Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]



 
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 Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]

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Illumina Ragnarok

MessageSujet: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Dim 22 Mai - 8:25

Illumina rappella alors son cheval qui prenait plaisir à s'abreuver à la fontaine, non loin d'elle.


Ehof kali amin dazou, Epona!!
(tu viens, on part Epona)


Alors la jument revenu et Illumina lui caressa l'encolure et la crinière en lui sifflant à l'oreille se qui ressemblait à une chanson elfique incompréencible pour les 2 autres, une preuve de son amour pour ses compagnon de voyages. Elle monta sur Epona, ainsi firent les 2 autres, et ils partirent vers le temple de Gréis.


En chemin, Illumina remarqua que Glanael aimait bien la vitesse, il les devancait sans aucune difficulté.


Bah, s'il aime la vitesse, laisson le faire, s'il tombe tampi pour lui, he he he! pensa t'elle


Ils arrivèrent enfin au temple lorsque les trois lunes pointait dans le ciel. Alors elle dessendie de son cheval et inspecta cette immense structure de pierre.


Wow, on dirait un peu un château hanté mais un peu détruit. D'après l'architechture, ce temple doit avoir des centaines d'années, peut être même 10 fois mon âge (évidemment, elle ne leur avait pas révélé son âge, puisqu'à chaque fois qu'elle en parle, tout le monde la regarde comme si elle n'était qu'un vieux débrit bon à jeter).


Sous l'effet des troit lunes, sa chevelure argentée semblait brillée, comme si ils émettais de la lumières naturellement. Elle rematqua alors que l'entrée était bloquée par quelques gros rocher impossible à lever à main nue, surtout pour une femme.


Mince, je déteste montrer mes pouvoirs aux étrangers, mais j'ai pas vraiment le choix si on veut entrer. Écartez vous de l'entrée, dit elle


Elle se servit de son pouvoir de télékinésie pour soulever les rocher, aussi facilement que si c'était des rochers de papier, et les fis volé dans le fossé juste à côté.


Ensuite elle prit sa poche de nylon sur l'étrire d'Epona et y dégagea son Einlenzer (son épée double) et son arc. On pouvait voir que ses lames était fait avec du mythril, le métal le plus léger et qui ne crain pas la magie.


Voilà qui est bien fait, on est enfin prêt à entrer.


Je suis peut-être morte, mais je suis toujours moi-même

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Dernière édition par Illumina Ragnarok le Mar 7 Juin - 2:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Mar 24 Mai - 23:14

« Affronter les éléments « ? ah oui effectivement, Akina commençait à remarquer la montée des eaux. Le fluide frais recouvrait presque ses chevilles quand elle commença à faire quelque pas vers les pavés plus hauts. Glanael avait appelé son cheval et à peine monté sur son dos, il s’élançait rapidement. Voila qui n’était pas des plus amical, était-il si pressé de se rendre au temple ? il croyait aux pouvoirs de ces endroits ? il voulait absolument être le premier d’entre eux à le voir ? Ou alors la simple idée de la course à cheval l’enchantait plus que l’occasion de parler à des inconnues.

La monture d’Illumina était aussi revenue vers sa maîtresse. Celle-ci n’était pas aussi pressée que l’homme. Cependant Akina n’aimait pas l’idée de se retrouver seule avec cette guerrière. Heureusement une grosse différence subsistait entre elles : l’elfe avançait au pas de son cheval, la yorka était à pieds.

- Partez devant, ne vous attardez pas pour moi.

Ainsi fit la cavalière, prenant une allure modérée mais efficace. L’animal trottait avec aisance, et derrière lui il laissait peu à peu la jeune yorka qui le suivait. Akina avançait avec une lenteur appliquée. Elle regardait tout autour d’elle et tentait de comprendre les rouages de ces jeux aquatiques dans lesquels tenait bon Elusia. La cité n’avait seulement survécue dans ce milieu hostile, elle s’en était revêtue. Perdue dans ses pensées, la jeune yorka arriva à un embranchement et réalisa tout à coup qu’elle n’avait bien aucune idée d’où se trouvait le temple de… le temple de quoi au fait ?... Mais là n’était pas la question. La question était : gauche ou droite ?

Quoiqu’en y repensant la question était surtout : comment les autres, fraichement débarqués selon leurs dires, connaissaient-ils la réponse ? L’eau montait toujours derrière elle et Akina dut se résoudre à prendre une décision. Elle eut alors cette pensée toute simple : l’eau coule du haut vers le bas, il faut monter pour la fuir… Droite alors, sans doute… De plus, n’était-il pas logique qu’un temple, symbole du pouvoir des dieux, se trouve au point haut d’une ville ? Son choix était fait, elle reprit la marche en accélérant un peu le pas. Elle fit ensuite beaucoup plus attention aux bruits de l’eau. Car tous résonnaient différemment : sifflements des filets d’eau, bruissements des ruisseaux, tremblement des rivières, vrombissement des chutes… Ils l’aidaient à se situer dans la ville. Elle continua sa route en grimpant sur une colline plutôt silencieuse, malgré le ru qui en descendait.

Seulement Elusia n’était pas une petite ville et elle s’étalait sur un immense marécage. Akina arriva au sommet de la bute sans y trouver le temple. Cependant elle aperçue au loin un autre promontoire d’où une cascade s’affalait bruyamment à côté d’un grand bâtiment à l’allure typiquement religieuse. La jeune yorka eut un petit sourire et observa la distance qui la séparait du supposé temple. Elle évalua le temps qu’elle mettrait pour l’atteindre en marchant, en courant et en volant. Elle réfléchit sur la question de son empressement à se rendre à ce fameux temple. Si les deux inconnus étaient là pour un trésor, ils la tailleraient sans doute en pièces si elle tentait elle aussi d’entrer dans la course. Et puis, elle n’était pas venue dans cette ville pour ses trésors, et surtout, en y repensant, toute cette histoire la mettait mal à l’aise. Ils s’étaient retrouvés à se donner rendez-vous dans un temple alors qu’ils venaient à peine de se rencontrer.

Une pensée terrible vint effleurer l’esprit de Akina. Et si c’était un piège ? Une seconde, qui avait lancée cette idée au départ ? la guerrière. Et l’empressement acharné de l’autre était tout aussi suspect. La jeune yorka avait grandit avec des malfrats, des bandits de grand chemin, assassins opportunistes et miliciens dans leurs beaux jours. Son esprit était devenu d’une grande méfiance, qui aurait du la faire fuir les lieux. Seulement la méfiance luttait sans cesse dans son esprit avec la curiosité. Et ce jour-là, comme celui où elle avait quitté Thyrénium, ce fut la curiosité qui l’emporta.

Elle regarda devant elle, en direction de son objectif. Un petit chemin serpentait entre les maisons de pierres blanches. Elle descendit entre les habitations, cherchant un bâtiment clairement déserté. Une grange dont le toit s’était effondré depuis longtemps fit l’affaire. Elle glissa dans l’entrebâillement de la porte, se dévêtit et dissimula ses affaires. Son corps se fit alors celui d’un oiseau. L’ombre sur son visage se mut en un bec solide. Ses bras se firent voiles noires, ses jambes se couvrirent d’écailles. Ses pieds enfin devinrent des serres tranchantes. Mais surtout elle devint une autre créature : petite, légère, sombre, silencieuse... La lumière des trois lunes ne valait pas celles des soleils et l’ombre partout se trouvait. Sous la forme du corbeau, elle revêtait son habit de discrétion. Perdant une plume au battement d’aile, elle décolla par la fenêtre en direction du temple.

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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Jeu 26 Mai - 2:05

    Nous étions partis contre le gré des vents, à une vitesse insensée, certes. Sur le dos de Kira, j'avais fait plus ou moins le tour des environs de la cité d'eau. Le temple n'était pas bien difficile à trouver. Seulement, il s'agissait également d'une promenade où elle pouvait se dégourdir aisément les pattes. Son corps endormi avait légèrement endolori quelques muscles. Elle s'était approchée plus tôt de la fontaine avec une certaine lenteur - soit une vitesse normale pour les chevaux - dans le but de détourner les soupçons. En y réfléchissant longuement, je me demandai si la yorka et la sindanrin croyaient que j'avais pris la fuite. Cela me paraissait peu logique. Une aussi imprévisible évasion n'avait point de sens puisque je ne craignais en aucun cas les deux femmes... Enfin pas encore. Je ne prévoyais guère arriver aux premiers abords au temple. Mon cheval prenait des détours considérables qui laissaient nul doute une longueur d'avance sur les autres voyageuses.

    Je levai les yeux et vis dans le flot limpide des cieux la forme distincte d’un sanctuaire de pierre. Au pied de la montagne, je fis signe, malgré mes principes, à Kira de rejoindre le sommet. L’air fendit à nouveau contre mon visage et j’eus le sentiment d’être propulsé au travers d’un îlot de fumée blanchâtre. Quelques nuages s’élevaient à la hauteur du monument religieux, des milliers de gouttes vaporeuses qui donnaient au sol une fraîche rosée matinale. Les astres lunaires dispersaient toujours leurs lumières puissantes dans la brume blanche, ce qui me rappela alors de mon entrée dans la cité...

    La guerrière explorait déjà les lieux lorsque je la rejoins. Je n'arrivais ni le premier, ni le dernier... Chose étrange. J'avais supposé que la yorka monterait sur la monture entêtée de l'autre et qu'ainsi nous arrivâmes presque qu'au même moment. Ce qui n'était pas le cas. À moins qu'Akina n'ait pris sa forme animale et se soit effacée dans la nature ? Et voilà que je me retrouvais seul avec cette elfe étant la gentillesse incarnée. On ne pouvait en dire autant de moi, évidemment... J'avais oublié d'inviter cette jeune fille à prendre place sur mon destrier. Peut-être est-ce mieux ainsi... On dit que la rapidité extrême lève le coeur à plus d'un. Tandis que je m'approchai d'Illumina, je l'entendis marmonner que le temple avait au moins dix fois son âge. Les lieux avaient, selon l'antique religion, au moins mille ans voir plus. Ce qui voulait dire que cette dernière dépassait déjà le titre de centenaire. Il n'y avait rien d'étonnant dans cela. C'était bien connu, certains peuples jouissaient d'une longévité exceptionnelle. Si l'on pouvait la considérer comme étant jeune alors je restais une poussière tentant d'exister avec l'âge.

    - Les apparences sont trop souvent trompeuses..., dis-je avec un demi-sourire accroché aux lèvres.

    Mon image pervertissait-elle la réelle identité de ma personne ? À voir la courtoisie dont l'on faisait preuve à mon égard, je persistait à croire que oui. Illumina portait un nom qui lui allait de façon merveilleuse. Sous les reflets lunaires, ses cheveux illuminaient tout ce qui l'environnait tel une toile de lumières. Un instant j'imaginai qu'elle éclairait le temple, à la recherche d'une entrée, avec ceux-ci. Des blocs de pierre plutôt massifs bloquaient l'accès au lieu sacré, un lieu où autrui allaient probablement prier. Quoi plus personne ne portait hommage à Gréis ? J'étudiai quelques secondes à peine les morceaux de roc que déjà la civile les charriait ailleurs. Tous ces obstacles semblaient peser l'équivalent d'une plume entre ses mains... Une plume qui se révéla être un poids gigantesque malgré ma force.


    - Décidément vous avez tout... La sagesse de l'âge cumulée à une force titanesque.

    J'examinai à la dérobée la qualité marquée de l'épée à double tranchant puis entrai à mon tour. Au premier pas, je daignai souplement mon saï de ma ceinture d'armes, emboîtant le pas. Les lieux, déserts depuis un certain temps plongeaient quiconque dans une noirceur saisissante. Mes yeux pâles qui scintillaient furent conquis par les ténèbres. Le démon chuta au plus profond de mes entrailles puis mon regard, tel deux phares jumeaux, s'éteignit brusquement. Mon bras s'accrocha dans un immense cierge noir, posé là sans doute pour les créatures ne vivant pas la nuit. Une boule de feu aux lueurs ambrées se dirigea tel un éclair vers le chandelier et la lumière fut...
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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Jeu 26 Mai - 21:38

Illumina entra dans le temple avec Glanael, dont elle se mifiais toujours. En entrant, le temple était plongé dans la plus profonde pénombre. Soudian, elle vit une boule de feu passer droit à côté de sa tête, comme si Glanael avais manqué son coup mais en fait, c'était pour allumer un grand cierge qui était à quelques mètres d'eux.


Je me fai peut-être des idées, peut-être est-il un honnête citoyen... bref, comme moi.


Le décor intérieur fit enfin son apparition, bien qu'il manquait encore un peu de lumière. Elle remarqua alors, les nombreux chandeliers au plafond.


Faisons un peu plus de lumière, qu'en dis-tu Glanael?


Elle fit partir des boules de feu de ses mains elle aussi et alluma les chandeliers, révélant la totalité de la déco intérieure. Sur les murs, il y avait des hyéroglyphes partout où Illumina regardait, elle remarqua ensuite quelques simboles sur un mur.


Bon sang, mais c'est de l'ancien Sindarin, ca! Voyons voir, hmmm... ca fait très longtemps que j'ai vu ce style d'écriture.


Amin hyaco tril kaji yiana commo pweria... les derniers caractères sont effacés

(ici repose les premiers Sindarins à avoir découvert ce temple)


... Je pensait que ca serait quelque chose comme: Un trésor caché... Peu importe, je suis avant tout ici pour explorer.


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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Ven 27 Mai - 1:31

Brassant vigoureusement l’air de ses ailes, Akina parvint bientôt à une altitude qu’elle jugea convenable. Elle prit alors le temps de reposer ses muscles et plana en décrivant un large cercle autour de son point de décollage. Imprimant dans sa mémoire cet emplacement et notant les points de repères qui lui permettraient de le retrouver, elle profitait de l’instant pour savourer la caresse du vent sur son plumage. Si légère, si libre de ses mouvements dans ce corps animal… Elle se laissa chuter sur quelques mètres pour prendre de la vitesse, et redressa en vrille, mettant le cap sur le temple.

Elle glissait longuement sur l’onde, jouant du moindre petit mouvement de ses plumes pour se diriger. Sous elle, la ville s’étalait en une symbiose parfaite entre terre et eau. Tout devenait plus clair. Les lunes reflétaient leur lumière sur une large surface liquide et la curiosité de la jeune yorka lui fit faire un détour par cet endroit. Il s’agissait d’un lac immense au bord duquel les anciennes constructions tenaient encore debout. Il avait été créé artificiellement, à en juger par le barrage de pierre qui contenait les eaux.

La vue de l’oiseau n’était pas aussi accrue que celle d’un rapace et Akina dut passer juste au-dessus pour enfin remarquer les silhouettes humanoïde qui marchait en direction du lac. Il y en avait deux, mais à part leur carrure mince, la yorka ne distinguait rien de leurs traits physiques. D’autant que bientôt, les silhouettes plongèrent dans l’eau, faisant trembler sa surface et de grands cercles s’élargissant. Levant les rémiges de son aile droite, Akian se mit à tournoyer au-dessus de l’eau, battant de temps à autre des ailes pour rester à bonne altitude. Elle attendait qu’ils remontent pour mieux pouvoir les observer. Mais les minutes s’écoulaient et rien ne remontait des entrailles aqueuses du lac.

Akina était patiente et son corps en bonne santé. Elle aurait pu les attendre encore longtemps comme cela. Cependant elle ne pouvait ôter le souvenir des deux personnages rencontrés plus tôt, ni celui du temple auquel elle jeta un coup d’œil. Elle reprit sa route, volant plus vite et avec la ferme intention d’atteindre son but. Elle voyait le grand bâtiment se rapprocher, lui livrant peu à peu les détails de son architecture. Construit il y avait bien des siècles, il semblait à l’abandon.

L’oiseau fit le tour du temple, examinant tout ce qu’il pouvait voir à cette distance. Il n’y avait pas ceux qu’elle cherchait, cependant leur présence n’était pas difficile à deviner. En effet, Akina avait sourit intérieurement dès que son œil s’était posé sur les chevaux des cavalier, paissant paisiblement à quelques foulées de l’entrée en ruine. La yorka descendait doucement et bientôt elle vit ce qu'elle put de l’intérieur du temple. La lueur d’une quantité assez remarquable de bougies filtrait par l'ouverture. Ils étaient là à n’en plus douter.

D’un battement d’aile silencieux, l’oiseau disparut au champ de vision qu’aurait pu avoir une personne sortant du bâtiment. Elle alla se poser dans le feuillage d’un arbre dont les branches plongeaient dans une mare. Dans l’ombre elle observait l’entrée et n’oubliait pas de temps à autre de surveiller les chevaux. Car leurs comportements changeraient s’ils étaient appelés, où si leurs maîtres approchaient. Et dans leur innocence animale, ils ne présentaient aucun danger pour elle.

Elle avait à présent un choix à faire. Un choix qu’elle n’avait apprit à faire que très récemment : faire confiance aux autres ou non. Jamais elle ne côtoyait de monde, à moins d’en avoir besoin ou d’en tirer un avantage. Mais elle était consciente que ce manque d’ouverture ne conduisait nulle part. Seulement pour s’ouvrir, il fallait avoir confiance. Il fallait aller dire aux autres qu’elle avait certainement vus des résidents de cette ville, et les aider à explorer le temple. Sans confiance, la méfiance l’emportait et alors il ne lui restait plus qu’à approcher sournoisement, ou à attendre que les deux autres sortent.

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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Sam 28 Mai - 19:56

    L e temple s'étendait à un plus grand périmètre que l'extérieur ne le laissait croire. Le cierge que j'allumais à l'aide d'une sphère de feu ne dispersait pas sa lumière suffisamment loin pour que mes yeux y voient l'ensemble des lieux. Je crus sentir un air d'inquiétude dans les traits de la guerrière lorsque les futures flammes passèrent près de son visage. Je ne comptais pas engager un bagarre de glace contre le feu... Quoi qu'il était fort divertissant d'exploiter la dualité à travers les différences. Peut-être pas tout compte fait puisque la dame contrôlait ces deux éléments. Elle me suggéra alors d'éclairer davantage la vaste pièce, une idée que ma vue trouvait certes, agréable.

    - Pourquoi pas !

    Je trouvais curieux d'utiliser mes talents dans un but bienveillant. Mon élément me servait davantage à faire fondre la chair des autres, à imposer des tortures horripilantes qu'à m'éclairer. Je soufflai dans un chaleureux murmure aux flammes de trouver refuge sur chaque chandelier peu importe sa grandeur. Illumina utilisait quant à elle la première technique, chose beaucoup plus sûre à mon avis. Le temple brûlerait par ma faute ? Qu'allez-vous dire là ! En effet, mieux valait que j'arrête tout ce brouhaha mental au risque que mes dires se réalisent. Un bal de lumière s'enclenchait dans la pièce. De jets de clarté s'élevaient de part et d'autres. En un rien de temps, nous avions fait de cette pièce une torche mystérieuse. Je trouvais bien dommage qu'Akina n'y soit point pour contempler ce spectacle, ces fresques de symboles anciens qui se dessinaient progressivement le long des murs. Je sus alors que quelque chose de fort énigmatique m'avait conduit jusqu'ici.

    La sindarin eut l'air particulièrement intéressée lorsqu'elle découvrit que ses ancêtres d'autrefois étaient passés par ici. Elle s'engagea une fois de plus dans un dialecte qui, à mes oreilles, ne voulait absolument rien signifier. Pendant ce temps, je remarquai qu'il y avait au fond une sorte de siège royal... Un trône de cristal sur lequel personne ne siégeait.


    - Que veulent dire ces mots en langage commun ?

    Akina, Illumina et moi parlions depuis le début dans un langage commun que tous nous étions en mesure de comprendre. Ce qui n'était plus le cas, si j'observais les écrits antiques qui reposaient depuis longtemps contre les tableaux murals qui nous encadraient. Nous plongions tranquillement dans un temple de souvenirs que seul la sindarin identifiait. De ce fait j'eus le sentiment d'être dans une forme d'imposture, ignorant comment déchiffrer quels dangers qui guettaient les visiteurs de ce temple.

    Comme appelé par l'intriguant siège de pouvoir, je m'avançai vers lui, m'éloignant quelque peu de ma traductrice. J'aimais l'aura puissante qui se dégageait du trône. Amusé, je décidai de m’y asseoir, allongeant mes bras sur les accoudoirs aussi mirant que l'opale. Une odeur de brûlé vint brusquement s'immiscer dans mes narines. Un chandelier suspendu à quelques centimètres du plafond crépitait de façon à brûler celui-ci. Je tournai vivement la tête vers la chasseresse puis me donnai un élan pour me lever, mais quelque chose m'arrêta net. Le cristal avait encerclé solidement mes jambes et mes bras, m'empêchant imprévisiblement d'effectuer le moindre mouvement. Au comble de tout, le plafond cramait comme une cheminée !


Dernière édition par Glanael le Sam 28 Mai - 21:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Sam 28 Mai - 20:43

Illumina était complètement émerveillée par la beauté intérieur de ce temple ancien, il comptais de nombreux chandeliers et colonnes antiques qui datais de bien avant sa naissance, il y avait même certain objet qui avait l'air plus vieux que le temple lui-même. Elle se promenait, à regarder partout sur les mur les hyéroglyphes, ils étaient merveilleux. Peu importe où Illumina regardait, il n'y avait qu'une seule place où elle pouvait déchiffrer ce qui y était écrit, et cette écriture avait été effacée.


Puis elle remarqua elle aussi le trône de crystal en plein milieu, au fond du hall principal. Elle l'inspecta un peu, intrigué, puisqu'il n'y avait rien d'autre de crystalisé dans le temple, ou du moin, jusqu'à maintenant.


C'est bizarre ca, un trône de crystal, il me semble que sa ne "fit" pas avec la pièce. Il est tout transparent clair alors que la déco est plutôt sombre.


Puis, Glanael vint s'asseoir sur le trône, sûrement juste pour l'essayer pensa Illumina. Mais un phénomène innatendu se produisi, des serrures sortirent de nul part et vinrent attacher les pied et les main de Glanael fixement sur le trône.


Par tout les dieux Sindarins, qu'est-ce que c'est que ce trône?!


Puis, le plafont commenca à trembler, alors tout les deux commencèrent à paniquer. Illumina glaca alors le plafond, question de le retenir de tomber le temps qu'elle réfléchisse à comment le sortir de là. Si personne ne faisait rien, Glanael était mort assuré. Puis Illumina eu une idée. Sa main devenu rouge vif, comme si le feu de voulait pas sortir.


Même si tu contrôle le feu, ca risque d'être un peu douloureux, je vais faire fondre ces serrures, puisqu'elles sont faitent de crystal, il sufit juste que j'augmente la chaleure puisque la température de fusion est supérieur au métal


Elle appliqua alors les 2 mains sur chaques serrures, et comme elle avait deviné, les serrures fondurent d'un rien.


Bon, tu est enfin libre!


Les 2 aventuriers se reculèrent et le plafond céda juste après.


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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Dim 29 Mai - 2:29

La curiosité de Akina se faisait monstre peu à peu. Faible au départ, elle grandissait dans ses entrailles, soufflant dans le dos de la yorka de cette puissance invisible qui poussait à aller toujours de l’avant. La méfiance plia devant le monstre, mais elle souffla à sa mort de ne pas l’oublier. Alors, dans une prudence infinie, Akina allait entrer dans le temple.

L’oiseau avança sur une branche, quittant l’épaisseur du feuillage, et se laissa tomber au sol. En chutant, il ouvrit mollement les ailes et brassa l’air juste avant d’atteindre les pavés, atterrissant en douceur. Faisant mine de chercher un ver dans l’interstice entre les pavés, le corbeau observa les environs : les chevaux ne tenaient pas compte de sa présence et l’entrée du temple était toujours vide. L’animal sautilla rapidement jusqu’à l’ouverture, semblant glisser sans effort. Un moment la yorka resta sur le seuil, dans l’ombre du bâtiment, plaquée contre l’un des murs. De tous ses sens, elle tentait de recueillir des indices sur ce qu’il se passait à l’intérieur.

Le premier son qui fit vibrer ses tympans était l’écho d’une voix masculine, une phrase courte, sans doute une question à l’intonation. Mais les mots qu’il prononça, peu être un peu bas, perdirent leur sens en rebondissant sur les murs du temple. Akina ne doutait que très faiblement qu’il s’agisse de Glanael. Et le fait qu’il ait parlé signifiait qu’il n’était pas seul, donc surement avec Illumina. La voix assurée et bien plus aigüe de la guerrière résonna à son tour, confirmant les pensées de la yorka.

L’oiseau avança dans le couloir, léger et silencieux, ses pas lents et étouffés. Elle entendit l’elfe s’exclamer, saisissant même les mots « sindarin » et « prône »… Toujours dans l’ombre, elle approchait tranquillement quand un tremblement secoua un peu le temple, vrombissant jusqu’à l’extérieur. Que pouvait-il bien se passer ? Aaaarg, atroce curiosité ! L’oiseau pressa le pas et se trouva bientôt devant l’ouverture qui donnait sur une grande pièce, bien éclairée par de nombreux cierges. Elle ne franchit pas la porte, au risque d’apparaître à la lumière, mais observa ce qu’il se passait.

Illumina était en train de… geler le plafond ? C’était possible un tel exploit ? Remarque, étant sindarin, elle était surement plus vieille et expérimentée que les autres. Quoique, son comportement et ses mots laissaient penser le contraire. Derrière la guerrière en plein effort de concentration pour user de sa magie glaciale, Glanael se trouvait assis dans un trône. « Un trône ! », c’était ça, pensa Akina. Mais il semblait surtout prisonnier de l’assise maléfique, les pieds et poings liés dans une matière translucide et brillante. L’homme n’avait pas l’air des plus rassurés et semblait bien incapable de se libérer de ses liens. Il parut encore plus paniqué quand, ne semblant pas fatiguée le moins du monde pas l’usage de sa magie, Illumina enchaina en utilisant une magie de chaleur pour faire fondre la matière qui retenait Glanael prisonnier.

Ils s’écartèrent du trône maudit et le plafond céda, manquant de réduire leur corps en bouillie sanglante. Le temple grondait terriblement après la chute des gros blocs de pierre. De la percée qui s’ouvrit dans le plafond s’écoula une cascade d’eau trouble. L’eau se répandait au sol, son écume volait dans l’air et flouait la vue. D’autant que les gouttes projetées en tous sens rencontraient sur leur route les flammes des bougies et mettaient fin à leur consumation.

Etait-ce contre leur intrusion que les éléments et le temple se défoulaient ? Ou était-ce un coup du sort ? Ou encore la volonté de quelque divinité qui s’amusait sur l’échiquier de ce monde ? Akina n’en savait rien. La seule dont elle était sûre, c’était que quitter la pièce devenait pressant. Et les autres penseraient sans doute de même. Peut-être l’elfe aurait l’audace de geler cette eau qui arrivait, mais que pouvait-il bien lui rester de forces ? Et puis, l’eau savait se glisser partout et son flux ne serait arrêté qu’à l’assèchement de la source.

La source… Elle ne pouvait être qu’en hauteur… Mais elle s’occuperait d’y penser plus tard. Déjà l’oiseau filait à toute allure, bondissant dans l’ombre du couloir. Le trajet retour lui parut infiniment plsu rapide que celui de l’aller, en un instant elle était dehors. Les soleils couchés, elle ne fut pas éblouit en sortant et décolla immédiatement pour se poser sur le toit du temple. A peine ses serres au contact des tuiles sombre, elle se tourna et se pencha vers la sortie…

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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Lun 30 Mai - 6:09

    Je fixai avec hébétude la glace qui emprisonnait désormais le feu. Des filaments de neige frigorifiaient lentement la voûte par-dessus nos têtes. Des glaçons aussi étincelants que le clair de lune bordaient magiquement le bougeoir. Une vague bouffée d'air froid m'envahit alors qu'Illumina monta les quelques marches qui séparaient le trône du reste de la pièce. Le cristal imprégné d'un sortilège ne brûlait normalement pas aussi commodément. Pour l'elfe, cela semblait être si facile... Je n'avais guère eu le temps de tenter quelque chose que déjà elle me libérait. Une note de curiosité résidait dans la suite des évènements. En d'autres circonstances, j'évitais de prendre ce regard perturbé que je considérais comme une marque de faiblesse seulement ma coéquipière ne m'en laissait nullement le choix. Je bredouillai alors comme il convenait :

    - Merci.

    Ma réponse avait un ton neutre, dépourvue d'une certaine gentillesse si vous voulez mon avis. Mon regard n'avait quitté qu'une fraction de seconde les airs pour la remercier. Je sentais intuitivement qu'un détail très important ne figurait pas dans le décor... Et, contrairement à la femme je ne songeais pas à cette chaise malicieuse. Un spasme me parcourut comme si des images d'un autre temps avaient choisi d'entrer en communication avec mon esprit. Mes visions s'étaient brusquement écartées pour m'ancrer d'emblée dans le moment présent. Il était trop tard... Le plafond n'était pas fait pour porter le poids d'une masse supplémentaire. La force naturelle d'attraction attira alors les morceaux de pierre et de plâtre au sol. L'assassin que j'étais manqua d'avoir le crâne réduit complètement en poussière. Je me demandai à cet instant précis - oui j'avais le temps de me perdre bêtement et une fois de plus dans mes pensées alors que ma vie était en jeu - s'il s'agissait bien du manque de solidité du bâtiment ou d'une force plus puissante qui oeuvrait contre notre faveur.

    Cours ! L'unique chose qui emplissait maintenant ma panse. Je regardai les nouveaux blocs qui menaçaient de s'effondrer sur moi puis entrevit le ciel d'un écran noir bleu. Une cascade enchanteresse se versa alors de celui-ci, rendant la visibilité doublement défaillante puisque les cierges s'éteignaient lentement dans l'obscurité. Maintenant les chutes tombent du ciel ? J'étais perplexe. Un barrage de pierres suivi d'un étang d'eau me barraient la route. Kira avait dû entendre le choc du plafond se fracassant contre le sol, car j'entendis le bruit d'un hennissement plutôt familier. Cette dernière s'avérait donc suffisamment courageuse pour venir à ma rescousse. Aurait-elle vu la yorka par pur hasard ?

    - Kira !

    Ma compagne me répondit d'un nouveau bruit et je pus enfin la distinguer. Parmi toute cette noirceur je vis de peine et misère la silhouette sombre de ma jument. Avec un effort supplémentaire, je contournais les débris pour monter sur son dos. Pas le temps de voir si Illuminait se débarrassait avec sa force herculéenne des énormes cailloux ! Seule l'envie de sortir au plus vite me tenaillait. Quel manque d'actes chevaleresques... Ce ne fut qu'une fois à dos de cheval quel le trône revint à la charge. Voir un tel objet voler n'avait rien de rassurant, je vous le dis. Pourtant, ni Kira ni moi ne l'aperçurent alors qu'il fonçait avec ardeur dans ma direction. J'entendis un rire enfantin résonner lourdement dans la pièce. Au moment où je pivotai la tête pour voir qui s'esclaffait ainsi, le meuble de cristal me frappa de plein fouet. Je fus projeté au mur avec une telle violence que mon corps se convulsa de douleur. Quiconque restait dans le temple subirait sans doute les malices du trône maudit.

    Je voulus tant bien que mal pousser plusieurs jurons, comme pour me convaincre que la douleur n'était pas une pièce de mon imagination, mais rien ne sortit. J'avais le souffle coupé, incapable de dire quoi que ce soit. Avais-je attiré la colère d'une divinité en pénétrant tel un athée dans son sanctuaire ?
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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Lun 30 Mai - 18:44

Illumina venait juste de libérer Glanael du trône de crystal, que le plafond s'éfondra et manqua de l'écraser. Elle utilisa son pouvoir de télékinésie pour les retenires jusste avant l'impacte, lui donnant le temps de se tasser de là et de ne pas mourir ou être blesser par les blocs de pierres. Elle se demandait encore pourquoi cela se produidit. Peut-être parce que les intrus ne sont pas permis d'entrer dans ce temple sacré. Puis elle pensa aux tombes des Sindarins venu ici auparavant. C'est vrai qu'il était mort, surement qu'il était tomber dans un piège eux aussi.


Mince, j'ai eu chaux pendant un moment, ce temple doit être truffé de piège contre les intrus, pourtant on ne fait qu'explorer, qu'est-ce qui à ne mal dans cela? On devrais peut-être sortir d'ici.


Alors Glanael entendit peu après son cheval hennir. Il entra même dans le temple. Ensuite, Illumina et lui se retournèrent et partir vers la sortie, jusqu'à ce qu'elle entende un craquement à peine perceptible à l'oreille, mais avec ses sens développés, elle l'entendit parfaitement. Illumina se retourna et voyait que le trône de crystal n'était plus là. En fait, il était dans les airs et flottait par magie. Ensuite, le trône fonca vers Illumina, qui l'évita juster à temps, mais foncait maintenant sur Glanael.


Attention au trône, Glanael!


Il eu a peine le temps de tourner la tête que le trône le plaqua de plein fouet. Ensuite, une espèce de prison de verre tomba droit sur Illumina. Elle commencait vraiment à paniquer, elle , qui était plutôt calme en général. Bizarrement, sa magie de marchait pas à l'intérieur de la cage.


C'est quoi ce truc en verre qui ressemble à une prison, même ma magie et mon épée ne servent à rien à l'intérieur.


Puis, elle entendit un cri d'oiseau. Son faucon entra dans le temple par le trou au plafond et vint se poser sur la cage.


Yrruh, jyo hebra oiryu!
(Vite, va chercher de l'aide!)


Je suis peut-être morte, mais je suis toujours moi-même

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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Mar 31 Mai - 3:12

Akina mit quelques secondes à comprendre, penchée au-dessus de l’entrée du temple, que le mugissement de la cascade qu’elle entendait ne s’échappait pas par la porte mais venait de derrière elle. Elle se retourna et ce qu’elle vit la rendit perplexe, presque incrédule. De l’espace entre les tuiles sombres et le bas du plafond, un flot continu d’eau trouble s’échappait, créant la cascade à l’intérieur du temple. Les éléments n’étaient plus les seuls à se tourner contre les visiteurs, voila que la magie s’invitait.

La crainte vint enserrer la poitrine de l’oiseau. Tout ce qui était arrivé dans le temple, du moins ce qu’elle avait vu, pouvait très bien être l’œuvre d’une créature intelligente. Alors que le corbeau jetait des regards tout autour de lui, son cœur frappant fort et rapidement contre ses côtes, il imaginait le scénario des incidents passés sous un nouveau point de vue… Si elle avait voulu tendre un piège à des étrangers, elle aurait attendu dans l’un de ces endroits qui attiraient les curieux. Avec la patience et l’habilité d’une araignée, elle aurait préparé l’endroit pendant des heures et aurait tissé une toile d’artefacts maléfiques. Puis, quand sa proie serait entrée dans l’endroit qu’elle connaîtrait par cœur, elle aurait joué de ses dons pour en finir avec ses victimes.

La peur courait dans ses veines. Pourtant, celui, celle ou ceux qui s’acharnaient sur les autres en bas ne semblait pas en vouloir à Akina. Elle avait cette chance, au moins pour le moment, et pouvait décider quoi en faire. Pour une ancienne captive comme la jeune yorka, le gout de cette liberté était si sucré. Mais il était parfois amer, comme ce jour, quand la décision était dure à prendre car elle risquait sa vie.

Le choix le plus raisonnable était sans doute de fuir. Tout cela ne la concernait en rien, pensa-t-elle. Mais la curiosité s’invita et l’oiseau décolla pour commencer à décrire quelques boucles au-dessus du trou béant dans le plafond. L’eau ne coulait que d’un côté, produisant une cascade qui ne cessait pas de couler, remplissant peu à peu le bâtiment. C’est à ce moment qu’elle entendit un petit rire amusé, dans une voix enfantine au ton sombre. Cette fois elle en était convaincu, c’était bien quelqu’un qui attaquait sciemment Glanael et Illumina.

La peur si fit plus grande. Et la curiosité bien plus encore. De plus, des souvenirs remontaient dans sa mémoire, souvenirs de sa rencontre avec Enteri et ce qu’il lui avait apprit sur le code d’honneur des Ladrinis. La yorka se surprit à se demander ce qu’il aurait fait face à cette situation. Et aider Glanael et Illumina du mieux qu’elle pouvait était la réponse… En bas, elle vit le trône voler à travers la pièce alors que l’elfe criait quelque chose. Elle vrilla et frôla le toit pour orienté son regard dans la direction où avait été projeté l’objet. Elle put y voir l’homme tombé de son cheval, visiblement atteint par le trône. Quelqu’un utilisait la télékinésie sans doute… Et le projectile semblait à présent abandonné de son utilisateur. En se glissant à nouveau dans la peau de l’araignée, elle comprit qu’elle était en train de préparer sa prochaine attaque.

Un bruit cristallin résonna lourdement dans le temple. Akina, en survolant le toit, ne pouvait voir qu’une partie de la pièce en bas et elle devait interpréter le reste, notamment grâce aux sons. Le dernier était surement celui de l’attaque attendue. Mais de là où elle était, la yorka de voyait rien du résultat, ne pouvant qu’apercevoir au passage que Glanael n’en avait pas été la cible. Semblant lutter contre la douleur de tout son être, il se remettait du choc. Illumina informa le corbeau en prononçant une phrase miraculeuse qui non seulement signifiait qu’elle était en vie, mais aussi quelle était la nature du piège dans lequel elle venait de tomber. Phrase qui ne servait à rien, à moins qu’elle ait deviné la présence de l’oiseau, ce qui semblait peu probable. Elle ne pouvait pas la voir, puisque lui non plus ne la voyait pas.

En revanche, ce faucon qui arrivait, les ailes battant vivement, le corbeau l’avait vu. Et reconnu : c’était l’animal imprégné de Illumina. Les regards aviens se croisèrent. Le rapace fila cependant vers sa maitresse, qui lui souffla quelque chose que le vrombissement de la cascade étouffa. Que pourrait-il bien faire ?... Akina eut l’étrange sentiment qu’elle était peut-être la seule à pouvoir sauver les deux autres. La pression de ce sentiment la figeait sur place, ou peut-être la peur reprenait-elle le dessus sur la curiosité. Seulement la bravoure et l’honneur étaient toujours là et la yorka voulait naturellement aider ses semblables.

- Si fragiles…
- Si amusants.

Les voix de mômes glacèrent le sang de l’oiseau. Elles semblaient sorties de nulle part, mais une chose était sûre, la seconde était celle du rire de l’instant d’avant.

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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Mer 1 Juin - 6:01

    J e me relevai, non sans un certain étourdissement. Tout avait chaviré, d'un instant à l'autre... Celui où je m'apprêtait à rejoindre la sortie du temple et celui où l'artefact cristallin m'avait bousillé de façon très inattendue. L'espoir de sortir intact du massacre s'était noyé dans un océan d'anormalités déplaisantes. L'unique bouée de sauvetage qui venait à mon secours était invisible. Une fois de plus, je parlais bien de miss Ragnarok qui se servait de ses autres dons, à mon insu, pour que le plafond en entier se s'écroule pas telle une massue de guerre sur nos têtes. Je ne pouvais concevoir l'idée de perdre un instant ma compagne favorite. Mon attachement à cet animal restait incomparable. Mes capacités aidaient simultanément mon corps à se guérir de ses blessures ou simples ecchymoses, mais pas Kira. Dans une triste éventualité, son âme prendrait son repos. J'espérait seulement que ce ne serait pas ce soir.

    Un hochement impératif de ma part fit savoir à la jument qu'il était temps pour elle de se retirer de la partie. Quelqu'un jouait contre nous tous une partie d'échecs dont les manoeuvres se dessinaient peu à peu. Il fallait d'abord apercevoir les pions principaux du jeu pour tenter de les vaincre. Pourtant, j'avais l'habitude d'être du mauvais côté, celui qui pourfendait les adversaires du bon côté. Je trouvais donc inaccoutumé d'être celui à qui on impose une forme de colère ou de cruauté. Devais-je m'y mettre moi aussi pour équilibre la balance entre des adversaires tout aussi impitoyables les uns que les autres ?

    Cric ! Craok ! Mes os qui avaient déviés jusque sur mes organes principaux se replaçaient automatiquement. Tout ce mécanisme naturel provoquait des craquements sonores et ma foi inquiétants. Je m'estimais fort chanceux de ressortir de ce vilain tour sans aucune égratignure. Alors que le processus de régénération achevait son cours, un cri d'oiseau retentit à ma hauteur. Ma jument qui s'enfuyait tourna un instant la tête puis galopa vers la sortie sans le moindre dommage. Je reconnus alors Horrus, le faucon mangeur de biscuits auquel Illumina tenait tant. Le bruit du volatile se perdit bientôt dans les airs, dans le chuchotement incessant de la cascade aveuglante. La guerrière avait-elle épuisé ses forces et envoyait son compagnon chercher de l'aide ? Il était trop loin pour que je puisse savoir quoi que ce soit, même par son langage gestuel.


    - Illumina, si tu est toujours vivante réponds moi.

    Je tentais de savoir si j'étais le seul survivant en demandant simplement à la Sindarin de me répondre. Ma voix s'élevait d'une tonalité plutôt forte, cherchant à me faire entendre par-dessus le croassement de l'oiseau, au de-là du torrent qui coulait toujours. Mes paroles servaient également à inciter quiconque se situant dans le temple à se manifester. Au lieu d'une réponse de la jeune elfe, d'autres voix me répondirent. Deux voix féminines me parlant à l'unisson. Une harmonie infantile qui ne ressemblait guère à celle des autres voyageuses. Non, ces paroles provenaient d'êtres enfantins. Deux téméraires gamines s'amusaient donc à se jouer d'un assassin puis d'une guerrière renommée. Il ne fallait pas manquer de culot pour tenter de me manoeuvrer telle une marionnette ! Je songeai un instant qu'il s'agissait peut-être des prêtresse du dieu enfant, Gréis. Mes sens reconnurent aussitôt celle qui avait poussé ce rire machiavélique. Un sourire mesquin peintura mes traits, traçant une ombre de dégoût sous ma lèvre inférieure.

    - Si naïves...

    - Ton amie s'asphyxiera !

    Mon amie ? Jamais encore je n'avais envisagé la possibilité qu'entre Illumina et moi règnerait une certaine amitié. Des points en commun, certes... Pas amitié ! Je n'avais pas suffisamment de gentillesse pour entretenir une telle relation. Il y avait toujours des exceptions bien sûr ou des connaissances que je n'avais jamais revu. Autrement dit, je ne risquerais point ma vie pour une femme que je connaissait à peine, au risque de moi-même me faire piéger par ces deux vilaines garces. À la place j'optai pour une diversion davantage alléchante.

    - Venez donc me vaincre comme les grands au lieu d'utiliser des pièges absurde qui dépassent le plus controversé des codes d'honneur.
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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Mer 1 Juin - 18:14

Depuis que son faucon, Horus, était parti chercher de l'aide qimme elle lui avait demandé dans sa langue, Illumina essayait toujours de sortir de cette "cage" qui semblait même presque invisible. Elle avait bô essayer ses pouvoir, c'est à peine si une flamèche sortait de sa main. Bizarrement, non seulement cette cage lui empêchait d'utiliser ses pouvoirs, mais cette prison lui drainait toute ses pouvoir et même, sa force vitale. Elle se sentait de plus en plus épuisé, sans comprendre pourquoi. Elle sorti son épée double de mythril et commenca à taper sur les barreaux, mes ceci ne servait à rien.


-Mince, pourquoi je me sans toujours de plus en plus épuisé? D'habitude, je combats comme une furie...


Illumina tenta enfin de lever la cage avec ses dons de télékinésie, mais c'est à peine si elle la leva de dix centimètres. Elle fini par céder et s'écroula sur le plancher de marbre telle une feuille morte qui tombe d'un arbre.
Ensuite, bien qu'elle n'était plus assez forte pour même lever le petit doigt, elle entendit son nom.


Illumina, est-ce que ca va?


Elle reconnaissait très bien cette voix.


Glanael, est-ce que c'est toi? pensa t-elle


Puis elle entendit quelques rires, qu'elle ne connaissait pas, mais qui avait l'air maléfique également.


Hi, hi, hi, hi, hi, regarde ce que nous avons capturer ma chère soeur. Une Sindarin sans défense, he he he.


Tu devrait lui rendre sa force vitale, mon frère. Ce n'est pas drôle si elle meure tout de suite, jouons un peu avec eux avant.


.... (soupir) Daccord, mais sa force vitale était succulente, plus de cent ans même.


Il pointa son index vers la cage, et soudain, Illumina reprit conscience et ses force. Elle se leva alors et regarda partout autour d'elle, mais ne vit rien. Les voix qu'elle avait entendu devait être caché dans l'obscurité. Elle se mit alors à leur crier dessus dans sa langue maternelle.


Lio crya amin! Belia amin, hyeli famke.
(Où êtes-vous, montrez-vous, stupide créatures.


He, he, he, amin ciy mora li gyo remi Sindarin.
(tu n'est pas la seul à parler Sindarin)


Ils parlent le Sindarins??? c'est qui ceux là, et ou sont-ils?


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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Sam 4 Juin - 3:56

Debout sur le bord de l’ouverture dans le toit, le corbeau était certes discret, mais on pouvait sans aucun doute distinguer les contours de sa silhouette noire tranchant sur le bleu profond de la nuit. Akina recula en réalisant son erreur. Pourtant, personne ne semblait l’avoir vue, sentie, ou entendu, pas même cette sindarin dont le peuple était pourtant connu pour ses sens aiguisés. De là où elle se trouvait à présent, elle se sentait en sécurité mais elle ne voyait plus rien… Seul le son lui parvenait, et encore les voix se brisaient sur le plafond ou étaient couvertes par le bruit de la cascade. Elle devrait s’imaginer la scène d’elle-même.

Glanael chercha d’abord à savoir si Illumina était en vie. Puis, à la surprise de la yorka, il défia directement les piégeurs qui se moquaient de lui. Quelle audace ! Il était pourtant en position de faiblesse et venait de recevoir un coup violent, non ? Cependant sa voix ferme et assuré laissait penser qu’il avait encore de la ressource, même s’il était à l’évidence déstabilisé par la méthode de ses adversaires. La guerrière était toujours en vie, elle avait marmonné quelques plaintes. Les enfants s’en prirent à elle, amusés semblait-il de son agacement… Mais ce qu’écoutait vraiment Akina à cet instant, c’était l’étrange différence qu’elle percevait entre les voix. En tendant l'oreille, elle réalisa quelque chose d’intéressant : de manière générale, elle entendait bien mieux les voix des piégeurs que des piégés. Comme si les gamins étaient… juste sous le toit ?

L’oiseau décolla pour aller décrire un cercle un bien au-dessus de l’ouverture. Il prenait ainsi le recul de la prudence. Une chose inquiétait la yorka : pourquoi les enfants ne l’avaient-ils pas remarquée ? Dans une ville connue pour ses peuplades yorkas, n’était-il pas attendu de combattre ces créatures ? Oui bien alors, ils savaient qu’elle était là. Akina pensa un instant que les enfants étaient sans doute eux-mêmes yorkas. S’ils vivaient ici, la probabilité était forte. Et sans doute par principe considéraient-ils toujours les leurs comme des alliés…

Akina ne suivait pas ce genre de codes racistes. Bien sur, elle garderait toujours une haine face aux zelos, mais elle avait aussi de la haine pour tous ceux qui, de son peuple ou non, atteignaient certains degrés de sauvagerie et de violence. Tuer pour vivre n’était pas inacceptable, mais torturer ou se délecter de la souffrance des autres… Un frisson fit trembler les plumes de son échine. Sa haine envers les maîtres de ce piège grandissait. Et elle pensait savoir où ils se trouvaient. Cependant, elle avait conscience que rien de ce qui se tramait en bas ne la concernait. La violence était partout et Akina n’était pas une justicière.

Sans qu’elle s’en rende vraiment compte, elle résuma pourtant ce qu’elle savait des piégeurs : jeunes enfants, frère et sœur. A eux deux, ils cumulaient les pouvoirs de contrôle de l’eau, la télékinésie probablement, vu le trône qui avait traversé la pièce, le feu puisqu’un incendie avait fragilisé le toit en premier lieu et l’un d’entre pouvait apparemment aspirer la force vitale de ses adversaires… En face, ils étaient deux aussi, ils devraient avoir leur chance. Mais ils semblaient en difficulté. Fallait-il rééquilibrer la balance ? L’idée amusa Akina. Et une autre commença à germer dans son esprit.

Elle aurait eu un sourire si son bec le lui avait permit quand elle entama une descente sur l’ouverture. En arrivant sur les tuiles, elle écarta les ailes pour amortir sa chute et à peine ses serres touchèrent la roche qu’ils se firent pieds nus. L’espace d’une seconde elle apparut ainsi dévêtue dans l’ombre de la nuit. Ses mains plongèrent dans la cascade et alors elle déversa sa colère contre ces êtres qui jouaient avec la vie des autres par simple plaisir. La foudre rayonna, conduite par l’eau sous le toit jusqu’aux enfants comme elle l’espérait. S’ils étaient atteint, ils ne seraient surement pas morts, mais sans doute paralysés et incapables d’agir pendant un moment. Cela laisserait l’avantage aux autres et alors Akina aviserait. Sa puissance évacuée, elle retrouva le corps de l’oiseau et se tint dur place le temps de reprendre son souffle, fixant Glanael puisqu’il était toujours le seul qu’elle puisse voir. Elle décolla juste après.

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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Sam 4 Juin - 21:39

[HRP: Je vous déconseille de lire si votre ceur est trop sensible^^'. Voici mon dernier post.]


    Du coin de l'oeil, j'observais Illumina qui tentait le tout pour le tout. J'avoue personnellement avoir intérieurement ri lorsque le dôme de verre tomba aussitôt qu'il avait lévité. Là n'était pas ma priorité. Les fillettes me toisaient l'air ahuri par la proposition bizarre dont je leur avais fait part. Éviter d'user de magie les troublait inévitablement. Elles ne devaient pas manier les armes ou les poings à voir leurs visages déconcertés. Fallait-il vraiment adhérer à ma suggestion ? Aux méthodes sordides d'un grand démon à l'assurance démesurée ? Je ne croyais pas qu'elles accepteraient vu la façon dont je m'étais relevé de leur dernière attaque. Le destin ne me laissa pourtant pas le temps de le savoir. Un évènement des plus fascinants détourna les regards de chien de faïence que moi et les ennemis nous nous lançâmes. Les confrontations s'étaient brusquement métamorphosées en admiration.

    Un énorme corbeau piqua tel un fard dans le temple. Ses ailes d'un noir de jais se déployaient avec une grâce inébranlable... Des ailes d'un noir aussi profond qui évoquaient les prunelles de la yorka. Mon regard décrivis attentivement le trajet vif du volatile puis la silhouette humanoïde d'une beauté exquise qui s'en découlait. Je restai cloué sur place jusqu'à ce qu'un éclair de luminosité zèbre l'étang d'eau. La décharge électrique se rendit, le temps de le dire, sur les deux petits corps enfantins, les secouant violemment de spasmes. Les cheveux totalement hérissés, les membres paralysés par l'électricité, les yeux exorbités, elles semblaient perdues dans l'espace temps. Akina reprit sa forme animale et s'envola de plus belle, craignant sans doute que je contemple à nouveau sa nudité. Pendant qu'il était encore temps, j'en profitai pour m'approcher des deux gamines. Leurs corps gisaient au sol, attendant le moment opportun pour reprendre vie. Je constatai que ce moment m'appartenait de droit dans ces circonstances. Une idée cruelle me traversa alors l'esprit. Comme pour prier, je m'agenouillai entre elles puis fermai leur yeux pleinement ouvert. Mes indexes et mes majeurs se posaient sur ces derniers. Cela ne dure qu'une seconde, des centièmes de secondes d'interminable souffrance. Une chaleur intense sortit hors de mes doigts à en griller leurs yeux. Des journées de douleur infinie les attendaient, des lunes où elles pleureraient par les trous béants qui figuraient désormais dans leurs visages.

    - Priez bien votre divinité pour qu'elle vous vienne en aide...

    Impassible, je me dirigeai vers la cage magique qui emprisonnait depuis un moment la guerrière sindarin. Je me souciais peu de savoir si cette dernière m'avait vue imposer des tortures aux jeunes yorkas. Il fallait simplement que je lui évite de mourir ou encore de subir la colère des prêtresses. Pourquoi ? Après tout, cette vielle dame, aussi jeune semblait-elle, ne pourrait peut-être plus poser son regard sur moi sans éprouver un certain effroi. Quelque part ailleurs, d'autres vies attendaient la fin de leur cycle. Instinctivement, je sus ce n'était pas le cas d'Illumina.

    Je donnai quelques puissants coups de pied de côté sur la cage pour en délivrer sa pensionnaire. Le verre finit par se casser, s'envoler en mille éclats au travers du massacre qu'étaient devenu les lieux. Mes bottines écrasèrent quelque morceaux au sol tandis que je tirai la chasseresse par le bras pour l'aider à se relever. Tout ceci s'effectua dans une galanterie trompeuse alors que j'exprimai d'un timbre glacial :

    - Prenez garde à ne pas mourir d'ici peu.

    Sur ces mots, je montai sur le dos de Kira. Nous quittâmes sur-le-champ le temple remplis de débris avec l'unique envie de quitter Elusia. Au loin, je remarquai un point noir qui s'éloignait dans les ténèbres de la nuit. Un oiseau familier ?

    - J'espère que nous nous reverrons un jour joli corbeau, murmurais-je dans le souffle du vent.
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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Dim 5 Juin - 21:35

Illumina n'en pouvait vraiment plus de rester emprisonné dans cette cage, elle observais même Glanael, torturer c'est 2 petits monstres avec son pouvoir de feu.


Quel cruauté, je comprend qu'ils sont mauvais, mais de la à faire ce qu'il vien juste de faire... Bon, in faut que je sorte d'ici. hmmm, comment casser du verre qui a plusieurs centimètre d'épaisseur.


Les idées géniales n'était pas son point fort, Illumina était plus du genre impulsive: on casse tout et on réfléchi après. Puis, une idée lui vint.


Ca y est! Je sais comment casser ce verre, j'ai lu dans un livre que le verre se casse si il y a un très grand changement de température en très peu de temps. Un peu comme une assiette très chaude qu'on vien juste de refroidire, elle se casse d'un rien.... Bon, je tente le coup


Pendant que Glanael torturait les 2 prsonnes, un intense brasier se créa à l'intérieur de la cage, comme une vrai tornade de feu. Le verre commencait alors à rougir. Puis la tornade arrêta, et c'était déjà le tour d'un blizzard qui était tellement opaque qu'on ne voyait même pas Illumina. Le verre commenca finalement à craquer à plusieurs place.


Quelle idée géniale de ma part


Elle vit alors Glanael s'avancer vers la cage et donna plusieurs coup dessus, et puisqu'elle était déjà craqué, le verre finit par céder et Illumina était à nouveau libre. La Sindarins et le Ladrini se précipita alors vers la sortie e sortirent du temple. Illumina se retourna et reprit les grosses pierres qu'elle avaient balancées à côté du temple et les remis en place pour bloquer l'accès.


Bon, plus personne ne remettra les pied dans se temple pour un bon bout de temps, du moins, jusqu'à ce qu'un autre qui sache faire de la télékinésie comme moi. Où est cette yorka?


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MessageSujet: Re: Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]   Mar 7 Juin - 2:42

L’oiseau tourna un moment au-dessus du temple. La cascade cessant sa chute infinie, le silence mordait enfin l’intérieur. Même de si haut, le corbeau l’entendit se rompre quand la prière dissimulée de Glanael parvint à ses tympans. Ou les gamines étaient mortes de la foudre de Akina, ou il les avaient achevés. Les deux possibilités convenaient à la yorka, qui égalisa l’ajustement de ses ailes pou cessé de tournoyer et prendre une direction linéaire. Elle planait à présent vers ce lac étrange où elle avait vu deux silhouettes se glisser vers les profondeurs.

La suite de ce qu’il se passait à l’intérieur et hors du temple ne l’intéressait pas. Elle n’était pas venue assister à la violence des uns et des autres. Connaissant l’issue du combat, et la vérité sur ce temple, sa curiosité était assouvie. Ses pensées se dirigeaient à présent vers ses semblables qu’elle était venue chercher. Mais il vallait sans doute mieux les rencontrer sous forme humaine qu’animal… Le corbeau dévia légèrement sa trajectoire en soulevant ses rémiges. Encore quelques battements d’ailes et Akina se trouva dans la grange où elle avait dissimulé ses vêtements.

Reprenant sa forme humaine et s’habillant rapidement, elle passa son couteau à sa ceinture et vérifia que sa bourse y était toujours fermement accrochée. Elle se souvint qu’elle avait laissé le reste de ses affaires sur le balcon. Son campement de fortune, un point en hauteur comme toujours. A croire que le corbeau en elle n’acceptait de faire son nid que dans un endroit d’où il pourrait contempler le ciel. La yorka sortit de la grange et prit la route de ce repère en pressant le pas.

C’était sans doute son esprit de voleuse qui craignait qu’elle ne se soit fait voler ses affaires. Cette parano lui interdisait de passer d’abord au lac, même s’il était tout proche. Elle avait le temps après tout, car elle comptait bien rester ici. La ville lui plaisait. Elle y voyait certes la menace permanente des eaux grondantes. Mais elle savait se méfier. En fait, il lui semblait déjà bien mieux comprendre la symbiose entre la ville et la nature. Elle saurait éviter les courants, les caprices des lacs et les changements brusques de hauteur de l’eau. Il suffisait de pouvoir de monter haut dans le ciel dans le pire des scenarios possible. Akina afficha une certaine fierté que personne ne vit. Elle en était capable, le sang de yorka qui coulait dans ces veines lui avait transmis ce don.


[Pas besoin de m'étaler d'avantage je pense ^^... Dernier post.]

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Où l'eau coule à flots vient parfois l'allégorie...[TERMINÉ]
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