Demain dès l'aube

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• Ladrinis: 8
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• Prêtresses: 2
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• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 6
• Civils: 14

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cobel
[Janvier/Février en temps réel]

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Thimothée
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Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 Demain dès l'aube

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Othello Lehoia
MessageSujet: Demain dès l'aube   Jeu 10 Jan - 13:33

Une poignée de lumière transperça les rideaux de toiles de jute, qui les découpa en longs rayons dorés et gorgés de poussières. Othello ouvrit son regard sur ce ballet ocre et scintillant, et cette vision lui dit probablement plus d’effet que le moindre spectacle fabuleux. Après des jours de tourmente, un levé de soleil avait des airs de rédemption. Dégageant les draps, s’étirant doucement pour ne pas réveiller le corps à côté du sien, elle apprécia un instant le silence et la lumière naissante venant chatouiller ses pupilles encore inadaptées. Les bruits qui remontaient de la rue trahissaient une certaine activité, quelques heurts et des quelques appels des premiers marchands qui montaient leurs étals. Quand la vapeur du réveil se fut dispersée, elle finit de se relever sur son coude dans un silence respectueux.

Le marin était rentré tard de ses travaux au port, et elle n’osait lui imposer quelconque perturbation. Les derniers jours avaient été longs, et compliqués pour toute la ville, et il lui semblait revivre à Mavro Limani le même désastre qui avait secouée Hesperia une année auparavant.
L’orage avait dû durer une semaine, peut-être un peu plus. Egoïstement, la sirène avait arrêté de compter. Les premières éclaircis n’étaient pas venues tout de suite, seulement la fin de l’averse tapie d’un épais manteau sombre. Personne n’avait réellement réalisé, le bruit de la pluie et de la grêle restait comme un bourdon dans tous les esprits. Mais quand enfin on avait levé la tête au ciel, cela avait été une douche froide, et rédemptrice. Othello qui s’était cloîtrée au chevet de leur invitée était restée de longues minutes devant les fenêtres, à ne pas savoir si elle assistait à une illusion ou bien à la réalité. Mais les heures étaient passé, et aucune nouvelle goutte de pluie n’était venue troubler le calme revenu. C’est le soir venu que les étoiles avaient illuminé le ciel, laissant dans un unanime chorale de soulagement tous les habitants de Phelgra respirer.

Depuis, la ville vivait aux ralentis, et le couple, pris dans ces rouages rouillés et encombrés, avait dû faire avec et s’insérer tant bien que mal dans cette organisation pour passer le temps, autant que pour le faire avancer plus vite. Ou plutôt, espérer qu’en faisant ainsi, ils tenteraient peut-être le destin de les faire partir, puisqu’avec la montée des eaux et les flots tempêtueux, ils avaient retrouvé le port dans un triste état. Coques éventrées, navires incarcérés, voiles déchirées : une partie des dégâts que l’orage avait causé, empêchant la plupart des départs prévus et retardant pour un temps indéterminé le transport de marchandises. Et c’était quand celles-ci n’avaient pas subi de dégâts, car les nombreux colis et autres barriques avaient eux aussi subit leurs lots de calamité. Capitaines comme badauds, tous étaient égaux devant les dieux et durent rapidement essuyer leurs larmes pour chiffrer les pertes.

Mais il fallait saluer la réactivité et l’entrain des gens du port. Ils ne s’étaient pas laissé abattre très longtemps, et dés le lendemain de la fin de l’averse, tous étaient déjà au travail pour permettre aux dias de couler de nouveau. Après tout, l’économie était précoce, et reposait sur un maigre équilibre, largement dépendant du départ des bateaux. Et Fenris comme Othello l’étaient tout autant. Après tout, ni El Bahari, ni Argyrei n’étaient à leur porté sans l’aide de la mer.
Suivant les dernières paroles avisées du marin le jour où ils avaient recueilli la rescapée, la sirène avait également su retomber sur ses pattes, d’abord en s’occupant de leur invitée qui avait rapidement pu retrouver le chemin qui l’emmenait à sa famille, et ensuite en s’occupant de quelques soins dans les rares dispensaires de la ville. A sa grande surprise et avec quelques changements dans son apparence, passer inaperçu pour une yorka aquatique n’était pas si compliqué. Elle avait troqué ses robes pour des pantalons de cuir ou de lin, et ses traditionnels corsages pour des chemises amples ou des corsets, rassemblant sa crinière en une épaisse queue de cheval. Ainsi et dans ses cuissardes de cuir, elle passerait presque pour une locale, à part son air froid et discret qui décourageait la plupart des audacieux de venir l’aborder et qui changeait du sourire bonhomme qu’elle voyait sur la plupart des visages.

Elle avait la sensation d’être en mission, en pleine immersion dans le monde maritime, celui des pirates et des corsaires qu’elle avait regardé de loin pendant de nombreuses années. En retour, elle voyait Fenris revenir le soir, et à eux deux ils gagnaient de quoi financer leur escapade sans grande difficulté. Alors que la situation se tassait et qu’ils voyaient enfin la possibilité d’un jour de libre et d’un départ prochain, elle comptait bien en profiter pour trouver un peu de repos. Au point du jour, elle énuméra la liste des quelques fournitures qu’elle devait récupérer avant de partir, et prit quelques secondes pour se souvenir du nom du capitaine qu’ils devaient joindre.
C’est quand elle voulu se redresser qu’elle comprit qu’il y avait un problème. Alors qu’elle bougea son coude, elle eut la sensation distincte de ne plus savoir quel membre elle bougeait, que sa droite et sa gauche n’avait plus de sens et que sa vue la troublait. En pensant se relever, elle s’était trompée de côté et avait tendu son bras gauche, retombant lourdement sur le côté et, sans parvenir à mobiliser le bon bras pour se retenir, tomba par terre dans un bruit étouffé.

Un mal ? Une nausée ? Elle releva les yeux au plafond mais ne pouvait plus vraiment dire ce qu’elle regardait. S’embrumant violemment, son esprit semblait tanguer, comme si elle était sur l’avant d’un bateau en mer alors qu’elle était allongée sur le sol. Sa tête tournait… Et dans tout ce brouillard, elle n’arrivait plus à dire si elle regardait en haut, ou en bas, ou même si elle n’était pas seulement debout. Cette confusion provoqua chez elle une amère sensation d’ivresse, et d’estomac en looping, l’agressant de légers Haut-le-cœur allant crescendo. Tant bien que mal, elle attrapa sa tête, et son désire de retourner sur ses jambes se traduit par une maladroite roulade sur le côté, comme une larve ou un cloporte coincé sur sa carapace. Le haut, le bas… Plus n’avait réellement de sens. Encore un coup du sort ? Un hasard ? Ou alors le froid de Mavro avait finalement eut raison de sa santé ? Eliminant cette hypothèse, elle tenta brièvement de se soigner, mais son pouvoir s’avéra inefficace.


« - Fen ? » Tenta-t-elle au bout de plusieurs minutes à se dandiner sur le sol, bataillant dans ses cheveux comme dans les mailles d’un filet. Ses tentatives de discrétion avaient beau être efficace, elle s’en voulait de ne pouvoir retrouver l’équilibre et de devoir appeler à l’aide. Mais elle n’arriverait à rien seule. Défaite, elle priait pour qu’il ne souffre pas de la même désorientation. Sinon ils seraient deux à ramper sur le sol.  
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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: Demain dès l'aube   Hier à 16:33

Chapitre 14-2: Demain dès l'aube

Act I: Aligned curses

Les répercussions de la tempête se firent sentir pendant des jours, bien que les intenses soleils du sud aient à nouveau repris leur règne partagé dans les cieux de Phelgra. Les volumes d'eau et la grêle avaient fini par disparaître dans les premières vingt-quatre heures, se dispersant aux quatre vents comme si le déluge n'avait été qu'une hallucination collective. Pourtant il suffisait de faire un tour dehors, dans les rues bondées ou sur les quais fourmillants pour se rendre compte que l'événement défiant toute logique avait réellement eu lieu.
Les bateaux qui avaient survécu aux caprices du climat se balançaient encore au gré du vent, les coques blessées et les mats parfois courbés ou brisés par les éléments. À les regarder danser légèrement sur les flots désormais placides, on pourrait facilement croire que Mavro Limani s'était à nouveau engagée dans une conquête futile et débordante d'ambition,... mais clairement les caraques marchandes et autres cogues de transport étaient plus touchés que les bâtiments  militaires. En effet les navires corsaires ou mercenaires, bien mieux équipés pour les longues traversées et bénéficiant d'une conception avancée technologiquement, n'avaient réellement souffert qu'en cas d'extrême négligence de la part de leurs capitaines.

Quoi qu'il en soit les natifs s'étaient remis au travail dès que les conditions le permirent, et si les paies supplémentaires ne pouvaient pas faire de mal à leurs économies, Fenris ne se sentait pas particulièrement jouasse. Les contretemps étaient une constante dans les longs voyages, cependant son instinct et sa méfiance l'avaient rendu de plus en plus amer. De sa longue existence il ne s'était jamais considéré comme quelqu'un de chanceux, mais ces dernières années Dame Fortune semblait lui en vouloir tout particulièrement. La rencontre de non pas un, mais plusieurs colosses maudits. Une mission suicide menée dans les premières lignes d'une bataille navale. Des travaux d'intérêt général pour Eridania. La liste se rallongeait incessamment, animant un sentiment de profonde révolte qui couvait dans sa poitrine.

Sans doute que s'être fait rabrouer toute la journée par un patron pointilleux et franchement emmerdeur n'avait rien fait pour arranger son humeur. Sans parler des regards suspicieux des autres employés temporaires. Et la paie si basse qu'il avait bien cru à une mauvaise blague, aussi. Depuis des jours il fuyait les rues en espérant pouvoir mettre bientôt les voiles, la peur au ventre qu'il arrive quelque chose à Othello en son absence. Dans la crainte de tomber sur d'anciennes connaissances mal-intentionnées qui pourraient saboter ses plans en un simple tour de main.
L'un dans l'autre son humeur était si inexplicablement aigre que Fenris avait mangé en écoutant la sirène lui conter sa journée, muré dans la retenue, avant de finalement gagner leur lit et faire semblant de dormir. Il était sûr d'avoir dressé les murs de son empathie au maximum, et pourtant une rage bouillonnait au fond de son ventre tel un dîner trop longtemps laissé sur le feu. La hantise de reperdre le contrôle à nouveau le plongea dans ses pensées pendant de longues heures, et son corps épuisé par les travaux physiques ne put gagner le sommeil.

Ce fut un bruit sourd et légèrement étouffé qui le tira brutalement de sa torpeur méditative, le faisant se redresser d'un bond, comme foudroyé. Se pouvait-il que ce soit un cambrioleur ? Enfilant un pantalon dans la frénésie du moment, Fenris sautilla pour aller plus vite et se précipita en direction de la voix qui avait appelé à l'aide. Le cœur au bord des lèvres il se précipita dans les escaliers qu'il descendit quatre à quatre en manquant de tomber, jusqu'à ce que son œil unique repère Othello au sol. Ses bras enlacèrent la jeune femme, ses cils battant pour chasser la fatigue tandis que ses doigts écartèrent le rideau de cheveux qui masquait le joli visage de la prêtresse. Il souffla une fois qu'il réalisa qu'elle n'avait pas perdu connaissance, bien que sa pâleur ne lui dise rien qui vaille.


« Qu'est-ce qui ne va pas, comment vous sentez-vous ? » L'aidant à se redresser lentement au cas où elle aurait fait un malaise, il mit de côté la tourmente de sentiments qui rageait sous son front soucieux. « Je vais vous soulever, ça va aller. »

Du moins il l'espérait de tout cœur, car si au milieu de tout le reste la santé d'Othello était compromise, Fenris aurait toutes les peines du monde à garder la raison.
Passant une main dans son dos et l'autre sous ses genoux, le Lhurgoyf la souleva sans peine. Décidé à ne pas la laisser se déplacer seule dans cet état d'extrême confusion qu'il pouvait aisément sentir, il se dirigea vers la chambre et la déposa gentiment sur le lit encore chaud.


« Il y a-t-il quoi que ce soit que je puisse faire ? Un thé, une soupe, une de vos décoctions ? »




Sinking deeper into danger every day
Cut through all their shit with a brazen wit
Moulding puppets from their minds of clay
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