Six siècles plus tard. (PV Sighild) - Page 2

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 Six siècles plus tard. (PV Sighild)

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Sighild
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Jeu 4 Oct - 1:47

Les moments de détente et de simplicité étaient une rareté dans la vie de Jézabel. Son esprit était généralement gouverner par ses inquiétudes et son devoir. Pouvoir rire ainsi avec celui qu'elle considérait comme l'homme de sa vie était une véritable bouffée d'oxygène - au delà de leurs jeux amoureux. L'Eryl ne s'était jusque là accorder aucun instant de répits, chevauchant au travers d'Istheria, d'un bout à l'autre du monde, tout en faisant face au changement. Elle avait gardé en elle cette part de liberté de sa vie de mercenaire, bien avant ses engagements actuels. On pourrait aisément penser qu'elle n'était pas raisonnable de laisser les Eryllis sans son commandement, qu'elle ne prenait pas son rôle à cœur, mais en réalité, elle avait parfaitement confiance en ces consœurs. Chacune connaissait les risques, chacune connaissait les règles à suivre. Cela lui offrait une grande autonomie dans sa manière de diriger et elle n'était pas inquiète au sujet de son autorité. Néanmoins, ces escapades n'étaient pas des instants de décontractions, bien loin de là. Lorsqu'elle partait pour la cité d'Amaryl, c'était afin de rencontrer son vieil ami Dim et lui quémandait quelques conseils avisés. Lorsqu'elle partait à Umbriel, elle écoutait les rumeurs qui demeuraient sourdes à certaines oreilles. Lorsqu'elle partait à Tyrhénium, c'était pour conserver un regard attentif sur tout ce qui se faisait en sous main, des armes aux complots.
L'instant qu'elle vivait donc maintenant était un peu surréaliste comparé à la vie qu'elle menait, mais elle en appréciait chaque minute.

"Non, la jalousie naît d'un manque de confiance, or celle que je te voue est totale. Mon vœu le plus cher est que tu sois libre comme l'air, et seul un fou tenterait de capturer le vent. "

Elle se mit à sourire et lui répondit de manière taquine.

" Me voilà donc prête à épouser un poète. "

Puis abandonnant les mots légers, les deux jeunes gens continuèrent leurs échanges de point de vue. De tout ce qui aurait pu être dit, ce qui la toucha le plus furent les mots suivants :

"Tes inquiétudes, tes devoirs, tes amis et tes ennemis sont les miens, Amour. Quiconque s'aviserait de s'en prendre à toi, de quelque manière que ce soit, me trouvera en travers de sa route."

Le soutien infaillible que lui offrait généreusement Sirion était particulièrement réconfortant et lui donnait une nouvelle énergie, une nouvelle force qui aurait presque pu lui donner des envies de conquêtes. Heureusement pour le monde, la jeune femme n'aspirait qu'à des rêves plus modestes mais aussi plus simples. Ce fut à cet instant qu'elle comprit l'univers qui les séparaient tous les deux, ce que les années avaient fait gagné à l'un et perdre à l'autre. Dans son autre vie, Sighild n'avait été qu'une simple soldat, elle se battait là où on lui disait, elle suivait son frère et Sirion, elle était un soutien indéfectible qui ne reculaient jamais dans un combat. La force de la jeune femme résidait dans ces actions spontanées car elle était vive et réactive, en parfait accord avec sa magie et ses armes. Elle ne réfléchissait pas forcément ou n'était pas consciemment dans l'analyse. La suite de sa vie ne l'avait jamais impliqué à prendre part à des stratégies de bataille, ce qui n'était pas le cas de Sirion qui en avait toute l'expérience. La lhurgoyf ne rougissait pas de ne posséder cet acquis là, elle avait toujours confié qu'elle n'était pas faite pour être une meneuse, même lorsqu'on lui remis les rênes des Eryllis. Cela ne lui causait donc aucune difficulté, ni agacement d'écouter les sages paroles de son amant.

"Je peux t'aider à mettre en place tout cela, à faire de vos terres un cauchemar pour n'importe quel ennemi, si toi et les Eryllis l'acceptez. Toutefois nous ne pouvons tout faire en même temps, alors je crois qu'il nous faudrait définir nos priorités les plus urgentes. Je n'en sais pas assez sur votre situation pour pouvoir mesurer avec précision les dangers qui vous guettent et la rapidité avec laquelle ils pourraient vous tomber dessus, mais mes propres objectifs peuvent attendre un peu si nécessaire. A toi de me dire comment tu vois les choses. "

Lorsque ce dernier lui offrit sa dernière caresse sur la joue, elle ferma les yeux pour en apprécier toute la douceur, puis lui rendit le même sourire.

" Tes objectifs me semblent tout aussi importants.... mais ton adversaire est plus imprévisible que les miens. Je pense que nous n'aurons pas de difficultés à entretenir notre mythe, ni les pièges. Nous surveillons déjà nos frontières, mais je ne te mentirais pas en te disant que nous sommes pas en nombre suffisant. Pour cette raison, je voulais revenir sur d'anciennes règles ancestrales de notre caste. "

Sighild n'en dit pas plus à cet instant, laissant ainsi le mystère ou la curiosité de son amant voguer à diverses interrogations. Elle détourna alors la conversation sur un autre fait.

" Samhach ne nous offre plus sa protection d'autrefois.... mais ce village renferme encore un secret en son sein dont je suis la seule à connaître. Je peux encore l'exploiter pour protéger cette partie de Noathis mais d'une manière différente de mes prédécesseures. Mais nous avons aussi un autre atout dans notre manche maintenant que nous avons investi Elgondor. Son fléau. Son colosse. Nous ne possédons bien entendu aucun contrôle sur ce dernier, mais je nous pense capable de le réveiller. Sa capacité à inhiber la magie est redoutable pour l'avoir vécu, et nous travaillons déjà à nous battre sans à y avoir recours. Mais faudra-t-il encore être assez courageux pour venir nous chercher aussi profondément dans la forêt. J'espère uniquement à ne pas avoir besoin à recourir à une telle extrémité. "

La jeune femme s'avança vers Sirion et lui offrit un timide baiser.

" Officiellement, nous n'avons pas d'ennemis en particulier, si ce n'est ce qui pourrait nous opposer au Roi Thimothée. Mais étant en négociation avec lui, cela me permet de gagner du temps et je ne l'imagine pas ouvrir subitement une guerre avec nous. Mais nous ne sommes à l'abri de rien et je demeurerais sur mes gardes. "

Reposant sa tête sur ses bras tout en se refusant de quitter de ses yeux d'ambre ceux du lhurgoyf, elle releva négligemment ses jambes, battant l'air dans un rythme lent.

" Et toi? Que comptes-tu faire à présent? Je suppose que tu ne peux reprendre la route vers le manoir sans éveiller de soupçons. Que vas-tu faire du temps qu'il t'est imparti? "

Pour Sighild, il était une évidence qu'elle ne pouvait rester à Phelgra. La halte qui était la sienne n'était que le fruit du hasard et de la nuit noire. Elle avait tout fait pour ne pas être vue, ni se faire remarquer pour son entrevu avec le Conseiller des cavaliers. Il serait bien maladroit pour elle de se faire surprendre sur le retour. Elle comptait reprendre la route en passant par Tyrhénium où elle avait ses habitudes, puis selon les influences, elle passerait peut-être à la Capitale pour rejoindre Noathis. Sa route serait longue et fastidieuse, mais bien moins pénible que les jours qui la sépareraient de l'être aimé retrouvé.

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Sirion Le Preux
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Ven 5 Oct - 13:40

Paisiblement allongé aux côtés de la femme que j'aimai plus que tout, dans une petite clairière vaguement éclairée par la lueur vacillante d'un feu de camp, je savourai ces instants hors du temps, si éloignés de la vie solitaire et austère que je menai depuis des siècles qu'ils avaient tout d'un rêve éthéré qui se dissiperait à mon réveil. La dernière fois que j'avais ri comme cette nuit, que je m'étais relâché au point de badiner et de plaisanter sans arrière pensée manipulatrice, remontait à plus de six siècles. C'était avec elle que mon dernier rire véritable s'était échappé de mes lèvres, tous ceux qui étaient venus ensuite n'avaient été que comédie savamment calculée; j'avais séduit pour mieux parvenir à mes fins, mais toujours mon esprit était resté de métal et mon coeur de glace. Mais ce soir, j'étais envahi d'une douce euphorie qui me donnait l'impression de planer au-dessus du monde et de ses dures réalités, qui modelait un large sourire digne d'un envoûté sur mon visage habituellement figé en un masque impénétrable de marbre froid et dur. Je pouffai comme un adolescent en proie à ses premiers émois lorsque Jézabel déclara d'un air taquin qu'elle s'apprêtait à épouser un poète et lui rétorquai en roulant des yeux faussement effarés:

"Voilà bien une déclaration qui enchanterait mes compatriotes, nul doute que j'y gagnerais bien plus qu'un nouveau surnom si tu t'avisais de vanter mes talents en la matière!"

Je plaisantai bien sûr, mais je savais pertinemment ce qui arriverait si jamais je commettais l'erreur de laisser paraître un sourire comme celui qui ornait présentement mes lèvres ou de badiner aussi légèrement en présence de Cavaliers. Je ne pourrais me permettre le moindre signe de faiblesse si d'aventure je parvenais à me hisser à la tête des légions de Sharna, mon masque devrait être plus infranchissable qu'il ne l'avait jamais été, ma vie et celle de ma bien-aimée en dépendraient. Et étant donné la force de mes sentiments, je ne doutai pas une seconde que ce serait là une épreuve autrement plus redoutable que d'affronter Démégor ou même de reprendre le contrôle de Ridolbar. Mais pour l'instant, je pouvais me permettre de montrer mon vrai visage et c'était infiniment agréable.

J'évoquai ensuite les tactiques possibles pour renforcer la défense du peuple de Jézabel et achevai mon discours en caressant tendrement sa joue, ce qui lui fit fermer un instant les yeux avant qu'elle ne me réponde avec un doux sourire:

" Tes objectifs me semblent tout aussi importants.... mais ton adversaire est plus imprévisible que les miens. Je pense que nous n'aurons pas de difficultés à entretenir notre mythe, ni les pièges. Nous surveillons déjà nos frontières, mais je ne te mentirais pas en te disant que nous sommes pas en nombre suffisant. Pour cette raison, je voulais revenir sur d'anciennes règles ancestrales de notre caste. "

Je plissai les yeux à ces paroles sibyllines, mais me gardai pourtant de l'interrompre par mes questions et accueillis avec surprise le baiser qu'elle m'offrit ensuite, empreint d'une timidité bien inhabituelle chez ma fougueuse amante. Je fronçai les sourcils lorsqu'elle évoqua le colosse endormi dans les ruines d'Elgondor, ainsi qu'elle le reconnaissait elle-même nul ne pouvait contrôler ces êtres sortis de nulle part et dont nul ne savait rien, ou presque. J'avais vu de mes yeux les ravages que l'un d'eux avait causés à Themisto, j'avais fait partie de ceux qui l'avaient combattu et j'avais payé de ma personne pour savoir que nos plus puissantes armes ne pouvaient rien contre ces monstres. Seul le feu nous avait permis de le chasser de notre cité, et encore avait-il fallu faire preuve de la plus folle témérité pour aller allumer des brasiers au plus près de lui. Gravement, je murmurai:

"C'est un remède qui pourrait bien s'avérer pire que le mal, mon Amour..."

Elle devait bien le savoir puisque, d'après ce qu'elle me disait, elle avait elle-même été confrontée à celui qui avait sévi à Noathis. Était-elle vraiment prête à courir le risque de l'éveiller à nouveau? Le seul fait de l'imaginer en train d'accomplir un acte aussi désespéré me glaça le sang, et pourtant les dieux comme les hommes savaient que je n'avais rien d'un lâche. Mais rien ne servait de discuter plus avant de cela pour le moment, c'était une solution de dernier recours et bien d'autres choses pourraient être tentées avant d'en arriver là.

J'écoutai Jézabel ajouter qu'elles n'avaient pas d'ennemis officiels en dehors de Thimothée Magnus et que, le concernant, les négociations entreprises devraient lui permettre de gagner du temps. Elle ne le voyait pas lancer subitement un assaut alors même que des discussions étaient en cours, mais elle précisa qu'elle demeurerait tout de même sur ses gardes, ce que j'approuvai d'un hochement de tête. Sans me quitter des yeux, elle releva ses jambes et se mit à battre lentement l'air avec avant de me demander:

" Et toi? Que comptes-tu faire à présent? Je suppose que tu ne peux reprendre la route vers le manoir sans éveiller de soupçons. Que vas-tu faire du temps qui t'est imparti? "

Une expression de profonde surprise passa brièvement sur mon visage, puis je me repris et secouai lentement la tête avec une discrète incrédulité en la regardant au fond des yeux avec une rare intensité:

"La question n'est pas de savoir ce que je vais faire, Jézabel. La question est de savoir ce que nous allons faire. Crois-tu vraiment que je puisse seulement imaginer que nous nous séparions alors que nous venons de nous retrouver? C'est hors de question, je préférerai encore quitter les Cavaliers et venir avec toi à Noathis, quitte à devoir affronter seul toutes les armées de Phelgra si elles s'avisaient de nous pourchasser."

Jamais je n'avais été aussi sérieux, j'avais espéré la retrouver durant plus de six siècles, maintenant que nous étions enfin à nouveau ensemble je ne laisserai rien ni personne nous éloigner une nouvelle fois l'un de l'autre. Je me penchai vers elle pour lui offrir un long baiser infiniment tendre, puis je m'écartai un peu pour replonger les yeux dans son regard d'ambre et ajoutai:

"Pour commencer, nous allons nous marier, rien n'est plus important que cela à mes yeux. Ensuite..."

Je marquai une courte pause, réfléchissant à toute allure à ce qu'il convenait de faire pour nous donner le maximum de chances de pouvoir vivre librement notre amour tout en conciliant nos devoirs, et poursuivis:

"Ensuite je pense que nous devrions aller à Ridolbar et en reprendre le contrôle. Pas sous notre apparence et notre nom véritable, bien entendu, mais en nous faisant passer pour un mystérieux couple sorti de nulle part. Teintons nos cheveux, dissimulons nos visages sous un masque bien choisi pour frapper les imaginations et nos armes trop aisément identifiables et nul ne nous reconnaîtra. Lorsque ce sera fait, nous nous rendrons à Themisto sous prétexte de rendre hommage à Démégor et de placer la cité sous son autorité. Pas seuls ni en secret, mais officiellement et en grand arroi afin que tout le gratin des Cavaliers soit présent pour assister à la cérémonie. Au moment clé, nous révélerons nos vrais visages, lui apprendrons que nous sommes mariés et je le défierai au vu et au su de tous, ce qui ne lui laissera pas d'autre choix que de m'affronter sur le champ. Savoir que nous sommes unis, et donc que tu es au courant de ce qu'il a fait jadis, sera un coup si terrible que la rage et la haine s'empareront de lui à tel point qu'il en perdra toute prudence et toute raison. Et ça, ce sera sa perte."

Un éclat dur et froid dans les yeux, je laissai un sourire féroce et résolu se dessiner sur mes traits, Démégor était dangereux lorsqu'il était encore capable de réfléchir, mais lorsqu'il perdait son calme il devenait prévisible et se battait davantage comme un barbare mal dégrossi que comme un maître d'armes. Le tout était de ne pas lui laisser l'occasion de se ressaisir, il me faudrait fouetter si durement sa fierté et son orgueil qu'il n'aurait rien de plus pressé que de m'exterminer. Mais ça, ce serait sans doute la partie la plus aisée de mon plan. Mon regard s'adoucit alors que je remarquai:

"Si nous réussissions à accomplir cela, il y a de nombreuses femmes à Phelgra qui rêvent d'une vie meilleure, tu ne manquerais plus de forces pour défendre vos frontières. Et tu aurais un tout autre poids pour négocier avec Thimothée, d'autant plus que je viendrais avec toi pour appuyer ta démarche et discuter avec lui des relations entre Eridania et les Cavaliers."

Je laissai filer un silence afin qu'elle ait le temps d'envisager ce qui pourrait alors advenir, puis j'achevai d'un ton taquin, mon sourire le plus enjôleur aux lèvres:

"Maintenant, si tu arrêtais un peu de faire ta mystérieuse amazone et que tu me disais ce que tu as en tête? Cela fait plusieurs fois que tu évoques d'ancestrales coutumes que tu voudrais remettre au goût du jour, vas-tu enfin te décider à satisfaire mon insatiable curiosité ou dois-je te tourmenter encore un peu pour te faire avouer?"

La caresse brûlante dont je la gratifiai ensuite ne pouvait laisser planer le moindre doute sur le genre de tourments que j'entendais lui infliger si elle ne se résignait pas à me parler de ses plans. En réalité elle y aurait droit même si elle parlait sans délai, le feu visible dans mes prunelles l'indiquait clairement.




Dernière édition par Sirion Le Preux le Sam 6 Oct - 9:26, édité 1 fois
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Sighild
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Sam 6 Oct - 2:11

Il était toujours difficile de paraître et d'être lorsque l'on se trouvait à la tête d'une organisation. Il fallait inspirer, confiance et intimidation, respect et terreur, autorité et sérieux. Porter le masque de l'infaillibilité. Quelque soit l'armée ou le pays qu'il fallait diriger, la moindre trace de faiblesse pouvait être une ouverture dans laquelle pouvait s'engouffrer les êtres les plus ambitieux. Sirion et Jézabel jouaient sur les deux fronts. Tous deux étaient des guerriers émérites qui devaient se montrer forts et déterminés. Ensemble, ce état d'esprit était bien plus puissant. Cependant, le paradoxe était qu'il ne pouvait trahir ce fait à la face du monde. Pas encore. Ces deux là n'acceptaient de tomber le masque à la seule condition d'être en présence d'une personne de confiance. Dans le monde d'Istheria, c'était une chose rare... mais ils s'étaient trouvés.

Jézabel se permit de rire légèrement à la remarque de son amant. Il était vrai que la nature fleur bleue d'un homme se mariait difficilement avec l'armure des cavaliers de Sharna. Mais les chevaliers de l'ombre n'en demeuraient pas moins de simples humains, ayant un cœur, même si beaucoup n'en avait pas l'usage. D'ailleurs, la plupart d'entre eux s'abandonnaient à leur pire émotion, les plus sombres et les plus volubiles, son frère y comprit. Une voie plus facile et plus séduisante.

Puis vint alors la discussion sur les parties tactiques de leur projet, sur les choses à mener et le travail de terrain. L'Eryllis qu'elle était avait bien évidemment de nombreuses idées qui s'accordaient parfaitement avec celles de Sirion. Lorsqu'elle mentionna le Colosse, elle vit rapidement le trouble en lui.

"C'est un remède qui pourrait bien s'avérer pire que le mal, mon Amour..."

La jeune femme ne tressaillit pas. Il était évident qu'elle n'avait pas la volonté d'en venir là, et elle réfléchissait en parallèle à une façon d'indirecte de contrôler le géant afin qu'il ne s'acharne pas sur Elgondor. Peut-être la penserait-on folle, mais elle était persuadée que cela était possible. D'une part parce que la cité dans laquelle les Eryllis vivait était toujours debout. Les principaux dégâts avaient été causés par le temps et l'abandon. L'inspection qu'elle avait faite des lieux laissait même croire que les habitants d'origine avait construit la ville autour du colosse. Mais rien n'en était certains et sans nul doute qu'elle aurait besoin de yeux bien plus experts.

La lhurgoyf finit par la suite par demander ce que Sirion projetait pour l'avenir immédiat. Elle n'avait même pas relevé sa maladresse si ce dernier ne l'avait pas fait, et elle sentit ses joues rosirent. Nous. Un simple mot qui en disait long, un mot qui devait lui rappeler qu'à présent, elle n'était plus seule.

" La question n'est pas de savoir ce que je vais faire, Jézabel. La question est de savoir ce que nous allons faire. Crois-tu vraiment que je puisse seulement imaginer que nous séparions alors que nous venons de nous retrouver? C'est hors de question, je préférerai encore quitter les Cavaliers et venir avec toi à Noathis, quitte à devoir affronter seul toutes les armées de Phelgra si elles s'avisaient de nous pourchasser. "

Elle ressentit dans ses paroles tout le poids de son amour, puissant et infini. Le sien l'était tout autant, mais elle n'avait pas autant de talent pour l'exprimer. Sirion lui baisa les lèvres tendrement, elle en apprécia toute la douceur et la délicatesse. Un baiser au goût de rêve, de ceux que l'on ne voudrait qui ne cesse jamais et qui arrêta le temps.

" Pour commencer, nous allons nous marier, rien n'est plus important que cela à mes yeux. Ensuite..."

A cette seule évocation, la jeune femme se mit à sourire. S'il y avait bien un contrat dans lequel on aurait bien du mal à imaginer la lhurgoyf signer, c'était bien l'un de cette nature... peut-être que cela la surprenait aussi. Toutefois, son cœur avait parlé et qu'importait la raison, le lien qu'elle avait avec Sirion était indéfectible. Il avait réussi à traverser les âges jusqu'à aujourd'hui, ce n'était certainement pas pour s'effilocher maintenant.

Peu disposé à se séparer de la jeune femme ne serait-ce qu'une minute, Sirion exposa ce qu'il souhaitait entreprendre en sa compagnie : conquérir Ridolbar dans l'ombre, ensemble et bien évidemment, à visage couvert. C'était un plan plus audacieux qu'elle ne l'aurait cru, dont l'entreprise leur demanderait beaucoup de finesse. Mais cela lui demandait aussi à mettre une autre stratégie en place concernant les Eryllis puisque cela signifiait ne pas quitter les terres sombres de Phelgra, pas immédiatement en tout cas. Il lui faudrait tenir une correspondance serrée avec Raven pour qu'elle dirigea en son absence. Cela ne l'inquiétait pas car cela ne serait pas la première fois que cette dernière devait palier son absence, et elle avait une entière confiance en son Conseil. Néanmoins, c'était des ambitions d'une autre mesure qui la guettait. Quant à l'idée de recruter des femmes sur ses terres désolées, cela pouvait appuyer l'intérêt de son déplacement, tout en tendant la main à des femmes qui peut-être, vivaient en ce moment même, les douleurs qu'elle eut connu dans ses plus jeunes années, bien avant sa rencontre avec Sirion. Tout avait un sens, tout avait une logique, comme à chaque fois avec l'homme qu'elle aimait. Il n'y avait pas à dire, son sens du détail et sa façon de voir le monde, d'en emboîter chaque partie... la fascinait autant que cela la séduisait.

" Maintenant, si tu arrêtais un peu de faire ta mystérieuse amazone et que tu me disais ce que tu as en tête? Cela fait plusieurs fois que tu évoques d'ancestrales coutumes que tu voudrais remettre au goût du jour, vas-tu enfin te décider à satisfaire mon insatiable curiosité ou dois-je te tourmenter encore un peu pour te faire avouer? "

Si jusque là l'Eryl s'était tue, c'était pour mieux réfléchir et boire les paroles de Sirion. Mais lorsque celui-ci s'impatienta d'écouter son avis, une large esquisse se profila sur la finesse des traits de son visage. Autant vous dire qu'il avait tout de mesquin, et son regard le devint bien plus sous les caresses brûlantes de son amant.

" Oh? Me tourmenter dis-tu? Serait-ce une promesse car cela me donne le goût de te résister un peu. Juste pour voir. "

Les yeux de la jeune femme brulèrent alors du même feu que son congénère. Ce fut à cet instant qu'elle changea sa position et s'allongea sur le flanc, face à lui comme pour le défier de s'y tenter, reposant sa tête sur l'un de ses bras, alors que l'autre longeait ses courbes graciles.

" Pour répondre à ta question Amour, bien avant mon intégration au sein des Eryllis, notre relation aux hommes faisait déjà débat. Cela eut toujours diviser. L'une de mes prédécesseurs avait tenté de voter un droit particulier pour les accueillir parmi nous. Son principal argument concernait les enfants car bon nombreux de nos consœurs se sont retrouvés à devoir avoir comme choix de se séparer de leurs fils pour continuer à vivre parmi nous. Nous avons perdu beaucoup d'entre elles qui ne l'avaient pas supporté. Je pensais que nous pourrions à nouveau débattre de ce sujet, surtout qu'aujourd'hui, nous ne vivons plus sous la protection de Samhach. "

Elle s'arrêta un instant et posa son regard sur Sirion, affichant un sourire qui laissait supposer les nombreuses perspectives que cela pouvait offrir.

" Nos convictions ont depuis longtemps dépassé le statut de la séparation des sexes pour notre indépendance et Elgondor n'est pas un petit village. Il n'est cependant aucunement question de changer notre système matriarcal, ni nos règles concernant notre façon de vivre. Les Eryllis resteront les Eryllis, ainsi qu'une classe exclusive de femmes. Seulement, notre priorité est la protection de Noathis, et je pense que certains hommes peuvent partager nos idéologies. Ils représentaient des bras supplémentaires mais ils devront appliquer nos lois et s'y soumettre. Je serais d'une implacable sévérité... et je veillerais à les étudier méticuleusement un par un. "

Sur ces derniers mots, Jézabel avança sa main vers Sirion, promenant ses doigts sur son torse avant de remonter lentement vers son visage, tout en comptant le un par un. Là, elle le retint par le menton, le guida vers elle et s'avança pour l'embrasser, avant de se séparer de lui.

" Je n'offrirais pas ce droit à n'importe qui, il me faudra les sonder au plus profond de leurs êtres. "

Le double sens n'était adressé qu'à Sirion, bien évidemment. Quant aux restes de ses pensées, elle faisait allusion à son pouvoir qui lui permettait de se jouer des souvenirs. Elle était capable de les lire, même les plus enfouis si on lui en donnait le temps et l'opportunité. Rien ne pourrait lui échapper... comme elle aurait été capable de tout leur voler.
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Sirion Le Preux
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Sam 6 Oct - 13:36

Ma bien-aimée ne cilla pas lorsque je remarquai combien les colosses pouvaient s'avérer dangereux. Je ne sus trop si je devais m'en étonner ou pas; d'un côté elle avait été confrontée à l'un d'eux et ne pouvait donc ignorer qu'ils étaient aussi redoutables qu'incontrôlables, d'un autre je pouvais comprendre qu'elle soit prête à en venir à une telle extrémité pour empêcher les avides de dévaster ces terres sauvages de Noathis qu'elle en était visiblement venue à aimer profondément. Peut-être aussi savait-elle sur ces créatures des choses que j'ignorais? Il me faudrait creuser un peu le sujet, toute connaissance à leur sujet pourrait s'avérer utile s'ils venaient à se réveiller et qu'il nous fallait à nouveau les affronter, mais nous avions des choses plus pressantes à régler et je remis cette discussion à plus tard.

Quelques instants plus tard, je vis les joues de ma belle compagne rosir alors que je lui rappelai que c'était désormais ensemble que nous affronterions le futur. Cette vision engendra en moi d'étranges émotions, aussi profondes que l'océan, et je songeai en l'embrassant avec toute la tendresse que j'éprouvai pour elle que j'étais sans doute le seul être sur cette terre à l'avoir vue ainsi, timide et rougissante comme une toute jeune femme. A mes yeux, c'était un don merveilleux qu'elle m'offrait en révélant ainsi l'une des facettes les plus cachées de sa personnalité, une marque de confiance que je devinai plus rare que les diamants dans sa rude existence d'Eryl. Seuls au milieu d'un bois, nous avions mis bas tous les masques, nous étions véritablement nous-mêmes en ayant l'absolue certitude que l'être aimé ne trahirait jamais cette confiance accordée. Peu importe le temps qui s'écoulerait et ce qui arriverait, je savais que cette nuit resterait gravée dans ma mémoire comme l'un des instants les plus merveilleux de ma longue vie.

Jézabel retrouva le sourire lorsque je déclarai que la première chose que nous allions faire serait de nous marier et que rien ne m'importait plus que cela. Elle garda cependant le silence tandis que je lui exposai la stratégie que je pensais la plus à même de nous apporter le succès, en proie à une profonde réflexion apparemment. Je supposai que ce plan, qui impliquait qu'elle demeure encore un certain temps à Phelgra, nécessiterait qu'elle prenne certaines dispositions quant aux Eryllis, mais j'étais tout prêt à en changer si cela lui posait d'insurmontables problèmes. Comme cela ne semblait pas être le cas, je poursuivis en l'interrogeant sur ces mystérieux changements qu'elle entendait apporter au sein de sa caste, non sans la menacer de quelques tourments sensuels dont je lui donnai un petit aperçu si elle ne satisfaisait pas ma curiosité. Un sourire incroyablement mutin éclaira son visage et ses prunelles ambrées lorsqu'elle me rétorquait:

" Oh? Me tourmenter dis-tu? Serait-ce une promesse car cela me donne le goût de te résister un peu. Juste pour voir. "

Diabolique, un feu intense dans les yeux, elle se tourna sur le côté et caressa ses courbes affolantes d'une main tandis qu'elle reposait sa tête sur l'autre. Je ne perdis pas une miette du spectacle délicieusement érotique qu'elle m'offrait et c'est d'un regard de braise que je suivis le parcours de sa main tandis que mon désir d'elle s'éveillait à nouveau avec une force rare. Les réponses qu'elle fournit ensuite à mes questions parvinrent péniblement à se frayer un chemin dans mon esprit submergé par des pensées bien éloignées de la politique et des projets de ma torride amante pour ses Eryllis, mais je trouvai en moi la force de focaliser une petite partie de mon cerveau sur ce qu'elle disait et de ne pas céder immédiatement aux envies qui me taraudaient.

Ainsi que je l'avais supposé, ces changements concernaient la place des hommes au sein de leur peuple et, surtout, les problèmes que pouvait poser l'obligation pour les mères d'abandonner leurs enfants mâles. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que beaucoup préfèrent quitter les Eryllis pour s'occuper de leurs fils, je n'ignorai pas que l'instinct maternel pouvait être bien plus puissant que les liens envers une caste quelconque. Ainsi Jézabel pensait remettre sur le tapis la possibilité pour certains hommes de demeurer parmi elles, sans pour autant remettre en question leur organisation matriarcale et leurs principes élémentaires bien évidemment. Mes prunelles scintillèrent d'amusement lorsqu'elle déclara qu'elle étudierait méticuleusement et un à un les prétendants en soulignant ses paroles d'une promenade de ses doigts sur mon torse. Arrivée à mon menton elle me guida jusqu'à ses lèvres pour un langoureux baiser puis s'éloigna un peu pour achever:

" Je n'offrirai pas ce droit à n'importe qui, il me faudra les sonder au plus profond de leurs êtres. "

Un éclat de rire jaillit de mes lèvres à ces paroles pleines de sous-entendus, puis je me forçai à reprendre mon sérieux et lui répondis de mon air le plus pince-sans-rire:

"Vraiment? J'imagine alors qu'il sera de mon devoir d'époux d'examiner tout aussi soigneusement celles qui prétendront vous rejoindre? Ma foi, j'ai connu des obligations plus désagréables. Naturellement, tu conviendras qu'il est de mon devoir le plus sacré de sonder la reine plus...profondément qu'aucune autre."

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Sighild
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Dim 7 Oct - 2:23

Jézabel se montra d'humeur mutine, une nouvelle fois. Il fallait dire que malgré l'importance de leur conversation, il existait entre les deux amants un magnétisme déraisonnable. Qu'ils le souhaitaient ou non, l'amour qui existait entre ces deux êtres là transcendait le temps et toute modération. Et plus les minutes s'écoulaient, plus leurs sentiments les habitaient littéralement. Les yeux dans les yeux, des paroles provocatrices, et des rires francs caractérisaient leur échange présent.

" Vraiment? J'imagine alors qu'il sera de mon devoir d'époux d'examiner tout aussi soigneusement celles qui prétendront vous rejoindre? Ma foi, j'ai connu des obligations plus désagréables. Naturellement, tu conviendras qu'il est de mon devoir le plus sacré de sonder la reine plus...profondément qu'aucune autre. "

Le sourire de la jeune femme s'étira de plus belle.

" Sauf qu'en tant que Reine, je m'octroierais la possibilité de t'avoir entièrement en exclusivité. Il est hors de question de devoir de partager. "

L'Eryllis était une femme entière et elle serait toujours d'une implacable sincérité avec l'homme qu'elle désirait maintenant épouser. Tout en elle le prouvait car elle ne se serait jamais permise de se montrer si authentique avec qui que se soit d'autres. Elle avait abandonné le voile de la dureté de sa fonction, celui qui faisait d'elle une guerrière à l'image invincible et inébranlable. Là, elle n'était plus qu'une femme amoureuse, rougissait sous le regard pénétrant du cavalier de Sharna.

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Sirion Le Preux
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Dim 7 Oct - 14:44

Le sourire de mon amante se fit plus large encore lorsque je plaisantai sur mes futures devoirs de consort; Prête à user sans vergogne de son statut de Reine, elle entendait me garder pour elle seule, ce qui me fit rire doucement et l'embrasser avec une passion flamboyante qui ne pouvait mieux souligner la réponse que je lui fis ensuite:

"Tant mieux, de toute façon tu es la seule femme que j'aie jamais désiré. Mais..."

Je mordillai le creux de son cou avec une feinte férocité et grondai:

"Je ne partage pas non plus ma belle, toute reine que tu sois. Veille à ne pas étudier un quelconque mâle de trop près, si tu veux qu'il dure assez pour servir ta cause..."

Je ne doutai pas un instant qu'elle me serait indéfectiblement fidèle, mais il n'en était pas moins vrai qu'un geste, voire même un simple regard, déplacé sur sa personne serait susceptible d'engendrer une réaction dévastatrice de ma part. Toujours sommeillait en moi le démon que j'étais fondamentalement, j'avais appris à l'enchaîner étroitement mais je n'hésiterais pas un seconde à le libérer si quiconque manquait de respect à celle qui allait incessamment devenir mon épouse. Et qu'il soit gueux ou puissant seigneur n'y changerait rien, ma colère s'abattrait semblablement sur l'inconscient qui apprendrait à ses dépens que je ne m'étais pas hissé à la tête des Cavaliers Noirs grâce à cette modération dont certains supposaient inconsidérément qu'elle me caractérisait pleinement.

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Dernière édition par Sirion Le Preux le Lun 8 Oct - 12:58, édité 1 fois
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Sighild
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Lun 8 Oct - 0:33

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Sirion Le Preux
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Lun 8 Oct - 15:34

Pour les âmes averties:
 

Toute sauvagerie envolée, j'enlaçai amoureusement ma compagne et l'attirai contre moi avec la plus absolue tendresse de façon à ce qu'elle repose sa tête sur mon épaule et que nos corps moites soient le plus étroitement en contact possible, puis j'enfouis mon visage au creux de son cou et murmurai doucement:

"Maintenant je sais ce que veut dire "être en paix", Amour. Merci..."

Jamais je ne m'étais senti aussi serein, aussi heureux qu'en cet instant. J'avais le sentiment de ne faire qu'un avec elle, avec la nature qui nous entourait. Il n'y avait plus trace de colère ou de regret en moi, le passé et le futur n'avaient plus la moindre importance, seul le présent comptait. Je n'avais besoin que de sentir ma bien-aimée contre moi pour connaître le bonheur, le reste, tout le reste, était superflu. Pour la première fois de ma vie j'étais véritablement en paix avec moi-même.

Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi, lovés l'un contre l'autre, ni même si nous dormîmes quelques instants, je crois que nous étions dans un état où les rêves et la réalité ne pouvaient plus être dissociés, ils ne formaient plus qu'un, comme nous. Et puis, à un moment, un léger sourire ourla mes lèvres et je déposai un doux baiser dans le cou de Jézabel avant de murmurer d'un ton quelque peu étonné:

"L'aube se lève...déjà..."

J'aurais voulu que cette nuit ne finisse jamais, d'un côté, mais d'un autre...cette aube qui se levait ne ressemblait à aucune autre. Elle annonçait un nouvel âge, un âge que nous parcourrions et façonnerions ensemble, unis et plus forts que nous ne l'avions jamais été.


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Sighild
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Dim 14 Oct - 18:28

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Puis se fut le calme qui s'imposa après la tempête. Les deux jeunes gens ne furent plus que deux êtres épuisés et engourdis par le poids de leurs efforts mais uniquement pour se laisser abandonner par la tendresse. Jézabel retomba dans les bras de Sirion contre lequel elle reposa sa tête. Elle ferma les yeux pour profiter de cet instant car elle le savait précieux.

" Maintenant je sais ce que veut dire "être en paix", Amour. Merci..."

L'amazone ne trouva rien à redire à ses mots. Elle se contenta simplement de le serrer un peu plus dans ses bras. Elle pensa le comprendre car le sentiment qu'il l'habitait était proche de la béatitude. Elle ne s'était jamais sentie aussi femme et aussi sure d'elle qu'à ce moment là. Elle n'entrevoyait pas le monde uniquement arboré par un voile noir de pessimisme. C'était comme si Sirion lui offrait l'espoir d'un avenir dans lequel elle souhaitait enfin s'épanouir, elle qui avait failli accepté la mort si récemment encore. Leur simple retrouvaille - dont elle avait eu si peur pendant des années - fut finalement sa délivrance.

Alors que le temps n'avait pas de réelle emprise sur eux, celle du monde les rattrapa quand les premiers rayons de soleil percèrent les épais nuages de Phelgra.

" L'aube se lève...déjà..."

Suite au délicat baiser de Sirion, Jézabel se résolut à s'écarter de lui pour observer l'horizon.... cela la fit sourire.

" Tu es un voleur de temps, Amour.... mais je ne l'échangerais pour rien au monde. "

Elle se tourna vers lui pour l'embrasser avant de finir par se décider à se lever. Ses jambes lui semblaient engourdies et elle avait l'impression d'avoir bataillé pendant des mois. Cependant, sa fierté fut-elle qu'elle se ragaillardit bien vite, assez en tout cas pour rassembler ses affaires et se vêtir rapidement. Si la nuit leur avait offert du répits, le jour pourrait se révéler bien moins cléments en ces terres meurtries.

Mais maintenant qu'ils étaient réunis, beaucoup de chose les attendaient au devant.

" Je suppose que nous pouvons dire que l'avenir nous appartient, le plus précieux étant celui que je pourrais construire à tes côtés. Et en conséquence, je ne pourrais pas me satisfaire de mon seul rang de fiancée. "

Jézabel se tourna vers le cavalier, lui offrir un large sourire alors que les soleils commençaient à briller avec plus d'intensité.

" En route, mon futur époux. "

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Sirion Le Preux
MessageSujet: Re: Six siècles plus tard. (PV Sighild)   Dim 21 Oct - 12:00

Lorsque j'évoquai l'apparition de l'aube, Jézabel s'écarta un peu de moi afin d'observer l'horizon puis, avec un beau sourire, déclara que j'étais un voleur de temps mais que pour rien au monde elle n'aurait échangé celui qui venait de s'écouler. Après un tendre baiser, elle se résolut à se lever et je l'imitai sans tarder, peu soucieux que des Cavaliers de Sharna découvrent l'un de leurs commandants alangui dans son plus simple appareil au milieu d'une clairière.

Pendant que ma compagne s'habillait et récupérait ses affaires, je me vêtis également et allais chercher mes montures, un peu honteux d'avoir omis de m'en occuper hier soir. Cela ne me ressemblait pas, je prenais toujours le plus grand soin de mes chevaux, mais il fallait bien dire que cette nuit n'avait ressemblé à aucune autre. Quoi qu'il en soit, mon ombrageux destrier sut fort bien me faire savoir qu'il n'avait guère apprécié d'être oublié en me bousculant rudement à plusieurs reprises alors que je le ramenai vers la clairière. Je le rappelai sèchement à l'ordre avant de me faire pardonner en lui offrant une pomme, puis je présentai mes compagnons à Jézabel:

"Le noiraud teigneux se nomme Altaron, c'est mon cheval de bataille. Sois prudente avec lui, il ne te connaît pas encore et peu se montrer agressif. L'autre c'est Erëyal, avec lui tu ne risques rien, si ce n'est des manifestations de curiosité parfois un peu envahissantes."

Comme pour souligner mes dires, mon palefroi fourra son nez dans mon cou et me poussa avant de s'intéresser au sac de pommes que je tenais toujours en main. Je lui en donnai une également et souris largement aux paroles de Jézabel:

" Je suppose que nous pouvons dire que l'avenir nous appartient, le plus précieux étant celui que je pourrais construire à tes côtés. Et en conséquence, je ne pourrais pas me satisfaire de mon seul rang de fiancée. "

Se tournant vers moi elle ajouta:

" En route, mon futur époux. "

Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire et de lui rétorquer avec malice:

"Il me tarde aussi de t'épouser ma belle, mais par tous les dieux, les Eryllis ne se nourrissent-elles que d'amour et d'eau fraîche?! Mangeons un peu avant de partir, Ma réputation en pâtirait si je chutais de mon cheval pour cause d'inanition!"

Je plaisantais, mais dans le même temps j'avais une faim de loup et ne tenais aucunement à affronter une longue chevauchée le ventre vide si je pouvais faire autrement. Un peu plus tard, rassasiés, nous nous mîmes enfin en route et, après quelques instants, je demandais à ma compagne d'un ton ouvertement amusé:

"Où allons-nous, au fait, ô ma future épouse?"


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