au corps inanimé qui sombra dans les tréfonds de l’arène dans ce qu’il semblait être une chute sans retour. Levant ses mains à ses lèvres épicées, elle regarda avec effroi ce bien triste spectacle...

Dans un souffle commun, elle prit une violente distance, s’enfonça dans son esprit jusqu’à trouver refuge dans le recul, et revenir enfin à elle, à la froide, lointaine elle. Ses yeux bruns balayèrent les alentours. Il y avait une vibration dans l’air qu’elle connaissait bien... De la magie de soin. La tribune n’était qu’à quelques enjambées. Si elle faisait vite elle pourrait prêter main forte – à quoi bon rester figer là comme une poupée de chiffon, à regarder ses frères et sœurs se dandiner dans un bassin si elle ne mettait pas ses dons au service de ceux qui en avaient besoin ? Se retournant, elle échangea un regard qu’elle voulut le plus intense et le plus clair possible avec le mystérieux danseur, soucieuse de pouvoir se passer de mots pour lui faire comprendre ce qu’elle pensait. Et d’un commun accord, ils entamèrent tous les deux de se frayer un passage jusqu’aux tribunes royales.

Etrangement, ce fut bien plus facile qu’elle ne pouvait l’imaginer. L’attaque – si c’était bien une attaque – avait rendu la foule immobile, tous échangeant des regards inquiets plutôt que courant dans tous les sens. C’était plus que salutaire, et cela accéléra grandement leurs enjambées. Bientôt, alors que le régent refaisait son apparition comme si de rien n’était, ils parvinrent au rempart de garde qui encerclait la tribune, et qui leur barrèrent violement le chemin. Avec un applomb bien incertaine, Othello faisait de son mieux pour soutenir leurs regards sans faillir.


« Je ne suis pas une menace, monsieur. Je désire prêter main forte, si il y a besoin d’aide. » Face à elle, les regards négatifs s’apaisèrent un peu, mais restaient empreint de nervosité. Les gardes échangèrent un à un quelques mots, puis l’un d’entre eux l’informa qu’il n’était possible de faire rentrer personne dans la tribune royale. Il n’y avait plus qu’une solution... A grand coût, l’ondine soupira et finit par franchir le cap. « Je suis Othello Lehoia, Haute-Prêtresse de Kesha pour l’ordre des gélovigiens. Je ne viens pas en ennemi... » Comme les mots lui brûlaient la langue, comme si encore dans cette fête elle se sentait la paria de son ordre. Même le droit de taire son identité quelque heures lui était refusée.

Au moins, cela provoqua une réaction vive face à elle. Alors que les gardes débattaient et que l’un d’entre eux sembla quérir quelqu’un, la sirène baissa doucement la tête. Comme apeurée, elle évitait tout regard, tout jugement, et redoutait particulièrement celui de l’homme avec elle. Les souvenirs trop vif de l’attaque du Haut-Monastère l’avait rendu étrangement craintive de sa propre identité, et prononcer son nom était à la fois un don et à la fois une malédiction. Peut-être prendrait-il la fuite, ou alors l’inverse... Silencieuse, elle persévérait à attendre le retour des gardes qui ne se firent pas attendre.


« Vous pouvez passer. » Lui répondit-on simplement. Acquiesçant sous son masque, elle s’engouffra dans le passage, s’attendant à ce que son nouveau comparse face de même. Il n’en fut pourtant pas le cas. Les gardes semblaient réticents à sa présence, quoi qu’il puisse leur dire pour se faire accepter.
« Il est avec moi. » Dit-elle simplement. Les hommes armés échangèrent un regard, puis s’écartèrent de nouveau pour laisser entrer le danseur. Othello le regarda un instant, baissant simplement le visage pour lui transmettre ses pensées, dans un vain espoir qu’il comprenne qu’elle était de son côté dans cette étrange aventure.

La tribune royale était certainement encore plus dense que le reste de l’arène. Partout autour d’elle, des nobles poudrés des pieds à la tête, dans de rutilants costumes d’or, d’argent, de tissus plus somptueux les uns que les autres et redoublant d’inventivité et de ridicule se pavanaient joyeusement, comme si l’attaque qui venait de les ébranler n’avait pas eut lieux. C’était insensé, impossible... Peut-être n’était-ce qu’une façade ? Othello parvenait à conserver tout son sérieux face à ces masques de mannequins, gardant sous silence les sentiments fabriqués par la musique qui avait reprit son rythme. Echangeant quelques regards avec son nouveau comparse, elle tâchait de ne pas trop s’en tenir éloignée. Mais ils ne devaient pas rester trop longtemps en liberté sur cette terre de noblesse et de faux semblant... Une femme immense, masqué, puissante leur fit brusquement face. Aussi brusquement et comme coupant la foule en deux, l’ombre de Fanel, lointain, impassible, inaccessible apparut dans son dos, semblait profiter de sa fête comme tout bon régent insouciant. Pertubée, Othello resta d’abord silencieuse, ne sachant quoi faire, que dire. L’inconnue prit les devants.


« Dame Lehoia, Monsieur, vous ne pouvez pas passer plus loin. Nous avons la situation sous contrôle. »

Comme happée part la réalité, la sirène retrouva son aplomb, droite et glorieuse dans son costume d’opale, sous ses cheveux de nâcre qui l’encadraient parfaitement. Les rubans autour d’elle était à la fois une traîne, à la fois une cage.


« Je viens simplement apporter mes compétences et mon aide à sa Seigneurie. Si elle n’en a pas besoin, c’est une merveilleuse chose. Mais si il le faut, je suis prête à vous fournir toute l’aide dont je suis capable. » Dit-elle simplement, levant les yeux vers la figure féminine qui lui tenait tête. S’approchant même sous couvert d’une bien fine discrètion, elle lui souffla directement. « ... Que ce soit pour soigner ou pour obtenir la vérité... ». Le reste était dans ses mains, et dans celui de son comparse.
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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mer 14 Mar - 12:25

Chapitre X: Fanélides

Acte III: Chasing Ghosts


Comme pour davantage accentuer l’ambiguïté de la situation l'inconnu avait simplement souri à ses paroles, sans se prononcer sur son identité. Une étincelle d'espièglerie avait parcouru les yeux derrière le masque et l'homme avait souri avec espièglerie en le regardant bien en face, peu impressionné par la différence de gabarits ou l'étrange situation. Ce fut suffisant pour encourager Fenris à au moins attendre une réponse, même subtile, qui lèverait le voile sur ce qui pouvait également être un malheureux malentendu. Ses sourcils se froncèrent sous le masque de loup, tandis qu'il se concentrait sur le lien émotionnel qui l'associait à cet étranger. Il lui faudrait encore quelques minutes afin d'en être sûr... néanmoins une ombre dans son champ de vision le fit tourner la tête un instant, détournant son attention.
La jeune femme au chapeau à plumes qui avait manqué de le renverser se planta très droite devant lui, ses lèvres et ses joues aussi rouges que l'ensemble de sa parure. Sa fureur se lisait sur l'ensemble de son visage délicat, obstinément braqué sur lui, comme si elle avait quelque chose à lui reprocher. Pourtant ils ne s'étaient même pas touchés et c'était elle qui avait failli le bousculer dans son empressement ? Fenris croisa les bras sur sa poitrine, incrédule et un peu agacé d'être interrompu au milieu de possibles retrouvailles qu'il jugeait infiniment plus importantes.


« Vous, là ! »

« Hum, oui que puis-je faire pour vous ? » Avec délicatesse il feignit la surprise malgré l'envie impérieuse de l'ignorer complètement. Néanmoins son approche fit mouche et la voix androgyne de son interlocutrice retrouva sa courtoisie en réalisant son agressivité gratuite. Elle toussota de gêne avant de reprendre.

« Messire, j'ai besoin d'aide. Je portais une magnifique broche en rubis, greffée juste ici... elle désigna les broderies enveloppant son décolleté plongeant, ce qui ne manqua pas de le faire sourire malgré lui. Quelle idée de prendre des objets de valeur en un endroit pareil... C'était un cadeau inestimable et quelqu'un me l'a volé. Auriez-vous d'aventure vu quelque chose ? »

« Malheureusement j'étais si occupé à chercher un ami dans la foule que je n'ai même pas prêté la due attention à votre charmante personne, bien plus radieuse qu'un bijou. »

« Oh, je... » Elle rougit un peu plus, l'embarras prenant le pas sur la colère, mais ne se désarma pas complètement. « J'en ai parlé aux gardes mais ces derniers on prétexte que Fanel était leur priorité et m'ont repoussée comme une moins que rien. J'ignore ce qui se passe mais c'est scandaleux que les caprices du gouverneur prennent le pas sur la sécurité de ses sujets ! Tout bonnement inacceptable ! »

« Vous avez totalement raison, aider une citoyenne devrait clairement être plus important que de pavoiser pour se rendre intéressant. »

Ces mots-là étaient emprunts de sincérité et sympathie malgré le jeu de flatterie auquel il se prêtait afin de se libérer pour discuter avec Isaril. Par ailleurs lorsqu'il tourna la tête il n'aperçut plus ce dernier, sûrement avalé par les mouvements de foule. Fen jura intérieurement en le cherchant du regard, jaugeant la distance qui les séparait. En pressant le pas il pourrait peut-être le rattraper avant de le perdre de vue.

« Hélas j'ai également été victime de mains baladeuses et été dépouillé de certains de mes biens. J'ai brièvement entraperçu les jeunes voleurs, seulement ils ont rapidement disparu parmi les adultes et je n'ai pas pu les rattraper. Ce n'est que spéculation, néanmoins il est probable que votre broche ait été subtilisée par les mêmes délinquants. Je regrette de ne pouvoir vous aider davantage mais je vous souhaite de tout cœur de retrouver ce qui vous appartient, ma dame. »

Le borgne s'inclina bien bas la main sur la poitrine, dans un geste élégant qui le ferait aisément passer pour un dandy de la haute. Prenant congé sur les remerciements balbutiés par la femme -ou homme?- habillé.e de rouge Fenris leva le museau à la recherche d'Isaril, qu'il pista de son mieux du haut de ses deux mètres tout en évitant les gens qui progressaient à contre-courant. Se repérant grâce à l'extravagant couvre-chef de sa cible, il s'encouragea à essayer une dernière fois de l'identifier avant de laisser tomber. La dernière chose dont il voulait c'était de passer pour un détraqué auprès d'un inconnu. Arrivé derrière les tribunes les plus spacieuses, Fenris posa finalement la main sur l'épaule de l'étranger pour attirer son attention et se servit de ce contact physique pour trouver la réponse grâce à son empathie. Dans le pire des cas il présenterait ses excuses et pourrait enfin passer à autre chose...




Sinking deeper into danger every day
Cut through all their shit with a brazen wit
Moulding puppets from their minds of clay
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MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Ven 16 Mar - 23:10

Entourés de la foule dense, suffocants sous la chaleur intense, ils dansaient et l’inconnue au visage recouvert d’un masque ailé se laissait guider, légère et souple comme un roseau. Cette dernière dégageait une aura de pureté et de fragilité et ses prunelles sombres qui contrastaient avec sa chevelure de glace ne faisait qu’attiser le mystère qu’elle suscitait.

Qui était-elle ? Tout d’un coup, Enteri se surpris à tenter d’imaginer les traits de celle qui se dissimulait sous ce masque. Et en pensée, il se vit lui retirer ce déguisement de plumes et de pierreries afin de laisser apparaitre son visage au grand jour. Hélas, c’était impossible et cette danseuse à la grâce éthérée demeurerait sans doute à jamais une parfaite étrangère. Une apparition, entrecroisée lors de ce bal costumé et dont l’identité lui serait à jamais inconnue. L’assassin en aurait été presque frustré…

Après cette danse, les deux comparses s’installèrent dans les loges, au premier rang, attendant la suite des festivités ; à ses côtés, la sylphide au masque ailé ne desserrait pas les pétales de ses lèvres. Était-ce par timidité ou par pudeur ? Enteri lui-même n’était guère un grand bavard, bien que cet homme charismatique se révèle capable d’endormir la méfiance de ses interlocuteurs par des paroles au goût mielleux.

Il contempla la foule d’un air indifférent, n’était guère intéressé par de telles frivolités et cet étalage obséquieux de richesse. Décidément, le chef de Ladrini ne parviendrait jamais à s’habituer à l’atmosphère de futilité désœuvré qui régnait chez les gens de la bonne société ; n’eut été son plan pour s’infiltrer au sein des hautes-sphères, jamais ce dernier n’aurait mis les pieds dans un tel lieu, préférant le monde l’obscurité à celui de la lumière, fait de paillettes et de faux-semblants.

Soudain, la musique cessa brusquement et des cris retentirent ; tournant ses prunelles d’acier vers sa cavalière, l’assassin remarqua la peur qui l’habitait et se lisait dans ses mires foncées.

- N’ayez crainte, tout ira bien. Je resterais à vos côtés quoiqu’il advienne, dit-il de sa voix grave, au timbre velouté afin de la rassurer.

C’était les premières paroles que tous deux échangeaient et Enteri ignorait si celles-ci auraient l’effet escompté. A son tour, le terran darda ses yeux de métal en direction de la tribune royale et fronça les sourcils. Qu’avait-il bien pu se passer là-bas ? Mieux valait évaluer la gravité de la situation et se renseigner sur la suite des événements.

La sylphide aux cheveux de nacre lui lança un regard implorant, d’une rare intensité, et il put lire dans ses miroirs sombres les sentiments qui l’habitaient. Elle désirait aider, se montrer utile et secourir d’éventuels blessés.

Sans prononcer un mot, l’homme lui fit un signe de tête lui indiquant qu’il avait compris et lui emboîta le pas en direction des loges royales. Tous deux se frayèrent un chemin, coudoyant à travers la foule, jusqu’au moment où des gardes les stoppèrent net.

L’assassin serra les dents. Comment allaient-ils faire à présent pour se débarrasser de ces encombrants gêneurs ?

C’est alors que, contre toute attente, et rompant avec sa réserve affichée, la mystérieuse jeune fille aux mèches séléniennes prit la parole, espérant les amadouer ou du moins rompre leur résistance. Et ma foi, cette dernière paraissait se débrouiller fort bien, car les regards suspicieux des gardes semblèrent s’adoucir. Les lippes de l’assassin se plissèrent en un sourire amusé quand brusquement la suite des paroles de la jeune femme le laissèrent bouche bée.

« Je suis Othello Lehoia, Haute-Prêtresse de Kesha pour l’ordre des gélovigiens. Je ne viens pas en ennemi... »

Othello Lehoia, ainsi tel était son nom, pensa le chef des Ladrinis encore sous le choc de cette révélation. Quant à lui, il ne pourrait jamais lui dévoiler sa véritable identité, tout au plus le nom factice de gentilhomme noble qui lui servait de couverture. Enteri avait depuis longtemps renoncer au monde des vivants et errait au sein de l’univers souterrain, telle une âme damnée.

Qu’est-ce qu’une haute prêtresse Gélovigienne pouvait faire dans cet antre de perdition ?  Mais de toute évidence, cette religieuse possédait suffisamment d’influence pour qu’à la seule évocation de son nom les gardes s’écartent, leur libérant le passage.

Une fois encore, Othello échangea avec lui un regard parlant, afin de lui signifier qu’elle était de son côté. Enteri plongea à son tour ses prunelles argentées dans les siennes, lui indiquant qu’il comprenait son message muet.

Pourtant une fois à l’intérieur des tribunes royales, entourés de nobles rivalisant d’élégance et revêtus des habits les plus somptueux, une autre épreuve les attendait…

Une femme, à la stature imposante, masquée à l’instar de tous les invités s’interposa et leur barra la route. Voilà qui est ennuyeux songea l’assassin, quel dommage qu’il ne puisse pas l’assommer en raison de la présence de cette assemblée nobiliaire. Cette fois-ci, le Ladrini allait devoir user d’une autre arme, comme la ruse, pour forcer le passage.

Tandis qu’Othello tentait de négocier avec cette femme récalcitrante, Enteri essaya d’interpeller le Régent Fanel qui se trouvait non loin de là :

- Régent Fanel ! s’écria-t-il d’une voix suffisamment forte pour être entendu de l’homme. J’aimerais vous complimenter à propos de cette cérémonie d’ouverture et de votre discours qui était pour le moins extraordinaire. Nul doute que vous êtes un homme d’une très grande éloquence et d’une vive intelligence et j’aimerais m’entretenir avec vous.

L’assassin espérait que ces paroles sirupeuses, prononcées d’une voix suave sauraient attirer l’attention du Régent, qui était un individu complètement narcissique, n’ayant d’intérêt que pour sa propre personne. Si Enteri voulait attirer son attention, il devait parler de la seule chose qui comptait à ses yeux, à savoir son Ego avide de compliments.
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