Othello Lehoia ~ achevé

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• Eryllis: 3
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• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 5
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 2
• Civils: 11

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Riguear Mois:Ginik
[Septembre/Octobre en temps réel]

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Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 Othello Lehoia ~ achevé

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::  Infante de Kesha ::

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Othello Lehoia
MessageSujet: Othello Lehoia ~ achevé   Mer 23 Mar - 1:07


PRESENTATION
OTHELLO LEHOIA



    NOM: Lehoia
    PRÉNOM: Othello
    SURNOM: Dans son entourage, il est commun d'entendre parler d'elle en tant que "Perle", mais dans sa confrérie, il sera plus courant d'entendre le mot "Givre" la concernant.

    SEXE: Féminin
    AGE: Vingt et un ans
    PEUPLE: Yorkas

    CASTE: Les prêtresses de Cimmeria
    MÉTIER: Elle travaille, et officie en tant qu'herboriste, avec, pour spécialité, les algues, et autres plantes marines, mais, à ses heurs, et pour la caste qu'elle a choisit, elle endosse aussi un rôle d'espionne, voir d'assassin.

    ARMES PRINCIPALES:
    ♦ Pour les combats terrestres, et autres attaques préméditées, elle combat avec un trident. Entraînée pendant longtemps au combat à la lance, cette arme lui offre plus de possibilité, et elle le manie avec élégance, même si son poids et son manque de souplesse sont parfois des fardeaux. L'outil en question a pour dénomination "Neptune", et, outre les arabesques qui ornent son long manche, est forgé dans une roche cristalline, ressemblant à de la glace, amincit au maximum pour réduire son poids. Presque transparente, il est irisé d'un dégradé bleuté. Affûtée au maximum, c'est une arme de choix pour les combats officiels, et elle ne sortira jamais sans en société.
    ♦ Une dague, d'apparence banale, sans nom, bien que la lame soit apparemment de la même origine que celles de son trident. Elle s'en servira lors de ses "missions", aussi bien sur terre que sous l'eau, comme d'un moyen de défense, d'une aide, ou d'une guillotine, sous forme réduite. Habituellement, Othello la cache quelque part sous ses vêtements, communément sur jambe, endroit facile d'accès.

    AUTRES POSSESSIONS:
    - un diadème de célestine et d’argent, qu’elle camoufle sans encombre dans les méandres de ses cheveux, et qui se veux, de part sa couleur et sa forme, plutôt discret et modeste, comparé à certaines autres couronnes. Elle l’enlève lors de ses transformations.

    - De nombreux bracelets en argent à ses poignets, voir à ses chevilles, qui ne la quittent que lors de ses déplacements marins. Ils prennent la forme de simples fils épais et striés, ouverts à un endroit, pour permettre aux poignets de glisser en leurs centres. Ils sont en tout onze, et le nombre de bijoux portés varie en fonction des jours, tout dépend de la porteuse.

    - Un pendentif d’opale accrochait à sa nuque. Même si, grâce à sa race, elle n’a pas besoin de catalyseurs, celui-ci en est un, même si il brille de moitié moins qu’avant, la demoiselle maintient son utilité, et continu de l’employer couramment, quand un de ses dons est utilisés.

    - Un local à Hellas, où se trouve son herboristerie, et une petite chambre improvisée dans l’arrière-boutique. Elle ne s’en sert que rarement, et préfèrera dormir dans les temples de sa confrérie, ou dans des auberges, même si il y a un prix à payer.


    DON: Transformation partielle en son essence animale ~ Poisson lion aussi appelé rascasse volante

    POUVOIRS:
    ♦ Régénération (capacité à s'auto-soigner instantanément), qu'elle a sut maîtriser après de longs entraînements. Elle s'en sert lors de combat, notament, et cette capacité lui permet également de se sortir de situations périlleuses.
    ♦ Hypnose (manipulation de l'esprit, création d'illusion). Cette capacité est certainement sa préférée, celle qu'elle utilisera le plus, que ce soit lors de ses missions, dans son travail, ou encore lors d'une ballade sous-marine. Il arrive que ses victimes soient, avant de mourrir, soumises à des illusions violents, et fortement brutales.
    ♦ Contrôle de la glace (manipulation de l'élément de glace et du froid). Le pays qu'Othello habite la pousse a avoir intégrée cette notion, bien que dans son cas, elle soit presque innée, et qu'il ne lui fallut que très peu de temps pour la maîtriser complétement.

    SPÉCIALITÉS:
    ♦ Empoisonneuse (connaissance accrue dans le domaine des poisons et ses remèdes)
    ♦ Manipulation (capacité à manipuler autrui et obtenir des informations)

    PHYSIQUE:
    On ne vante que trop souvent l’aspect des femmes de Cimmeria, et part extension, celle de la cité d’Hellas tout entière, faisant profit des succulentes visions auquel la cité peut prétendre presque naturellement. Il est d’ailleurs bien rare de croiser une des sœurs dont les traits ne seraient pas fait d’élégance et de finesse, et dont le spectaculaire charisme serait encore à faire durant quelques années. Pures, ou mystérieuses, elles sont fiertés affirmées ou modestes insouciantes, vivant toutes sous les yeux de la même déesse, protégeant de sa main délicate leur vanité des reproches. Othello, durant les quatre années de son appartenance, a su s’intégrer à cette image, et ne la défie aucunement, glissant dans les légers courants de la douceur physique, et son corps, même si il est un étrange mélange de plusieurs choses, n’a pas une réputation à faire, n’ayant nul besoin de s’imposer sur la cour du temple. Légère, svelte, elle se refuse de prétendre à toute comparaison, et la demoiselle, dans tout son caractère glacée, ne porte pas de réelle attention à son anatomie, même si elle fait tout de même des efforts pour rester dans le même ton que celui de ses sœurs. Il fallait tout de même qu’elle se l’avoue, la demoiselle était tout de même assez jolie, et attirait les regards quand ceux-ci n’avaient nulle part où aller.

    De taille moyenne, la chimère atteint sans encombre le mètre soixante-cinq, mais ne prétend pas être plus grande, et ne le désire pas. Elle a d’ailleurs l’habitude de se chausser de chaussures plates, comme des ballerines, ou des bottes fourrées, conservant ces mêmes semelles parfaitement égales. Paradoxalement, grâce à sa capacité à agir sur le froid, elle se permet de ne pas les porter quotidiennement, trouvant ces chaussures cruellement encombrantes. Cette taille ne lui confère aucun atout, a part une certaine rapidité, et une grande souplesse dans ses mouvements, se permettant de se tordre aisément, décrivant dans les combats une gestuelle étrange, si tant est qu’elle doive se déplacer. Mangeant suffisamment pour assouvir ses besoins, et bougeant beaucoup, elle a une figure svelte et gracieuse, sans pour autant être maigre. Sa peau n’indique pas la présence que d’os sous celle-ci, et ses côtes ne sont pas apparentes sous la blancheur de son derme. Sa silhouette est assez régulière, malgré des hanches soutenues, et la nature ne lui a pas donné d’atouts particulièrement développés, créant dans se beauté de neige une fraîcheur candide, presque enfantine, malgré son visage et son allure de femme mature et affirmée. Ses jambes – quand elles ne sont pas remplacées par un appendice plus marin - sont assez longues et fuselées, pour sa taille, et ne sont pas particulièrement musclées. Elles le paraissent juste assez pour soutenir sa personne, et lui permettre de courir. Ce n’est qu’apparence, et quand la demoiselle est amenée à s’en servir, elle saura pousser son endurance à son extrême.

    Étonnement, la nature a fait que, grâce à son physique, elle se fondait parfaitement à son lieu de vie, la blanche et enneigée citée d’Hellas, dans ce pays si froid et glacé. Othello se serait merveilleusement assortie à la masse, se confondant à la perfection dans les murs et la pellicule de neige qui recouvrait le sol si elle n’avait pas eut l’essence animale qui l’habitait, et que son corps se retrouve ainsi affecté par certains détails étranges, que nul autre membre de quelconque peuple ne partagerait, à part ceux de la même essence animale. La demoiselle a hérité de certains traits du poisson en elle, se reflétant sur son anatomie, et pour beaucoup visibles. Les plus flagrant seraient peut-être ses oreilles, particulièrement indiscrètes, témoignant de son appartenance aux yorkas au premier coup d’œil. A la place du labyrinthe de chair, s’enroulant en méandre indescriptible autour de l’entrée vers le tympan, sa peau se transformait en longues pointes acérées, recouvertes d’une couche plus épaisse de peau luisante et rouge, du à l’activité sanguine importante, unies par une fine membrane rosée. Deux marques se trouvent aussi sur sa joue : Le poisson lui prêtant ses gênes, ces marquent ne sont rien d’autre que des rayures, qui, sous ses vêtements, parsèment son corps, en large bande rougeâtre, contrastant avec sa peau blanche d’albâtre. Elles ne sont pas très nombreuses, mais assez visibles, ce qui vaut à la demoiselle une peur intime, celle d’être aperçue nue sous forme humaine. A la base de son cou se trouve aussi un petit amas d’écailles argentée et luisante, mais celle-ci sont presque invisible, camouflée par la masse de cheveux de sa porteuse, les recouvrant presque complètement. On pourra aussi voir, sur la peau fraîche de sa nuque, d’étranges cicatrices, droites et parallèles, vestiges, ou liens, de ses transformations courantes. Au-dessus de ses yeux plutôt grands, juste en dessous de ses sourcils blancs, se trouve un espace, ses paupières, où sa peau pâle est plus bleue, plus turquoise que le reste de son corps. Ce far indélébile est lui aussi une marque de la créature qui sommeille en elle, et qui a marqué son empreinte sur la femme tout entière.

    Malgré ces détails de nature bestiale, Othello au corps de neige achève son anatomie glacée par un visage parachevant sa froide représentation, parfait point final à l’innocence et à l’immaculée blancheur de son être. Aux traits fins et gracieux, la pureté qu’il dégage est saisissante, comme intouchable, ne pouvant être abîmé d’aucune façon, placé sous un charme, un sortilège protecteur maintenant son âme comme un sanctuaire intact sous ses yeux de bois. D’une forme ovale et enfantine, il est parfaitement encadré par ses cheveux, ne laissant de son front qu’une partie de dégager, au centre, les mèches bouclées en cachant une partie. Ses capillaires sont peut-être une partie de son physique lui donnant le plus de caractère, faisant le plus d’effet. Entièrement blanc, hormis quelques mèches grisonnantes, ou argentées, ils étaient joliment courbés, créant une cascade de glace ondulée, au volume important créé par leur nombre imposant. De plus, la demoiselle ne les ayant pas coupés depuis l’âge de ses treize ans, ils ont atteint aujourd’hui une longueur fort respectable, arrivant presque au-delà de ses genoux, glissant comme une ombre derrière son dos, dans une brise douce et froide. Avait-elle fait ça par pur esthétisme, ou par simple caprice ? Peut-être le mystère sera-t-il éclairé par un petit saut dans l’histoire… Mais poursuivons, ceci n’est pas si important. Sous l’écran de ses paupières, se trouvent ses yeux. Ceux-ci sont assez étonnants, malgré leur brun comment, perçant la pâleur de son être, et disposent de pupilles dilatées, et ceci presque tout le temps, autre marque de son être animal, se reflétant jusqu’à ces globes vitreux, leurs imposants ces disques noirs, et illisibles pour quiconque voudrait lire dans son esprit. Plus bas, dans son visage, son nez, assez fin et discret, est facilement oublié, à côté d’une bouche candide et suave, joliment orangée, aux doux reflets épicés, relevant les couleurs de sa pâleur naturelle.

    Habituellement, sous forme humaine, la demoiselle a une garde-robe assez simple, et ne varie que très rarement de style de vêtement. Aux pantalons serrés et aux plastrons parfaits pour des combats en corps à corps, elle préfèrera une robe plutôt ample. Son placard en est garnis, et elle ne portera ces vêtements de combat qu’en de très rares occasions, seulement lors de mission nécessitant ces attraits, où lors de longs voyages, facilitant sa route. Ces robes sont généralement très longues, glissant sur le sol, cachant ses pieds et ses bras, parfois ses mains. Elles sont souvent blanches, ou bleu ciel, couleur lui permettant de se fondre aisément dans les couleurs de sa cité, sous des capes de cuir, ou de fourrure. Amples, légères, elles rivalisent entre elles de grâce et de douceur, joliment cousue. Encore une fois, la capacité d’Othello de contrôler le froid ambiant lui permet de ne pas s’encombrer avec de trop imposantes tenues pour lutter contre le froid. C’est ce genre de robe qu’elle porte lors des journées où elle travaille à l’herboristerie, ou quand elle participe à des missions de charité avec ses sœurs. La marine portera aussi certains bijoux, telles des bagues ou ses bracelets. Bien souvent, ses armes viennent compléter sa tenue, quand elle sort, préférant se munir contre toutes possibilités d’attaque, sachant pertinemment que sa congrégation et elle n’avait pas que des amis. Mais quand la sirène revêt sa cape blanche, et sa robe de coton, c’est bien souvent qu’elle part nager dans les lacs de glace de la région, pour céder à ses instincts, et profiter de sa double forme.

    Une fois changé, il est toujours aisé de distinguer dans cette femme poisson la silhouette de la blanche dame, car, outre quelques changements, son visage et son buste restent les mêmes, Othello ne pratiquant jamais, ou presque, de transformation complète, préférant se mouvoir à sa guise, et utiliser ses bras pour manier Neptune dans le climat hostile et glacé des lacs de glaces. Dans les changements notoires que l’on peut observer sur sa forme, le plus visible est marquant reste la disparition de ses deux jambes au profit d’une longue queue de poisson, aux écailles d’argent rayés de rouge, luisantes sous les reflets du soleil, s’achevant par de somptueuses nageoires, fines membranes fragiles et transparentes, parsemées de petits points. L’une est, étrangement, légèrement déchirée. Flottant dans les courants, au niveau de la moitié de cet appendice marin, se situe quelques piques, pointus et acérés, également unis par des membranes, à l’images de ses oreilles, ayant là gagner en taille. Sur sa nuque se trouve des deux côté de celle-ci, trois branchies, parallèles, lui permettant sa respiration sous-marine, et les écailles de son dos, elles aussi, gagnaient du terrain de manière radical, recouvrant là ses omoplates, le centre de son dos, et la naissance de ses épaules. Le dernier changement le plus visible traverse son dos, le pourfend et le transperce : une crête, faites de plusieurs pointes, unies par ce film transparent, variant joliment du bleu au violet, servant plus de parure et d’arme de menace que de réel instrument de mort. Cette rangée piquante ne tuera jamais personne, mais servira plutôt à effrayer les créatures marines. C’est pour cela que « givre » la replie la plupart du temps, pour la garder secrète contre son dos.

    Marine ou terrestre, Othello est, dans sa pâle innocente, et dans sa blanche pureté, une femme dont la beauté glacée fait parfaitement appartenance à son ordre. Elle n’a pas à pâlir de jalousie devant ses sœurs, se fondant parfaitement dans la masse des prêtresses de Cimmeria, et elle rayonne comme toutes ses consoeurs soeur l’œil prévenant de la déesse, rayonnant à sa manière dans toutes ces subtiles splendeurs, si différentes les unes des autres. Néanmoins, cette apparence ne lui importe guère, et elle ne cherche pas à en faire usage, sauf si, pour une raison intérieure à l’ordre, on le lui ordonne. Ainsi, comme la neige, la jeune femme offre une douce vision, aussi fraîche et immaculée qu’elle.


    PERSONNALITÉ:
    Comme toutes les demoiselles, et plus précisément, chaque individualités que constituent cette planète, Othello ne se soustrait pas à la règle, et possède un caractère propre. Ses qualités les plus pures, comme ses plus sombres défauts, elle les conserve et les utilise comme bon lui semble, quand ceux-ci sont de natures à être contrôlés. La réputation des prêtresse de Cimmeria garde une part de mystère, et est souvent faite de deux parties distinctes, blanche et noir, ou plutôt l'ombre et la lumière, et la yorka répond bien à cet aspect, tant dans la forme de son mental, que dans son attitude, pouvant osciller entre deux opposés d'une manière si facile, qu'elle en est parfois déconcertante, animée de transitions fulgurantes en fonction du cadre qu'elle pénètre.

    Mais commençons pas le commencement, et à son esprit dans son ombre. Avant d'énoncer les bon côtés, et tenter de changer un peu de point de vue, nous commencerons pas les mauvais, souvent bien dégradant. Il n'est pas sage de dire ce qui peut faire une éloge, et vanter quelques traits, avant de s'évertuer à les démolir dans toutes la gloire du sadisme, pour les réduire à l'état de simple sentiments passagers. Comme chaque personne, Othello a son lot d'obscurité, qui est en égalité presque parfaite avec sa clarté. Durant les ans, ils se sont agrandis, augmentés, pour prendre de l'ampleur dans cette demoiselle blanche. Son plus grand défaut serait certainement son impassibilité, et sa froideur. En certaine circonstance, il se peut que la glace marquant déjà son physique se durcisse pour devenir si glacée qu'elle change son visage en porcelaine inexpressive, et qu'elle se taise purement et simplement. Elle n'apprécie pas beaucoup la conversation, et, avec certaine personne, cette face neutre et pesante peut être particulièrement oppressante, et déclanché par de nombreux éléments. C'est bien souvent son sens du renfrognement et du caprice qui en sont la cause, ou encore lors d'une rencontre avec un inconnu. Givre n'apprécie guère les remarques, et quand celle-ci tombent, elle aura tendance à se fermer encore plus... Et elle le fera aussi de sa propre volonté, esquivant ainsi les sujets et les questions, ou refusant de son propre chef d'agir. Mais, bien souvent, elle préfère laisser les autres choisir pour elle et décider de ses actions. Ce sens de la hiérarchie la condamne à l'effacement, et à la docilité, car elle respectera toujours les ordres qu'on lui donne sans broncher. Les prêtresses ont ainsi libres actions sur elle, et peuvent demander de sa personne tout ce qui est en son pouvoir. A ce jour, elle n'a encore jamais refusé aucune mission, même si, au fond d'elle, elle désire arriver au sommet de son ordre, sans pour autant agir contre ses soeurs. D'ailleurs, elle ne leur veut aucun mal, et ne leur portera jamais aucun coup bas, contrairement aux personnes extérieur, qu'elle peut descendre de la plus fourbe des façons. Un autre mauvais côté la caractérisent, est son sadisme. Quand elle a une 'proie', ou plutôt une cible, elle est capable de la faire avouer dans les pires tortures, et les pires souffrances, pour arriver a ses fins, tant qu'elle n'est pas morte. Si celle-ci est condamnée dés le départ, elle pourra porter jusqu'à son extrême le jeu, jusqu'à ce que sa proie la supplie de la tuer, ensevelie sous un brouillard funeste d'illusions effrayantes et écoeurantes. Ses capacités de création de rêve lui permette d'agir de cette façon, quand elle n'empale pas le pauvre être dans des stalactites glacés. Ainsi, quand elle doit agir pour l'ordre, Othello préfèrera agir seule, ou en compagnie de son compagnon animal, plutôt que d'être accompagnée, et elle peut se montrer glacial envers la personne qui s'invite à sa mission. Elle agira alors en toute individualité, menant sa mission comme si elle était seule.

    Ce florilège de défauts s'achèvent maintenant, même si quelques détails sont omis. La perle n'est pas un monstre - En soit- et elle possède aussi quelques qualités, équilibrant la balance de manière astucieuse. Extrêmement souple et rapide, elle est une combattante hors paire, et trouve dans son ordre une place de choix. Sa nature physique un peu particulière l'a rendu très robuste, et elle est capable, dans son apparente fragilité, de se battre contre les multiples caprices de la météo, et de mettre en pratique ses techniques dans de nombreux terrains. D'un naturel effacé, il est dur de croire qu'elle a difficilement peur, et qu'elle ne craint pas la mort, qu'elle conçoit comme un simple dommage collatéraux. On peut aussi la décrire de plusieurs façons, quand on recherche des termes élogieux lui correspondant bien: persévérante, mignonne, docile, appliquée ou encore douce. Mais touts ces aspects ne sont révélés qu'à certains élus, et il est rare qu'elle se montre aussi sensible en publique. Les rares endroits où elle revêt librement ce masque d'innocence sont à son herboristeries, lors d'oeuvres de charité organisés par son ordre, avec son tigre et les personnes qu'elle affectionne le plus, et, étrangement, en compagnie d'enfants. Elle sait se montrer très maternelle, et est un modèle de douceur et de bienveillance avec les plus jeunes individus de la société. Une main délicate posée sur les joues douces et rouges des bambins lui font un effet rare et merveilleux, et elle saura se révéler réellement envers ces êtres encore insouciants, libres de penser et d'apprendre à leurs guise toute la vie qu'ils auront à traverser. Ses clients, aussi, peuvent la contempler dans ce élan de grâce, bien souvent le matin, ou les jours de soleil sur la cité de glace, bien que tout dépendra de la personne se tenant en face de la demoiselle. Particulièrement persévérante, elle aime quand le travail qu'elle applique est bien fait, et, avec l'entraînement, elle parvient à accomplir ce qu'on lui demande, et ce pour quoi elle est mandaté avec brio, et application. Ainsi, que ce soit dans son métier de l'ombre, ou dans son camouflage urbain, elle saura remplir sa tâche de la meilleur façon qui soit. C'est une experte dans son domaine: l'herboristerie. Apprenant cette discipline depuis sa plus tendre enfance, elle est passée maîtresse dans l'art des filtres, et potions en tout genre: que ce soit de l'onc pour guérir les rhumes et autres problèmes de poumons, jusqu'aux poisons les plus mortels, elle saura conseiller ses clients les plus exigeants, et mettre cette connaissance au service de sa caste, que ce soit les remèdes, pour soigner une soeur souffrante, ou le liquide tueur, pour froidement assassiner. Othello peut ainsi être une fleure de douceur, bienveillance qu'elle réserve la plupart du temps à son compagnon de marche et de vie, Drasha, et à certains être qu'elle côtoie, et d'autre n'ayant pas encore l'âge de les comprendre.

    Son attitude, quand à elle, varie en fonctions de nombreux caractères. Othello est la plupart du temps froide et renfermée, principalement lors de ses voyages, dans le temps, ou en présence d'autres prêtresse de Cimmeria, envers qui elle tient à garder cette allure glacée, par vanité ou autre. Malgré le respect qu'elle leur porte, et la docilité qu'elle leur donne, elle ne leur fait pas confiance, et reste particulièrement méfiante envers elle, ce qui la pousse à cacher ses sentiments de leurs yeux, de peurs de quelconques pensées. En toutes connaissance de leurs fourberies, elle s'esquive à leur vision, et apparaîtra lors de conseil et de réunion toujours aussi distante et inexpressive. Mais toutes ses individualité ne font qu'une sous Kesha, et elle compte mine de rien faire partie intégrante de la masse, s'impliquant activement dans la vie de son ordre, et dans son avancée dans la société actuelle. Elle se bat donc pour en défendre les principes, obéissant aveuglément, accomplissant les tâches les plus ingrates, trompant et envoûtant à tour de bras pour que ses soeurs parviennent à leur fin. Cependant, le nouveau caractère de l'ordre, la partie plus sombre de celui-ci lui déplaît, et elle compte bien changer ceci pour rendre à l'ordre son visage gentil et aimable d'autre fois, avant le cruel accident qui changea le court des choses dans le coeur de toutes ces fidèles. C'est pour cela qu'elle fait tout pour s'afficher comme une des meilleurs, et grimper les échelons, petit à petit, les ans ne lui faisant pas peur.

    En dehors de son Église, Othello agit comme une personne 'normal'. Ses occupations sont celles que tout le monde pourrait avoir: lire, aller au marcher, prendre des nouvelles des différents habitants... Elle sait, dans ces situations, se montrer assez sociale, et prévenante, même si pour beaucoup ça ne reste qu'une masque qu'elle revêt pour cacher ses vrais sentiments. Cependant, elle n'est pas très bavarde, et ne passera pas de longues heures en conversation avec ses voisins, ou ses clients préférant que les débats soient rapidement closes, et passer à quelque chose de plus important dans la liste de ses priorités. D'un naturel discret, elle ne cherche pas à s'attirer les regards ou les connaissances, et a, à ce point de vue, un très maigre carnet d'adresse. Ses ' amis' se comptent sur les doigts d'une seule main, et les membres de sa famille sur l'autre. Ces relations sont pour elle futiles, et intrigantes, elles la détourne de son but et de ses missions, et l'encombrent, car, au fond d'elle, elle sait qu'elle tient à ces personnes plus que tout, et qu'elle se doit de s'assurer leurs sécurité, la détournant de ce qu'elle cherche, la remplissant de peur et de doutes. C'est dans ce même esprit qu'elle se détache au maximum de toutes relations à longs termes, ou d'amitiés proches. Elle ne veut pas être influencée, et avoir affaire à ces craintes lors des combats, car elle se retrouverait à ce moment là particulièrement vulnérable. Séparer sa vie dans l'ordre, et sa vie en société est donc un de ses principes les plus fondamental.

    Pour finir, comme tout un chacun, la yorkas a ses habitudes, et ses lubies, aussi étranges soient-elles - et son caractère de chimère lui en confère certaines des plus étranges. Tout d'abord, en règle général, elle a une passion pour les grands espaces. Ayant pris l'habitude de la liberté en nageant sous l'eau, elle supporte difficilement certains espaces qu'elle juge contraignants ou, selon, ses dires, impraticables comme la forêt ou la montagne. Elle apprécie la navigation, et est très admirative envers les bateaux, et les navires, et s'imagine parfois faire partie d'un équipage, si elle n'avait pas rejoint les soeurs. Son appel incessant de l'eau et du poisson en elle la conduise à, tout les dimanche, s'évader silencieusement de la cité pour rejoindre les gelés lacs de glace, et parcourir leur sommeil doucereux et leur silence pure et immaculé. Dans ses moments là, elle à l'habitude de chasser, et abat sans problème les proies qu'elle rencontre sur on chemin. Cet attitude bestial lui donne un autre détail intéressant, plus dans sa façon d'être et ses habitudes alimentaires qu'une autre partie de sa vie: elle mange sa viande crue, et rencontre quelques problèmes de digestion avec les produits terrestres, comme certains légumes. Une fois sous forme de sirène, elle est capable de manger tout type d'aliment marin, et n'hésites pas à planter ses dents à même la chair de sa victime. Personne n'a encore put voir cet écoeurant spectacle, pas même la seule personne à l'avoir vu sous sa forme marine. Cette discrétion du corps est quelque chose de vitale à la demoiselle, et elle tient à conserver cet anonymat, en faisant tout pour se cacher, même si, un jour, il faudrait bien qu'elle soit découverte... Pour finir, la dame est parfaitement adapté à son climat, et c'est dans les eaux froides qu'elle est le plus à l'aise. Si il lui arrivait un jour de devoir nager dans des liquides plus chauds et tropicales, elle utiliserait alors son contrôle sur la glace pour régler la température alentours, et lui permettre de retrouver ses repères.

    Ainsi, Othello reste une demoiselle complexe, au charme inexpressif, dans la cloison qu'elle place entre elle et le monde. Son attitude peut varier, osciller entre la vie et les gens, respirer la société ou l'empoisonner d'une mixture blafarde. Aussi froide que la glace de ses cheveux, ou aussi tendre que le brun de ces yeux, elle soigne le moindre détail pour arriver à ses fins. Mais, qui sait? Cet barrière inexplicable pourrait peut-être s'affaisser avec d'autres êtres qu'elle pourrait rencontrer.

    HISTOIRE:



Ce récit commence par un beau matin d’hiver dans une paisible cité, au nom effacé et contredit par les années. Ce petit bourg était situé au sud de la belle et froide ville d’Helas, qui gouvernait du haut de sa terre de glace. Muni d’un grand port, et d’une belle situation par rapport à l’océan, il profitait d’une position parfaite pour accueillir flottes, voyageurs et pêcheurs, y posant couramment leurs bateaux. Il était gouverné par un grand homme, riche, et plein de charisme, le seigneur d’Elbahara. On ne ventait jamais assez au sein du hameau ses vertus et sa bonté. C’était un terran de grande taille, qui méritait amplement son titre de comte, après avoir fait la fortune de ce petit port, et de ses habitants, et qui pensait toujours à son prochain. Il était marié à une belle et douce femme, une sindarine pleine de charme et d’affection envers les plus démunies, qui avait pour nom Elise. Celle-ci avait déjà fait l’honneur de donner à son mari deux beaux enfants, Théodore et Danielle, tous deux sindarins comme leur aimable mère. Cette famille était, pour toute la ville et ses habitants, un modèle à suivre. Belle en toutes circonstances, dotée d’un grand sens de l’élégance et de la politesse, toujours prête à aider quelqu’un dans le besoin, elle était adulée de tous, ce qui conduit monsieur à devenir le maire de la ville. Ils menaient une vie parfaite, que tout le monde pouvait envier. Ils avaient tout ce que la vie pouvait donner à une petite famille. Il ne leur manquait rien. Et c’est précisément à cause de cette absence que tout changea le jour où un certain navire toucha terre dans ce port gelé…

Monseigneur le comte était une grand amoureux de la mer. Passionné des bateaux et du génie civil qui les avait fait naître, il était un grand connaisseur en la matière. Son savoir était d’ailleurs connu dans le bourg, et beaucoup d’artisans venaient le consulter, ou lisait un des livres savants qu’il avait publié à ce sujet. Lui et la famille D’Elbahara ne manquait aucune parade maritime, aucun débarquement. Ils avaient tous gagné avec le temps cet amour de la mer, et cette passion de voiles et des hauts mats. Ce jour-là, alors que le port était recouvert d’un léger manteau de neige, une flotte d’aventuriers arrivèrent au port. Bien évidemment, le seigneur, sa femme et leurs enfants étaient tous aux premières loges pour assister à l’arrivé spectaculaire des navires : envahies de la belle et clair lumière du soleil, les voiles tendues s’étendaient comme des ailes blanche de pureté, alors que les oiseaux flottants rentraient lentement dans la baie ; Les coques humides et recouvertes de coquillages craquaient délicieusement contre l’eau froide, heurtées par le clapotis des vagues. Bientôt, près de cinq voiliers aux noms aussi brillants qu’extravagants étaient à quai, patientant sagement avant de repartir sur les flots. Les marins descendaient peu à peu, fatigués pour la plupart, soulagés pour beaucoup, et tous heureux de revoir le sol. Là les attendaient les habitants, fières et admiratifs, les bras chargés de cadeaux de bienvenus et de vivres pour ces grands navigateurs, soucieux de les aider et de faire bonne impression. Le capitaine de cette régate s’approcha d’une démarche majestueuse du comte, et l’invita à visiter ses vaisseaux après quelques minutes de discussions intenses et enflammées sur la mer et ses bateaux, laissant seuls madame et ses enfants dans la foule de marchands et d’habitants. Bientôt, celle-ci fut si imposante qu’ils ne pouvaient pas voir à quelques mètres. De toutes les directions, ils étaient heurtés, bousculés, renversés violemment par l’euphorie du retour et l’exaltation de la découverte. Elise ne tarda pas à se dégager rapidement de cette masse, ses enfants au bout des bras, laissant filer au vent sa longue et belle chevelure blonde, s’extirpant gracieusement de cette infâme prison humaine. Rapidement ses yeux de biches se frayèrent un chemin sur la foule, espérant croiser la figure affectueuse de son mari.

Après quelques minutes de recherches, ils finirent par se poser sur le deuxième bateau, sans avoir pu repérer la majesté du visage du comte. Mais c’est sur un autre visage qu’ils se posèrent… Des traits fins, un regard aussi blanc que perçant, de courts cheveux argentés, de longues oreilles faites de pointes, unies par une fine membrane… Le Yorka ne tarda pas à repérer la sindarine qui le regardait avec tant d’insistance. C’est un homme beau, à la peau basané par le soleil, mis à part certaines rayures étranges qui parsemaient son torse nu de barres rouges. Le marin continuait d’avancer sur le pont de bois qui était sorti pour les aider à descendre sans briser ce contacte entre lui et la belle femme qu’il venait de deviner. Elle avait dans son regard de bois quelque chose de très attirant, qu’il ne pouvait quitter. Il ne remarquait même pas les deux enfants à ses côtés… Cependant, il fut bientôt happé par une foule dense et monstrueuse, avide, l’attendant la gueule béante. Il fut emporter par tous ces gens, sans pouvoir revoir la dame qu’il avait vu. Elise attendait toujours son mari sur la colline qu’elle avait atteinte, troublée par la vision agréable qu’elle venait d’avoir. Quelques longues minutes plus tard, le comte revint, après s’être confondu en remerciement auprès du capitaine. Ils commencèrent à s’en aller quand quelque chose tomba a terre, provoquant un bruit sec sur le sol pavé : un des bracelets de madame avait jalousement quitté son poigné pour embrasser le sol qui l’avait fait naître, et quitter sa vie d’apparat quelques secondes. Elise tendit la main pour le récupérer, mais une autre fut plus rapide. Lentement, le cœur battant, comme lors de sa première rencontre avec le duc, elle se retrouva nez à nez, œil dans œil, les siens plantés dans un regard blanc de glace. Tremblant, troublé, il lui rendit son bracelet, qu’elle saisit à bout de main, tout aussi éperdue, avant qu’une calèche ne les sépare brutalement, et l’emporte loin de ses yeux purs qui ne cessaient de la fixer.

Ils ne passèrent qu’une nuit ensemble, avant que le navire de reparte vers de nouveaux horizons aqueux, emporté sur une autre mer par d’autres vagues. Elise tomba enceinte dans la même période. Mais, par orgueil, et par sûreté, elle prétendit que l’enfant était du comte lui-même, n’étant pas réellement sûre du contraire. Bientôt, toute la famille était à présent enthousiaste pour la venue de ce nouvel enfant. Eux comme le village attendaient patiemment que les neuf mois s’achèvent, amenant avec eux une nouvelle vie innocente et timide, prête à savourer de nombreuses années d’existences. Les statistiques allaient de bons trains dans le manoir. Théodore, le jeune garçon, ayant à cette époque sept ans, désirait avoir un petit frère, pour pouvoir lui apprendre la passion qu’il avait pour les créatures marines. Danielle, elle, voulait une petite sœur, pour pouvoir choisir étoffe et parler couture. Pour couper court à tout discourt, madame la comtesse se rendit chez une diseuse de bonne aventure. Celle-ci lui assura que l’enfant qui allait naître serait un garçon. Mais elle ajouta sur un ton étrange et provocant qu’il ressemblerait beaucoup plus à son père qu’elle ne pourrait l’imaginer. Troublée, Elise revint chez elle, et annonça qu’un nouveau petit comte arriverait bientôt, rendant ravis Théodore et monsieur, enchantés d’avoir un nouvel héritier mal. Avec sa femme, ils choisirent un nom à ce futur être, un nom qu’ils avaient retenu au fond d’eux pour un prochain garçon : Othello. Cependant, six mois plus tard, alors que madame avait fini par se convaincre qu’elle attendait vraiment un enfant de son mari, ce n’est pas un jeune homme qui naquit avec les cheveux bruns irisés de son père et ses yeux de verre. L’étonnement fut général, quand tous virent, dans les bras de la sindarine abasourdie une petite fille dont les courts cheveux n’étaient fait que de neige et de givre, et dont les yeux d’écorce rappelaient avec surprise ceux de l’elfe, qui allait devoir faire face à la vérité… Le comte ne fut pas dupe, en apercevant le corps ciselé de rayures de l’enfant, et ses oreilles en pointes visqueuses. Durant plusieurs jours, on ne le vit plus. Elise resta seule avec l’enfant, qu’elle chérissait pourtant plus que tout, et dont le visage pur rappelait un amant si cher. Et un jour, le comte reparut, portant une décision bien lourde. Il convoqua toute la famille, leur expliquant qui était cette petite fille qu’il n’allait pas reconnaître. Comme l’enfant bâtarde qu’elle était, Othello ne recevrait de ce père ni le nom, ni l’affection… Mais elle pouvait tout de même vivre avec cette famille, ce frère, cette sœur, et ce père qui dés ce moment la détestèrent…


‘’- Mère, pourquoi la mère est-elle si vaste ? ‘’

La petite main d’Othello glissa silencieusement de celle de sa mère, qui la retenait jalousement depuis de nombreuses minutes déjà. Installées au bord d’un grand lac de glace, à l’époque de l’année ou le givre recouvre tout, Elise et sa fille discutaient sagement depuis de nombreuses heures, débattaient, même, sur de nombreux thèmes, de belles idées. La petite fille avait, quelque jour plus tôt, atteint l’âge de huit ans.

Peu après sa naissance, la barrière du rejet s’était déjà mis en place, et à peine savait-elle parler qu’elle ne trouvait personne avec qui apprendre, à part sa douce mère, qui ne cessait de veiller sur elle, de prendre soin de son « ange blanc ». Seule à ses côtés, elle avait tout de même réussi à vivre, à apprendre progressivement comment marcher, comment écrire. Une rumeur avait circulée quelques temps après sa naissance, un écho qui disait que madame la comtesse avait fait une malheureuse fausse couche, et que l’enfant tant désiré ne serait jamais à porté de vue. Ainsi recluse par les dires de son propre père – ou plutôt celui qu’elle considérait comme tel- il lui fut interdit de sortir de la propriété du manoir, de se promener librement dehors quand elle n’était pas accompagnée, ou encore de ressentir la joie d’être en contact avec d’autres enfants. Enfermée dans ces doutes et ces contraintes, elle ne comptait plus le nombre de nuits qu’elle avait passé seule, recroquevillée sur un lit, ses cheveux d’argent éclairés par un rayon de lune, quand père et mère, et sœur, et frère étaient sortis. Elle attendait tristement le lendemain, sans comprendre pourquoi, sans chercher à le savoir peut-être, cloîtrée dans cette vie qu’elle acceptait tant bien que mal. Un jour, il lui fut permis de sortir avec sa mère, et uniquement elle. Le comte avait trouvé un stratagème pour faire passer la petite pour une cousine éloignée dont les parents avaient subi un accident, écartant ainsi définitivement les soupçons. Ces sorties étaient pour la petite fille en manque de liberté une vraie bénédiction. Voir d’autres visages, des bâtiments inconnus, et par-dessus tout : la mer… Toutes ces choses qu’elle ne connaissait pas la ravissaient au plus haut point. À la même époque, le baron abdiqua pour que des professeurs viennent lui faire court, l’enseigner sur les langues, les mathématiques… Rapidement, Othello ne vivait plus que pour ses escapades, et ses études, ayant déjà pris l’habitude de revêtir son visage de porcelaine.

‘’ – C’est pour que vous puissiez la parcourir en entier, Othello. Maintenant redonnez- moi votre main. Être aussi proche de l’eau pourrait être dangereux pour vous.

- Mais mère… L’eau a l’air si douce. ‘’

La petite fille inconsciente s’approchait de plus en plus de l’onde scintillante, lui renvoyant son propre visage. Depuis quelque temps, une pensée hantait son esprit comme un fantôme de sa maison. Pourquoi ces oreilles ? Pourquoi ce besoin constant ? Elle avait déjà croisé en ville quelqu’un comme elle… Ou plutôt quelqu’un lui ressemblant. Une créature longue et effilée, qui, en sautant d’une falaise, avait pris l’apparence d’un beau poisson. A ce moment là, Othello l’avait envié, ce pouvoir comme cette personne. Et si elle était un poisson, elle aussi ? Ses oreilles et ces marques sur sa peau semblaient lui prouver que oui. La petite fille s’agenouilla devant le liquide transparent, se battant avec la glace qui tentait de s’emparer d’elle, mâchouillant la moindre vague, et observa longuement le visage de nacre qu’elle voyait se refléter dans l’eau silencieuse, se heurtant lentement contre les rebords de la berge, elle aussi froide. Aucun frisson ne parcouru sa peau, à cet instant. Elle n’avait pas froid. C’était une sensation qu’elle avait cessé de ressentir depuis de nombreuses années maintenant. Ce lac l’appelait si fort… La petite fille ouvrit timidement ses lèvres, et dit lentement à sa mère, toujours silencieuse et impassible « Mère, je veux être un poisson. ». Le corps lourd plongea soudain, brisant la glace de la fine banquise, s’étouffant de l’eau, s’enivrant des longues colonnes de bulle qui la suivait lentement, se brûlant de ce silence infinis du fond des mers. Alors qu’elle coulait, rejoignant de plus en plus vite la boue vaseuse du fond de l’eau, entre deux mèches blanches, l’image perturbée du soleil vint caresser ses yeux, alors qu’ils se fermaient lentement. Elle mourrait peut-être… Qu’avait-elle à perdre ?

Cet événement resta gravé dans les mémoires pendant longtemps. Elise, sur la berge, avait attendue longtemps, sa peur de l’eau l’empêchant de bouger, avant que sa fille ne remonte à la surface, saine et sauve, trempée, et un grand sourire aux lèvres. Innocente, elle lui avait gentiment dit qu’elle était devenue un poisson. Depuis, les visites à la mer devinrent plus fréquentes, et Elise contemplait avec un grand délice ce petit poisson coloré et épineux courir dans les vagues, volant sur l’onde dans des éclats de rires qu’elle imaginait. Les années passèrent lentement, à partir de ce moment-là. Les exercices devenaient plus durs, comme ses connaissances. Un nouveau professeur, Turuk , vint s’ajouter à l’armée qu’elle comptait déjà. On le disait le plus puissant mage du village. Apercevant les talent de sa fille pour la magie, la sindarine l’avais spécialement invité pour lui permettre d’apprendre comment s’en servir. Cette mère était devenue la plus attentionnée du monde, et savourait chaque moment passé avec le fruit de ses entrailles comme un pur délice. Il s’avéra que la jeune demoiselle était capable de maîtriser la glace, et rapidement, il lui fut aussi capable de guérir rapidement de ses propres blessures. Cet exploit ne fut remarquer qu’après que celle-ci ne se coupe volontairement le bras avec un éclat de glace, pour prouver à la sindarine qu’il ne fallait pas s’en faire pour elle, et qu’Othello pouvait se soigner seule. Ainsi, le temps continua de passer, lentement, plein de belles choses qui n’existaient qu’entre elle et sa mère, les deux femmes s’étant séparées des autres, oubliées par leur famille, comme pour lutter ensemble contre l’ignorance.

Un jour, Othello atteint l’âge de douze ans. Elle était devenue une sage et neutre jeune fille. Ses sentiments étaient déjà masqués par une pellicule blanche recouvrant son visage glacé. Elle ne les montrait qu’avec Elise, qui, quant à elle, était toujours aussi rayonnante. La yorka commençait à maîtriser ses pouvoirs avec un grand talent, domptant le moindre de ses doutes, paralysant la moindre peur dans un étau de glace. La rascasse en elle était toujours plus rapide, toujours plus teigneuse, happant les petits poissons, et défiant les plus grands de ses pointes acérées. Tout allait pour le mieux, sans le comte, et ses enfants. Cette famille un peu particulière se suffisait à elle même, n’hésitait pas à affronter touts les dangers, tant qu’elles étaient ensembles. Mais, petit à petit, une ombre se glissa sur le portrait de famille, un spectre gênant, écoeurant, poison malsain qui s’insinua dans les veines de la pauvre Elise qui finit par en mourir cinq mois plus tard, laissant derrière elle l’ombre blanche d’une jeune fille en pleure…


‘Rien ne peut être fait dans la solitude.’

« - Othello ! Que fais-tu ici ?! Sors ! »
« - Félicitation, Théodore ! Te voilà admis sur ce bateau ! Tu nous manqueras à tous ! »
« - Si seulement tu n’avais jamais existée… »
« - Tu es seule. »


La solitude est un pêché, et l’écartement un vice. Le cœur de sang et de sable de la jeune fille était de plus en plus rongé par la haine, la peur et la rancune, à mesure que sa vie défilait sans l’être auquel elle tenait le plus. La mort de sa mère avait été brutale. Un fardeau d’ombre s’était entassé sur ses épaules frêles. Touts ses espoirs, toutes ses espérances s’effondraient, balayés par le vent de la mort. À nouveau, elle était piégée sur un échiquier inégal, seule pièce blanche au milieu de cases noires. Imaginez : Une vie passée au milieu des vôtres, mais où personne ne vous remarquait ? Là où seul le souffle du vent du soir participait à votre prière ? Et là où les seuls regards que vous arriviez à capter n’étaient que haine et dégoût ? Sans arrêt, la jeune fille devait faire face. Son frère partie, elle restait la proie du regard juge et hautain de sa sœur Danielle, et de la vengeance malsaine du comte, qui ne faisait que la haïr, rejetant sur elle la mort de sa femme et son éloignement. Sa sœur, étonnement, était la plus cruelle. Elle la condamnait à tout, et pour tout : l’enfermant dans la maison, elle la traitait comme une esclave, se moquant d’elle, la blessant parfois avec un ancien couteau qu’elle manipulait très bien. Cette vie d’exclusion et de haine lui était de plus en plus pénible, malsaine, étouffante. Othello mourait petit à petit dans les mains de l’homme qui, derrière elle jour et nuit, ne souhaitait que son trépas.

Une seule personne, néanmoins, continuait de la visiter couramment : Turuk. Le sage continuait ses courts et ses entraînements, libérant la jeune demoiselle de sa torture pour lui offrir une bouffée si désirée d’air pur. Quand il jugea sa maîtrise de la glace suffisante pour être appliqué hors des combats, il commença à s’intéresser de plus près à son animorphie… Il était intrigué par cette capacité de transformation sans pareille, et par cette jeune fille à la peau si blanche, et aux oreilles si curieuses… De plus en plus souvent, ils quittèrent le manoir désolé pour se rendre aux lacs de glace, qu’Othello aimait toujours autant, comme le paradis sur terre. Jusqu’ici, seule sa mère avait assisté à une transformation de la demoiselle. Son professeur fut le deuxième à pouvoir voir ce prodige, ce corps illuminé de jeune fille se tordre, se plier, pour disparaître une petite masse, courant dans l’eau, volant dans l’onde, cette petite rascasse pointue et vivace. Les yeux tordus d’intrigue, il n’en manquait pas le moindre détail, avide de comprendre les mystères d’une telle magie. Pendant des jours, il tenta de comprendre, de saisir la moindre subtilité. Il n’en dormait plus, n’en vivait plus. Seul le soir, les yeux fixant son plafond, allongé au milieu d’un tapis de parchemin usagé, il cherchait sans relâche la bonne réponse, la bonne formule, celle qui pourrait le rapprocher de cette satanée réponse, alors que, dans une autre maison, une autre cage était enfermé un petit oiseau blanc. Et un jour, il trouva. Elle apparut comme une illumination, une merveille. Il comprit tout, de A à Z, sans pour autant pouvoir le reproduire. Les courbes de ce petit poisson n’étaient plus pour lui un mystère.

Une fois Turuk rassasié, il expliqua à la demoiselle au visage de marbre, qui l’écoutait, attentive, inexpressive. Mais comme tout bon mage qu’il était, une fois résolu, le mystère était devenue trop plat. Trop simple. Trop vide. Plus rien ne l’animait. Plus rien… À part un nouveau défi à sa mesure. Il comprit bien vite qu’une fois encore, la blanche en serait le principal objet. Cette transformation était très complète, autant que complexe. Découvrir son secret de ne fut pas facile. Mais maintenant il était temps de passer à autre chose, le stade au-dessus : la transformation partielle. Permettre à cette chimère de devenir un être hybride, de disposer sous l’eau d’aussi bien sa queue de poisson, que de ses mains de femmes. Elle deviendrait presque parfaite… C’est avec cette idée qui le hantait jour et nuit qu’il commença a entraîner celle qu’il appelait sa muse, pour la voir épouser les formes qu’il lui destinait un jour. Elle ne comprit jamais l’ambiguïté de leurs relations, ne sachant comment la prendre, et comment la comprendre, comment réagir à cette main sur sa joue, ou à ce crie désespéré quand l’hypothèse avançait n’était pas la bonne. La magicien ne vivait plus que pour ça, pour cette envie unique. Et un jour, un soir pour être précise, il finit par comprendre, et elle arriva à l’apparence qu’elle revêtit à jamais lors de toutes ces transformations. Il avait compris comment procéder. Ce petit rien qui lui permis d’interrompre la magie, pour ne prendre que la forme inachevée, celle de la sirène, et non plus du poisson. Il ne savait pas, à ce moment là, qu’il enrayé la transformation à jamais, et qu’elle ne pourrait plus accéder à la transformation finale, ou peut-être au prix de nombreux sacrifices.

Tout les soirs, il observait son œuvre, il la regardait des heurs au bord de l’eau, la lune se reflétant dans ses cheveux d’argent, son visage gagnant de jour en jour sa beauté et sa maturité, sans gagner aucunes émotions. Sa mère lui manquait terriblement, et la solitude, même un peu comblée, était toujours un creux béant dans son cœur. Elle ne savait plus vers qui se tourner, si ce qu’elle faisait était vraiment bien. Il lui était devenue presque impossible de prendre une décision par elle-même. La seule chose qui s’inscrivait dans son esprit était l’obéissance, la docilité, dépassant la rage et le tristesse. Rien n’allait mieux chez elle. Othello était devenue une étrangère, un fantôme, un spectre translucide, illuminant de sa blancheur l’ombre, sans pour autant être remarquée par des yeux humains. Seul le regard vide de sa sœur se posait de temps à autre sur elle, mais ils n’avaient plus la force de se battre. Monsieur le comte, quand à lui, devenait de plus en plus brutal, rustre. Un certain penchant pour la boisson devint peu à peu une malédiction. Il était devenu un ivrogne en peu de temps, et dans un aspect hideux, il cédait aisément à sa colère, révélant un homme violent. Un soir, voyant la silhouette spectrale de l’hybride se faufiler devant lui, il céda une fois de plus à la bête. La demoiselle fut blessée et humiliée, et cette soirée là fut la dernière qu’elle passa dans ce manoir. Haletante, désemparée, elle se réfugia chez son maître. Turuk, en la voyant ainsi, l’abrita et l’invita à venir chez lui, à vivre avec lui si il le fallait, à fuir cet endroit maudit. À la lueur d’une bougie, son visage habituellement se tordit, ses yeux inexpressifs brûlaient de douleur sous une paupière violacée, et elle se mit à pleurer violemment. Le mage était là, et s’approchait de plus en plus, tremblant, hésitant. D’une main, il releva le visage de la jeune fille, approchant ses lèvres d’un geste désespéré.

Othello avait seize ans. Sa silhouette fragile et souple courait désespérément dans les plaines de glaces entourant le village. Pieds nues, cheveux défaits, les yeux humides, la chimère ne savait plus où aller. L’image de Turuk hantait son esprit, celui du comte, de sa sœur, de sa mère… Elle ne leurs avait apporté que malheur… A moins que ce soit l’inverse… Arrivée devant la mer glacée, elle s’arrêta, et regarda longuement l’eau. Elle l’appelait toujours… Et si elle était sa famille ? Un souvenir cruel lui revint, l’étouffant de larme. Elle avait pris sa décision… D’une voix meurtris, tout son corps souffrant, elle dit dans un souffle éperdue :

« - Mère… Je veux être un poisson… »

Le corps blanc de la sirène tomba lourdement dans l’onde glacée, pour ne plus jamais réapparaître dans le village qui l’avait vu naître, et mourir, pourrissant son cœur de la plus blanche des folies.


Long. Vide. Silencieux. Elle passa deux ans dans le plus profond des infinis, celui qui pouvait abriter les pires créatures, comme les plus étranges. Sans savoir faire la part des choses, elle se jetait à corps perdue dans cette étonnante épopée marine, qui la conduirait au fur et à mesure des courants, à sa destination finale.

Gracieuse, le fantôme humanoïde glissait dans l'eau comme un poisson l'aurait fait, en fouettant l'onde épaisse de son appendice d'écailles. La vicieuse avait pris l'habitude de la mer assez rapidement, comme la masse d'eau s'était habituée à elle, lui imposant toutes ces règles et ces pièges sournois. Apprendre à se battre dans cet environnement fut d'abord difficile, décoder les signes, écouter patiemment le moindre échos dans les méandres des côtes sous-marines... Tout cela était la dure religion de la mer, une religion violente, sans fois ni lois, brutale, vile, cruelle, toute la haine du monde enfermée dans un environnement hostile... Mais pouvant aussi être le théâtre des plus humains des spectacles, et de la plus grande douceur. Un spectacle en eau et en glace s'offrait à elle, aux horizons multiples et colorés, comme ses habitants aux nageoires multicolores et élégantes. La fée nageante avait rapidement prit le contrôle des profondeurs, affrontant les prédateurs avec audace, et rejoignant leur rang en tant que chasseuse. Se nourrir fut au début son principal problème, et elle erra longuement dans le but de trouver de la nourriture au commencement de son périple, spectre blanc entre deux atmosphères. Puis, petit à petit, elle sut retrouver confiance, manier les lames de glaces qu'elle se fabriquait à partir de l'humidité ambiante, choisir ses proies en fonction de leurs tailles et de leurs goûts, reconnaître les poissons venimeux, de ceux inoffensifs. Nager devint un jeu d'enfant, et elle maîtriser son environnement comme un poisson l'aurait fait, comme si elle était née dans cette étendue d'eau et qu'elle était sa mère, l'enveloppant dans ses longs bras glacés où volaient les poissons. En l'espace d'un an, elle avait oublié tous ses soucis, toutes les contraintes de sa vie passée, étouffées dans les méandres de la sauvagerie de son esprit, perversement transformé par son "moi" animal devenu elle. Plusieurs fois elle fut blessée par des monstres plus grands qu’elle, plus forts, aux dents plus pointues et plus imposantes qu’elle. Sa capacité d’auto-régénération lui fut d’une merveilleuse utilité. Flottante, ou fatiguée, elle coulait silencieusement, son corps lourd de chimère laissait échapper quelques volutes de sang en tombant au sol sablonneux pour se soigner en silence, emmurée dans sa prison de cheveux blancs ondulant dans le courant.

En deux ans, elle était devenue une vraie créature de la mer, un véritable poisson qui vivait dans les baffons de l’océan glacé. Oubliant toute notion du temps, des règles de bienséance, allant jusqu’à perdre le souvenir de sa propre voix, elle ne vivait plus que par son instinct. Othello était une vraie sirène, un monstre avide sans pensées ni sentiments, glissant silencieusement dans cet univers sans bruit. Vivre sans humains peut parfois être une cure, le meilleur remède du monde quand on a perdu toute confiance dans la race humaine. Revenue à un stade primitif, elle sentait en cet océan une maison comme si elle avait trouvé sa vraie place. Mais un jour, quelque chose… Ou plutôt quelqu’un vint bouleverser cette alchimie.

Un jour, sous la froide banquise d’un banc de glace, un craquement se fit entendre. Les yeux d’écorce de la demoiselle scrutèrent le rideau translucide comme des épines avant de se planter dans deux formes floues et sombres. Imposantes, leurs pieds brisaient la glace sous leurs poids, provoquant ce brisement malsain. Derrière eux, au bout d’une chaîne, quelque chose légèrement moins lourde d’une taille bien moins grande était tracté. La forme marine de la chimère suivait leur mouvement, et remarqua que l’objet tracté opposait couramment de la résistance. Les deux formes semblaient être des hommes, qui se parlaient souvent, se criaient certaines choses que la glace étouffait. La jeune femme, soudain, fut rongée de curiosité, un besoin de savoir s’empara d’elle. Il lui fallait à tout pris savoir qui était ces deux personnes et quel était cette chose aussi vivante qu’elle semblait être… Il ne lui fallut que très peu de temps pour arriver à percer la glace, qu’elle manipula avec autant d’aisance que du beurre. En quelques secondes, c’est une cercle parfaitement circulaire qui apparut dans le plafond de la banquise. En se hissant avec ses bras, Othello finit par s’installer sur la banquise, sa nageoire toujours dans l’eau, alors que la base de son appendice d’écaille était sagement posée sur la blancheur solide du sol aqueux. Ce n’était pas une position très confortable, mais ainsi elle avait un point de vue idéal vers les deux terrans, et le jeune tigre qu’ils tiraient, enchaîné à trois câbles solides et épais. Une légère traînée de sang venait de lui, formant un chemin rouge derrière eux. Il souffrait… Cet animal avait mal… Et ces gens le faisaient souffrir… Elle n’en avait pas vue depuis deux ans, deux longues années éloignée de l’espèce humaine, de leur honte, de leur hantise et de leur immonde esprit… Et dés qu’elle les retrouvait… ce n’était qu’un spectacle écœurant de braconnage envers une créature aussi belle que pure. La haine se remit à brûler dans le cœur de la jeune femme, dont les cheveux blancs s’enflammaient. Les humains n’étaient que des êtres sombres, pourris, décadents… Un cri retentit, le sien. Un bruit bestial, étrange, résonnant dans l’air alors qu’il brisait encore le ciel blanc au dessus d’eux. Les deux hommes se retournèrent et aperçurent cet être irréel, pur et gelé, aux cheveux incroyablement long, aux yeux perçants et au visage blafard de méchanceté.

« - Whouah… Regardes ça, je crois qu’on a trouvé un gros poisson… Dit le plus grand.
- Il pourrait nous rapporter gros… Choppons-la… Je suis sûre que la donzelle ne sait encore rien de la vie… »

Othello avait l’air terriblement vulnérable. D’aspect fragile, mince, nue sous ses cheveux et sa queue de poisson, le visage innocent… N’importe quel homme aurait eut au cœur se pincement malsain qu’était la facilité, l’envie, la luxure… L’œil du chasseur, l‘orgueil de celui qui était supérieur, qui était plus grand que tout autre être vivant. Le premier tenta de s‘approcher, tendant une main malsaine vers la demoiselle encore assise, qui n‘affichait aucune réaction. Elle les détestait. Un déclic fourbe cassa son ventre, quelque chose qu’elle n’avait pas ressentit depuis longtemps. L’envie de marcher, de courir pour mieux les étrangler, un à un. Ses jambes… Elles furent inonder de lumière quand sa nageoire se sépara en deux longs membres fins. Après deux ans, elle se leva, et fit face à ces deux êtres écœurants. Quelques secondes plus tard, le premier était à terre, baignant dans son propre sang, percé par un morceau de glace. L’autre restait là, à la fixait, sans savoir comment agir, si il devait partir, rester, combattre. Son visage était crispé par la peur, la colère et le désir. Le Tigre ne bougeait plus, et fixait la scène de ses yeux bleus. L’homme regardait la femme, brûlant d’envie de meurtre, de vengeance. Elle avait tuer son camarade… Son ami… Ces yeux qu’elle lui présentait… Un lueur les éclaira brutalement, une étrange petite lumière qui n’apparut qu’un instant, un infime fragment qui ne dura qu’une seconde. Puis ils redevinrent les mêmes… Quelques secondes passèrent en flottant au dessus de leurs tête, apportant un silence morbide avec elles, quelque chose de glacé et de mort qui les entourèrent dans leurs bras putrides. Une odeur néfaste s’infiltra dans ses narines, quelque chose de grillé en train de brûler. Peu à peu, des éclats oranges arrivèrent dans son champs de vision, et bientôt, toute la banquise était en flamme autour d’eux. Le feu consumait ses pieds, ses bras. Il se mit à bouger, à courir pour éteindre ce feu qui le déchirait jusqu’aux viscères. Puis des mains brisèrent la glace, des mains noircis par la mort de leurs corps qui tentait de l’attraper, de le prendre pour l’attirer sous la glace. En levant les yeux, c’est le démon qu’il vit là où se tenait la blanche figure quelques secondes plus tôt. Il devenait fou… Complètement fou…

Othello l’acheva au bout d’un dizaine de minutes. Ce pouvoir c’était réveillé soudainement, et elle fut aussi surprise que celui qu’elle avait tourmenté. La maîtrise des illusions était un don étrange, et utile qu’elle était heureuse d’avoir. Une sorte de jubilation s’empara d’elle quand elle alla libérer le tigre qui s’était gentiment allongé sur le sol, et la regardait avec tendresse. Même si elle avait voulu sans séparer, elle ne l’aurait jamais fait et ne le ferait jamais. Comme une union invisible, elle se sentait proche de lui. En regardant ses yeux de ciel, la blanche se jura que quoiqu’il advienne, elle ne se séparerait jamais de ce petit tigre car il était devenu son meilleur ami.


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MessageSujet: Re: Othello Lehoia ~ achevé   Ven 8 Avr - 23:48



Vivre sous l’eau en compagnie d’un animal terrestre était un tâche difficile. Othello eut beaucoup de mal à balancer avec les deux, tantôt animal marin glissant entre les flots, tantôt yorka terrestre, courant sur ses jambes sans tenir compte du froid. Les moments passés avec Drasha, ainsi l’avait-il appelé, furent les meilleurs de sa vie, à ce moment là. La beauté de ce félin était absolument imparable. De jour en jour, il devenait plus résistant au froid, plus vif, plus fort. C’était un tigre habile et puissant, dont la force était sans égale. Il courait vite, et son endurance était admirable. Quand les proies se faisaient rares dans les fonds sous-marins, c’était l’animal qui chassait sur terre, redonnant goût à la demoiselle pour la viande rouge. Plus fort qu’une relation dominé à dominant, maître à animal, c’était une relation amicale, voir fraternelle, qui se construisait entre ces deux êtres. La blanche, qui n’avait jamais put confier son affection à personne d’autre que sa mère, réapprenait à faire confiance, à offrir sa tendresse à quelqu’un d’autre qu’à elle-même. Et bientôt, ils commencèrent à partager certains point de caractère. Ils étaient tout deux froids, sauf entre eux, tout deux rusés, calculateurs, distants. Aucun d’eux n’étaient démonstratifs, sauf dans la solitude… Mais vivre ainsi seuls dans ce vide ne pouvait pas durer éternellement…

Sans vraiment le savoir, le duo se dirigeait vers le sud. Sous la banquise, ou sur celle-ci, ils avançaient droit vers Hellas. Un jour, par un beau matin, les remparts de la cité furent à vue. Les yeux se dilatèrent, les larmes coulèrent en face de ce magnifique spectacle qu’était la ville de neige. Lentement, Othello glissa contre le sol, en pensant à tous ces humains rassemblés au même endroit. Elle ne savait pas quel était cette ville, ni qui en étaient les habitants, mais elle semblait si pure et rayonnante… Elle n’avait rien à voir avec le port d’où elle venait… C’était même son exact opposé. Cette ville là était belle et grande, somptueuse, merveilleuse même. Son village, lui, était immonde, suintait la misère, le fade d’une vie monotone, n’ayant aucune possibilité d’existence seine et bien remplie. La ville était vraiment attirante. Comme un aimant, ils continuèrent leur route tout droit vers elle, et finirent par rejoindre la terre de glace, quittant la banquise si précieuse qui les avaient accueillis si gentiment, la maison de la demoiselle depuis plus de deux ans. Alors que quelque chose se brisait en elle en voyant que sous ses pieds le sol ne craquait plus, elle s’aperçut qu’elle rejoignait une ville, une cité… Être ce qu’elle était dans ce genre d’endroit ne passerait pas. Ces villes ne voulaient pas de sauvagerie, d’être sans bonnes manières, sans paroles, de bons à rien qui ne vivent que par leurs instincts. La blanche tourmenteuse n’avait pas parlé depuis longtemps. Elle ne savait pas ce que vivre en société était, puisqu’on ne le lui avait jamais appris. Drasha, lui, n’aimait pas les hommes, car c’étaient eux qui l’avaient arrachés à sa vie de jeune tigre. Ils formaient vraiment un bon duo… Aucun d’eux ne savaient maîtriser l’art d’être un humain en société.

Ils s’assirent quelque temps, et Othello parla. Elle lui fit la conversation longtemps, s’entraînant à nouveau à utiliser sa voix, pesant le pour et le contre. Aller vivre en ville leur permettrait d’avoir une meilleure situation. Ils pourraient trouver de l’argent, un abri. Rencontrer des maîtres, qui pourraient leurs apprendre comment se battre, et, pour la glacée, comment maîtriser son nouveau pouvoir, qu’elle avait eut l’occasion de tester plusieurs fois sur certaines espèces rencontrées sous les flots. Ils pourraient avoir une vraie place. Drasha pourrait se montrer du haut de sa belle majesté. Ensembles, personnes n’oseraient les attaquer, ni leur faire du mal. Mais que faire? Devenir pêcheuse, et vendre du poisson? Utiliser ses talents?… Devenir marin? Son habit marin l’aiderait énormément. Si elle pouvait prendre Drasha avec elle, ils pourraient sillonner les mers du globe, comme l’aurait voulut son père tant désiré. Seulement… Non. Elle ne voulait pas lui faire plaisir, atténuer ses envies et ses passions, lui qui n’était que masse informe et pourris jusqu’au cœur, rongé à la moelle par tant de haine et de méchanceté. Non, il lui fallait trouver autre chose… Ses yeux bruns s’éclairèrent soudain, et la blanche se tut, le regard posé sur son tigre. Ses deux ans passés sous l’eau lui avait apporté bien des connaissances. Comment nager plus vite, où se procurer l’eau… Mais également les mystères de la faune et la flore aquatique. Les actions des plantes sur les corps, les poisons comme leurs antidotes, les bienfaits d’une petit poisson, elle savait tout. Pourquoi ne pas s’en servir pour avoir un métier? La jeune femme se leva lentement, et regarda à nouveau le lointain. Elle serait herboriste.

Une semaine plus tard, une jeune femme vêtue de blanc accompagnée d’un majestueux félin rayé marchait silencieusement dans une ruelle enneigée, alors que le ciel commençait à s’assombrir à l’approche de la nuit, commençant à cracher quelques flocons. Son visage de porcelaine et ses longs cheveux de nacre transportaient avec eux toute l’illusion et la magie qu’elle générait, ce mirage qu’elle semblait être alors qu’une aura de pureté s’échappait de tout les pores de sa peau d’albâtre. Le tigre n’en était pas moins gracieux, élégant et fort, même si sa taille et sa tenue montrait qu’il était encore jeune. Othello avait réussis à se procurer des vêtements, comme la robe qu’elle portait. Son adaptation fut laborieuse mais rapide. On l’accepta dans une petite auberge, où elle étudiait les comportements des autres pour bâtir son jeu. Elle rapprenait à parler couramment, et à se comporter convenablement. Les expressions étaient toujours absentes de son visage, sauf quand elle était amené à s’en construire un. Alors qu’ils marchaient paisiblement dans la cité, une silhouette intrigante l’appela, alors qu’elle avançait de l’autre côté de la rue. La blanche la fixa quelques secondes avant de continuer de marcher machinalement, essayant encore de se souvenir des formes des rues, et de leur destination. L’autre femme, elle, s’arrêta dans la rue, son image effacée par l’ombre d’un bâtiment, avant de se précipiter vers la jeune tourmenteuse, attrapant ses mains, provoquant chez celle-ci un violent mouvement de recule, et une expression méchante sur le visage du tigre.


« - Othello! Othello c’est bien toi? Que je suis heureuse de te revoir! »

Face au visage toujours aussi intrigué de la demoiselle en face d’elle, la femme jugea bon de décliner son identité.

« - C’est moi, Danielle! Où étais-tu passée? Cela fait ci longtemps! Que fais-tu ici? Dit sa sœur en l’assaillant de questions.

- Je… J’essaye de devenir herboriste… Chuchota la blanche, en baissant le visage, mal à l’aise par cette rencontre qui était pour elle de très mauvais goût.

- C’est vrai? Tu as assez d’argent pour te trouver un établissement?

- Non, je n’en ai pas…

- Je vais t’aider! Mais d’abord vient, nous n’allons pas rester dehors! Allons chez moi! »

Quelques minutes plus tard, Othello était assise dans un grand fauteuil en soie, Drasha sagement allongé à côté d’elle. Danielle avait finis par avoir une vie modèle. A la suite du départ de sa sœur, elle s’était aperçus à quel point elle avait été odieuse, et qu’elle devait s’enfuir également. Un soir, elle s’était enfuis également, et avait pris un bateau pour Hellas, où elle avait été recueillis par sa tante, une riche femme, qui savait à quel point le comte pouvait être violent méchant envers ceux qu’il pensait aimer. Là, elle avait fait la connaissance d’un jeune noble héritier qui allait devenir son futur époux. Ensemble, ils menaient une vie heureuse, comme celle d’avant, quand la jeune femme poisson n’était pas encore venue au monde… Le point de vue de la jeune mariée avait changé. Elle ne considérait plus sa sœur comme la responsable de son malheur, mais elle s’en voulait beaucoup de ce qu’elle lui avait fait. La blanche, face à ces dires, eut beaucoup de mal à la croire, mais elle finit par abdiquer devant les yeux rougis de celle qu’elle accepta de considérer comme sa sœur. Après une longue étreinte, elles convinrent que la yorka vivrait chez eux le temps qu’elles trouvent un local et des instruments pour que la blanche puisse exercer sa médecine ’naturelle’. Quelques jours plus tard, elle fut installer, et prête à ouvrir. Les clients ne tardèrent pas à arriver, à revenir, toujours plus nombreux. Et ce fut une affaire florissante en peu de temps. La pure Othello et son tigre Drasha ne tardèrent pas à se faire un nom, revoyant toujours Danielle couramment, ayant opéré leur retour en toute gloire, dans le calme le plus serein… Mais au fond d’elle, la blanche savait que son instinct de chasseuse ne dormait pas…



La vie d'Othello était devenue une vie rêvée et enviée. On ne pouvait imaginer mieux: un commerce rayonnant, une soeur aimante, un tigre attentif, une apparence délicate... Elle ne nourrissait pas le désire d'avoir un homme dans sa vie depuis le geste que Turuk avait eut envers elle sans son consentement, et l'absence d'une vie sociale ne lui était pas cruelle. Seulement quelque chose, dans toute cette perfection lui manquait... Un espoir... un besoin à assouvir... L'envie de combattre, de retrouver la frénésie de cette vie sous l'eau, où tous ses sens étaient en alerte, brûlaient son esprit par cette fougue sublime... Et, au fond, quelque chose, ou quelqu’un, en qui croire… Il y avait bien Drasha, certes, mais ce mince rempare ne constituait qu’un être physique… Elle voulait lier son esprit avec une force encore supérieure. Et c’était une femme qui la mènerait jusqu’à ce salut.

Un matin, fidèle à son poste, Othello travaillait normalement dans sa boutique, après avoir pourchassé la veille les plantes et les poissons pour remplir les stocks de sa boutique. Personne ne s’était encore introduit dans sa boutique en cette journée, car le jour était encore jeune, et la neige, au-dehors, ne cessait de tomber, en gros flocons épais et denses, crachés par le ciel blanc et cotonneux. Cependant, silencieusement, la porte finit par s’ouvrir. Lente, délicate, la silhouette élégante d’une femme encapuchonnée s’infiltra dans la boutique comme un courant d’air, fragile et belle sous sa figure de verre. Il se dégageait d’elle un parfum de mystère, ainsi qu’une forte odeur de musc et de santal qui imprégnèrent rapidement tout l’établissement comme des flots invisibles et insaisissables. La yorka fut assez surprise de cette apparition, plus déconcentrée qu’étonnée, mais ne le laissa aucunement paraître, et conserva son visage neutre aussi effacé qu’il l’était à son habitude. Drasha, quant à lui, leva la tête, et commença rapidement à montrer ses crocs. En peu de temps, ils avaient atteint une carrure respectable, et imposait déjà son aspect félin adulte aux milieux des animaux quelconques qu’il pouvait rencontrer, n’hésitant pas à exhiber ses rayures en étant de toute évidence très fier de lui. Il avait un certain sens de la reconnue et comprenait rapidement le fond des gens, certainement par instinct animal. La yorka, quant à elle, ne maîtrisait pas encore cet aspect. Quoiqu’il en fut, la tourmenteuse observa la dame s’avancer vers elle, dévisageant tour à tour le tigre, la femme, et chacun des éléments la constituant, de son visage et ses yeux, ses immenses cheveux, à ses marques sur ses joues. Elle lui tendit un main polie, alors que la marine dévisageait à son tour l’étrangère. Un visage noble et majestueux, aux traits fins et calmes, munie d’une bouche désirable et pulpeuse, à la jolie couleur sanguine, des yeux sombres, comme ses cheveux noirs et bouclés. Elle était sans nulle doute très belle, et un homme n’aurait pas mis très longtemps à tomber sous son charme. Othello mis quelques secondes à tendre sa main à son tour et à échanger une poignée de main rapide et froide avec cette femme, baissant volontairement la température de la pièce par signe de méfiance.

« - Bonjour mademoiselle Lehoia. » Dit elle simplement.

Othello acquiesça rapidement. Elle avait choisi de se donner ce nom pour nom de famille, sachant qu’il était celui de son père biologique selon les dires de sa mère. Ce nom n’avait pas tardé à être diffusé, et ornait à présent la devanture de la boutique.

« - Je me nomme Anou. Je suis ici de la part de mon ordre, Les prêtresses de la très grande Kesha. Nous avons entendus qu’une jeune yorka habitait ici, et nous désirons vous expliquez en quoi consiste notre croyance… »

Pendant des heures, Othello écoutait ce que cette femme avait à lui dire avec un profond intérêt. Durant les mois qui suivirent, Anou revint souvent, et lui enseignait les prémices de la religion, de l’ordre, de la vie en tant que prêtresse de Cimmeria. Drasha comme sa maîtresse comprenait l’étendue de cette croyance, et la blanche se sentait de plus en plus animée de cette découverte divine. Elle lui ouvrait petit à petit les yeux. Toutefois, tout le monde n’était pas de son avis. Danielle, qui connaissait la réputation crapuleuse de cet ordre, ne désirait pas que sa sœur rejoigne ces femmes et le lui faisait vivement savoir. Mais elle eut beau s’y opposer, la tourmenteuse lui fit vigoureusement savoir qu’elle ne serait pas de celle qui triche, mais des plus vertueuses. Elle avait décidé. Elle serait prêtresse, elle aussi. Anou, un jour, commença à lui apprendre comment bien se servir de son dernier don, les deux autres étant déjà porté à leurs meilleurs niveaux. La brune salua le professionnalisme de son dernier maître, puis commença à lui apprendre. En quelques mois, elle était prête à rejoindre l’ordre définitivement. La cérémonie fut un moment inoubliable, et, touchée par une grâce absolue, et une élégance rare, vêtue d’une simple tunique de lin, l a jeune femme se glissa lentement dans le bain rouge qui colora tout son être. Elle avait rejoint la caste qui la changerait à jamais, ne tardant pas à faire d’elle bien plus qu’une simple élue : une espionne et une assassine.

Quelque temps après son arrivée dans l’ordre, la yorka s’était peu à peu faite à la vie dans cette communauté. Elle participait activement aux œuvres de charité, à la prière, tout en continuant de tenir son herboristerie. Anou et elle étaient souvent ensembles, accompagnées de Drasha, fidèle à son poste. Mais un jour, on demanda à Othello de se rendre à l’office avec la grande prêtresse, qui lui confia alors sa première vraie mission : la yorka devait faire taire un noble de la ville qui aurait surpris une scène gênante. La demoiselle ne comprit pas que cela signifiait tuer. Mais, sans savoir pourquoi, elle accepta. Je ne vous rapporterais pas la scène, mais le pauvre homme du se faire interner, et mourut quelques jours plus tard, victime d’une folie soudaine et de violentes hallucinations, contre lesquels les remèdes d’une jeune femme-poisson ne purent rien. Étrangement, une autre demande ne tarda pas à suivre. Puis une autre, et encore une. Bientôt, Othello était devenue la parfaite femme de main. Discrète, rapide, efficace… Elle remplissait toujours ses missions dans les délais, et de manière bien souvent parfaite, toute en protégeant sa couverture. Elle apprenait peu à peu à tromper, charmer, délier les langues … C’était pour elle presque un jeu. La hiérarchie était devenue quelque chose de précieux. Peu à peu, elle gagnait en puissance au sein de la caste, et en renommée, alors que ses remèdes étaient toujours aussi fameux… Ses poisons aussi. Mais elle ne se rendait pas compte que l’ordre lui retournait brutalement l’esprit, qu’elle oubliait tout. Elle s’éloignait progressivement de tout ces gens qu’elle aimait : sa sœur, Anou… Seul Drasha restait son compagnon.

En quatre ans, la demoiselle s’était achevée. Elle était devenue la froide femme qu’elle était alors, cachant ses émotions, les considérant à tort comme une faiblesse. Combattante hors paire, elle s’illustrait dans plusieurs domaines, et maîtrisait toutes ses magies. Renfermée, illusionniste, sa réputation était faite, aussi bien au sein de ses sœurs, qu’en tant herboriste. Elle maintenait ses visites aux profondeurs, cette fois accompagnée : Drasha avait révélé une capacité bien étrange pour un animal, l’animorphie, quand un catalyseur lui fut posé sur la patte. Il devenait parfois un grand requin blanc, et pouvait accompagner la blanche dans toutes ses sorties sous-marine, qui étaient pour eux ce moment particulier de liberté et de douceur où ils se détachaient de tout leurs soucis. Car leurs âmes étaient à nouveau ennuyées. Elles voulaient autres choses que cet emprisonnement. Les Prêtresses étaient devenues trop dures, et Othello ne leur conférait plus les vertus qu’elle leur donnait jadis. Elle était habitée d’un nouveau rêve : redonner à sa caste leurs bontés d’avant, et était prête à tout pour atteindre son but… Le duo blanc était formé, et prêt à parer à toute éventualité, continuant d’obéir aveuglément à tous les ordres qu’ils recevaient, dans un unique but… Se connaître, vivre, car au fond d’elle, elle la savait, le sentait, elle était inondée d’espoire.

« Il y a deux sortes de temps : y a le temps qui attend et le temps qui espère. »




COMPAGNON
DRASHA



    PRÉNOM: Drasha

    SEXE: Masculin

    POUVOIR: Animorphie (manipulation du corps en le transformant en un animal)

    DEscriptION: Drasha est un tigre blanc, âgé de sept ans. C'est un majestueux félin, aussi gracieux qu'imposant, ne manquant pas de faire des émules chez les comptes de la région, de part son caractère puissant. Même si c'est un atout au combat par sa force et son courage, autant que son air menaçant, il reste handicapé par sa masse, et par son allure, le rendant difficilement discret lors des déplacements. Son pouvoir est la célérité: en effet, le tigre connait parfaitement l'art de la vitesse, et peut battre ou surprendre n'importe quelle créature par sa vélocité sans égale. Cette capacité est des plus utiles durant les combats, Othello le perçoit d'ailleurs comme un excellent allier lors des combats, son félin pouvant attaquer aussi vite que la foudre, fondant sur ses proies et fermant sur eux ses mâchoires puissante.. Alors, elle le laissera prendre part au combat. Si ce n'est pas le cas, elle fera tout pour le mettre à l'abri du danger, car elle a pour lui une profonde affection, depuis qu'elle l'a accueilli, sortant de l'eau glacé du lac dans lequel elle nageait. D'apparence, il est comme tout les autres tigres de son espèce, bien que sa blancheur lui confit aussi une taille plus grande et un pelage plus robuste. Ses rayures, pourtant, son plus grises et épaisses que la moyenne, et contraste joliment avec ses puissants yeux bleus. Il ne quitte jamais la yorkas, qui en est très fière, notamment lors de ses rares moments d'apparat, ou ils provoquent un certain effet, qu'il soit d'admiration, ou de menace.
    Drasha a la chance d'avoir récemment reçu un catalyseur neuf, et entièrement chargé, d'une belle couleur azur, qui fut habilement monté en bracelet qu'il porte autour de la patte avant droite.





MONTURE
NOM



    PRÉNOM:

    SEXE:

    DEscriptION:




Dernière édition par Othello Lehoia le Mar 28 Juin - 22:14, édité 6 fois
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Sighild
MessageSujet: Re: Othello Lehoia ~ achevé   Sam 9 Avr - 0:34

C'est parfait! J'en prend note! Bon courage pour la rédaction de ton histoire! ^^
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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: Othello Lehoia ~ achevé   Dim 24 Avr - 23:29

Bonsoir!

Ma présentation est enfin terminée! Je conçois qu'il y a encore une armée de fautes dans ces lignes, mais je suis actuellement en mission pour les corriger! ^^

Encore toutes mes excuses pour la longue attente... Vous pouvez supprimer ce post par la suite, il sert de message à but informatif.
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Calixte Telenna
MessageSujet: Re: Othello Lehoia ~ achevé   Dim 24 Avr - 23:34

Haaaaaaaaaaa! Que voilà une bonne nouvelle mais aussi une très belle fiche!

Peut-être que tu t'es fais désirée, mais ce n'est pas pour rien!!!^^


J'aime beaucoup l'histoire et je n'ai rien à redire personnellement dessus! Tout est en ordre et c'est donc avec un grand plaisir que nous t'accueillons officiellement parmi nous.

Fiche validée



Tu vas pouvoir dès maintenant t'ouvrir un compte dans la zone du coffre-fort, mais aussi faire une demande de rang dans la zone évènementielle!


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