Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]



 
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 Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]

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Marduk Nargaroth

MessageSujet: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Ven 21 Nov - 8:21

6 Firion 1297, Thémisto

La saison froide continuait son ascension vers son zénith avec chaque jour qui progressait de plus en plus.  Le cycle solaire se faisait de plus en plus absent, laissant à chaque soir la piste de dance céleste aux lunes de notre monde.  En cette saison, la plupart des habitant de notre monde semblait préférer le confort de leur foyer, de se retrouver prêt du feu afin d’apprécier un doux moment de chaleur alors qu’à l’extérieur l’air frigorifiant faisant trembler même les êtres les plus téméraires.  Très peu de gens embarquaient dans de long voyage à ce temps de l’année.  Ceux qui baroudaient toujours sur les sentiers de notre monde,  la plupart des gens censé le disaient comme était tout simplement fou.  Non, parcourir les routes jusqu’à Thémisto n’était pas recommandé en ce temps de l’année.  À vrai dire, la cité était très peu fréquentable peu importe la saison, mais lors de la saison froid, la cité noir devenait un peu plus un terrain audacieux.   Les habitants de la cité demeuraient principalement entre les quatre murs de leur résidence, évitant de sortir sauf si absolument nécessaire.  Même les ténébreux êtres qui hantaient habituellement la cité semblaient avoir laissé place à la neige et au froid ambiant.  Alors, que pouvait-on véritablement dire à propos d’un étranger mettant le pied dans la cité.   Qui était donc l’abrutit ayant bravé le froid de la saison afin de se rendre ici dans la cité noir.  

Un homme, oui un homme qui possédait sans doute pour souhait d’embrasser Kron le plus rapidement possible.  Cet homme dont le souffle chaud créait un nuage blanc de fumé à chaque respiration qu’il prenait avait bravé le froid jusqu’ici.  Les vêtements de cette silhouette errant ne semblaient point être ce qui avait de plus chaud dès le premier regard.   Sa démarcher, un peu courber, son corps un peu replier sur lui-même démontrait que même celui-ci n’était pas à l’abri du temps.   Le blizzard s’était levé un peu plus tôt et il était difficile de bien distinguer ce personnage marchant dans la rue, mais une oreille attentive, capable d’écouter au-delà du vent sifflant pouvait sans doute entendre le bruit des bottes de celui-ci dans la neige blanche.  Il bravait le froid, mais n’allait pas pouvoir tenir éternellement sans trouver un abri d’ici les prochaines minutes alors que le mercure ne faisait que chuter avec la nuit qui progressait. Encore plusieurs heures avant de songer à la chaleur des soleils, mieux valaient pour celui-ci de trouver un endroit, une tanière pour y passer la nuit.

Alors qu’il continuait de progresser, un être observant un tel personnage pouvait sans doute ce demander ce qui aurait pu pousser un tel homme à venir ici.  Il ne semblait point posséder de monture… il semblait s’être rendu jusqu’ici en suivant tout simplement le rythme de ses pas progressant peu à peu sur les sentiers gelés.  Cette silhouette, cette ombre qui parcourait en ce moment les rues de la cité noire, quel était la raison de sa visite ?  Venait-il ici pour quelqu’un ?  Ou peut-être pour quelque chose ?  Qui sait… sauf lui bien entendu et encore, parfois les voyageurs ne savent point où ils s’en vont n’y même pourquoi ils ont choisi certaine destination.  Cependant, toutes ces questions pourraient sans doute être répondues, du moins si une personne ose approcher celui-ci alors qu’il franchissait le seuil  de la porte du Discordieux.  Les pentures de la portes hurlaient alors qu’il poussait celle-ci, le vent glacial de l’extérieur avaient rapidement su trouver son chemin dans l’établissement durant cette entrée.  Quelques êtres demandaient à notre voyageur de se dépêcher d’entrer afin de ne point trop refroidir l’établissement qui semblait avoir du mal à demeurer au chaud malgré le feu dans la cheminé.

Quelques regards curieux s’étaient alors posés sur notre voyageur, observant l’ombre blanche, ce spectre ayant entré dans l’établissement.  Des curieux, oui quelques curieux, mais rapidement la plupart des curieux avaient fait le choix de retourner à leurs affaires.  Qu’il s’agissait d’un potage chaud ou d’une pinte apportant un peu de réconfort, l’étranger ne demeura pas pour bien longtemps le centre de l’attention.  Celui-ci ressentait rapidement la chaleur du foyer caressé son visage.  Le froid avait fait en sorte que la teinte de ses joues avait changée, un peu plus cramoisi que son teint naturel.  Cherchant à se réchauffer, celui-ci s’était approché du foyer, prenant place sur un banc à proximité de celui-ci.  Sous la lueur des flammes, les traits de notre protagoniste se dessinaient alors, mais demeuraient tout de même partiellement invisible puisque celui-ci n’avait point retiré son capuchon blanc.   Un voisin non loin avait alors jeté un regard sur notre protagoniste durant un instant avant de retourner son attention vers les flammes qui dansaient au rythme du vent qui faufilait dans la cheminée.  

‘’Quel temps de merde… faut être fou pour s’aventurer dehors
-Ça il faut l’être… ça il faut l’être’’ répliqua alors l’ombre blanche en un murmure affichant sur ses lèvres l’ombre d’un sourire.
Les deux hommes n’échangèrent nulle autre parole durant quelques minutes et puis l’inconnu brisa le silence une fois de plus

‘’T’es pas du coin…
-Non…
-Qu’est-ce que tu viens foutre ici alors?’’

Mais à cela, l’ombre blanche n’offrit aucune réponse.  L’inconnu su alors que mieux ne valait pas trop poser de question.  Les habitants d’une ville tel que Themisto savaient que parfois, lorsqu’une personne demeurait silencieuse c’est qu’il était préférable de ne pas connaitre la réponse.


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Irina Dranis

MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Mar 2 Déc - 22:57


Le vent efface les pistes dans la neige

Áedh . Irina


Thémisto était aussi glauque et véreuse que dans ses souvenirs. Ses yeux sombres parcoururent les ruelles qu'elle traversait d'un pas rapide, guettant le danger dans chaque recoin sombre. Certains diraient qu'il s'agissait d'une ville comme tant d'autres, une cité dangereuse et rongée par les profiteurs. Ils n'acceptaient pas de reconnaître la réalité, même si de fait cette dernière ne datait pas d'hier. Mais en un sens ils avaient un peu raison. Il lui plaisait encore de croire que parmi tous les escrocs, les maraudeurs et autres coupe-gorge en présence, il restait encore quelques gens honnêtes et malheureux quelque part. Des gens innocents qui brûlaient sûrement d'aller vivre ailleurs, comme l'aurait fait toute personne sensée. Après tout n'était-ce pas naturel de chercher à s'arracher à cette vie pour trouver quelque chose de mieux ? Elle même avait longtemps lutté, et mis des années de servitude et travail acharné avant d'obtenir une liberté toute relative. Tout ça pour quoi ? Pour en arriver à un stade ou toutes les frontières, tous les dogmes lui paraissaient bien flous et indéfinis. Jusqu'où pouvait-elle aller tout en restant impunie, jusqu'où son manque de limites la pousserait-elle ? La jeune femme n'avait toujours pas trouvé les réponses recherchées, mais comptait bien profiter de toutes les occasions qui se présenteraient pour en découvrir davantage. Une ombre tourna à droite au coin de la rue, et sans un bruit, elle la suivit.
Irina avait toujours pensé que personne ne naît foncièrement mauvais. Non, ce genre de trait ne lui paraissait pas inné, à l'inverse de bien d'autres choses. C'était trop simple de s'armer de vues manichéennes qui agissaient au final comme des œillères trompeuses, même s'il lui en coûtait parfois. Le mal était partout et souvent il était bien plus insidieusement enraciné qu'on n'avait tendance à le penser. La survie mortelle -toutes races confondues- amenait toujours les moins scrupuleux à l'emporter. Des scrupules qu'on avait rapidement tendance à perdre avec le temps, surtout quand on était issu de basses conditions où fuir était un grand luxe. C'était le besoin -et parfois le plaisir morbide et autodestructeur- qui transformait les hommes, ou qui en tout cas leur faisait dévoiler leur vraie nature au monde. Et à ce jeu là les aristocrates endimanchés étaient très forts. Depuis toujours, ils étaient passés maîtres dans l'art du déguisement et du mensonge. Contrairement à leurs homologues roturiers, ils n'avaient de cesse de cacher leur vraies intentions et leur vrai visage. À vrai dire, cette seule pensée suffisait à la rendre malade. Au moins les meurtriers et autres voleurs avaient le culot d'assumer ce qu'ils étaient sans reculer devant rien. Les nobles n'étaient qu'une version plus raffinée de la même infamie, et cela n'était qu'une des nombreuses raisons pour lesquelles Irina les détestait profondément. L'ombre s'embourba dans la neige, trébucha et se rattrapa de justesse. Ralentissant discrètement, elle demanda la direction de l'auberge la plus proche à un passant, avant de reprendre son chemin.

Thémisto n'était malheureusement pas l'exception, en fait c'était même un bel exemple de la règle. C'était un endroit où les hommes de toutes classes s’agglutinaient autour de la corruption comme autant de moucherons dans un marais suppurant et toujours surpeuplé. Pour dix morts dans une rixe banale il en venait le double, toujours plus cupides et toujours plus violents. Fort heureusement, les riches ne semblaient pas être assez courageux ou suicidaires pour s'éterniser dans les environs à moins d'avoir une bonne escorte et de nombreux plans de secours, ce qui rendait l'air un peu plus respirable. Tant mieux. Irina rabattit sa capuche sur ses cheveux, plus par habitude que par réel besoin. La saison hivernale à Phelgra n'avait rien de comparable au froid mordant de Cimméria, aussi se trouver là à cette période de l'année lui donnait l'impression d'avoir pris un congé au soleil. Du moins si l'on mettait de côté les raisons qui l'avaient poussée à quitter sa région natale pour se promener dans une vraie termitière criminelle. Remarque au moins ici elle n'était pas forcée de faire preuve de délicatesse, de politesse ou de toutes ces autres manières qui l'horripilaient. Au final malgré la paranoïa latente qui était rangée dans un coin de sa tête, Irina se sentait paradoxalement bien. À sa place. Ses yeux noirs filèrent sur les environs, repérant les rues adjacentes et les différents points de fuite. Au pire il lui restait toujours un dernier recours. Les toits.


Ici elle pouvait être quelqu'un d'autre, littéralement. Comme à son habitude quand elle était envoyée en mission, elle avait endossé son autre identité, un alter ego mercenaire dont le nom commençait à danser sur les bouches traînant dans le milieu. Une jeune femme maigre à l'allure discrète, un minois de marbre entouré d'une épaisse crinière d'un noir violacé, toujours armée jusqu'aux dents et n'hésitant pas à en découdre si nécessaire. Un adversaire redoutable et peu enclin à tourner autour du pot. Efficace et inconnue. Surtout inconnue. Restait un simple nom... Freiya. Et dire qu'au départ il était né d'une simple méprise sur la personne. C'était presque hilarant de réaliser que ce surnom lui avait finalement collé à la peau, à tel point qu'elle avait fini par le garder. Après tout c'était toujours mieux que de se faire appeler 'sale garce' ou toute autre nom d'oiseau à la subtilité inexistante. De plus attirer les regards ne l'amusait pas le moins du monde, et elle préférait autant que les fruits de son travail demeurent une simple spéculation, c'était mieux pour tout le monde. Mais l'envie d'expérimenter de nouvelles choses était terriblement tentante. Méticuleuse, la serpentine vérifia le parchemin qu'elle avait dans la poche intérieure de sa cape. C'était la bonne personne. Aucune clause concernant les méthodes, si ce n'est apporter une preuve d'un travail bien fait. Très bien.

Unpleasant Find (A) by Epic Score on Grooveshark

D'une moue irritée, Irina -alias Freiya- se gratta une épaule. Cette putain de cape qu'elle avait piquée à sa dernière victime devait avoir des puces, ou Sharna seul sait quelle bestiole. Regrettant déjà d'avoir préféré dépouiller un cadavre encore chaud plutôt que de perdre quelques dias, l'assassin s'engouffra dans une petite rue marchande. Elle avait du monde à consulter et surtout des choses à voir, et ce petit jeu commençait à sérieusement la lasser. Ses mains lui démangeaient, à tel point qu'il lui était difficile de ne pas perdre patience. Teigneuse elle s'acharna pourtant, se promettant de changer de vêtement dès que possible. C'est qu'en plus ça puait l'alcool, ce truc. Et puis ça sentait... l'homme. Un mélange de sueur et d'autres choses qu'elle préférait ne pas identifier. Son pas se pressa, tandis qu'elle marchait lestement dans la neige, évitant les quelques ménagères qui répandaient du gros sel devant leurs portes. Deux passants la devancèrent et s'engagèrent dans la ruelle où sa proie tournait en rond, paniquée. Parfait, c'était parfait. S'adossant à un mur dans une posture d'attente, elle ferma les yeux. C'était dans l'air, comme un parfum doux et copieux. Il était ferré et n'irait plus nulle part. Sourire aux lèvres, elle fit tomber sa capuche et reprit sa marche. Arrivée à hauteur de l'inconnu, un jeune trentenaire, elle pencha la tête sur le côté et murmura calmement.

« Venez, je vais vous aider. »

L'attirant par le bras, elle leva les yeux pour vérifier que les passants n'étaient pas revenus sur leurs pas. Ensuite, tandis que l'homme protestait rapidement et lui intimait de reculer -probablement de peur qu'elle lui fasse les poches- Freiya plongea une lame dans sa poitrine. Un geste sec et précis qui mit fin à sa vie dans un râle qui fut à peine audible. Elle posa alors un index sur ses lèvres, et plongea ses yeux dans les siens, s’enivrant de la peur qui dévorait toute partie pensante de son cerveau. Passant un des bras de la victime autour de ses épaules, elle s'aida de ses dernières forces pour le porter jusqu'à une voie sans issue juste à côté. Néanmoins le corps sans vie était de plus en plus lourd, et elle ne comptait pas s'épuiser à la tâche. Son employé l'attendait au Discordieux qui était juste à côté, alors autant en terminer au plus vite. Le laissant tomber à terre à l'abri des regards, elle grimpa sur les nombreuses caisses de bois et monta sur le toit, avant de hisser le corps à sa suite grâce à sa télékinésie. Le processus fut un peu ardu mais cela en vaudrait la peine, elle le sentait. Alors une fois au dessus de l'atrium ouvert qui donnait sur la salle principale, elle balança le cadavre dans la pièce, sans sommations. Dans un craquement de dislocation le pauvre malheureux atterrit alors sur une table aléatoire, déclenchant la panique et les cris des pauvres clients pris au dépourvu.

« Hé bien la voilà, votre preuve. » Susurra-t-elle avec un sourire satisfait.



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It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
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Marduk Nargaroth

MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Mar 9 Déc - 5:46

Le vent soufflait contre les murs de l’établissement sa violente caresse. À travers les craquelures, les imperfections entre les planches, il était possible de ressentir le froid extérieur trouver son chemin jusqu’à votre nuque, rapportant les hommes à la sombre réalité qui les attendaient à l’extérieur. Oui, entre les quatre murs du Discordieux, tous se sentaient parfois invulnérable, à l’abri du monde et du froid, mais là ce n’était que l’alcool qui avait su trouver son chemin jusqu’à leur estomac qui parlaient ! Du moins, c’était le cas pour la plupart. Il y avait sans doute quelques braves gens dans ce taudis, des âmes un peu moins misérables, du moins à leur façon. Oui, les âmes misérables, voilà la recette du succès pour toute taverne, dans cette contrée ou dans une autre cette recette n’était pas bien différente. Les trous à rats, là où on vous demande de refermer la porte le plus rapidement possible afin de ne point afficher l’image du monde en dehors pour bien longtemps. Entre les murs d’une taverne, il s’agit d’un tout autre monde. Il semble être un peu plus sombre, un peu plus malsain exposant le vice et le plaisir tel qu’il est. Qu’il s’agit d’un fond d’une pinte ou de l’entendre jambe d’une femme, il s’agit du genre de réconfort que les misérables âmes baroudant les contrées cherchent. Les parfums fétides de la pire espèce qui traine dans nos rues envahis vos narines alors que vous avez à peine franchis le seuil de la porte. De nombreuses personnes tentent de cacher ce cher d’aspect du monde, mais pourtant il s’agit sans doute d’un des visages les plus véridiques. La misère, la colère et le chagrin tout au même endroit ! Un peu de bonheur ici et là, des gens qui tentent, oui des gens qui tente malgré tout de passer au-dessus de la montagne qui se dressent devant eux ! Voilà le genre d’être qui trainent habituellement dans les tavernes!

Certes, la cité noire de Thémisto semblait être entièrement peuplée par ces âmes misérables, le Discordieux n’était qu’en ce moment un refuge parmi tant d’autre. Bien entendu, en ce lieu, il y avait que très peu d’enfant de cœur, de personnages à qui il serait facile d’accorder miséricorde sans doute, sans regret. Oui, cette taverne, parmi les nombreuses qui habitaient notre monde ne possédait point la plus charmante des réputations. Un être ne venait pas ici, déambulant tel un flamboyant personnage, en dansant et en chantant tout haut le bonheur et prêchant les saints. Non, des personnages colorés sont des plus rares ici, à vrai dire ils sont sans doute bien rare dans cette ville. Il s’agit de la cité noire, elle porte bien son nom, enfin généralement. Car oui, en cette saison la cité noir pourrait presqu’être nommée la cité blanche ! Surtout si on la regarde après cette tempête qui fait rage. Mais de dire que Thémisto est une cité blanche, serait en soit très ironique. Thémisto, malgré un manteau blanc possèderait toujours au-dessus d’elle ce ténébreux nuage, cette obscurité qui transparait même lors des douces journées ensoleillé de Béamas. Cette ville possède toujours ce nuage sombre apportant la pénombre, un nuage qui n’est pas ici pour nuire à sa réputation. Une ville avec une telle réputation possède les habitants à son image et cette taverne semble être bondée de personnage pouvant vous peindre en un seul regard le portrait de Thémisto.

Voilà ce qui avait d’une certaine façon su guider les pieds de notre baroudeur jusqu’ici malgré le mauvais temps. Bravant l’air frais du nord et qui s’était déposé ici à Phelgra, il avait suivis la pénombre jusqu’à Thémisto. Toute routes jusqu’à la cité sont depuis quelques jours était devenu progressivement impraticable, mais s’arrêter en chemin, il aurait risqué de perdre les traces dans la neiges. Les gens recherchés possèdent cette vilaine habitude d’être que de passage dans un coin ici et là et le gibier actuel n’était pas bien réputer afin de demeurer en place bien longtemps. De nombreux loups cherchaient ce lapin, mais nul n’avait réussi jusqu’à présent à mettre la main dessus. Les quelques êtres s’étant approchés de ce lapin n’avait point su trouver le chemin du retour afin de réclamer leur prix. À vrai dire, impliquer que ce gibier chassé par notre protagoniste était comparable à un lapin était loin de la vérité et du fait. Il s’agissait d’une proie bien plus dangereuse, nettement plus difficile à rapporter. Certains disaient parfois qu’il ne pouvait que s’agir d’un mythe, qu’une telle personne ne pouvait exister sans que les autorités l’aient appréhendé. Ces mêmes gens ne semblent point savoir à quel point les dites autorités manque de compétences dans ce domaine. Elles sont capables de faire régner la loi, d’apporter le marteau de la justice, mais les autorités, avec un manque de direction, ne fait que devenir un tas de poules picotant ici et là les quelques grains sur le sol. Cependant, le manque de direction des dites autorités n’était pas une mauvaise chose, cela laissait quelques criminelles errer dans nos rues, offrant un peu de travail pour des personnages tel que notre baroudeur. Ne faisant que le métier depuis quelques années, il était loin d’être un maître dans l’art, faisant ici et là quelques bêtises de débutant à l’occasion. Des bêtises lui ayant apportés quelques blessures et cicatrices possédant leur histoire individuelle.

Notre baroudeur qui avait trouvé son chemin jusqu’au chaleureux feu du Discordieux avait laissé son regard d’acier errer librement dans les flammes dansantes. Aux yeux d’un voyageur, un tel spectacle pouvait être facilement êtres des plus envoutants. Le réconfort d’un feu lors de la saison froide était toujours la bienvenue dans le cœur des voyageurs et notre blondinet ne faisait pas ici exception. Progressivement la chaleur su trouver son chemin jusqu’à lui, ses doigts engourdis par le froid semblait être de plus en plus mobile. Un peu de soupe aurait sans doute été des plus appréciés, mais avec une bourse pratiquement vide, il devait se contenter de ses provisions. La soupe n’aurait point été afin de le rassasier, mais tout simplement afin de lui apporter un peu de réconfort. En toute honnêteté, une pinte du bar ou un peu de spiritueux aurait sans doute été tout aussi agréable. De plus, d’abandonner à une pinte, une autre suivrais facilement et puis une autre… et avant que l’on puisse s’en rendre compte, l’ombre blanche venu de loin aurait oublié pourquoi elle est venue jusqu’ici. Puis, boire, il s’agit là d’une façon de socialiser, ce qui n’était pas son intention. Avec un peu de chance, l’homme qui s’était adressé un peu plus tôt à notre baroudeur allait rapidement l’oublier, laisser celui-ci ne faire qu’un avec le décor de l’établissement. Oui, il est le genre d’homme que l’on peut facilement oublier et c’est sans doute préférable ainsi. Il y a en ce lieu sans doute plusieurs être recherchés et de s’avoir qu’un chasseur de primes est dans les environs pourraient en rendre certains nerveux. Un homme nerveux pourrait alors mettre la puce à l’oreille à la proie de notre protagoniste et faire en sorte que le gibier mette les voiles avant même d’arriver au port.

Qui était donc ce dit gibier… un nom, une brève description et une réputation, voilà qui était le gibier. Freiya, voilà le nom qui avait su faire surface, un nom d’emprunt possiblement… qui sait. Les gens aiment bien prétendre, de porter des masques et jouer un rôle. Parfois parce qu’il est nécessaire, parfois par simple fétiche pour la chose, les noms sont souvent dans un tel monde l’équivalent d’une cape qui appartient à un autre. Les rumeurs à propos de cette Freiya racontaient qu’elle devait venir ici rencontrer un client, mais cela est aussi fiable que la source. Est-ce que notre protagoniste pouvait se fier à sa source ? Peut-être ? Pourquoi lui aurait-elle menti ? La bêtise du mensonge n’aurait fait qu’entrainer les conséquences et les conséquences ne sont pas très agréables. Enfin, il nous est sans doute possible d’écrire plus d’un chapitre sur la méthodologie de notre baroudeur, mais là n’était point le moment propice afin de s’abandonner à ce genre de songe. Il faut dire que l’air frais de l’extérieur avait su attirer un peu l’attention de notre rustre, le sortant du rêve et l’apportant vers la réalité. Enfin, si seulement ce n’était que l’air frais qui avait su attirer son attention. Le torrent qui s’était produit avait su attirer l’attention de toute âme habitant le Discordieux! Le tout avait même su réveiller les ivrognes endormi depuis un moment !

Alors que quelques personnages ne faisaient que discuter un peu en sourdine, du haut des cieux le toit s’était alors effondrer en plein cœur de l’établissement. À travers les décombres, le corps inertes d’un homme devenait progressivement visible alors que le nuage de poussière se disspait.

‘’Hé bien la voilà ta preuve!’’ Dit alors une voix féminine.

À travers la poussière, une silhouette s’était dessinée tout en haut. Quel genre de personnage était capable d’une telle chose ? Certes, ce n’est sans doute pas une première, à quelque part dans le monde ce genre d’événement c’est possiblement produit, mais il fallait avouer qu’il ne s’agissait pas d’un spectacle bien commun. Même notre baroudeur, habitué à toute sorte de situation, des situations où lui-même a passé à travers un mur ou une fenêtre, avait mis un moment à réagir face à la situation. Un peu bouche bée sans doute, mais qui ne l’était pas ?

‘’Non mais bordel elle est complètement folle
-Je t’avais bien dis qu’employer Freiya n’était pas une bonne idée’’

Des paroles certes un peu discrète dans le torrent suivant l’évènement, mais ses avaient su trouver leur chemin jusqu’aux oreilles de notre protagoniste qui ne souhaitait pas perdre une seule seconde. Elle était là devant ses yeux, si les hommes disaient vrai, il ne pouvait pas la laisser lui échapper et cela aussi dangereux que cela pouvait bien être. Dans quelle galère s’était-il embarqué ? Voilà une très bonne question ! Notre protagoniste se glissa donc entre quelques hommes afin de trouver la porte de sortie. Un regard sur les environs, il pouvait voir tout en haut qu’elle était toujours sur le toit. S’appuyant le pied sur le bord d’une fenêtre scellé et puis utilisant le momentum afin de se propulser vers le rebord du toit, notre baroudeur se trouvait maintenant sur le toit avec le gibier. Ne souhaitant pas perdre un seul instant, celui-ci se lança vers elle, tentant de maintenir l’équilibre sur le toit, non seulement gelé, mais aussi dorénavant nettement moins stable depuis qu’elle a décidée qu’un gros trou en plein cœur était une excellent idée ! Qui sait peut-être qu’elle voulait simplement ajouter une cheminée ! Si elle souhaitait attirer l’attention, c’était réussi!


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Irina Dranis

MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Ven 16 Jan - 16:45



Le vent efface les pistes dans la neige

Aedh . Irina

Freiya. Un nom qui effleurait nombre de bouches dans la cité de Thémisto, comme en d’autres lieux, en particulier à Phelgra. Nombre de racontars la décrivaient comme une ombre pâle et sans visage, un fantôme déambulant dans les ruelles obscures et fauchant les vies avec la même indifférence qu’on cueille une fleur sauvage. On la qualifiait tantôt de spectre sans visage, tantôt de monstre défiguré, tantôt d’une incarnation féminine de Kron, à la beauté figée dans le temps. Néanmoins tous s’accordaient à dire que ses yeux d’une lueur profondément inhumaine brillaient d’une perspicacité sans pareille. Telles deux opales sombres, ils brillaient dans le noir en transperçant ses proies, qu’elle étudiait longuement dans un calme à toute épreuve. En bref malgré toutes les différentes versions, tous s’accordaient pour dire qu’elle était terrifiante et très lucide lors de ses apparitions. Aucune folie apparente, aucune émotion empathique ne perlait sur son visage, ni ne trahissait une santé mentale anormale.
Non, c’était en pleine possession de ses moyens et de ses facultés qu’elle opérait, c’était toujours dans cette insolence frisant le suicide qu’elle continuait de progresser en défiant les lois et les règles. Cela ne voulait pas dire que son esprit dérangé ne souffrait pas de quelques oscillations étranges et inexpliquées. Ah, ces quelques moments de perdition délicieuse où elle souriait de satisfaction après un travail bien fait. Son perfectionnisme et toutes les précautions méticuleuses qu’elle prenait étaient seulement entachés par la soif d’adrénaline et de sang qui fusait dans ses veines. Par ce besoin constant de tester les limites qu’elle brûlait d’enfreindre. Et c’est précisément pour assouvir ce caprice qu’elle avait indirectement fait irruption dans la pièce principale du Discordieux, afin de bousculer cette soirée morne et froide en un bain de cris et d’horreur. La peur se lisait sur les visages présents, et déjà ce sentiment grisant infusait l’assassin comme le plus sucré des alcools.

Avec curiosité, elle avait épié à travers l’atrium, écoutant la panique semée dans la salle, et les conversations chaotiques qui s’élevaient en même temps que les exclamations confuses. Et voilà que son employeur vendait la mèche, prononçant son nom -ou plutôt son pseudonyme- avec cette expression pitoyable de celui qui se croit percé à jour. Quel imbécile… S’il avait gardé le silence, personne n’aurait su qu’il était concerné. En fait s’il avait fait preuve de sang-froid il aurait même été innocenté, puisque le cadavre qui avait plu du ciel n’avait pu résulter de son méfait. Mais non, il avait fallu qu’il parle de trop, qu’il avoue son implication comme un gamin stupide pris en faute. Freiya dodelina tristement de la tête, même si au fond cette situation l’amusait. Elle se fichait pas mal des conséquences qui allaient tomber sur ce type, d’autant plus qu’il lui avait déjà cédé une somme exorbitante en paiement d’avance.

Assise sur le toit, ce fut avec un grand sourire espiègle qu’elle vit les hommes se précipiter hors de l’établissement pour tourner leurs yeux vers le ciel, où la mort semblait planer. Les dévisageant avec ennui, elle attendit de voir lequel d’entre eux serait assez brave pour la défier. Lequel aurait le cran de lui faire face et éventuellement d’essayer de l’arrêter ? Le brun barbu qui la regardait avec un air révolté, le jeune premier qui gardait la main sur sa rapière, comme s’il pouvait la mettre aux fers d’un seul regard ? Soupirant de lassitude, la jeune femme ne bougea que lorsqu’elle aperçut une silhouette masculine se hisser lestement jusqu’au toit. Ce ne fut qu’alors qu’elle daigna se redresser, refermant sur elle cette cape neuve et pourtant poisseuse qu’elle avait volée un peu plus tôt.

Alors elle fit face au nouveau challenger, se tenant en position défensive sans faire mine d’ébaucher le moindre geste hostile à son encontre. Il avait l’air sûr de lui, et ses bons appuis indiquaient qu’il n’était peut-être pas mauvais. Il était certain d’être le chasseur, ce qui faisait d’elle une proie indisciplinée et rebelle bien décidée à lui filer entre les doigts. Ô erreur… on dirait bien qu’il n’avait pas encore compris ce dont il revenait. Ici il n’y avait qu’un prédateur, et ce prédateur… c’était elle.
S’appuyant d’une main sur le toit gelé, toujours très proche du bord, Freiya se retourna et fit un bond en arrière dans un mouvement assuré et risqué qui la fit atterrir de justesse sur le toit plus bas de la maison d’à côté. Néanmoins elle compensa le manque d’élan avec sa télékinésie, et se hissa à la force de ses bras dans un geste qui trahissait l’habitude. Mais après tout était-ce bien étonnant ? Son corps d’ancienne danseuse des rues était souple et léger, ce qui lui permettait d’en jouer avec aisance. Et justement, se divertir faisait actuellement partie de ses priorités. D’un sourire elle nargua son détracteur, sans être animée de la moindre nervosité.


« Alors on veut jouer ? Rassurez-moi, vous n’espérez quand même pas que je vous facilite la vie, si ? »





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MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Lun 26 Jan - 5:50

Nous avons tous déjà entendu parler du bien… du mal. Nous connaissons tous cette notion de justice, n’est-ce pas ? Du moins, une idée de ce qui est bon, ce qui est juste est généralement imprégné dans nos esprits, une idée que l’on a forgé avec les mots comme le marteau forge une lame. Des mœurs, des croyances, appeler le comme vous voulez, ce concept, nous en avons fait une réalité collective. C’est alors que nous devons nous demander ce qu’est cette idée… appartient-elle à l’individu ou à l’ensemble ? Est-ce qu’en tant qu’individu nous percevons une action comme étant bonne ou mauvaise que parce qu’il semble en être ainsi aux yeux de notre société ? Ou bien est-ce qu’il s’agit de l’opposé, le collectif vois perçoit une action par le biais de l’individu ? Il y existe aussi la possibilité que l’un est tout aussi dépend de l’un que de l’autre. Cette idée de droiture, de justice ont forgé les règles à suivre de notre monde, un guide noir et blanc. Ce guide, laisse-t-il place à une zone grise ? Est-ce qu’une bonne action que l’on aurait généralement damnée peut être perçue comme étant la bonne selon le contexte ? S’il en est ainsi, comment fait-on pour savoir si notre action est bonne ou mauvaise ? Devons-nous tous attendre le jugement dernier afin de connaitre le verdict ? Qui sera donc le juge ? Qui prononcera alors notre sentence lors du dernier tribunal? Un dernier coup de marteau afin de dire si nous avons suivis la bonne route.

Quelle route suit notre protagoniste ? Est-il sur la route de la justice ou bien sur celle du crime ? Bien entendu, il aurait sans doute été facile de répondre à cette même question y a de cela quelques années ! À vrai dire, la question ne se posait pas ! Il fallait se rendre à l’évidence, s’il aurait continué sur cette même route, seul ne nœud coulant du gibet l’attendait. Il n’y avait aucun doute… mais maintenant, était-ce si différent ? Avait-il suffisamment dévié de la route afin de connaitre une autre fin ? Il était certes devenu celui qui menait les gens jusqu’au à corde. Parfois même, il était celui-ci qui non seulement prononçait la sentence, mais l’exécutait ! Les exécutions occasionnelles… est-ce que cela faisait du chasseur de prime un être progressivement de plus en plus mauvais ? Se rapprochait-il à nouveau pas à pas du nœud ? Bien entendu, il n’y prenait jamais plaisir, mais est-ce que cela allait faire une différence aux yeux du juge et jury ? Là était la question. Les têtes qu’il traquait, elles étaient généralement recherché par les autorités, la loi… ceux qui en principe était du côté de la justice, mais est-ce que s’associer ainsi à eux faisait de lui un être meilleur ? Une simple observation des faits pourrait sans doute répondre à cette question alors qu’il rapportait à la dite justice les condamnés grâces au mensonge, la violence et l’intimidation… aucune de ces actions étaient celles d’un homme honorable en soi. Est-ce que la méthode compte autant que le résultat ? Si la méthode ne compte pas… cela que la fin du chemin est prédéterminé… que nos actions ne changerons jamais rien à notre fin.

Qu’en est-il de celle que notre protagoniste a su traquer jusqu’à ce lieu ? Est-ce qu’il y a un nœud qui l’attend au bout de la route ? Ou bien est que les actions de celle-ci, autre que ceux pour lesquelles il est venu auront un impact sur la fin. Le chasseur de primes n’étaient point ici afin d’être le juge, n’y même l’un des membres du jury pour elle. Il était qu’ici afin d’être le guide.

Alors qu’il avait su trouver son chemin jusqu’à sur le toit du Discordieux, le regard d’acier de l’ombre blanche croisa celui-ci de la dite Freiya. Jadis qu’un simple nom, une idée, voilà qu’elle était devenu bien réelle alors qu’il aperçut pour la première fois les traits de son visage, Une agréable silhouettes des plus raffinés qui en soit aurait su démentir l’image du monstre que les rumeurs avaient créée. Seulement, les apparences sont que trop souvent trompeuse, car c’est derrière les plus divins visages que ce caches les plus grossier personnages puisque l’être honnête est souvent trop horrible à regarder. Lui, la vérité n’est pas toujours belle… c’est là que le mensonge vient voiler celle-ci afin de la rendre plus agréable à l’œil. Sur le visage de cette femme fatale il vit alors un sourire narquois s’afficher. Elle ne semblait nullement craindre la présence de notre protagoniste… et semblait même être presqu’amusée par celle-ci. Les paroles de celle-ci ne firent qu’évoquer de nombreuses questions dans l’esprit de l’ombre blanche. Dans quoi s’était-il embarqué en était une! Mais la plus grande était : Qui est-elle ? Freiya, oui Freiya, mais qui était cette dite Freiya ? Afin de faire face à un adversaire ainsi… quelle genre de femme était-elle ?

Mais avec la jeunesse, la sagesse semble être souvent absente. Elle laisse place à la folie… le genre de folie que la plupart des gens semble prendre plaisir à renommer courage. Non, ici il ne s’agissait pas d’un homme nécessairement courageux, mais tout simplement arrogant et fier ! Cette arrogance n’avait rien à voir avec le sexe de celle qui se trouvait devant lui, mais avec l’attitude même de celle-ci ! Qui croyait-elle être ? À qui croyait-elle avoir affaire ? À cette provocation, il un sourire en coin s’afficha sur son visage. Alors qu’elle avait fait le choix de passer sur un autre toit, il ne put résister à la poursuite ! Suivant dans les traces de celle-ci, il lui était évident qu’elle possédait une agilité hors du commun.

‘’J’espère bien… je suis venu de trop loin pour être déçu.’’

Après s’être rapproché à nouveau de celle-ci, il s’était alors légèrement redressé, demeurant qu’un peu accroupis afin de baisser son centre de gravité et ne pas perdre le pied. Il se devait d’être prudent, sous la neige il y avait sans doute un peu de glace et un seul faux pas pouvait faire en sorte qu’il allait se ramasser la gueule première en bas de la taverne ! Vous imaginez la honte qu’il allait devoir subir par la suite si il devait se planter ainsi ? Le souffle chaud créait un nuage de fumé devant sa bouche à chaque respiration. Ne quittant point cette ravissante proie, le sourire qu’il avait à son visage s’afficha un peu plus alors qu’il s’approchait calmement du gibier. Il tourna en rond autant qu’il pouvait sur le toit, puis alors qu’il trouva sous son pied l’appui idéal afin de passer à l’action.

‘’Te crois-tu capable de me battre à ce petit jeu ? Attention à ne pas trop te fatiguer… je m’attend à une certaine résistance…’’


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MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Lun 9 Fév - 22:36



Le vent efface les pistes dans la neige

Áedh . Irina


Il ne s'agissait plus de bien ou du mal, ou de ces trivialités qui n'ont d'importance que pour ceux qui s'encombrent de préjugés manichéens et handicapants. Thémisto n'était pas une ville pour les faibles ou les incertains. S'il y avait bien une chose qui lui paraissait prendre sens au milieu de tout ça, c'était cette méritocratie exigeante et impitoyable qui avait été instaurée par les fidèles de Sharna. Ah les cavaliers, une belle bande de rapaces prêts à se tirer constamment dans les pattes dans l'espoir d'une ascension rapide. Ils n'étaient pas plus organisés ou moins hypocrites que les prêtresses de Cimméria, en un sens. Un dieu différent et pourtant la même cupidité. Il y avait presque là de quoi remettre en doute sa foi dans le genre humain, sauf qu'elle ne pouvait pas perdre ce qu'elle n'avait jamais détenu. Chaque jour qui s'écoulait l'Irina qui sondait derrière le masque de Freiya s’affranchissait un peu plus de la plupart des contraintes morales, se détachant de ces marques pesantes qui n'avaient pas prise sur elle. Sindarins, Yorkas, Zélos, Sylphides ou Terrans... tous lui apparaissaient sur un pied d'égalité, tous rangés devant la même ligne rouge, qu'ils ne manquaient jamais de franchir tôt ou tard. Ils se disputaient sans cesse pour déterminer quel peuple était plus glorieux, plus puissant ou plus malin. Il était pourtant évident qu'ils étaient aussi ignobles et méprisables les uns que les autres. Alors pourquoi devrait-elle refuser d'abreuver sa soif de vengeance en ces amas de chair morte qui ne lui suscitaient aucune empathie ? Et cet homme qui la poursuivait n'était pas différent.

De ses yeux noirs elle le dévisagea placidement et avec un brin de provocation, se moquant bien de ce qu'il pensait savoir à son sujet. Le visage de l'inconnu se crispa légèrement à ses répliques, ce qui ne fit que l'amuser encore davantage. L'ego masculin était si facile à tourmenter que c'était presque trop facile. Déjà ses sourcils se fronçaient d'irritation, et son expression hurlait à la colère contenue. Malgré tout il parvint à se reprendre et transformer l'agacement en jeu compétitif, pour lui sourire avec légèreté. Il avait de larges épaules, un faciès volontaire et une posture correcte. Il savait apparemment se battre et était de fait, plutôt bel homme. Dommage, d'autres auraient sûrement trouvé une certaine attraction à ce petit jeu du chat et de la souris. Quoi que...

« Oh ? Venu de loin ? Je ne savais pas que j'avais un admirateur secret. Et persistant en plus de ça. » Elle sourit de ses dents blanches, calant la cape qu'elle portait contre ses bras pour ne pas être gênée dans ses mouvements. Le froid par ailleurs était à ses yeux plus un avantage qu'un inconvénient. Elle connaissait ces températures par cœur, habituée qu'elle était à faire face à l'hiver éternel de Cimméria. Et pourquoi ne pas en profiter ? Il fallait bien ramener ce petit chasseur de primes sur terre. Et pour commencer il fallait qu'il prenne quelques cours élémentaires concernant la chasse.

« Et sinon vous comptez rester planté là à me regarder jusqu'à quand ? Vous allez aussi me prévenir à chaque fois que vous compterez passer à l'action ? »

Un sourcil moqueur fit écho à son humeur, bien qu'elle commence à se poser des questions concernant ses vraies intentions. S'il pensait la déstabiliser ou l'impressionner, il n'avait pas bien jaugé son effet. Soudainement Freiya piqua des talons et courut vers le bord du toit, se suspendant de ses mains et se servant de ses jambes comme appui. Ensuite elle se laissa tomber dans la rue en dessous, dirigeant doucement sa chute pour éviter une plaque de verglas. Un coup d’œil lui suffit pour confirmer qu'il la suivait, avec plus d'agilité que ne le laissait présager son gabarit. Pas trop mal, la course pouvait commencer. Se craquant les doigts des deux mains, l'assassin n'eut d'autre choix que se plaquer contre la façade sale du vieux bâtiment, le temps de laisser passer plusieurs chevaux passer au grand galop. Insultant tout bas les deux cavaliers en armure frappée du blason de Sharna, Freiya reprit sa course dès qu'ils passèrent. De toute façon un grabuge monumental se levait non loin, de grands bruits lui parvenant depuis le Discordieux, toujours sous le choc de ce qui s'était passé un peu plus tôt.
Les autorités ne tarderaient pas à être mises au parfum, et alors il serait bien plus difficile de se déplacer librement. La capuche rabattue sur son front dissimula la plupart de ses mèches d'un noir violine, tandis qu'elle se mit à courir pour bifurquer dans la première ruelle à droite, sans un regard en arrière. Dépourvue de tout poids qui pourrait la lester, elle avait un sourire plaqué sur le visage tandis qu'elle creusait l'écart autant que possible, espérant bien le perdre dans le dédales de rues qui l'emmenaient loin de ce quartier qui ne tarderait pas à être bouclé. Quitte à ajouter un trait de plus à son décompte de victimes du jour, autant le faire de la façon la plus sûre qui soit. Freiya se faufila entre les étales du marché, et ne manqua pas d'en renverser volontairement certains. Elle entendait encore des bruits de pas, ce qui ne laissait pas trop de doutes quand à l'identité du poursuivant. Projetant plusieurs bouteilles de vin en sa direction grâce à sa télékinésie, elle prit à nouveau à gauche et se terra dans un coin sombre, une brèche entre deux bâtiments qui lui permettrait toujours de prendre la fuite si nécessaire. Mais pour l'heure... pour l'heure elle voulait voir ce qu'il avait vraiment dans le ventre. Posant la main sur deux de ses couteaux de jet, elle se tint prête à l'accueillir d'une pluie d'acier.



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
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MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Mar 17 Fév - 5:19

‘’Oh si c’est de l’action que tu veux!’’ Avait-il répliqué à la provocation!

Un jeune homme fougueux et arrogant, voilà ce qu’il était et celle qu’il avait traquée jusqu’ici semblait être en mesure de bien jouer avec cela ! Oh elle semblait bien aimer provoquer avec ses petites remarques et lui, il jouait le jeu, elle s’amusait avec lui et il semblait être complètement aveugle à ce fait. Ignorant jeune homme! Un sourire un peu trop fier s’était affiché à son visage alors qu’ils avaient commencé le jeu, il ne semblait pas savoir à quel point elle avait de l’avance déjà sur lui, qu’en ce moment vu sa fatigue, il était dans l’impossibilité pour lui de pouvoir bien danser la danse. Elle le provoquait, elle cherchait à le faire avancer sans trop réfléchir et à cela elle était douée !

Le regard de glace et le sourire de l’arrogance sur le visage du blondinet, il tentait de la suivre sur les toits enneigés, une chose plus facilement dite que faite ! Sous ses pas, bien qu’il tente d’être le plus léger possible, la neige n’était nullement une surface solide sur laquelle il pouvait facilement prendre appuis. Il avait certes un peu d’expérience dans ce genre de manœuvre, mais aujourd’hui il ne semblait point avoir la présence d’esprit de bien exécuter son travail. Peut-être était-ce son égo qui lui parlait, murmurait à l’oreille qu’il devait se montrer plus fort, ou peut-être qu’il était en parti tomber sous le charme de la belle dame qu’il devait traquer. Suivre les rustres, les rats de la pire espèce et leur foutre une bonne baffe cela va habituellement. Il n’y existe pas beaucoup de remord à dévisager quelqu’un pour qui notre protagoniste ne trouverait aucunement attirant, mais elle, cette Freiya, cette fougueuse femme à la sombre réputation, elle avait belle gueule et par ses mouvements il était évident aux yeux du chasseur de primes qu’elle devait posséder un corps bien taillé sous ses vêtements. Dans une autre vie, dans une autre situation, il l’aurait sans doute approché avec dans la taverne du coin avec des motivations biens différentes, mais malheureusement c’était par affaire qu’il était ici.

Il s’avait qu’il devait faire vite s’il voulait régler le tout. Plus elle jouait avec lui ainsi, plus les chances que les autorités locales se montre le bout du nez. Habituellement, des gens censés verraient bien que l’ombre blanche est du bon côté… enfin, qu’il essai d’apporter à la justice la tête mise à prix, car dire qu’il est du bon côté est un peu poussé. Les autorités avaient généralement une tendance à mal juger notre chasseur de primes, le poussant parfois à trouver une façon de leur échapper. De plus, il est évident que si les autorités locales devaient tomber sur eux, la belle et charmante Freiya passerait facilement pour une jeune femme innocente alors que lui, un peu plus coupable de n’importe quel crimes.

Ils jouaient au chat et à la souris à travers les rues, entre les maisons et sur les toits. Celle-ci faisait preuve d’une incroyable agilité, tandis que notre rustre, un peu moins en ce moment. Le voyage avait eu son impact et l’adrénaline du moment semblait progressivement laisser place à la fatigue. C’est entre deux maisons qu’elle avait réussi à lui échapper.

‘’Merde!’’ Ce dit-il à lui-même furieusement alors qu’il tentait de la retrouver.

La neige tombait de plus en plus fort, rendant la situation un peu plus compliqué. Sous sa capuche blanche, il tenta de retrouver les traces de celle-ci dans la neige, mais le tout s’effaçait rapidement avec le vent qui soufflait. Il demeura vigilant, observant son entourage. C’est là qu’il aurait aimé posséder une paire d’yeux dans les cieux, mais cela serait bien trop demandé. Toutefois, un coup de chance, un regard dans la bonne direction et la silhouette qu’il recherchait refit surface. Il reprit donc la poursuite de celle-ci qui ne tarda pas à le remarquer ! Oh mais si elle croyait être en mesure de le perdre si facilement, elle s’était trompé sur son compte. Il est arrogant, mais pas totalement sans talent!

Toutefois, l’idée d’être ainsi poursuivis ne semblait point lui plaire. Alors qu’ils passaient à travers le marché, il évita de justesse. Une première et puis une autre, sans même avoir à les prendre dans ses mains, celle-ci balançait les bouteilles de vins en direction de l’ombre blanche qui se fracassait une à une, quel gâchis. Un instant de distraction afin de pas se ramasser une bouteille ne pleine gueule et il l’avait presque perdu alors qu’elle tourna dans un coin sombre. Nul signe d’elle, mais elle ne pouvait pas être bien loin… non ça ses tripes lui disaient. Dès qu’il eut franchis la frontière, celui-ci fut pris d’assaut par des couteaux volants en sa direction. Rapidement, celui-ci fit un pas en arrière s’appuyant le dos contre le mur de la maison.

‘’C’est comme ça que t’es accueil tes admirateur?’’

Devant lui se trouvait la couverte d’un vieux tonneau. Un peu brisé, mais tout de même utile pour un bouclier improvisé qu’il empoigna avant de sortir de sa cache passant à l’assaut à son tour. Celui-ci utilisa le bouclier improvisé comme projectile, le balança en direction de son gibier avant de s’approcher d’elle. Un premier coup envoyé, mais celle-ci l’évita. Une échange rapide, les deux êtres faisaient évidement preuve d’un certain talent dans l’art du combat…


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MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Sam 7 Mar - 18:32



Le vent efface les pistes dans la neige

Aedh . Irina

Cette justesse dans le ton outré, cette grimace de vexation un peu trop facile, c’était… Elle essaya de se retenir puis n’y tint plus. Sa paume heurta son front en un geste dépité bien mérité, qui retranscrivit son désarroi mêlé de déception, tandis qu’elle se demandait quoi faire avec un énergumène pareil. Le planter là pour mieux l’humilier, ou bien faire durer la chasse pour le laisser croire qu’il avait une chance d’arriver à ses fins ? C’était dur de faire un choix, surtout en un si court laps de temps. Pourtant lorsqu’elle sauta au niveau des pavés en dessous, Freiya ne montra pas le moindre signe d’hésitation. Il était trop confiant, plein de certitudes alors qu’il ne connaissait visiblement rien à son sujet. Car si c’était le cas, il aurait au moins fait l’effort d’être crédible. Son ton n’était plus si amusé.

« Je ne veux pas de l’action je veux que vous me lâchiez la grappe, si ce n’est pas trop d’mander. » Elle se laissa glisser au sol et fit en sortes de le garder en vue le plus longtemps possible. Il était aussi gracieux qu’un danseur débutant qui essaie de maîtriser un ballet compliqué, mais il tenait la distance, c’était déjà pas mal. Il était débrouillard à défaut d’être performant à l’extrême, et c’était résolument plus qu’elle n’avait cru initialement. Entamant une course rapide mais mesurée, l’assassin ne força pas. Elle cherchait plus à le tester qu’à réellement creuser la distance. Par contre son esprit lui, ne prenait pas la peine de ralentir. Elle connaissait bien les petites habitudes des gardes de Thémisto, et il était évident que ce grabuge les forcerait à agir. Mais à ce sujet, elle avait déjà au moins une paire de plans de secours. S’engageant dans une allée mal éclairée, elle pesta. « Faut croire que ça l’est. » Son souffle chassa de la fumée blanche en même temps que son agacement. La prime sur sa tête avait certainement de quoi faire saliver les plus cupides des chasseurs de primes, mais ça devrait aussi dissuader les moins expérimentés de prendre des risques inutiles. Ils ne jouaient pas dans la même cour, tout simplement. S’il se leurrait à ce sujet, c’est qu’il était encore plus naïf qu’il n’en avait l’air.

Freiya joua du mauvais temps et de la neige qui recommençait à tomber en flocons épais pour brouiller les pistes et lui tendre un guet-apens dans un coin ombrageux. Ses doigts entouraient solidement la poignée de ses couteaux de lancer, avec fermeté mais sans crispation, dans une prise mesurée et froide. Deux d’entre eux fusèrent dans l’air pour se planter dans la porte en bois qui se trouvait derrière le blond. Ce n’était pas un échec, mais un coup d’avertissement. Néanmoins deux autres suivirent, cette fois parés par une protection attrapée sur le tas. Bons réflexes, dommage que son répondant laisse beaucoup à désirer. Le tenant à l’œil, la brune guettait ses réactions pour ne pas se faire surprendre. Tout ce charabia n’était destiné qu’à la détourner d’une contre-attaque qui finirait forcément par venir. À moitié sous couvert des murs penchés d’une vieille maison, Freiya repoussa la planche de bois qu’il lui avait lancée d’un geste du bras. Sa télékinésie envoya cette dernière valser dans un coin, heurtant des vieilles caisses de bric-à-brac.
« Quand ils me suivent avec la ferme intention de me faire la peau, en général je ne prends pas trop le temps de demander quel vent les amène. S’ils ne sont pas digne de mon attention, je les abats comme des chiens avant qu’ils ne me fassent perdre mon temps. » Serait-il un autre de ceux-là ? De toute façon si les autorités finissaient par arriver, elle ne serait plus à leurs yeux qu’une autre malheureuse battant pour défendre sa vie. Rien de choquant ou de nouveau à Phelgra, de fait. En vérité il était même probable que les gardes lui donnent raison si elle venait à mettre une bonne raclée à son détracteur.

« Et vous, vous passez votre temps à chasser les femmes comme un vulgaire gibier ? » Elle avait déjà son petit avis sur la question mais elle était intéressée de voir quelle autre excuse bidon il allait bien pouvoir trouver. Dans le même élan elle fit un pas sur le côté, esquivant une droite qui visait son menton. C’était plutôt rapide et adroit, mais ça manquait de conviction. Cet homme ne cherchait pas vraiment à l’atteindre, sans qu’elle comprenne pourquoi. Était-il un de ces nobles magnanimes et pleins de vertu qui ne voulaient pas frapper une femme, ou bien gagnait-t-il du temps pour une raison qu’elle ignorait ? Peut-être allait-il bientôt recevoir des renforts, ce qui la mettrait dans une sacrée mauvaise posture.
Avec force la jeune femme agrippa le poignet masculin et le tira brusquement vers elle. Visant à le surprendre et lui faire perdre l’équilibre, elle encaissa un crochet et répliqua lestement de toute la force de son épaule. Le geste fut puissant et bref, sans aucun mouvement superflu. Sa force restait humaine mais son savoir-faire ne la faisait pas avoir à rougir devant la plupart des hommes. Depuis le temps elle avait appris à compenser la force brute par la subtilité d’une maîtrise exploitant au maximum son centre de gravité. Un échange de coups plus fugaces se fit pendant quelques longues secondes, jusqu’à ce qu’elle joue d’un coup d’épaule pour le faire reculer.
« Quoi, c’est tout ce que vous pouvez faire ? » Son sourcil dansa pour se hausser, son visage tendu d’incrédulité. Soudainement elle rangea le dernier couteau de lancer qu’elle avait dans la main droite, se redressant d’un haussement d’épaules. « Hé bien tant pis. Je vous laisse à vos petites provocations d’adolescent, moi je m’arrache. » Elle parodia un salut militaire et soupira, avant de faire deux pas en arrière. Avec prudence elle se dégagea, bien décidée à mettre les voiles s’il ne trouvait pas mieux à faire que de discourir sur ses intentions.




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MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Dim 15 Mar - 4:10

L’ombre blanche devait prendre note, lorsqu’il aura l’occasion de collecter pour la tête de cette belle rouquine, de demander un bonus car elle lui donne vraiment du fils à retordre celle là ! Il faut dire que personne ne lui a dit que ça allait être bien facile, puis pour être tout à fait honnête la plupart des gens lui ont tout simplement dit qu’il devait être complètement fou pour tenter de s’en prendre à la dite Freiya. À lui faire face, il savait qu’il avait possiblement eut tort de l’approcher aussi légèrement, un peu trop con pour ce dire qu’il avait tout simplement stupide de sa part de même songer à s’en prendre à elle! Il n’était pas toujours aussi bête ce chasseur de primes, par moment il avait même ses moments de sagesses, mais là… il était encore si jeune et si fougueux… quelques bonnes chasses avait su flatter son égo de mâle alpha. Et que lui dictait son égo ? Oh un tas de mauvaises idées, comme continuer d’essayer d’appréhender cette tête à prix, de la prendre en poursuite et de l’affronter seul à seul dans une sombre allée…

Après un nouvel assaut, quelques coups furent échangés entre l’antagoniste et notre protagoniste, Il possédait face à elle une force et une grande endurance, mais celle-ci possédait une agilité nettement supérieur, il ne pouvait pas dire autrement. Sa technique, elle ne combattait pas, elle dansait ! Oui elle dansait telle une ballerine capable de bien foutre des baffes. Quelle femme ! L’ombre blanche était autant agacé que charmé par celle-ci… allez savoir, il n’est pas très saint cet homme. Si son genre de femme c’est une femme capable de lui foutre une bonne baffe, alors il est sans doute tombé sur ce qui avait de mieux, mais ce le destin avait déjà choisi ce qui allait advenir de cette aventure ! Oh il n’y allait pas avoir de fin heureuse, ni même romantique!

« Et vous, vous passez votre temps à chasser les femmes comme un vulgaire gibier ? » Lui avait-elle demandé durant l’échange après un cou bien balancé.

À cela, le chasseur de primes ne put s’empêcher de lui faire un petit sourire narquois. Elle semblait posséder un certain sens de l’humour, ce qu’il pouvait apprécier un peu. Et à cette charmante question, il avait une réponse tout aussi charmante.

« Je les invites d’abord à diner, mais pour toi j’ai fait une exception »

Une échange de parole, puis de quelques coups bien placé ici et là. Son désir n’était pas de lui faire trop de mal, mais là était sans doute ce qui allait causer sa perte. Sa faiblesse face aux femmes… que voulez-vous ce rustre est presqu’un gentleman ! Enfin, il n’est pas le gentleman de la haute société, c’est un fait, car les bonnes bannières aristocratiques il n’y connait absolument rien à ça, mais cela n’empêche qu’il possède une certaine difficulté à devoir tabasser une demoiselle. Cela explique pourquoi il ne prend généralement pas ce genre de contrat, mais pour Freiya, comme il lui avait si bien dit, il avait su faire exception à la règle. Mais pour le remercier cette galanterie envers celle-ci, elle le trouva une façon de l’envoie direct sur le cul ! Voilà qui ne faisait pas d’elle un saint bien vertueux ! Mais cela, il le savait déjà… car il y existait déjà une réputation qui précédait les traces de cette charmante dame.

« Quoi, c’est tout ce que vous pouvez faire ? Hé bien tant pis. Je vous laisse à vos petites provocations d’adolescent, moi je m’arrache »

Alors là, il s’était pas attendu se ramasser une telle baffe ! Mais l’égo l’emportait sur la galanterie, il n’était plus question d’être tout doux et tout gentil avec celle-ci ! Bien entendu, il n'allait pas pousser la limite de la folie et tenter de la tuer comme un lapin! Il souhaitait la garder en vie… ce qui rend la tâche nettement plus compliqué. Un assassin l’aurait tout simplement tué, aucune hésitation… mais lui, ce n’était pas son but, il souhaitait la capturer… tout simplement. Aussi rapidement qu’il put il rebondi sur ses pieds avant se de projeter sur Freiya la plaquant contre le sol. Tentant de la retenir à l’aide de ses mains, cela l’empêchant lui-même d’offrir une offensive ! Enfin, il fallait tout simplement qu’il utilise sa tête, là était la solution! Oui, il devait littéralement utiliser sa tête, dans le sens qu’il lui donna un bon coup de crâne en pleine gueule. Elle avait dû se rendre comme qu’il était têtue et qu’il avait sans doute le crâne dure comme le rock à ne pas vouloir lâcher prise, mais là… il démontrait à quel point il était entêté, Généralement les coups de têtes ce n’est pas la meilleure option, car ce n’est jamais sans répercussion pour celui qui porte le coup. Un coup de poing, oui les jointures peuvent souffrir un peu… mais le crâne, sa résonne quoi !


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MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Jeu 16 Avr - 18:55


Le vent efface les pistes dans la neige

Aedh . Irina

Tout avait commencé par un jeu idiot et si sarcastique qu’elle n’aurait jamais cru qu’il marcherait. Ce n’était au départ qu’une façon détournée de se moquer de lui, une manœuvre mal déguisée de le manipuler et étudier ses réactions de jeune premier. Ils devaient avoir le même âge à peu de choses près, et pourtant Irina se sentait infiniment plus vieille derrière son minois délicat et ses gestes rudes. Il n’avait rien compris et plus il lui faisait perdre son temps, plus l’agacement substituait l’amusement en tant qu’émotion dominante. Tout chez lui criait le conquérant trop sûr de lui, l’arrogance de la jeunesse qui était bien la seule chose qu’ils aient en commun. Lorsqu’il évoqua un possible dîner à deux, Freiya ne put s’empêcher de l’imaginer douché au parfum bon marché, le col relevé vers le haut comme un bon apprenti mafieux et les cheveux gominés en arrière. Elle grimaça. L’image était peu prometteuse, même dans un recoin fantaisiste de sa tête. En plus il se permettait de la tutoyer avec familiarité. Hiiiin… Mauvaise idée. Oui elle était une criminelle recherchée pour meurtre et probablement éligible pour la corde ou l’exécution sommaire, oui et alors ? Ce n’était pas une raison pour la traiter comme s’ils avaient élevé les cochons ensemble, si ?

Le dévisageant de ses yeux sombres, la demoiselle jaugea sa posture pour anticiper ses coups pourtant bien placés. Elle lui sourit sans joie, dodelinant de la tête pour chasser le dépit. Non mais sérieusement il ne pouvait pas simplement laisser tomber l’idée de la poursuivre et se trouver une proie un peu plus désireuse de coopérer ? Parce que franchement ça lui rendrait un sacré service. De ce fait elle avait pensé mettre de la distance entre eux, en s’éloignant purement et simplement de cette situation improbable comme si rien ne s’était passée. Une dernière chance de mettre fin à tout cela de la façon la plus pacifique qui soit… Mais il ne sembla pas l’entendre de cet œil.
Buté comme il s’était montré jusque-là, on ne peut pas vraiment dire que c’était surprenant. Seulement on ne pouvait pas en dire autant du placage en règle auquel elle eut droit tout à coup, lorsqu’il lui sauta dessus et fracassa son crâne contre son arcade. Sous le choc, Freiya n’eut pas le temps de réagir, et fut écrasée par le poids. Son corps avait bien fait pression dans le sens inverse, mais elle avait tout juste réussi à courber la tête pour ne pas heurter les pavés de plein fouet. Cela ne lui évita pas d’être sonnée par la chute davantage que par le coup qui suivit, en une blessure sanglante. Elle grogna de douleur, chaque froncement de sourcils réveillant les picotements désagréables. L’un dans l’autre elle vit deux ou trois points blancs flottant devant ses yeux, et ses jambes se mirent à se débattre avant même que son cerveau reprenne intégralement ses fonctions. Tel un chat sauvage, la jeune femme se cambra de toute ses forces, se contorsionnant jusqu’à que ses jambes se glissent et se replient sous le corps masculin. Enfin elle continua de lutter pour libérer ses mains, lui faisant croire que c’était sa priorité par une petite distraction.


« Je n’ai pas signé… pour me faire tripoter par une saleté d’inconnu ! Bas les pattes, le putassier ! »

Cela lui avait pris un certain temps de rassembler ses neurones restants pour fanfaronner, ou plutôt en l’occurrence affirmer un fait qui lui paraissait on ne peut plus évident, mais elle y était finalement arrivée. Pendant ce temps malgré son souffle haletant et sa vision partiellement trouble, son genou droit s’était positionné stratégiquement, jusqu’à ce qu’enfin elle le remonte d’un coup sec, cognant ses roustons de toutes ses forces. De quoi lui remettre les idées en place et elle l’espérait, calmer ses ardeurs. Non mais sans déconner, c’est qu’il s’y croyait le p’tit gars ! Profitant de son mouvement de recul et de douleur elle le poussa sans ménagements sur le côté, ne lui laissant plus que ses yeux pour pleurer la mort de ses héritiers potentiels. Valait mieux pas qu’il se reproduise, il risquerait de se créer un clone. À ce stade-là mieux valait ne pas prendre de risques ! L’œil gauche fermé à cause du sang poisseux qui coulait sur son visage, Freiya le regarda en biais.
Soudainement il n’en menait plus large lui non plus, et pourtant elle ne l’avait pas encore fait saigner comme il se devait. Œil pour œil, ou plutôt œil pour roubignoles, c’était encore trop équitable à son goût. Se redressant sur son coude, la désormais brune sentit sa tête tourner plus vite qu’une toupie. Par les dieux, ce glandu avait vraiment la tête dure… Confuse mais enragée, elle le poussa sur le dos et monta à califourchon sur lui, le retenant par l’épaule tout en armant le poing. Alors elle s’en donna à cœur joie sur sa figure, avec la ferme intention de lui refaire le portrait jusqu’à en avoir assez de le voir ou jusqu’à manquer de forces.




« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
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MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Mer 13 Mai - 14:17

La façon dont le tout avait commencé, il aurait été possible à croire qu’il s’agissait de l’innocent jeu du chat de la sourie. Deux jeunes gens, courant à travers les rues de la cité, une l’un pour attraper l’autre, mais il ne fallait que poser son regard sur leur visage pour un peu plus d’une seconde afin de voir clairement qu’il n’y avait rien d’innocent à leur petit jeu. Un jeu, certes un peu idiot et remplis de sarcasme lors des quelques échanges verbaux, mais les intentions de chacun étaient déjà très clairement établis. Elle ne possédait aucun désir à se laisser appréhender par notre chasseur de primes, ce qui est parfaitement compensable et même logique en tant que criminelle. Lui, il ne semblait point vouloir lâcher prise, comme un chien qui tenait son os, il était possible de le frapper il n’allait pas lâcher prise ! Par contre, ici même c’est l’os qui avait une tendance à vouloir lui foutre des baffes, mais à cela il ne faisait que tenter de montrer un peu plus fort au risque de se casser une dent. Il s’agissait ici d’un jeu où ils tentaient de se dominer mutuellement… il y existe un jeu similaire, à un endroit nettement plus agréable qu’une sombre allée, mais ici ce n’était malheureusement pas ce genre de jeu. Sauf les quelques fessés occasionnels et parfois quelques gémissement, il n’y avait rien de bien similaire.
Il n’y avait peut-être aucune règle établi dans leur jeu, car sinon la cogner ainsi avec un gros coup de tête aurait sans doute été considéré comme étant un acte illégal, mais cet action n’avait rien de bien mal en comparaison à la réplique ! Oh il y avait des gens qui faisait des coups bas, vraiment pas, mais là ! Oh Il y avait une limite à tout non ? Il est où l’arbitre lorsqu’on en a de besoin ? Il avait sans doute été un peu trop distrait par les beaux yeux de celle-ci, ou peut-être sa généreuse.. erm… personnalité, mais il était un mâle voulant être un alpha, il était le genre d’homme cherchant à dominer, donc n’était-il donc pas un peu naturel pour lui de posséder ce genre de petite faiblesse avec les femmes ? Bien entendu, la situation actuel n’était pas la meilleur afin de se laisser distraire, car elle avait eu tôt fait de lui calmer les ardeurs de mâle dominant avec son coup bas! Prenez un marteau et écraser vous les doigts avec, c’est douloureux non ? Maintenant doublez le tout et ajoutez-y une douleur abdominal, car oui un coup bien placer aux roustons offre gratuitement une douleur à l’abdomen vous donnant presque l’envie de faire remonter votre diner et à en perdre carrément votre souffle.
Voilà une des nombreuses raisons pour laquelle le chasseur de primes préfère chasser des criminels de sexe masculin, le respect qu’ils ont pour ce genre de chose ! Oui, c’est peut-être pas dit à haute voix, mais il y existe tout de même un certain code d’honneur au cœur de la gent masculine, pas de coups pas dans ce genre lors d’un duel! Mais tentez d’expliquer ça à cette dite Freiya ! De plus, c’était bien trop tard pour ça, car notre malheureux chasseur de primes connaissait déjà la douleur infernale ! Ce qui avait de plus tristes, c’est qu’il ne s’agissait pas de son premier malheur du genre…un malheur similaire fut lors d’un moment de torture, mais cette histoire sera racontée un autre jour, car elle n’en avait pas fini avec lui.
Alors qu’il tentait d’ignorer la douleur, une tâche qu’il pouvait difficilement faire, la dame en profita pour prendre place au-dessus de sa personne, assise en califourchon. Non, mais quel idée de prendre place ainsi après un tel coup ? Elle cherchait vraiment à lui causer du mal ? Il faut dire qu’elle possédait plus d’une raison de le vouloir. Avant même qu’il eut l’occasion d’envoyer un commentaire, voilà qu’elle s’en donnait à cœur joie à le tabasser. Son visage réagissait à chaque coup, s’il recevait un crochet de la droite, il tournait la tête vers la gauche, une gauche et il faisait ensuite face au côté droit. Si la douleur plus basse n’était pas suffisante, ce qui l’attendait à rester ainsi n’allait pas être des plus agréables. La position du corps de celle-ci, dominant celui de notre protagoniste, lui offrait que très peu de manœuvre. Alors qu’il pensait à se débattre, il reçut un autre bon coup! Les quelques premiers, il pouvait bien encaisser… il avait connu pire, mais même un mur de brique avait une limite. Elle lui avait fracturé le nez…, le sang de sa gueule se mélangeait sans doute avec celui des jointures de cette ô si charmante dame. Après le énième coup, il commençait en avoir un peu marre, puis, la douleur de l’hémisphère sud commençait à être un peu moins dérangeant, lui offrant la volonté de bouger le bassin. Utilisant ses coudes et ses pieds comme appuis, il tentant de soulever son adversaire alors qu’il était sous une pluie de coups de poings. Bien entendu, il ne s’agissait point d’une action qui pouvait être facilement accompli dans une telle situation, toutefois bien qu’il n’avait su la pousser complètement, il avait réussi à libérer ses bras afin d’arrêter le barrage de coups de poings avant de tenter de la repousser. Le sang avait coulé dans ses yeux, il voyait difficilement le visage de Freiya, elle était devenu qu’une silhouette un peu flou. Continuer de bien combattre allait être difficile… mais il ne désirait aucunement abandonner… mieux valait être abattu vivant qu’abandonner…


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MessageSujet: Re: Le vent efface les pistes dans la neige [Ft. Irina]   Dim 12 Juil - 3:18


Le vent efface les pistes dans la neige

Aedh . Irina

Un homme aspirant à dominer et devenir un alpha ? Freiya ne voyait là qu’un adolescent pré-pubère à qui il ne manquait que les boutons. Comme quoi avoir un physique plutôt engageant n’était absolument pas garantie d’intelligence ou de l’existence d’un cerveau fonctionnel. Avec une satisfaction non dissimulée, elle le regarda serrer les dents en grimaçant, recroquevillé tandis qu’il regrettait la maltraitance de ses valseuses boursoufflées d’ego et de principes à la con. De la pitié pour les femmes ? Une faiblesse facilement exploitable pour tous ceux dotés de bon sens. Des scrupules à frapper là où ça fait mal ? Il ne s’était pas gêné pour prendre l’ascendant grâce à son gabarit et sa force de mâle méprisable. Alors en quel honneur devrait-elle hésiter à jouer bas pour se sortir de là ? Le fait même qu’il s’interroge pour de telles banalités était une des raisons principales pour laquelle il n’avait pas la moindre chance de l’emporter. Pathétique.
Ses poings s’abattirent sur son fringant visage, encore et encore, ce qui le prit au dépourvu en ce moment de douleur. Son nez craqua mollement sous ses phalanges, qui bien que petites, étaient habituées depuis longtemps à ce genre de combats. Après tout on ne grandissait et survivait pas dans les rues à coups de sourires et de bons sentiments, contrairement à ce que pensaient certains nobles chasseurs de prime.


« Pff. » Freiya était lassée de s’acharner sur lui et contre la frêle barrière de ses bras. Déséquilibrée et fatiguée mais surtout déçue du temps qu’elle était en train de perdre avec un type pareil, l’assassin se dégagea et se releva avec une moue de dégoût. Sa posture était toujours prudente malgré la menace négligeable qu’il représentait maintenant. Il ne valait même pas la peine de se salir les mains, et sa tête ne valait sûrement pas grand-chose de toute façon.

« Il est mille ans trop tôt pour que je vous prenne au sérieux. » Elle haussa les épaules, une main posée sur les couteaux à sa ceinture. S’il recommençait à jouer aux malins, elle ne n’hésiterait pas à terminer ce qu’elle avait commencé. « Un jour peut-être, quand vous ne serez plus un gamin qui s’prend pour un adulte. D’ici là… j’ai mieux à faire » Elle jeta un couteau ensanglanté à ses pieds et commença à marcher à reculons vers une ruelle. Des cris s’élevaient de plus en plus proches et le bruit des armures que se trimballaient toujours ces clowns de gardes annonçait leur arrivée plus efficacement qu’un cor de guerre. Freiya sourit. Son poursuivant avait l’arme du crime à ses pieds, et il était sans doute trop blessé pour arriver à fuir. Avec un peu de chance les autorités l’arrêteraient sans se poser de questions et il passerait par la case prison. Ça lui ferait les pieds, tiens. Et s’il était assez bête pour résister il y passerait sûrement… ce qui était un sort à la hauteur de sa finesse.
D’un salut provocateur de la main, la jeune femme se détourna de lui et disparut dans le noir de l’allée dans laquelle elle lui avait tendu un piège, ne laissant derrière elle que chaos, mort, et une énième victime de ses manipulations.

Note:
 



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